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Iron Tree, Ai Weiwei, 2013
Representé(e) par neugerriemschneider

Plus d’informations sur www.fiac.com

La 40ème édition de la Foire Internationale d’Art Contemporain s’est tenue la semaine dernière à Paris, du 24 au 27 octobre. Organisée par Reed Expositions, cet événement créé en 1974 est désormais le rendez-vous incontournable des collectionneurs et amateurs d’art : comme chaque année, elle offre un panorama diversifié et équilibré de la création contemporaine sur la scène internationale.  Cette année sous les verrières du Grand Palais, 184 galeries issues de 25 pays différents présentaient leurs œuvres aux collectionneurs friands d’œuvres d’art : parmi les nouveaux venus, citons notamment des galeristes Canadiens, Irlandais (Mother’s Tankstation) et Tchèques (Hunt Kastner), preuve que le rayonnement de cet événement international  ne dépérit pas malgré le contexte économique. Le Journal des Arts remarquait cependant une légère baisse de la place accordée aux galeries françaises par rapport à 2012 (la FIAC accueillait alors 61 galeries françaises pour 182 exposants). Mais qu’à cela ne tienne, la France demeure cependant à l’honneur dans ce panorama du marché de l’art international.

Cette année, presque 30% des galeries  présentées sont françaises (soit 55 galeries sur les 184, un chiffre remarquable pour notre marché de l’art). Et c’est sur une œuvre du militant et artiste chinois Ai Weiwei que s’ouvre cette édition de la FIAC : Iron Tree (ci-dessus). Cette structure en fer dont l’influence fait écho aux ready-made de Marcel Duchamp impressionne par sa grandeur. En 2009, l’artiste réalisait une série d’arbres  « recomposés » à partir de bois morts et dont le moulage donnera naissance à la pièce exposée à la FIAC. Cette sculpture inédite d’une hauteur de 7 mètres est présentée par la galerie berlinoise neugerriemschneide (qui a fait le choix original de n’exposer que celle-ci) aura finalement trouvé preneur durant le salon.

Parmi les centaines d’autres oeuvres présentées, des Niki de Saint Phalle, Martial Raysse, Bertrand Lavier, Wim Delvoye, Gilles Barbier… Et dans un repos intemporel, « Lisa » de John de Andrea gisait sur son socle dans une mort d’un réalisme à couper le souffle : le sculpteur américain issu du courant de l’hyperréalisme réalise des corps de polyester et fibres de verre dont l’une était ici exposée.

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Lisa, John de Andrea, 2006.

Représentée par Sophie Scheidecker

Crédit photo : C.Henry

La FIAC proposait également de déambuler entre les œuvres grâce à une programmation Hors-Les-Murs ponctuée d’expositions, de projections de films d’artistes, de conférences et de performances. Le Jardin des Tuileries, de Jardin des Plantes et le Muséum d’Histoire Naturelle accueillaient notamment différentes œuvres de ces parcours. Sur la place Vendôme, des installations in situ de Tadashi Kawamata prenaient place sur la colonne et sur les façades Haussmaniennes.

 Avec 73.550 entrées et un taux de hausse de plus de 4% par rapport aux éditions précédente, la FIAC 2013 est un véritable succès témoignant de la place prépondérante de Paris sur la scène du marché de l’art.

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