Il faudrait retenir la date du 19 mai prochain. Pourquoi ? Princesse Nikki Yanofsky sort un disque à cette date là, ‘’Little Secret’’, et il serait dommage de s’en passer.
Nikki est un bonbon canadien qui ne fait pas grossir, et dont la consommation auditive ne doit pas être mesurée.
Au fond c’est peut être ça le talent. Savoir expirer à sa manière les choses passionnellement inspirées. Paradoxalement, parler de respiration dans Django est difficile !
Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.
Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique.
Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.