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Stanislas Claude

Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.

Mai 68 La Belle Ouvrage, un documentaire qui remet les pendules à l’heure

Mai 1968, son bel élan de la jeunesse en quête de liberté, son romantisme juvénile, mais également ses ratonnades, ses sévices corporels et cette police incontrôlable. Un autre regard sur Mai 1968 avec la bénédiction du gouvernement de l'époque.

Nobody’s watching ou jusqu’où persévérer pour se réaliser sans se déclasser socialement

Nico est parti d'Argentine pour tenter sa chance à New York. Entre petits boulots et compromissions, il n'échappe pas au doute et à la possibilité de revenir au pays.

Elans de poésie et de passion amoureuse au Lucernaire avec la pièce Mon Lou

Un seul en scène voit la comédienne lire la correspondance adressée par Apollinaire à Lou tandis qu'il s'engage sur le front en 1914. Un moment de passion qui sublime les mots du poète.

Kings, un coup de poing dans la face de l’Amérique raciste

Les évènements de 1992 à Los Angeles sont mis en perspective sous le prisme d'une famille disfonctionnelle. Les policiers qui ont roué de coups Rodney King sont acquittés, la révolte gronde...

Notre Sélection

Huit corps pour une seule nuit intérieure

Il y a chez Hofesh Shechter une manière d’ouvrir le corps comme on entrouvre une nuit. "In the Brain", développé à partir de "Cave", en prolonge et en déplace la matière initiale, comme si cette première cavité chorégraphique avait trouvé ici une expansion plus vaste, plus fiévreuse, plus exposée. On y retrouve cette plongée dans une intériorité obscure, mais dilatée à l’échelle du groupe, amplifiée par la jeunesse des interprètes qui en décuple l’impact.

Chicago le musical : quand l’orchestre mène le jeu au Casino de Paris

Dans cette version française fidèle à la matrice de Bob Fosse, le spectacle choisit la ligne claire plutôt que la démesure : une esthétique noire et blanche, coupante comme un verdict, où chaque geste devient preuve, chaque silence une stratégie. Le minimalisme revendiqué — décors réduits, orchestre exposé, lumière rasante — n’est pas une économie mais une déclaration. Ici, tout repose sur la précision. Et elle est redoutable. Cette sobriété, déjà constitutive du spectacle, trouve au Casino de Paris un écrin presque paradoxal : une salle qui appelle le spectaculaire, mais où triomphe finalement l’art de la découpe.