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Amaury Jacquet

Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

Le roi se meurt d’Eugène Ionesco, mise en scène de Georges Werler, à Paris (2014)

Théâtre Hébertot du 16 septembre au 25 octobre 2014 78 Boulevard des Batignolles - 75017 Paris Michel Bouquet reprend ce rôle mythique en se réinventant...

Les Combats d’une reine, mise en scène de Françoise Courvoiser, à Paris

La Manufactures des Abbesses du 28 août au 19 octobre 2014 7, rue Véron Paris 18ème "Les Combats d’une reine" évoquent le parcours singulier de Gisélidis Réal...

Enemy, un film de Denis Villeneuve

Sortie le 27 août 2014 A l’instar de cette phrase qui ouvre la projection en signe d’avertissement, "Le chaos est un ordre qui n’aurait pas...

Le Beau Monde, un film de Julie Lopes-Curval

Sortie le 13 août 2014 Le beau monde est un film sensible et délicat, d’apprentissage entre deux personnes de milieux différents où à partir de...

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.