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Le salon art 3f bat son plein Porte de Versailles à Paris

Le salon Art 3f ouvre ses portes le weekend du 27 et 28 septembre 2025. Au programme, art moderne pour toute la famille avec des peintures, des sculptures et des photographies, c’est coloré, c’est varié, un vrai plaisir pour les yeux, le tout dans une ambiance conviviale et décontractée. Sur un niveau, des dizaines d’exposants montrent leurs œuvres, dont Manchot avec ses œuvres très Pop Art qui plairont aux enfants avec tous les personnages de la pop culture, Pikachu, Mickey et compagnie, dans des graphismes très travaillés. Il faut se plonger dans ce monde trépidant pour trouver son bonheur!

Synopsis:

Plongez dans trois jours d’effervescence artistique où talents émergents et confirmés se rencontreront pour célébrer l’art sous toutes ses formes. Cette nouvelle édition tiendra à nouveau toutes ses promesses ! Un événement ouvert à tous : que vous soyez amateur d’art, collectionneur ou simplement curieux de découvertes, art3f est l’occasion d’acquérir des œuvres des plus abordables aux plus prestigieuses !

Au programme :

Peintures, sculptures, photographies… Des rencontres directes et un partage d’émotions sincères avec des artistes et galeristes nationaux et internationaux, de l’art accessible, de l’émerveillement et de la découverte, le tout dans une ambiance décomplexée, conviviale et décontractée.

Le salon propose un espace détente et restauration, où l’on peut déguster un repas chaud ou un simple snack, au rythme de notes jazz.

art3f s’inscrit dans le courant de l’art abordable.

Aller à la rencontre de l’art sans préjugés et laisser l’émotion prendre le pas tout en ayant un niveau d’exigence en phase avec les tendances du milieu de l’art international, bouger les lignes des traditionnels salons marchands d’art contemporain, en redonnant à ces événements un côté humain et chaleureux, telle est l’identité d’art3f.

Toutes les œuvres exposées sont disponibles à la vente.

Sortie de la BD Gerda Taro, une photographe en guerre aux éditions Le Boite à Bulles

La photojournaliste allemande Gerda Taro est née en Allemagne en 1910 et morte au cœur de la Guerre d’Espagne en 1937. Première femme journaliste, Greta Taro était dotée d’une personnalité forte, elle n’hésitait pas à prendre des risques pour prendre le cliché le plus proche de la réalité. Le photographe de guerre le plus connu reste encore aujourd’hui Robert Capa qui fut son compagnon, Gerda Taro fut sa contemporaine, une des premières femmes photoreporters, avant Lee Miller, autre grande figure féminine pendant la seconde guerre mondiale. Un peu oubliée aujourd’hui, elle porte le nom d’une rue à Paris dans le 13e arrondissement et la BD lui rend un bel hommage pour réanimer le souvenir d’une femme forte, déterminée, et férocement antifasciste. Les dessins sont soignés, la narration est dynamique et les clichés les plus connus sont montrés avec talent, l’époque troublée entre l’après première guerre mondiale et la montée des dangers pendant les années 30 est avivée comme un avertissement pour aujourd’hui. Un bel ouvrage à découvrir pour cette rentrée 2025!

Synopsis: Le destin de Gerda Taro, pionnière du photojournalisme, figure de la lutte antifasciste, à l’origine du mythe Robert Capa et pourtant injustement méconnue.

Si l’on se souvient aujourd’hui du légendaire reporter de guerre Robert Capa, c’est en partie grâce à Gerda Taro. Son nom, c’est elle. Le lancement de sa carrière, c’est elle. Certains de ses clichés les plus célèbres, c’est encore elle.
Mais Gerda Taro ne fut pas seulement l’ombre de Capa. Elle fut d’abord et surtout l’une des premières femmes photoreporters. Avant Lee Miller, elle est l’une des premières à partir sur les zones de conflits, au cours des années 1930. Animée par la ferme conviction que l’information peut changer le monde, elle n’hésitera pas à se rendre sur le front espagnol dès 1936 pour couvrir la guerre civile et combattre, à sa manière, le fascisme grandissant en Europe.

Injustement oubliée à la faveur de son compagnon de route et compagnon de vie, Robert Capa, la figure de cette pionnière du photojournalisme, farouche défenseuse de la liberté et de la condition féminine, est enfin réhabilitée par Fabrice Garate Delgado et Sylvain Combrouze.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Fabrice Garate / Sylvain Combrouze

Nombre de pages / Prix: 256 pages / 27 euros

[BD] Simone, tome 3 : Mais un jour dans notre vie, le printemps refleurira (Glénat)

De la déportation à la justice

En 1972, Simone Lagrange reconnaît à la télévision le visage de Klaus Barbie, le bourreau qui l’avait arrêtée trente ans plus tôt. Ce choc réveille le souvenir de son adolescence brisée : l’arrestation à Lyon, Drancy, la déportation à Birkenau, la marche de la mort, puis la libération. À travers ces fragments de mémoire, ce troisième tome retrace le chemin d’une enfant résistante devenue témoin infatigable.

Un récit d’une grande justesse

Jean-David Morvan tisse un scénario dense qui alterne passé et présent. Le lecteur ressent la peur, la faim et la violence des camps, mais aussi la reconstruction difficile d’une femme qui refuse le silence. La parole de Simone, son courage au procès Barbie, rappellent l’importance de la mémoire et de la justice face à l’oubli.

Un dessin au service de l’émotion

Le trait clair de David Evrard et la colorisation subtile de Walter Pezzali rendent l’horreur supportable sans l’édulcorer. Les visages portent la douleur, les paysages glacés transmettent l’effroi. Chaque case respire la dignité et la pudeur, offrant un équilibre rare entre témoignage historique et sensibilité graphique.

Un témoignage essentiel

Ce dernier volume conclut magistralement une trilogie indispensable. Simone n’est pas seulement l’histoire d’une survivante : c’est un appel à la vigilance et à la transmission. Une bande dessinée bouleversante qui marque par sa force et son humanité.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

En 1972, la télévision affiche le portrait d’un vieil homme et cherche des témoins qui pourraient reconnaître en lui un nazi recherché depuis la fin de la guerre : Klaus Barbie. En le voyant, Simone Lagrange, 42 ans, voir ressurgir un douloureux passé. Cet homme, elle le reconnaît. Chef de la Gestapo de Lyon, il fut son tortionnaire à partir du 6 juin 1944. Elle se souvient de la jeune fille qu’elle était, du basculement de la France vers le régime de Vichy et du camp de Drancy, antichambre d’Auschwitz…  Dans ce dernier tome, elle se souvient des travaux forcés et de la confusion qui règne dans le camp, juste avant que l’Armée rouge n’entre. La libération est proche, mais l’horreur toujours là. Nous sommes en janvier 1945 et les gardiens commencent des évacuations, c’est la longue « marche de la mort » qui attend les déportés. Parmi eux, Simone entame une marche pour la vie. Aujourd’hui, la guerre est terminée, mais Simone témoigne pour que plus jamais l’histoire ne se répète. En tant que survivante, elle sera un témoin clé dans le procès de Barbie et combattra les négationnistes.
Triptyque historique qui revient sur l’histoire d’une résistante française, déportée à Birkenau, autant que sur le déroulement du procès historique de Barbie, ce biopic bouleversant arrive à décrire l’indicible à travers un langage visuel subtil. Un témoignage fort et puissant qui confirme le talent des auteurs d’Irena.

Date de parution : le 24 septembre 2025
Auteur(s)
: Jean-David Morvan (Scénariste)
David Evrard (Dessinateur)
Walter Pezzali (Coloriste)
Genre : histoire
Editeur : Glénat
Prix : 15,00 €

« Le Repas des fauves », un cluedo sous haute tension de retour sur scène

« Le Repas des fauves », un cluedo sous haute tension sur France 4
Le Repas des fauves – Mise en scène Julien Sibre (© Fabienne Rappeneau)

« Le Repas des fauves », un cluedo sous haute tension de retour sur scène

Nous sommes en 1942 dans la France occupée. Un huis clos se noue dans un appartement cossu parisien. Sept amis se retrouvent pour fêter un anniversaire. Mais ces gens ordinaires, peu préoccupés de l’Occupation, vont se retrouver confrontés à une situation kafkaïenne.

Deux officiers allemands ont été abattus devant leur immeuble. Le Commandant Kaubach – il adore Horace et Virgile – vient leur annoncer poliment qu’ils devront désigner deux otages parmi les convives… c’est son cadeau d’anniversaire ! « Si vous ne vous décidez pas, je vous fais fusiller tous les 7 ! »

Vahé Katcha, écrivain français d’origine arménienne, disait de sa nouvelle, Le repas des fauves : « C’est un sauve-qui-peut pathétique ».

Sauve qui peut…

La pièce installe un huis clos haletant plein de suspens et de retournements dont la condition humaine avec sa part d’ombre imprime furieusement le tempo. Elle plonge le spectateur dans les affres de l’âme humaine et les plus vils stratagèmes imaginés par l’homme pour sauver sa peau et qui se voit également confronté à sa responsabilité de désigner l’autre (son ami ?) et à sa peur panique de la mort.

Le rare courage des uns se dispute alors à la lâcheté et à la veulerie des autres où les amis d’hier deviennent des adversaires dans l’unique dessein de se sauver. Une fuite en avant donc qui contraint les personnages au mensonge envers l’autre, à la mauvaise foi, à la trahison et à un individualisme exacerbé. Mais aussi à un lâcher prise décomplexé et révélateur d’une condition terriblement humaine.

La mise en scène de Julien Sibre orchestre à merveille cette tension psychologique (du dedans), entre les personnages à l’abri de joutes verbales aussi féroces qu’empreintes d’humour noir, avec celle du dehors et son réalisme brut, contrebalancé par des images graphiques animées (dessins de Cyril Drouin) et d’archives projetées, pour évoquer l’extérieur et son conflit ravageur.

Les comédiens dans une efficacité redoutable nous embarquent complètement à travers leurs personnages nuancés et toujours justes.

Date : Depuis le 17 septembre 2025 – Lieu : Théâtre Hébertot (Paris)
Metteur en scène : Julien Sibre

2 comédiens en ébullition dans la pièce Gauguin Van Gogh au Lucernaire

Le Lucernaire invoque l’esprit de 2 des plus célèbres peintres du XIXe siècle pour un face à face tendu entre 2 génies marqués par le doute perpétuel. Alexandre Cattez (Un soir chez Renoir) et William Mesguich (mise en scène de Opérapiécé Opus 2) forment un duo mal assorti obligé de cohabiter dans le Sud de la France. La politesse initiale a tôt fait de laisser place aux fêlures d’abord mises sous l’entonnoir mais qui ne demandent qu’à ressortir pour faire s’opposer 2 esprits trop épris d’absolu pour accepter le compromis. Les performances des comédiens ne laissent aucune place au doute, Gauguin Van Gogh est un sommet de la saison théâtrale.

Duel au soleil

Van Gogh et Gauguin sont devenus aujourd’hui des véritables icônes de la peinture, il suffit pour s’en convaincre de voir les prix vertigineux atteints par leurs toiles (transaction avoisinant les 300 M$ pour Quand te maries-tu ? de Paul Gauguin lors de sa vente au Qatar en 2015, presque 150 M$ pour Portrait du Dr. Gachet de Vincent Van Gogh en 1990). Ce qui parait aujourd’hui indiscutable l’était beaucoup moins du vivant des 2 artistes. Exilé volontaire à Arles, le premier ne parvient pas à vendre ses toiles malgré sa très forte productivité et il lui faut le soutien financier de son frère Théo pour garder la tête hors de l’eau. Le second a subi les effets d’une crise financière le forçant à quitter son métier de courtier en Bourse, sa famille et le Danemark pour peindre à plein temps. Gauguin débarque chez Van Gogh et il se demande dès le départ si cette cohabitation est une bonne idée. L’enthousiasme exubérant de son hôte semble le convaincre de voir les choses du bon côté, mais le doute l’habite. Van Gogh se contente de peu, son habitat est rustre, son restaurant de prédilection est décevant, Gauguin garde le sens de la mesure, il ne se voile pas la face ce que Van Gogh parvient à faire assez aisément. La pièce de théâtre est longtemps emprunte d’une lutte silencieuse, pour le bien d’une cohabitation pourtant déséquilibrée par nature. La mise en scène de Cliff Paillé et Noémie Alzieu se concentre sur l’intérieur du logis de Vincent à Arles, des chevalets, une table, 2 lits, la dureté du quotidien semble ne pas toucher Vincent mais pèse sur les épaules de Paul. Les comédiens habitent littéralement leurs rôles, William Mesguich arbore une seyante chevelure rousse et un regard halluciné quand il contemple ses toiles. A contrario, Alexandre Cattez joue plus sur la retenue pour faire d’autant plus vibrer ses éclats de colère. Les 2 génies sont le feu et la glace, le tonnerre et la tempête, indissociables mais polarisés dans des contraires qui font des étincelles. Le duo subjugue littéralement l’audience, leurs compétences théâtrales sont mises à contribution avec succès, le drame est à l’horizon quand Vincent empoigne un couteau dans la scène finale après des éclats de voix qui font vibrer les murs du Lucernaire. L’auteur de l’ouvrage à la base de la pièce évoque les tensions familiales comme source des tourments futurs, avec un Van Gogh corseté par son père pasteur et un protestantisme castrateur, a contrario Gauguin a vu le monde depuis le Pérou de son enfance pour une ouverture d’esprit plus large et une liberté d’esprit plus affirmée. La pièce donne des pistes pour expliquer la natures si contraires des 2 artistes, non sans humour ni sans drame.

Gauguin Van Gogh est une pièce de théâtre d’une intensité saisissante, à le pas manquer au Lucernaire.

Synopsis: C’est l’histoire d’une cohabitation entre deux génies, qui ne s’est pas très bien terminée. L’événement final, l’oreille coupée de Van Gogh, tout le monde le connait. Mais comment en est-il arrivé à ce niveau de désespoir, à ce geste insensé ? Quelques semaines plus tôt, Gauguin rejoint Vincent à Arles. Ce dernier y vit depuis quelques mois, avec une certaine sérénité, la joie dans le pinceau. L’idée ? Fonder là, en Provence, une maison d’artiste. La pièce retrace ces neuf semaines incandescentes. En condensé, bien sûr, mais dans un vrai souci de fidélité aux nombreux éléments connus, car écrite sous la vigilance experte de David Haziot. Amitié, génie, fragilités… Venez vivre la colocation la plus fébrile de l’Histoire de l’art.

Détails:

Du 3 septembre au 16 novembre 2025, Théâtre Noir

Mercredi > samedi 18H30 | Dimanche 15H

Une exposition stupéfiante de réalisme avec Destination Lune à l’Atelier des lumières à partir du 24 septembre 2025

L’Atelier des lumières propose un parcours sur la lune, rien de moins. Les images et les sons plongent les spectateurs abasourdis dans la conquête spatiale et les missions Apollon qui ont mené 12 astronautes sur le sol lunaire. Les images captivent, le son immerge totalement. Il suffit d’assister au décollage spectaculaire de la fusée Saturn V pour s’en convaincre. Le sol tremble, le corps palpite, la plongée dans la poussée des réacteurs vaut à elle seule le déplacement. Puis une fois la fusée lancée, les visiteurs de l’Atelier des Lumières sont immergés dans la salle de contrôle à Houston, Texas. Le stress, l’excitation, les yeux écarquillés, l’immersion dans une aventure humaine sans précédent laisse sans voix. Le guide est nul autre que Tom Hanks, ou plutôt la voix française de Tom Hanks, il ne manque que la réplique « Houston, on a un problème » pour se croire au cinéma. Il faut dire que le voyage vécu pendant près d’une heure est tout à fait cinématographique, impressionnant, tout y est. Les premiers pas de Neil Armstrong sur notre satellite, le véhicule lunaire, les échantillons de pierre ramenés littéralement du ciel, le moment est grandiose. Avec en plus les commentaires des futurs membres de la mission Artémis qui vise à ramener des êtres humains sur la lune en 2026, on se sent tout petit face à ce défi technologique et humain. Le moment est proche de la magie, avec des images inoubliables et peut-être… des futures vocations? L’Atelier des lumières propose une expérience immanquable à découvrir rue Saint-Maur à partir du 24 septembre 2025.

Synopsis: Plongez dans une expérience immersive à 360° qui vous place au cœur du plus grand voyage de l’humanité.
Co-écrit par Tom Hanks, Destination Lune invite les spectateurs de tous âges à ressentir l’émerveillement, le courage et l’excitation de la conquête de la lune. Grâce à des projections spectaculaires, une musique orchestrale envoûtante et des images rares de la NASA, vous revivrez les missions Apollo et en apprendrez plus sur le futur programme Artemis.

Une immersion dans la conquête de la lune, co-écrite par Tom Hanks. Fasciné depuis toujours par l’exploration spatiale, Tom Hanks nous fait revivre l’aventure légendaire des missions Apollo. Entre images spectaculaires et échanges passionnants avec les astronautes d’Artemis, il nous entraîne au cœur du grand retour des vols habités sur la Lune.

Images de la NASA restaurées et son spatialisé pour une immersion spectaculaire. Cette expérience immersive mêle images d’archives de la NASA et photographies issues des films originaux du programme Apollo. Les milliers de clichés pris sur la Lune, restaurés par l’expert Andy Saunders, sont projetés à grande échelle, révélant des détails jusque-là invisibles. La narration, assurée par Jean-Philippe Puymartin (voix française emblématique de Tom Hanks), apporte un regard à la fois sensible et éclairé sur l’histoire spatiale.

[Comics] La Ballade des Frères Blood, par les auteurs de 100 Bullets (Delcourt)

Une quête familiale au cœur du Far West

Trois frères partent à travers les terres sauvages du Texas pour sauver leur mère kidnappée, après que leur père — le pasteur du village — a été assassiné. Ils doivent affronter des hors-la-loi impitoyables, la furie de la nature, des chasseurs de primes et leurs propres démons. Le récit plonge le lecteur dans un western brutal et tragique, où la vengeance se mêle à la filiation. 

Le duo de 100 Bullets en terrain connu

Brian Azzarello retrouve Eduardo Risso, complice de longue date sur 100 Bullets, pour un western à l’ambiance noire. Le scénario fait la part belle aux tensions, aux silences lourds, aux confrontations morales. Le récit ne s’étend pas sur le manichéisme : les personnages portent des zones d’ombre, les forces antagonistes ne sont pas toujours clairement identifiables.

Un trait puissant, des ambiances visuelles

Le dessin de Risso, expressif et nerveux, s’accompagne d’une coloration maîtrisée qui accentue l’atmosphère oppressante et la violence latente. Les paysages sauvages et les visages burinés sont mis à l’honneur. Seul petit bémol : on a parfois du mal à identifier clairement les protagonistes (le trait particulier du dessin ne le permet pas toujours).

Un western sombre et marquant

La Ballade des Frères Blood est un western sans concession, à la fois âpre et lyrique, porté par un duo d’auteurs qui savent mêler action, psychologie et émotions. Ceux qui aiment les récits de vengeance, de famille fracturée et d’honneur perdu y trouveront un souffle sombre, visuellement magnifique et narrativement exigeant.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Brian Azzarello retrouve Eduardo Risso, son collaborateur sur 100 Bullets, pour une quête violente et sauvage où les trois personnages principaux tentent de sauver ce qui reste de leur famille. Des flingues, de la vengeance… Et encore des flingues.
Le Far West de la fin du XIXe siècle. Trois enfants traversent la frontière sauvage du Texas pour secourir leur mère, kidnappée par une impitoyable troupe de hors-la-loi, qui ont aussi assassiné leur père, le pasteur du village. Tout au long de leur voyage, nos héros vont affronter l’hostilité d’une nature impitoyable, des animaux mortels, des chasseurs de primes sans foi ni loi et bien pire encore…
Date de parution : le 17 septembre 2025
Auteurs
: Brian Azzarello (Scénario), Eduardo Risso (Dessin)
Genre : BD, western
Editeur : Delcourt
Prix : 25,50 € (224 pages)
Acheter sur : BDFugue

[BD] La ruée vers l’or (La véritable histoire du Far West / Glénat)

Le mirage de l’eldorado

Mai 1848. À San Francisco, Samuel Brannan lance la nouvelle suivante, scandée dans les rues : « De l’or, de l’or, de l’or ! Il y a de l’or dans l’American River ! ». Il saisit immédiatement l’opportunité : acheter outils, pelles, tamis, revendre à prix fort — et devenir le tout premier millionnaire californien. Dans le même temps, la ruée vers l’or s’emballe : des centaines de milliers d’hommes et femmes convergent vers la Californie, portés par le rêve de fortune.

Rêve & désillusions

Blengino, Goy et Meli, épaulés par l’historien Farid Ameur, tissent un récit lucide du mythe américain. Le livre ne s’attarde pas seulement sur les paillettes, mais sur les conséquences : les fourberies, l’épuisement, la misère. Moins d’un pour cent deviendra riche ; la majorité subira les aléas d’une quête périlleuse.  À travers ce prisme, la ruée devient un révélateur des aspirations humaines — jusqu’où aller pour transformer un rêve en réalité ?

Une mise en images au service du propos

Le dessin de Roberto Meli restitue avec les décors de l’époque : les habitations en construction, les campements rudimentaires, la poussière des chantiers et l’espoir gravé sur les visages. Le style graphique, soutenu par une narration fluide, permet de naviguer de s’immerger sans difficulté dans ce récit d’époque.

En Bref,

La ruée vers l’or n’est pas seulement un divertissement historique : c’est une expérience visuelle sur les coulisses du rêve californien. En confrontant la promesse d’or à la dureté des réalités, l’album expose les mécanismes de la spéculation, les illusions collectives et les choix individuels. Le lecteur en sort à la fois fasciné et lucide — conscient que les mythes naissent souvent des silences que l’histoire tait.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Mai 1848, le commerçant Samuel Brannan répand la nouvelle à grand bruit dans les rues de San Francisco : « De l’or, de l’or, de l’or ! Il y a de l’or dans l’American River ! ». Informé quelques semaines auparavant de la folle découverte d’un charpentier, James Marshall, sur le site de Sutter’s Mill, Brannan a bondi sur l’occasion ! Froid calculateur, il s’est empressé d’acheter à bas prix tous les outils qu’il trouve dans la région, pour ouvrir des magasins et revendre les pioches, tamis, pelles et autres matériels nécessaires à la prospection, jusqu’à cent fois leur valeur. Quelques mois plus tard, il devient le premier multimillionnaire de Californie et l’homme le plus puissant du Golden State, avant de se faire élire au Sénat en 1853. Dans l’intervalle, la fièvre de l’or devient un phénomène de masse. Entre 1848 et 1856, près de 500 000 individus se précipitent à leurs risques et périls vers l’eldorado californien, venant du reste des Etats-Unis, mais aussi d’Europe, d’Asie, d’Australie ou d’Amérique du Sud. Autant d’hommes et de femmes livrés aux détresses et aux convoitises, à l’ivresse du gain, au désir de faire fortune à n’importe quel prix. Au milieu d’une fabuleuse aventure humaine, une poignée seulement d’entre eux deviendra riche. Étape capitale de la conquête de l’Ouest, la Ruée vers l’or témoigne de l’emprise du « rêve américain » dans les représentations collectives. Luca Blengino, Davide Goy et Roberto Meli s’associent à l’historien Farid Ameur pour proposer un récit réaliste et sans illusion de cet épisode mythique des Etats-Unis, à l’origine du rayonnement de la Californie.

Date de parution : le 24 septembre 2025
Auteur(s)
: Luca Blengino et David Goy (Scénaristes)
Roberto Meli (Dessinateur) Farid Ameur (Conseiller historique)
Genre : histoire
Editeur : Glénat
Prix : 15,50 €

Une biographie éclairante sur Bong Joon-Ho avec Désordre social aux éditions Playlist Society

Bong Joon Ho est connu des cinéphiles depuis au moins 2003 avec le très bon et oppressant Memories of murder rentré dans la légende. Le cinéma coréen proposait des pépites annuellement et les réalisateurs de la Corée du Sud devenaient instantanément cultes (Joint Security Area de Park Chan Wook en 2000, Ivre de femmes et de peinture de Im Kwon-taek en 2002, Old Boy de Park Chan Wook en 2003), le cinéma coréen était au top. Bong Joon Ho a confirmé avec quelques pépites restées cultes, The Host en 2006, Mother en 2009, Snowpiercer en 2013, Okja en 2017. La reconnaissance critique était unanime, mais le réalisateur restait relativement confidentiel auprès du grand public. Jusqu’à l’explosion Parasite en 2019 avec la Palme d’Or et l’Oscar à la clé, bénédiction ou malédiction? Pourquoi lui? Ce succès universel plaide-t-il pour une trahison ou le réalisateur a-t-il réussi à conserver son intégrité et sa vision? Erwan Dubois propose une analyse pertinente et fouillée d’un parcours marqué par une vision désenchantée de la société moderne. La Corée des années 2000 est marquée par la guerre des années 50, ses ravages puis la résurrection économique. Le pays est devenu un marqueur du cinéma contemporain et Bong Joon Ho a su peut être mieux que ses amis réalisateurs saisir l’esprit du temps. L’ouvrage est un incontournable de l’année 2025!

Synopsis: Avec Parasite, Bong Joon-ho a écrit une page d’histoire en devenant le premier cinéaste coréen à gagner la Palme d’or du festival de Cannes, puis lauréat des Oscars – entre autres celui du meilleur film, récompense inédite pour une œuvre tournée dans une langue autre que l’anglais. Ce triomphe a entériné la place de Bong Joon-ho comme l’un des chefs de file de la nouvelle génération de réalisateurs coréens.

Tout en tutoyant les sommets, Bong Joon-ho ne quitte pas des yeux les abîmes et ceux qui y sont relégués. Du polar Memories of Murder au film de monstre The Host, en passant par ses productions internationales Snowpiercer et Mickey 17, chacun de ses films décrit crûment un monde où les démunis sont laminés par le système économique. Dans cette vision désespérée de la société, héritée de l’histoire sanglante de la Corée et des années de dictature, les issues positives sont des chimères et le chaos règne en maître.

Bong Joon-ho, désordre social raconte le parcours d’un réalisateur dont l’activisme balaye tout le spectre des problématiques sociales, et qui met sa virtuosité au service d’une conscience aiguë de la verticalité du monde.

Erwan Desbois est critique de cinéma. Il appartient au comité de rédaction du site Accreds et est membre de l’International Cinephile Society. Aux éditions Playlist Society, il est l’auteur de J.J. Abrams ou l’éternel recommencement (2017), Lilly et Lana Wachoswki, la grande émancipation (2019), Hideo Kojima, aux frontières du jeu (2022) et a contribué à l’ouvrage collectif Mad Max, au-delà de la radicalité (2022).

Editeur: Playlist Society

Auteur: Erwan Desbois

Prix / Nombre de pages:

Un rêve d’amour, Marie d’Agoult et Franz Listz (Editions Intervalles)

Un rêve d’amour, Marie d’Agoult et Franz Listz (Editions Intervalles)

Catherine Hermary-Vieille nous régale avec son dernier livre : Un rêve d’amour, Marie d’Agoult et Franz Listz ! Ce roman historique nous révèle la passion qui a existé entre Marie d’Agoult et Franz Listz.

Nous sommes en 1835. La comtesse d’Agoult est une grande aristocrate parisienne. Elle reçoit le tout-Paris dans ses salons somptueux. Elle va tout plaquer, mari et enfants, hôtel particulier à Paris et son château de Croissy pour partir avec ce jeune pianiste, Franz Listz. Il a huit ans de moins qu’elle. Peu importe, elle est folle amoureuse ! Elle va le suivre, comme une évidence. Il est beau, il est jeune, il est prometteur, et il l’aime ! Quant à elle, elle est folle de lui !

Tout au long du roman, le lecteur entre dans l’intimité de ce couple et découvre le feu dévorant d’une passion ! Marie ne peut vivre sans Franz. Les grands de ce monde ne lui suffisent pas, il lui faut Franz mais pour elle seule !

Cela va durer quelques temps.. ; mais le beau pianiste a besoin de parcourir le monde pour se dévoiler à son public ! La seule présence de Marie ne lui suffit plus…
Tout au long des pages, on est absorbé par les sentiments de Marie, comme de ceux de Franz. C’est un roman choral passionnant ! On est à la fois l’un et l’autre !

On découvre aussi les relations des grandes figures littéraires, artistiques de cette époque !

Un rêve d’amour est un roman passionnant qui nous fait découvrir tout une époque ! Absolument génial !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 5 septembre 2025
Auteur : Catherine Hermary-Vieille
Editeur : Editions Intervalles
Prix : 16 €

[BD] La mise à mort du tétras lyre, de David Combet (Glénat)

Un fils face au modèle paternel

Dans La mise à mort du tétras lyre, David Combet explore la construction d’un garçon sensible, Pierre, élevé dans les montagnes par un père chasseur qui ne jure que par la virilité. L’enfant rêve de dessin et d’observation de la nature, quand le père impose fusil, rigueur et silence. De l’enfance à l’âge adulte, Pierre cherche sa voie, entre désir d’émancipation et poids d’un héritage qui l’étouffe. Les souvenirs d’adolescence, les hésitations de jeune adulte et les prises de conscience d’homme mûr se répondent dans un récit intime et universel.

 

Masculinité, désir et quête de soi

La force du livre tient dans la délicatesse avec laquelle Combet aborde la masculinité. Il montre la violence des injonctions – « devenir un homme » – mais aussi les doutes, la sensualité, la découverte de la sexualité, la fragilité qui se cache derrière l’apparente force. Le récit, ponctué d’allers-retours entre présent et passé, fait résonner les non-dits familiaux, les blessures d’enfance et la lente conquête de la liberté intérieure.

Une peinture au service de l’émotion

Entièrement réalisé en couleurs directes, l’album déploie des planches aux textures riches et aux couleurs organiques. La montagne, les forêts, les ciels changeants reflètent l’état d’âme de Pierre, tantôt apaisé, tantôt en tension. Les silences, les regards, la lumière deviennent des personnages à part entière, traduisant les émotions que les mots taisent.

Un roman graphique puissant et sensible

Sans pamphlet ni pathos, David Combet signe un récit d’émancipation d’une rare justesse. La mise à mort du tétras lyre questionne l’héritage, le rapport père-fils et la liberté d’être soi. Un roman graphique à la fois intime et universel, qui parle autant aux hommes qu’à toutes celles et ceux qui refusent les rôles imposés.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Tu seras un homme, mon fils.

Pierre est un enfant sensible, amoureux de la nature, de l’art et bientôt des garçons. Son père, plutôt conservateur, l’emmène régulièrement camper au grand air. Il aimerait initier son fils à la chasse et très tôt, n’hésite pas à mettre un fusil entre les mains du jeune garçon. Mais Pierre ne se sent pas à sa place. Rêveur, il ne se reconnaît guère dans les valeurs virilistes. Il préfère observer, dessiner, sculpter… Avec le temps, il commence à se rendre compte qu’il est à l’opposé du fils que son père aurait aimé avoir. Et à mesure qu’il se découvre et refoule sa véritable nature, les relations entre les deux hommes se dégradent. Aujourd’hui ces souvenirs sont loin derrière lui. Pierre a la trentaine et peine à trouver sa place tant sur le plan sentimental qu’artistique. Confronté à l’errance professionnelle et au doute, sa carrière ne décolle pas. Il enchaîne les jobs alimentaires et reste spectateur de sa vie. Car pour pouvoir se révéler aux autres et à lui-même, il va lui falloir ouvrir la boîte de Pandore – se souvenir pour déconstruire son éducation et accepter son histoire. C’est seulement en faisant ce chemin escarpé, sans peur, qu’il pourra trouver un nouvel épanouissement personnel et artistique…
Comment grandir aux côtés d’un père déconnecté de ses émotions ? Comment s’aimer et se faire une place dans le monde en laissant derrière soi l’héritage familial qui nous entrave ? David Combet déconstruit la masculinité toxique à travers le récit intime d’un fils qui se révolte pour s’accomplir. Avec ce one shot remarquable de 280 pages réalisé à la peinture acrylique, il explore la psyché de son personnage de manière profonde et interroge le rapport au corps et à la virilité. En même temps qu’une introspection, qui aborde l’intimité et le détachement, il nous donne à voir les différences sociales des années 1990 à nos jours et révèle son grand potentiel en intégrant le catalogue Glénat avec une œuvre sensible et subtile.

Date de parution : le 24 septembre 2025
Auteur(s)
: David Combet
Genre : roman graphique
Editeur : Glénat
Prix : 29 €
Pagination : 288 pages

Danser dans les feuilles (Glénat Jeunesse)

Danser dans les feuilles (Glénat Jeunesse)

Les éditions Glénat jeunesse nous proposent un très chouette album, centré sur l’automne : Danser dans les feuilles. Un album nouveau dans la jolie collection « Des petits bonheurs de Charlie Blossom ».
Charlie va aller se promener, sous la pluie, en forêt, avec son grand-père et son chien. Son grand-père lui fait découvrir les merveilles que cache la nature ! Pas besoin d’avoir du soleil pour trouver la nature belle ! Les couleurs de l’automne sous la pluie sont incroyables !
Publik’Art est fan de cette jolie collection qui met l’accent sur de simples moments de grand bonheur !
Les illustrations à l’aquarelle de Julien Arnal apportent tout leur charme au scénario !
Danser dans les feuilles est un joli album à découvrir en famille.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 3 septembre 2025
Auteur : Camille Osscini
Illustrateur : Julien Arnal
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 12,90 €

Une comédie musicale éblouissante avec Oliver Twist au Lucernaire

Oliver Twist est l’un des romans les plus connus de Charles Dickens, publié entre février 1837 et avril 1839. Cette histoire d’orphelin est portée sur scène par une troupe de comédiens et comédiennes épatants, un vrai moment de magie pour les enfants et leurs parents. La pièce débute après le passage du jeune héros dans un hospice paroissial où il est soumis à des privations et des vexations. Exclu de cet établissement, le jeune garçon est acheté par un criminel qui compte sur lui pour lui rapporter de l’argent via des larcins crapuleux. La pièce est portée par une énergie peu commune, l’1h20 de spectacle passe dans un souffle pour un moment de spectacle que personne n’oubliera. Chapeau le Lucernaire, la pièce pourrait bien finir dans une grande salle parisienne tant un souffle peu commun emporte le récit.

Un spectacle total

Les 3 comédiens et les 3 comédiennes sont animés par des talents multiples, ils chantent, ils dansent, ils font des claquettes, ils font les narrateurs, pas de répit dans cette pièce dense et romancée. L’atmosphère londonienne de la première moitié du XIXe siècle est rendue très crédible avec un smog continuel et une ambiance des plus sombres. Oliver Twist vit des aventures peu croyable aujourd’hui en 2025, le personnage est interprété par une comédienne virevoltante qui lui insuffle une énergie des plus communicatives. Autour d’elle, tout le monde est au diapason, avec un sosie du Joker version Heath Ledger, un comédien qui joue le très méchant Bill Sikes et le bienfaiteur qui souhaite recueillir Oliver Twist et 2 comédiennes de plus qui font montre tour à tour de grâce et de désopilance. Les rôles tournent, chacun revêt le vêtements de plusieurs personnages, ça n’arrête jamais comme dans une folle farandole. Point fort du spectacle, les tours de chant sont empreints d’une belle émotion, rappelant les balles heures d’une autre très belle comédie musicale, Les Misérables. Le CD du spectacle devrait être vendu pour revivre chez soi ces beaux moments de chant et de musique.

Les enfants sont éberlués devant un spectacle d’une telle portée universelle, c’est un beau témoignage de la dureté de la vie dans le Londres du XIXe siècle. C’est rigolo, et charmant, et dramatique, en bref, total, un immanquable de la saison au Lucernaire, avec ou sans les enfants!

Synopsis: Emporté dans un souffle épique par six jeunes comédiens-chanteurs-danseurs, le chef-d’œuvre de Dickens devient une grande comédie musicale. Les artistes nous emmènent dans les bas-fonds de Londres en nous contant cette histoire à la façon des bonimenteurs du XIXe siècle. Ils deviennent tour à tour Oliver Twist, Nancy la fille des rues, Bill Sikes le truand, le retors Fagin, Charley l’enfant rigolard ou le rusé Finaud. Entre rire et larmes, dans une ambiance proche des « Enfants du Paradis » ou du « Kid », chansons, ballets et claquettes s’allient pour nous offrir la magie de Londres à Paris. Une comédie musicale pour les enfants et les parents qui veulent retrouver leur âme d’enfant.

Détails:

Mercredi et samedi 14H30| Dimanche 14H

10 septembre 11 janvier 2026, Théâtre Rouge

Sur la route des enfants éphémères, de Marie Valantyn

Sur la route des enfants éphémères, de Marie Valantyn

Marie Valantyn a décidé d’écrire un livre très particulier : Sur la route des enfants éphémères. Un livre-témoignage.

Elle ne raconte pas son histoire, mais une histoire qui pourrait être vraie car, malheureusement, chaque année, de nombreuses familles vivent le même calvaire que les parents de Geoffroy.

Geoffroy a 9 ans et apprend qu’il est condamné. Après avoir subi de nombreux traitements, la médecine ne peut plus rien pour lui. Il sait qu’il va mourir.

Tout au long du livre, ses parents témoignent de l’horreur qu’ils subissent tous les trois, eux avec lui, lui avec eux. Chacun voulant cacher son désarroi à l’autre, et ne rien dire.
Pourtant la mort est là. Chaque seconde elle gagne du terrain… C’est terrible. C’est inexorable. Irréversible. Et tellement injuste. Pourquoi lui ? Pourquoi nous ? Pourquoi maintenant ? Du jour au lendemain, tout s’effondre…

L’auteure aborde toutes les questions que l’on se pose quand on est confronté à la mort. Ou que l’on n’ose pas se poser… Car la mort fait peur. A tout âge, elle nous terrifie.
Et notre société fuit la mort. Notre société n’apporte pas le réconfort aux familles endeuillées, car notre société ne veut pas voir la mort en face… Du coup, la solitude est extrême, aussi bien pour le mourant que pour la famille. Ce sont des situations excessivement douloureuses.

En écrivant ce livre, l’auteure veut partager le fruit de ses expériences et des familles frappées par la mort d’un enfant. Comme un vibrant témoignage de ce qui ne devrait pas être possible…

Sur la route des enfants éphémères est un livre sur la vie, un livre sur la mort. Un témoignage bouleversant. Car quand on donne la vie, on sait qu’on donne la mort. Donner un sens à la vie ? Donner un sens à la mort ? Pas facile… Mais écouter et aider les personnes en souffrance, cela est possible… Puisse ce livre apporter un peu d’humanité aux personnes qui souffrent après un deuil d’un enfant.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Juillet 2025
Auteur : Marie Valantyn
Editeur : YouStory
Prix : 12,50 €

Les petites embrouilles de Pipa et Mister Fizz (Glénat jeunesse)

Les petites embrouilles de Pipa et Mister Fizz (Glénat jeunesse)

Les éditions Glénat jeunesse nous proposent un album rigolo : Les petites embrouilles de Pipa et Mister Fizz.
Pipa est une petite fille qui est intrépide et pose mille questions ! Elle adore discuter avec son meilleur ami, Mister Fizz, qui est un poney, calme et posé. Bref, Pipa et Mister Fizz sont inséparables et nous font bien rire ! Ils se prennent souvent la tête pour pas grand chose, mais dans le fond, ils s’adorent ! Les illustrations de d’Agnès Yvan sont aussi décapantes que le scénario ! Beaucoup d’humour, une belle amitié, des discussions décalées et sans filtre… tous les ingrédients sont réunis pour que les jeunes lecteurs s’identifient facilement !
Les petites embrouilles de Pipa et Mister Fizz est un chouette album qui devrait plaire à nos petits dès l’âge de 5 ans !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 3 septembre 2025
Auteur : Caroline et Martine Laffon
Illustrateur : Agnès Yvan
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 12,90€

Things we said today, un documentaire sur le fameux concert des Beatles au Shea Stadium en 1965 et replacé dans son contexte social, sortie le 24 septembre au cinéma (Camelia)

Le documentaire TWST (Things we said today) offre une belle plongée dans une époque charnière. 1965, les Beatles sont au top et ils viennent réaliser une série de concerts devant une foule en délire. Mais en vrai délire, les filles hurlent, l’atmosphère sonore est saturée de cris stridents. Comment l’Amérique a accueilli les Fab four anglais?

Un beau moment historique

En 1965, la musique pop était partout. Le film s’ouvre sur l’aventure Radio Caroline, radio émise depuis un bateau, loin des règles britanniques et de la censure. Le documentaire multiplie les images d’archives de l’époque issues des archives des grands médias ABC, CBS, et NBC avec également des extraits de films familiaux tournés en 8mm. Il y a également quelques images générées par un logiciel d’intelligence artificielle, sans mention apparente, de quoi se poser la question sur l’intrusion de l’IA dans des images historiques. Des séquences animées sont incrustées dans certaines images d’archives avec 4 personnages qui revisitent le temps béni de l’adolescence au cœur de l’été 1965. Le réalisateur Andrei Ujica est un scénariste et réalisateur roumain, né en 1951 à Timisoara. Il a réalisé des films sur Ceausescu et Pasolini. Ce documentaire lui a pris plus d’une décennie de travail pour aboutir à un film sociétal, il est question de jeunesse dorée, de racisme ambient dans une Amérique divisée, de tensions sociales et de jeunesse sur la brèche. Des images de New York, de Harlem, du quotidien le plus banal mais aussi le plus représentatif. L’interview d’un habitant noir au français impeccable force le respect. Le documentaire est parfois empreint de fantaisie et le film se transforme à l’occasion en un film rempli d’imagination. Les dessins animés superposés sont l’œuvre de l’artiste français Yann Kebbi. L’ajout d’une voix off descriptive permet de densifier le propos. Elle est tirée d’écrits personnels de Geoffrey O’Brien, de Judith Kristen et de textes poétiques d’Ujică lui-même.

Le film est un beau moment d’histoire avec 4 Beatles très jeunes et une plongée historique fascinante. Le film a été sélectionné dans plus de 70 festivals dont la Mostra de Venise et le New York Film Festival. Le film est à découvrir le 24 septembre en salles.

Synopsis: Une chronique de la ville de New York entre le 13 et 15 août 1965, date de l’arrivée des Beatles dans la ville et de leur premier concert à guichets fermés au Shea Stadium du Queens.

La tour Perret se raconte (Glénat jeunesse)

La tour Perret se raconte (Glénat jeunesse)

Les éditions Glénat jeunesse nous proposent un cahier d’activités, documentaire, avec 30 jeux et une couverture à colorier : La tour Perret se raconte.
Ce cahier va nous dévoiler le trésor et la fierté des Grenoblois : La tour Perret. Cette tour a été créée en 1925, par les Frères Perret pour avoir une tour pour regarder les montagnes. A l’époque c’était une véritable prouesse architecturale !
Elle est aujourd’hui en pleine rénovation et devrait rouvrir ses portes au printemps 2026.
Ce cahier d’activités nous fait découvrir cette belle tour et son histoire et également, les détails du chantier de rénovation, avec les différents corps de métier qui interviennent. 40 000 visiteurs sont attendus l’année prochaine !
La tour Perret se raconte est un cahier d’activités ouvert sur l’architecture qui dévoile les trésors de la Tour Perret de Grenoble. A mettre entre toutes les mains !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Septembre 2025
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 10€

Andrea Ponti dévoile son nouvel EP Deviens, sortie le 12/09/2025

Andrea Ponti a présenté le 12 septembre 2025 les 6 titres de son premier EP intitulé Deviens. Elle a défendu son Ep au Zèbre de Belleville le 17/09/205 pour la confirmation d’un caractère bien affirmé.

Un EP rempli d’émotion

Andrea Ponti s’est entourée de grands auteurs et compositeurs de la scène francophone pour peaufiner ses morceaux. François Welgryn (Amel Bent, Kendji Girac, Amir), William Rousseau (Tina Arena, Anggun, Florent Pagny), Igit (Barbara Pravi, Eurovision) et Jonathan Cagne (Héléna, Louane). L’enregistrement s’est déroulé dans les Studios Ferber aux RBM Studios pour un résultat très convaincant. Le mix a été réalisé par Romain Botti (Héléna, Nour, Les Enfoirés) au studio RBM et le mastering confié à DSD Sound Mastering (Patrick Fiori). Le nouveau single Toi aussi a annoncé la sortie du EP, elle y évoque son hypersensibilité, tempérament qui touche près d’un quart de la population avec une profondeur accrue qui peut parfois poser quelques problèmes. Le parcours de l’artiste est marqué par son envie de se lancer en 2020 lorsque ses enfants devenus grands ont enfin gagné en autonomie. Elle est devenue chanteuse, capable de publier plusieurs singles pour évoquer sa vision du monde et de la vie. Le clip du titre Va Vis Deviens propose un un voyage émouvant à travers le temps, jusqu’à la rencontre avec la petite fille que l’artiste a été. Dans cet EP, l’artiste se veut plus forte, plus combative, elle pousse à la résilience pour continuer sa route par delà les difficultés. Le EP se compose de 5 compositions originales et d’une reprise de Francis Cabrel, la chanteuse peut varier les tons et montrer l’étendue des timbres empruntés par sa voix.

Ce premier EP est une belle réussite, remplie d’émotion et de sincérité, Andrea Ponti devrait faire parler d’elle très prochainement, restez à l’écoute!

Sortie du nouvel album de Speranza Galez le 19 septembre sur toutes les plateformes digitales et au format vinyle (CR)

Speranza Galez est une chanteuse vénézuélienne à la voix enchanteresse. Dotée d’une formation artistique exceptionnelle, elle a commencé son parcours à l’âge de 14 ans au Conservatoire Supérieur de Musique à Caracas. Elle y a étudié les théories musicales puis elle a étudié la comédie à l’École Nationale de Théâtre. Et comme cela ne suffisait pas, elle a également travaillé le chant jazz à l’Université Expérimentale des Arts. Le résultat est une personnalité musicale unique issue de ses expériences en tant que comédienne et chanteuse jazz.

Une chanteuse latino mais pas que

Les racines vénézuéliennes et latino-américaines se font entendre et le style musical est très reconnaissable. Surtout que Speranza aime fusionné des différents genres pour ne pas restée cantonnée dans une case. Ce premier album autoproduit se veut un voyage poétique entre jazz et rythmes traditionnels du Venezuela et d’Amérique latine, inspiré par la littérature, le mythe et les arts visuels. Depuis 2022, l’artiste est résidente du Baiser Salé Jazz Club à Paris. Les tonalités de Latin jazz se mêlent à des sonorités proches de musiques populaires du pays natal de l’artiste où elle réinvente des récits intemporels avec des mentions proches de la littérature ou du théâtre. Elle mélange présent et passé pour créer une sorte de mythologie résultat, avec de l’imagination et de la poésie. Dans ses chansons, Speranza Galez mélange des standards de jazz, des rythmiques vénézuéliennes, mais aussi des atmosphères caribéenne et de bossa nova, de flamenco, et même de rock et de métal. Speranza Galez s’est entourée d’un trio de musiciens ultra doués. GAüD à la guitare et aux arrangements, Joachim Govin à la contrebasse et Pierre-Eden Guilbaud à la batterie, une formation solide et proche d’elle.

Speranza Galez s’est intégrée depuis 2022 à la scène jazz française grâce à l’originalité de sa démarche et de son univers. Je ne connaissais pas l’artiste jusqu’à la réception de son album. Il vaut pourtant le coup d’œil (et d’oreille) pour une découverte assez enivrante.

Jeudi je t’aime (Casterman)

Jeudi je t’aime (Casterman)

Les éditions Casterman nous proposent un très chouette album jeunesse, qui sort aujourd’hui, co-écrit par le père et sa fille de 12 ans : Jeudi je t’aime.
Elea Bergounioux est collégienne. Elle a écrit cet album avec son papa, Emmanuel Bergounioux, qui est auteur et libraire jeunesse.
On peut justement penser qu’Elea raconte, avec humour, justesse et joie, les jeudis partagés avec son papa ! Car le jeudi, c’est le jour où son papa ne travaille pas ! Et il est prêt à tout pour transformer chaque jeudi en jour de fête, avec sa fille !
Les illustrations de Mayana Itoïz, sont très rigolotes !
Publik’Art a bien aimé cet album original, centré sur le père, qui va donner de bonnes idées à tous les papas du Monde !
Jeudi je t’aime est une belle déclaration d’amour réciproque ! On attend la suite des aventures d’Elea avec son papa !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 17 septembre 2025
Auteur : Elea Bergounioux et Emmanuel Bergounioux
Illustrateur : Mayana Itoïz
Editeur : Casterman
Prix : 13,90 €

Bye bye l’angoisse (Casterman)

Bye bye l’angoisse (Casterman)

Les éditions Casterman nous proposent un livre centré sur l’adolescence : Bye bye l’angoisse.
L’autrice, Marie Rose Moro est psychiatre d’enfants et d’adolescents, psychanalyste, Docteur en médecine et en sciences humaines. Elle a écrit de nombreux ouvrages sur la santé mentale. Elle dirige la Maison de Solenn à Paris. Avec Bye bye l’angoisse, elle s’adresse directement aux jeunes et aborde de nombreux sujets très délicats. Avec franchise, pudeur, respect. Sans aucun jugement, elle expose les différents troubles, les différentes angoisses dont souffrent souvent nos jeunes. Troubles plus ou moins légers, plus ou moins graves. Troubles à toujours prendre au sérieux.
Si c’est un livre qui s’adresse aux jeunes, il peut considérablement aider les familles, qui, souvent sont un peu perdus face aux réactions, souvent excessives, de leurs jeunes ados.
A la suite de cette lecture, le jeune va peut-être sentir le besoin d’aller plus loin, et demander une aide psychologique. Ou les parents vont prendre conscience que tel comportement est tout à fait normal à cet âge, mais tel autre ne l’est pas du tout…
L’autrice apporte, avec tout son savoir, toute son expérience, une analyse de la santé mentale, absolument fondamentale pour tous !
Bye bye l’angoisse est un guide, illustré, d’utilité publique, qui devrait être lu, par tous les jeunes, et leur entourage ! L’adolescence reste une période compliquée, complexe et souvent une période de conflits et de fortes angoisses. L’aide est alors précieuse et indispensable.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 10 septembre 2025
Auteur : Marie Rose Moro
Illustrateur : Anne-Hélène Dubray
Editeur : Casterman
Prix : 13,95 €

[BD] Les yeux d’Alex – Claire Fauvel signe un roman graphique lumineux et audacieux (Glénat)

Un regard qui bouscule

Avec Les yeux d’Alex, Claire Fauvel propose bien plus qu’un récit initiatique. Elle livre une réflexion vibrante sur le désir féminin et le pouvoir du regard.
Alex, jeune photographe marseillaise, vient d’être sélectionnée pour le prestigieux festival des Jeunes Talents à Arles. Pour son projet, elle choisit d’explorer un terrain encore trop peu représenté : l’érotisme vu par une femme, pensé pour elle-même. À travers ses clichés, ses amants-modèles et ses propres fragilités (eczéma, doutes, peur d’exposer son intimité), Alex cherche à renverser le prisme du regard masculin et à affirmer un imaginaire érotique où le désir féminin est enfin central.

Une esthétique solaire au service du propos

Chaque planche respire la chaleur du sud, oscillant entre douceur et tension. Le trait, parfois caressant, parfois plus cru, épouse les émotions d’Alex et donne à l’album une atmosphère à la fois sensuelle et pudique. L’érotisme n’est jamais gratuit : il devient matière artistique et vecteur de réflexion.

Le sujet est audacieux : interroger le désir féminin et la construction des imaginaires érotiques. Cela à travers le personnage d’Alex : imparfaite, vulnérable et donc crédible, ce qui la rend profondément attachante. Certaines scènes explicites pourront déstabiliser les lecteurs les plus sensibles. Le rythme contemplatif, volontaire, pourra aussi sembler lent à qui attend une intrigue plus « classique ». Mais c’est précisément ce temps suspendu qui permet à l’album de déployer toute sa force.

Pourquoi il faut le lire

Les yeux d’Alex est une œuvre nécessaire. Dans un paysage culturel encore largement façonné par le regard masculin, Claire Fauvel ouvre une brèche. Son roman graphique rappelle que l’art peut – et doit – interroger qui désire, qui regarde, qui est regardé. Sensuel et profondément réfléchi, Les yeux d’Alex s’impose comme l’une des BD les plus marquantes de cette rentrée.
Une lecture à recommander à tous ceux qui aiment quand la bande dessinée ose explorer des territoires intimes et politiques.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Une remise en question incarnée du rapport à la sexualité et au désir.

Alex a du talent. Jeune photographe marseillaise, elle est sur le point d’être exposée au prestigieux festival d’Arles. Seule contrainte : présenter un sujet inédit. Ce qu’elle fait en s’emparant du thème du désir. Mais de quel désir parle-t-on ? Alex n’est pas dupe : dans le monde des hommes, la sexualité est un jeu souvent pensé par eux et pour eux. Elle va bientôt constater que si les représentations érotisées des hommes sont rares, celles réalisées par des femmes sont quasi inexistantes. Alex ose inverser les rôles pour devenir le sujet désirant. Sur la roche éblouissante des Calanques ou dans l’intimité de son appartement, ses amants se prennent au jeu et deviennent ses premiers modèles. Mais comment parvenir à créer un nouvel imaginaire érotique quand on n’a rien connu d’autre que le regard masculin ? La quête artistique d’Alex prend rapidement des allures de parcours initiatique. À force de ténacité, et avec l’aide de ses amies, c’est tout un système de valeurs qu’elle va devoir renverser : apprendre à se défaire des injonctions de la pornographie mainstream, des schémas classiques, inégalitaires, et parfois violents de la séduction, se réapproprier son désir, cesser de vouloir plaire à tout prix. C’est un bouleversement de sa vie qui s’amorce, avec à la clé, la possibilité de s’émanciper des normes patriarcales, de se réconcilier avec son propre corps, et, enfin, d’envisager le désir comme une force créatrice et révolutionnaire.
Claire Fauvel fait une entrée remarquée au catalogue Glénat à travers ce roman graphique solaire en couleurs directes, qui bouscule le schéma traditionnel de l’homme «créateur» et de la femme «muse», et nous invite ainsi à repenser notre rapport au corps et à la sexualité comme un acte militant et politique.

Date de parution : le 03 septembre 2025
Auteur(s)
: Claire Fauvel
Genre : roman graphique
Editeur : Glénat
Prix : 25 €
Pagination : 160 pages

Une dégustation fastueuse avec le Champagne Charpentier Terre d’émotion Brut Vérité (41,20€ la bouteille)

Depuis 2021, plusieurs articles ont paru sur Publik’Art pour évoquer la très grande qualité des champagnes de Champagne Charpentier (Pinot Meunier zéro dosage, Terre d’émotion Blanc de noirs, Terre d’émotion Blanc de blancs). La réception aujourd’hui pour dégustation du champagne Terre d’émotion brut vérité est aujourd’hui l’occasion d’une belle confirmation.

Pureté et sincérité

Le champagne est un assemblage harmonieux de différentes cépages avec 70% de Chardonnay, 15% de Pinot Noir et 15% de Pinot Meunier. A l’oeil, le champagne apparait avec une belle robe or jaune à reflets verts, les bulles sont fines et crémeuses. Le nez est fin et gourmand, pur, élégant, identitaire de son terroir. La bouche est ciselée, minérale calcaire et silex. L’assemblage est véritablement complexe, finement fruité, avec une jolie longueur. Le terroir se situe dans la Vallée de la Marne entre Crus Charly-Sur-Marne et Saulchery. Le vignoble est certifié Agriculture Biologique avec une pratique raisonnée de la culture Biodynamique. Le champagne peut se déguster idéalement à l’apéritif, pour des célébrations joyeuses ou lors d’un afterwork. Le prix de 41,20 euros la bouteille se justifie par sa très grande qualité, à la hauteur des ambitions de la maison Charpentier. Un champagne à découvrir absolument, toujours avec modération.

Publireportage: Aujourd’hui, sa réelle autonomie permet à Jean-Marc CHARPENTIER de proposer, exclusivement sur le marché traditionnel et professionnel, une marque récente, riche d’un ancestral vignoble et dotée d’un fort potentiel. Entrant complètement dans la « quête de sens » du consommateur, la Maison CHARPENTIER constitue une véritable alternative aux marques traditionnelles. Bien que déjà remarquée par les prescripteurs avertis et différents concours de référence, la Maison CHARPENTIER choisit les distributeurs les plus adaptés, en France comme à l’export, afin d’écrire, avec eux, l’histoire de cette formidable aventure humaine. La Maison, rigoureusement structurée pour répondre aux exigences du marché et de sa clientèle, poursuit ainsi son développement professionnel et équilibré à travers un solide réseau de distribution.

Le meilleur méchant loup du monde (Glénat Jeunesse)

Le meilleur méchant loup du monde (Glénat Jeunesse)

Les éditions Glénat jeunesse nous proposent un très chouette album jeunesse : Le meilleur méchant loup du monde.

Chaque enfant connaît l’histoire du Petit Chaperon rouge. Avec cet album, une tout autre histoire va surprendre les jeunes lecteurs. C’est le Petit Chaperon rouge qui va partir à la recherche du meilleur méchant loup du monde. Il doit vraiment faire très peur ! Et ce n’est pas si facile à trouver !

Publik’art a aimé ce conte, revisité ! Les illustrations sont juste magnifiques ! Et le scénario raconte une histoire qui fait tenir le lecteur en haleine !

Le meilleur méchant loup du monde est un joli conte moderne du Petit Chaperon rouge !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Août 2025
Auteur : Lili La Baleine
Illustrateur : Lili La Baleine
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 13,50 €

Le grand retour de Soulages avec l’Exposition Pierre Soulages, une autre lumière, peinture sur papier au Musée du Luxembourg du 17 septembre jusqu’au 11 janvier

Le Musée du Luxembourg organise l’exposition Soulages, une autre lumière, peintures sur papier. Tout le monde se souvient l’exposition admirable Soulages de 2009 au Centre Pompidou, le Musée du Luxembourg remet Soulages au premier plan avec une exposition qui offre un parcours chronologique fort en sens. L’œuvre sur papier de Pierre Soulages constitue une facette très importante de l’oeuvre de l’artiste né à Rodez. Il a débuté dès 1946 le travail sur cette matière avec des peintures au brou de noix aux traces larges et affirmées.

Un parcours fascinant

L’exposition est un succès grâce à des prêts exceptionnels du musée Soulages avec 130 œuvres réalisées entre les années 1940 et le début des années 2000, jusqu’à 2004 et l’arrêt du travail par Soulages de l’usage de la peinture à l’huile pour celui exclusif, de l’acrylique, avec notamment 25 oeuvres inédites. Les peintures sur papier avaient été pendant longtemps conservées dans l’atelier de l’artiste, de quoi témoigner de la constance et de la liberté de l’artiste pour aborder ce support. Privilégiant au départ le brou de noix, Pierre Soulages est revenu souvent à cette matière normalement prisée des ébénistes pour ses qualités de transparence, d’opacité et de luminosité, ce qui contraste élégamment avec le blanc du papier. Soulages employait également l’encre et la gouache dans ses œuvres avec des formats restreints parfaits pour retranscrire la puissance formelle et la diversité des intentions de l’artiste. Les oeuvres offrent une vraie plongée artistique au coeur d’un langage plastique à la fois intime et fondateur pour éclairer d’un jour nouveau l’évolution artistique de Soulages. Les aficionados de l’artiste vont pouvoir se régaler et tous pourront admirer une part significative du travail de l’artiste sur le noir.

Les peintures sur papiers sont mises en avant dans un parcours qui permet de suivre l’évolution chronologique des techniques employées par Pierre Soulages pour mettre en lumière ses oeuvres. L’exposition est produite par le GrandPalaisRmn avec le soutien exceptionnel du musée Soulages, Rodez.

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