Grâce à l’amour que lui porte Séphora, la fille du chef, Moïse a rejoint une tribu nomade et mène une vie paisible, loin des souffrances que son peuple subit en Égypte. Mais un jour, illuminé par un feu qui ne brûle pas, il comprend qu’il doit y retourner. Élie Chouraqui au scénario et Giulia Pellegrini au dessin poursuivent leur Moïse, saga en cinq volumes, avec ce deuxième tome de 56 pages publié chez Glénat le 28 octobre 2026.
Moïse chez les nomades, puis le retour en Égypte
Ce tome suit l’exil de Moïse puis son retour. Le temps est venu d’affronter celui qu’il considérait autrefois comme un frère : Ramsès, désormais pharaon. Chouraqui prend des libertés avec le texte biblique pour nourrir le récit, et fait de Moïse un personnage de roman plutôt qu’une figure figée.
Moïse T2, un tome de transition
Le rythme est inégal. La partie consacrée à l’exil, longue et romanesque, occupe une bonne part de l’album, et le retour en Égypte va plus vite. C’est un choix de feuilleton qui se comprend sur cinq tomes, mais ce volume donne le sentiment d’une longue préparation.
Le dessin de Giulia Pellegrini
Le trait est réaliste et souple, avec des visages expressifs et un soin particulier porté aux costumes et aux décors. Le découpage est dense et laisse peu de place aux grandes images. La palette suit les lieux et les moments du récit. On retrouve la réserve du premier tome : un dessin propre et lisible, un peu académique, qui sert le récit sans prendre de risque.
Faut-il lire Moïse T2 ?
Oui pour les lecteurs du premier tome et pour ceux qui aiment les récits bibliques traités en aventure, avec un Moïse qui doute et souffre avant de devenir prophète. Les réserves sont un dessin sage et une construction de tome intermédiaire, qui prépare plus qu’il ne conclut.
Au cœur de l’Égypte antique, sous le règne du puissant Pharaon Séthi, une prophétie ébranle le trône : un enfant né du peuple esclave serait destiné à renverser la maison d’Égypte ! Effrayé, le Pharaon ordonne que soient jetés dans le Nil tous les enfants mâles hébreux qui naîtront. Mais un enfant survit : Moïse. Sauvé des eaux, il devient prince d’Égypte avant d’être chassé dans le désert. Condamné à une mort certaine, il trouve refuge chez Jethro, chef des Madianites. Grâce à l’amour que lui porte la fille du chef, Sephora, Moïse rejoint la tribu nomade et mène une vie paisible loin des souffrances que son peuple asservi subit sous le fouet égyptien. Mais un jour, illuminé par un feu qui ne brûle pas, Moïse comprend qu’il doit retourner en Égypte. Le temps est venu d’affronter celui qu’il considérait autrefois comme un frère : Ramsès, désormais devenu pharaon. Mais quand il lui demande de laisser partir le peuple hébreu, il se heurte à la colère du souverain. C’est le début des dix plaies d’Égypte : à chaque refus du roi-dieu, Moïse déclenche une nouvelle plaie… Avec un talent de conteur inégalé, Élie Chouraqui, cinéaste et créateur de la comédie musicale Les Dix Commandements, entreprend d’évoquer en bande dessinée les grands récits de la Bible qui ont façonné notre civilisation. Il se réfère pour cela aux textes fondateurs, qu’il dramatise avec le sens de l’épique de l’homme de divertissement qu’il est. Moïse, saga en cinq volumes, est mis en images par le trait clair, précis et empathique de la dessinatrice italienne Giulia Pellegrini.