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Amaury Jacquet

Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

Gombrowicz ou l’histoire en marche, dans une mise en scène enlevée et furieuse de Christophe Honoré

Gombrowicz ou l’histoire en marche Et si un jour l'Histoire se rejouait ? Christophe Honoré, réalisateur des Chansons d'amour ou du récent Métamorphoses au cinéma,...

Moïse et Aaron : la vision iconoclaste de Romeo Castellucci, portée par un geste puissant et total

Moïse et Aaron : la vision iconoclaste de Romeo Castellucci Opéra fondateur du XXe siècle, l’œuvre biblique - inachevée - d’Arnold Shoenberg, inventeur du dodécaphonisme,...

Benjamin Millepied, Jérôme Robbins, Georges Balanchine, à l’Opéra de Paris

Benjamin Millepied : une influence américaine L’ouverture de la nouvelle saison du Ballet de l'Opéra de Paris s’ouvre avec une création de Benjamin Millepied et un...

Don Giovanni de Mozart, mis en scène par Michael Haneke, à l’Opéra de Paris

Crédits photo © Karina Beltrán / Adagp, Paris 2015 Opéra Bastille du 12 septembre au 18 octobre 2015 - 3h40 avec 1 entracte  Reprise pour la dernière fois,...

Démons de Lars Norén, mise en scène par Marcial Di Fonzo Bo, à Paris

© Stéphane Trapier Théâtre du Rond-Point du 9 septembre au 11 octobre 2015 Lars Norén est un des dramaturges suédois les plus radicaux de la seconde...

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.