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Amaury Jacquet

Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

Le Cyrano revu et corrigé par Dominique Pitoiset joue les prolongations

Le Cyrano revu et corrigé par Dominique Pitoiset joue les prolongations Après un succès public et critique qui a valu à Philippe Torreton le Molière et le...

Old Times d’Harold Pinter : la version trop sage de Benoit Giros

Old Times d'Harold Pinter  : la version trop sage de Benoit Giros Elliptique pour ceux qui ne connaîtraient pas l'écriture très particulière de Harold Pinter, dramaturge anglais...

Wajdi Mouawad nommé à la tête du Théâtre national de la Colline, à Paris

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« Phèdre(s) », la mise à nu vertigineuse d’Isabelle Huppert

"Phèdre(s)", la mise à nu vertigineuse d'Isabelle Huppert A partir de trois auteurs contemporains : Wajdi Mouawad, Sarah Kane, et J.M.Coetzee, Krzysztof Warlikowski en prolongement...

Roméo et Juliette : le ballet théâtral flamboyant de Rudolf Noureev

Roméo et Juliette : le ballet théâtral flamboyant de Rudolf Noureev Avec Roméo et Juliette, Rudolf Noureev s’empare comme nul autre du souffle épique de...

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.