Most recent articles by:

Fanny Debuchot

Amatrice d'arts et de lettres, Fanny est une rédactrice discrète mais qui vient parfois partager ses découvertes culturelles. Elle aime avant tout la musique et l'équitation mais elle est cultivée et curieuse de tout !

Love Story à l’iranienne de Jane Deuxard et Deloupy (Delcourt/Mirages)

Love story à l’iranienne nous plonge dans l’Iran d’aujourd’hui, où les relations hommes / femmes sont loin d’être aussi évidentes qu’en France.

Nefer, Chants et contes des premières terres : une BD de Arnaud Boutle (Delcourt)

Nefer, Chants et contes de premières terres est un conte philosophique, qui nous emporte dans l’univers des croyances mystiques et des mondes mystérieux au sein d’un désert qui réserve des surprises.

Le journal des chats, un manga de JUNJI ITO (Tonkam)

Le journal des chats de Junij Ito nous expose avec beaucoup d’humour les sentiments de l’auteur lorsque sa copine décide d’adopter un petit chaton.

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.