Disparition du grand dramaturge suédois Lars Norén
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Disparition du grand dramaturge suédois Lars Norén

Le dramaturge et metteur en scène Lars Norén est mort mardi à 76 ans, des suites du Covid-19, a annoncé son éditeur. Auteur parmi les plus représentés dans le monde, sa pièce « Poussière » notre critique ici était entrée au répertoire de la Comédie-Française en 2018. « J’ai commencé à écrire des poèmes à 13 ans. J’ai été publié à 18 ans et suis resté poète pendant 20 ans. Maintenant j’ai 73 ans. Cela fait donc soixante ans que j’écris. C’est un long, très long temps », écrivait-il lors de l’entrée de sa pièce Poussière au répertoire de la Comédie-Française.

Dans la lignée d’August Strindberg et d’Ingmar Bergman « L’importance de Lars Norén comme auteur et dramaturge est presque impossible à résumer en quelques phrases, mais il était l’un des plus grands de notre temps », a salué Eva Bonnier, son éditrice au sein des éditions Albert Bonnier, dans un communiqué.

Célèbre dans son pays comme à l’étranger, souvent placé dans la lignée des géants August Strindberg (1849-1912) et Ingmar Bergman (1918-2007), il avait commencé par la poésie dans les années 60 avant de se concentrer sur le théâtre à la fin des années 70, comme auteur et metteur en scène.

Après avoir succédé à Ingmar Bergman à la tête du Théâtre national de Suède, Norén a été à partir de 1999 le directeur artistique du Riks Drama au Riksteatern, le théâtre national itinérant suédois.

Lars Norén a écrit des pièces souvent difficiles et crues dans lesquelles il traite sans fard de la violence physique et sociale. il est surtout connu pour ses pièces Les Démons (1984) notre critique ici, Bobby Fischer vit à Pasadena (2003) ou Le 20 novembre (2008). A la Comédie-Française, il a monté deux pièces Pur (2009) dans laquelle les époques se mélangeaient consacrant sur scène sa passion pour la physique quantique et Poussières (2018), spécialement écrite pour les acteurs de la troupe et traitant des tourments de la fin de vie et de la démence.

« Dans mon écriture, la vie intime des hommes et les questions de société s’entremêlent souvent », écrivait-il. Son œuvre est imprégnée de résurgences personnelles telles que les perversions sexuelles, les maladies psychiatriques, les relations conflictuelles entre parents et enfants et le recours à la violence.

Norén laisse une quarantaine de pièces dont celles qui l’ont révélé incluent La nuit est la mère du jour (1982), Le chaos est le voisin de Dieu (1983), Calme (1984), ou encore Bobby Fischer vit à Pasadena en 1990.

 

NOS NOTES ...
Intérêt
Amaury Jacquet
Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

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