Le Musée Jacquemart André envoie du lourd pour le premier semestre 2020 avec une exposition dédiée au maitre anglais William Turner. Après par exemple la collection Ordrupgaard, la collection Alicia Koplowitz, Rembrandt et L’atelier en plein air, c’est au tour du maître anglais des paysages à l’aquarelle de voir une partie de l’éblouissante collection présente à la Tate Britain se dévoiler à Paris. Pour un plaisir esthétique prévisible et évident.

Toujours un plaisir de se perdre dans les toiles de Turner

La rétrospective dédiée à Joseph Mallord William Turner (1775-1851) permet de se rendre compte de l’évolution des pratiques picturales du plus grand représentant de l’âge d’or de l’aquarelle anglaise. Avec ses fameux effets de lumière et de transparence, il est parvenu à magnifier les paysages anglais autant que l’architecture vénitienne. L’exposition située au Musée Jacquemart André pour les 4 prochains mois mérite une longue visite pour s’extasier devant les aquarelles de Turner, depuis ses œuvres de jeunesse jusqu’aux magnifiques expérimentations lumineuses et colorées de la maturité qui lui ont ouvert les portes de la postérité. Difficile de s’imaginer aujourd’hui la radicalité de ces œuvres sur un public classique du milieu du XIXe siècle. Les prêts de la Tate Britain de Londres ne sont qu’une toute petite partie de la plus grande collection de Turner au monde, sachant que d’autres toiles illustres comme le dernier voyage du Téméraire sont précieusement exposées à la National Gallery. Ce sont 60 aquarelles et 10 peintures à l’huile qui sont révélées, certaines œuvres pour la première fois en France. A la fin de sa mort, le peintre détenait encore une partie significative de son œuvre et la nation britannique a reçu en 1856 un legs inimaginable avec plus d’une centaine de peintures à l’huile, des études inachevées et des ébauches, sans compter de milliers d’œuvres sur papier, aquarelles, dessins et carnets de croquis. Un vrai trésor.

La modernité de Turner saute littéralement aux yeux des spectateurs. Celui qui peignait avant tout pour le plaisir a multiplié les points de vue pour éveiller l’imagination humaine sur la nature environnante. Le parcours chronologique permet de visualiser l’évolution de celui qui reste aujourd’hui un des plus grands étendards de la peinture anglaise, à découvrir au Musée Jacquemart André jusqu’au 20 juillet 2020.

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