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[BD] Amère, de Lucrèce Andreae (Delcourt – Encrages)

[BD] Amère, de Lucrèce Andreae (Delcourt – Encrages)

Avec Amère, Lucrèce Andreae livre un récit autobiographique volontairement clivant, qui prend le parti de la frontalité pour interroger la maternité contemporaine. L’album s’inscrit dans un discours qui démonte les injonctions modernes à la parentalité positive, au risque parfois de verser dans une généralisation qui divise autant qu’elle fédère. Certes, Amère ne cherche pas à plaire à tout le monde, et c’est précisément là que réside sa force… mais aussi ses limites.

Le récit repose sur un postulat clair : l’écart entre l’idéal éducatif théorisé et la réalité vécue est insupportable. Andreae expose ce décalage sans filtre, en accumulant situations d’épuisement, de frustration et de désillusion. Si cette approche est souvent jugée percutante, on ressent aussi un effet de saturation, où la répétition du malaise finit par lisser les nuances. La maternité apparaît alors comme une impasse presque systématique, un choix irréversible décrit sous un angle majoritairement négatif.

C’est d’ailleurs l’un des points qui cristallisent le débat critique autour de l’album : Amère propose moins une pluralité d’expériences qu’un point de vue très situé, revendiqué, mais peu contrebalancé. Là où l’on peut saluer un geste de libération de la parole, on peut aussi y voir un discours qui confond témoignage personnel et diagnostic générationnel. L’album ne cherche pas à réconcilier, mais à confronter — quitte à laisser peu d’espace au doute ou à la contradiction interne.

Graphiquement, le dessin expressif et nerveux accompagne efficacement cette posture. Le trait appuyé, presque agressif, renforce la sensation d’étouffement et d’urgence émotionnelle. Là encore, on note une certaine cohérence entre fond et forme, mais aussi un choix esthétique qui accentue la radicalité du propos, au détriment parfois de la respiration narrative. Amère s’impose ainsi comme une œuvre-discours : marquante, nécessaire pour certains, excessive pour d’autres, mais indéniablement impossible à ignorer.

Extrait de la BD :



Résumé éditeur :

Après une entrée remarquée dans le dessin animé et le roman graphique, Lucrèce Andreae partage son expérience de la maternité dans une autobiographie percutante, parfaite illustration du malaise de toute une génération.
Jeune, belle, talentueuse, elle a trouvé l’amour. Maintenant elle veut un bébé.Les enfants, c’est son truc, elle adore, elle connaît. Mais la sienne, sa merveille, sa perle, elle va lui offrir un rêve incarné. Elle n’est pas de celles qui gueulent sur leurs mioches, elle vise un idéal : le respect de l’enfant.Elle ne le sait pas encore : les enfants sont des plaies, et la maternité irréversible.
Date de parution : 12 février 2026
Auteure : Lucrèce Andreae (scénario, dessin & couleurs)
Éditeur : Delcourt – Encrages
Format / Pages : Cartonné – 240 pages
Prix indicatif : 27,95 €

Les Champagnes Chassenay d’Arce proposent une Cuvée Origine extra brut BIO à ne pas manquer (prix de vente à la cave: 33,50 euros)

Publik’Art publie régulièrement des articles pour rendre compte d’évènements et de dégustations de champagnes Chassenay d’Arce (dégustation au restaurant Philippe Excoffier, soirée dégustation au Sir Winston, dégustation du champagne Blanc de noirs. C’est aujourd’hui la Cuvée Origine extra brut BIO qui est dégustée pour un sentiment final qui reflète la qualité de ces champagnes.

Une belel cuvée bio

Chassenay d’Arce propose un champagne Bio issu de l’étroite collaboration entre les vignerons et leur Maison, qui tendent vers le plus grand respect possible de l’environnement. Le champagne est produit à une faible quantité avec des raisins issus de parcelles cultivées en agriculture biologique au cœur de la Côte des Bar. Pour la dégustation, on notre que le nez est franc et expressif avec une belle fraîcheur
et des arômes d’agrumes comme l’orange sanguine et le pomelo. L’attaque en bouche est franche avec des arômes de rhubarbe compotée et de petits fruits cuits. La finale en bouche reflète un bel équilibre amer et acidulé. Le champagne se déguste idéalement lors d’un apéritif dînatoire avec ou sans occasion spécifique. Il peut accompagner un tartare de Saint-Jacques aux agrumes ou le poulet rôti du dimanche. C’est un beau champagne à découvrir, proposé au tarif séduisant de 33,50 euros, une occasion à ne pas manquer.

Publireportage:

Fondée par cinq pionniers à Ville-sur-Arce en 1956, la Maison de champagne Chassenay d’Arce incarne un modèle coopératif fondé sur l’engagement collectif. Aujourd’hui, 130 familles et quatre générations de vignerons poursuivent cette aventure humaine. Chaque génération apporte son regard, son expérience et son énergie tout en respectant l’héritage des fondateurs. Cette continuité assure la cohérence et l’authenticité des champagnes de la Maison. Depuis sa création, le fonctionnement d’origine perdure dans un esprit de coopération et de solidarité. Les savoirs sont transmis avec soin, garantissant que chaque champagne reflète la qualité et le caractère du terroir. Au cœur de la Côte des Bar, le vignoble Chassenay d’Arce s’étend sur 315 hectares et 14 villages le long de la rivière l’Arce. Ce paysage singulier, où alternent vignes et forêts, offre un environnement préservé et une richesse géologique exceptionnelle. La diversité des cépages cultivés constitue une véritable force. Ainsi, le pinot noir domine naturellement, tandis que le chardonnay, le pinot meunier et le pinot blanc apportent des profils aromatiques variés. Nos vignerons pratiquent une culture raisonnée, attentive aux équilibres naturels et respectueuse des sols. Cette approche s’inscrit dans une volonté durable de préserver le vignoble pour les générations futures.

Soeurs de coeur, Lyra, Tome 3 (Casterman)

Soeurs de coeur, Lyra, Tome 3 (Casterman)

Les éditions Casterman nous proposent une série dont nous sommes fan : Soeurs de coeur, avec le Tome 3 : Lyra.
Souvenez-vous, le Tome 2, on l’avait adoré, était centré sur Mandoline. 

Le tome 3 entre encore davantage dans l’intimité de cette famille recomposée, assez incroyable, où la musique règne en maître. Les 4 soeurs sont toutes tellement différentes ! Et attachantes !
Ce tome 3 va se préoccuper de Lyra. Sans rien dire à personne elle prépare une très importante audition de flûte. Elle veut surtout impressionner son père, qui est un célèbre chef d’orchestre… Qui n’est jamais disponible… Son rêve serait que toute sa famille soit réunie le jour de son audition… Mais arrivera-t-elle à réunir ses parents, alors qu’ils sont séparés ? En plus, elle doit aussi gérer les amours de sa soeur… 
Soeurs de coeur, Lyra va captiver tous les lecteurs, filles ou garçons, dès l’âge de 9 ans ! Il vient tout juste de sortir !

On attend déjà avec impatience le tome 4, Clarinette ! Mais chaque tome peut se lire séparément !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Février 2026
Auteur : Anne Loyer
Editeur : Casterman
Prix : 9,90 €

[Album jeunesse] Une petite clef d’or, de Fabrice Colin & Éric Puybaret (Gautier-Languereau – Les Histoires)


[Album jeunesse] Une petite clef d’or, de Fabrice Colin & Éric Puybaret (Gautier-Languereau – Les Histoires)

Une petite clef d’or emmène ses jeunes lecteurs dans une aventure hivernale pleine de charme et de rencontres étonnantes. Une héroïne inspirée de l’univers de la Comtesse de Ségur part à l’aventure grâce à un mystérieux télégramme qui la tire de Paris vers un voyage riche en surprises, émotions et personnages familiers. Publié fin octobre 2025 chez Gautier-Languereau dans la collection Les Histoires, cet album s’adresse aux enfants à partir d’environ 3 ans et séduira amateurs de récits illustrés classiques revisités. 

La narration met en scène un voyage enchanté à travers l’hiver, la forêt et le temps, rythmé par des rencontres avec des figures emblématiques ou imaginées de l’univers de la Comtesse – des amitiés anciennes, des retours inattendus et l’apparition d’une petite clef d’or qui semble porter le secret de quelque chose d’extraordinaire. L’album parvient à fusionner nostalgie et modernité, donnant une nouvelle vie aux personnages classiques en les intégrant dans une aventure chaleureuse et accessible aux jeunes lecteurs.

Graphiquement, Éric Puybaret propose des illustrations délicates, lumineuses et imprégnées d’une atmosphère hivernale douce et captivante. Les scènes de voyage en train, les bois enneigés et les portraits des différents protagonistes sont rendus avec une sensibilité qui flatte l’œil et invite à la rêverie. Le style visuel aide à renforcer l’aspect « conte intemporel » de l’histoire, tout en encourageant une lecture partagée entre enfants et adultes.

Extrait visuel / ambiance :



Résumé éditeur :

Un soir d’hiver, un mystérieux télégramme…
La comtesse doit quitter Paris en toute hâte. Un train l’attend, plein de surprises.

Un merveilleux voyage commence, qui traverse l’hiver, la forêt, et semble remonter le temps.
Des retrouvailles avec de chers amis, qui ont pour elle tant de cadeaux.
Dont une petite clef d’or.

Mais que peut-elle bien ouvrir ?

Jouer avec les Petites Filles modèles, dîner avec le Général Dourakine, échanger avec un Bon Petit diable…
Une promenade enchantée dans l’univers de la Comtesse de Ségur. :contentReference[oaicite:2]{index=2}

Date de parution : 29 octobre 2025
Auteurs : Fabrice Colin (texte) & Éric Puybaret (illustrations)
Éditeur : Gautier-Languereau – Les Histoires
Collection / Série : Album jeunesse / Conte illustré
Format / Pages : Relié – 40 pages
Prix : 15,95 €

[BD] Skara, chasseuse de monstres – Tome 01 : Les Portes d’Odin, de Jérôme Le Gris & Letizia Depedri (Glénat BD)


[BD] Skara, chasseuse de monstres – Tome 01 : Les Portes d’Odin, de Jérôme Le Gris & Letizia Depedri (Glénat BD)

Skara, chasseuse de monstres – Tome 01 : Les Portes d’Odin lance une nouvelle série jeunesse épique inspirée de la mythologie nordique* où une héroïne viking en quête de rédemption se retrouve au cœur d’une aventure fantastique peuplée de créatures maléfiques. Publié par Glénat BD en ce début février 2026 dans la collection jeunesse, cet album de Jérôme Le Gris:(scénario) et Letizia Depedri (dessin et couleurs) mêle action, humour et tons de saga nordique tout en proposant une héroïne forte et pleine de caractère.

Dans cette première aventure, Skara est une jeune viking dotée du don du Loup, une capacité divine rare qui fait d’elle une guerrière redoutable malgré son jeune âge. Après la mort tragique de sa mère aux mains de pillards, Skara, submergée par la colère, met le feu à un temple sacré d’Odin, ouvrant par accident les portes entre les Neuf Royaumes et libérant ainsi sur Midgard des monstres venus des mondes inférieurs. Pour réparer sa faute, elle devra chasser ces créatures maléfiques, guidée par une déesse du destin qui lui impose une quête à la fois dangereuse et initiatique. 

L’énergie narrative de ce premier volume combine habilement le souffle d’une épopée nordique avec une touche moderne et accessible. L’héroïne, forte mais marquée par ses contradictions (colérique, déterminée, indomptable), est un personnage auquel les lecteurs jeunes et adolescents peuvent s’identifier, notamment parce qu’elle ne suit pas les stéréotypes habituels de l’héroïne lisse et sans défaut. L’univers foisonnant — peuplé de dieux, de monstres et d’alliés inattendus comme le prêtre Bojan ou la sorcière Rùna — promet une série riche en rebondissements et en confrontations spectaculaires. 

Graphiquement, les illustrations de Letizia Depedri sont dynamiques, colorées et détaillées, accompagnant parfaitement le ton aventureux du récit. Les scènes de combat, les paysages mythologiques et l’expression des émotions des personnages sont traités avec une chaleur visuelle qui équilibre l’aspect sombre de l’imaginaire fantastique. Ce premier tome pose des bases solides pour une saga qui saura séduire les amateurs de fantasy nordique tout en restant accessible aux lecteurs plus jeunes, notamment grâce à son humour et à son rythme soutenu. 

Extrait visuel / ambiance :



Résumé éditeur :

Skara est une jeune viking qui a reçu à la naissance un talent rare et divin : le don du Loup. Ce don fait d’elle une redoutable guerrière pouvant tenir tête à n’importe qui malgré son jeune âge ! Après la mort de sa mère – tuée par des pillards – Skara, emportée par la colère et le désespoir, incendie accidentellement un temple sacré d’Odin. Le brasier ravageur ouvre alors les portes entre les Neuf Royaumes et libère sur Midgard des monstruosités venues des mondes inférieurs. Venant visiter Skara dans ses rêves, Urd, la déesse tisseuse du Destin, lui explique que le seul moyen de réparer sa faute est de chasser elle-même ces créatures maléfiques. Alors seulement, Odin pourra lui pardonner. Accompagnée de Bojan, un jeune prêtre russe peu dégourdi, et de la sulfureuse sorcière Rùna, la jeune viking se lance alors dans une aventure digne des grandes sagas nordiques !
Date de parution : 04 février 2026
Auteurs : Jérôme Le Gris (scénario) & Letizia Depedri (dessin & couleurs)
Éditeur : Glénat BD
Collection / Série : BD – Jeunesse / Fantastique & Aventure
Format / Pages : Cartonné – 56 pages
Prix : 12,00 € (papier) / 6,99 € (numérique)

Une belle dégustation du Champagne Vaucelle Terre Nacrée

Publik’Art a déjà dégusté les Champagnes Vaucelle (dégustation au restaurant L’évadé, Dégustation des cuvées Terre Natale et Les Vallons) et cette nouvelle occasion est une belle confirmation. Cette Cuvée Terre Nacrée 100% Chardonnay est un très beau champagne.

Des champagnes gourmands

Ce champagne est un assemblage de différentes parcelles du domaine notamment «La Loge» et «Les Faucillières». Proposé au prix public de 38 euros, le champagne propose un nez aérien avec des touches de fruits blancs comme la pêche de vigne. La bouche est désaltérante avec
des bulles très fines, on peut sentir des notes très florales comme l’acacia, et aussi brioché voire mielleuse. En bouche, le champagne est vif et minéral, il accompagne idéalement des plats à base de poissons ou un plateau de fruits de mer.

Publireportage:

Notre histoire est une rencontre entre la Mer de l’époque Jurassique qui donna naissance à des terroirs et des Hommes qui ont su les préserver et les pérenniser. Thomas en a fait ses jardins où la vigne s’épanouit par le travail du vigneron et sa conscience de n’être qu’un passeur d’Histoire. C’est la conscience de l’héritage pour en faire la transmission. La rose des vents donnait aux marins le cap à suivre pour les amener à découvrir de nouveaux horizons et en faire des aventuriers tout comme la nature la donne au vigneron qui saura l’écouter. Son vignoble s’étend sur différentes petites vallées qui en champenois se nomme VAUCELLE où résonne le travail de la vigne ainsi est né notre champagne et ses cuvées. Aujourd’hui, la Maison Thomas Cheurlin reste un acteur familial et indépendant, gérée par les descendants de la lignée dont Thomas Cheurlin. Elle se distingue par son engagement envers des pratiques respectueuses de l’environnement, favorisant une viticulture durable (certification HVE et VDC). Les champagnes sont élaborés à partir des cépages traditionnels champenois : le Pinot Noir, le Chardonnay et aussi une part de Blanc Vrai (Pinot Blanc), l’un des cépages rares. L’idée principale est toujours de produire des champagnes authentiques, mettant en avant la richesse du terroir de la Côte des Bar.

Compte avec nous, un mini livre pour tout-petit (Glénat jeunesse)

Compte avec nous, un mini livre pour tout-petit (Glénat jeunesse)

Publik’Art vous a déjà fait découvrir cette super collection des éditions Glénat jeunesse, très joliment illustrée, pour tout-petits : collection Mini, avec Ma maman à moi.

Aujourd’hui, on va compléter la collection avec Compte avec nous. C’est un très joli album, mini, entièrement cartonné, à trous, de tout petit format, parfaitement adapté aux tout-petits.
Le petit va compter des animaux, à chaque page, jusqu’à 10. Mais il aura droit aussi à une vraie histoire à chaque page !
Et toujours dans la même collection, le tout-petit va découvrir aussi : Mon papa à moi. Dans cet album, toujours à trou, le lecteur va découvrir tous les merveilleux moments passés avec papa.

Et pour compléter la collection des minis livres, à découpes, Sur la grosse pomme, se trouve une chenille. Et la chenille passe de fruit en fruit jusqu’à ce que …


Publik’Art est fan de cette super mini collection ! Alors, n’hésitez plus à compléter votre bibliothèque avec ou à offrir comme cadeau de naissance !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2026
Auteur : Carlo Alberto Michelini
Illustrateur : Giovanna Mantegazza
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 4,90 €

[Album jeunesse] Rock’n ouah ouah, de Sally Barns & Anil Tortop (Gautier-Languereau / Les Histoires)


[Album jeunesse] Rock’n ouah ouah, de Sally Barns & Anil Tortop (Gautier-Languereau / Les Histoires)

Rock ’n ouah ouah est un album jeunesse énergique et plein de fantaisie qui met en scène des chiens musiciens attachants déterminés à réaliser leur rêve de devenir des stars de la scène. Publié le 15 octobre 2025 par Gautier-Languereau dans la collection Les Histoires, cet album de Sally Barns (texte) et Anil Tortop (illustrations) se place du côté joyeux et décalé de la littérature jeunesse, avec un humour accessible aux tout-petits et une dynamique narrative rythmée pour captiver leur attention. 

Une histoire simple avec beaucoup de rythme, de couleurs et de vitalité. Les protagonistes — Sarah, Léon, Boris et Ted — forment les Beugleurs, un groupe de musiciens toutou-fantastiques dont les tentatives de monter sur scène donnent lieu à des situations drôles et imprévues. L’histoire fonctionne bien comme une introduction ludique à la musique et à la scène pour les jeunes enfants, tout en véhiculant un message positif sur la persévérance et l’amitié, même lorsque “rien ne se passe comme prévu”. 

Graphiquement, Anil Tortop propose des illustrations pleines de vie avec des personnages expressifs et des animaux anthropomorphes qui séduisent les petits lecteurs. Les couleurs vives et les compositions dynamiques renforcent l’aspect festif et musical de l’aventure, tout en rendant l’album agréable à feuilleter pour les adultes qui lisent à haute voix. Cet équilibre entre attrait visuel et lecture participative permette à l’album de faire vivre un moment de partage entre parents, enseignants et enfants. 

Extrait visuel / ambiance :



Résumé éditeur :

Sarah, Léon, Boris et Ted sont des musciens toutou-fantastiques.
Ensemble, ils forment les Beugleurs.
Leur rêve ? Devenir des stars !

Quand ils ont enfin la chance de monter sur scène, rien ne se passe comme prévu.
Réussiront-ils à assurer le show ?

Date de parution : 15 octobre 2025
Auteurs : Sally Barns (texte) & Anil Tortop (illustrations)
Éditeur : Gautier-Languereau – Les Histoires
Collection / Série : Album jeunesse / Aventure & Musique
Format / Pages : Relié – env. 40 pages
Prix : 14,00 €

La stratégie du repos, de Anaïs Gauthier (Editions Eyrolles)

La stratégie du repos, de Anaïs Gauthier (Editions Eyrolles)

Aujourd’hui, nous vivons tous à 100 à l’heure, et hyper connectés ! Anaïs Gauthier nous propose un livre qui va nous faire du bien : La stratégie du repos.
Nous ne savons plus ce que veut dire le mot « repos ». Il n’appartient pas à notre langage courant !
Même les enfants ne savent plus se reposer… Ils sont sans cesse en activité !
Nous sommes tous pris dans un engrenage infernal et Anaïs Gauthier nous incite à vivre à un autre rythme. A vivre avec tous nos sens. A mieux écouter et connaître notre corps et ses besoins fondamentaux. Ce livre n’est pas un livre scientifique, au contraire, il est à la portée de tous, au plus près de la nature. L’auteure explique comment faire, quoi faire, et à quel moment faire, de façon que notre corps puisse se régénérer. De façon naturelle, presque instinctive. Il faut apprendre à prendre soin de soi, pour se sentir mieux au quotidien… Loin de tout !
Au fil des années, nous nous sommes déconnectés de la nature : « L’isolement et la montée de l’individualisme nous ont extraits de notre élément naturel. » p 42
« Le repos n’est pas un luxe. C’est un besoin essentiel chez presque tous les êtres vivants et particulièrement pour notre espèce… » P97
« Vous autoriser à vous régénérer est un acte d’amour. C’est peut-être ce qui le rend si difficile, nous n’avons pas appris à nous aimer. » P140
Publik’Art est fan de La stratégie du repos ! Il est grand temps de prendre le temps de … L’auteure nous donne des pistes et des exercices à faire, pour arriver à se reposer … vraiment ! Une très chouette leçon d’écologie personnelle, pour apprendre à vivre en harmonie avec soi-même !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : janvier 2026
Auteur : Anais Gauthier
Editeur : Editions Eyrolles
Prix : 19 €

[BD] Les Reines de Sang – Rani Lakshmi Bai – La Séditionnaire – Tome 03 (Delcourt – Hors Collection)

[BD] Les Reines de Sang – Rani Lakshmi Bai – La Séditionnaire – Tome 03 (Delcourt – Hors Collection)

Les Reines de Sang – Rani Lakshmi Bai – La Séditionnaire – Tome 03 conclut avec intensité une des sagas historiques les plus remarquées pour sa capacité à allier narration documentée et récit graphique vivant. Cette série, qui met en scène des figures féminines puissantes et souvent méconnues, concilie rigueur historique, souffle épique et construction de personnage. Dans ce troisième volume, l’énergie narrative se renforce pour accompagner l’ascension et les combats de Rani Lakshmi Bai, figure emblématique de la résistance au colonialisme britannique.

Les auteurs proposent une approche pédagogique et vivante de l’histoire, qui plonge le lecteur au cœur de l’Inde du XIXᵉ siècle tout en développant des arcs dramatiques forts et attractifs. Dans ce 3e tome, les enjeux politiques, sociaux et personnels s’entremêlent : la reine guerrière fait face à des défis toujours plus cruciaux, tandis que les décisions qu’elle prend ont des répercussions à grande échelle.

Graphiquement, l’album se distingue par un travail soigné sur les décors, les costumes et l’expression des émotions des personnages. Le dessin offre une lecture fluide et dynamique, où chaque planche renforce la dimension épique du récit. On apprécie la continuité stylistique forte depuis les volumes précédents, avec un soin particulier apporté aux scènes d’action et aux moments d’émotion qui jalonnent le parcours de Rani Lakshmi Bai et de ses alliés.

A lire !

Extrait de la BD :



Résumé éditeur :

Alors que les Anglais poursuivent leur avancée en Inde, une résistance s’organise. Rani Lakshmi Bai, reine du Royaume de Jhansi, devient la figure de proue d’une sédition qui embrase toute la région. Courageuse, déterminée et prête à tout pour défendre son peuple et son trône, elle incarne l’esprit d’une révolte qui bouleverse les fondations d’un empire en pleine expansion. Ce troisième tome de la série à grand spectacle raconte son combat, ses alliances, ses doutes et ses victoires, dans une fresque historique vibrante et puissante.
Date de parution : 22 janvier 2026
Auteur : Simona Mogavino ,
Arnaud Delalande (scénario) Carlos Gomez (dessin) Luca Saponti ( couleur)
Éditeur : Delcourt – Hors Collection
Collection / Série : BD – Histoire / Biographique
Format / Pages : Cartonné – env. 63 pages
Prix : 16,50 €

La Maison Pichon Père et Fils propose un vin rouge Côte-Rôtie Promesse 2023 plein de vigueur (prix de vente en ligne: 55 euros) 

Le Côte-Rôtie Promesse de la Maison Pichon Père & Fils est un digne représentant du savoir faire d’un domaine souvent évoqué sur Publik’Art (Cornas Allégorie, Crozes Hermitage blanc, Viognier). Vin d’assemblage avec 97% de Syrah et 3% de Viognier, le vin se distingue à l’œil par sa belle robe violette. Le nez est expressif avec des touches de pivoine, de violette, de fruits rouges et de poivre noir avec également des notes mentholées. La bouche porte sur le fruit, cerise burlat et prune. La finale longue souligne des tannins fins. Le vin se déguste idéalement avec une bavette de Bœuf, une épaule d’agneau, du canard sauce au poivre vert, une côte de veau aux morilles, de la dinde farcie aux marrons et du comté. Le prix de vente en ligne de 55 euros démontre bien la qualité d’un vin à déguster avec un diner copieux et gourmand.

Publireportage:
Le sens de l’accueil, ça ne s’invente pas, ça se vit au quotidien. Lorsque la famille Pichon décide de déménager sa cave, elle imagine un lieu contemporain, élégant et ouvert sur le monde. Un espace convivial qui permette à tout passionné, particulier ou professionnel, de venir échanger, goûter les vins du domaine, visiter les chais et comprendre les subtilités des différents terroirs. Il y aura toujours un membre de la famille pour vous faire vivre de purs moments de bonheur et de belles émotions un verre à la main, en toute simplicité. Consciente qu’il existe une demande croissante du public pour la culture du vin et les visites de vignoble, la famille Pichon s’est également engagée dans un grand projet d’œnotourisme au lieu-dit « Chanson ». Ils mettent en lumière un héritage de la fin du XIXème siècle qui voyait les premiers trains de touristes débarquer à Ampuis pour visiter les caves et s’ébahir devant les premières pancartes accrochées aux parcelles portant les noms des vignerons propriétaires. Ils imaginent un lieu transversal pour déguster, se restaurer, visiter, appréhender les subtilités de la région.

[Manga] Printemps bleu – Édition prestige, de Taiyo Matsumoto (Delcourt / Seinen Tonkam)


[Manga] Printemps bleu – Édition prestige, de Taiyo Matsumoto (Delcourt / Seinen Tonkam)

Printemps bleu – Édition prestige propose une réédition de l’une des œuvres de jeunesse les plus singulières de Taiyo Matsumoto, maître du manga alternatif. Publié le 29 janvier 2026 par Delcourt / Tonkam, ce volume regroupe sept nouvelles indépendantes, toutes empreintes d’une esthétique reconnaissable et d’une capacité à explorer la violence urbaine, la désillusion et le malaise social à travers le prisme de la jeunesse.

Dans cette édition prestige, le lecteur découvre l’une des premières explorations thématiques de Matsumoto : une humanité en crise, des adolescents perdus dans un environnement urbain dur et souvent incompréhensible. L’auteur mêle des instants d’une poésie sombre à des scènes de violence et de désillusion sociale, créant un contraste puissant entre l’apparente banalité des situations et la profondeur émotionnelle de ses protagonistes. Matsumoto a la capacité de saisir une forme de malaise existentiel à travers des récits courts, ce qui rend la lecture à la fois immersive et dérangeante.

Les sept nouvelles qui composent Printemps bleu n’ont pas de personnages récurrents, mais toutes partagent une même sensibilité : l’errance, la difficulté de trouver sa place et le reflet d’une société malade à travers des regards adolescents. Cette approche narrative, à la fois fragmentée et cohérente, est saluée pour sa liberté formelle et sa capacité à provoquer chez le lecteur une réflexion plus large sur l’identité, la société et la poésie de l’étrange. Cette œuvre préfigure des thèmes que Matsumoto développera plus tard dans ses séries majeures, tout en gardant un ton plus cru et expérimental.

Graphiquement, l’album présente le style unique de Matsumoto : un trait expressif, parfois déformé, qui donne à ses personnages et à leurs environnements une présence instable mais intense. Ce style visuel accompagne judicieusement les récits courts et déphasés, renforçant l’impression de malaise et d’intensité émotionnelle. L’édition prestige, avec sa présentation soignée, offre une lecture confortable qui met en valeur le travail graphique et narratif original de Matsumoto.

Extrait du manga :


Résumé éditeur :

Publié une première fois en 1993 par les éditions Tonkam, retrouvez Printemps bleu en édition prestige ! Printemps bleu comporte sept nouvelles. Chacune possède des protagonistes différents, jeunes garçons, adolescents, voyous… mais tous retranscrivent la même violence urbaine, les mêmes désillusions, et surtout le même mal être d’une société malade. Cette fascination pour l’étrangeté, la folie, sont de nouveau mélangées à la poésie morbide du maître Matsumoto.
Date de parution : 29 janvier 2026
Auteur : Taiyo Matsumoto (scénario & dessin)
Éditeur : Delcourt – Seinen Tonkam
Collection / Série : Manga – Seinen / Drame & Société
Format / Pages : Broché – env. 211 pages
Prix : 19,99 €

[Album jeunesse] Belle et le Monstre, d’Alexis Bruchon (Gautier-Languereau / Les Histoires)


Belle et le Monstre, d’Alexis Bruchon (Gautier-Languereau / Les Histoires)

Belle et le Monstre est une réécriture moderne et poétique du conte classique La Belle et la Bête, imaginée par Alexis Bruchon, qui transpose l’histoire dans un univers doux-amer au cœur des pins méditerranéens. Publié en album chez Gautier-Languereau (collection Les Histoires), ce livre illustré s’adresse à un jeune public à partir de 6 ans, tout en proposant une approche narrative et visuelle qui parle aussi aux lecteurs plus âgés attirés par les contes revisités et les illustrations sensibles. 

Dans cette version, Belle n’est pas une simple villageoise, mais une pianiste au cœur vaillant qui se lance dans une aventure initiatique pour sauver son père disparu. Là où l’histoire traditionnelle met l’accent sur la transformation et l’amour, la réécriture de Bruchon met davantage l’accent sur la quête personnelle, le courage et le renversement des conventions du conte. L’album parvient à mêler tendresse narrative, illustrations délicates et attention à la psychologie des personnages, créant ainsi une lecture qui reste émotionnellement riche malgré sa simplicité apparente.

Graphiquement, l’ouvrage se caractérise par un style illustratif qui allie finesse et expressivité : les scènes de nature, les émotions des personnages, et la représentation du monstre marin sont toutes pensées pour susciter à la fois curiosité et empathie chez le lecteur. La dimension visuelle renforce le ton onirique de l’histoire, faisant de l’album une vraie expérience sensorielle, au-delà d’une simple lecture narrative.

Extrait visuel / ambiance :



Résumé éditeur :

Il était une fois, Belle, une pianiste au cœur vaillant.
Pour sauver son père, mystérieusement disparu,
elle n’hésite pas à conclure un marché avec un monstre marin.
Belle ne retrouvera sa liberté
que lorsque le Monstre aura terminé de peindre son portrait.

LE GRAND CLASSIQUE DE LA BELLE ET LA BÊTE RÉINVENTÉ SOUS LES PINS MÉDITERRANÉENS. 

Date de parution : 05 novembre 2025
Auteur : Alexis Bruchon (texte & illustration)
Éditeur : Gautier-Languereau – Les Histoires
Collection / Série : Album jeunesse / Conte réinventé
Format / Pages : Relié – 32 pages
Prix indicatif : 15,95 €

[BD] La Bête du nord – La Cité des mensonges, d’Oscar Martin & Leonel Alexis Castellani (Delcourt)


[BD] La Bête du nord – La Cité des mensonges, d’Oscar Martin & Leonel Alexis Castellani (Delcourt)

La Bête du nord – La Cité des mensonges s’inscrit dans la droite lignée de l’héroïc-fantasy musclée façon Conan : une aventure complète où un barbare légendaire, encore loin d’être roi, se retrouve mêlé à une mission qui s’annonce simple mais se révèle être bien plus sombre et complexe. Comme un hommage énergique aux récits barbares classiques, l’album offre une interprétation libre qui met l’accent sur l’action brute, les complots et l’ambiance de ville frontière infestée de brigands. L’histoire se déroule dans une cité aux rues étroites et fétides, où les alliances et les trahisons rythment chaque tournant de la quête.

Le personnage central, un guerrier solitaire épuisé par ses précédentes aventures, arrive dans une ville en pleine guerre de gangs. Ce qui semblait être un contrat facile – sauver la fille d’un chef de clan enlevée par un rival – se transforme rapidement en une conspiration mortelle. Si la trame narrative est attendue pour ce genre de récit (on sait assez vite que Conan triomphera), on reconnaît l’efficacité de la mise en scène et la cohérence de l’univers qui ne renie rien de son héritage sword-and-sorcery.

Graphiquement, l’album séduit par une mise en case dynamique où la sauvagerie des combats et l’atmosphère de la cité frontière se lisent clairement. Le trait de Leonel Alexis Castellani, associé à la narration d’Oscar Martin, explore à la fois la violence des affrontements et les décors oppressants, renforçant le sentiment d’une aventure à la fois épique et viscérale. Une lecture fluide qui plaira aux amateurs d’héroïc-fantasy “classique” tout en restant accessible à un public plus large grâce à son rythme soutenu.

Extrait de la BD :



Résumé éditeur :

Dans cette aventure inédite, le Cimmérien qui n’est pas encore roi accepte une mission simple : délivrer la fille d’un chef de clan enlevée par un rival. Mais dans les ruelles fétides de Hud-hund Engaun, les apparences sont trompeuses… Épuisé par ses aventures, un puissant barbare arrive dans une ville frontalière en proie aux brigands de la pire espèce. Engagé pour sauver la fille d’un chef de gang au milieu d’une guerre de territoires, le guerrier solitaire pense accepter un contrat facile. Il se jette dans une conspiration mortelle. Plongé malgré lui dans ce nid de vipères, la “Bête du Nord” va devoir rappeler à ces criminels ce qu’est la véritable sauvagerie. :contentReference[oaicite:0]{index=0}
Date de parution : 29 janvier 2026
Auteurs : Oscar Martin (scénario) & Leonel Alexis Castellani (dessin & couleurs)
Éditeur : Delcourt
Collection / Série : BD – Héroïc-Fantasy / Aventure
Format / Pages : Cartonné – env. 80 pages
Prix : 16,50 €

[BD] Druuna – Au commencement – Partie 3 : Diabolicus Morbus, de Marco Cannavò, Andrea Iula & Corrado Roi (d’après Paolo Eleuteri Serpieri) (Glénat)


[BD] Druuna – Au commencement – Partie 3 : Diabolicus Morbus, de Marco Cannavò, Andrea Iula & Corrado Roi (d’après Paolo Eleuteri Serpieri) (Glénat)

Druuna – Au commencement – Partie 3 : Diabolicus Morbus clôt une prélogie ambitieuse qui revisite l’univers post-apocalyptique et érotico-horrifique de Druuna. Aux côtés de l’héroïne culte imaginée par Paolo Eleuteri Serpieri, les auteurs Marco Cannavò (scénario), Andrea Iula et Corrado Roi (dessin) livrent une conclusion qui joue pleinement la carte de l’hybridation des genres : science-fiction sombre, horreur viscérale et érotisme explicite se combinent dans une narration qui ne ménage ni le lecteur ni son héroïne — un cocktail délibérément déstabilisant.

Dans ce troisième volet, Druuna poursuit sa descente vers les Enfers pour récupérer la conscience de Demetra et affronter une intelligence artificielle tyrannique nommée ALPHA. On note une évolution marquée vers le fantastique et un usage soutenu de motifs horrifiques qui renforcent l’atmosphère oppressante de cet univers dystopique. On peut apprécier l’audace visuelle et narrative, bien que l’on ressent parfois une répétition des éléments sensoriels (violence, sexe, visions cauchemardesques) qui peuvent fatiguer sur l’ensemble de la trilogie. Quoi qu’il en soit, l’ensemble se ressent comme une œuvre qui revendique sa singularité et son public averti.

Graphiquement, l’association des styles de Iula et Roi est à saluer pour sa capacité à traduire l’étrangeté du monde de Druuna : des décors apocalyptiques aux formes organiques saturées en passant par des scènes intimistes chargées d’une sensualité brute. Le dessin, parfois très cru, est au service d’une mise en scène qui nie la pudeur pour mieux plonger dans l’inconfort et l’intensité.

Une expérience à faire.

Résumé éditeur :

Avant Morbus Gravis : la conclusion d’une épopée horrifico-érotique L’aventure de Druuna se poursuit vers l’Enfer pour récupérer la conscience de Demetra. Afin de sauver les derniers humains survivants des guerres, de la pollution, des épidémies et de la tyrannie d’une intelligence artificielle connue sous le nom d’ALPHA, l’héroïne est prête à affronter de nombreux démons aux pulsions… très humaines.Avec ce troisième et dernier volume, le scénariste Marco Cannavò conclut le récit à deux voix consacré aux origines de l’incroyable monde dystopique et post-apocalyptique créé par Paolo Eleuteri Serpieri en 1985, toujours épaulé par les deux dessinateurs Andrea Iula (qui se consacre à l’histoire de Druuna elle-même) et Corrado Roi (qui prend en charge l’histoire de son ancêtre Demetra), dont l’amour pour le trait et l’univers original se ressent à chaque page.

Un mélange science-fiction, horreur et sexe est toujours aussi détonant !

Date de parution : 4 février 2026
Auteurs : Marco Cannavò (scénario), Andrea Iula & Corrado Roi (dessin & couleurs), d’après Paolo Eleuteri Serpieri
Éditeur : Glénat BD
Collection / Série : BD – Science-fiction / Horreur / Public averti
Format / Pages : Cartonné – 80 pages
Prix : 16,00 €

Un « Eugène Onéguine » à hauteur d’âme à l’Opéra Garnier

Un "Eugène Onéguine" à hauteur d’âme à l'Opéra Garnier
Photo Guergana Damianova/OnP

Un « Eugène Onéguine » à hauteur d’âme à l’Opéra Garnier

Il y a, dans l’ « Eugène Onéguine » mis en scène par Ralph Fiennes, une élégance qui frappe d’emblée. Rien ici ne cherche à forcer le sens ni à tordre l’œuvre pour l’actualiser à coups de concepts revisités.

Le metteur en scène avance à pas feutrés, presque en lecteur amoureux, préférant écouter Tchaïkovski et Pouchkine plutôt que leur répondre. Cette modestie apparente est précisément ce qui donne à la proposition sa force.

Le plateau, d’une épure totale, déroule un paysage mental plus qu’un décor narratif : quelques bouleaux, la neige qui tombe comme un souvenir persistant, et cette lumière qui semble venir de la mémoire elle-même.

On pourrait craindre le déjà-vu, mais Fiennes évite le piège du pittoresque en investissant chaque scène d’une tension intérieure et sensorielle.

Son vrai geste de metteur en scène d’une inspiration aussi littéraire que cinématographique, est avant tout humain. Tout se joue dans le sensoriel, les regards, les silences, les corps qui hésitent.

Une mélancolie slave à l’oeuvre

Fiennes y excelle : il filme presque le théâtre, cherchant ce qui affleure entre les mots, ce que la musique seule ne peut dire.

Face à elle, Onéguine n’est ni monstre ni simple dandy cynique. Il est cet homme trop lucide trop tôt, incapable de croire à ce qui lui est offert, et condamné à le comprendre trop tard.

La relation avec Lenski, traitée avec une délicatesse presque douloureuse, donne au duel une violence d’autant plus insoutenable qu’elle paraît absurde. Rien n’est surligné, tout est inexorable.

Dans la fosse, l’orchestre dirigé par Semyon Bychkov est guidé par la scène. La direction musicale épouse à merveille les élans et les replis du drame, laissant la partition se déployer sans lourdeur, avec une ferveur maîtrisée, presque fraternelle.

On sent une écoute mutuelle entre plateau et pupitre, une circulation dense qui donne à l’ensemble une cohérence rare.

La distribution, dépourvue de clinquant inutile, sert l’œuvre avec intelligence. Les voix semblent choisies pour ce qu’elles racontent plus que pour ce qu’elles impressionnent.

Tatiana (Ruzan Mantashyan) lumineuse sans affectation, déploie un soprano finement ciselé, à la ligne souple et à la projection maîtrisée, capable de passer de la ferveur adolescente à la noblesse intérieure sans jamais durcir le timbre.

Son chant semble toujours naître d’une nécessité intérieure, porté par une diction soignée qui rend chaque inflexion expressive.

Lenski (Bogdan Volkov) d’une sensibilité à fleur de peau impressionne, capable de suspendre le temps avant la catastrophe : autant de choix qui renforcent l’émotion sans jamais la forcer.

Bouleversant de sincérité, il offre une incarnation vocale d’une grande intensité poétique : le phrasé est long, habité, et la couleur du timbre, chaleureuse et solaire, enveloppe l’air d’adieu d’une mélancolie presque suspendue.

Quant à Onéguine (Boris Pinkhasovich) loin de toute froideur monolithique, il impose une voix au grain dense, élégamment contenue, où les élans retenus disent plus que les éclats.

Autour de ce trio central, les rôles secondaires se distinguent par leur précision et leur engagement, contribuant à cette impression précieuse d’un ensemble soudé, au service du drame plutôt que de la démonstration vocale.

C’est dans cette haute tenue collective, faite d’écoute et de respiration commune, que la musique de Tchaïkovski trouve ici l’un de ses plus beaux prolongements scéniques.

Les costumes et les mouvements chorégraphiques complètent cet univers avec un sens aigu de la mesure. Rien n’est décoratif pour le plaisir de l’être : tout participe à cette impression de beauté fragile, comme si l’opéra entier était construit sur le fil du souvenir et sa remémoration.

Cet Eugène Onéguine ne cherche pas à réinventer l’œuvre, et c’est précisément ce qui le rend précieux. Ralph Fiennes signe une mise en scène subtile et inspirée, qui croit encore que la sobriété, lorsqu’elle est habitée, se révèle profondément bouleversante.

Dates : du 26 janvier au 27 février 2026 et sur France TV le 9 février à 19h55 en directLieu : Opéra Garnier (Paris)
Mise en scène : Ralph Fiennes

L’ile au Trésor à la Folie Théâtre, un grand moment de rire à découvrir en famille

A la Folie Théâtre propose une adaptation haute en couleurs du classique de Robert Louis Stevenson publié en 1881 et qui n’a pas pris une ride en 2026. La mise en scène de Nicolas Desnoues place 2 comédiens (Geoffrey Lopez, Lucas Siri, Martin Protais et Nicolas Desnoues en alternance) qui multiplient les rôles pendant 50 minutes de spectacle menés tambour battant. L’humour est constant et les comédiens semblent s’amuser autant que les spectateurs de tous âges. Les costumes valsent et l’histoire plonge l’audience au cœur des caraïbes pour des aventures qui ne s’arrêtent jamais. Les péripéties s’enchainent sans trêve et les plus jeunes ont la yeux remplis d’étoiles alors que les parents sont contents de l’aventure. Le spectacle est dédié à toute la famille pour un voyage qui donne envie de voguer sur les flots pour une odyssée pleine d’action! Encore une réussite dans un théâtre où se jouent actuellement Pom Pom Pommes et Marlaguette pour les familles, à découvrir également.

Synopsis: Larguez les amarres et venez vivre une épopée palpitante qui revisite le célèbre roman d’aventure L’Île au trésor de Robert Louis Stevenson.

Lorsqu’un mystérieux étranger du nom de Billy Bones a poussé la porte de son auberge, le jeune Jim Hawkins ne s’attendait pas à être entraîné dans une incroyable chasse au trésor.
Mais le voilà embarqué pour les Caraïbes, à la recherche du légendaire trésor du redoutable pirate Flint.
Préparez-vous à hisser les voiles et à affronter les flots dans cette folle quête où le courage et l’amitié seront vos plus précieux alliés. Que l’aventure commence !

Bon à savoir : des effets stroboscopiques ont lieu pendant le spectacle.

Détails:

Du mercredi 7 janvier au dimanche 8 mars 2026.
A 14h30, les mercredis, les samedis et dimanches.
Pendant les vacances scolaires du lundi 23 février au dimanche 8 mars : tous les jours à 14h30.

[Comics] Hérétique, de Robbie Morrison & Charlie Adlard (Delcourt – Contrebande)


[BD] Hérétique, de Robbie Morrison & Charlie Adlard (Delcourt – Contrebande)

Hérétique est un thriller historique sombre et ésotérique, mêlant enquête, horreur et soupçons mystiques dans l’Europe du XVIᵉ siècle. Publié le 22 janvier 2026 par Delcourt dans sa collection Contrebande, cet album complet signé Robbie Morrison (scénario) et le fameux Charlie Adlard (dessin et couleurs) revisite avec intensité une époque où dogmes religieux, sciences naissantes et peurs collectives s’entrechoquent.

L’histoire se déroule à Anvers en 1529, où une série de meurtres rituels secoue la ville et attire l’attention de l’Inquisition. Le redoutable Bernard Eymerich charge Cornelius Agrippa, érudit, médecin, chevalier et occultiste, d’enquêter sur ces crimes. Avec l’aide de son jeune élève Johann Weyer, Agrippa devra naviguer entre superstitions, intrigues politiques et forces obscures, dans un contexte où toute divergence de pensée peut valoir le bûcher. 

Ce récit complet se veut à la fois intelligent et angoissant : avec des accents de Nom de la Rose ou de Sherlock Holmes médiéval, Hérétique explore les tensions entre foi et raison à travers une atmosphère lourde, où science et croyance s’affrontent sans concession. 

Graphiquement, Charlie Adlard délivre un travail puissant et texturé, qui capture autant la pesanteur des ruelles d’Anvers que la violence latente des scènes de confrontation. Son style, riche en contrastes et en détails, renforce l’immersion dans cet univers à la fois historique et inquiétant. 

Un récit original à découvrir !

Extrait de la BD :



Résumé éditeur :

Un magnifique RÉCIT COMPLET par ROBBIE MORRISON & CHARLIE ADLARD au format album, justifié par la beauté des pages de Charlie. La meilleure façon de le décrire ? Le croisement parfait entre Sherlock Holmes et Le Nom de la rose.
Ce thriller historique aux accents d’horreur et de surnaturel se concentre sur la relation entre le docteur, chevalier, avocat, occultiste, philosophe et magicien Cornelius Agrippa et son jeune élève Johann Weyer alors qu’ils enquêtent sur une horrible série de meurtres à Anvers au XVIe siècle.
Date de parution : 22 janvier 2026
Auteurs : Robbie Morrison (scénario) & Charlie Adlard (dessin & couleurs)
Éditeur : Delcourt – Contrebande
Collection / Série : BD – Thriller historique / Fantastique
Format / Pages : Cartonné
Prix indicatif : 19,50 €

[BD] Golgotha – Tome 02 : Cyriacus, de Alcante, Laurent-Frédéric Bollée & Enrique Breccia (Soleil)


[BD] Golgotha – Tome 02 : Cyriacus, de Alcante, Laurent-Frédéric Bollée & Enrique Breccia (Soleil)

Golgotha – Tome 02 : Cyriacus poursuit avec l’épopée de Golgotha, une série mêlant aventures, mythes, trahisons et enjeux puissants dans un cadre antique revisité. Publié le 29 janvier 2026 chez Soleil, ce deuxième volume signé Alcante, Laurent-Frédéric Bollée (scénario) et Enrique Breccia (dessin), accompagné de Sébastien Gérard à la couleur, développe un récit complexe où les destins personnels se heurtent aux forces historiques et surnaturelles. 

Dans ce nouvel opus, Lucius — désormais appelé Marcus —, gladiateur déchu de Pompéi et amputé, s’est façonné une nouvelle vie comme ouvrier sur le chantier du Colisée. Là, il rencontre Cyriacus, un jeune sculpteur qui lui forge un bras artificiel… et qui n’est autre que son propre fils. Leur relation, empreinte de tension et de sentiments refoulés, est rapidement mise à l’épreuve lorsqu’un marché cruel est imposé à Marcus : éliminer Al-Azar, un homme immortel, dans sa forteresse de Golgotha. 

La narration de Cyriacus mêle habilement drame familial, action foisonnante et enjeux mystiques. Les auteurs exploitent les contradictions du protagoniste — entre vengeance, rédemption et paternité — pour tisser une intrigue humaine intense dans un univers qui n’épargne ni ses héros ni ses lecteurs.

Sur le plan graphique, Enrique Breccia offre des planches puissantes, où chaque décor monumental et chaque combat respire l’énergie dramatique, renforcée par les contrastes de couleurs assurés par Sébastien Gérard. Le style visuel signature du dessinateur accentue l’atmosphère baroque et parfois brutale de cette fresque épique. 

On ne peut que regretter que cette mini-série ne trouve pas de suite avec un troisième tome qui ne verra jamais le jour.

Extrait de la BD :



Résumé éditeur :

Le destin d’un gladiateur déchu de Pompéi, devenu manchot et sous la coupe d’une riche et cruelle famille de la ville, son parcours le mènera de Rome jusqu’en Haute-Égypte à la recherche d’un certain Al-Azar, un homme immortel… En fuite de Pompéi, Lucius se fait désormais appeler Marcus et devient ouvrier sur le chantier du Colisée. Il y fait la connaissance d’un jeune sculpteur, Cyriacus, qui lui fabrique un bras articiel et n’est autre que son fils ! Hélas, ce dernier veut retrouver ses parents adoptifs… S’ensuit un terrible affrontement dans le monument en construction et un marché imposé à Marcus : tuer Al-Azar dans sa forteresse de Golgotha !
Date de parution : 29 janvier 2026
Auteurs : Alcante & Laurent-Frédéric Bollée (scénario), Enrique Breccia (dessin), Sébastien Gérard (couleurs)
Éditeur : Soleil
Collection / Série : BD – Fantastique / Aventure
Format / Pages : Cartonné – env. 96 pages
Prix indicatif :15,95 €

Le chanteur electro-pop Be My Wife a donné un inoubliable concert punk pop à la Galerie Au Roi

L’EP To deliver a feeling a fait une forte impression chez Publik’Art, l’interview de Federico Nessi alias Be my wife a confirmé le grand bien que l’on en pensait de sa musique et de l’homme, le concert à la Galerie Au Roi a achevé de nous convaincre, les chansons sont prenantes, l’ambiance était délicieusement punk, presque gothique. Après l’EP et les clips, ce concert a marqué une nouvelle étape, et quelque chose nous dit qu’on n’a pas encore tout vu!

Un concert tout en mystère

L’artiste a coloré sa chevelure en bleu et a peint son visage pour un aspect de masque sépulcral particulièrement réussi. Armé de sa guitare et accompagné de boites à rythme, il a fait face à la foule pour une prestation tout en conviction. Au chant et à l’instrumentation, il est resté concentré sur la foule, n’hésitant pas à multiplier les postures pour une chorégraphie ensorcelante. Le concert a donné lieu à un light show onirique pour parer la salle d’atours de crypte mérovingienne. Tous les morceaux du EP ont été interprétés notamment Me Cuesta, Another light, Radically Sealed, Who you are, les retours de la foule ont été enthousiastes, la voix du chanteur ressemble parfois à celle d’un ténor, parfois à celle d’un baryton avec des graves très chauds et puissants. L’heure de spectacle a captivé l’audience et confirmé que le concept imaginé par Federico tient plus que debout, les clips étaient déjà le fruit d’une imagination créatrice très vive, le concert a confirmé qu’il suit une route passionnante. La foule se tenait à quelques mètres du chanteur pour un effet immersif saisissant, la conceptrice événements & projets Anna Dotigny était à la manœuvre et le résultat était hypnotisant. De quoi donner envie de réécouter les morceaux du EP de Be my wife avec toujours autant de plaisir.

On attend avec impatience la suite des aventures de Federico Nessi, alias Be my wife, pour voir comment il pourra continuer à toujours nous surprendre un peu plus;

[Manga] Requiem, chevalier vampire – Tome 01, de Victor Santos & Seban (d’après Pat Mills & Olivier Ledroit) (Glénat Manga / Glénat)

[Manga] Requiem, chevalier vampire – Tome 01, de Victor Santos & Seban (d’après Pat Mills & Olivier Ledroit) (Glénat Manga / Glénat)

Requiem, chevalier vampire – Tome 01 marque l’arrivée en format manga de l’univers gothique et sombre de Requiem, phénomène de dark fantasy né dans la bande dessinée européenne. Cette adaptation signée Victor Santos (scénario) et Seban (dessin), supervisée par les créateurs originaux Pat Mills et Olivier Ledroit, est publiée le 21 janvier 2026 chez Glénat Manga.

Fauché par la mort, Heinrich se réveille amnésique dans un monde étrange nommé Résurrection, où le temps et les terres sont inversés. Transformé en chevalier vampire sous le nom de Requiem, il se retrouve plongé au cœur d’un conflit entre vampires et créatures démoniaques. Guidé par l’obsession de retrouver Rebecca, son amour passé — quelle que soit sa réincarnation — il enchaîne exploits et combats dans une quête autant mystique qu’intime.

Ce premier volume offre un récit où fantasy sombre et quête personnelle s’entrelacent. Entre combats sanglants, paysages oniriques et rencontres troublantes, l’adaptation au format manga donne une nouvelle impulsion à l’œuvre d’origine tout en conservant sa dimension tragique et mystérieuse.

Visuellement, le trait de Seban met en scène avec puissance cet univers macabre et gothique : les planches respirent une atmosphère lourde et immersive, tandis que les créatures et les batailles se déclinent avec un sens du détail et du mouvement qui captivent le lecteur. 



Résumé éditeur :

Mourir et vouloir la retrouver. Fauché par la mort, Heinrich se réveille amnésique sur Résurrection, un monde où le temps et les terres se sont inversés. Adoubé chevalier vampire sous le nom de Requiem, le voici projeté au cœur d’un conflit entre vampires et autres créatures démoniaques. Alors que ses premiers exploits s’écrivent dans le sang, une obsession le guide : retrouver Rebecca, quelle que soit sa réincarnation…  Découvrez l’adaptation radicale et furieuse de Requiem en manga.

Date de parution : 21 janvier 2026
Auteurs : Victor Santos (scénario) & Seban (dessin), d’après Pat Mills & Olivier Ledroit
Éditeur : Glénat Manga / Glénat
Collection / Série : Manga – Seinen / Dark Fantasy
Format / Pages : Broché – env. 228 pages
Prix indicatif : 7,90 € (papier)

[Comics] Wolf-Man – Intégrale 2, de Robert Kirkman & Jason Howard (Delcourt – Contrebande / Invincible Univers)


[Comics] Wolf-Man – Intégrale 2, de Robert Kirkman & Jason Howard (Delcourt – Contrebande / Invincible Univers)

Wolf-Man – Intégrale 2 conclut avec force la saga du lycanthrope, une série de comics mêlant fantastique, action et super-héros qui s’inscrit dans l’univers étendu d’Invincible. Publié le 29 janvier 2026 chez Delcourt dans les collections Contrebande et Invincible Univers, ce second volume d’intégrale rassemble la seconde moitié de la série originale, offrant une lecture complète et intense pour les amateurs de récits surnaturels et de comics d’action.

Dans ce final, Gary Hampton, alias Wolf-Man, se retrouve jugé et condamné pour meurtre puis emprisonné à la forteresse de Stronghold, face à ceux qu’il avait lui-même enfermés. Coincé entre des ennemis acharnés, révélations machiavéliques et traumatismes du passé, il doit affronter des forces qui dépassent la simple bête qui sommeille en lui. Parallèlement, des complots ourdis par l’énigmatique Ancien prennent forme, tandis que le sort du jeune Zacharie se joue dans un ultime dénouement. 

Cette intégrale est un équilibre plutôt réussi entre ambiance sombre, enjeux personnels et explosion d’action. Robert Kirkman (auteur de Walking Dead et Invincible) continue de mêler éléments fantastiques à la dynamique super-héroïque, tandis que Jason Howard livre des planches puissantes et immersives. Les couleurs, signées Fco et Ivan Plascencia, ajoutent une profondeur visuelle bienvenue à l’ensemble, renforçant l’atmosphère lycanthropique du récit.

Dans Wolf-Man, les métaphores classiques du loup-garou — lutte entre humanité et bête, héritage et responsabilité — prennent une dimension narrative enrichie, rendant cette intégrale indispensable pour les fans de fantasy urbaine et de comics super-héroïques à tonalité mature.



Résumé éditeur :

Suite et fin dans ce second volume des aventures de Wolf-Man, créé par Robert Kirkman & Jason Howard, pour une série qui évolue dans l’univers d’Invincible. Gary Hampton, alias Wolf-Man, a été jugé et condamné pour meurtre ! Enfermé dans la prison de Stronghold, il se retrouve face à face avec les ennemis qu’il a enfermés. Par ailleurs, le plan machiavélique de l’Ancien est révélé, et le sort final de Zacharie est scellé !

Date de parution : 29 janvier 2026
Auteurs : Robert Kirkman (scénario) & Jason Howard (dessin)
Coloristes : Fco & Ivan Plascencia
Éditeur : Delcourt – Contrebande / Invincible Univers
Collection / Série : Comics – Fantastique / Super-héros
Format / Pages : Cartonné – env. 286 pages
Prix indicatif : 29,95 €

Brecht sans aspérités au Théâtre de la Ville

Brecht sans aspérités au Théâtre de la Ville
(©) Nadège Le Lezec

Brecht sans aspérités au Théâtre de la Ville

Il y a chez Emmanuel Demarcy-Mota une foi sincère dans le théâtre. Le paradoxe, c’est qu’il y croit parfois un peu trop. « Le Cercle de craie caucasien » en est ici une illustration : un spectacle dense, esthétique, surchargé de signes — comme si Brecht, pour être entendu aujourd’hui, devait être souligné au stabilo.

Dès les premières minutes, le ton est donné : la scène est occupée, animée, saturée. Les corps circulent, les voix se superposent, la musique illustre. Tout est en mouvement, tout le temps. Et très vite, une question surgit, tenace : à quel moment va-t-on nous laisser regarder, nous bousculer vraiment ?

Brecht est un auteur ombrageux, contestataire. Il supporte le silence, la frontalité, la lenteur même. Mais ici, Demarcy-Mota semble redouter l’ennui comme un péché capital. Alors il commente, il accompagne, il souligne. Trop souvent.

Chaque idée est redoublée par un dispositif. Chaque émotion est encadrée par un effet. Résultat : la fable perd de sa netteté, la pensée de sa rugosité, de sa radicalité. On comprend tout — mais on ressent moins. Et dans un théâtre qui devrait réveiller le spectateur, c’est un paradoxe.

Une troupe vaillante

Le chœur, omniprésent, finit par fonctionner comme une architecture bien huilée. Il encadre, il répète. À force d’être partout, il cesse d’être dangereux. Là où Brecht voulait une distance critique, la mise en scène installe une distance esthétique : belle, maîtrisée, mais parfois anesthésiante.

On reconnaît la signature Demarcy-Mota : précision, énergie, collectif. Mais aussi ses limites : une difficulté à faire confiance au danger, à la fragilité, à l’inachevé. Comme si le spectacle devait toujours prouver qu’il fait théâtre.

Mais heureusement il y a Élodie Bouchez, magnifique, qui fait figure de sentinelle salutaire. Là où la mise en scène surjoue, elle retire. Là où le spectacle affirme, elle doute. Son jeu introduit une faille, une respiration presque clandestine.

La troupe vaillante dans son ensemble est le cœur battant du spectacle. Il y a dans leur jeu une énergie fraternelle, chorale, souvent généreuse. Ils titillent sans cesse le public, cherchent l’accord juste entre distance et émotion ; le pari fonctionne plus souvent qu’il ne vacille.

La pièce ne se contente pas d’être une fable morale : elle interroge la justice, la légitimité, la propriété — de la terre, de l’enfant, de l’avenir — et le fait avec une acuité très politique. Demarcy-Mota aurait pu bâtir un Cercle plus nu, plus tranchant, plus cruel — au-delà de ce grand ensemble parfaitement orchestré.

« Le Cercle de craie caucasien » parle aussi de renoncement, de responsabilité collective. Des sujets brûlants. Mais à force de vouloir tout dire, tout montrer, tout esthétiser, la mise en scène émousse la radicalité du propos. On sort convaincu, oui — mais rarement ébranlé.

 Dates : du 28 janvier au 20 février 2026 – Lieu : Théâtre de la Ville (Paris)
Mise en scène : Emmanuel Demarcy-Mota

Sortie du nouvel album de David Delabrosse « Les mots modernes » le 6 février 2026

David Delabrosse a déjà une longue carrière derrière lui. Il garde toujours une insatiable curiosité et manie les mots avec justesse et poésie. Il revient aujourd’hui avec un nouvel album intitulé Les Mots Modernes, sortie prévue le 6 février 2026, et le chanteur rennais garde toute sa pertinence, l’âge avance certes mais ne lui enlève ni son charme ni sa lucidité.

De la chanson française de qualité

Le premier extrait de cet album, Équilibre Délicat, est un duo avec Denis Piednoir, et la chanson enchaine les paroles malignes, entre ironie et recul sur le réel. Lorsqu’il chante « Toi, tu s’rais plutôt quoi, footing ou yoga ? Hammam ou sauna », on sait bien qu’il interpelle une classe d’être humain qui court les rues, il est taquin mais interroge sur les choses importantes de l’humain du XIXe siècle, pas une prochaine révolution mais son quotidien le plus banal. David a rencontré Denis en juin 2023 aux Rencontres d’Astaffort au cœur des ateliers initiés par Francis Cabrel, tous deux sont devenus complices et la chanson offre un dialogue plein de charme avec 2 voix qui s’accordent aussi bien que celles de John et Paul avant eux. La production très ciselée est l’œuvre de Denis Piednoir (Clio, Bruno Putzulu) pour un cadre raffiné constellé de guitares acoustiques et de claviers analogiques. L’atmosphère est feutrée, confortable comme un coin du feu chaleureux. A l’œuvre depuis une vingtaine d’année, David Delabrosse multiplie les casquettes. Ecriture, composition et interprétation pour un répertoire à la fois recherché et grand public, de ceux qui devraient capter une bien plus grande audience. Son nouvel album reflète son passage doux amer de la cinquantaine, content d’être toujours là mais chagriné par le cours que prend le monde. Il utilise l’humour pour pointer du doigt les travers de ses semblables, sans acrimonie mais sans œillères. Il n’y a qu’à voir les titres de ses chansons pour se rendre compte de son ton amusé. En cinquantaine, Super quinqua, Une longue lignée, Une vie en l’air, il voit le passé, contemple le présent et imagine encore le futur, c’est bon signe. Il dit «à 51 ans, peut-on commencer le judo et remporter les JO?» dans Super Quinqua, «on peut se voir comme un vieux con» dans En cinquantaine, de l’humour toujours, ça fonctionne et ça interpelle avec bienveillance et honnêteté. .

L’album de David Delabrosse est un futur classique, il donne à 2026 des teintes roses bleues qui font du bien, vivement le concert.

Journal d’une gymnaste (Casterman poche)

Journal d’une gymnaste (Casterman poche)

Les éditions Casterman poche nous propose un livre fort : Journal d’une gymnaste. Ce livre aborde avec beaucoup de justesse un sujet à la fois bouleversant et primordial. Celui de violences sexuelles dans le sport.
C’est l’histoire de Tessa, gymnaste, qui vit pour sa passion. On la suit tout au long du roman. Sa maman est présidente de son club de gymn et son papa en est le kiné. Quant à sa petite soeur, tous les espoirs sont tournés vers elle car elle est très douée. 
Du coup, Tessa souffre de « passer » en second… A la maison, on ne parle que gymn, toute la journée !
Cetet année, le club a embauché un entraineur et du coup, c’est la grande joie. Raphaël a de grandes ambitions pour toutes ces gymnastes… Quant à elles, elles craquent pour lui…
Jusqu’au jour où …
Journal d’une gymnaste est un roman qui peut être lu dès l’âge de 13 ans. Il est important que nos jeunes enfants soient au courant de ce qui peut arriver et de ce qui ne doit jamais être toléré. Important aussi qu’ils puissent en discuter, sans tabou. Il sort aujourd’hui !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 04/02/2026
Auteur : Annelise Heurtier
Editeur : Casterman poche
Prix : 7,50 €

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