[COMICS] Warm Fusion, de Scott Hoffman & Alberto Ponticelli (Delcourt – Contrebande)
Un attentat a provoqué une vague de radiations sur New York. Une mégacorporation de biotechnologie promet depuis de réparer les corps abîmés grâce à la « Warm Fusion », une technologie censée remplacer les prothèses et soigner les mutations. Pendant que l’innovation suscite tous les espoirs, une série de meurtres atroces frappe les bordels des quartiers pauvres. Vin Young, escort-girl dont le corps porte les stigmates de ces mutations, s’associe à Jarrod Hannover, l’inspecteur chargé de l’affaire. Scott Hoffman et Sam Stewart au scénario, Alberto Ponticelli au dessin et Lee Loughridge aux couleurs signent ce récit complet, publié par Delcourt le 8 octobre 2026 dans la collection Contrebande, 160 pages à 22,50 €.
Warm Fusion : Vin Young, Jarrod Hannover et les victimes des quartiers pauvres
La technologie censée réparer les corps ne profite pas à ceux qui en ont le plus besoin, et ce sont eux que l’on retrouve assassinés. Vin Young, dont le corps porte les traces des mutations, et l’inspecteur Jarrod Hannover enquêtent ensemble, chacun pour ses raisons.
L’enquête remonte jusqu’aux dirigeants de la mégacorporation, avec le scientifique Nicholas Fleischer, son alter ego Mr. Barnaby et une créature tenue secrète. Le schéma est classique pour un polar d’anticipation, mais la dimension sociale est bien rendue : ces disparitions n’intéressent personne.
Polar, horreur et science-fiction
Le livre mélange polar, horreur corporelle et science-fiction. Il parle des dérives du transhumanisme, de la recherche biomédicale et du pouvoir des grandes entreprises.
En 160 pages, le récit doit mener une enquête, décrire une société et amener une révélation scientifique. La fin va vite. Fleischer est un méchant assez convenu, et son alter ego aurait mérité plus de place.
Le dessin d’Alberto Ponticelli et les couleurs de Lee Loughridge
Le dessin d’Alberto Ponticelli est rugueux, avec un encrage épais et beaucoup de noir. Les couleurs de Lee Loughridge, sombres avec des touches de rose, de violet et de bleu vif, donnent une forte identité à l’album. L’ambiance nocturne est presque constante.
Faut-il lire Warm Fusion ?
L’album s’adresse à un public adulte, amateur de polar d’anticipation et d’horreur, car la violence y est explicite. L’idée de départ est forte, le duo d’enquêteurs fonctionne et le graphisme a de la personnalité. La fin est rapide et le méchant manque de surprise. Il coûte 22,50 € pour 160 pages.
📖 Résumé de l’éditeur
Le musicien Scott Hoffman (connu sous le nom de Babydaddy en tant que membre fondateur du groupe Scissor Sisters), s’associe à l’artiste Alberto Ponticelli (Frankenstein, Goodnight Paradise, Sam & Twitch) pour un thriller de science-fiction aux ambiances proches de Blade Runner, qui repousse les limites de l’horreur. Après une série de meurtres dans les bordels de la ville, Vin Young, une escort-girl — qui fait partie de cette génération de victimes difformes — traque un ou des tueurs. Elle fait équipe avec Jarrod Hannover, le seul policier chargé de l’enquête. Leurs investigations les mènent jusqu’à une mégacorporation de la biotech, qui développe la « Fusion Chaude », une technologie destinée à remplacer les prothèses. Ils font face à un scientifique sociopathe et une créature qu’il a développée en secret.