Smartville, nouveau conte musical (Glénat Jeunesse)
Les éditions Glénat Jeunesse nous proposent un très joli album : Smartville. Ce n’est pas un simple album puisqu’il est accompagné d’un CD et d’un flash code. C’est à la fois un conte à lire et à écouter avec de très jolies chansons interprétées par des vraies stars de la chanson française : Aldebert, Bénabar, Léopoldine HH, Alexis HK, Maya Kamaty, Leeroy, Mathias Malzieu, François Morel, Helena Noguerra, Dorothée Pousseo… Et de très belles illustrations, riches en détails !
C’est l’histoire d’une petite fille, Rose, 10 ans, qui vit à Smartville. Smartville a été élue la ville la plus propre du monde ! Pas de jardin à Smartville. Tout le monde est connecté tout le temps, avec leurs « globphones ». Autrement dit, ils sont tous plongés dans une réalité virtuelle. Les parents de Rose lui interdisent de s’approcher de la maison de Bagagaïa. C’est sûrement une sorcière qui y habite. Et un beau jour, Rose suit un chat qui y entre… Elle découvre alors un tout autre univers. Absolument magnifique, le jardin de Bagagaïa et incroyables les animaux qui y ont trouvé refuge… Rose imagine un plan pour sauver le jardin de la destruction, avec l’aide de tous les habitants de Smartville. Va-t-elle y arriver ?
Les chansons qui accompagnent la lecture sont super ! On a envie de les écouter encore et encore !
est un très beau conte qui véhicule un message important : défendons et protégeons notre nature et arrêtons d’être hyper connectés à nos téléphones. A mettre entre toutes les mains !
Smartville c’est aussi du théâtre, un concert, des musiciens qui sera en représentation au Café de la Danse, le 26 janvier 2025, puis en tournée dans toute la France !
Le livre de David Foenikos avait déjà été adapté au cinéma en 2019 par Rémi Bezançon avec Fabrice Luchini et Camille Cottin. Voilà désormais le livre adapté en BD aux éditions La Boite à Bulles. Ce fameux mystère sur l’identité d’un auteur apparemment décédé tient en haleine avec les bulles très réalistes de Ilaria Tebaldini. Pour ceux qui ont vu le film, la BD est toute aussi fidèle à l’ouvrage à succès de David Foenikos, l’esprit de thriller littéraire est bel et bien présent pour un moment de lecture prenant grâce au scénario bien ficelé de Pascal Bresson.
Synopsis: Quand elle publie le roman de Henri Pick, un mystérieux pizzaiolo décédé, Delphine Despero est loin d’imaginer la frénésie générale que le livre s’apprête à déclencher.
Delphine Despero est une jeune éditrice prometteuse. En visite à Crozon, elle découvre une bibliothèque pour le moins insolite puisqu’elle possède un rayon unique en son genre où les auteurs peuvent déposer leurs manuscrits de romans refusés…
C’est en fouillant ses étagères que Delphine met la main sur un chef d’oeuvre d’une rare virtuosité. Son titre : Les Dernières heures d’une histoire d’amour. Son auteur : un certain Henri Pick, pizzaiolo de son état.
Sitôt publié, le roman rencontre un vif succès. Mais son auteur étant décédé depuis quelques années déjà, de nombreuses zones d’ombre demeurent : qui était ce mystérieux Henri Pick ? Quelles étaient ses motivations ? Cet ouvrage est-il la révélation d’un génie inconnu ou une supercherie absolue ?
Très vite, le livre devient un véritable phénomène littéraire. Les théories les plus fantasques vont bon train et journalistes, éditeurs et badauds se ruent dans le restaurant du plus célèbre des écrivains-pizzaiolos.
[BD] La Horde du Contrevent, tome 4 : une adaptation toujours aussi brillante (Delcourt)
Adaptation du chef d’oeuvre S.-F. d’Alain Damasio, La Horde du Contrevent est devenue une véritable saga version BD sous l’impulsion du très grand travail d’Eric Henninot. Ce quatrième volet, récemment paru, en est une nouvelle démonstration.
Notre 34e Horde arrive à Alticcio où elle va être stoppée nette, enlisée dans des querelles politiciennes qui la dépasse. D’autant plus lorsque Caracole disparaît alors que la Horde a besoin de lui pour débloquer la situation. Forcément, certains membres de la Horde le soupçonnent plus que jamais de traitrise.
Bref, la tempête souffle toujours avec autant d’ardeur dans ce quatrième volet toujours aussi captivant. La Horde du Contrevent offre une narration très riche mais n’en oublie pas l’efficacité. Le récit est haletant et son univers ultra-immersif. Cela sûrement grâce à un dessin époustouflant. On prend une claque à chaque album. Donner vie à une telle atmosphère où le vent est omniprésent devait être un défi de chaque instant.
Bref, La Horde du Contrevent ne manque pas de souffle et l’on se régale depuis le premier tome avec cette série devenue incontournable.
Extrait :
Résumé de l’éditeur :
À peine arrivé à Alticcio, Golgoth provoque un incident diplomatique dont les conséquences compromettent gravement les chances de la Horde d’atteindre l’Extrême-Amont. Confronté aux intrigues de cours et à la disparition d’un Caracole soupçonné de traîtrise, Sov affronte pour la première fois de son existence les véritables enjeux politiques de la mission qui leur a été confiée.
Date de parution : le 16 octobre 2024 Auteurs : Éric Henninot (Scénario, Dessin) Genre : S.-F., adaptation
[BD] La Couronne de France, tome 1 : de Philippe Auguste à Philippe le Bel (Delcourt)
Edité dans un très bel écrin à la reliure en tissu, La Couronne de Franceest un condensé de l’Histoire de France. Ce premier tome qui nous fait voyager de 1165 à 1314 ans, de Philippe Auguste à Philippe le Bel. Une véritable saga historique qui nous plonge au coeur du Moyen Âge où le Royaume de France est né.
Si le sujet et son substrat ne manquent pas d’être passionnants, force est de constater que le récit s’en trouver forcément morcelé, fragilisé par un fractionnement narratif qui nuit au rythme du scénario. L’ensemble demeure néanmoins agréable et rend compte des grands enjeux qui ont ponctué les différents règnes et successions. Les dessins demeurent quant à eux assez sobres et naturels, bien que le trait manque un peu de précision.
En tant qu’amateur de récit d’Histoire, on s’imprègne volontiers de ce voyage temporel et l’on attend évidemment la suite. A suivre.
Extrait :
Résumé de l’éditeur :
Cette vaste série relate pour la première fois plus 500 ans d’histoire de la royauté en France, de 1165 à 1774, de Philippe II Auguste à Louis XV ! Ce premier volume couvre la période 1165 à 1314 et débute à la naissance de Philippe II Auguste qui fut le premier à se doter du titre de « Roi de France ». Nous vivons la lutte contre l’empire germanique et l’Angleterre, sur fond de croisades et de bataille de Bouvines. Le royaume de France existe pour la première fois. Le récit se poursuit avec le règne de Philippe IV le Bel…
Date de parution : le 25 septembre 2024 Auteurs : Jean-Pierre Pécau (Scénario), Marco Pizi, Fabrizio Faina, Milan Jovanovic (Dessin) et Diego Lopez Parada (couleurs) Genre : Histoire
De « Peter Pan » à « Hamlet-machine », de « Jungle Book » à « Pessoa », le metteur en scène Bob Wilson n’a de cesse, depuis un demi-siècle, de confronter son univers onirique à des oeuvres mythiques, des plus légères aux plus graves. Son nouveau spectacle, sous-titré « Since I’ve been me », se confronte à la langue conceptuelle du Portugais Fernando Pessoa (1888-1935), l’homme aux 70 hétéronymes.
Sur la scène, sept comédiennes et comédiens grimés en avatars du poète interprètent un patchwork de textes choisis par l’écrivain-dramaturge Darryl Pinckney. De la naissance à la mort précoce du poète, des rivages d’Afrique du Sud aux cafés lisboètes, ces drôles de fantômes en costumes de ville forment un chœur hypnotique, psalmodiant des extraits du « Livre de l’intranquillité », du « Gardeur de troupeaux » ou de « Faust ».
Passionné par les questions sur l’existence et la civilisation, Fernando Pessoa a voulu construire une œuvre qui changerait le cours de celle-ci. Une œuvre messianique qui embrasserait ainsi toutes les pensées, toutes les identités et toutes les sensations. L’accomplissement de cette œuvre – écrite en portugais, anglais et français – constitue l’histoire de sa vie. C’est cette démarche qui explique le processus créatif de l’auteur, cela qui l’amène, comme par nécessité, à produire des autres-lui, les hétéronymes, à travers lesquels il a construit des œuvres littéraires distinctes, tantôt classiques et en vers, tantôt avant-gardistes et en prose.
Son inventivité s’est ainsi exprimée en cultivant et en libérant les multiples moi présents dans sa tête. Il ne s’agissait pas de pseudonymes. Ils étaient tout à la fois lui et ne l’étaient pas. Pessoa les appelait des hétéronymes. Des alliés pour une grande aventure à la recherche de la voix libérée de la poésie.
Une traversée sureéelle
De cette identité aux multiples facettes cinq figures en plus de celle du poète sont représentées sur le plateau : Alexander Search, le précurseur ; Alberto Caeiro, le maître païen ; Álvaro de Campos, le sensationniste ; Ricardo Reis, l’épicurien ; Bernardo Soares, l’intranquille. Autant de masques différents qui constituent ou pas Fernando Pessoa, dont le nom en portugais désigne à la fois « une personne » dans le sens de quelqu’un et « masque » qu’il faudrait ici conjugués au pluriel pour en retenir la signification foisonnante.
Une variation démultipliée donc qui est très proche également de l’univers de Bob Wilson. Où son esthétique minimaliste et troublante (abstraction du plateau décomposant des espaces géométriques délimités par une scénographie de lumières, des dégradés ou purs aplats, le tout encadré de panneaux noirs et de droits néons) fait naître un mystère, un nouveau rapport à la scène, déstructurant le temps et l’espace jusqu’à tendre à l’intemporalité.
Un jeu de miroirs aussi et sa distorsion abyssale ouverte à toutes les interprétations, qui comme le poète, sème malicieusement le trouble entre la réalité et la fiction.
Dans cette proposition, inutile de chercher à lire les sous-titres qui perdent le spectateur, et encore moins à chercher à comprendre les paroles des comédiens qui s’expriment en français, en italien, en anglais ou en portugais, car la porte d’entrée à la langue vertigineuse du poète, est ici avant tout sensorielle et non textuelle. Ce qui peut se révéler frustrant en dépit des images magnétiques, narratives, suréelles et parfaites qui défilent sous nos yeux.
A l’abri de ces masques où le poète multipliait ses identités d’écrivain, Bob Wilson compose un univers mental et plastique à partir de son inspiration formaliste toujours aussi fascinante : éclairages monochromes, attitudes hiératiques, plans découpés façon cinéma muet, images immobiles, visage grimé en blanc, aux yeux et à la bouche marqués, gestuelle oscillant entre chorégraphie dadaïste et burlesque.
Les tableaux ultraplastiques à la perfection hypnotique – entre théâtre d’ombre, music hall et poésie pure, en passant par le nô et le cartoon – s’enchaînent et nous plonge dans une traversée aussi imprévisible que loufoque, malicieuse que surréaliste.
Dates : du 5 au 16 novembre 2024 – Lieu : Théâtre de la Ville(Paris) Mise en scène : Bob Wilson
Dans « La Mouette », Anton Tchekhov (1860-1904) fait de l’art et de l’amour le terrain de prédilection des passions inaccomplies et des désillusions.
Celles notamment de Nina, une jeune fille qui rêve d’être actrice mais dont la vocation sera détruite par une trahison amoureuse, ou celles de Konstantin Treplev, épris de Nina qui en regarde un autre. Treplev est un jeune auteur épris d’absolu en quête de reconnaissance et de l’amour d’Irina, sa mère, comédienne célèbre, qui le méprise ouvertement et n’a d’yeux que pour l’écrivain en vogue, Trigorine, son amant.
Dans cette société en sursis, celle de propriétaires terriens plus ou moins désargentés au milieu d’une Russie misérable, certains se jettent à corps perdu dans l’amour ou dans l’art, d’autres se retranchent dans le cynisme ou l’amertume, d’autres encore choisissent l’indifférence. Ils partagent néanmoins la même réalité : celle où les chasseurs tuent les mouettes par désœuvrement ; celle où une actrice, Nina, survit à grand-peine après son aventure catastrophique avec un écrivain célèbre ; celle où Treplev renonce à sa révolte. Tchekhov semble renvoyer les spectateurs à cette question fondamentale : que faire de notre désir de bonheur dans un environnement devenu hostile et peut-être promis à l’écroulement ?
Comment vivre quand on a 20 ans ?
En revenant à « La Mouette », Stéphane Braunschweig interroge donc ce qu’est d’avoir vingt ans dans un monde où l’avenir apparaît si noir et si clivant entre générations.
Celle des artistes établis, prônant un art conventionnel, souvent auto-satisfait : un art reconnu comme par exemple la littérature de Trigorine mais qui manque de radicalité, de liberté et sans doute de passion ; et celle des plus jeunes, qui débutent et qui ne connaissent pas les lois, les règles de la scène, du théâtre, de la narration, mais qui veulent révolutionner le théâtre et l’art, témoigner d’un engagement, au risque d’être ridicules, superficiels et dérisoires dans leur révolte.
Une rivalité qui embrasse alors une expérience humaine avec ses non-dits et ses conflits intérieurs, où le spectacle donné par Treplev devant ses proches qui se transforme en un manifeste pour un théâtre engagé, est fustigé par sa mère. Et si les liens intimes et la condition d’artiste sont mis à mal, l’amour y est aussi compliqué : l’instituteur aime Macha qui aime Constantin qui aime Nina qui aime Trigorine, lequel fait semblant d’aimer Arkadina.
Entre frustrations et acte manqués, chacun des personnages est suspendu à un flot continu d’espoirs et de renoncements. Une quête existentielle qui s’inscrit dans le destin d’un monde perturbé et incertain, où Stéphane Braunschweig ausculte avec finesse les abîmes indicibles et les fuites avortées des protagonistes.
Sur le plateau, un décor de fin du monde, imaginé par Treplev qui porte sa vision funeste, restera en permanence sur la scène dont les éléments et cette idée d’une génération sacrifiée accompagnent le déroulement de toute la pièce. Une scénographie à la résonance parfaite qui télescope le dedans et le dehors, l’ici et l’ailleurs, propice à une temporalité aux prises avec des désirs passionnés, des aspirations enivrantes qui se cognent à une réalité étriquée et sa pesanteur mortifère.
Portée par la traduction enlevée d’André Markowicz et de Françoise Morvan, « La Mouette » résonne pleinement dans le présent où les protagonistes se confrontent au réel. Des extraits de chansons traversent la pièce, cristallisant le spleen des personnages et leur empêchement à être, alors que gronde au plus profond d’eux-mêmes un désir de fuir et de vivre enfin.
Ardent, sensible, désespéré, Jules Sagot est magnifique dans le rôle de Treplev dont il porte de tout son être, la fureur et la blessure de vivre. Chloé Réjon dans le rôle de la mère (Arkadina) est bouleversante d’intensité et de passion contrariée. Quant au reste de la distribution, elle n’est pas en reste où chacun dessine sa partition dans un mouvement à l’unisson qui donne à cette « Mouette » sa dimension générationnelle et sacrificielle.
Dates : du 7 novembre au 22 décembre 2024 – Lieu : Odéon – Théâtre de l’Europe(Paris) Mise en scène : Stéphane Braunschweig
Secrets de nos ancêtres, un album documentaire des éditions Milan
L’autrice, Dave Raksha est diplômée d’archéologie en Grande-Bretagne. Elle a travaillé à Londres et sur des chantiers de fouilles en Turquie, aux États-Unis et à Puerto-Rico. Elle nous livre toutes ses connaissances à travers son très bel album : Secrets de nos ancêtres. Il est superbement illustré par Kimberlie Clinthorne-Wong.
C’est un album, d’excellente qualité, avec une très belle couverture cartonnée, et grand format. Il peut être lu aussi bien par les enfants que par les adultes. Si on pense que le respect de l’autre, le développement durable ou l’égalité hommes-femmes sont des préoccupations récentes, on a tort ! L’autrice remonte au fil du temps pour le prouver ! Avec elle, non seulement on va voyager, mais on va également découvrir comment chaque civilisation vivait grâce aux découvertes d’objets archéologiques.
Secrets de nos ancêtresest riche de découvertes et d’informations qui vont nous permettre de mieux comprendre le passé, donc le présent. Une vraie pépite !
L’album Live Brest du groupe brestois Matmatah a été enregistré dans la salle Brest Arena en novembre 2023, il y a déjà un an. Le CD est disponible depuis le 8 novembre dans les bacs pour revivre la performance vivifiante du groupe face à un public acquis à sa cause. Devant plus de 5 000 spectateurs, au milieu d’une tournée de Zéniths, le groupe a mené son Miscellanées Bissextiles à bon port pour une halte brestoise haute en couleurs.
Un concert comme à la maison
Le 24 novembre 2023, les cinq musiciens de Matmatah mettaient le feu à l’Arena de Brest pour un retour à la maison qui fera date. 16 morceaux ont été joués, avec la dose habituelle de classiques pour faire chanter le public en harmonie et à gorges déployées. Les derniers titres ont été quelque peu remaniés dans ce 5e album live. Le chanteur Tristan Nihouarn tient le micro depuis près de 3 décennies et l’énergie est toujours aussi débordante et communicative pour apporter une bonne dose de magie au public brestois. Les tubes n’ont évidemment pas été oubliés, Emma, Lambé an dro et Les Moutons satisfont toutes les générations, des plus anciens aux plus jeunes. Le plus récent morceau Brest-même était un passage obligatoire. Le double album Miscellanées bissextiles avait été chroniqué sur Publik’Art en février 2023 pour rappeler que le groupe officiait toujours, bien loin de l’année 1997 quand le groupe de folk, rock, reggae français, originaire de Brest avait cartonné avec son tube Lambé An Dro. L’album live Brest prouve que la ouach est toujours présente!
Le groupe a fêté récemment ses 30 ans de bons et loyaux services avec un concert le 11 octobre 2025 à l’Accor Arena de Paris. Plus loind e la Bretagne, mais encore un beau moment de communion avec les fans, le CD permet de revivre ça à la maison et de s’immerger dans une ambiance live toujours très revigorante!
La collectionneuse, un super album jeunesse (Sarbacane)
La collectionneuse est un très bel album jeunesse des éditions Sarbacane. L’autrice et illustratrice, Leire Salaberria est née au Pays Basque espagnol et habite à San Sébastian. Son travail a déjà été exposé dans le monde entier. Son album, La collectionneuse, est une petite merveille et chaque illustration fourmille de détails qui vont permettre au lecteur de se régaler. C’est l’histoire d’une petite souris, Jo, qui est collectionneuse. Elle vit chez Marguerite, ou plutôt elle se cache partout dans la maison de Marguerite. Il va falloir la trouver ! Et elle adore faire des collections. De tout et de n’importe quoi. Et à chaque collection, elle invente une histoire ! C’est tout simplement ravissant ! La collectionneuse est un très bel album à commander au Père Noël ! Il connaît bien Jo, la petite souris collectionneuse !
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Samuel Strouk multiplie les casquettes. Guitariste, compositeur, arrangeur musical, directeur artistique, programmateur, réalisateur artistique, il a composé Le rêve de Maya et Ziv concerto. Le premier est un double concerto pour violoncelle, accordéon et orchestre, le second est un concerto pour clarinette et orchestre, de quoi apprécier la belle musicalité symphonique des 2 œuvres. Enregistré avec Vincent Peirani, François Salque, Florent Pujuila et l’Orchestre National de Bretagne, l’album propose 2 œuvres symphoniques qui détonnent dans le paysage musical actuel.
De la grande musique symphonique
Compositeur et instrumentiste, Samuel Strouk a étudié la guitare classique au C.N.R Paris et la musique de chambre au C.N.R Montpellier. Il est également directeur artistique du Maisons-Laffitte Festival et du Saint-Mandé Classic-Jazz Festival. Touche à tout à la curiosité insatiable, il a multiplié les voyages pour enrichir son langage musical avec des découvertes partout dans le monde. Il a composé très tôt des concertos pour guitare et cordes avant de dévoiler Le rêve de Maya en 2016, son double concerto pour violoncelle, accordéon et orchestre. Il a créé depuis de nombreuses autres œuvres marquées par des influences variées, du gypsy jazz avec Caravan Quartet, son premier combo dédié aux cordes avec le violoniste Mathias Levy, de la musique cubaine avec disque CarHabana, nominé aux victoires de la musique cubaine et des fusions des musiques écrites et improvisées. En 2019, il a été invité par le Moscow CitySymphony Russian Philarmonic pour présenter sa vision de la composition à travers Le rêve de Maya. Son album Silent Walk de 2017 proposait un quintet sans batterie entre jazz et musique classique, Loco Cello en 2019 lui permettait de marier jazz manouche et musique de chambre.
Ce nouvel album est une nouvelle preuve de la profusion artistique de Samuel Strouk, à découvrir dès le 8 novembre.
Le jardin des créatures, un album jeunesse (Casterman)
Les éditions Casterman nous proposent un très bel album : Le jardin des créatures.
L’auteure, Sheila Heti, n’a pas peur d’affronter le thème de la mort à travers cette histoire.
Il était une fois deux lapins et une chatte qui vivaient ensemble dans un jardin luxuriant. Hector, Crème et Léopoldine étaient heureux.
Mais un jour, Hector tomba malade et mourut. Alors, Crème se posa plein de questions.
Le jeune lecteur trouvera sans aucun doute des questions qu’il se pose lui-même et comprendra mieux que la mort est inévitable mais n’empêche pas l’amour.
Le jardin des créatures est un album, avec de belles illustrations, qui aborde la mort de façon simple et philosophique ! Une vraie réussite de l’auteure pour son premier album jeunesse !
Ma saison préférée, très bel album jeunesse (Sarbacane)
Ma saison préférée raconte une très jolie histoire. C’est le 1er janvier, l’anniversaire de l’Année, personnifiée par une petite fille. Les Heures lui demandent quelle est sa saison préférée.
Et au fil des pages, les douze mois, personnifiés par douze enfants, vont chacun à leur tour défendre leur saison. Et le lecteur va découvrir les trésors de la nature, au printemps, en été, en automne et en hiver.
A chaque saison, ses fruits, ses fleurs, ses merveilles, ses couleurs, ses animaux… Les illustrations sont superbes et ressemblent à des tableaux ! Le jeune lecteur va donc se régaler à les observer et à apprendre à différencier les secrets de la nature en fonction de la saison.
Ma saison préféréeest un album très poétique, aux illustrations magiques. Un livre à avoir dans sa bibliothèque !
Les éditions Sarbacane nous propose un très joli album qui est une réédition, très belle, dans un format qui convient aux tout-petits : Pour toi Bébé ! Tout en carton. SusieMorgenstern, l’auteure, nous offre ses plus beaux poèmes. On peut lire cet album à son bébé, dès le plus jeune âge. Il entend la musicalité des poèmes.
L’auteure a imaginé son album comme un cadeau de bienvenue sur notre Planète. Ses poèmes sont à la fois beaux, tendres, émouvants, plein de vie. C’est à la fois simple, doux et profond.
Les illustrations de Tiziana Romanin ressemblent à des aquarelles, aux tons très chauds.
Pour toi Bébé: une très belle idée de cadeau de naissance ! Un petit bijou !
Le nouveau Bourgogne Rouge 2022 des Orfèvres du vin se veut un bel hommage au terroir et aux traditions bourguignonnes. Ce millésime 2022 confirme la quête d’excellencedes Orfèvres du Vin avec une cuvée aux tanins harmonieux
Un vin du terroir
Ce Bourgogne Rouge est composé exclusivement de cépage Pinot Noir, sous les soins attentifs du Maître de Chais Amélie Thomas. Les parcelles sont situées sur les coteaux ensoleillés de Chevagny-lès-Chevrières, Hurigny, Charnay-lès-Mâcon et Prissé, avec une exposition optimale Est et Sud-Est. A l’œil, la robe de ce vin apparait d’un rouge rubis aux reflets grenat, est une invitation à la dégustation. Au nez et en le vin dévoile des arômes de sous-bois. En bouche, des notes de chocolat et de cerise à l’eau de vie se font ressentir. Les tanins sont harmonieux et apportent une structure élégante. Le final est persistant sur des fruits secs grillés. Le vin se marie idéalement avec un magret de canard aux épices, un filet mignon de porc ou des fromages de Bourgogne affinés. Le vin doit être servi entre 16 et 18°C et il peut être dégusté dès à présent ou dans les 4 à 5 prochaines années.
Ce vin est proposé au tarif de 8.80 euros la bouteille ou de 48.60 euros le carton de six bouteilles, soit 8.10 euros l’unité, une bonne raison pour le déguster et en apprécier ses qualités issues du terroir bourguignon.
Publireportage: Notre cave réunit depuis des décennies des viticulteurs passionnés par leur métier et par leurs produits. Les Orfèvres du vin ont ainsi su investir et proposer une gamme développée au fil des ans d’une quinzaine d’appellations représentatives de la Bourgogne du Sud ; appelée le Mâconnais. Nous, viticulteurs depuis de nombreuses générations, sommes fiers de vous présenter, parmi les fleurons des appellations de la Bourgogne, nos Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Viré-Clessé, Mâcon-Charnay Blanc, Bourgogne Aligoté mais également nos Bourgogne Pinot Noir, Mâcon-Charnay Rouge, Mâcon Rosé, Beaujolais Villages, Saint-Amour et Juliénas ou encore notre inimitable Crémant de Bourgogne. Ainsi nous vous proposons, en toute simplicité, une promenade authentique en Bourgogne du Sud.
Les Zatypiques, un livre de Claire Rio Petit (Drakkar Editions)
Publik’Art vous a déjà fait découvrir Claire Rio Petit avec son livre : Dans la tête d’un zèbre. Et pour les adolescents, Claire Rio Petit leur a écrit une super histoire où les enfants, pas tout à fait comme les autres se retrouveront : Les Zatypiques.
Les Zatypiques raconte l’histoire de 6 élèves d’un lycée. 6 élèves HPI, TDAH, DYS…
Une de leur professeur et une intervenante vont créer un atelier centré sur le thème de l’inclusion. Tous les 6 vont avoir un projet en commun avec cet atelier où ils vont, chacun à leur tour, se confier un peu, alors que ce n’est pas du tout dans leur nature. Raconter un peu leur quotidien, leurs difficultés en classe, leurs rapports avec leurs professeurs qui ne comprennent pas toujours leurs différences et exigent des comportements qui sont difficiles à gérer pour eux, voire impossibles.
Ce livre, Les Zatypiques, va être d’une aide formidable pour tous les jeunes qui sont atypiques, des « zèbres » qui sont diagnostiqués ou pas. Et cela peut aussi être une aide pour les parents qui vont reconnaître que leur enfant n’est pas tout seul à être un peu spécial. Mais en même temps, tellement riche !
Ariol, Le cheval à bascule, Tome 20 (Bayard Jeunesse)
Tout le monde connaît la bande dessinée Ariol! 20 tomes, déjà ! Et toujours le même succès ! On le retrouve au milieu de sa famille, ou de ses camarades de classe… Le jeune lecteur va pouvoir se régaler avec 12 nouvelles histoires d’Ariol, toutes plus drôles les unes que les autres avec : Ariol, Le cheval à bascule, Tome 20.
Les auteurs, Emmanuel Guibert, Grand prix de la ville d’Angoulême, membre de l’Académie des beaux-Arts, et Marc Boutavant, Grande Ourse à Montreuil, ont déjà vendu plus de 2 millions d’exemplaires.
Alors, si vous ne connaissez pas Ariol, démarrez vite au tome 1 ! Le tome 20 sort également en version collector : avec des pages supplémentaires et des cadeaux.
Ariol, Le cheval à bascule, Tome 20sort aujourd’hui ! Alors, régalez-vous avec ce super héros, indescriptible, qui sort aujourd’hui !
De douces vibrations électro pop minimalistes et robotiques (Kraftwerk, es-tu là?) parcourent l’album La Réserve. Stéphane Loisel est à la manœuvre avec ses textes remplis de clairvoyance et de désenchantement, trempés dans un élixir d’humour et accompagnés de synthés et boites à rythmes vintage.
Un album électro à l’ancienne
Enregistré au Studio 113 à Cherbourg avec Bruno Morisetti à la réalisation, La réserve exhibe des pavillons de banlieue sur sa pochette, comme pour rappeler les dangers de l’uniformisation à outrance et de la norme. Paris Orly choisit de parler de choses graves avec humour, que ce soit l’absurdité de notre époque capitaliste qui choisir de ne regarder que par le bout de la lorgnette l’urgence climatique et le danger de l’appart du gain prôné par le capitalisme. Les mélodies sont irrésistibles et sont marqués du sceau des années 80 en se référant constamment aux monuments des années 80, hexagonaux avec Taxi Girl, anglo-saxons avec Depeche Mode, Suicide ou New Order. Le premier single Il va falloir déménager annonce la couleur en confrontant la langueur des banlieues dortoirs avec les dangers qui guettent notre société. Le rythme est robotique, répétitif, il s’insinue dans la tête sans pouvoir s’en débarrasser, à moins de le repasser encore et encore pour mieux s’en imprégner. A l’origine de Paris Orly, la crise Covid et le confinement imposé ont motivé Stéphane Loisel à ressortir de la cave le synthétiseur Alpha Juno de 1986 et sa boîte à rythmes TR 707 pour tenter quelques expérimentations pour graver dans les beats ses idées musicales. Paris Orly est né en mars 2022 et les résultat fut un premier EP intitulé Dans les espaces intermédiaires sorti sur la pointe des pieds en autoproduction. Le succès d’estime motiva Stéphane à travailler sur un album, les synthétiseurs, séquenceurs et boîtes à rythme y sont rois, avec parfois l’ajout d’un harmonica surprise.
Paris Orly dévoile un album follement vintage à découvrir pour se plonger dans une belle tentative de faire du neuf avec des sonorités vintage du meilleur effet.
Domino Puzzle : La couleur des animaux (Père Castor)
Les éditions du Père Castor nous proposent un joli coffret : Domino Puzzle : La couleur des animaux. Des dominos illustrés par la célèbre Adeline Ruel !
Le jeune enfant devra bien observer les dominos pour reconnaître les dominos qui vont former le corps ou la tête de la tortue, ou du poisson, par exemple.
Les dominos mis bout à bout créent un joli puzzle ! Avec différents coloris !
Une jolie découverte des animaux pour l’enfant !
Domino Puzzle : La couleur des animauxest une idée de cadeau à commander au Père Noël !
Aujourd’hui, les auteures nous proposent une autre petite merveille : Tout sur les bébés. Très beau livre à la couverture cartonnée avec des illustrations rigolotes.
Si vous attendez un bébé, ce livre va énormément vous aider pour répondre aux questions des ainés. Qu’est-ce qu’un bébé ? Comment fait-on les bébés ? La grossesse, l’accouchement, la naissance, la vie des bébés, ce que l’on peut faire avec un bébé…
Tous les sujets sont abordés. Avec précision, en utilisant les bons termes, tout simplement.
Publik’Art décerne un point d’honneur aux auteures qui mettent l’accent sur la vérité, avec pudeur et respect. Aussi bien dans le texte que dans les illustrations.
Tout sur les bébés est un guide idéal, avec des chouettes illustrations, qui va aider autant les parents que les enfants ! Notre coup de cœur qui vient de sortir !
La petite maison dans la prairie, Livre 1 (Les Classiques Flammarion)
Les éditions Flammarion nous offrent une « édition collector » avec La petite maison dans la prairie.
Tout le monde connaît l’histoire fabuleuse de ce grand classique de la littérature américaine. C’est le récit autobiographique de l’auteure, Laura Ingalls Wilder.
Cette nouvelle édition est superbe avec une très belle couverture. Elle sort à l’occasion des 90 ans de la série culte ! Très joli livre !
Née aux Etats-Unis, en 1867, Laura Ingalls Wilder faisait partie d’une famille de pionniers. Et bien entendu durant leurs longs voyages, les aventures et mésaventures furent nombreuses.
Son enfance fut dure, violente et souvent douloureuse. Cela ne l’a pas empêchée de travailler dès l’âge de 11 ans.
Beaucoup plus tard, vers les années 1937, elle publie ses premiers romans de La petite maison dans la prairie.
Et aujourd’hui, une nouvelle édition, superbe, lui redonne ses lettres de noblesse !
La petite maison dans la prairie : une histoire qui va captiver vos petits de 7 à 12 ans. D’autres tomes vont bientôt sortir !
Le Théâtre des Champs-Elysées ose tout, quitte à provoquer la controverse. Habituellement très conventionnel avec 3 performances en parallèle, chacun dans leur coin avec choeur, orchestre et interprètes principaux, La Passion selon Saint Jean a vécu une vraie révolution rappelant le scandale provoqué le 29 mai 1913 avec la première représentation du Sacre du Printemps. Une frange significative du public s’est indignée des choix de la chorégraphe berlinoise Sasha Waltz avec des huées et une jolie bronca, de quoi conforter au contraire l’immense majorité de l’audience sur la justesse de la proposition scénique. L’oeuvre de Bach est superbement revisitée, augmentée, actualisée.
Un spectacle superbement clivant
Composée et jouée en 1724, La Passion selon Saint Jean relate et commente la Passion du Christ d’après l’évangile de Jean. Arrestation jugement, crucifixion, le livret et la musique accompagnent le calvaire d’un homme qui s’est soulevé contre le pouvoir de l’envahisseur romain et de ses partisans. L’oeuvre est une alternance de récitatifs et de chœurs relatant la Passion, dans laquelle viennent s’insérer des arioso(s), des aria(s) et des chorals venant apporter des commentaires ou des réflexions théologiques aux événements. Musicalement, la performance fut acclamée avec force le soir du 4 novembre. La direction de Leonardo García-Alarcón, la performance des sopranos, barytons, ténors et contre-ténors, l’ensemble Cappella Mediterranea, le Chœur de chambre de Namur, le Chœur de l’Opéra de Dijon, difficile d’imaginer performance plus respectueuse de Bach. Le public attendait un drame musical vibrant, il ne fut pas déçu. La controverse se situe plutôt du côté de la performance de la Compagnie Sasha Waltz & Guests. Faire accompagner une oeuvre purement musicale par un spectacle de danse peut faire réagir, voire jaser, surtout quand le choix de présenter des danseurs nus et d’intercaler un passage sonore électroacoustique de Diego Noguera ne peut laisser personne indifférent, bien au contraire. Nombreux sont ceux qui y ont vu une proposition détonnante, dans la lignée de Stravinsky en 1913, certains ne l’ont pas supporté. Et pourtant, les plus de 2h15 de spectacle ont vu se multiplier les morceaux de bravoure. Interprètes parcourant la salle au milieu des spectateurs, jeux de lumière figurant les souffrances et l’agonie du Christ, et surtout spectacle de danse innovant. Là où les performances artistiques pour d’autres spectacles musicaux comme pour Wagner et son Ring sont souvent unanimement acclamés, c’est moins bien passé pour Bach et sa Passion. Recroquevillée dans la tradition séculaire, une frange du public a manifesté sa désapprobation devant une proposition véritablement clivante voire révolutionnaire (à son niveau).
Un spectacle qui casse les habitudes
Tout semble avoir été fait pour désarçonner le public et le sortir de sa zone de confort. L’orchestre habituellement caché des regards n’est pas dans sa fosse mais de part et d’autre de l’avant-scène en position resserrée. Le chef d’orchestre n’est pas planté dos au public mais est positionné au coeur de sa formation. Les chanteurs et les danseurs traversent toutes les parties de la salle en toute liberté, sans aucune entrave à leurs mouvements. Le mot d’ordre semble justement la liberté, personne n’est contraint, même les violonistes participent à la chorégraphie avec des mouvements fluides et libérés au milieu des danseurs. Ils jouent, dansent, se meuvent, pas de barrière ni d’entrave. Les différents corps artistiques font corps dans une même unité fluide et harmonieuse pour proposer une revisite vibrante de la Passionselon Saint Jean. Le spectacle ne fait plus vibrer uniquement les oreilles mais attise l’oeil et le coeur, propageant des ondes d’allégresse au coeur de la salle centenaire du vénérable Théâtre des Champs Elysées. Le public n’est plus appelé à être simplement un observateur attentif mais fatalement inactif, ses sens sont en éveil et l’expérience devient interactive, comme si les huées avaient été sciemment provoquées pour augmenter encore un peu plus le moment de spectacle.
Rarement oeuvre classique n’a paru autant d’actualité à l’heure où une jeune étudiante iranienne s’est soulevée contre le régime des Mollahs en se dévêtant, au risque de l’emprisonnement, de la torture et de la mort. La crucifixion du Christ n’est-elle également un appel à la désobéissance civile devant l’inanité d’un pouvoir archaïque et liberticide? De là à penser que Sasha Waltz a vu juste et a fait preuve d’une belle clairvoyance, il n’y a qu’un pas. Une autre représentation de la Passion selon Saint Jean a lieu le mardi 5 novembre, il ne faut pas la manquer pour s’en rendre compte…
Détails:
Pour les 300 ans de la création de l’œuvre, la chorégraphe Sasha Waltz, habituée à l’univers lyrique, en propose sa version en complicité avec Leonardo García-Alarcón à la tête de son Ensemble Cappella Mediterranea et le double chœur de Namur et de l’Opéra de Dijon, où la pièce voit le jour fin mars 2024. Connue pour ses choix esthétiques radicaux et innovants aux gestes puissants, Sasha Waltz se saisit de cette page hors normes où la ferveur la plus inspirée s’accorde avec théâtralité, afin de raconter les souffrances ultimes du Fils de l’Homme. Michel Franck avait fait le choix d’inaugurer son premier mandat en 2010 avec Passion de Pascal Dusapin, et en avait confié la réalisation scénique à la chorégraphe berlinoise Sasha Waltz. Cela donnait le ton des chemins de traverse qu’il souhaitait emprunter en matière de répertoire et de compagnonnage artistique. C’est aussi à elle qu’il confia de célébrer le centenaire du Sacre du printemps en 2013, invitation à laquelle elle répondit avec brio. La retrouver en ouverture de sa dernière saison résonne en parfait écho au chemin qu’il a choisi de tracer depuis 2010.
Production Opéra de Dijon Coproduction Compagnie Sasha Waltz & Guests | Théâtre des Champs-Elysées Décors réalisés par les ateliers de l’Opéra de Dijon et la compagnie Sasha Waltz & Guests Costumes réalisés par les ateliers de l’Opéra de Dijon et de Manja Beneke
Distribution:
Leonardo García-Alarcón | direction Sasha Waltz | mise en scène, chorégraphie Bernd Skodzig | costumes Heike Schuppelius | décors David Finn | lumières Diego Noguera | intervention sonore électroacoustique
Sophie Junker | soprano Georg Nigl | baryton (Pilate) Christian Immler | baryton-basse (Jésus) Benno Schachtner | contre-ténor Valerio Contaldo | ténor (L’Evangéliste) Mark Milhofer | ténor Estelle Lefort* | soprano (Ancilla) Camille Hubert* | soprano Logan Lopez Gonzalez* | contre-ténor Augustin Laudet* | ténor (Servus) Rafael Galaz Ramirez* | basse (Pierre) * artiste lyrique du Chœur de chambre de Namur
Rosa Dicuonzo, Yuya Fujinami, Tian Gao, Eva Georgitsopoulou, Hwanhee Hwang, Annapaola Leso, Jaan Männima, Margaux Marielle-Tréhoüart, Virgis Puodziunas, Orlando Rodriguez, Joel Suárez Gómez | danseurs
Compagnie Sasha Waltz & Guests Ensemble Cappella Mediterranea Chœur de chambre de Namur, Chœur de l’Opéra de Dijon | direction Anass Ismat
I feel fine pourrait être un teen movie de plus scrutant cette jeunesse américaine insouciante se perdant dans les substances et les fêtes décadentes. Bien au contraire, les réalisateurs Austin Spicer et Hailey Spicer prennent les spectateurs par surprise en auscultant le malaise d’un personnage adolescent atteint d’un syndrome proche de la bipolarité ou du trouble obsessionnel compulsif et sans cesse attiré par les abysses. Son sourire est permanent et son malaise persistant. Entre le dehors et le dedans, le fossé est grandissant, laissant le spectateur désemparé devant cette obsession constante pour le suicide et cette impossibilité de sortir de ce cercle morbide. Le parti pris est perturbant et le jeune Elijah Passmore crève l’écran dans le rôle titre.
Un détournement des codes salvateur
Le film débute avec une voiture filant à toute berzingue sur une route en pleine nuit, comme tant de films américains l’ont déjà fait. 3 amis rient à gorges déployées, chahutent bruyamment, l’american way of life se manifeste dans toute sa joliesse. Ozzy est l’un d’eux, pas le moins fanfaron, rien de dissemblable en apparence avec ses camarades. Sa gueule d’ange lui permet d’envisager l’avenir avec sérénité, il s’éprend d’une jolie camarade, les poncifs habituels sont là, jusque dans le titre du film qui clame qu’il va bien. Pourtant, il rumine et ressasse toujours la même obsession morbide, mettre fin à son expérience terrestre comme un mantra quotidiennement répété. Comme expliqué sur le net, le trouble obsessionnel compulsif est un trouble psychique caractérisé par l’apparition répétée de pensées intrusives — les obsessions — produisant de l’inconfort, de l’inquiétude, de la peur. Loin de toute volonté délibérée d’entretenir ce trouble, Ozzy est en est victime. Le traitement de cette pathologie est habituellement pris en charge par la médecine, avec un suivi et une médication appropriée, pour des résultats souvent satisfaisants. Le film en livre une version différente, laissant au jeune héros toute lattitude pour décider d’y remédier ou de se laisser aller. Malgré la famille aimante, les amis présents et la copine en tous points parfaite, sa psyché reste toujours tournée vers une issue fatale. Les réalisateurs n’engoncent pas le film dans un traitement uniquement malaisant, leur version du personnage principal est subtil et plein d’empathie, le rapprochant d’un James Dean à la mort peut-être pas complètement accidentelle, comme si lui aussi avait été attiré par les abysses.
I feel fine est une vraie belle surprise cinématographique issue d’un cinéma indépendant américain habitué à prendre le spectateur à rebrousse poil pour le faire réagir. Le teen movie se change en réflexion sur la fragilité de l’existence, ballotée autant par les évènements que par la psyché. Un film vraiment subtil et attirant.
Synopsis: Ozzy Taylor a tout pour être heureux mais il souffre d’un trouble obsessionnel compulsif. Entouré d’amis en or et de parents aimants, il affronte son obsession du suicide avec une joie de vivre indéniable.
Les grandes questions des petits curieux (Casterman)
Publik’Art se régale avec cet album : Les grandes questions des petits curieux. Il y en a pour tous les goûts ! L’autrice répond aux pourquoi et aux comment de tous les bambins. Pour avoir la bonne réponse, le jeune lecteur devra soulever le rabat. Ça, il adore ! Et partir ainsi à la découverte du corps, de la nature, des animaux, de la vie au quotidien, de la ville, de la Terre et de l’Espace. Les questions sont simples et les réponses sont précises et parfaites. Un vrai cours de sciences ! C’est quoi la pollution ? Pourquoi appelle-t-on notre Planète, la Planète bleue ? Pourquoi ne faut-il pas trop regarder les écrans ? C’est quoi être amoureux ? C’est quoi le pipi et le caca ? A tous les coups, votre enfant va adorer découvrir toutes ces réponses ! Car il est curieux votre petit ! Les grandes questions des petits curieux : un album, avec des illustrations gaies et colorées, et toutes les pages cartonnées ! A garder à vie dans votre bibliothèque !
Mon Ariel à moi raconte une étonnante histoire. Ariel est un ami imaginaire du héros de l’histoire. Il n’est ni fille, ni garçon. Il est toujours là quand le petit garçon en a besoin car c’est son meilleur ami. Un ami imaginaire, mais un ami quand même. Alors quand on a envie qu’il apparaisse, on bouge la feuille calque ! et hop, le voilà, Ariel ! Il arrive toujours au bon moment !
En plus, Ariel, est très compréhensif, il comprend mieux que les parents ! Il est toujours là pour le petit garçon ! Une sorte de doudou, mais en mieux !
Susie Morgenstern a coécrit ce bel album avec sa fille, Aliyah. Une belle réussite !
Mon Ariel à moidévoile la complexité du tout jeune enfant, avec tendresse.
Les Cavaliers, The Horse Soldiers en VO, fait parie des westerns de John Ford passés à la postérité pour leur souffle lyrique et héroïque. En prenant pour toile de fond la tragédie américaine que fut la guerre de Sècession, le réalisateur s’essaye à la thèse psychologique en brossant une opposition très fordienne entre devoir militaire et devoir humain. L’action est au rendez-vous avec une scène de bataille homérique entre nordistes et sudistes tandis que 2 personnages s’opposent avec brio. John Wayne et William Holden composent les 2 faces d’une même réalité, John Wayne est dur et brave, le second campe un médecin généreux, les caracyères sont apparemment opposés et irrécondiliables. Le film est basé sur des faits véridiques survenus pendant le raid de Grierson, du 17 avril au 2 mai 1863, qui permit à au général Grant d’investir la place forte sudiste de Vicksburg dans le Mississippi. Le film raconte l’histoire d’un détachement de cavalerie de l’Union, dirigé par le colonel John Marlowe (John Wayne), qui est envoyé derrière les lignes ennemies pour détruire des voies de chemin de fer. La troupe est menée par le rude colonel qui est accompagné par un médecin-major (William Holden), deux hommes qui sont plutôt opposés dans leur manière d’agir. De plus, une belle sudiste (Constance Towers) est forcée de les accompagner, après avoir été prise à espionner l’état-major du colonel quand ils occupaient momentanément sa demeure. Le réalisateur exprime dans ce film sa loyauté envers l’Union et son respect de la discipline militaire, tout en rappelant sa sympathie pour le panache des gens du Sud. Le film est à découvrir en blu-Ray à partir du 6 novembre pour un bon moment de western à l’ancienne.
Synopsis: Durant la guerre de Sécession, un détachement de cavalerie nordiste, sous les ordres du colonel Marlowe, est envoyé derrière les lignes ennemies, pour détruire les voies de chemin de fer. A ses côtés, le major Kendall. Les deux hommes, que tout oppose, sont contraints d’emmener avec eux Hannah Hunter, une aristocrate sudiste.