Michael Jackson s’affiche au Grand Palais dans l’exposition on the Wall

Michael Jackson on the Wall
Michael Jackson on the Wall, Grand Palais

Michael Jackson s’affiche au Grand Palais dans l’exposition on the Wall

Michael Jackson, le mythe, l’icône, la figure pop qui inspire tous les artistes, le chanteur unique, le danseur hypnotique, c’est un peu chacune de ces facettes que revisite l’exposition qui s’ouvre au Grand Palais le 23 novembre 2018 jusqu’au 14 février 2019. L’artiste en tant que tel n’est abordé frontalement qu’à l’occasion à travers d’images de concert ou de photographies. L’exposition s’appesantit surtout sur des oeuvres d’artistes qui tentent de décortiquer l’influence monumentale de MJ sur la société contemporaine. 9 ans après sa disparition, l’exposition ressuscite la légende pour un bon shoot de nostalgie pour ceux qui ont vécu les années 80 et 90. Et un revival vivifiant pour ceux qui ne l’ont pas connu.

Michael Jackson, un artiste inspirant multiplié à l’infini

Le premier artiste à avoir capté le mythe fut Andy Warhol en 1982, lorsque l’album Thriller sorti pour mettre le monde à genou devant le génial chanteur et danseur afro-américain, révélé par les Jackson five à la fin des années 60 et décidé à percer en solo. L’exposition du Grand Palais revisite par le biais d’artistes contemporains les différentes facettes du mythe Michael Jackson. Car il fut et est toujours une source d’inspiration, picturale, artistique et culturelle. Photos, calligraphies, peintures et vidéos se succèdent dans un parcours d’abord surprenant, voire déroutant, car n’importe quel quidam s’attendrait surtout à un défilé de pochettes d’albums et de photos de magazines. Or l’explosion On the Wall va beaucoup plus loin en invoquant David LaChapelle, KawsYan Pei Ming et une quarantaine d’autres artistes contemporains qui ont décidé de s’approprier l’image de la personnalité publique, tentant de l’approfondir voire de se l’approprier ou de la détourner. Michael Jackson s’affiche partout car le personnage a imprimé une marque si profonde dans l’esprit de ses contemporains qu’il en est forcément resté quelque chose de profondément gravé en chacun des visiteurs. Et quand les images du concert de Bucarest en 1992 pour le Dangerous Tour  apparaissent sur un écran, l’évidence se fait jour. Les fans tombent comme des mouches, en état second d’extase catatonique, débarqués par un service d’ordre à la limite de la rupture. Car MJ faisait cet effet là, un être humain véritablement surhumain, divinisé autant qu’hyper sexualisé. En même temps qu’il est devenu complètement androgyne au fur et à mesure de ses transformations physiques, Michael Jackson a gardé ce pouvoir de fascination, et c’est vraiment l’impression imprimée dans l’esprit à la sortie de l’exposition. MJ était une inspiration, un être humain parvenu.

Le Grand Palais organise une exposition qui révèle les multiples facettes du mythe Michael Jackson. La photo qui orne l’entrées de l’exposition avec un MJ à cheval rappelant Louis XIV donne le ton. Michael Jackson: on the Wall ne fait pas dans la facilité mais demande de s’immerger dans les visions artistiques suscitées par le personnage publique. Car l’artiste n’est pas qu’un avatar américain de plus à la manière de Mickey Mouse ou Michael Jordan. Et c’est à chaque visiteur de se faire sa propre opinion.

Dates : du 23 novembre 2018 au 14 février 2019
Lieu : Grand Palais (Paris)
Entrée : 13 €

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Michael Jackson: on the wall
Michael Jackson: on the wall, David Lachappelle, An illuminating Path

Michael Jackson: on the wall
Michael Jackson: on the wall, Andy Warhol,

Michael Jackson: on the wall
Michael Jackson: on the wall, Appau Junior Broakye-Yiadom, P.Y.T

Michael Jackson: on the wall
Michael Jackson: on the wall, Yan Pei Ming, In Memory

Note
Richesse de l'exposition
Plaisir de la visite
Plaisir du parcours
Stanislas Claude
Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.

1 commentaire

  1. Au Grand Palais mais par la petite porte !

    J’avais vu l’affiche dans le métro… Dès cet instant, j’attendais d’aller à cette expo avec impatience… Je trouvais justement que les hommages rendus à Michael Jackson depuis sa mort étaient très insuffisants compte tenu de tout ce qu’il avait fait de son vivant, tout ce qu’il avait donné de sa personne, tant dans son art, que dans son rapport aux autres…

    Il y a quelques jours, j’ai acheté ma place, et hier, je suis allé à l’expo “On The Wall” qui se déroulait donc au Grand Palais… Et l’expo m’a plutôt… déçu.

    Déjà, fixer une expo en plein hiver, il ne faut vraiment pas avoir envie que l’évènement amasse beaucoup de monde et donc marque les mémoires !

    Il faisait froid dehors, très froid… Je ne sentais plus mes mains et je m’étais transformé en shaker ambulant tant tout mon corps tremblait comme un fou !

    J’étais arrivé au 3 avenue du Général Eisenhower où Miró avait droit à une entrée magistrale et impressionnante, par une somptueuse et imposante entrée, tout comme Venise et Mucha… J’ai fait le tour du Grand Palais pour trouver l’entrée pour l’expo sur Michael Jackson… L’entrée par une petite porte dérobée était ma 1ère grosse déception…

    Bien peu de personnes avaient osé braver le froid pour se rendre à l’expo (même si j’avais choisi l’horaire avec le moins d’affluence)…

    Je n’avais jamais été au Grand Palais jusqu’ici et quand je suis entré, j’ai été impressionné par la magnifique beauté du bâtiment fait de belles et grandes pierres. Un escalier intérieur très élégant, je commençais à être rassuré par la qualité de l’évènement après ma déception à l’extérieur.

    Le premier espace que l’on traverse est l’espace commercial… Pour être complètement honnête, c’était, rétrospectivement, la partie la plus intéressante de l’expo… Beaucoup de livres et d’articles divers sur Michael Jackson, mais pas seulement (dans le cadre d’une expo supposée être un hommage à Michael Jackson, je me demande bien pourquoi avoir mis des livres sur d’autres sujets que Michael Jackson ! Enfin bon… J’ai pris cela comme une simple absurdité, une erreur commerciale).

    Les chansons de l’album Thriller retentissaient dans la chaîne Hi-Fi de cet espace (je suis arrivé sur le titre “Wanna Be Startin’ Something”, que j’adore). Je me sentais bien, je chantais et dansais (discrètement, bien sûr !), j’avais l’impression d’être comme à un concert, entre fans vibrant sur la même musique, j’avais l’impression d’être revenu dans les années 80 (décennie où Michael Jackson était un véritable phénomène de société et où je l’avais découvert !). Je n’ai pas pu résister à l’envie irrépressible d’acheter plusieurs livres sur Michael Jackson dont un très grand et épais, très bien présenté et avec de nombreuses photos très belles et très rares, un livre que je conseille à tout le monde : “Michael Jackson : L’Intégrale” (par Riad Bettouche et Benoît Cachin, aux éditions Gründ, publié en septembre 2018) (351 pages de pure délices, une mine d’or d’informations sur chaque album, chanson, … du “vrai roi de la Pop, du Rock et de la Soul” (“The true King of Pop, Rock and Soul”), comme le décrivait Elizabeth Taylor à la cérémonie des Soul Train Heritage Award en 1989 (description qui a été, par la suite, injustement réduite par les médias, à “King of Pop” pour décrire Michael Jackson ). Un parcours des Jackson 5 à This Is It, au prix modique de moins de 30,00 €.

    Mais l’ivresse que je ressentais allait vite retomber…

    Je m’attendais à une expo plus intellectuellement stimulante, une expo qui nous permettrait d’en savoir beaucoup plus sur Michael Jackson, son apport et son impact dans la musique et dans les diverses formes d’art, sur les artistes eux-même, sur la communauté afro-américaine, etc… J’imaginais des conférences données par les principaux intéressés (artistes exposant et n’exposant pas dans cette expo, habitants de Harlem, etc…), bref, j’imaginais quelque chose de plus riche, de plus créatif et de bien plus riche au niveau des informations culturelles et sociologiques impactées par le phénomène Jackson ! J’imaginais des vidéos, pour les intervenants n’ayant pas pu se déplacer, j’imaginais des interventions comme celle, entre autres, du chanteur Lenny Kravitz, qui a été très fortement marqué par Michael Jackson…

    Mais rien… Juste quelques pièces exposées ci et là, pas toujours bien réalisées (mais seule l’intention compte), aucune explication ni orale ni écrite sur ce que les artistes ont voulu exprimer ou sur l’importance de Michael Jackson dans leur processus créatif et dans leur vie… Des œuvres exposées froidement et pas toujours en lien avec Michael Jackson… La pire de toutes, est, selon moi, une série de photos de Michael Jackson où, à chaque fois, le visage de Michael Jackson, sur des photos souvent peu connues, était caché par un collage… Très frustrant et paradoxal pour une oeuvre censée lui rendre hommage.

    J’avais lu une critique sur Internet disant qu’on faisait le tour de l’expo en 15 minutes… Ce n’est pas exact. On met bien 40 à 45 minutes pour faire le tour de l’expo, mais c’est tout de même beaucoup trop court pour un phénomène de l’ampleur de celui qu’a été Michael Jackson et sur une personne qui a consacré près de 50 ans à la musique !

    Il y avait des vidéos où l’on voyait des gens chanter a cappella “The Lady In My Life” de Michael Jackson, prestation que je trouvais personnellement très moyenne, et d’autres vidéos montrant des gens essayant de faire le Moonwalk de manière plus ou moins réussie (pour certains, c’était une vraie catastrophe !) et enfin, la dernière vidéo montrait un danseur-chanteur classique sans aucun lien avec Michael Jackson ni aucune référence à lui…

    Pour conclure mon avis sur cette expo, je dirais qu’elle est terriblement frustrante pour ceux qui connaissent Michael Jackson et bien peu instructive pour ceux qui ne le connaissent pas… Au final, l’expo a complètement loupé son public…

    En épilogue, et sur la totalité de l’expo, je dirais que l’événement a été inversement proportionné à l’envergure du phénomène.

    Très décevant, donc !

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