Plongeon au coeur de l’Océanie au musée du Quai Branly

Affiche de l’exposition Océanie

De la Nouvelle-Zélande à Hawaï en passant par les îles Marshall, le musée du Quai Branly présente une exposition aussi riche que dépaysante. 250 ans après le voyage de James Cook, cette exposition inspirée de celle de la Royal Academy à Londres, réunit près de 200 oeuvres anciennes et contemporaines issues de l’art océanien.

Plongez dans l’art des îles du Pacifique. Dès les premiers pas dans l’exposition Océanie, l’installation Kikoa Moana (immense vague textile réalisée par un collectif de maoris) nous invite dans un voyage au coeur de l’océan. Moana, comme dont les vagues rythme l’histoire et rituels des maoris et autres peuples du Pacifique.

Dans l’exposition Océanie se croisent des oeuvres contemporaines et d’autres issues d’époques beaucoup plus anciennes. On y découvre le piano baroque Story of a New Zealand River, de Michael Parekowai, présenté en 2011 à la biennale de Venise. Tandis que quelques mètres plus loin, s’élèvent des représentations ancestrales, Dieux de bois aux détails fascinants. D’esprits marins en pirogues sacrées, le parcours du visiteur est rythmé par des thématiques, plus que par une logique géographique. L’oeuvre In pursuit of Venus de Lisa Reihana nous transporte dans une expérience immersive totale. Cette vidéo de 84 positionne le visiteur comme un spectateur au beau milieu d’une île Néo-Zélandaise, en pleine conquête européenne. Expérience hypnotique, elle fait la transition avec la dernière partie de l’exposition, plus contemporaine, ponctuée de réflexions d’artistes sur le passé, le présent et l’avenir de ces îles, rites ancestraux et peuples du Pacifique.

In pursuit of Venus, Lisa Reihana, 2015-2017

“Tell Them” conclue l’artiste et poète Kathy, dites-leur que l’avenir de ces îles (les îles Marshall) est menacé par l’homme, par les essais nucléaires, par l’urgence climatique.

Exposition Océanie au Musée du Quai Branly
Jusqu’au 7 juillet 2019

Exposition organisée par la Royal Academy of Arts, Londres, en collaboration avec le musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris, et avec la participation du musée d’Archéologie et d’Anthropologie de Cambridge.

Charlotte Henry
Théâtrophile, je prends un malin plaisir à dénicher de petites merveilles dans les salles parisiennes. J'aime aussi la politique et les chats, mais ça, c'est une autre histoire...

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