Spécialisée dans la communication éditoriale, Sabine est rédactrice et graphiste. Passionnée d'art et de littérature, du classique au contemporain, elle aime l'harmonie au sens large. Allier langage et image est le moteur de son travail.
Il y a chez Hofesh Shechter une manière d’ouvrir le corps comme on entrouvre une nuit. "In the Brain", développé à partir de "Cave", en prolonge et en déplace la matière initiale, comme si cette première cavité chorégraphique avait trouvé ici une expansion plus vaste, plus fiévreuse, plus exposée. On y retrouve cette plongée dans une intériorité obscure, mais dilatée à l’échelle du groupe, amplifiée par la jeunesse des interprètes qui en décuple l’impact.
Avec I Will Survive, Les Chiens de Navarre rappellent une vérité simple : quand la réalité devient trop absurde pour être racontée, il ne reste plus qu’à l’exagérer pour qu’elle redevienne audible. Jean-Christophe Meurisse l’a bien compris : l’outrance n’est pas une facilité, mais un outil — une loupe déformante pour mieux scruter les recoins les plus gênants de la société française. Et c’est justement parce qu’il observe si finement qu’il grossit si fort.
Avec Tatari Tome 7 (Glénat Manga, 2026), Watari pousse sa série de chat yokai vengeur dans une zone plus sombre, plus tendue — et confirme son statut de shōnen nouvelle vague à part.