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Amaury Jacquet

Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

« Infidèles » ou la confusion des sentiments orchestrée par Bergman

"Infidèles" ou la confusion des sentiments orchestrée par Bergman Après Scènes de la vie conjugale et Après la répétition en 2013, Stan revient à Ingmar...

« Rain » ou le vocabulaire électrisant et dense d’Anne Teresa de Keersmaeker

"Rain" ou le vocabulaire électrisant et dense d’Anne Teresa de Keersmaeker Oeuvre majeure de Teresa De Keersmaeker pour dix danseurs, "Rain" est un défi chorégraphique...

Anne Teresa De Keersmaeker, son portrait au Festival d’Automne

Anne Teresa De Keersmaeker, son portrait au Festival d’Automne Onze pièces différentes, auxquelles s’ajoutent un Slow Walk en plein cœur de Paris et des programmes avec...

Raoul Dufy, les ateliers de Perpignan 1940-1950 : l’ivresse de la couleur

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Joël Pommerat – Le théâtre comme absolu : un documentaire sur Arte

Joël Pommerat - Le théâtre comme absolu : un documentaire sur Arte Nous vous signalons la diffusion d’un documentaire de Blandine Armand, sur Arte ce...

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.