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Amaury Jacquet

Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

Henry Taylor, l’Amérique face à face

Henry Taylor, l’Amérique face à face Chez Henry Taylor, les personnages ne posent pas. Ils nous regardent. Et ce regard-là n’a rien d’innocent. Au Musée Picasso,...

Adya et Otto van Rees, l’avant-garde en perpétuel mouvement

Dans les salles du Musée de Montmartre, les couleurs semblent arriver avant les œuvres. Elles flottent, avancent par vagues, par fractures, par éclats successifs, comme si tout le premier XXe siècle européen s’était dissous dans une même vibration picturale. "Adya & Otto van Rees. Au cœur des avant-gardes" ne raconte pas seulement le parcours d’un couple d’artistes ; l’exposition donne à voir un art en état de mutation permanente, un art qui refuse obstinément de se fixer. Ici, chaque toile paraît quitter une esthétique au moment même où elle s'en appart.

La danse comme territoire de résistance

La danse comme territoire de résistance "Carcaça", de Marco da Silva Ferreira, se traverse comme une onde de choc. Au Festival Paris l'été, le chorégraphe portugais...

Gianni Versace Rétrospective : la mode comme un territoire fusionnel (prolongation)

Gianni Versace Rétrospective : la mode comme un territoire fusionnel Au Musée Maillol, la rétrospective consacrée à Gianni Versace ne se contente pas de déployer...

Matisse 1941 – 1954 au Grand Palais : l’ultime métamorphose (derniers jours)

Il y a chez Henri Matisse, dans ces années tardives, quelque chose qui ressemble moins à un crépuscule qu’à une insurrection lente de la lumière. L’exposition présentée au Grand Palais ne raconte pas une fin mais un recommencement, une seconde naissance arrachée à la maladie, au retrait, à l’immobilité forcée.

« 8 soirs par semaine » : la fragile obstination du théâtre

« 8 soirs par semaine » : la fragile obstination du théâtre Sous l'apparente simplicité d'une lecture musicale, Vincent Dedienne, Camille Chamoux et Léopoldine HH...

Des corps en résistance

Des corps en résistance Il arrive qu'un musée cesse d'être un lieu de contemplation pour devenir une chambre d'écho des convulsions du monde. Le Musée d'Art...

Notre Sélection

Au Festival de Ramatuelle : « Dans le couloir » : rester là, parler, pour ne pas tomber, pas encore

"Dans le couloir" est une pièce qui commence là où, d’habitude, le théâtre hésite à s’attarder : dans l’attente. Pas l’attente spectaculaire, non — l’autre. Celle qui dure trop longtemps. Celle qui grince. Celle où l’on parle pour éviter d’écouter ce qui s’y passe derrière les murs. Jean-Claude Grumberg ne raconte pas une histoire, il installe une situation, puis il la regarde s’user sous nos yeux. Et c’est précisément cette usure qui fait œuvre.