WORKS ou les précipités dansants d’Emanuel Gat

WORKS ou les précipités dansants d'Emanuel GAT
WORKS Emanuel Gat © Julia Gat

WORKS ou les précipités dansants d’Emanuel Gat

La France a découvert Emanuel Gat en 2004 au festival de la Nouvelle Danse d’Uzès (Gard). Le danseur et chorégraphe israélien apportait avec lui sa version du Sacre du printemps, au style imparable et plutôt rock, et Le Voyage d’hiver, une rêverie sur la musique de Franz Schubert aussi enlevée que spirituelle. Immédiatement, la rigueur de son écriture chorégraphique, l’intensité de sa gestuelle et la présence de ses danseurs marquaient les esprits.

Aujourd’hui artiste associé à Chaillot – Théâtre national de la danse, le chorégraphe poursuit sa route de sa danse éruptive, mouvante et sensuelle : un réjouissement.

WORKS est né au départ d’une collaboration entre Emanuel Gat Dance et le Ballet de Lyon, réunissant dix danseurs de chaque compagnie. Deux ans après sa création, Emanuel a recréé une nouvelle version avec des danseurs issus uniquement d’Emanuel Gat Dance, creusant ainsi les idées et thèmes explorés dans la première version de l’œuvre.

Dans ce nouvel opus, Emanuel Gat s’attache à la singularité et à l’engagement des artistes qui l’accompagnent. Dix d’entre eux donnent à voir six courtes pièces qui sont autant de variations sur les recherches du chorégraphe mais qui portent, pour la plupart, le nom de leurs interprètes. Où le chorégraphe fait naître une cohabitation sensible des corps au sein du groupe, mêlant des fragments d’histoires et des impressions personnelles.

Un précipité d’abstraction et de fougue

Sur un plateau presque nu, l’émotion circule par le mouvement pur : duos et pièces de groupe se succèdent et se construisent parfois en temps réel, à partir de fragments et de dialogues. Les danseurs y font corps avec la clarté et la précision qui donnent sa marque à l’écriture d’Emanuel Gat et son langage chorégraphique : entre émotion, sensation et fragilité. Un foisonnement des corps qui plonge le spectateur dans une énergie poétique, bigarrée et expressive.

Alternant musique live et enregistrée, passant de Nina Simone à Awir Leon, la pièce est un lâcher prise, créant en temps réel un précipité d’abstraction, de chair, de présence et de fougue pour un hommage à la danse et ceux qui l’inventent sur scène, en direct !

Dates : du 8 au 11 janvier  2020 – Lieu : Théâtre National de Chaillot (Paris)
Chorégraphe : Emanuel Gat

Note
Originalité
Chorégraphie
Amaury Jacquet
Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

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