Most recent articles by:

Amaury Jacquet

Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

Richard III ou le sacre de Lars Eidinger, est à (re)découvrir

Ce spectacle monté par Thomas Ostermeier qui marqua le Festival d'Avignon en 2015, est à (re)découvrir ici sur ARTE Concert jusqu'au 24 juillet 2020....

Les Damnés : l’électrochoc théâtral d’Ivo van Hove à (re)découvrir sur France 5

En partant du scénario et non du film, Ivo van Hove, maître incontesté de la scène internationale dont nous avons chroniqué les spectacles, revisite avec son art aigu de la mise en scène, cette histoire de violence, pleinement contemporaine, qui renvoie dans le contexte social et politique d’aujourd’hui, à la montée des populismes et des fanatismes. Un électrochoc théâtral consacré aux Molières 2017 meilleure pièce de théâtre public, meilleure création visuelle et meilleure comédienne pour Elsa Lepoivre.

Le palmarès des Prix de la Critique 2019/2020

Depuis 1963, les Prix du Syndicat de la Critique saluent chaque année les spectacles et les personnalités artistiques, que ce soit en théâtre, en musique ou en danse, qui ont marqué la saison. Une saison qui s’est brutalement arrêtée en mars en raison de la covid-19. Le syndicat a décidé de maintenir ses prix pour affirmer son soutien au spectacle vivant, particulièrement impacté par une crise sanitaire dont les répercussions sociales et économiques se font déjà sentir. Portés par un élan solidaire, de très nombreux adhérents ont témoigné cette année par leur vote de l’importance de la création, de l’engagement des artistes pour partager avec le public le désir d’un monde poétique. Riche de toutes ces voix passionnées et singulières, le 57ème palmarès reflète une belle diversité, un art florissant sous toutes ses formes esthétiques.

48h en continu pour la réouverture du Théâtre de la Ville !

Le Théâtre de la Ville rouvre ses portes à l’Espace Cardin le lundi 22 juin, à partir de 16h, pour 48 heures de rencontres, de lectures, de concert non stop avec 70 artistes, acteurs, scientifiques et soignants.

La Comédie continue, encore ! La grille du 15 au 21 juin

« Alors que chacun reprend peu à peu ses activités, nous faisons évoluer La Comédie continue ! pour permettre à nos spectateurs de continuer à nous suivre et aux acteurs, aux différents services du théâtre, de se consacrer eux aussi à une activité plus traditionnelle. Se préparer à rouvrir nos salles et retrouver tous ensemble le désir et le plaisir d'un confinement consenti celui-là, le théâtre. Mais d’ici là, La Comédie continue, encore ! » Éric Ruf

L’enfer du couple sous le regard incisif d’Arnaud Desplechin, à (re)voir sur la chaîne en ligne de la Comédie-Française

Cette pièce est à revoir où d’un regard captif, toujours juste, le cinéaste scrute et fait entendre au plus près de l'instant, l’intensité intrinsèque du texte dont le jeu sobre et ciselé des comédiens sert à merveille la menace sourde et aliénante du drame. Pour le dramaturge, l’enfer c’est le couple. Où sur fond de guerre des sexes et de désordre intérieur, il dissèque jusqu’à l’os l’antagonisme de la relation conjugale et sa lutte identitaire sans merci.

La Comédie continue, encore ! Les programmes du 8 au 14 juin

Du lundi 8 au vendredi 12 juin dans La causerie, Adeline d'Hermy, Gaël Kamilindi, Anne Kessler, Guillaume Gallienne et Clément Hervieu-Léger répondront aux questions des spectateurs. Les 13 et 14 juin, les spectateurs pourront (re)découvrir : ►Une vie, un texte écrit pour la Troupe et mis en scène par Pascal Rambert ►Dom Juan et Sganarelle d'après Molière, un film écrit et réalisé par Vincent Macaigne ►Père d'August Strindberg, première création d'Arnaud Desplechin (notre critique ici) à la Comédie-Française ►La Comédie-Française ou l'Amour joué, film de Frederick Wiseman achevé en 1995

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.