Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.
Les Nymphéas de Claude Monet ont inspiré quantité d'artistes américains, notamment ceux de l'abstraction après la seconde guerre mondiale. Le Musée de l'Orangerie propose une exposition unique pour des interrogations picturales et un ravissement total.
Le comédien Robert Bouvier occupe la scène du Théâtre de Poche Montparnasse pour incarner François d'Assise dans tout son dénuement, avec une candeur rafraîchissante.
Adeline Piketty a extrapolé l'histoire d'une sans abri devenue une figure de la rue de la Roquette. Les gens la croisent, tentent de l'aider mais Chantale reste murée dans son monde intérieure, recluse en elle-même. Adeline Piketty imagine les idées qui lui passent par la tête.
L'ouvrage définitif sur l'oeuvre de Quentin Tarantino, par l'un de ses connaisseurs les plus érudits, avec 248 pages d'analyses qui retracent une oeuvre qui a marqué durablement la culture populaire contemporaine.
Il y a chez Hofesh Shechter une manière d’ouvrir le corps comme on entrouvre une nuit. "In the Brain", développé à partir de "Cave", en prolonge et en déplace la matière initiale, comme si cette première cavité chorégraphique avait trouvé ici une expansion plus vaste, plus fiévreuse, plus exposée. On y retrouve cette plongée dans une intériorité obscure, mais dilatée à l’échelle du groupe, amplifiée par la jeunesse des interprètes qui en décuple l’impact.
Dans cette version française fidèle à la matrice de Bob Fosse, le spectacle choisit la ligne claire plutôt que la démesure : une esthétique noire et blanche, coupante comme un verdict, où chaque geste devient preuve, chaque silence une stratégie.
Le minimalisme revendiqué — décors réduits, orchestre exposé, lumière rasante — n’est pas une économie mais une déclaration. Ici, tout repose sur la précision. Et elle est redoutable. Cette sobriété, déjà constitutive du spectacle, trouve au Casino de Paris un écrin presque paradoxal : une salle qui appelle le spectaculaire, mais où triomphe finalement l’art de la découpe.