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Stanislas Claude

Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.

Michael Lonsdale ressuscite Reiner-Maria Rilke au Théâtre de Poche Montparnasse

Michael Lonsdale ressuscite Reiner-Maria Rilke au Théâtre de Poche Montparnasse Michael Lonsdale lit la correspondance du poète Rainer-Maria Rilke avec un jeune homme hésitant sur...

Une vie, adaptation très XIXe siècle du chef d’oeuvre de Maupassant

Une vie prend le parti de l'adaptation littérale à tous points de vue. Absence d'effets visuels, rythme lent (voire long), économie de moyens et coupures temporelles instillent un rythme digne d'un film tourné au XIXe siècle.

Swagger donne la parole à la jeunesse française

Swagger offre une parole inédite à la jeunesse d'une banlieues de Paris stigmatisée dans tous les médias nationaux.

Rocco ou la psychanalyse (forcée?) d’une icône du porno

On ne présente plus Rocco Siffredi. Son image d'acteur à la plastique avantageuse et aux performances répétées est sortie du cadre du X.

Seul dans Berlin, récit académique d’une résistance silencieuse

Seul dans Berlin relate la difficile disparition d'un fils au sein d'une famille quelconque de Berlin. L'évènement motive les parents éplorés à faire face.

Alliés ou la seconde guerre mondiale pour les nuls

Alliés prend le pari de la romance contrariée sur fond de conflit mondial. Brad Pitt et Marion Cotillard sont deux espions chargés d'une mission suicide...

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.