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Amaury Jacquet

Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

Le programme de la semaine 6 de La Comédie continue !

Cela fait un mois maintenant que La Comédie continue ! émet chaque jour pour un public toujours croissant : plus de 155 000 spectateurs ont déjà répondu à l’appel. Près de 350 programmes ont été composés spécialement pour la chaîne et 62 levers de rideaux diffusés.

Au monde, opéra de Philippe Boesmans sur un livret de Joël Pommerat pour une rencontre au sommet

Avec Au monde (créé en 2004), tout l’art de la mise en scène de Joël Pommerat se trouve là et annonciateur de son histoire de théâtre qui n’est pas seulement de raconter la société ou le politique mais aussi de concrétiser un univers sensible : Plateau dépouillé, utilisation de la lumière (d’où vient-elle et comment éclaire-t-elle ?), quasi- absence de couleurs (des contrastes), mise en valeur du corps de l’interprète dans l’espace scénique mais solitude de ces corps, utilisation du fonds de scène comme unique décor stylisé. On y devine le mystère, la solitude et le possible inaccompli de chacun des personnages.

La Comédie continue ! le programme de la semaine 5 du 27 avril au 3 mai 2020

En 24 jours de diffusion de La Comédie continue !, plus de 264 programmes inédits et 48 levers de rideau ont été proposés à un public toujours plus nombreux. Plus de 120 000 spectateurs ont déjà répondu à l'appel et l'on dénombre plus de 80 000 écoutes des programmes podcastables sur Soundcloud.

Les Marchands, la fable noire et puissante de Joël Pommerat

Tout l’art de la mise en scène de Joël Pommerat se trouve là, annonciateur de son histoire de théâtre qui n’est pas seulement de raconter la société ou le politique mais aussi de concrétiser un univers sensible : Plateau dépouillé, utilisation de la lumière (d’où vient-elle et comment éclaire-t-elle ?), quasi- absence de couleurs (des contrastes), mise en valeur du corps du comédien dans l’espace scénique mais solitude de ces corps, utilisation du fonds de scène comme unique décor stylisé. On y devine le mystère, la solitude et le possible inaccompli de chacun des personnages.

La Comédie continue ! le programme de la semaine 4 du 20 au 26 avril 2020

À l'affiche de cette quatrième semaine, des grands titres du répertoire classique sont à (re)voir, notamment la mise en scène historique de La Vie de Galilée de Brecht par Antoine Vitez en 1991, le Dom Juan de Molière par Jacques Lassalle en 1996, Lorenzaccio de Musset monté par Franco Zeffirelli en 1976 ou, plus récemment, le Vania de Julie Deliquet d'après Oncle Vania de Tchekhov en 2016. Et toujours des diffusions de cabarets chantés par la Troupe, des spectacles pour le jeune public ou encore, le dimanche soir, le rendez-vous hebdomadaire proposé par France 5 en première partie de soirée.

L’élan brisé du canard sauvage d’Henrik Ibsen s’invite chez vous !

L’élan brisé du canard sauvage d’Henrik Ibsen s'invite chez vous ! Le bonheur peut-il reposer sur le mensonge et son déni ? C’est la question...

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.