Most recent articles by:

Amaury Jacquet

Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

François Truffaut Exposition à La Cinémathèque française

FRANÇOIS TRUFFAUT Exposition à La Cinémathèque française 8 octobre 2014-26 janvier 2015 "Je fais des films pour réaliser mes rêves d’adolescent, pour me faire du...

Comment vous racontez la partie, texte et mise en scène de Yasmina Reza, à Paris

© Pascal Victor/ArtcomArt Théâtre du Rond-Point du 5 novembre au 6 décembre 2014 Salle Renaud-Barrault 21h Six ans après "Le Dieu du carnage", Yasmina...

Paris Magnum – du 11/12/2014 AU 28/03/2015 – Hôtel de Ville de Paris

Depuis 80 ans, les photographes de l'agence Magnum - Cartier-Bresson, Capa, Riboud ou encore Depardon…, accompagnent de leur regard les métamorphoses de Paris. Un...

Ballet de l’Opéra national de Paris : Anne Teresa De Keersmaeker – Rain

©Benoite Fanton/OnP Ballet de l'Opéra national de Paris du 21 octobre au 7 novembre 2014 (Palais Garnier)  Sur ARTE concert à partir du 4 novembre 2014 Créé en 2001...

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.