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[BD] La Mécanique – Tome 03 : Le Rêve du passé, de Kevan Stevens & Jef (Soleil)

[BD] La Mécanique – Tome 03 : Le Rêve du passé, de Kevan Stevens & Jef (Soleil)

Avec La Mécanique – Tome 03 : Le Rêve du passé, Kevan Stevens et Jef referment une trilogie de science-fiction âpre, habitée par la violence sociale, les luttes de pouvoir et une noirceur urbaine qui ne laisse que peu de place au répit. Ce dernier volume ne cherche pas à adoucir son propos : il pousse au contraire tous les enjeux à leur point de rupture, dans un final tendu où les personnages avancent comme pris dans un engrenage devenu incontrôlable.

Depuis ses débuts, La Mécanique déploie un univers dense, brutal, où la ville semble broyer les individus autant qu’elle les façonne. Ce troisième tome reprend cette matière sombre pour l’emmener vers sa conclusion, portée par le chaos, les affrontements et les cicatrices du passé. La série conserve ce qui fait sa force : une ambiance oppressante, une vraie cohérence visuelle et un récit qui refuse les facilités.

Kevan Stevens construit un album qui avance vite, parfois très vite, mais sans jamais perdre de vue l’essentiel : ses personnages. Tous portent une part de fêlure, de colère ou de culpabilité, et c’est ce qui donne au récit sa tension dramatique. Le Rêve du passé parle de domination, de mémoire, de sacrifice, d’espoir aussi, par éclats, au milieu d’un monde qui semble s’effondrer sur lui-même.

Le dessin de Jef joue un rôle central dans la réussite de l’ensemble. Son trait nerveux, expressif, donne du relief aussi bien aux visages qu’aux scènes d’action. Les décors urbains, massifs et étouffants, renforcent constamment la sensation de danger. Cette cité du futur, en crise permanente, impose sa présence à chaque page et devient presque le cœur vivant de la trilogie.

Ce dernier tome séduit par sa capacité à maintenir la pression jusqu’au bout, sans renoncer à la dimension humaine du récit. Il y a ici une vraie ambition de fresque dystopique, servie par un duo d’auteurs qui maîtrise son univers et sait lui donner une identité forte. La Mécanique ne cherche pas le spectaculaire gratuit : elle préfère la tension, la noirceur et l’impact émotionnel.

Une série de science-fiction française qui mérite l’attention pour la singularité de son ton, la force de son univers et la qualité de sa proposition graphique.

Extrait de la BD :


Résumé éditeur :

Dans un futur sombre en proie à une drogue dévastatrice, despersonnages vont jouer une partition qui les dépasse, dessinant un destin plus grand mais fragile face à la vague de chaos qui s’installe. Dans MétaCitéLyon en plein chaos, Vananka cherche son impossible Rédemption. Lynn et Safir vont peut-être enfin trouver leur place. Passé, présent et futur soudain réunis à travers un éphémère prisme de lumière et d’espoir. De Paix aussi. Au prix de tant de sacrifices et de souffrances, la Mécanique peut-elle continuer à tourner, insensible aux Hommes ?…
Date de parution : 12 mars 2026
Scénario : Kevan Stevens
Dessin : Jef
Éditeur : Soleil
Collection : Fantastique
Format / Pages : Cartonné – 80 pages
Prix indicatif : 17,50 €

Du modern jazz en majesté avec Echoes of Wanderlust, le second album du quartet Nocuts, sortie le 20 mars 2026

Echoes of Wanderlust est le second album du groupe de jazz moderne Nocuts nimbé d’influences rock et classique pour un mélange de styles vivifiant. L’album est la synthèse des inspirations glanées au fur et à mesure de voyages géographiques et intérieurs réalisés par Gaëlle Coquempot et Olivier Roch, les 2 principaux compositeurs du quartet. La musique s’ébat en liberté et défriche de nouveaux horizons sonores pour un album qui enchaine les variations et les thématiques, il s’écoute facilement de bout en bout pour une intense ivrasse musicale.

Du jazz, mais pas que!

Le titre de l’album résume parfaitement l’état d’esprit des 4 musiciens, varier les chemins et mener l’auditeur dans un périple musical riche d’influences diverses et complémentaires. Le jazz est accessible, pas du tout daté et monolithique, c’est un creuset d’émotions qui touchent profondément les auditeurs grâce à l’art des musiciens pour mélanger les instruments et faire naitre un vrai groove. Le timbre chaud de la clarinette et de la clarinette basse forment en alliage puissant avec une section rythmique qui ne lâche jamais le tempo, le piano est ensorcelant et les touches forment une belle alliance avec la contrebasse et la batterie. Enregistré au Studio du Regard, l’album a bénéficié de l’expertise de Christophe Sarlin pour un enregistrement impeccable et un mastering au cordeau. Distribué par Inouïe Distribution, l’album convainc par sa faculté à ne pas trop en faire, l’évidence est claire, le jazz peut facilement rentrer dans votre salon pour une écoute qui ne devra pas. Les influences avouées vont de Avishaï Cohen à E.S.T en passant par Radiohead, de quoi donner envie d’en savoir plus.

Les concerts vont s’enchainer, le 20 mars 19H30 au Sunside, le jeudi 14 mai 2025 au Son de la Terre, de multiples occasions d’écouter live la performance du groupe pour un probable grand moment de communion musicale.

Membres du groupe:

Guillaume Burkhardt, contrebasse

Gaëlle Coquempot, piano et composition

Julien Defontaine, batterie

Olivier Roch, clarinette, clarinette basse et composition

[Comics] Young Hellboy – Le Pays Caché, de Mike Mignola, Tom Sniegoski & Craig Rousseau (Delcourt Comics)

[Comics] Young Hellboy – Tome 01 : Le Pays caché, de Mike Mignola, Tom Sniegoski & Craig Rousseau (Delcourt Comics)

Avec Young Hellboy – Tome 01 : Le Pays caché, l’univers imaginé par Mike Mignola s’ouvre à une nouvelle perspective en revenant sur l’enfance du célèbre démon détective. Loin des intrigues sombres et mythologiques qui caractérisent la série principale, ce récit adopte une tonalité plus aventureuse, presque pulp, en suivant Hellboy à une époque où il découvre encore les mystères du monde. L’album se situe dans les premières années de sa vie au sein du B.P.R.D., sous la protection du professeur Trevor Bruttenholm.

L’histoire débute lors d’une expédition vers un site de fouilles en Amérique du Sud. En route, Hellboy et son père adoptif se retrouvent échoués sur une île étrange, isolée du reste du monde. Ce territoire mystérieux abrite une faune improbable, des créatures gigantesques et les vestiges d’une civilisation oubliée. Très vite, ce qui devait être une simple mission scientifique se transforme en une aventure dangereuse où les deux explorateurs doivent affronter monstres, fantômes et secrets anciens.

Le récit s’inscrit volontairement dans la tradition des récits d’exploration fantastique. L’île évoque les romans d’aventure du début du XXe siècle, entre univers perdus, monstres préhistoriques et mythologies anciennes. Cette approche rappelle les influences littéraires d’auteurs comme Arthur Conan Doyle ou Edgar Rice Burroughs, mais revisitées à travers le regard d’un jeune Hellboy encore curieux et parfois naïf face aux mystères qui l’entourent.

Graphiquement, Craig Rousseau adopte un style plus dynamique et accessible que celui de Mike Mignola. Les personnages sont plus expressifs, les scènes d’action très lisibles et l’ensemble adopte une tonalité presque aventureuse qui correspond bien à cette période de la vie du héros. Ce choix visuel contribue à donner à la série une identité différente tout en restant fidèle à l’esprit du Hellboyverse.

Avec ce premier volume, Young Hellboy propose une exploration originale de la jeunesse du personnage. L’album fonctionne comme une aventure indépendante qui élargit l’univers créé par Mignola tout en offrant une lecture accessible, mêlant humour, exploration et fantastique dans un récit rythmé et dépaysant.

Extrait du comics :


Résumé éditeur :

La jeunesse de Hellboy après son arrivée sur Terre n’avait été – jusqu’alors – que peu abordée. Mike Mignola & Tom Sniegoski associés à Craig Rousseau remédient à cela avec fraîcheur et brio, dans un premier récit complet. Échoués sur une île étrange alors qu’ils faisaient route vers un site de fouilles en Amérique du Sud, Hellboy et le professeur Bruttenholm sont confrontés à des monstres sur terre, sur mer et dans les airs ! Ils sont sauvés par un inconnu, mais ils ne sont pas en sécurité pour autant ! Un ancien mal que l’île protège est sur le point de se réveiller…
Date de parution : 19 mars 2026
Scénario : Mike Mignola & Tom Sniegoski
Dessin : Craig Rousseau
Couleurs : Dave Stewart
Éditeur : Delcourt
Collection : Contrebande
Format / Pages : Cartonné – 120 pages
Prix indicatif : 15,95 €

[Comics] Les Évadés d’Alcatraz, de Christopher Cantwell & Tyler Crook (Delcourt – Contrebande)

[Comics] Les Évadés d’Alcatraz, de Christopher Cantwell & Tyler Crook (Delcourt – Contrebande)

Avec Les Évadés d’Alcatraz, Christopher Cantwell et Tyler Crook s’emparent de l’un des grands mythes criminels américains pour en faire un récit tendu, brutal et résolument noir. L’évasion de la prison la plus célèbre des États-Unis ne sert pas ici de simple toile de fond historique : elle devient le point de départ d’une cavale âpre, presque désespérée, où la liberté n’a rien d’un horizon romantique. L’album préfère la sueur, la peur et la violence à la légende, et c’est précisément ce qui lui donne sa force.

Le récit prend appui sur l’un des grands mystères du XXe siècle, mais choisit de l’aborder sous un angle plus rugueux que spectaculaire. Il ne s’agit pas tant de savoir si les fugitifs ont survécu que de suivre ce que cette fuite dit d’eux : des hommes acculés, condamnés quoi qu’ils fassent, lancés dans une course où chaque étape les enfonce un peu plus dans une impasse sanglante. Cette approche transforme le fait divers en véritable odyssée noire, où l’évasion devient moins une délivrance qu’une prolongation du cauchemar.

Christopher Cantwell construit un récit sec, nerveux, sans illusion, où la cavale progresse dans un climat d’urgence permanente. Le scénario ne cherche pas à héroïser ses personnages : il les montre dans toute leur ambiguïté, emportés par la violence de leurs choix et par un monde qui ne leur laisse aucune échappatoire réelle. Cette tension morale donne au livre une tonalité particulièrement sombre, bien plus proche du polar tragique que du récit d’aventure.

Le dessin de Tyler Crook apporte une identité visuelle forte à l’ensemble. Son trait organique, ses ambiances épaisses et son sens des textures installent immédiatement une atmosphère moite, hostile, presque fiévreuse. Les paysages traversés, les visages fatigués, les scènes de fuite comme les accès de violence gagnent en intensité grâce à cette approche graphique très incarnée. L’album trouve là un ton singulier, entre réalisme sale et tension dramatique constante.

Extrait du comics :


Résumé éditeur :

Ce récit complet est une épopée sanglante, orchestrée par Christopher Cantwell – créateur de la série TV Halt & Catch Fire et co-showrunner de The Terror sur AMC – et Tyler Crook – le dessinateur de Harrow County, BPRD et Bad Blood. Née de l’un des plus grands mystères non résolus du XXe siècle, cette odyssée nous entraîne sur les traces des fugitifs les plus célèbres de l’Histoire américaine, alors qu’ils courent désespérément vers la liberté à travers la campagne californienne laissant dans leur sillage une traînée de corps et de douloureuses révélations. Ce récit complet est celui de tueurs qui se savent condamnés quoi qu’ils fassent.
Date de parution : 12 mars 2026
Auteurs : Christopher Cantwell (scénario) & Tyler Crook (dessin & couleurs)
Éditeur : Delcourt
Collection / Série : Contrebande – Comics
Format / Pages : Cartonné – 160 pages
Prix indicatif : 18,50 €

[BD] Terres d’Ynuma – Tome 02, de Nicolas Jarry & Brice Cossu (Soleil)

[BD] Terres d’Ynuma – Tome 02, de Nicolas Jarry & Brice Cossu (Soleil)

Dans ce deuxième tome, Terres d’Ynuma abandonne la simple installation d’univers pour entrer pleinement dans une logique de survie et de tension permanente. Le récit se recentre sur Hijo, personnage bien plus ambigu qu’il n’y paraît : messager le jour, espion la nuit, il évolue dans un monde où la loyauté est fragile et où chaque mission peut devenir un piège.

Ce qui frappe immédiatement, c’est le contraste entre la mécanique froide de sa mission et la dimension profondément humaine du récit. Hijo n’est pas un héros classique : marqué par un passé douloureux et nourri d’une haine tenace envers les elfes, il se retrouve pourtant contraint de protéger l’une d’entre elles, ainsi qu’une enfant.
Cette contradiction est le véritable moteur de l’album. Elle donne au récit une tension constante, bien plus intéressante que le simple enchaînement d’action.

Le scénario fonctionne comme une fuite en avant. Traqué en permanence, Hijo n’a jamais vraiment le contrôle de la situation, et c’est précisément ce qui donne à l’histoire son rythme. Loin d’une fantasy épique classique, on est ici dans quelque chose de plus resserré, presque nerveux, où chaque déplacement compte et où chaque rencontre peut être fatale.

L’univers, lui, gagne en personnalité grâce à ce point de vue. Les conflits entre nations et races ne sont plus abstraits : ils deviennent intimes, incarnés dans le regard d’un personnage qui porte en lui une haine qu’il est obligé de remettre en question. Cette évolution donne une profondeur inattendue à l’ensemble, en transformant une mission en véritable parcours moral.

Enfin, le tome se distingue par son mélange efficace entre esthétique japonaise (samouraïs, codes d’honneur) et fantasy occidentale, créant un cadre visuel et narratif original dans la production Soleil. Mais au-delà de l’univers, c’est bien le personnage de Hijo qui porte l’album : un héros contraint d’avancer, non pas vers la gloire, mais simplement vers une forme de survie — et peut-être de rédemption.

Résumé éditeur :

Messager le jour, espion la nuit, Hijo fend les cieux d’Ynuma pour la nation Raïda. Devenu malgré lui le protecteur d’une Elfe et d’une fillette, il n’a plus qu’une mission : survivre aux samouraïs qui les traquent.Sur son Ten-no-Tori, Hijo sillonne les cieux d’Ynuma pour livrer messages et artefacts précieux. Marqué par un passé douloureux, il nourrit une haine tenace envers les Elfes de Kitanaë. Pourtant, quand son maître l’envoie en mission au cœur de leur cité, il ne peut refuser. Traqué, piégé, Hijo doit protéger une Elfe et une enfant… sans savoir pourquoi elles sont la clé de sa mission.
Date de parution : 19 mars 2026
Scénario : Nicolas Jarry
Dessin : Brice Cossu
Éditeur : Soleil
Collection : Fantasy
Format / Pages : Cartonné – env. 56 pages
Prix indicatif : 16,50 €

Lionel Langlais dévoile son nouvel album le 20 mars 2026

Lionel Langlais dévoile le 20 mars 2026 son déjà 5e album, avec Lionel Gaillardin aux arrangements et Quentin Lamotta à la plume pour les textes. Le chanteur revendique haut et fort sa sensibilité à fleur de peau dans des chansons poétique, intimistes, parfois gaies et souvent mélancolique.

De la poésie française

Le premier titre In Extremis a été dévoilé avec un clip réalisé par Yohann Hebi Daher. Le chanteur y évoque Venise dans un titre qui relève autant de souvenirs que de fantasmes. Le plus important semble être pour lui l’amour de la vie, ce qu’il exprime dans 10 titres égrènes avec parcimonie et délicatesse. Le chanteur interpelle l’auditeur pour suggérer que les possibilités sont infinies à condition s de le vouloir et d’y mettre tout son cœur. Cet album éponyme fait suite à 4 autres œuvres tout aussi éponymes, et le 3e avec une réalisation et une direction artistique confiées à Lionel Gaillardin à la base des arrangements, des programmations et à la direction des enregistrements jusqu’au mixage dans son propre studio (Bonsaï Studio) à Colombes. Il est également à la base du choix des musiciens amis et à la célébrité certaine dans le milieu: Michel-Yves Kochmann et Simon Strauss aux guitares, Dominique Bertram et Julien Rieu de Pey aux basses, Éric Dumont et Marc Limballe aux batteries et percussions, Jean-Yves Lozac’h à la pedal steel, Vincent Bidal aux claviers, aux cuivres, Claude Égéa aux trompettes, Michaël Joussein au trombone, Alain Debiossat au saxophone, Corentin Dalgarno et Alexandre Dachet aux cordes.

Le chanteur se fait accompagner sur scène par un couple de danseurs (Camilla Melani et Santiago Codon Gras) dans une scénographie moderne et surprenante, ce qu’il sera possible de découvrir le 3 avril au Café de la Danse à Paris, vivement ce moment pour en savoir plus sur ses intentions!

[BD] Les Reines de sang – Agrippine – Tome 03 : Ce qui ne peut être nommé, de Luca Blengino & Roberto Ali (Delcourt)

[BD] Les Reines de sang – Agrippine – Tome 03 : Ce qui ne peut être nommé, de Luca Blengino & Roberto Ali (Delcourt)

Les Reines de sang – Agrippine – Tome 03 : Ce qui ne peut être nommé conclut la trilogie consacrée à l’une des figures les plus redoutées de la Rome antique. Dans la collection historique de Delcourt dédiée aux grandes souveraines, Luca Blengino et Roberto Ali dressent le portrait d’une femme prête à franchir toutes les limites pour accéder au pouvoir absolu. Cette fresque politique et tragique explore les coulisses de l’Empire romain, où intrigues, alliances fragiles et trahisons rythment l’ascension d’Agrippine.

Néron est désormais empereur, et Agrippine pense avoir enfin accompli son destin en installant son fils sur le trône. Mais l’ombre du pouvoir ne lui suffit plus. La mère ambitieuse aspire désormais à une place inédite dans l’histoire romaine : être reconnue comme impératrice à part entière. Cette ambition sans précédent bouleverse les équilibres politiques et déclenche une lutte impitoyable au sommet de l’Empire.

L’album met particulièrement en lumière la relation toxique et explosive entre Agrippine et son fils Néron. Entre manipulation, rivalité et paranoïa politique, la mère et l’empereur se livrent une guerre psychologique où chacun tente de prendre l’ascendant sur l’autre. Sénèque, conseiller influent, et Poppée, future épouse de Néron, deviennent également des pièces essentielles dans ce jeu d’influence où chaque décision peut entraîner la chute d’un empire.

Graphiquement, Roberto Ali propose une mise en scène dense et théâtrale, où les décors de la Rome impériale renforcent l’atmosphère de tragédie historique. Les visages expressifs et les compositions de planches soulignent la tension permanente entre les personnages, donnant à l’album une dimension dramatique proche des grandes fresques historiques. A lire !

Résumé éditeur :

Troisième et dernier volet de l’épopée sanglante d’Agrippine, la femme la plus ambitieuse de toute l’histoire de la Rome ancienne, prête à affronter jusqu’à son propre fils, pour arriver à ses fins…An 54 après J.-C. Néron fait empereur, sa mère Agrippine semble avoir enfin atteint son but… Mais régner dans l’ombre ne lui suffit pas. Elle songe maintenant à être la première femme couronnée impératrice de Rome. Un véritable blasphème… qui va l’entraîner dans une guerre totale contre son fils, son vieil ami Sénèque et l’ambitieuse Poppée, future épouse de l’empereur…
Date de parution : 19 mars 2026
Scénario : Luca Blengino
Dessin : Roberto Ali
Couleurs : Angelo Iozza
Éditeur : Delcourt
Collection : Histoire & Histoires – Les Reines de sang
Format / Pages : Cartonné – 48 pages
Prix indicatif : 15,50 €

[BD] Les Sacrifiés du paradis – Enquête au cœur du colonialisme vert, de Guillaume Blanc & Chico Pacheco (Delcourt)

[BD] Les Sacrifiés du paradis – Enquête au cœur du colonialisme vert, de Guillaume Blanc & Chico Pacheco (Delcourt)

Avec Les Sacrifiés du paradis, Guillaume Blanc et Chico Pacheco proposent une bande dessinée documentaire dense et engagée qui s’attaque à un sujet rarement traité en BD : le colonialisme vert. Derrière l’image idéalisée de la protection de la nature en Afrique, l’album met en lumière une réalité bien plus complexe, faite d’expulsions, de violences et d’une vision occidentale imposée à des territoires déjà habités.

Le récit s’appuie sur une enquête structurée, presque journalistique, qui prend pour point de départ un événement précis : l’assassinat d’un garde dans un parc éthiopien. Ce fait déclenche une plongée progressive dans les mécanismes historiques et politiques qui ont façonné la création des grands parcs naturels africains depuis les années 1960. Très vite, l’album dépasse le simple fait divers pour révéler un système global, où la préservation de la nature s’est parfois construite au détriment des populations locales.

Ce qui frappe, c’est la manière dont la BD déconstruit un imaginaire profondément ancré : celui d’une nature vierge à protéger coûte que coûte. Le livre montre que cette vision repose souvent sur une illusion, celle d’un territoire sans habitants, alors même que des millions de personnes ont été déplacées pour permettre la création de ces espaces protégés. Cette tension entre idéal écologique et réalité humaine constitue le cœur du récit.

Graphiquement, Chico adopte un style sobre et lisible, au service du propos. Le dessin privilégie la clarté narrative et l’efficacité, permettant de rendre accessibles des enjeux complexes sans alourdir la lecture. Cette approche renforce la dimension pédagogique de l’ouvrage, tout en laissant suffisamment de place à l’émotion dans certaines scènes marquantes.

Avec Les Sacrifiés du paradis, Delcourt propose une BD qui s’inscrit pleinement dans la tradition du roman graphique documentaire. L’album ne cherche pas à simplifier son sujet : il expose au contraire les contradictions d’un modèle écologique encore largement débattu aujourd’hui. Une lecture exigeante, qui interroge frontalement la manière dont certaines utopies peuvent, paradoxalement, produire de nouvelles formes d’injustice.

Extrait de la BD :



Résumé éditeur :

 » Il faut sauver la nature africaine !  » La mission débute en 1961 et depuis, d’immenses parcs sont créés, vierges et sauvages. Mais ce rêve d’Afrique a un prix : le sacrifice de millions de paysans, expulsés, de force. Grâce au Projet spécial africain, l’Unesco, le WWF et les colons devenus experts internationaux continuent de sauver en Afrique la nature qu’ils ont perdue chez eux, en Occident. Mais quand un garde de parc éthiopien est assassiné, l’enquête débute et, très vite, elle révèle une Afrique fantasmée, et la violence d’un colonialisme vert pesant sur des millions d’Africains. Hier, comme aujourd’hui.
Date de parution : 12 mars 2026
Scénario : Guillaume Blanc
Dessin / Couleurs : Chico Pacheco
Éditeur : Delcourt
Collection : Documentaire / Enquête
Format / Pages : Cartonné – 144 pages
Prix indicatif : 23,75 €

[Comics] The Goon – Retour à Lonely Street, de Eric Powell, Tom Sniegoski & Brett Parson (Delcourt – Contrebande)

[Comics] The Goon – Retour à Lonely Street, de Eric Powell, Tom Sniegoski & Brett Parson (Delcourt – Contrebande)

Avec The Goon – Retour à Lonely Street, Eric Powell remet la main sur l’un de ses univers les plus immédiatement reconnaissables : une ville poisseuse, grotesque, peuplée de monstres, de gangsters, de morts-vivants et de marginaux plus ou moins fréquentables. Ce retour n’a rien d’un simple clin d’œil nostalgique. Il retrouve au contraire ce mélange très particulier de brutalité, d’humour noir et de mélancolie qui a fait la singularité de la série depuis ses débuts.

Le point de départ est simple et efficace : après un détour loin de leur territoire habituel, The Goon et Franky reviennent à Lonely Street pour découvrir que leur absence a laissé le champ libre à toute une galerie de nouveaux prédateurs. Le quartier a changé, les équilibres se sont déplacés, et la ville semble avoir continué à pourrir sans eux. Cette idée de retour permet au récit de jouer à la fois sur la redécouverte d’un décor culte et sur une forme de déplacement : rien n’est tout à fait à sa place, et c’est précisément ce qui relance la machine narrative.

L’album fonctionne d’abord par sa matière. Powell ne cherche jamais le réalisme sec : il préfère l’excès, la gueule cassée, le grotesque, la bagarre absurde et les personnages impossibles. Mais derrière cette apparente démesure, il y a toujours une vraie science du rythme et une capacité rare à faire surgir une émotion plus sombre au détour d’un gag ou d’une explosion de violence. C’est ce mélange qui donne à The Goon sa personnalité, quelque part entre le comics pulp, la farce macabre et le polar déglingué.

Visuellement, l’album garde cette énergie sale et expressive qui fait tout le charme de la série. Les gueules improbables, les monstres de foire et les silhouettes cabossées composent un univers immédiatement identifiable. L’ensemble conserve ce parfum de chaos parfaitement maîtrisé qui fait de Lonely Street un décor aussi vivant que ses habitants.

Extrait du comics :


Résumé éditeur :

Eric Powell est de retour aux manettes de sa série fétiche, avec des récits inédits qui se situent dans la continuité des histoires précédentes, notamment Les Seigneurs de la Misère.Après d’étranges aventures en dehors de leur ville de prédilection, The Goon et Franky retournent à Lonely Street pour découvrir que le vide qu’ils ont laissé a été comblé par une horde de personnages peu recommandables : Baby Galahad dit « la goule de l’East-Side’, Vinnie Nosferatu et Seti la momie du South-Side, pour n’en nommer que quelques-uns.
Date de parution : 5 mars 2026
Scénario : Eric Powell & Tom Sniegoski
Dessin : Eric Powell & Brett Parson
Éditeur : Delcourt
Collection : Contrebande
Format / Pages : Cartonné – 194 pages
Prix indicatif : 19,50 €

[BD] Tout, mais pas Beyrouth, de Mathieu Diez & Jibé(Delcourt – Mirages)

[BD] Tout mais pas Beyrouth, de Mathieu Diez & Jibé (Delcourt – Encrages)

Avec Tout mais pas Beyrouth, Mathieu Diez et Jibé signent un récit à la fois intime, politique et profondément incarné, quelque part entre le carnet de voyage, la chronique familiale et le témoignage sur un pays en crise. L’album ne cherche ni l’exotisme ni la leçon géopolitique abstraite : il raconte un quotidien vécu de l’intérieur, celui d’une famille française installée à Beyrouth au moment où le Liban traverse l’une des périodes les plus éprouvantes de son histoire récente.

La grande force du livre tient à son point de vue. Mathieu Diez ne regarde pas le Liban comme un observateur lointain, mais comme quelqu’un qui y vit, y travaille et y élève ses enfants. Cette position donne au récit une densité particulière : la ville n’est jamais réduite à ses ruines, à ses crises ou à ses gros titres. Beyrouth apparaît au contraire dans toute sa complexité, à la fois cabossée, vibrante, épuisée et intensément vivante. C’est cette tension permanente entre effondrement et vitalité qui donne au livre sa justesse.

Le récit avance ainsi par fragments de vie, scènes du quotidien, observations du travail diplomatique et surgissements brutaux de l’Histoire. L’album capte quelque chose de très rare : la façon dont l’actualité la plus violente s’infiltre dans les gestes ordinaires, dans la vie de famille, dans la perception même d’une ville. Le regard porté sur Beyrouth reste sensible, jamais misérabiliste, et c’est précisément ce refus de simplifier qui rend l’ensemble aussi fort.

Graphiquement, Jibé accompagne parfaitement cette approche. Son dessin donne de la présence aux lieux, aux visages, aux rues, sans jamais écraser le réel sous l’effet de style. La couleur participe beaucoup à l’identité du livre : elle restitue une ville lumineuse mais éprouvée, dense, parfois écrasante, toujours habitée. L’album trouve ainsi un équilibre très convaincant entre lisibilité du témoignage et regard d’auteur.

Extrait de la BD :


Résumé éditeur :

Entre carnet de voyage et chronique, Mathieu Diez partage sa découverte du Liban où il s’installe avec sa famille en 2021. Il relate son quotidien et son travail durant 4 années au sein de l’ambassade de France, jusqu’à la guerre d’octobre 2024.Quand Mathieu Diez part vivre à Beyrouth avec sa famille pour travailler au sein de l’ambassade de France, il découvre une ville dévastée par la crise économique et l’explosion du port, mais pleine d’intensité et passionnante. Entre chronique du quotidien, du travail en ambassade, et de la guerre d’octobre 2024, il brosse un portrait sensible et sincère de Beyrouth et du Liban.
Date de parution : 5 mars 2026
Scénariste : Mathieu Diez
Illustrateur / Coloriste : Jibé
Éditeur : Delcourt
Collection / Série : Encrages
Format / Pages : Cartonné – 245 pages
Prix indicatif : 23,75 €

Catherine Hiegel souveraine et désopilante dans Les Règles du savoir-vivre

Catherine Hiegel souveraine et désopilante dans Les Règles du savoir vivre : un régal !
Catherine Hiegel dans « Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne » photo (Jean-Louis Fernandez)

Catherine Hiegel souveraine et désopilante dans Les Règles du savoir-vivre

« Les règles du savoir-vivre dans la société moderne » est une pièce de Jean-Luc Lagarce l’un des auteurs français les plus importants de la fin du 20e siècle, et l’un des plus joués en France. Il s’agit d’un monologue qui s’appuie sur la réécriture d’un manuel de bonnes conduites de la Baronne Staffe, née en réalité de condition modeste sous le nom de Blanche Soyer, paru en 1889.

Le propos consiste à édicter à destination des aristocrates et grands bourgeois du XIXe siècle, à partir des grands moments de l’existence (naissance, fiançailles, mariage, veuvage) la conduite à tenir et que Lagarce d’un regard corrosif, taille au scalpel pour mieux en faire ressortir toute la parodie sous-jacente.

Un grand numéro d’actrice

Sur la scène, la baronne/conférencière prend les traits de Catherine Hiegel où d’emblée sa partition sous la direction aiguisée de Marcial Di Fonzo Bo, participe sournoisement à la charge caustique contre les conventions sociales et leurs fausses apparences.

Vêtue d’une tunique noire rehaussée d’une collerette blanche, dans un décor minimaliste constitué de grandes tables sur roulettes qu’elle déplace à l’instar d’un nouveau chapitre du manuel abordé, la dame nous instruit des codes à suivre pour ne pas « se laisser déborder par les futilités accessoires que sont les sentiments et pour gérer la vie comme une longue suite de choses à régler ». Car il s’agit avant tout de « tenir son rang ! ».

Sur un ton compassé aux airs de patronnesse, la conférencière – sourire aux lèvres mais faussement maternelle masquant en fait une implacable solitude – porte à son paroxysme le parcours désopilant de la jeune fiancée jusqu’au mariage puis au veuvage que les règles de la bienséance doivent régenter et accompagner, le tout délesté de tout ressenti intime et émotionnel. Où l’obsession de la mort « toujours possible, envisageable », se rappelle sans le moindre égard aux percepts édictés.

A travers cette adresse anachronique, l’auteur nous renvoie – dans une langue mélodieuse et une syntaxe dense – le portrait d’une société bourgeoise conservatrice et corsetée. Derrière la forme caricaturale d’un guide de convenances prétexte pour Lagarce à une critique sociale, il pointe avec une ironie mordante la famille, l’amour, la mort, la solitude et les valeurs d’une société torpillée par les faux-semblants que l’on se doit toujours de sauvegarder.

Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre

La comédienne très inspirée dans une mise en scène épurée de Di Fonzo, en interaction avec le public, déploie un jeu subtil et sarcastique empreint de rupture de jeu, où ses attitudes, parfois sa méprise, et ses mimiques, amplifient à dessein les moments tragico-comiques. Tantôt espiègle, tantôt sévère, tantôt candide, toujours singulière, elle est extraordinaire de finesse et d’intelligence où, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, elle se joue à l’envi du propos entre conviction désarmante et distance désopilante !

Cette pièce donne aussi à entendre le ton singulier de Jean-Luc Lagarce fait de sonorités, de variations et de reprises. Son rythme donne toute son ampleur à la dérision et au décalage des situations décrites qui, par delà le rire qu’elles provoquent, n’en sont pas moins empreintes de gravité. Car c’est là, la périlleuse et grande affaire que de pourvoir y survivre…!

Dates : du 2 mars au 19 mai 2026 – Lieu : Théâtre des Bouffes Parisiens (Paris)
Mise en scène : Marcial Di Fonzo Bo

[Manga / Artbook] Super Mario – Les histoires d’Harmonie (Nintendo / Soleil Manga)

[Manga / Artbook] Super Mario – Les histoires d’Harmonie (Nintendo / Soleil Manga)

Avec Super Mario – Les histoires d’Harmonie, Soleil Manga propose aux lecteurs francophones un ouvrage directement inspiré de l’univers de Super Mario Galaxy. Conçu comme un livre de contes illustré autour du personnage d’Harmonie (Rosalina dans la version anglophone), l’album revient sur l’un des récits les plus émouvants de la saga vidéoludique de Nintendo : l’histoire de la rencontre entre la gardienne des étoiles et les mystérieux Lumas. L’ouvrage se situe à mi-chemin entre livre illustré, manga et artbook, en développant le récit mythologique esquissé dans le jeu.

Le récit adopte une structure de conte, presque contemplative, où l’on suit une jeune fille découvrant une navette spatiale abandonnée avant de rencontrer un petit enfant-étoile nommé Luma. Ensemble, ils entament un voyage à travers l’espace qui va peu à peu forger leur lien et donner naissance à une légende. Cette histoire constitue l’un des éléments narratifs les plus marquants de Super Mario Galaxy, apportant une dimension plus mélancolique et poétique à l’univers habituellement léger de Mario.

L’album se distingue par sa dimension presque mythologique : le récit évoque la solitude, la découverte du cosmos et la construction d’un destin. Ce ton plus doux et introspectif contraste avec l’énergie habituelle des aventures de Mario et rappelle que la série a su, à plusieurs reprises, explorer des registres émotionnels inattendus.

Cependant, l’ouvrage pourra également surprendre par son approche graphique. Les illustrations s’éloignent sensiblement de l’identité visuelle iconique de la franchise. Les personnages présentent un style beaucoup plus simplifié et parfois naïf, très différent des designs dynamiques et expressifs popularisés par les jeux Nintendo. Ce choix artistique peut créer une certaine distance avec l’univers graphique auquel Mario et ses compagnons ont habitué leur public.

Malgré cette réserve visuelle, Les histoires d’Harmonie reste une curiosité intéressante pour les amateurs de l’univers Mario. En mettant en avant l’un de ses personnages les plus mystérieux et en développant la dimension cosmique de la saga, l’ouvrage propose une lecture différente de la licence, plus contemplative et plus proche d’un conte fantastique que d’une aventure classique du célèbre plombier.

Résumé éditeur :

Retrouvez dans un magnifique ouvrage tout en couleur, l’un des événements majeur de Super Mario Galaxy , la rencontre entre Harmonie et l’adorable petit Luma.Notre histoire débute il y a fort, fort longtemps avec la découverte d’une navette spatiale rouillée par une jeune femme. Ainsi commence la légende unissant Harmonie et un petit enfant-étoile, Luma. Chacun étant en quête d’une certaine chose, mais finissant par se trouver un but commun et un lien amené à devenir de plus en plus fort.
Date de parution : 19 mars 2026
Auteur : Nintendo
Éditeur : Soleil Manga
Collection : Soleil Manga – Shonen
Format / Pages : Broché – 112 pages
Prix indicatif : 24,99 €

[BD jeunesse] Youna – Retour à la nature, de Orianne Lallemand, Véronique Grisseaux & Christine Davenier (Vents d’Ouest)

[BD jeunesse] Youna – Retour à la nature, de Orianne Lallemand, Véronique Grisseaux & Christine Davenier (Vents d’Ouest)

Youna – Retour à la nature aborde avec sensibilité un sujet très contemporain : l’éco-anxiété chez les enfants. À travers le parcours de sa jeune héroïne, la bande dessinée explore les inquiétudes qui peuvent naître face aux informations alarmantes sur l’état du monde. Pollution, disparition des espèces, dérèglement climatique… autant de thèmes qui pèsent sur les épaules d’une enfant trop sensible à la détresse de la planète. Le récit choisit toutefois une voie lumineuse, en proposant un chemin de reconstruction fondé sur la reconnexion à la nature.

Face au mal-être grandissant de leur fille, les parents de Youna décident de l’emmener passer quelque temps à la montagne. Ce séjour loin de la ville, de l’école et des écrans devient l’occasion d’un véritable retour aux sources. Dans la forêt, la jeune fille découvre un univers vivant et apaisant où chaque rencontre – avec un renard, un écureuil ou même un ours – devient une leçon de sagesse. Peu à peu, ces échanges symboliques l’aident à transformer ses angoisses en curiosité et à retrouver confiance en elle.

Visuellement, l’album se distingue par les aquarelles lumineuses de Christine Davenier, dont les couleurs chaleureuses traduisent parfaitement la douceur et la poésie du récit. Les paysages forestiers, les animaux et les scènes de contemplation donnent au livre une atmosphère paisible qui contraste volontairement avec l’inquiétude initiale de l’héroïne.

Entre aventure initiatique et réflexion écologique accessible aux plus jeunes, Youna – Retour à la nature propose une lecture sensible et actuelle. L’album rappelle qu’au-delà des inquiétudes légitimes face à l’avenir de la planète, la nature peut aussi devenir un espace d’apprentissage, d’émerveillement et d’espoir.

Extrait de la BD :


Résumé éditeur :

Youna est une petite fille joyeuse, vive et curieuse. Mais elle subit de plein fouet les angoisses de l’époque et s’assombrit au fil des jours. Pollution, réchauffement climatique, espèces en danger… comment croire en l’avenir quand le monde va si mal ? Désemparés par son mal-être, ses parents décident de l’emmener quelques semaines à la montagne. Là-bas, au plus près de la nature, Youna va faire des rencontres aussi inattendues qu’extraordinaires qui vont changer sa vie… Dépasser ses peurs et réenchanter le monde, c’est ce que promet ce récit très actuel.
Réuni pour la première fois, un trio talentueux nous invite à emboîter le pas de Youna, dans une aventure initiatique pleine de poésie et de rires. Un magnifique roman graphique aux aquarelles chatoyantes, qui aborde avec délicatesse et humour la question de l’éco-anxiété chez les enfants.
Date de parution : 18 mars 2026
Scénario : Orianne Lallemand & Véronique Grisseaux
Dessin / Couleurs : Christine Davenier
Éditeur : Vents d’Ouest
Collection : Jeunesse
Format / Pages : Cartonné – 112 pages
Prix indicatif : 16,00 €

[Manga] L’Héritière du dragon – Tome 01, d’Asuka Ishii (Glénat Manga)

[Manga] L’Héritière du dragon – Tome 01, d’Asuka Ishii (Glénat Manga)

Avec L’Héritière du dragon – Tome 01, la mangaka Asuka Ishii propose une aventure fantasy empreinte de poésie et de mystère. Dans un univers où humains, créatures fantastiques et légendes ancestrales coexistent encore, l’histoire suit le destin d’une jeune héroïne liée à une force ancienne et redoutée. Ce premier volume pose les bases d’un récit initiatique où l’aventure se mêle à la découverte de soi et à la confrontation avec un pouvoir que l’on ne comprend pas encore.

Au cœur du récit se trouve Shan-lee, une jeune fille qui traverse plaines et forêts accompagnée d’animaux et de créatures magiques. Sa mission semble simple : aider à résoudre les conflits entre humains et êtres fantastiques. Pourtant, un danger ancien sommeille en elle. Lorsqu’un mal mystérieux surgit et menace son entourage, Shan-lee comprend que son destin est lié à la légende du dragon, une puissance aussi fascinante que dangereuse.

Le manga s’inscrit dans la tradition des récits de fantasy japonaise mêlant aventure et spiritualité. Les paysages naturels, les animaux et les éléments surnaturels occupent une place centrale dans l’univers visuel. Asuka Ishii construit un monde où la nature et les mythes semblent intimement liés, donnant au récit une atmosphère contemplative qui contraste avec la menace qui pèse sur l’héroïne.

Graphiquement, le dessin se distingue par un trait délicat et expressif qui met en valeur les paysages et les créatures fantastiques. Les scènes d’exploration alternent avec des moments plus introspectifs, renforçant l’idée que l’aventure de Shan-lee est autant intérieure qu’extérieure. Ce premier tome introduit ainsi un univers riche et prometteur, où la quête personnelle de l’héroïne pourrait bien bouleverser l’équilibre du monde.



Résumé éditeur :

Le dragon enfoui de Shan-lee. Il est un royaume qui n’a pas oublié la légende du dragon et du héros. En son sein se trouve Shan-lee, une jeune fille qui parcourt plaines et forêts, en compagnie de ses amis les animaux, pour résoudre les différends entre humains et créatures fantastiques. Mais un jour, tout bascule à cause d’un mal ancien, le dragon qu’elle porte en elle. Pour sauver son amie d’une malédiction, elle entreprend un voyage vers sa rédemption, mais également son destin ! Voici l’histoire de l’héritière du dragon et du héros !
Date de parution : 18 mars 2026
Auteur : Asuka Ishii
Éditeur : Glénat Manga
Collection / Série : Seinen – Fantasy
Format / Pages : Broché – 192 pages
Prix indicatif : 7,90 €

« I will survive » : rire nerveux et malaise garanti

"I Will Survive" : rire nerveux et malaise garanti
Photo Fabrice Robin

« I will survive » : rire nerveux et malaise garanti

Avec « I will survive », Les Chiens de Navarre rappellent une vérité simple : quand la réalité devient trop absurde pour être racontée, il ne reste plus qu’à l’exagérer pour qu’elle redevienne audible.

Jean-Christophe Meurisse l’a bien compris : l’outrance n’est pas une facilité, mais un outil, une loupe déformante pour mieux scruter les recoins les plus gênants de la société française. Et c’est justement parce qu’il observe si finement qu’il grossit si fort.

« I will survive » ne déroge donc pas à la règle : c’est un spectacle qui cogne, qui frotte, qui râpe, et qui cherche moins à convaincre qu’à provoquer une déflagration morale. On reconnaît là le geste très Meurisse : transformer le plateau en laboratoire d’observation sociale où les comédiens improvisent avec une gourmandise de charognards.

Le spectacle s’articule autour de deux trajectoires : celle, tragique, de Cécile Gallot, jugée pour avoir abattu un mari devenu tortionnaire intime ; et celle, pathétique, de Didier Moreau, humoriste lessivé par une blague lamentable et un flot de critiques disproportionné.

Deux existences que rien n’unit, sinon une justice déboussolée, jetée en pâture à ses propres contradictions. Cette collision finale n’est pas un gadget dramaturgique : c’est l’illustration précise de la manière dont la machine sociale broie, confond, mélange ce qui ne devrait jamais se comparer.

Un théâtre laboratoire

La mise en scène, elle, fonctionne comme un guet-apens. Meurisse ouvre sur une parodie au vitriol du service public audiovisuel, où animateurs et chroniqueurs semblent coincés dans un brouillard de bienveillance mécanique.

Puis viennent les policiers : excédés, alcoolisés, presque analphabètes, dessinés avec une férocité qui serait gratuite si elle ne puisait pas dans une observation très précise des dysfonctionnements du quotidien.

Ici, le procureur ressemble à un Dark Vador de bureau, terrifiant parce qu’il est ridicule et ridicule parce qu’il détient un pouvoir réel. Tout le théâtre de Meurisse repose sur cette mécanique paradoxale : faire rire pour mieux révéler l’effroi.

Les comédiens, fidèles à leur esthétique, improvisent avec une précision de funambules. Ils circulent dans le chaos comme dans un terrain d’expériences : ils testent, dérapent, osent trop, volontairement, parce que trop est parfois la seule manière d’atteindre juste.

Et on rit parce que c’est absurde ; on cesse de rire lorsque cela dit quelque chose d’amer sur la morale contemporaine, sur la manière dont on juge, dont on absout, dont on conspue

Des esprits chagrins reprocheront encore au collectif sa lourdeur, ses caricatures, sa volonté martelée de prendre tout le monde de front : flics, médias, politiques, détenus, citoyens ordinaires. Mais c’est mal comprendre la démarche : cette outrance n’est pas un choix décoratif, c’est un acte politique.

Elle redonne du relief à un paysage moral aplati par la répétition médiatique et le vacarme des indignations instantanées. Chez Meurisse, l’excès sert à remettre du contour, à forcer le regard, à rappeler que le grotesque est parfois la seule forme vraiment fidèle de la réalité.

Parce qu’au fond, « I will survive » ne cherche pas à provoquer pour provoquer. Il cherche à observer, puis à traduire ces observations dans un langage théâtral capable de rivaliser avec la brutalité du monde. La violence est là, dans les faits.

Le spectacle ne fait que la mettre en lumière en plus fort, en plus laid, en plus drôle parfois, mais surtout en plus vrai. Et c’est peut-être pour cela qu’on en sort un peu sonné : ce n’est pas l’outrance qui bouscule, mais la part de réel qu’elle révèle.

 Dates : les 18 et 19 mars 2026 – Lieu : Théâtre le Manège (Mons – Belgique)
Mise en scène : Jean-Christophe Meurisse

Tournée :
– Du 4 au 13 décembre 2025 à La Villette, Paris
– Du 8 au 14 janvier 2026 à la MAC Créteil
– Les 22 et 23 janvier 2026 à L’Onde, Vélizy-Villacoublay
– Les 30 et 31 janvier 2026 aux Bords de Scènes, Juvisy
– Du 4 au 6 février 2026 à la MC2, Grenoble
– Du 26 au 28 février 2026 au Carré-Colonnes, Saint-Médard-en-Jalles
– Les 13 et 14 mars 2026 au Palais des Beaux Arts, Charleroi
– Les 18 et 19 mars 2026 à Mars, Mons
– Du 27 au 1er avril 2026 au Théâtre Liberté, Toulon
– Les 10 et 11 avril 2026 au Théâtre des Salins, Martigues
– Les 22 et 23 avril 2026 au Château Rouge, Annemasse
– Les 6 et 7 mai 2026 à l’Espace des Arts, Chalon-sur-Saône
– Les 20 et 21 mai 2026 au Manège, Maubeuge
– Du 29 mai au 27 juin 2026 au Théâtre des Bouffes du Nord, Paris

Une vraie expérience gustative avec le Ice Cognac ABK6 (tarif: 48 euros TTC)

Les cognacs Abecassis sont plus de ressources, il proposent un cognac moderne et surprenant avec le ABK6 ICE Cognac, un cognac rafraîchissant spécialement conçu pour être dégusté frais, très frais, avec de la glace et toujours avec modération. Avec sa texture douce et soyeuse, le cognac varie les arômes en fonction de sa température de service.

Un cognac unique en son genre

Le cognac se distingue par son attaque délicate et veloutée, et puis ça monte jusqu’à la finale fraîche, vive et extrêmement aromatique. Et comme la température influe sur le gout, le testeur va de surprises en surprises, de quoi agrémenter les cocktails et surprendre vos invités. Glacé, le cognac arbore un profil frais et délicat. Mais au fut et à mesure qu’il se réchauffe, les arômes deviennent plus ronds, plus intenses et surtout plus gourmands, avec une expérience différente à chaque gorgée. A 18°C, le cognac dévoile des notes gourmandes de vanille, à 12°C, les arômes fruités de pêche blanche et fleur d’oranger apparaissent clairement. A 8°C, c’est la fraîcheur acidulée de sorbet citron qui fait mouche. A 5°C, une sensation intense de menthe glacée envahit le palais. Le cognac est vraiment unique et mérite d’être découvert.

Publireportage:

Cette marque qui porte notre nom de famille est la signature des Domaines Francis Abécassis. Pour elle, j’ai demandé à notre Maître de Chai de choisir les eaux-de-vie les plus emblématiques de nos domaines. L’originalité s’exprime de manière forte tout en restant intransigeant sur la qualité et très respectueux des traditions. L’assemblage effectué par notre Maître de Chai privilégie la souplesse et la gourmandise. Dans ce cognac aromatique et intense se retrouvent le fruit de la vigne et la légèreté des parfums caractéristiques du terroir des Domaines Francis Abécassis Cognac

[BD] Max Fridman – Tome 03 : Hiver 1938 – Les Cousins Meyer, de Vittorio Giardino (Glénat BD)

[BD] Max Fridman – Tome 03 : Hiver 1938 – Les Cousins Meyer, de Vittorio Giardino (Glénat BD)

Avec Max Fridman – Tome 03 : Hiver 1938 – Les Cousins Meyer, Vittorio Giardino replonge son célèbre espion malgré lui dans l’Europe troublée de l’avant-guerre. Après les intrigues complexes d’Istanbul et de Budapest, ce nouvel épisode place l’action au cœur d’une période historique particulièrement sombre : l’Autriche annexée par l’Allemagne nazie. Fidèle à l’esprit de la série, l’album mêle espionnage, drame humain et tension politique dans un récit où chaque décision peut avoir des conséquences fatales.

Le récit s’ouvre à Vienne en 1938, alors que l’Anschluss marque un tournant dramatique pour la population juive autrichienne. La famille Meyer, cultivée et profondément attachée à son pays, voit sa vie basculer sous la pression croissante des lois antisémites et de la violence orchestrée par les Chemises brunes. Face à la menace qui se rapproche, une seule solution semble possible : fuir. C’est alors que les Meyer font appel à un vieil ami, Max Fridman, dont la mission sera de les aider à quitter le pays et rejoindre la Suisse.

Cette intrigue place Fridman dans une situation périlleuse. Dans une ville où règnent la peur, la surveillance et la délation, chaque déplacement devient un risque. L’espion doit naviguer entre contrôles d’identité, soupçons de la police et filatures des SS, tout en organisant une fuite presque impossible. L’album transforme ainsi une mission de sauvetage en véritable jeu d’échecs politique, où chaque coup doit être calculé avec précision.

Le style graphique de Vittorio Giardino demeure l’un des grands atouts de la série. Son dessin clair et élégant restitue avec un souci du détail remarquable l’atmosphère de l’Europe de la fin des années 1930. Architecture, costumes et ambiances urbaines contribuent à donner au récit une crédibilité historique forte. Cette précision visuelle renforce la tension dramatique du scénario et inscrit l’aventure de Max Fridman dans une fresque historique particulièrement immersive. Avec ce troisième volume, la série confirme sa capacité à mêler récit d’espionnage et regard lucide sur l’histoire européenne.

Extrait de la BD :


Résumé éditeur :

Quand la fuite est l’unique espoir…Vienne, 1938. L’Autriche occupée est annexée par l’Allemagne nazie. Les Chemises brunes, qui terrorisaient déjà les citoyens d’origine juive, s’en prennent désormais à la population au grand jour avec l’aval de la police. Depuis sa belle maison, la famille Meyer assiste incrédule à cette vague de brutalité. Le père, Franz, cultivé et optimiste, est convaincu que son pays ne se résoudra pas à subir en silence. Ses enfants n’en sont pas aussi convaincus. Sa fille Myriam est bientôt licenciée, et Franz lui-même se retrouve vite interdit d’exercer. Les lois se durcissent, la stratégie de terreur prend de l’ampleur et, bien qu’un gradé du régime, von Trudhof, tente d’aider la famille, la situation empire. Quand la menace nazie arrive à leur porte, il est plus que temps de demander de l’aide à un vieil ami : Max Fridman. Ce dernier n’a qu’une mission : faire passer les Meyer en Suisse. Une fois à Genève, tout le monde sera en sécurité. Mais comment procéder ? Le Reich ne délivre plus de visas, les contrôles d’identité deviennent systématiques et Max lui-même est surveillé de près… C’est le début d’un jeu dangereux où Max devra avancer ses pions dans l’ombre. Les SS soupçonnent les Meyer et n’attendent qu’une occasion pour les arrêter. Dans une ville où règne la peur et la délation, le temps est compté…
Date de parution : 18 mars 2026
Auteur : Vittorio Giardino
Éditeur : Glénat BD
Collection : Format roman graphique
Format / Pages : Cartonné – 192 pages
Prix indicatif : 25,00 €

[Album jeunesse] Il paraît que, d’Olivier Tallec (Pastel – L’école des loisirs)

[Album jeunesse] Il paraît que, d’Olivier Tallec (Pastel – L’école des loisirs)

Il paraît que est un album jeunesse délicieusement absurde et tendre, où Olivier Tallec explore avec humour et poésie les peurs imaginaires et les pensées curieuses qui peuplent l’esprit des enfants. Publié dans la collection Pastel de L’école des loisirs, l’album s’adresse aux jeunes lecteurs dès 3 ans, avec une narration simple mais pleine d’esprit, nourrie d’une fantaisie douce qui invite à réfléchir à la fois sur nos petites angoisses et sur la manière dont on les partage autour de soi.

L’histoire s’ouvre sur une idée à la fois drôle et universelle : après avoir avalé accidentellement un pépin de pomme, un petit écureuil est convaincu qu’un arbre va pousser dans son ventre. Cette situation incongrue devient le fil conducteur d’un voyage intérieur où les questionnements enfantins prennent une dimension à la fois absurde et profondément humaine. Les pensées de notre héros basculent rapidement dans des images étonnantes, mêlant inquiétude, imagination débordante et humour subtil.

Graphiquement, Tallec signe des illustrations pleines de douceur et d’expressivité : des traits simples et des couleurs chaleureuses accompagnent parfaitement le ton du récit, renforçant tantôt l’étrangeté de l’idée de départ, tantôt la tendresse cachée dans les émotions du petit écureuil.

L’album fonctionne à la fois comme une image de nos pensées absurdes et comme une manière délicate d’aborder les peurs imaginaires des enfants, celles qui n’ont ni queue ni tête mais qui nous obsèdent tout de même. Il paraît que transforme une idée improbable en prétexte à rire, à s’étonner et à partager un moment complice avec les jeunes lecteurs.

Résumé éditeur :

Après avoir avalé un pépin de pomme accidentellement, un écureuil a peur qu’un arbre pousse dans son ventre.
Date de parution : 18 mars 2026
Auteur : Olivier Tallec
Éditeur : L’école des loisirs
Collection / Série : Pastel – Album jeunesse
Format / Pages : Cartonné – 36 pages
Prix indicatif : 14,00 €

[BD] Corum – Tome 01 : Le Chevalier des Épées, de David Chauvel & Luca Merli d’après Michael Moorcock (Glénat BD)

[BD] Corum – Tome 01 : Le Chevalier des Épées, de David Chauvel & Luca Merli d’après Michael Moorcock (Glénat BD)

Avec Corum – Tome 01 : Le Chevalier des Épées, David Chauvel s’attaque à l’adaptation d’un monument de la fantasy littéraire imaginé par Michael Moorcock. Après avoir déjà exploré de nombreux univers héroïques dans ses séries précédentes, le scénariste revient ici à une fantasy sombre et tragique, proche par l’esprit de la saga d’Elric. Cette adaptation en bande dessinée ambitionne de faire découvrir aux lecteurs contemporains l’un des héros les plus marquants du Multivers de Moorcock : Corum Jhaelen Irsei, prince d’une race ancienne condamnée à disparaître.

L’histoire s’ouvre dans un monde encore parcouru par les dieux et dominé par des conflits incessants entre peuples et divinités. Corum, dernier survivant de la noble race des Vadhaghs, voit son existence basculer lorsque des cavaliers humains menés par le cruel comte Glandyth ravagent les terres de son peuple. Capturé et mutilé, celui que l’on surnomme le « Prince à la Robe écarlate » échappe de peu à la mort avant d’être entraîné dans une quête impossible : affronter les puissances du Chaos et s’opposer au redoutable Arioch, le Chevalier des Épées.

La narration se distingue par son ton tragique. Corum n’est pas un héros triomphant, mais un personnage marqué par la perte, manipulé par des forces divines dont il ne maîtrise pas les règles. Cette dimension fataliste donne au récit une intensité particulière, où la quête de vengeance devient aussi une réflexion sur le destin, la responsabilité et la place de l’humanité dans un monde dominé par les dieux.

Graphiquement, Luca Merli déploie un dessin riche et spectaculaire qui renforce l’ampleur épique du récit. Les paysages, les créatures fantastiques et les affrontements prennent une dimension presque mythologique, tandis que les expressions des personnages traduisent la gravité du drame qui se joue. Son trait détaillé et incandescent donne vie à cet univers sombre et majestueux, offrant à l’adaptation une identité visuelle forte.

Avec ce premier volume, Corum inaugure une nouvelle série de fantasy ambitieuse chez Glénat. En s’appuyant sur l’œuvre monumentale de Michael Moorcock, David Chauvel pose les bases d’une saga épique où vengeance, tragédie et destin s’entrelacent dans un univers dominé par les puissances du Chaos. A découvrir !!

Extrait de la BD :


Résumé éditeur :

Le dernier survivant
À une époque où les dieux arpentaient le monde, une horde de cavaliers humains sème la terreur. Assoiffé de sang, leur chef, le comte Glandyth, ne laisse que des cendres derrière lui en rasant châteaux, cités et forteresses. Bientôt, Corum Jhaelen Irsei, dernier survivant d’une race oubliée, la race des Vadhaghs, va voir son destin basculer. Capturé, mutilé, celui que l’on surnomme « le Prince à la Robe écarlate » est sauvé par le comte Moidel. Ce dernier, afin de défendre son territoire, va invoquer un sorcier mystérieux, Shool, qui confie à Corum une mission quasi impossible : voler le cœur du plus puissant des dieux du Chaos, le Chevalier des Épées, Arioch, responsable de la destruction de son peuple. Désespéré de n’être que le jouet de divinités capricieuses et de leurs guerres absurdes, Corum s’engage dans une quête de vengeance pour regagner son honneur perdu et renouer avec son intégrité physique, mais qui le fera aussi remettre en question sa propre humanité…
Date de parution : 18 mars 2026
Scénario : David Chauvel
Dessin / Couleurs : Luca Merli
D’après l’œuvre de : Michael Moorcock
Éditeur : Glénat BD
Collection : 24×32 – Fantasy
Format / Pages : Cartonné – 72 pages
Prix indicatif : 16,50 €

[Roman jeunesse] Linus, héros du ciel – Les Ailes de la gloire, de Dermot O’Leary & Claire Powell (Gallimard Jeunesse)


[Roman jeunesse] Linus, héros du ciel – Les Ailes de la gloire, de Dermot O’Leary & Claire Powell (Gallimard Jeunesse)

Linus, héros du ciel – Les Ailes de la gloire propose une aventure aérienne pleine d’énergie et d’humour destinée aux jeunes lecteurs dès 8 ans. Dans ce premier tome d’une nouvelle série jeunesse, Dermot O’Leary transporte son lecteur dans un univers où l’aviation, l’aventure et la camaraderie prennent leur envol au cœur d’un contexte historique mouvementé. Le roman combine action et humour avec un rythme soutenu qui rappelle les grands récits d’aviation, tout en restant parfaitement accessible aux lecteurs débutants.

L’histoire suit Linus, un jeune martinet passionné d’aviation qui rêve de rejoindre la Royale Aile Force. Enthousiaste et déterminé, il espère prouver qu’il possède l’étoffe d’un véritable pilote. Mais son rêve ne tarde pas à se heurter à la réalité : entre missions périlleuses, bombardiers ennemis et secrets militaires, Linus découvre que le courage ne consiste pas seulement à voler vite et haut, mais aussi à protéger ceux qu’on aime.

Au fil de ses aventures, Linus se retrouve confronté à une énigme bien plus personnelle : la mystérieuse disparition de sa sœur. Cette quête intime donne au récit une dimension émotionnelle qui enrichit l’action et transforme l’aventure aérienne en véritable parcours initiatique. L’intrigue mêle ainsi espionnage, missions secrètes et combats dans les airs, dans un équilibre efficace entre suspense et humour.

Les illustrations de Claire Powell accompagnent le texte avec dynamisme et légèreté. Leur style expressif renforce l’énergie des scènes de vol et donne vie aux personnages, ajoutant une dimension visuelle particulièrement appréciable pour les jeunes lecteurs. L’ensemble crée un roman d’aventure vif et accessible, qui célèbre à la fois l’amitié, le courage et le rêve de voler.

Résumé éditeur :

En pleine Seconde Guerre mondiale, le jeune martinet Linus réalise son plus grand rêve : s’engager dans la Royale Aile Force. Il a hâte de prouver qu’il est aussi courageux au combat que les vaillants faucons ! Mais la route du petit bolide des airs est semée d’embûches. Il est confronté à la disparition de sa soeur, doit braver des bombardiers ennemis et démasquer un espion. Linus parviendra-t-il à retrouver sa soeur… et à sauver son pays ? Loopings héroïques, missions top secrètes et une bonne dose de crottes d’oiseaux : une grande aventure qui vous fera rire du début à la fin !
Date de parution : 12 mars 2026
Auteur : Dermot O’Leary
Illustrations : Claire Powell
Éditeur : Gallimard Jeunesse
Collection / Série : Grand format littérature – Roman jeunesse
Format / Pages : Broché – 224 pages
Prix indicatif : 13,50 €

L’Emmerdeur, comédie culte du duo Molinaro-Veber, se redécouvre en 4K chez l’Atelier d’Images.

Il a plus de 40 ans à Montpellier, débarquait sur nos écrans François Pignon, le sobriquet le plus célèbre de toute la comédie française.

Il y a des films qui, dès le générique, vous attrapent par le col et ne vous lâchent plus. L’Emmerdeur, c’est exactement ça : une mécanique de précision horlogère signée Francis Veber (au scénario et à la pièce originale), mise en images par Édouard Molinaro avec un sens du rythme et du contrepoint comique qui confine au génie burlesque. Sorti en 1973, ce bijou de comédie noire française reste, plus de cinquante ans après, d’une efficacité redoutable. L’histoire ? Ralf Milan, tueur à gages professionnel campé par le flegme légendaire de Lino Ventura, ici monumental de mutisme bougon Ralf Milan s’installe dans une chambre d’hôtel pour remplir un contrat : abattre un témoin gênant depuis la fenêtre donnant sur le palais de justice de Montpellier. Problème : la chambre mitoyenne est occupée par un certain François Pignon, incarné par Jacques Brel dans son dernier rôle au cinéma, petit représentant en chemises dépressif-suicidaire. Après ne ultime tentative ratée, une inondation et un otage improvisé, voilà notre tueur impassible transformé en baby-sitter malgré lui du boulet ultime. Fini le polar sec et mutique, bonjour le vaudeville infernal où chaque tentative de Milan pour reprendre le contrôle de la situation sera sabordée par la maladresse cosmique de Pignon

Brel-Ventura, un ballet extraordinaire pour nos zygomatiques.

Tout le génie de L’Emmerdeur tient dans ce duo improbable : Ventura, statue de granit au visage impénétrable fidèle à lui-même, et Brel, tornade d’émotions maladroites et de monologues désespérés aux expressions candides. Le premier n’a presque pas besoin de parler pour faire rire – ses silences, ses regards assassins, ses haussements d’épaules suffisent. Face à lui, la chanteur Belge apporte une vulnérabilité touchante et une énergie chaotique qui font voler en éclats le flegme du tueur. Visuellement, le film est d’une économie remarquable : un hôtel, deux chambres communicantes, une fenêtre sur cour… et pourtant. La mise en scène joue sur les portes qui claquent, les tuyaux qui éclatent, les regards à travers les cloisons . Malgré un humour resté intact, acide et intemporel, on rit également jaune par moments : derrière l’absurde se cache une vraie réflexion sur la solitude, le hasard et la façon dont un emmerdeur peut, sans le vouloir, sauver la vie de quelqu’un (ou la lui pourrir définitivement). Un classique du cinéma français populaire qui n’a pas pris une ride. À (re)découvrir absolument dans une version 4K inédite aux couleurs vives et doté d’un impressionnant travail de restauration sur le son.

L’emmerdeur, en édition 4K Ultra HD, vient de sortir à L’Atelier d’Images un peu partout. Sur la galette, vous trouverez également 2 heures de contenus dont l’inédit podcast vidéo autour de la genèse du film avec Francis Weber. Mais aussi, un portrait d’Edouard Molinaro, des entretiens avec Jean-Marie Poiré et Vincent Perrot, et bien d’autres featurettes.

Synopsis : Ralph Milan doit éliminer Louis Randoni, témoin involontaire d’affaires indélicates. Il s’installe dans un hôtel, en face du palais de justice où se présentera sa victime. Mais dans la chambre voisine, François Pignon tente de se suicider, se rate et fait manquer sa cible à un Milan excédé…

Dégustation du très satisfaisant Domaine Siouvette rosé L’exception, AOC Côtes de Provence Presqu’île de Saint-Tropez

Les Maitres Vignerons de Saint-Tropez proposent un vin rosé assemblé avec les cépages Grenache, Cinsault, Syrah et Carignan. A l’œil, sa robe est rose pâle avec des reflets saumonés. Le nez fait ressentir des notes de petits fruits rouges. La bouche est délicate, avec une belle fraîcheur fruitée qui délie les papilles. La finale s’étire sur le fruit. Le vin accompagne idéalement des plats riches en épices comme une cuisine provençale élaborée (bouillabaisse, aïoli) ou pour des plats exotiques et asiatiques (pad thaï, Rougail réunionnais), et également en dessert pour accompagner un fraisier. La bouteille est proposée au tarif TTC de 13,60 euros, la bouteille de 1,5L est au tarif TTC de 30,90 euros. Un vin rosé à découvrir!

Publireportage: Situé au pied du massif des Maures, à 20km de St-Tropez, cette authentique bastide provençale du XVIIIème siècle appartient à la famille Sauron depuis 1836. Dans cette ancienne ferme des Pères de la Chartreuse de la Verne, entouré de chênes lièges et de bruyères, le domaine s’étend sur 20 hectares tournés vers le sud. L’épopée des Maîtres Vignerons de Saint‑ Tropez s’inscrit aux côtés de celle du village de Saint‑Tropez. Il y a plus de 55 ans, ils ont donné naissance à un modèle unique et novateur : préserver les identités de chacun afin de créer une force commune. 8 vignerons de la presqu’île de Saint‑ Tropez décident de s’unir pour produire et valoriser leurs vins. Leur objectif : construire une unité commune de mise en bouteilles et de distribution pour mettre en valeur leur patrimoine, leurs marques et leur terroir. Les Maîtres Vignerons bénéficient d’un savoir‑faire marketing pour moderniser les habillages et repenser les instants de consommation du rosé. Ainsi, nous valorisons la diversité de nos terroirs en proposant une gamme profonde et variée de vins de domaines révélant l’empreinte de leur vigneron, et de vins de marques aux packagings modernes et tendances. Une force de vente dédiée permet également de maîtriser totalement la commercialisation de nos vins. 

La princesse qui pue qui pète mène l’enquête au château (Casterman)

La princesse qui pue qui pète mène l’enquête au château (Casterman)

Publik’art vous avait déjà fait découvrir La princesse qui pue qui pète. Cette super collection qui fait trop rire les enfants !
Ce dernier album de La princesse qui pue qui pète mène l’enquête au château, nous emmène dans une sacrée aventure. Déjà avec Castille, on ne s’ennuie jamais, mais cette fois-ci, il va falloir rechercher le voleur qui a kidnappé le chat de la reine Guillemette. Castille va tout faire pour aider ses parents à retrouver le chat et décide de mener l’enquête, aidée par sa cousine Cunégonde…
On aime les illustrations pleines d’humour de Thierry Manès, et le scénario de Marie Tibi qui raconte une vraie histoire, pleine de suspense et de … prouts bien sûr !
La princesse qui pue qui pète mène l’enquête au château va passionner nos jeunes lecteurs et les faire rire ! A coup sûr ! Il vient juste de sortir !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2026
Auteur : Marie Tibi
Illustrateur : Thierry Manès
Editeur : Casterman
Prix : 12,90 €

Thomas Gaucher dévoile un premier album jazz lumineux, Rusty Ladder, sortie le 13 mars 2026

Thomas Gaucher est en train de faire son trou sur la scène jazz hexagonal. Guitariste ultra doué et imaginatif, il évolue dans une galaxie musicale à la densité impressionnante à la croisée du jazz, du folk et du blues, ce que prouve aisément son premier album Rusty Ladder. La guitare est au centre du jeu et apporte une densité musicale folle, à découvrir à partir du 13 mars sur un album qu’on ne cesse pas d’écouter.

Un trio jazz qui frappe fort

Thomas Gaucher n’est pas tout seul, il évolue avec Gabriel Sauzay à la contrebasse et Loup Godfroy à la batterie pour un résultat qui emballe littéralement. Originaire de Saumur, Thomas Gaucher utilise sa guitare pour des compositions jazz fascinantes. Formé au Conservatoire Jacques Thibault à Bordeaux, il devient parisien en 2019 lorsqu’il intègre le CNSM pour un diplôme obtenu en 2021. Ses inspirations sont forcément jazzy mais pas que, son spectre musical compte Gil Evans et Joe Henderson, mais aussi Belà Bartok, Jim Hall et Bill Frisell. Pas de limites pour le guitariste qui joue dans de nombreuses formatons pour multiplier les tonalités comme avec Olympic 9net, Kinorama, Strde Monkeys et Tuca. Son premier album est en mode trio et Rusty Ladder impressionne par la déjà très grande maturité musicale du bonhomme. Ses influences sont très personnelles, tirées de ses souvenirs d’enfance et ancrées dans le quotidien. Le ton est aux confidences et les morceaux ressemblent souvent à des improvisations, de quoi se laisser parfois à la rêverie comme sur Britten up avec des textures sonores qui rappellent les riches heures du grand Django avec des parties de guitare ciselées au cordeau et un Rusty Ladder élégiaque. Le trio a invité le pianiste Pierre de Bethmann sur 3 titres pour densifier un peu plus cet album revigorant, enregistré au Studio des Bruères par Tony Paeleman et mixé par Martin Garnault.

Le disque sort sur le label We See Music pour un grand moment de musique à découvrir le 13 mars, avant peut être un concert qui ravira les fans de musique jazz!

Line-up :

Thomas Gaucher : guitare
Gabriel Sauzay : contrebasse
Loup Godfroy : batterie

Nino Dino – Le gros chagrin (Milan)

Nino Dino – Le gros chagrin (Milan)

Vous connaissez tous la série des éditions Milan : Nino Dino. Cette fois-ci, Nino est triste. Cet album, Nino Dino – Le gros chagrin, est centré sur les émotions, sur le chagrin.
C’est l’histoire du petit Nino qui est inconsolable parce que ses amis ne veulent pas jouer avec lui. Même ses parents ont du mal à le consoler. Mais pourquoi est-il si triste ? Comment faire pour qu’il retrouve sa joie de vivre ?
Les illustrations sont très colorées et charmantes, quant au scénario, il raconte une vraie histoire à lire aux jeunes enfants !
Nino Dino – Le gros chagrin est un très chouette album, à la couverture cartonnée, très joliment illustré, qui va plaire aux jeunes lecteurs !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2026
Auteur : Camille Kohler, alias Mim
Illustrateur : Thierry Bedouet
Editeur : Milan
Prix : 10,50 €

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