Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.
L'histoire vraie de Molly Bloom, athlète précoce et surdouée mais fauchée en plein vol et devenue une organisatrice de parties de Poker entre riches dilettantes.
Nicolas Contant propose un voyage organisé par les occupants du centre d’accueil psychothérapeutique Artaud situé à Reims pour un voyage dans une réalité parallèle.
Qui sont les Jarawas, peuple primitif menacé de disparition au large de l'Océan Indien? Nous sommes l'humanité propose de les découvrir avec candeur et innocence.
Ben et Gus attendent de recevoir leur ordre de mission dans le sous-sol d'un restaurant. L'impatience fait monter la tension. Le bruit incessant d'un monte-plats ajoute au trouble de personnages qui se découvrent.
Henri et Tobias attendent leur frère Carl pour finaliser une affaire juridique. En l'attendant, tous deux discutent et le ton monte, jusqu'aux révélations finales.
Les chiens sont exclus du Japon pour être regroupés sur une île remplie de déchets. Quand un petit garçon de 12 ans tente de retrouver son cabot perdu commence une quête qui va changer les choses.
Il y a chez Hofesh Shechter une manière d’ouvrir le corps comme on entrouvre une nuit. "In the Brain", développé à partir de "Cave", en prolonge et en déplace la matière initiale, comme si cette première cavité chorégraphique avait trouvé ici une expansion plus vaste, plus fiévreuse, plus exposée. On y retrouve cette plongée dans une intériorité obscure, mais dilatée à l’échelle du groupe, amplifiée par la jeunesse des interprètes qui en décuple l’impact.
Dans cette version française fidèle à la matrice de Bob Fosse, le spectacle choisit la ligne claire plutôt que la démesure : une esthétique noire et blanche, coupante comme un verdict, où chaque geste devient preuve, chaque silence une stratégie.
Le minimalisme revendiqué — décors réduits, orchestre exposé, lumière rasante — n’est pas une économie mais une déclaration. Ici, tout repose sur la précision. Et elle est redoutable. Cette sobriété, déjà constitutive du spectacle, trouve au Casino de Paris un écrin presque paradoxal : une salle qui appelle le spectaculaire, mais où triomphe finalement l’art de la découpe.