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Stanislas Claude

Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.

Un Lauréat truculent et rythmé à découvrir au Théâtre Montparnasse

Récemment diplômé, le jeune Benjamin Braddock est entrepris par une amie de ses parents, deux fois plus âgée que lui. La pièce adaptée du célèbre film de Mike Nichols avec Dustin Hoffman et Anne Bancroft retranscrit parfaitement l'atmosphère de la fin des années 60 aux Etats-Unis, entre puritanisme de façade et libération sexuelle.

Un très ambivalent Monsieur Motobécane au Théâtre Antoine

Monsieur Motobécane est détenu en prison. Accusé de la disparition d'une jeune fille de 10 ans, il s'explique avec son langage personnel, jonché de fautes de grammaire et de néologismes.

La Prière ou la possibilité d’une rédemption

Un toxicomane se voit offrir la chance de séjourner au coeur d'une association religieuse dans les montagnes pour se rétablir grâce au soutien de ses compagnons et à la prière. Un film sobre et sincère de Cédric Kahn.

Une BD lourde de sens: Lucha, chronique d’une révolution sans armes au Congo aux éditions La Boîte à Bulles, le 4 avril dans les...

Une BD pour mettre en lumière le rôle d'une association non gouvernementale porté par des bénévoles conscients de leur rôle politique dans un Congo déchiré depuis des décennies par des luttes intestines. Lucha, un nom que personne dans nos contres ne connait mais qui compte là bas! Une BD lourde de sens!

Le film Occidental met en boite l’état du monde occidental

Une foule de personnages se creuse dans un hôtel tandis qu'une manifestation fait rage en dehors. Entre suspicion et faux semblants, la duplicité fait rage!

Notre Sélection

Huit corps pour une seule nuit intérieure

Il y a chez Hofesh Shechter une manière d’ouvrir le corps comme on entrouvre une nuit. "In the Brain", développé à partir de "Cave", en prolonge et en déplace la matière initiale, comme si cette première cavité chorégraphique avait trouvé ici une expansion plus vaste, plus fiévreuse, plus exposée. On y retrouve cette plongée dans une intériorité obscure, mais dilatée à l’échelle du groupe, amplifiée par la jeunesse des interprètes qui en décuple l’impact.

Chicago le musical : quand l’orchestre mène le jeu au Casino de Paris

Dans cette version française fidèle à la matrice de Bob Fosse, le spectacle choisit la ligne claire plutôt que la démesure : une esthétique noire et blanche, coupante comme un verdict, où chaque geste devient preuve, chaque silence une stratégie. Le minimalisme revendiqué — décors réduits, orchestre exposé, lumière rasante — n’est pas une économie mais une déclaration. Ici, tout repose sur la précision. Et elle est redoutable. Cette sobriété, déjà constitutive du spectacle, trouve au Casino de Paris un écrin presque paradoxal : une salle qui appelle le spectaculaire, mais où triomphe finalement l’art de la découpe.