Koralovski, tome 1 : une BD de Philippe Gauckler (Le Lombard)

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Koralovski, tome 1 :L’oligarque

Largement inspiré du parcours de Mikhaïl Khodorkovski, ex-propriétaire russe du groupe pétrolier Loukos, Koralovski raconte l’histoire d’un oligarque déchu, emprisonné pour 14 années après une condamnation pour fraude, évasion fiscale et détournement de matière première stratégique. Une série imaginée par Philippe Gauckler (Convoi, Prince Lao), qui en signe à la fois le scénario et le dessin.

Date de parution : le 27 février 2015
Auteurs : Philippe Gauckler (scénario et dessin), Scarlett Smulkowski (couleurs)
Editions : Le Lombard
Prix : 12 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Il était l’un des oligarques les plus puissants de Russie, mais son insoumission au pouvoir politique a valu 10 ans de prison à Koralovski. Pragmatique et patient, il ne s’attendait pas à une libération anticipée sous la forme d’une attaque au missile. Evadé malgré lui, il va rapidement comprendre qu’il est au coeur d’une conspiration visant à cacher cette vérité hautement géostratégique : la fin du pétrole est un mythe !

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Le point sur l’album :

Thriller politique, Koralovski est une fiction qui s’appuie sur un scénario solidement ancré dans la réalité. Sous la présidence de Vladimir Khanine, les oligarques russes ont été contraints à l’obéissance la plus totale. Koralovski a bien tenté de s’opposer à sa politique en finançant par exemple des partis de l’opposition, cela n’a fait que précipiter sa chute. Emprisonné, il va pouvoir saisir une opportunité de s’échapper de la forteresse pénitentiaire dans laquelle il se trouve. Et pour cause, cette dernière va disparaître sous un bombardement. Jouant avec les ficelles d’un thriller géopolitique, les services secrets du monde entier (ou presque) sont mis en concurrence dans un récit haletant où vient se mêler un enjeu économique majeur : celui des ressources pétrolières. Selon une théorie minoritaire, dite du pétrole abiotique, ce dernier serait en fait une ressource renouvelable… Et pourtant, ceux qui profitent des mouvements du cours de l’or noir sont de plus en plus riches.

Une intrigue élaborée qui fait dans ce premier album la part belle à l’action, parfois au détriment du développement des personnages. Il faudra sans doute attendre la suite pour s’attacher davantage et découvrir le passé de ce Koralovski quelque peu mystérieux.

Philippe Gauckler propose par ailleurs un dessin réaliste très efficace. Son trait naturel et régulier est joliment mis en valeur par les couleurs de Scarlett Smulkowski. Un style entre tradition et modernisme. On aime.

En conclusion, Koralovski est une série à fort potentiel, qui rencontrera certainement le succès qu’elle mérite, auprès d’un large public.

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