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Le jour où le petit phare du bout du monde brava la tempête du siècle (Glénat Jeunesse)

Le jour où le petit phare du bout du monde brava la tempête du siècle (Glénat Jeunesse)

Le jour où le petit phare du bout du monde brava la tempête du siècle s’inscrit dans cette veine de la littérature jeunesse qui cherche à apprivoiser les grandes peurs contemporaines sans jamais écraser son jeune lectorat. Ici, la tempête gronde, spectaculaire, presque démesurée — mais au cœur du récit, ce n’est pas tant le fracas des éléments qui domine que la réponse humaine (ou plutôt collective) qu’elle suscite.
Le choix du phare comme figure centrale n’a rien d’anodin. Gardien fragile en apparence, planté à la lisière du monde, il devient le symbole d’une résistance discrète mais essentielle. À travers lui, l’album déroule une histoire simple : un danger survient, la communauté vacille, puis s’organise. Ce schéma classique pourrait sembler attendu, mais il est ici assumé comme une structure rassurante, parfaitement adaptée aux enfants.

Là où l’album trouve sa justesse, c’est dans sa manière d’aborder des thématiques lourdes — dérèglement climatique, montée des eaux, catastrophes naturelles — sans céder au catastrophisme. Le propos reste accessible, incarné, et surtout porteur d’une idée claire : face à l’adversité, c’est l’entraide qui fait tenir debout. Cette dimension collective, très présente, donne au récit une tonalité chaleureuse qui contrebalance efficacement la violence de la tempête.

Sur le plan esthétique, l’univers visuel (tel qu’il est décrit dans les premières présentations) semble jouer sur un contraste marqué : d’un côté, la furie des éléments ; de l’autre, des couleurs et des personnages expressifs, presque joyeux. Ce décalage participe pleinement de l’expérience de lecture, en maintenant une tension sans jamais basculer dans l’angoisse.

Ce très joli album propose une aventure à hauteur d’enfant. Le jour où le petit phare du bout du monde brava la tempête du siècle révèle toute la richesse des rapports humains face aux épreuves !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2026
Auteur : Coralie Crus
Illustrateur : Lionel Tarchala
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 14,90 €

Un film égyptien à découvrir en salles le 6 mai avec L’entente, la face cachée d’Alexandrie

L’entente, la face cachée d’Alexandrie offre une belle plongée dans le monde ouvrier égyptien. Le réalisateur Mohamed Rashad met à profit son expérience de documentariste dans une fiction tendue qui tient en haleine tout du long. Suite à un accident, un ouvrier est décédé et la direction de l’usine propose à son fils de prendre sa place et de percevoir son salaire en échange de la promesse de ne pas porter plainte. Le procédé peut paraitre surprenant mais il existe en Egypte, officieusement, soulignant bien la dépendance de la classe la plus pauvre à un travail et son salaire pour continuer de subsister tant bien que mal. Le film prend des airs de polar quand le fils découvre que l’accident n’était peut être pas le fruit du hasard. Ce fils qui cherche à se ranger a eu maille à partir avec la police à cause de sa collusion avec des trafiquants de drogue, sans qu’on sache longtemps s’il était un complice ou juste un électron libre. Les couches défavorisées d’une société sont le plus souvent les plus touchées par les affaires de drogue, le film s’en sert pour épaissir l’intrigue, surtout que les plus favorisés profitent également de cette manne, en secret. Les jeunes personnages de Hossam et Maro sont obligés de s’entendre, ils se chamaillent et se soutiennent alternativement au fur et à mesure d’un film qui souligne la violence inhérente à la société égyptienne. En parallèle, Hossan fait connaissance d’Abeer, une jeune femme dont la mère est morte à l’usine alors qu’elle avait 2 ans. Elle représente pour lui une lueur d’espoir pour échapper à un quotidien par trop pesant. Le film est un drame pudique qui démontre les difficultés quotidiennes de la société égyptienne mais également la possibilité de s’y accomplir.

Synopsis: Deux frères, Hossam, 23 ans, fauteur de troubles, et Maro, 12 ans, vivent dans une communauté marginalisée d’Alexandrie. Après la mort de leur père dans un accident de travail, ils sont embauchés par la même usine en guise de « compensation » pour leur perte, au lieu d’intenter une action en justice. Alors qu’ils s’adaptent à leur nouvel emploi, ils commencent à se demander si la mort de leur père était vraiment accidentelle.

[MANGA] Les Noces des lucioles – Tome 7, d’Oreco Tachibana (Glénat Manga)

[MANGA] Les Noces des lucioles – Tome 7, d’Oreco Tachibana (Glénat Manga)

Avec Les Noces des lucioles – Tome 7, Oreco Tachibana poursuit l’un des shojo les plus singuliers et addictifs de ces dernières années. À la croisée de la romance tordue, du thriller sentimental et du drame historique, la série continue de jouer avec une tension très particulière : celle qui naît d’un lien amoureux aussi attirant qu’inquiétant, construit autour d’un assassin imprévisible et d’une héroïne qui refuse de se laisser écraser.

Ce volume est placé sous le signe de l’infiltration et du basculement intime. Pour éloigner l’homme qui tourmente Asagiri de l’île, Satoko imagine un plan aussi risqué qu’inattendu : déguiser Shinpei en courtisane afin de l’approcher au plus près. Une fois l’infiltration lancée, Shinpei se charge de neutraliser les gardes avec cette violence souriante qui fait tout le malaise du personnage. Dans le même temps, Satoko voit naître en elle une décision lourde de conséquences.

Les Noces des lucioles – Tome 7 : un shojo vénéneux et addictif

Ce qui continue de distinguer Les Noces des lucioles, c’est sa manière de prendre les codes du shojo pour les faire dériver vers quelque chose de beaucoup plus vénéneux. Oreco Tachibana excelle à créer une romance où l’attirance, la peur, la dépendance et la survie semblent constamment imbriquées. Cette tension explique largement pourquoi le titre a dépassé le simple cadre du shojo romantique classique pour toucher un lectorat plus large : plus d’un million d’exemplaires vendus au Japon avaient déjà été annoncés très tôt, le manga a reçu le prix “Minna ga Erabu !! Denshi Comic Taisho 2024”, et une adaptation animée est désormais en route. Une œuvre qui ne cesse de gagner en visibilité, portée à la fois par la beauté du dessin d’Oreco Tachibana et par un sens très sûr de la frustration romantique.

Avec Les Noces des lucioles – Tome 7, on remarque une série qui maîtrise son mélange de sensualité, de tension et de noirceur. Un volume qui devrait ravir les lecteurs déjà happés par le duo Satoko/Shinpei, tout en confirmant la place de ce manga parmi les shojo les plus marquants et les plus tordus du moment.

Résumé éditeur :

Assassin creepy cuteAfin de chasser l’homme qui tourmente Asagiri de l’île, Satoko élabore un plan pour le moins inattendu : faire passer Shinpei pour une courtisane de sorte à ce qu’il s’approche au plus près de ce fameux client. Une fois l’infiltration réussie, Shinpei se chargera de neutraliser les gardes qui l’attaqueront, le sourire aux lèvres et couvert de sang. Du côté de Satoko, une décision lourde de sens prend toutefois peu à peu racine dans son cœur.
Date de parution : 8 avril 2026
Auteur : Oreco Tachibana
Éditeur : Glénat Manga
Collection : Shojo +
Format / Pages : souple – 13 x 18 cm – 192 pages
Prix indicatif : 7,90 €
EAN : 9782344073162

Un an ailleurs (Sarbacane)

Un an ailleurs (Sarbacane)

Les éditions Sarbacane nous offrent une petite pépite avec l’album : Un an ailleurs.
C’est l’histoire de la famille Ducos. Max Ducos est peintre. Il expose régulièrement à Paris et à Arcachon ! Il a déjà publié de nombreux albums jeunesse. Son dernier est assez unique puisqu’il raconte la vie de sa propre famille quand ils sont partis vivre un an ailleurs ! Un an au Nord de l’Etat de New-York.
On les voit évoluer, dans leur nouvelle maison, au fil des mois, des saisons et de leurs belles découvertes. C’est tout simplement sublime ! Le jeune lecteur va voyager en tournant chaque page et peut-être aura-t-il envie de tenter la même expérience ?
Les illustrations ressemblent davantage à des tableaux qu’à de simples dessins !
Un an ailleurs est un très bel album, à la couverture cartonnée et des pages de très haute qualité. Un livre, carnet de voyage, à lire et relire. Notre coup de coeur !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2026
Auteur : Max Ducos
Illustrateur : Max Ducos
Editeur : Sarbacane
Prix : 16,90 €

Sortie en DVD et Blu-Ray du classique 30 minutes de sursis chez Rimini Editions

30 minutes de sursis est le premier long métrage de Sydney Pollack, réalisateur de Out of Africa, Tootsie et Les 3 jours du Condor. A sa sortie, la réussite critique fut totale et lui permit de travailler son style, ce qui aboutit rapidement à l’autre réussite On achève bien les chevaux inspiré du roman éponyme d’Horace Mac Coy. L’idée du scénario vint de Stirling Stilliphant qui s’inspira d’un sujet véridique d’un cas de sauvetage par téléphone d’une femme ayant appelé un centre d’appel pour personnes en détresse. Sidney Poitier est à l’époque une vedette reconnue depuis les 2 films Graine de violence sorti en 1955 et La chaîne sorti en 1958 de Stanley Kramer. Le film se passe beaucoup au téléphone entre Sidney Poitier et la grande Anne Bancroft qui gagnera en renommée avec son rôle de cougar dans Le Lauréat. L’actrice y est saisissante d’humanité. Sydney Pollack a connu la carrière qu’on lui connait et fait preuve d’une grande sobriété dans ce film tendu et reconnu comme un premier film réussi. L’étudiant en médecine qui travaille bénévolement dans un centre d’appel pour personnes en détresse fait tout pour sauver à distance une femme qui menace de se suicider. Si le film fait preuve d’une théâtralité parfois excessive, le film se suit avec intérêt, et le réalisateur ainsi que ses 2 acteurs feront des carrières majeures à Hollywood, un film à découvrir.

Synopsis: Étudiant en psychologie, Alan est bénévole dans un centre d’appels d’urgence. Ce jour-là, au bout du fil, il y a Inga, une femme désespérée qui vient de prendre une dose mortelle de comprimés et souhaite parler à quelqu’un avant de mourir. Aidé d’un psychiatre et d’un inspecteur de police, Alan n’a que peu de temps pour localiser et sauver sa correspondante.

Mustangs, tome 3 : L’espoir de Kairouan (Flammarion jeunesse)

Mustangs, tome 3 : L’espoir de Kairouan (Flammarion jeunesse)

Dans ce troisième tome de Mustangs, L’espoir de Kairouan, l’histoire continue avec encore plus d’émotions et d’aventure. On suit des personnages courageux qui doivent faire face à des difficultés, mais qui gardent toujours espoir.
Les chevaux occupent une place très importante dans le récit. Ils représentent la liberté et la force, et le lien entre les humains et les animaux est très touchant.
Le personnage de Kairouan est particulièrement intéressant, car il symbolise l’espoir et la volonté de ne pas abandonner, même dans les moments difficiles.
L’histoire est facile à lire, avec à la fois de l’action et des moments plus calmes et émouvants.
Mustangs, tome 3 : L’espoir de Kairouan est un livre captivant qui parle de liberté, de courage et d’espoir, et qui donne envie de lire la suite de la série. A tous les passionnés de chevaux et de liberté !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2026
Auteur : Charlotte Bousquet
Illustrateur : Camille Fourcade
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 12,90 €

Aux Molières, des récompenses qui dessinent un théâtre fertile

Aux Molières, des récompenses qui dessinent un théâtre fertile
© Delphine GHOSAROSSIAN – France Télévisions

Aux Molières, des récompenses qui dessinent un théâtre fertile

La scène, ce soir-là, avait des allures de carrefour électrique où le théâtre français, dans ses contradictions les plus fécondes, venait se regarder en face.

La cérémonie des Molières 2026, portée par l’ironie affûtée d’Alex Vizorek, n’a pas tant cherché à célébrer qu’à révéler toute sa diversité.

Sous les ors décomplexés de la tradition, quelque chose vibrait, la nécessité de toujours espérer et un désir renouvelé de brûler les planches autrement.

Vizorek, funambule du verbe, a tendu un fil entre satire et tendresse, moquant les rites tout en les honorant d’un regard presque amoureux.

Il y avait dans son phrasé une façon de dégonfler le prestige sans jamais l’humilier, comme si le théâtre avait accepté de rire de lui-même sans jamais perdre sa noblesse.

Et puis il y eut les sacres, ceux qui disent l’époque plus sûrement que les discours. Les Chiens de Navarre, couronnés pour I will survive (de retour à partir du 29 mai aux Bouffes du Nord), ont donc imposé leur chaos organisé, leur art de la déflagration scénique, de la résistance, comme un antidote nécessaire à la bienséance.

Leur théâtre, qui semble toujours sur le point de dérailler, rappelle que le plateau est d’abord un lieu de risque, un espace où l’on vient perdre pied pour mieux réinventer le réel.

Face à cette énergie brute, Laurent Lafitte, récompensé dans La Cage aux folles, impose son vertige. Son jeu s’autorise tout, les ruptures de ton, les éclats presque outranciers, les moments de pure fragilité aussi, comme si le rire devait toujours tutoyer l’abîme.

Et dans cette prise de risque permanente, il révèle une puissance rare, celle d’un acteur capable de faire du théâtre un espace de liberté totale, où la virtuosité ne sert plus à rassurer mais à déranger, à déplacer, à électriser.

Son art, d’une précision presque chirurgicale, creuse sous les mots pour y faire surgir des failles, des silences, des éclats inattendus. Il confirme ce que l’on pressent depuis longtemps, qu’il est un acteur de tension, un équilibriste entre élégance et folie.

Il faut aussi saluer Josiane Balasko, distinguée pour Ca c’est l’amour, dont la présence seule semble porter plusieurs décennies de théâtre populaire et indocile.

Chez elle, la reconnaissance n’a rien d’un couronnement tardif mais tout d’une évidence persistante. Elle est de ces artistes qui n’ont jamais quitté le présent, même lorsqu’elles semblaient appartenir déjà à une mémoire collective.

Quant à Laurent Stocker, récompensé dans Les Femmes savantes, il impose avec une discrétion souveraine une forme d’exigence presque morale du jeu.

Rien de spectaculaire au premier regard, mais une densité, une rigueur qui finissent par aimanter l’attention. Il est de ces comédiens qui construisent dans la durée une œuvre souterraine, essentielle.

Et dans ce paysage tendu entre fulgurance et héritage, le triomphe de La Cage aux Folles comme meilleur spectacle musical agit comme un éclat de joie presque politique.

Car cette œuvre, ici récompensée dans sa nouvelle production scénique, retrouve une vigueur inattendue. Sur scène, les plumes ne sont pas que décoratives, elles deviennent manifeste. Le rire, loin d’être anecdotique, s’affirme comme une arme douce mais insistante, capable de fissurer les évidences.

En consacrant ce spectacle, les Molières rappellent que le divertissement peut être un geste de résistance, et que le music-hall, dans ses excès mêmes, sait parfois dire l’essentiel avec une insolence lumineuse.

Enfin, la distinction accordée à Joël Pommerat pour Les petites filles modernes, Molière du metteur en scène dans le théâtre public, vient sceller cette édition sous le signe d’une exigence poétique rare.

Pommerat, architecte de la narration, de pénombres et de silences, poursuit son travail d’exploration des zones troubles de l’enfance et du langage. Dans ce spectacle, il ne raconte pas, il ausculte.

Il ne démontre pas, il laisse affleurer. Sa mise en scène, d’une précision presque invisible, agit comme une chambre d’écho où les voix résonnent longtemps après que le noir s’est fait.

Cette récompense consacre moins un spectacle qu’une manière d’habiter le théâtre, à la fois inquiète et profondément humaine.

Cette édition des Molières restera un bon cru. Elle a su donné à voir les lignes de fracture, les contrastes, les dialogues imprévus entre institutions et marges, entre héritage et insurrection.

C’est là que réside son enseignement, dans cette manière d’accepter que le théâtre ne soit jamais un monument figé mais une matière vivante, instable, toujours prêt à se réinventer.

Palmarès complet de la 37ᵉ cérémonie des Molières
Molière du théâtre privé : Le Procès d’une vie, de Barbara Lamballais et Karina Testa, mise en scène Barbara Lamballais, théâtre Le Splendid.
Molière du théâtre public : I Will Survive, de Jean-Christophe Meurisse, Les Chiens de Navarre, mise en scène Jean-Christophe Meurisse, Les Chiens de Navarre.
Molière de la comédie : Fin, Fin et Fin, de Lancelot Cherer, mise en scène Lancelot Cherer, Théâtre Lepic.
Molière de la création visuelle et sonore : La Petite Boutique des horreurs, d’Alan Menken, Howard Ashman, mise en scène Valérie Lesort et Christian Hecq, scénographie Audrey Vuong, costumes Vanessa Sannino, lumière Pascal Laajili. Théâtre de la Porte Saint-Martin, Opéra Comique.
Molière du spectacle musical : La Cage aux folles, de Jerry Herman, Harvey Fierstein, d’après Jean Poiret, mise en scène Olivier Py, Théâtre du Châtelet.
Molière de l’humour : Alex Lutz dans Sexe, Grog, et Rocking-Chair, d’Alex Lutz, mise en scène Tom Dingler.
Molière du jeune public : Casse-Noisette ou le Royaume de la nuit, de Johanna Boyé et Elisabeth Ventura, mise en scène Johanna Boyé, Comédie-Française.
Molière du seul/e en scène : Les Frottements du cœur, avec et de Katia Ghanty, mise en scène Eric Bu, Atelier Théâtre actuel.
Molière du comédien dans un spectacle de théâtre privé : Jérôme Kircher dans Amadeus, de Peter Shaffer, mise en scène Olivier Solivérès.
Molière de la comédienne dans un spectacle de théâtre privé : Josiane Balasko dans Ça, c’est l’amour, de Jean Robert-Charrier, mise en scène Julie-Anne Roth.
Molière du comédien dans un spectacle de théâtre public : Laurent Lafitte, dans La Cage aux folles, de Jerry Herman, Harvey Fierstein, mise en scène Olivier Py.
Molière de la comédienne dans un spectacle de théâtre public : Elsa Lepoivre, dans Hécube, pas Hécube, de Tiago Rodrigues, mise en scène Tiago Rodrigues.
Molière du metteur en scène dans un spectacle de théâtre public : Joël Pommerat, pour Les Petites Filles modernes, de Joël Pommerat.
Molière du metteur en scène dans un spectacle de théâtre privé : Samuel Valensi et Paul-Eloi Forget pour Made in France, de Samuel Valensi et Paul-Eloi Forget.
Molière de la révélation féminine : Marina Pangos dans Le Chant des lions, de Julien Delpech et Alexandre Foulon, mise en scène Charlotte Matzneff.
Molière de la révélation masculine : Lancelot Cherer dans Fin, Fin et Fin, de Lancelot Cherer, mise en scène Lancelot Cherer.
Molière du comédien dans un second rôle : Laurent Stocker dans Les Femmes savantes d’Emma Dante, d’après Molière, mise en scène Emma Dante.
Molière de la comédienne dans un second rôle : Jeanne Arènes dans Le Procès d’une vie, de Barbara Lamballais, Karina Testa, mise en scène Barbara Lamballais.
Molière de l’auteur/trice francophone vivant/e : Barbara Lamballais et Karina Testa pour Le Procès d’une vie.
Molière d’honneur : Muriel Robin.

Un vin blanc à ne pas rater, le Cave Vinum du Mas de Libian (Prix: 17,50 euros chez les cavistes)

Ce très beau vin blanc du Mas du Libian est un assemblage des cépages Viognier (40% ), Roussanne (40 %) et Clairette (20 %). Le Mas du Libian s’est inspiré du cave canem trouvé dans les ruines de Pompéi. Le vin bénéficie de la Culture biodynamique certifiée Demeter qui est la marque de fabrique de l’appellation. Ce vin blanc très frais accompagne parfaitement des fromages de chèvres du sud ou tous poissons méditerranéens cuisinés, il fait parti des vins blancs supportant l’ail, il faut en profiter. Le vin peut se garder 5 ans et doit être servi à 12°. Il faut en profiter pour déguster une des 14 500 bouteilles produites au domaine annuellement, avec modération comme toujours!

Publireportage: La famille THIBON achète LIBIAN en 1670. A cette époque ils habitaient au village, Libian était un pavillon de chasse, une gentilhommière. Puis, rapidement, ils s’installent définitivement à Libian comme paysans. Gustave (1903-2001) travaille la terre, en l’absence de son père,  durant le guerre de 14/18 puis se tourne vers la philosophie. Son troisième enfant, Jean-Pierre dit « papou », épouse Jacqueline (alias Ou-i) en 1974. Cardiologue, elle laissera tout tomber pour la vigne. Ils se marièrent et eurent …beaucoup de filles : Hélène, Catherine & Cécile. Jean-Pierre décide que le vin sera l’activité principale de Libian : il construit une cave en 1970, qui sera agrandie en 1982.  Les vignes ont toujours été travaillées en culture biologique : travail du sol, piochage à la main au printemps, cuivre et soufre…un cap sera franchi en 2005 avec la certification officielle du domaine en biodynamie. Les 3 filles, choisissent la voie du vin. Hélène et son mari Alain s’associent en 1995 à leurs parents sur le domaine. Catherine s’installe à Libian en 2006. Quelques mois plus tard, elle achète un cheval de trait comtois « Nestor » avec qui elle laboure 5 Ha de vignes. Le travail de la terre dans l’amour et le respect, le rythme du cheval (bien différent de ce que l’on vit aujourd’hui) apportent toujours calme et sérénité. 2016, Bambi (un beau blond) s’associe à Nestor. Le domaine s’agrandit progressivement pour arriver aujourd’hui à 25 Ha de vignes et 8 Ha de terres nourricières (oliviers, céréales, foin, jardin, abeilles…..). En 2011, la cave double sa superficie. Ceci permet de reconstituer le « parc à foudres » de différentes provenance (Rousseau, Grenier et majoritairement Stockinger de 30/40 Hl). Du travail accompli dans l’esprit paysans naissent plusieurs vins, 1 vin blanc, 1 rosé et 4 vins rouges très complémentaires qui permettent à Libian de vivre et de transmettre. En septembre 2016 une nouvelle génération s’installe à Libian : Aurélien (fils d’Hélène & Alain).

Redécouvrez Traqué, la chasse à l’homme viscérale de William Friedkin, dans une 4K sensationnelle chez l’Atelier d’Images.

Tommy Lee Jones & William Friedkin s’offraient un dernier barout d’honneur de légende face à un impressionnant Benicio Del Toro, plus animal que jamais.

Il y a des thrillers qui se contentent de suivre la piste. Et puis il y a Traqué, où William Friedkin, le vieux lion de French Connection et Police Fédérale : Los Angeles – deux des plus grands polars d’action, décide de transformer l’art de la poursuite en corps-à-corps existentiel. Sorti en 2003, un peu sous les radars à l’époque malgré l’aura du maître et son casting, ce film rugueux connait aujourd’hui une seconde jeunesse en édition 4K chez l’Atelier d’Images. L’occasion n’est que trop parfaite pour se (re)plonger dans cette chasse à l’homme qui sent la sève, la sueur et le métal froid de l’arme blanche. Le menu : L.T. Bonham (Tommy Lee Jones, plus buriné et habité que jamais), instructeur de forces spéciales à la retraite, face à son ancien élève, Aaron Hallam (Benicio Del Toro, au magnétisme inquiétant), devenu une machine à tuer. Maître et disciple. Créateur et créature. La forêt devient leur arène, Portland leur champ de bataille final. Comme à ses plus belles heures, Friedkin ne triche pas. Pas d’effets numériques tape-à-l’œil, pas de musique qui vous mâche le suspense : juste le bruit des branches qui craquent, le souffle rauque des poursuivants et le son sec des corps qui s’entrechoquent. Les séquences de traque en milieu naturel sont d’une brutalité presque documentaire. On se retrouve pris dans un maelström où la mise en scène fait la part belle au pièges improvisés, combats au couteau d’une sauvagerie rare, course-poursuite où chaque pas peut être le dernier. On est loin des blockbusters aseptisés ; ici, la violence a un poids, une conséquence physique visible. C’est du cinéma d’action à l’ancienne, teinté d’un western crépusculaire et d’une réflexion sourde sur la transmission du mal.

Le chant du cygne d’un Maître à Hollywood.

William Friedkin ne le sait pas encore, mais Traqué sera son dernier grand film de studio avec un budget de 55 millions de dollar à cause d’une réception trop tiède à l’époque. Et pourtant, derrière un scénario d’une apparente simplicité, se cache un film somme qui ravive toutes les névroses fiévreuses de son auteur. Ce face-à-face viscéral n’est pas seulement physique : il est moral, presque philosophique. Que devient l’élève quand le maître lui a tout appris sauf l’humanité ? Friedkin pose la question sans jamais la hurler, avec cette lucidité sèche qui caractérise ses meilleurs films. 2 symboles : ces tôles froissées si organiques à l’ère du numérique, mais aussi un Benicio Del Toro dantesque de mystère et de noirceur, devenant un vrai spectre démoniaque digne de Pazuzu. La 4K sublime le travail du réalisateur : les verts sombres et humides de la forêt gagnent en densité, les textures des combats deviennent palpables, et le mixage son (craquements, respirations, lames) renforce l’immersion totale. Jamais une traque n’aura été si perceptible dans notre propre chair. Une édition qui rend enfin justice à ce petit diamant mésestimé des années 2000. Derrière l’adrénaline, Traqué interroge avec intelligence le conditionnement militaire, la filiation toxique et la fine ligne qui sépare le soldat du monstre. Pas de manichéisme, juste une observation froide et sans concession. Du Friedkin pur jus.

Traqué, en édition 4K Ultra HD, est disponible chez L’Atelier d’Images et un peu partout. En bonus, vous trouverez une présentation du film par Philippe Guedj, les commentaires du maestro William Friedkin himself, ainsi que quelques documentaires sur le tournage et des scènes coupées.

Synopsis : L.T. Bonham, un ex-entraîneur des forces spéciales, vit retiré dans les forêts de l’Oregon. Lorsqu’un agent du FBI vient lui demander de l’aide sur une affaire de meurtres perpétrés sur des chasseurs dans la forêt de l’Oregon, il accepte de se rendre sur les lieux du crime. Ces assassinats ne peuvent avoir été commis que par un seul homme : Aaron Hallam, un de ses anciens élèves, le meilleur. S’engage bientôt un redoutable jeu du chat et de la souris.

[BD ADO] Iceworld, de Anne Rivière & Gabriele Barsotti (Bayard Jeunesse)

[BD ADO] Iceworld, de Anne Rivière & Gabriele Barsotti (Bayard Jeunesse)

Avec Iceworld, Anne Rivière & Gabriele Barsotti proposent une bande dessinée de science-fiction portée par un univers polaire hostile et une intrigue construite comme une course contre la montre. Le point de départ est immédiatement accrocheur : piégé sur une planète glacée après avoir découvert un secret compromettant, le jeune Roméo n’a que quelques heures pour trouver de l’aide avant que sa combinaison thermique ne rende l’âme.

Le récit joue sur une mécanique efficace mêlant survie, complot industriel et aventure spatiale. En rejoignant son père pour les vacances, Roméo devient témoin d’un bug qui révèle une vérité que la société Bluetech cherche manifestement à cacher. Dès lors, l’album bascule dans un scénario de fuite et de révélation, où le héros se retrouve isolé sur un monde désert, glacé et dangereux, confronté à des mercenaires autant qu’aux éléments.

Iceworld semble vouloir conjuguer plusieurs plaisirs de lecture : celui du grand décor de science-fiction, avec ses planètes, ses corporations et ses technologies, mais aussi celui d’un thriller adolescent tendu, où chaque minute compte. L’arrivée de NaI, un robot conscient travaillant dans une mine clandestine, enrichit encore l’aventure en introduisant un duo qui doit apprendre à coopérer pour mettre au jour les crimes d’une méga-corporation.

Le dessin de Gabriele Barsotti paraît particulièrement adapté à cet univers, surtout avec un format agrandi et des illustrations généreuses, pensées pour immerger pleinement le lecteur dans ce monde de glace. De quoi faire ressentir l’immensité, le froid, le danger et l’étrangeté d’un écosystème alien tout en gardant une lecture fluide et accessible. Avec Iceworld, Bayard Jeunesse signe ainsi une BD ado de science-fiction qui mise sur l’efficacité narrative, la tension et l’évasion. Entre space opera, aventure de survie et dénonciation d’un système cynique, l’album a tout pour séduire les jeunes lecteurs en quête d’un récit rythmé et immersif.

Résumé éditeur :

Alors qu’il rejoint son père pour les vacances, le jeune Roméo est témoin du bug d’une fenêtre holographique. Un bug qui lui révèle, contrairement aux dires de la société Bluetech, qui produit la nourriture et les abris de toute la galaxie, la planète Laina est en réalité habitable! Roméo a à peine le temps de comprendre ce qu’il a vu: Bluetech lance des mercenaires à ses trousses et attaque sa navette. Roméo s’écrase sur Seiren, une planète déserte et glacée. Dans cet écosystème alien, il pourra compter sur l’aide de NaI, un robot doté de conscience travaillant dans une mine clandestine… ensemble, ils découvrent que Bluetech cache à l’humanité un crime supplémentaire. Poursuivi par leurs ennemis, Roméo n’a que 17 heures pour trouver de l’aide avant que sa combinaison thermique ne tombe en panne.
Date de parution : 15 avril 2026
Scénario : Anne Rivière
Dessin : Gabriele Barsotti
Éditeur : Bayard Jeunesse
Collection : Bande d’ados
Format / Pages : 84 pages
Prix indicatif : 17,90 €

Alix et Huguette, tome 1 (Bayard Jeunesse)

Alix et Huguette, tome 1 (Bayard Jeunesse)

Avec Alix et Huguette, Maud Begon propose une bande dessinée jeunesse pleine de fraîcheur, qui mêle humour, amitié et voyage dans le temps.
Tout commence avec une découverte aussi étrange que fascinante : l’armoire de la chambre d’Alix est en réalité un passage vers une autre époque. Elle débouche directement chez Huguette, une petite fille vivant… cinquante ans plus tôt. De cette idée simple naît une amitié improbable entre deux enfants séparées par le temps, mais réunies par leur curiosité et leur goût pour les bêtises.
Ce premier tome joue habilement sur le contraste entre les époques. À travers les yeux d’Alix, le lecteur découvre un quotidien d’un autre temps : lessive à la main, école en uniforme, rues bien différentes… autant de détails qui éveillent la curiosité et nourrissent le comique de situation.
Mais loin d’être une simple leçon d’histoire, l’album reste avant tout une succession d’épisodes drôles et dynamiques, portés par deux héroïnes attachantes.
Le vrai point fort réside dans la complicité entre Alix et Huguette. Malgré leurs différences, elles se ressemblent énormément : même énergie, même imagination débordante. Leur duo fonctionne immédiatement et donne lieu à des situations à la fois tendres et amusantes.
Côté dessin, le style est expressif, coloré et très accessible pour les jeunes lecteurs. Il accompagne parfaitement le ton léger et pétillant de l’histoire.
Alix et Huguette est une nouvelle série BD Kids qui va emballer les jeunes lecteurs ! On attend déjà avec impatience le tome 2 !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2026
Auteur : Maud Begon
Illustrateur : Maud Begon
Editeur : Bayard Jeunesse
Prix : 11 €

[BD] Le Choc des tyrans – Tome 01 : Hitler vs Staline, de Michaël Prazan & Gabriel Andrade (Glénat)

[BD] Le Choc des tyrans – Tome 01 : Hitler vs Staline, de Michaël Prazan & Gabriel Andrade (Glénat)

Avec Le Choc des tyrans – Tome 01 : Hitler vs Staline, Michaël Prazan s’attaque à l’un des face-à-face les plus vertigineux du XXe siècle : celui de deux dictateurs que tout oppose en apparence, mais que rapprochent pourtant la fascination du pouvoir absolu, la paranoïa et la violence de leurs systèmes. L’album ne cherche pas le spectaculaire gratuit. Il s’intéresse au temps qui précède l’explosion, à cette lente montée des périls où les démocraties ferment les yeux pendant qu’Hitler réarme et que Staline consolide son emprise.

Ce premier tome adopte un dispositif particulièrement efficace : un récit en miroir, qui suit la montée en puissance parallèle des deux régimes totalitaires dans les années 1930 et explore la nature ambiguë de leurs relations à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Le pacte germano-soviétique, les jeux de dupes diplomatiques, les affinités tactiques provisoires et l’orgueil démesuré des deux hommes composent ici une matière historique dense, mais immédiatement lisible.

A noter que Michaël Prazan n’est pas un auteur historique parmi d’autres : documentariste et écrivain, il a consacré une part importante de son travail aux idéologies radicales, aux crimes de masse et aux zones les plus sombres du XXe siècle. Cette expérience donne au livre une assise documentaire qui dépasse le simple récit pédagogique. Le dessin de Gabriel Andrade accompagne cette approche avec un réalisme appuyé, au service d’une mise en scène de la tension historique plus que de l’effet héroïque. On apprécie son atmosphère de thriller politique, la reconstitution des ambiances berlinoises et moscovites, et la manière dont le récit fait sentir l’approche de la catastrophe.

Avec Hitler vs Staline, Glénat lance donc un triptyque ambitieux, à la croisée du documentaire historique et du polar politique. Un premier volume qui tient sa promesse : raconter la collision de deux totalitarismes non comme une abstraction scolaire, mais comme le résultat d’orgueils, de calculs et de violences déjà à l’œuvre bien avant le fracas des armes. A découvrir !

Extrait de la BD :



Résumé éditeur :

Duel de monstresAvant le fracas des Panzer en 1940, il y a la lente agonie des illusions : les démocraties, engluées dans leurs compromis, ferment les yeux sur la montée des périls. Hitler réarme, Staline purge, et chacun prépare son coup. Les accords de Munich, la guerre d’Espagne, les annexions successives : autant de signaux ignorés. Personne n’imagine la « romance » entre les deux dictateurs qui a été, à bien des égards, ignorée ou mise sous le boisseau et se concrétise par le coup de tonnerre du pacte germano-soviétique de 1939. Se souvient-on également que moins de deux mois avant le déclenchement de l’opération Barbarossa, une délégation nazie est présente, en majesté, aux célébrations du 1er mai sur la Place rouge, pour recevoir les honneurs du dictateur soviétique ? Hitler et Staline se haïssent par idéologie, mais se fascinent par leur ambition. Hitler rêve d’un empire aryen purgé du « poison bolchevik », Staline d’une révolution mondiale écrasant le fascisme. Deux tyrans, deux destins parallèles, un même vertige : celui de l’orgueil démesuré. Car, comme le dit le proverbe : « L’orgueil précède la ruine, la hauteur précède la chute. »Michaël Prazan fait parler les archives dans un récit en miroir saisissant. En retraçant la montée en puissance des deux régimes totalitaires depuis les années 1930, il explore dans ce premier tome la nature des relations ambiguës entre les deux tyrans à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Gabriel Andrade appuie la démonstration par un travail de reconstitution remarquable tant sur le plan historique que psychologique dans ce thriller politique qui nous révèle les coulisses de l’Histoire.
Date de parution : 8 avril 2026
Scénario : Michaël Prazan
Dessin : Gabriel Andrade
Couleurs : Sébastien Bouët, Fabien Blanchot
Éditeur : Glénat
Collection : 24X32
Série : triptyque
Format / Pages : 24 x 32 cm – 72 pages
Prix indicatif : 16,50 €
EAN : 9782344062364

« Potiche » ou l’aria secrète d’une femme que l’on croyait docile

"Potiche" ou l’aria secrète d’une femme que l’on croyait docile
Photo © Louis JOSSE – JMDPROD

« Potiche » ou l’aria secrète d’une femme que l’on croyait docile

Avec « Potiche », la mécanique boulevardière signée Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy trouve sous la direction de Charles Templon une seconde peau, à la fois lustrée et légèrement fendillée, comme ces porcelaines trop parfaites pour être honnêtes.

Le vernis brille, mais quelque chose insiste en dessous, une ligne de fracture à peine visible, et c’est là que la mise en scène devient percutante.

Templon ne cherche pas à moderniser à outrance. Il préfère l’archéologie fine, dégageant du texte ses strates d’ironie, ses silences complices, ses petites cruautés domestiques.

L’émancipation en marche

Le rire surgit, franc, presque mécanique, puis se grippe soudain lorsqu’apparaît la violence douce du titre même. La potiche n’est pas seulement décorative, elle est une construction sociale, une assignation polie, et la scène devient le lieu de son lent débordement.

Le dispositif scénique joue sur une élégance contenue. Tout semble à sa place, trop à sa place forcément, comme si le décor lui-même surplombait le désordre que l’émancipation fomente.

Les lignes sont nettes, les couleurs assorties, mais les corps, eux, trahissent. Ils débordent du cadre, hésitent, s’affranchissent par petites secousses.

C’est dans ces micro-déplacements que la mise en scène ose une folie surréaliste, loin de toute démonstration appuyée.

Du côté des interprètes, la distribution avance comme une mécanique sensible, parfaitement huilée mais jamais automatique.

Et au centre du dispositif, Clémentine Célarié impose une présence qui déborde le cadre même du rôle. Elle ne joue pas la transformation, elle la laisse advenir, par glissements successifs, par infimes déplacements des gestes, du regard et de la voix.

Il y a chez elle une manière de faire vaciller la légèreté sans jamais la rompre, d’introduire dans le rire une lucidité presque clandestine.

Chaque réplique semble porter un double fond, chaque silence ouvre une brèche. Autour d’elle, les partenaires tiennent la ligne avec une précision remarquable, nourrissant le tempo sans jamais chercher à la concurrencer, dessinant un ensemble d’une grande cohérence où les caractères existent pleinement.

Mais c’est bien Célarié qui, par une forme de souveraineté triomphante, capte la lumière et la redistribue, faisant de cette « Potiche » non plus un simple rôle, mais un territoire en mouvement.

Le rythme est un art délicat ici, et Templon le manie avec une précision d’horloger. Les répliques claquent, les quiproquos s’enchaînent, mais jamais au détriment d’une certaine mélancolie diffuse.

Car sous la comédie affleure une solitude tenace, celle des rôles que l’on endosse trop longtemps. Le rire devient alors une surface, une manière de tenir à distance ce qui menace de remonter.

Et puis il y a cette bascule, presque imperceptible, où le personnage central cesse d’être objet pour devenir sujet. Rien de spectaculaire, aucun manifeste, mais une lente reconquête de soi, quasi naturelle.

La force de cette « Potiche » tient là, dans cette transformation mesurée, qui refuse l’héroïsme pour mieux capter le réel.

Ce que propose Charles Templon, au fond, c’est une lecture sans cynisme mais sans naïveté. Il ne sauve pas ses personnages, il les regarde se débattre avec leurs propres limites, avec une tendresse lucide.

La pièce, que l’on croyait connaître, se met alors à vibrer autrement, comme si derrière le rire bien réglé se cachait une question plus sourde, plus contemporaine qu’il n’y paraît. Qui parle vraiment lorsque nous parlons, et combien de voix avons-nous laissées trop longtemps en coulisse ?

 Dates : du 12 février au 14 juin 2026  – Lieu : Théâtre Libre (Paris)
Mise en scène : Charles Templon

Nouvel album du grand guitariste Kamil Rustam, Listen up!, sortie le 15 avril 2026 chez Can U Feel It Records

Le guitariste Kamil Rustam bénéficie d’une certaine renommée dans le milieu musical, il a livré le 15 avril 2026 dernier un second album intitulé Listen Up! marqué par des influences diverses, gospel, funk, soul et jazz issues de ses nombreuses immersions aux Etats-Unis. Les 8 titres sont marquées par une plongée fascinante dans la musique soul-funk des années 70, revigorante et passionnante.

Un musicien d’exception

Le second album de Kamil Rustam est marqué par son casting d’exception. Après un premier album solo nommé Cosmopolitain et sorti en 2017 avec un certain succès, le nouvel album a été enregistré dans les légendaires Sunset Sound Studios à Hollywood. Kamil Rustam est de retour avec Listen Up!, un album à la fibre Funk & Soul ultra assumée. Les musiciens qui participent aux 8 titres ont participé à l’édification du son d’autres légendes de la musique comme Stevie Wonder, D’Angelo, John Mayer ou Joe Bonamassa. Grande nouveauté, le génial guitariste place pour la première fois la voix au centre de son album avec des collaborations vocales hors normes portée par nul autre que Eddie Brown, Billy Valentine, Amy Keys, Arnold McCuller, Patrice Rushen et Pino Palladino, du lourd, du très très lourd. Le résultat est un groove imparable, une émotion à fleur de peau et une énergie en mode live qui fait plaisir, en mode soul et intemporel. Le travail à la guitare est un des points forts de l’album, avec l’accompagnement de cuivres chauds et enveloppants, de quoi renvoyer à des racines funk, jazz et soul intemporelles, les chœurs sont partout et accompagnent des voix qui touchent au cœur. comme pour le travail vocal, renforcé par des chœurs très présents. Les rythmes sont portés par une section rythmique carrée et précise, les solos de guitare sont tranchants, les 8 morceaux sont des merveilles.

La Release Party de cet album unique aura lieu le 10 juin au Théâtre de l’IA, 10 rue de la Vacquerie, 75011 Paris pour un moment de musique à ne pas manquer!

[MANGA] One Piece – Édition originale – Tome 112, d’Eiichiro Oda (Glénat Manga)

[MANGA] One Piece – Édition originale – Tome 112, d’Eiichiro Oda (Glénat Manga)

Avec One Piece – Tome 112, Eiichiro Oda ouvre une nouvelle étape très attendue de son immense saga en menant enfin Luffy et son équipage vers Erbaf. Après les événements d’Egg Head, un autre grand arc est en train de s’installer. Les retrouvailles entre Robin et Sauro, montrent que l’émotion et la mémoire du récit restent au cœur de cette transition.

Ce tome est placé sous le signe de la bascule : Robin peut enfin revoir Sauro, mais cette arrivée sur Erbaf coïncide aussitôt avec l’apparition de personnages inquiétants, comme si cette terre mythique n’allait pas se contenter d’être un simple lieu de retrouvailles. Chaque nouvel horizon est aussi la promesse d’un monde plus vaste, plus dangereux et plus chargé de révélations. Oda parvient encore à faire exister le sentiment du départ vers l’inconnu.

Avec One Piece – Tome 112, on poursuit donc sans surprise l’une des locomotives majeures du manga, mais ce volume a aussi quelque chose de plus particulier : il porte la promesse d’un territoire mythique enfin exploré. Un tome de transition très dense, chargé d’émotion, de pressentiments et de nouveaux enjeux. Et pour une série aussi ancienne, réussir encore à faire naître cette attente n’est pas la moindre de ses forces !

Résumé éditeur :

Se hisser sur les épaules des géants !Maintenant qu’elle a débarqué sur Erbaf, Robin peut enfin fêter ses retrouvailles tant attendues avec Sauro. Mais alors que de nouvelles aventures débutent dans cette contrée inconnue, des personnages pour le moins inquiétants font leur apparition. Faut-il y voir le présage d’une tempête ?! Les aventures de Luffy à la poursuite du One Piece continuent !
Date de parution : 8 avril 2026
Auteur : Eiichiro Oda
Éditeur : Glénat Manga
Collection : Shonen
Format / Pages : souple – 11,5 x 18 cm – 208 pages
Prix indicatif : 7,20 €
EAN : 9782344068922

[BD JEUNESSE] Ana et l’Entremonde – Tome 4, de Marc Dubuisson & Cy (Glénat)

[BD JEUNESSE] Ana et l’Entremonde – Tome 4, de Marc Dubuisson & Cy (Glénat)

Avec Ana et l’Entremonde – Tome 4, Marc Dubuisson et Cy referment une série d’aventure jeunesse qui n’a cessé de gagner en ampleur depuis son lancement. Ce dernier volume est aussi le tome le plus épique de la saga, celui où les portes de l’Entremonde s’ouvrent enfin et où les multiples fils narratifs accumulés jusque-là convergent vers un affrontement décisif.

Le point fort d’Ana et l’Entremonde a toujours été sa capacité à mêler souffle d’aventure, imaginaire foisonnant et dynamique de groupe. Ana, Domingo et leurs alliés évoluent dans un univers où pirates, créatures fantastiques, navires et portes intermondes composent un décor très généreux, immédiatement lisible pour un jeune lectorat mais assez ample pour séduire au-delà. Ce tome 4 semble pousser cette logique à son maximum, avec des révélations, des surprises et surtout une bataille navale annoncée comme l’un des grands morceaux de bravoure de la série.

L’univers conçu par Dubuisson et Cy repose sur une vraie idée de dépaysement. Le projet part d’un point de départ historique, l’expédition de Christophe Colomb, pour le faire basculer dans une variation fantastique où l’Histoire se tord, où la Terre n’est plus tout à fait celle que l’on croyait connaître, et où le récit d’initiation prend des allures de grande odyssée. Cette hybridation entre aventure classique, fantaisie maritime et quête initiatique reste l’une des meilleures idées du cycle.

Visuellement, la série doit aussi beaucoup à Cy, dont le travail en couleur directe est audacieux avec un goût pour les ambiances denses, les grandes scènes d’action lisibles et une palette qui donne au monde d’Ana une vraie personnalité.

Avec Ana et l’Entremonde – Tome 4, une aventure fantastique se termine, pensée en quatre volumes, qui tient en haleine jusqu’au bout. Un final qui devrait séduire les lecteurs déjà attachés à l’univers, tout en confirmant la place de la série parmi les propositions jeunesse les plus ambitieuses et dépaysantes du catalogue.

Extrait de la BD :



Résumé éditeur :

Quand les portes de l’Entremonde s’ouvrent enfin…Ana et Domingo, deux jeunes orphelins embarqués par accident dans la fameuse expédition de Christophe Colomb, se sont retrouvés projetés dans l’Entremonde, un univers fantastique peuplé de pirates en tous genres !

Tandis que La Main continue d’étendre son pouvoir sur Kawa-Qawa, Ana et ses amis sont plus déterminés que jamais à l’arrêter avant que les mystérieuses Portes-aux-mondes ne tombent en sa possession.

Entre surprises, révélations et bataille navale explosive, l’ultime tome de la série nous plonge dans une aventure fantastique pleine d’imagination et de rebondissements avec, toujours, des planches en couleur directe à couper le souffle !

Date de parution : 8 avril 2026
Scénario : Marc Dubuisson
Dessin et couleurs : Cy
Éditeur : Glénat
Collection : Jeunesse
Format / Pages : 21,5 x 29,3 cm – 104 pages
Prix indicatif : 18,00 €
EAN : 9782344068564

[MANGA] Sakamoto Days – Tome 21, de Yuto Suzuki (Glénat Manga)

[MANGA] Sakamoto Days – Tome 21, de Yuto Suzuki (Glénat Manga)

Avec Sakamoto Days – Tome 21, Yuto Suzuki poursuit l’un des shonen d’action les plus efficaces de ces dernières années, en continuant de faire cohabiter avec une aisance remarquable l’humour absurde, la chorégraphie des combats et la tension dramatique. Série désormais solidement installée parmi les succès de Glénat Manga, Sakamoto Days avance ici dans un arc où Shin et Heisuke s’enfoncent au cœur d’un nouvel enfer : la prison de la FJA.

Pour rencontrer l’oracle, Shin et Heisuke se font volontairement incarcérer dans une prison où sont enfermés les pires criminels du pays. À peine arrivés, ils subissent un bizutage brutal qui les place en situation critique. Ce décor carcéral offre à Yuto Suzuki un terrain idéal pour renouveler les affrontements avec de nouvelles dynamiques.

Rappelons que l’idée de départ — un assassin légendaire devenu épicier de quartier — aurait pu n’être qu’un gag à usage unique. Or la série a trouvé depuis longtemps un équilibre très convaincant entre comédie, sens du rythme et suspens. Ce qui en fait l’une des séries marquantes du moment.

Avec Sakamoto Days – Tome 21, Glénat poursuit donc la publication d’un titre qui confirme volume après volume sa régularité et son efficacité. Entre bastons spectaculaires, humour de décalage et progression d’un arc toujours plus intense, ce nouveau tome a tout pour satisfaire les lecteurs déjà embarqués. Et pour les collectionneurs, le premier tirage bénéficie en plus d’une jaquette holographique, petit bonus qui accompagne bien la sortie d’un volume aussi attendu.

Résumé éditeur :

Votre épicier est un assassin légendaire !Afin de rencontrer l’oracle, Shin et Heisuke se font volontairement incarcérer dans la prison de la FJA où sont enfermés les pires criminels du pays. Dès leur arrivée, les détenus et le gardien-chef leur font subir un bizutage qui les met dans une situation critique. Parviendront-ils à traverser cet enfer jusqu’au dernier sous-sol où se trouve l’oracle ? Que l’arc du tourisme carcéral commence !
Date de parution : 8 avril 2026
Auteur : Yuto Suzuki
Éditeur : Glénat Manga
Collection : Shonen
Format / Pages : souple – 11,5 x 18 cm – 208 pages
Prix indicatif : 7,20 €
EAN : 9782344067321
Bonus 1er tirage : jaquette holographique

[BD] Guerres secrètes – Tome 02 : La Boutique aux horreurs, de Philippe Richelle & Steven Lejeune (Glénat)

[BD] Guerres secrètes – Tome 02 : La Boutique aux horreurs, de Philippe Richelle & Steven Lejeune (Glénat)

Dans Guerres secrètes – Tome 02 : La Boutique aux horreurs, Philippe Richelle poursuit sa série-concept consacrée aux zones d’ombre du renseignement au XXe siècle. Après un premier volume centré sur l’espionnage lié à Enigma, ce deuxième album change d’atmosphère et s’enfonce dans un territoire encore plus dérangeant : celui des expérimentations humaines secrètes menées par le gouvernement américain au nom de la guerre froide. La matière est historique, mais le ton annoncé relève pleinement du thriller psychologique.

Le point de départ se situe en 1953. Bill Barney, vétéran de la guerre de Corée, devient agent de la CIA, convaincu de servir son pays. Peu à peu, sa mission le conduit au cœur du programme MK-Ultra, sous la direction du docteur Gottlieb. À mesure que l’album avance, le récit quitte le simple terrain de l’espionnage pour explorer celui de la manipulation mentale, de la soumission chimique et de l’effacement progressif des limites morales. L’album montre comment une logique de secret d’État peut glisser vers l’horreur bureaucratique. Ici, l’ennemi n’est pas d’abord extérieur : il est aussi dans les institutions censées protéger, dans le langage technique, dans la recherche dévoyée et dans les justifications idéologiques qui rendent l’inacceptable possible. Cet épisode a ainsi une tonalité plus claustrophobe que le tome 1, moins tournée vers le double jeu diplomatique que vers la destruction de l’intégrité humaine.

Le dessin de Steven Lejeune apporte vraisemblablement au scénario de Richelle la densité visuelle nécessaire pour faire exister à la fois l’époque, la paranoïa et la dérive psychologique des personnages. Avec La Boutique aux horreurs, la solidité du projet Guerres secrètes se confirme : des albums autonomes, nourris d’histoire réelle, qui explorent les coulisses les plus troubles des conflits contemporains. Une lecture qui devrait séduire les amateurs de polar historique, d’espionnage et de récits où la vérité dépasse de loin la fiction.

Extrait de la BD :


Résumé éditeur :

Soumission chimique : retour sur les expériences top secrètes du gouvernement américain durant la guerre froide.Après le succès des Mystères de la République, Philippe Richelle revient avec une nouvelle série-concept consacrée à l’émergence des services secrets au XXe siècle. Chaque tome explore une opération menée dans l’ombre, le plus souvent au coeur de conflits majeurs : Seconde Guerre mondiale, Guerre froide, après-Guerre froide ou encore conflit israélo-arabe. Avec un réalisme saisissant, cette série de polars historiques, tous autoconclusifs, dévoile des récits passionnants et met en lumière des personnages hors normes, prêts à tout, souvent au mépris des règles, pour parvenir à leurs fins. Chaque album illustré par un dessinateur différent et peut être lu indépendamment.

1953. États-Unis. Bill Barney a toujours été un jeune homme soucieux de servir son pays. De retour de la guerre de Corée, son idéal patriotique le pousse à devenir agent de la CIA. Mais il est loin de se douter que sa mission va le plonger dans un univers cauchemardesque : le programme MK-Ultra, l’obscur programme auquel il va participer, utilise une nouvelle méthode : la soumission chimique ! À travers ses recherches top secrètes, le gouvernement américain n’a qu’un objectif : découvrir comment modifier l’esprit humain et en prendre le contrôle. En assistant le docteur Gottlieb, cheville ouvrière du Programme, Barney va bientôt comprendre que tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins : thérapie du sommeil, médicaments, LSD, électrochocs… Plus Gottlieb multiplie les expériences, plus il détruit la vie de ses « cobayes », et plus Barney sombre dans une spirale infernale, impuissant face à l’horreur… Avec ce thriller psychologique inspiré de faits réels, Philippe Richelle et Steven Lejeune nous plongent en pleine guerre froide pour un récit choc où la tension croissante est poussée à son paroxysme. Le deuxième tome de la série Guerres secrètes met en lumière une page sombre de l’histoire des États-Unis en revenant sur les expérimentations humaines perpétrées en secret par le gouvernement américain entre 1950 et 1960 notamment en Corée et au Vietnam.

Date de parution : 15 avril 2026
Scénario : Philippe Richelle
Dessin : Steven Lejeune
Éditeur : Glénat
Collection : 24X32
Série : Guerres secrètes
Format / Pages : 24 x 32 cm – 64 pages
Prix indicatif : 16,00 €
EAN : 9782344063699

[MANGA] Tatari – Tome 6, de Watari (Glénat Manga)

[MANGA] Tatari – Tome 6, de Watari (Glénat Manga)

Avec Tatari – Tome 6, Watari poursuit un shonen fantastique qui s’est imposé par son mélange très efficace d’action, d’humour et de mafia, autour d’un héros pour le moins atypique : un chat-yokaï vengeur forcé de jouer les humains. Ce sixième volume s’inscrit dans la continuité directe de l’arc précédent, tout en ramenant l’intrigue au Japon après les affrontements de Hong Kong.

Alors que Tatari n’est pas encore remis de ses blessures, Iraiya et surtout Raiden refont surface, déclenchant un duel immédiat. En parallèle, Isha, quatrième fils de la famille Lu, s’attaque à Tatari et aux héritiers restés au Japon, avec une tactique inattendue. Plusieurs fronts font ainsi monter la tension tout en multipliant les adversaires et les rapports de force. Tatari plaît beaucoup par son énergie, avec de belles scènes d’action, des personnages originaux et attachants, ainsi qu’un ton capable de faire cohabiter humour et affrontements mafieux. On le présente d’ailleurs justement comme un manga entre Ranma ½ et des luttes mafieuses à la Reborn.

Le point fort de la série semble aussi tenir à son personnage principal. Tatari n’est pas un héros shonen classique : il est à la fois grotesque, redoutable, loyal et profondément affectif. Cette ambiguïté nourrit une lecture plus singulière qu’un simple manga de bagarre.

Bref, avec Tatari – Tome 6, on retrouve un récit d’action bien mené, un bestiaire yokaï efficace et un héros impossible à ranger dans une seule case.

Résumé éditeur :

Tatari, le chat yokaï vengeur !Après son combat acharné à Hong Kong, Tatari est rentré au Japon. Alors que ses blessures ne sont pas encore guéries, Iraiya et Raiden apparaissent soudainement et un duel entre Tatari et ce dernier s’engage. Par ailleurs, Isha, le quatrième fils de la famille Lu, a également pris pour cible Tatari et les héritiers au Japon. Il les met en difficulté grâce à une tactique inattendue !
Date de parution : 8 avril 2026
Auteur : Watari
Éditeur : Glénat Manga
Collection : Shonen
Format / Pages : souple – 11,5 x 18 cm – 192 pages
Prix indicatif : 7,20 €
EAN : 9782344072899

[BD] Phobos – Tome 04 : La tempête des destins, de Victor Dixen & Maria Francesca Perifano (Glénat)

[BD] Phobos – Tome 04 : La tempête des destins, de Victor Dixen & Maria Francesca Perifano (Glénat)

Avec Phobos – Tome 04 : La tempête des destins, l’adaptation en bande dessinée de la célèbre saga de Victor Dixen franchit un cap décisif. Plus sombre, plus tendu, ce quatrième volume s’impose comme un véritable tournant narratif, où la survie ne suffit plus : il faut désormais comprendre, résister… et affronter les conséquences.

L’intrigue reprend dans un climat d’urgence. Les pionniers du programme Genesis, confinés dans la base martienne, font face à une menace imminente : une tempête capable d’anéantir toute vie. Mais le danger n’est pas seulement extérieur. Les révélations autour du mystérieux rapport Noé et les manipulations de Serena McBee continuent de peser sur le groupe, fragilisant les alliances et alimentant la tension psychologique.

Au cœur du récit, Léonor incarne plus que jamais le tiraillement entre sentiments et lucidité. Partagée entre son attachement à Marcus et la nécessité de garder le contrôle face à une situation qui lui échappe, elle évolue dans une zone d’incertitude permanente. Autour d’elle, les autres pionniers, parfois victimes d’un véritable syndrome de Stockholm, cèdent peu à peu à l’emprise de leurs oppresseurs, renforçant l’impression d’un huis clos oppressant.

Ce tome confirme la singularité de Phobos : un mélange de science-fiction, de thriller et de romance, où l’exploration spatiale sert avant tout de terrain à une réflexion sur le pouvoir, la manipulation et l’exposition médiatique. Héritée du roman original, cette dimension critique – inspirée des codes de la téléréalité – donne au récit une résonance contemporaine efficace. Visuellement, Maria Francesca Perifano apporte une intensité nouvelle à la série. Son dessin dynamique accentue la tension et l’hostilité de l’environnement martien. Les scènes d’action gagnent en ampleur, et les visages, très expressifs, renforcent l’impact émotionnel des situations.

Ce quatrième tome se distingue aussi par son rythme soutenu. Les révélations s’enchaînent, les enjeux se multiplient et l’impression d’un basculement imminent ne quitte jamais le lecteur. Cette montée en puissance, fidèle à l’esprit de la saga, confirme que Phobos est avant tout une course contre le temps, où chaque décision peut précipiter la chute ou ouvrir une issue.

Une série à découvrir !

Extrait de la BD :


Résumé éditeur :

Une lutte pour la survie. Une course pour le pouvoir. Une tornade de souvenirs.Ils tentent de survivre envers et contre tout. Cantonnés dans la base martienne, sous la menace imminente d’une tempête, les pionniers du programme Genesis tentent de comprendre ce qui est arrivé aux cobayes du rapport Noé afin de ne pas subir le même sort. Elle voudrait aimer sans baisser sa garde. Léonor est tiraillée entre le désir de se laisser emporter dans une histoire d’amour folle avec Marcus, et la responsabilité de continuer le bras de fer avec Serena McBee. D’autant que les autres pionniers, victimes du syndrome de Stockholm, succombent les uns après les autres à l’emprise de leur tortionnaire…Même si les éléments s’apprêtent à tout dévaster, il est trop tard pour oublier.

Date de parution : 22 avril 2026
Scénario : Victor Dixen
Dessin : Maria Francesca Perifano
Éditeur : Glénat
Série : Phobos
Format / Pages : 64 pages
Prix indicatif : 16,00 €

Le pacte puissant des petites filles modernes de Joël Pommerat

Le pacte puissant des petites filles modernes de Joël Pommerat
© Agathe Pommerat

Le pacte puissant des petites filles modernes de Joël Pommerat

Avec « Les petites filles modernes (titre provisoire) », Joël Pommerat poursuit son exploration de l’enfance et de l’adolescence, mais en en déplaçant nettement le centre de gravité.

Là où ses précédentes incursions s’attachaient à démonter les récits fondateurs ou à en révéler les failles, cette nouvelle création assume pleinement le surgissement du fantastique comme réponse à l’insuffisance du réel.

La pièce s’articule autour de deux jeunes filles liées par une amitié exclusive, presque sacrée. Ce pacte, d’abord intime, devient progressivement une force de résistance face au monde adulte, perçu comme une instance de séparation, de normalisation, voire de dépossession.

Lorsque le réel échoue à contenir leur expérience, le surnaturel s’impose non comme une échappée imaginaire, mais comme une logique alternative, plus juste, plus fidèle à ce qui se joue dans les corps et les affects.

Pommerat ne raconte pas cette histoire de manière linéaire. Les événements se donnent à voir tout en étant racontés, créant un décalage constant entre l’action et sa mise en récit.

Ce dispositif installe une distance réflexive : le spectacle n’est jamais entièrement dans le présent, ni totalement dans la mémoire. Il se construit dans cet entre-deux, où le théâtre devient un espace de pensée autant que de sensation.

Un monde qui glisse

La scénographie, presque entièrement constituée par la lumière et la vidéo, contribue à cette instabilité. Les espaces sont fragmentaires, mouvants, parfois abstraits. Ils ne figurent pas des lieux réalistes mais des états perceptifs.

Le plateau se transforme en paysage mental, traversé par des peurs, des désirs, des projections. Le surnaturel n’est pas montré frontalement ; il affleure, trouble la perception, fissure les certitudes.

L’interprétation se distingue par une grande retenue. Les comédiennes ne cherchent jamais l’effet naturaliste ni l’identification immédiate.

Elles incarnent des figures en devenir, traversées par une intensité affective qui excède les cadres habituels de la représentation de l’enfance. L’amitié, loin d’être idéalisée, apparaît comme une force ambivalente, capable de protection autant que de destruction.

En filigrane, « Les petites filles modernes » interrogent notre rapport contemporain à l’enfance. Non plus comme un âge à préserver de toute violence, mais comme un espace déjà profondément troublé par les tensions du monde social.

La modernité du titre ne renvoie pas à une époque ou à des codes, mais à une exposition précoce aux logiques de normes, de contrôle et de séparation.

Sans jamais céder à la démonstration, Pommerat signe une œuvre dense, inquiète, qui fait du fantastique non un genre, mais une nécessité introspective et sensible. Un théâtre qui ne cherche pas à expliquer, mais à maintenir ouvertes les zones de trouble, là où, peut-être, quelque chose peut encore advenir.

Dates : du 5 au 6 mai 2026 – Lieu : Théâtre des Salins – Scène Nationale (Martigues) 
Conception et Mise en scène : Joël Pommerat

« Requiem(s) » à la vie, à la mort, selon Angelin Preljocaj

« Requiem(s) » à la vie, à la mort, selon Angelin Preljocaj
Photo © Yang Wang

« Requiem(s) » à la vie, à la mort, selon Angelin Preljocaj

Dans Requiem(s), Angelin Preljocaj se penche sur le deuil et convoque dix-neuf danseurs qui donnent corps à une méditation sur la vie et la mort. Puissant.

Tandis que des maîtres tels que Haydn, Fauré et Ligeti ont immortalisé à jamais cette forme musicale, Preljocaj se la réapproprie ardemment à travers une bande son revisitée qui va des requiems et chants liturgiques en passant par le hard-rock, le folklore islandais et jusqu’au métal…

Une mosaïque d’échos d’outre-tombe comme autant de variations qui saisissent sans relâche la complexité des émotions humaines face à la perte, naviguant entre peine et allégresse, douleur et mémoire salvatrice.

Procession des corps

En une succession de tableaux sophistiqués, parfois épurés, symboliques et ou mythologiques, les danseurs forment un ballet tribal aux prises entre tristesse dévastatrice et force vitale captive d’une remémoration des souvenirs, brouillant les frontières entre la mort et la vie.

Tout le vocabulaire virtuose de la danse de Preljocaj, empreint de motifs déstructurés, de lente fluidité en accélération interrompue, s’imprègne de la dimension cérémoniale et mémorielle de la traversée.

Car malgré le deuil, les lames de fond de la vie remontent à la surface, habitent littéralement la danse, traversent les corps, les transcendent pour insuffler un espoir. Une lueur dans la nuit. Et une manière pour Angelin Preljocaj de nous dire que la mort fait partie de la vie.

 Dates : du 6 au 9 mai 2026 – Lieu : La Scène Musicale (Boulogne-Billancourt)
Chorégraphe : Angelin Preljocaj

Des vies à contre-jour du silence

Des vies à contre-jour du silence
La Vie secrète des vieux – Mise en scène Mohamed El Khatib (© Christophe Raynaud de Lage)

Des vies à contre-jour du silence

Sur scène, ils arrivent sans masque. Ni celui du théâtre, ni celui que la société plaque sur leurs visages ridés.

« Dans La vie secrète des vieux », Mohamed El Khatib poursuit son patient travail de dénudation du réel, mais ici le geste est plus frontal, presque désarmant dans sa simplicité.

Il ne s’agit plus seulement de documenter, mais de laisser affleurer une parole que l’on tient d’ordinaire à distance, celle du désir quand il persiste au-delà de l’âge que l’on dit raisonnable. Le plateau devient un espace de confidence.

Des corps âgés s’y tiennent, non comme des figures symboliques, mais comme des présences irréductibles, traversées de souvenirs, d’élans, de manques.

Ils racontent l’amour, le sexe, la solitude, les recommencements. Et ce qui frappe d’abord, c’est le refus de toute dramaturgie spectaculaire.

Rien n’est surligné. Tout semble presque tenu en retrait, comme si le théâtre devait s’effacer pour laisser advenir une vérité plus nue. Pourtant, cette économie de moyens n’est pas une faiblesse.

Elle agit comme une loupe. Elle intensifie chaque mot, chaque silence, chaque hésitation. Il y a dans cette pièce une forme de douceur inquiète. Le rire surgit, souvent, mais il n’est jamais de pure légèreté. Il tremble.

Il est chargé de ce que ces existences portent d’irréversible. Le temps n’est pas une abstraction ici. Il pèse, il travaille les corps, il creuse les voix.

Et pourtant, au cœur de cette usure, quelque chose insiste. Le désir, oui, mais un désir déplacé, reformulé, débarrassé de ses évidences.

Un désir qui se dit avec pudeur, parfois avec une franchise presque désarmante, et qui vient fissurer nos représentations les plus tenaces.

Ce que met en jeu Mohamed El Khatib, c’est moins la vieillesse que notre incapacité à la penser autrement que comme un effacement.

En donnant la parole à celles et ceux que l’on relègue hors champ, il renverse la perspective. Il ne cherche pas à embellir, encore moins à édifier. Il expose. Et dans cette exposition, il y a une forme de politique du regard.

Quand le temps n’a pas le dernier mot

Regarder ces corps, ces vies, sans détourner les yeux, sans les réduire à des clichés, c’est déjà déplacer une frontière.

La mise en scène, d’une sobriété presque ascétique, accompagne ce geste. Elle ne cherche jamais à illustrer. Elle cadre, elle accueille, elle laisse circuler.

Les interprètes, non professionnels pour la plupart, portent la pièce avec une justesse qui échappe aux codes du jeu traditionnel.

Ce ne sont pas des rôles qu’ils incarnent, mais des fragments d’eux-mêmes qu’ils déposent, avec une générosité parfois vertigineuse. Ils sont le cœur battant, fragile et incandescent de la pièce.

Leurs voix parfois vacillent, leurs gestes hésitent, mais c’est précisément dans cette faille que naît une forme de vérité extrême et émouvante. Rien n’est lissé, rien n’est protégé.

Leur présence échappe aux enjeux du plateau, elle s’émancipe, elle trouble.

On assiste moins à une performance qu’à une mise à nu, où le théâtre devient un lieu de passage entre l’intime et le regard des autres.

Et dans cette exposition sans fard, il y a une dignité farouche, une manière de tenir debout, de dire encore, malgré tout, malgré le temps, que la vie insiste, persiste et signe.

Reste une sensation persistante, après coup. Celle d’avoir été placé face à quelque chose que l’on préfère habituellement ignorer. Non pas une leçon, mais une mise à l’épreuve.

La vie secrète des vieux ne cherche pas à séduire. Elle dérange doucement, elle décale, elle ouvre une brèche. Et dans cette brèche, le théâtre retrouve l’une de ses fonctions les plus précieuses. Celle de rendre visible ce qui, d’ordinaire, demeure dans l’ombre.

 Dates : du 5 au 6 mai 2026 – Lieu : Théâtre-Sénard – Scène Nationale (Seine et Marne)
Conception et réalisation : Mohamed El Khatib

[BD] Guerres secrètes – Tome 01 : L’Homme qui trahit Hitler, de Philippe Richelle & Jorge Miguel (Glénat)

Couverture Guerres secrètes Tome 01[BD] Guerres secrètes – Tome 01 : L’Homme qui trahit Hitler, de Philippe Richelle & Jorge Miguel (Glénat)

Avec Guerres secrètes – Tome 01 : L’Homme qui trahit Hitler, Philippe Richelle ouvre une nouvelle série-concept consacrée à l’histoire des services secrets au XXe siècle. Après Les Mystères de la République, le scénariste reste sur un terrain qui lui convient parfaitement : celui des zones grises du pouvoir, des jeux d’influence et des personnages pris dans des mécanismes politiques qui les dépassent souvent autant qu’ils les fascinent. Ce premier volume choisit pour point d’entrée un destin réel, celui de Hans-Thilo Schmidt, figure aujourd’hui considérée comme l’un des grands espions de la Seconde Guerre mondiale.

Le point de départ est fort. En 1931, dans une Allemagne ruinée par l’après-guerre, Schmidt, ancien chimiste, accepte un poste modeste au ministère de la Défense sans savoir encore qu’il va bientôt se retrouver au cœur même de la machine de renseignement allemande. Très vite, il accède à l’un des outils stratégiques majeurs du régime nazi, l’énigme Enigma, et entame une double vie à haut risque sous le nom d’Asche. Le récit se place ainsi au croisement de l’espionnage, de la trahison et de la survie sociale, avec un héros qui n’a rien d’un surhomme mais tout d’un homme ordinaire entraîné dans une spirale dont il ne maîtrise plus les conséquences.

La série annonce d’emblée sa ligne : des albums autonomes, inspirés de faits réels, centrés sur des opérations ou des figures de l’ombre, dans des périodes de crise où l’histoire officielle se décide aussi en coulisses. Cette approche donne à Guerres secrètes une vraie identité, à mi-chemin entre le polar historique, la BD d’espionnage et le récit géopolitique. Pour ce premier tome, Richelle semble miser moins sur l’esbroufe que sur la tension froide, les manipulations, les faux-semblants et le poids terrible d’une information qui peut faire basculer le cours du monde.

Le choix de Jorge Miguel paraît cohérent avec cette ambition. Son dessin est en mesure de rendre à la fois les atmosphères d’époque, la rigueur documentaire et la nervosité du suspense. Le réalisme de l’ensemble conditionne aussi la crédibilité du danger comme celle des dilemmes moraux.

Avec L’Homme qui trahit Hitler, Glénat semble donc lancer une série au potentiel évident – dont le tome deux est paru en même temps (chronique à suivre !) – qui combine efficacité narrative, ancrage historique et promesse de diversité thématique d’un volume à l’autre. Un premier tome qui devrait intéresser autant les amateurs de BD historiques que les lecteurs friands d’espionnage, de doubles jeux et de récits où le destin d’un homme ordinaire croise brutalement la grande Histoire.

A lire !!

Extrait de la BD :

Planche Guerres secrètes


Couverture Guerres secrètes Tome 01
Résumé éditeur :

Un héros ordinaire

Après le succès des Mystères de la République, Philippe Richelle revient avec une nouvelle série-concept consacrée à l’émergence des services secrets au XXe siècle. Chaque tome explore une opération menée dans l’ombre, le plus souvent au coeur de conflits majeurs : Seconde Guerre mondiale, guerre froide, après-guerre froide ou encore conflit israélo-arabe. Avec un réalisme saisissant, cette série de polars historiques, tous autoconclusifs, dévoile des récits passionnants et met en lumière des personnages hors normes, prêts à tout, souvent au mépris des règles, pour parvenir à leurs fins. Chaque album est illustré par un dessinateur différent et peut être lu indépendamment.

1931. Dans une Allemagne ruinée par la guerre, Hans-Thilo Schmidt, ancien chimiste accepte un poste modeste au ministère de la Défense sans savoir qu’il va bientôt travailler avec une machine révolutionnaire. « Enigma » sert à chiffrer des messages secrets. Alors qu’Enigma devient l’outil stratégique numéro 1 pour le régime nazi, ce discret employé entame une double vie et n’hésite pas à transmettre des informations capitales à l’armée française sous le nom de code Asche ! Entre manipulations, trahisons et jeux d’influence, ce père de famille en apparence fidèle au régime, va devenir la pièce maîtresse d’un affrontement souterrain où le moindre faux pas peut se révéler fatal…

Philippe Richelle et Jorge Miguel nous entraînent dans une course contre la montre pleine de rebondissements. Tiré de faits réels, ce premier tome nous offre une plongée haletante dans les coulisses de l’espionnage durant la Seconde Guerre mondiale. Dans un récit mêlant trahison et tension historique, ce polar captivant retrace le destin de Hans-Thilo Schmidt, considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands espions du XXe siècle.

Date de parution : 15 avril 2026
Scénario : Philippe Richelle
Dessin : Jorge Miguel
Éditeur : Glénat
Collection : 24X32
Série : Guerres secrètes
Format / Pages : 24 x 32 cm – 64 pages
Prix indicatif : 16,00 €
EAN : 9782344063675

[BD] Avila, de Teresa Radice & Stefano Turconi (Glénat)

Avila — couverture [BD] Avila, de Teresa Radice & Stefano Turconi (Glénat)

Avec Avila, Teresa Radice et Stefano Turconi retrouvent le souffle romanesque qui fait depuis longtemps la singularité de leur duo, en l’entraînant cette fois vers un territoire plus frontalement aventureux, teinté de magie, de poursuites et de noirceur historique. Le cadre choisi, la France du XVIIe siècle dominée par l’ombre de Richelieu, donne immédiatement au récit une densité particulière : celle d’un monde où le pouvoir politique, la superstition et la violence peuvent se confondre.

L’héroïne, jeune orpheline douée pour l’herboristerie, doit fuir après avoir été accusée de sorcellerie. À ses trousses, le terrible Trébuchet, chasseur de primes et âme damnée du cardinal. Ce point de départ installe aussitôt un récit de traque, mais aussi une quête d’identité, puisque tout l’enjeu semble être de savoir si Avila est réellement liée à une puissance obscure ou si elle n’est qu’une victime de la peur et des manipulations de son temps. Une articulation entre cape et épée, sorcellerie et roman d’aventure.

La manière dont le livre mêle plusieurs registres est plutôt bien vu : l’aventure pure, la chasse à l’homme, l’arrière-plan historique, mais aussi un questionnement plus intime sur la transmission, la justice, le langage et la place d’une jeune fille dans un monde régi par la peur et l’autorité. Un album à multiples rebondissements, semé de clins d’œil historiques et artistiques, nourri de références mais porté avant tout par l’élan du récit.

Après Le Port des marins perdus, Les Filles des marins perdus ou encore Le Beau Parleur, Teresa Radice et Stefano Turconi ont déjà largement montré leur capacité à créer des univers sensibles, mobiles et visuellement très incarnés. On retrouve ici ce qui fait leur force : une narration très fluide, un vrai goût du romanesque et un dessin capable de rendre aussi bien la course, le mystère que l’émotion.

Avec Avila, on découvre donc un one-shot d’aventure ambitieux, à la croisée du roman historique et du conte sombre. Un album qui promet autant le plaisir du récit que celui de l’atmosphère. A découvrir sans tarder !

Extrait de la BD :

Avila — planche extrait

Résumé éditeur :

Une grande aventure de cape et de sorcellerie !

Dans la France du XVIIe siècle où plane l’ombre machiavélique de Richelieu, Avila, jeune orpheline déploie pour qui veut ses talents d’herboriste hérités de sa mère. Convaincue de sorcellerie, elle doit prendre la fuite avec à ses trousses le terrible Trébuchet ; chasseur de primes et âme damnée du cardinal. Mais si Avila n’est pas une sorcière, quel pacte a-t-elle scellé qui lui permet de parler à Astor, son ombre maléfique ou de communiquer avec les animaux de la forêt ? Va-t-elle périr de la main de Richelieu ou cherche-t-on à la faire taire comme sa mère mystérieusement disparue pour étouffer un complot qui la dépasse ? Dans sa recherche de vérité, Avila va courir de son Périgord natal jusqu’à la capitale, aidée par le jeune Timothée, voleur de son état, et le mystérieux comte de Langeac qui lui aussi, a quelques comptes à régler avec le cardinal !

Parsemé de clins d’oeil historiques et artistiques (Molière, Dumas, Vermeer…), Avila, sous couvert d’une aventure aux multiples rebondissements, est une quête initiatique sur l’identité, la transmission, la justice et la valeur du langage. Certainement l’ouvrage le plus magistral du couple Teresa Radice & Stefano Turconi depuis Le Port des marins perdus.

Date de parution : 15 avril 2026
Scénario : Teresa Radice
Dessin : Stefano Turconi
Éditeur : Glénat
Collection : Treize étrange
Format / Pages : 21,5 x 29,3 cm – 192 pages
Présentation : one-shot couleur
Prix indicatif : 25,00 €
EAN : 9782344065044

A LIRE