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Amaury Jacquet

Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

ANTONIONI : aux origines du pop Cinéma du 9 avril au 19 juillet 2015, à La Cinémathèque française

  ANTONIONI Aux origines du pop Cinéma, Photographie, Mode 9 avril – 19 juillet 2015 Cinéaste italien majeur, Antonioni a marqué le cinéma moderne à travers...

L.A. Dance Project 3 : Benjamin Millepied, fondateur, à Paris

©Laurent Philippe  Théâtre du Châtelet du 8 au 11 avril 2015 Benjamin Millepied, aujourd’hui directeur de la danse à l’Opéra de Paris, est membre fondateur du...

« L’amour sera convulsif ou ne sera pas », au Théâtre de Ménilmontant à partir du 15 avril 2015

Distribution : Cecilia Dassonneville, Florian Guillaume, Manuel Lambinet, Laure Millet, Mathieu Petriat, Sandra Rivero Au Théâtre de Ménilmontant à 19 heures les 15, 16, 17,...

27e nuit des Molières sur France 2, le 27 avril 2015

Crédit photo © Nathalie Guyon - France Télévisions. Les nommées de la 27e nuit des Molières sur France 2, le 27 avril 2015 les Molières, sous...

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.