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Olivia Bugault

Fraîchement débarquée sur Publik'art en cette année 2016, Olivia goûte bien trop la littérature, le cinéma et le théâtre ... bref la culture ! pour ne pas s'en mêler par la plume. Ainsi elle vous livre ses analyses sans oublier au passage de saluer bien bas chaque artiste que la critique soit bonne ou mauvaise.

L’invitation de Michaël Cohen ou l’amitié masculine enfin célébrée

L'invitation est une comédie de Michaël Cohen qui célèbre l'amitié masculine. Légère, drôle et même profonde, on a la chance d'y voir Nicolas Bedos dans son deuxième premier rôle au cinéma.

« Les Verticaux » de Romaric Sangars, une violente attaque contre la société moderne (Ed. Léo Scheer)

Les Verticaux de Romaric Sangars est un beau premier roman en forme de rébellion contre la société moderne. Avec une précision de tir surprenante, Les mots de l'auteur touchent leur cible.

Cigognes et compagnie, un film d’animation drôle et tendrement moral

Cigognes et compagnie enchantera les fans de film d'animation et même les plus hésitants. Drôle, tendre et plein de péripéties, le mythe des cigognes est habilement remis au goût du jour.

Harry Potter et l’Enfant maudit, on l’a enfin lu ! (Gallimard)

Harry Potter et l'Enfant maudit est l'inespéré tome huit de la célèbre saga du sorcier aux lunettes. Mais cette fois-ci, c'est dans une pièce de théâtre qu'il fait son retour. Un retour plein de surprises.

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.