Flamboyante Zola, de Jean-Louis Milesi (Les Presses de la Cité)
Les éditions Les Presses de la Cité nous proposent un roman original : Flamboyante Zola.
L’auteur, Jean-Louis Milesi, nous offre son troisième roman. Il est non seulement écrivain, mais également scénariste et réalisateur.
Dans son livre, il s’intéresse à Alexandrine, l’épouse d’Emile Zola. Une femme aux mille facettes !
On la découvre au fil des pages, et bien sûr, on s’attache à elle. Elle va vivre trente ans auprès d’Emile Zola. Trente ans chargés d’histoire. De joies et de peines. Et de nombreux combats. Elle sera « présente » dans plusieurs livres de Zola…
Mais jamais Alexandrine ne va baisser les bras et plus d’une fois, elle révèlera sa force et son intelligence. Elle sera un soutien pour Zola, toute sa vie. Elle se battra pour lui.
Elle acceptera même la maîtresse de Zola avec qui il a eu deux enfants. Alors qu’Alexandrine n’a jamais pu en avoir avec Emile.
Alexandrine Zola, une femme en avance sur son temps et d’une grande intelligence !
Flamboyante Zolarend un très bel hommage à la femme de Zola et lui restitue sa place d’honneur auprès du grand écrivain Emile Zola, qui à l’époque a été maltraité, exilé, et malheureux, surtout suite à l’affaire Dreyfus.
Publik’Art vous a déjà fait découvrir, dans la même collection, Beaucoup d’amour. Ce sont de petits albums, entièrement cartonnés, de très belle qualité, faciles à prendre en main pour nos tout-petits. Les illustrations sont naïves et joliment colorées. Avec Un gros câlin, le jeune lecteur va découvrir un moment de lecture très câlin, comme on les aime tant !
A chaque page, des animaux, et leurs bébés, vont aller se coucher et se font avant un gros câlin : l’ours, le chat, la girafe, l’oiseau. C’est vraiment trop mignon.
Et puis, à la dernière page, c’est au tour de Papa d’aller faire un gros câlin à son petit !
Un gros câlinest un livre animé, aux pages découpées de façon astucieuse. Une très belle idée de cadeau !
Destins de sorcières, 15 femmes, des esprits libres, des vies meurtries (Milan)
Solène Cornec est l’autrice du superbe livre : Destins de sorcières. Elle a toujours été passionnée par les femmes, au caractère bien trempé. Féministe, Solène Cornec tient à redonner aux femmes, la place qui leur revient et à leur rendre hommage pour le bien qu’elles ont apporté aux femmes. Grâce à leurs histoires, le monde a changé, à commencer par l’histoire des sorcières.
La chasse aux sorcières a toujours existé. Dès que l’on ne comprenait pas ce qu’il se passait, on incriminait la sorcellerie. Et de ce fait, les sorcières étaient jugées et très souvent condamnées.
L’autrice nous relate 15 vies de femmes qui ont été des « sorcières ». Des histoires vraies qui font souvent froid dans le dos et qui nous permettent de découvrir les mœurs de l’époque et la place de la femme dans la société !
15 vies de femmes fortes, hors du commun, qui ont payé de leur vie, leur liberté de penser, d’agir et de vivre. Des femmes du XIV siècle, du XV, XVI, XVII et même du XVIII siècle. Jeanne de Brigues, Jeanne d’Arc, Anne de Chantraine, Marguerite Tiste, Anna Göldin…
Ce sont avant tout des femmes qui ont osé s’affirmer et vivre leur vie comme elle le pensait !
Toutes condamnées pour sorcellerie !
Ces histoires sont sublimement illustrées par Aline Bureau, à l’ancienne !
Destins de sorcières, est un très bel album à découvrir sans plus tarder !
L’album autoproduit Satori d’Aline Chevalier suit son premier EP Voyou et son premier album Pieds-plumes avec des compositions de Gilles Belouin. Chat de Derrida, Cet aigle-là ou Cerbère sont des compositions qui cherchent la lumière au cœur de la nuit. Les 9 compositions s’imprègnent d’une ambiance jazzy intimiste modelée à l’aide d’une voix chaude et sincère, d’un piano omniprésent et d’un acolyte percussionniste aux touches musicales qui réchauffe l’atmosphère.
Un monde à part
Née en Normandie et grandie dans la ville de Nantes, Aline Chevalier se met très tôt au piano familial pour passer son temps à en jouer et passer les premières étapes de la vie pour s’ouvrir au monde. Elle écoute Barbara et fréquente les salles de cinéma tout en multipliant les activités. Théâtre, cirque, chant et voyages sur les routes d’Europe avec son piano à roulettes. Avec sa voix feutrée, elle mélange poésies et chansons pour multiplier les confidences et les confessions dans une ambiance très personnelle, pétillante et enchantée, pleine d’émotions et de sincérité. Les textes sont malins, évidemment en français et finement ciselés, avec des morceaux chantés en solo ave l’inséparable piano et d’autres en duo rythmique avec le vibraphoniste percussionniste Gilles Belouin. Les chansons évoquent l’éternelle aspiration amoureuse, des instants suspendus et l’importance des liens humains. Le titre Cœur léger en dit long, l’artiste est sereine et confiante dans l’avenir. Le titre Cet aigle-là est un bel hommage au titre de Barbara, évoquant la couleur noire, la pluie et le désir d’une joie retrouvée. Le titre Chat de Derrida ajoute un second animal avec une belle évocation de la philosophie et de ses bienfaits. Il y a aussi la biche, le cheval avec sa fougue et son endurance, le chien transformé en Cerbère. D’ailleurs des dessins d’animaux sont présents dans le livret, réalisés par Bernard Maignan.
Cet album est une belle découverte, pleine de joie et de chaleur, prouvant que la chanson française existe encore et est toujours capable de nous émerveille.
Concert de Sortie: Jeudi 23 Janvier 19H00 à la Librairie du Musée D’Arts de Nantes (44)
« Heimweh », l’ovni théâtral au pays des edelweiss
Ce spectacle, ovni théâtral par excellence, nous offre une critique grinçante et drôle d’un petit pays neutre, la Suisse. Et plus largement d’une société où la posture et le consensus anesthésient les êtres, ne laissant plus aucune place aux aspérités ni au moindre débordement impulsif et vital, si propre à la vie et à sa désobéissance. Réjouissant !
Le metteur en scène Gabriel Sparti témoigne avec cet opus, des rapports ambigus et complexes qu’il entretient avec son pays natal et sa société polissée par le consensus et l’illusoire perfection.
Tout commence dans le noir et une sensation de vide oppressante, avant qu’un personnage dissertant au près d’un lac, ne se retrouve face à trois êtres improbables. Aucun d’eux n’élève jamais la voix ni ne proteste, enchaînant les banalités dans leur conversation pour éviter toute forme d’engagement.
Bienvenue en absurdie
Le fil narratif se tisse sur des esquisses d’actes ou de discours empêchés. Car rien n’advient jamais chez ces personnages mal à l’aise, anglués dans leur insignifiance, et qui, par cet embarras compulsif, bousculent leur raison d’être et inquiètent l’Étranger comme les spectateurs. Un degré de platitude poussé à son comble qui intrigue et fait naître chez le spectateur, un état de concentration et d’attente aux prises entre le désir obsédant d’en apprendre plus et la déception constante face à eux qui n’ont rien à dire ou à partager. Des êtres inatteignables littéralement sclérosés par le conformisme social et une inaptitude à être.
Sur le plateau, l’auto-censure et le désir de consensus sont portés à leur paroxysme dans un décor d’une extrême simplicité et un étirement de la représentation. Un procédé dramaturgique propice à un état de tension chez le spectateur, sciemment entretenu par les figures qui sont au centre du processus : celles-ci jouant et déjouant l’attente nerveuse d’un aveu, d’une prise de parole substantielle. Par leurs diversions insignifiantes et feutrées, elles s’échappent perpétuellement dans un immobilisme verbal et gestuel confondant et déstabilisant.
Ce jeu trop petit, contraint, noyé par un trop-plein de douceur et de politesse insuffle un comique de crispation transformant lentement, à l’usure, les rires en frustration. D’une efficacité redoutable, le public intègre tant bien que mal l’inéluctabilité de la situation et sa dérision mortifère.
Mené par un quatuor d’interprètes au diapason : Donatienne Amann, Karim Daher, Alain Ghiringhelli et Orell Pernot-Borràs, cette traversée est un brûlot aussi singulier que régénérant à l’anéantissement subversif qui frappe nos sociétés contemporaines si soucieuses de préserver le politiquement correct et la pensée unique.
Dates : du 13 au 24 janvier 2025 – Lieu : Théâtre de la Bastille (Paris) Mise en scène : Gabriel Sparti
Publik’Art vous avait déjà fait découvrir, Camille pétilleavec le 1er tome : Dans la cour des grands. Le 2ème tome sort aujourd’hui : A la vie, à la morve. On commence à connaître cette fameuse Camille ! Cette fois-ci, elle va encore, de mois en mois, nous surprendre et nous faire rire ! La grande sœur de Camille prend une place de plus en plus importante au fil des pages !
Toujours beaucoup d’humour dans cette bande dessinée, rigolote où les jeunes lecteurs pourront facilement s’identifier à cette héroïne ! Et avoir même des réponses à leurs questions existentielles !
Publik’Art aime les illustrations de Sess ! A la fois naïves, colorées et pleines de vie !
Courez dès aujourd’hui acheter le tome 2 de Camille pétille : A la vie, à la morve !
Salah Khaïlisort enfin son très attendu 2e album « Out of the blues » le 17 janvier 2025. Enregistré en Belgique par le producteur légendaire Rudy Coclet au Jet Studio Brussels, l’album confirme l’immense talent d’un batteur au groove inimitable avec 9 titres entre blues et rock avec batteries, guitares et rythmes effrénés.
Du bon gros son
Le batteur s’est bien entouré en s’adjoignant au chant Eric D Larsen, Emmanuel Sunee à la basse, Christophe « Tito » Taddei à la guitare et Fred Lafage à la réalisation. Préfiguré par le single Faster than the wind, l’album ne passe pas par 4 chemins. L’accent est mis sur l’épanouissement personnel, ne pas se perdre en chemin et se consacrer à l’instant présent car nul ne sait de quoi demain sera fait. La formation s’escrime sur des sonorités blues, rock, pop, avec un beau boucan rythmé par les futs de Salah Khaïli. Il aime aborder des sujets de société comme l’exil ou la précarité, avec une omniprésente ironie et un détachement qui souligne sa grande sensibilité. Le mot d’ordre est à l’énergie pour une communion instaurée avec le public sur les scènes du monde entier. Le blues équivaut souvent à des valeurs universelles comme le mystère, la personnalité et l’intimité, le tout emballé dans une obligation de vérité et de sincérité. Musicien aux multiples facettes, Salah Khaïli est autant batteur qu’auteur, compositeur, interprète et producteur. Né à Saintes en France , il s’est installé à Paris dès 1990 pour mener à bien ses ambitions artistiques. Il a d’abord creusé sa vocation de batteur en se frottant au jazz et au blues, mais aussi à la musique française, au funk et à la world music. Il a enchainé les concerts et les grands festivals en France et à l’international.
Ce nouvel album donne une pêche d’enfer tant l’énergie déployée se veut complètement tellurique!
Dreamland est le premier long métrage de 5 jeunes passionnés d’audiovisuel qui sont partis à la rencontre de jeunes provenant des 4 coins du monde. Danemark, Norvège, Guatemala, Nicaragua, Angleterre, Brésil, Bénin, Liban, tous sont interrogés sur leurs rêves et leur vision de l’avenir. Les 19 interviews réparties sur 4 continents offrent un panorama mondial et donnent espoir dans cette jeunesse pleine d’énergie.
Un documentaire riche et coloré
Paul et Théophile sont à l’origine 2 étudiants passionnés de cinéma et d’audiovisuel, 6 autres jeunes les ont rejoint pour compléter les compétences, compositeurs, caméramans, monteurs, scénaristes, producteurs. Agathe et Julie sont co-productrices, Lucie est chargée de la communication et des relations presse et Théo, Maxime et Hugo sont les artistes et compositeurs de la bande originale. Les interviews ont été réalisées par binômes, Paul-Julie et Théophile-Agathe, partis 4 mois à travers les 9 pays sur 4 continents. Le documentaire s’organise en 4 parties. La première partie permet de présenter les jeunes interviewés sous un prisme personnel, tous évoquent leur famille, leurs amis et leurs amours, soulignant l’universalité de ces préoccupations très personnelles. La deuxième partie s’occupe de faire découvrir les rêves de chacun. L’avenir reste à faire et chacun dévoile ses aspirations personnelles, entre fantasmes et réalité. La troisième partie permet de creuser les visions du monde de chacun concernant l’avenir global, entre optimisme et pessimisme sur l’état du monde. Enfin la quatrième partie montre les projets que certains ont déjà réalisé. Le documentaire est plein d’une ambition qui fait plaisir à voir, donnant la parole à des jeunes qui n’ont pas très souvent l’occasion de s’exprimer.
Les rêves de chacun donnent envie de les voir se réaliser grâce à la sincérité de chacun. Le documentaire sera visible le 15 janvier dans les alles de cinéma.
Synopsis:
Comment inciter la jeunesse à garder ses rêves et les réaliser ? Pour répondre à cette question, nous partons en voyage à la rencontre des jeunes du monde entier. Ils nous parleront d’eux, de leurs expériences, de ce qui les a construit mais aussi et surtout de leurs rêves, de leur avenir et de celui de leur pays. Oui, il est encore possible de rêver. Et bien souvent, les rêveurs deviennent les bâtisseurs du monde de demain.
Beaucoup d’amour, un album jeunesse (Glénat Jeunesse)
Les éditions Glénat jeunesse nous proposent un très joli moment de lecture avec : Beaucoup d’amour. A chaque double page, le jeune lecteur va découvrir des animaux qui se font des déclarations d’amour : des écureuils, des éléphants, des dauphins… Les pages sont découpées pour inviter à plus de poésie, plus de tendresse. N’hésitions pas à dire notre amour ! Comme le fait le parent à le dernière page de l’album. Beaucoup d’amour est un très joli album jeunesse, entièrement cartonné, aux illustrations colorées, à offrir à nos tout-petits !
MUNE propose un album assez unique, son premier EP prévu pour le 13/01/2025 avec 5 titres entre folk indé et nouvelle chanson française. Le mastering réalisé par la légende de la musique électronique Alex Gopher concourt à la qualité des morceaux. Nommé Maxime Lamotte à la ville, MUNE est un musicien, chanteur, auteur et compositeur à suivre et découvrir.
Un EP envoutant
Maxime Lamotte alias MUNE a d’abord rédigé 2 mémoires sur la musique et le surréalisme, ouvrant la porte pour une exploration des dimensions communes entre l’art et l’inconscient. Comme attendu, MUNE se met à l’ouvrage pour accoucher de chansons envoûtantes, parfois directement issues du monde des rêves. L’auditeur est tout de suite sensible à la voix gracile et sensible du chanteur, comme dans Après l’orage, avec une mélodie ensorcelante et des paroles magiques. Assis au bord du monde suit le même chemin avec des tonalités plus graves et émouvantes, ressemblant presque à une musique de film. Le réveil animal reste en équilibre, la voix peut sembler dérailler un peu mais que nenni, c’est surtout pour instaurer une atmosphère intimiste et sincère. Les tonalités de l’album sont graves et profondes, pas de pyrotechnie technique ni de show off, l’artiste semble se mettre à vie et instaurer un dialogue avec l’auditeur. Il n’y a qu’à voir les conditions de vie de l’artiste, poussé vers la solitude d’une vie à l’écart du monde au cœur des dunes face à la Manche, entouré par la nature est soucieux des enjeux écologiques, comme le montre bien la session live du morceau Le Réveil animal, filmée au cœur d’un paysage lunaire dépourvu d’êtres humains.
Poésie et mélancolie sont au cœur du projet de Maxime Lamotte alias MUNE, un musicien, chanteur, auteur, compositeur tourné vers les terre et la nature. Il sera en concert le 17 février, déjà complet (160 places). Une tournée suivra, le moment parfait pour découvrir un univers singulier et entendre en live les morceaux de son premier EP sorti le 13 janvier.
« From England with love » : la danse possédée d’Hofesh Shechter
On ne se lasse pas de la danse tellurique et percutante d’Hofesh Shechter. Une signature façonnée par son histoire personnelle et empreinte d’une expressivité aussi fiévreuse qu’impétueuse.
Ancien danseur de la Batsheva Dance Compagny, Hofesh Shechter grandit et fait ses armes à Jérusalem. Il s’y imprègne de ballet, de danses traditionnelles juives, de danses modernes et de gestes quotidiens.
Dès son arrivée en Angleterre, il puise dans ces différents corpus pour retenir et imprimer une danse volcanique et impulsive, où les pulsions corporelles interagissent sur la bande son et son écho vibratoire.
Une danse fièvreuse aux accents théâtralisés
Avec « From England with » Love et les huit jeunes danseurs de sa compagnie, le chorégraphe fait voler en éclats l’image lisse et polie de l’Angleterre. Dans une explosion de mouvements et de sons qui mêlent Purcell aux rythmes d’outre-tombe d’un rock crépusculaire, d’échos de chœurs et autres dissonances électroniques, ses interprètes nous entraînent dans les méandres de quêtes identitaires et initiatiques.
La chorégraphie, sculptée par la lumière, se fait altière et fiévreuse, sacralisant les mouvements et ondulation des corps dans un élan et une fougue impressionnante. Comme si Hofesh Shechter cherchait à donner forme à la dimension combative d’une danse en résistance.
Les sons obsédants et transcendants exercent alors un pouvoir absolu sur les danseurs, leurs corps étant habités d’une énergie vitale, compulsive et ravageuse, miroir d’une époque confuse et paradoxale. Le tout porté par une danse aux accents théâtralisés et pleine de rupture.
Sous haute tension, la danse toujours fluide à la gestuelle virtuose se réapproprie chaque mouvement. Avec une maîtrise sans faille, le ballet porté par une physicalité musicale, accompagne sans relâche l’effervescence d’une génération en ébullition et déboussolée.
Tom Poisson navigue depuis déjà 20 ans dans le monde de la chanson française. Jean-Michel est son déjà 7e album solo et déverse sa poésie avec légèreté sur des auditeurs ravis de l’expérience.
De la chanson française qui ravit
Pour l’anecdote, Jean-Michel est le vrai prénom du chanteur pour bien marquer la volonté du chanteur de dévoiler son intimité et de se raconter dans son disque finalement très personnel. IL s’est passé pal mal de choses en 20 ans, certains connaissent donc le chanteur depuis longtemps, d’autres vont le découvrir. Il a fait partie d’un premier groupe nommé Arnoulph et a remporté en 2000 le tremplin MCM Session avec une qui se veut un mélange de pop et d’easy listening. Comédien et chanteur au sein de la Troupe du Phénix, il a officié dans le spectacle Le Petit monde de Georges Brassens. Passé par différents groupes, il a composé différents albums jusqu’à Jean-Michel. Sur cet album, il fait l’éloge de la lenteur et parle de l’importance de ralentir le rythme, comme sur Y’a du bruit tout en prônant l’imagination comme force motrice sur Mon homme et L’éphémère du Mandala. Le projet a été dirigé par Denis Piednoir, lui également sur scène en trio avec Tom et Alice Chiaverini, tous 3 adeptes de mélange entre concert semi-acoustique et son plus électro. La photo et couverture et l’artwork sont l’œuvre de Frank Loriou, à l’origine de la photo en pied avec Tom habillé comme dans la vie.
L’album s’écoute avec un grand intérêt, entre paroles poétiques et belle musicalité. Il est à découvrir le 17 janvier pour une belle découverte. L’album lui ressemble, il évoque ses joies, les disparitions et son intimité, accroc à l’imaginaire et à un optimisme débordant. Il sera temps de le découvrir sur scène pour le voir défendre cet bel album de chanson française.
L’homme héron est un vrai concept, à commencer par ce nom très poétique évoquant un oiseau, pas n’importe quel oiseau, oiseau échassier de taille moyenne à grande, se caractérisant par un cou long et grêle, replié en forme de « S », et par un bec jaune orangé, allongé et conique en forme de poignard, il regarde son environnement du dessus, il surplombe la mêlée et prend des notes sur ce qu’il observe. Ce premier album marque la maturité d’un artiste qui se revendique comme multicasquettes qui puise son inspiration dans ses expériences pour un résultat radicalement personnel.
Un album très singulier
Les chansons de l’album louvoient entre chansons et paroles psalmodiées à la mode spoken word,, voire avec un mélange des 2 entre parlé et chanté dans un flux hyper rythme et harmonique. et frénétique. Le tout se déroule dans une grande liberté qui rappelle des glorieux ainés comme Jacques Higelin ou Philippe Katerine. Drôles d’espèces aurait pu s’appeler drôles d’oiseaux, mélangeant douceur et folie avec gout. La voix se transforme à l’envi, les paroles sont décalées, l’artiste ire ses conclusions en musique avec une vraie poésie qui se veut très personnel. De son vrai nom Sébastien Barrière, le chanteur compositeur musicien manie le piano et met en scène son univers sous le haut patronage de Francis Cabrel, rien que ça. Pour l’anecdote, le monsieur a agi en tant que pianiste du très drôle et pertinent Oldelaf (la tristitude, c’est de lui). L’album fait naitre des pensées étranges à travers les mots finement arrangés, un peu comme devant la bande annonce d’un bon film. Dans les ascenseurs se fait se sentir comme en apesanteur, libéré des contingences matérielles. L’Homme Héron évoque aussi la gente féminine, pas à l’excès mais beaucoup, avec des Olga, Alice rêveou Petite fille qui danse, les paroles évoquent la douceur ou la volupté.
L’album sortira le 7 février, mais il est déjà possible d’écouter des extraits sur le net. Il sera aussi possible de peut être venir assister à la release party le 30 Janvier à l’Auguste Théâtre de Paris pour se confronter en vrai à ce si mystérieux Homme héron.
On fait parfois des vagues, un roman d’Arnaud Dudek (Anne Carrière)
Publik’Art a été très touché par ce septième roman d’Arnaud Dudek : On fait parfois des vagues. Toujours aussi bien écrit !
L’histoire est celle d’un homme, Nicolas, 30 ans, qui part à la recherche de son père biologique, sachant depuis qu’il a 10 ans que son père n’est pas son père.
Mais est-ce si simple que cela ?
Bien sûr que non ! Ca va faire des vagues…
L’infertilité masculine reste encore un sujet tabou en France. Et l’auteur aborde ce sujet avec beaucoup d’humanité et de vérité. Car le domaine est très vaste : spermogramme, don de sperme, paternité, anonymat lié au don, lien du sang, transmission…
On fait parfois des vaguesest un livre qui va vous captiver de la première à la dernière page !
Le ciel de Joy, un livre de Sophie Adriansen (Flammarion jeunesse)
Sophie Adriansen écrit depuis plus de quinze ans. Romancière, biographe, essayiste et scénariste, elle écrit sur des sujets sensibles qui transmettent toujours un message puissant. Avec son dernier livre, Le ciel de Joy, Sophie Adriansen aborde avec une sincérité et une vérité incroyables le thème de l’avortement. Une très jolie façon de fêter les 50 ans de la loi Veil.
Joy est une jeune fille de bientôt 17 ans, au lycée en 1ère. Elle tombe amoureuse de Robinson et ensemble, ils découvrent l’amour. Elle passe une année exceptionnelle, avec la découverte de la littérature et l’amour avec Robinson.
Malgré les nombreux conseils de sa maman, il va arriver à Joy la même chose que sa grand-mère, la même chose que sa mère, se retrouver enceinte à 17 ans. Mais ça, c’est l’histoire des femmes de sa famille et en aucun cas elle ne veut vivre la même chose.
Joy a décidé d’avorter. Tout se complique alors. Les réactions de son entourage ne sont pas celles attendues… Joy se sent complètement abandonnée, mais elle reste combative… Les sujets abordés par l’auteure sont d’une importance capitale : l’amour, la grossesse, le secret, les non-dits, la transmission, la confiance, le combat, les démarches pour avorter… Tout est dit. Tout est écrit avec une justesse digne et respectueuse de la personne.
Il faudrait mettre ce livre entre toutes les mains d’adolescents ! L’étudier au collège, avant même la puberté de façon à faire prendre conscience aux jeunes de l’importance de leurs actes. Et surtout de leurs conséquences.
L’auteure ne dramatise nullement l’avortement. Elle dit juste la vérité. Et surtout, l’accent est mis sur le respect de la volonté de toute personne. Avec de l’écoute et du respect, tout est possible.
Le ciel de Joy est le coup de cœur de cette rentrée littéraire ! un grand bravo à Sophie Adriansen qui va aider de nombreuses familles d’adolescents.
Le nom Lumio provient d’un village corse signifiant village de lumière. Le projet se veut hors du temps et des modes, lumineux et assez singulier la production actuelle.
Un projet rare
Derrière ce nom se cache Niko Gamet, artiste féru de pop anglaise et de folk américaine, avec une voix proche de celles de John Martyn, Joe Cocker ou Fink, avec également des réminiscences du côté des Beatles, Peter Gabriel, Tom Waits et Radiohead. Déjà la barre du projet power trio Mok (2 albums chez Hacienda Records, Niko en était le chanteur / Batteur) qui avait effectué plus de 200 concerts, notamment en première partie de Nada Surf, Dionysos, The John Butler Trio ou Luke, Lumio tourne actuellement avec les groupe Nico Chona and the Freshtones et Lord Ruby. Les 10 titres de l’album sont marqués du sceau de la pop anglaise, entre post-rock et folk américain. Ce premier album est également marqué par d’omniprésentes guitares, parfois puissantes et parfois aériennes avec au milieu la voix de Niko Garmet, multi-instrumentiste à l’inspiration foisonnante, porté irrésistiblement vers le rock et l’aventure. La musique de Lumio semble hors de notre époque aux musiques préfabriquées sur Pro Tool, tout ici sent le cousu main et la sueur. Niko Gamet a déjà publié 2 albums sous son propre nom, Le signe du cœur en 2014 et Leaving Tomorrow en 2016. Et s’il compose et arrange pour d’autres artistes comme Joris et Monsieur timide, il joue surtout en tournée internationale dans le groupe rock Lord Ruby et le groupe blues rock de Nico Chona and the Freshtones.
Les titres Road and Rose, Grateful et Secretly ont déjà été dévoilés en concert. Staring at the sun se veut un véritable acte de foi, un nouveau projet très rock à découvrir absolument avant peut être des dates de concert à tomber prochainement.
Le chanteur franco-suisse Nicolas Fraissinet est de retour après 3 albums studio et plusieurs tournées à travers le monde, majoritairement dans les contrées francophones. Il a également écrit un premier roman publié chez Belfond en 2019, Des étoiles dans les yeux. Il revient avec son piano, des rythmes tantôt électriques tantôt électro, et une voie ensorcelante pour partager ses compositions souvent émouvantes.
Un chanteur français hors des sentiers battus
Avec ce nouvel album, Nicolas Fraissinet reste fidèle à son style. D’abord une voix, puis un piano, mais aussi des rythmes pour organiser le tout. Son nouvel album Joie sauvage se compose d’un récit poétique, accompagné d’un album de chansons et d’un spectacle live avec une vidéo. Le chanteur le présente comme un hymne fait de révoltes et d’espoirs au règne animal et à sa résilience. L’écriture est ciselé et reste fidèle aux principales influences du chanteur compositeur, avec des touches de Tori Amos et de David Bowie, un style très personnel dans l’univers francophone.
De nombreuses dates de concert sont prévues d’ici le mois de mai, le moment de découvrir ce chanteur exigeant au style éminemment personnel, assez singulier dans le monde de la chanson française. Les morceaux sont tour à tour enlevés et rythmés, il revient aussi à un piano-voix qui le caractérise assez fidèlement. Artiste assez éclectique, il dévoile ici une nouvelle facette de lui-même, toujours très personnel, il trace sa route sans déroger à son exigence.
Dates de concert:
17 janvier : Festival Poly’Sons 2025 – Première en France du spectacle « Joie Sauvage », Montbrison, France
21 janvier: Le MILLENNIUM – Première en Suisse du spectacle « Joie Sauvage », Crissier, Suisse
Le Lucernaire gâte les plus petits et leurs parents avec un beau tour de chant nommé Choubidouwa! Les tubes et comptines s’enchainent dans des chorégraphies soignées qui donnent envie à toute la salle de reprendre en chœur les chants du génial trio. Le show est rythmé et le spectacle dure 50 minutes, parfait pour ne pas perdre les petits en route. Au contraire, ces derniers sont partie prenante du spectacle, ils chantent et s’amusent des costumes des Divala. Les 3 chanteuses arborent d’indéfectibles sourires qui invitent à l’empathie et à la bonne humeur. 3 créneaux de tous de chant dans la semaine, dont le dimanche matin à 11h, la salle était comble le 5 janvier et tout le monde s’est bien amusé. Encore un spectacle jeune public au Lucernaire, à découvrir dès l’âge de 3 ans. Petit escargot, les souliers Lilas du fameux âne, Vent frais vent du matin, tout le monde connait les paroles et les interprétations sont pleines d’une joie communicative. Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Aurore Bouston ne ménagent pas leur énergie et multiplient les vocalises expertes, c’est un beau spectacle musical pour toute la famille, un vrai plaisir!
Synopsis:
UNE ÉPATANTE ET JOYEUSE ÉPOPÉE CHANTANTE
À partir de 3 ans
Avec Choubidouwa ! Tubes, comptines et rock’n‘roll, Les Divalala s’emparent avec malice du répertoire dédié aux plus jeunes oreilles dans un show virtuose et décoiffant.
Trois petites notes de musique dégringolent de leur chanson et virevoltent d’une comptine à l’autre, de découvertes en rencontres palpitantes. Pommes pimpantes, hibou rockabilly, salsifis survolté, bateau aventureux, âne méga stylé ou escargot intrépide les entraînent dans un tourbillon sonore où chahutent allègrement flamenco, salsa, blues, mambo, gospel et autres styles chaloupés. Embarquez à leurs côtés et laissez-vous ravir par cette tornade musicale ébouriffante ! Une épatante et joyeuse épopée chantante qui réinvente les comptines de notre enfance ! Création inédite à découvrir pour la première fois au Lucernaire.
Le Lucernaire accueille la compagnie Les Epis Noirs pour une adaptation libre et enivrante de Britannicus, pièce de Racine rédigée il n’y pas si longtemps, juste en 1669. Si le texte de l’auteur classique apparait de temps en temps au détour d’une déviation dans un fossé quelconque, la pièce est surtout l’occasion d’un formidable lâcher prise où musique, circonvolutions jubilatoires et folie douce s’enchainent dans une désopilante sarabande. Les 4 comédiens et 2 comédiennes rivalisent d’exubérance pour emporter le public dans un voyage fou et enchanté.
Pas de répit pour le public
La pièce de 1h20 semble durer 20 minutes tant l’action est dense et omniprésente. L’action tragicomique reprend le canevas de la pièce de Racine, avec pas mal d’aménagements, on s’en doutera. En gros, l’empereur Néron succède à Claude et se prend d’une passion subite pour Junie, amante de Britannicus, rien de moins que son demi-frère, tandis qu’il cherche à se libérer dans le même temps de la domination de sa mère Agrippine et à assassiner sournoisement le fameux demi-frère gênant. Si l’intrigue est bien là, son traitement sort rapidement des sentiers battus et perd génialement le public dans des apartés décomplexés. Costumes punk à tendance collier de chien et à la limite du SM, pétaradante guitare électrique et interruptions incessantes donnent à la pièce des airs de rave party, surtout quand le morceau This is the rythm of the night de Corona se fait entendre de manière intempestive. Et comme comédiens et comédiennes arborent un maquillage blanc sur le visage, le ton est donné, la farce est reine et une ambiance de cirque règne dans la salle. La troupe n’hésite jamais à fracasser le 4e mur, le public est pris à témoin, invectivé avec fureur et invité à participer à l’orgie théâtrale. Chacun rivalise de truculence pour attirer l’attention sur lui et surprendre à l’envi. Les intermèdes musicaux se succèdent tandis que Néron et Britannicus se disputent la belle Junie, le CD des musiques du spectacle est d’ailleurs disponible à l’achat à la fin du spectacle pour revivre chez soi la folle soirée passée au Lucernaire. Nul doute que des rares puristes mécontents crieront au scandale, la pièce est saccagée et mise en pièces, mais que c’est bon de voir une troupe s’approprier un texte classique pour en livrer une version punk décomplexée, exactement ce que le Lucernaire incite à faire. Est-ce possible ailleurs sur Paris? Pierre Lericq n’en est pas à son coup d’essai, lui qui avait échafaudé une romance sauvage déjà survitaminée en 2016 dans les mêmes lieux. Des accessoires de cirque jonchent le sol, un Monsieur Loyal partage régulièrement sa mauvaise humeur, Racine est transformé en Barnum sous acide, la transformation est osée mais jubilatoire, surtout que tous les interprètes enchainent des performances étonnantes, Jules Fabre en Britannicus jouet du destin, GillesNicolas en valet insolent, Marie Réache en Agrippine complètement punk, Juliette de Ribaucourt en Junie pas si frêle et fragile que ça, Tchavdar Pentchev en déclinaison de Sid Vicious, tous concourent au succès de cette pièce jouée à guichets fermés, les places sont chères, il faut se dépêcher!
L’énergie déployée est incommensurable, les coups d’éclats s’enchainent et le public fait un triomphe final à une troupe qui ne s’est pas ménagée une seule seconde sur la scène du Lucernaire. L’année théâtrale 2025 commence sur les chapeaux de roue et le public a encore. du temps pour venir admirer le Britannicus Musical Circus, jusqu’au 9 février, il ne faut pas hésiter. La troupe attend le public à la fin du spectacle en interprétant avec bonne humeur une ritournelle finale, de quoi concourir à ne pas oublier de sitôt ce Britannicus échevelé.
Synopsis:
QU’IL EST BON DE RIRE DE TANT DE NOIRCEUR
Dans une troupe de théâtre ambulant, un « Monsieur Loyal » tonitruant mène ses comédiens à la cravache pour vous raconter la véritable, et non moins monstrueuse, histoire de Britannicus. Tout se passe en un seul jour à Rome. En mai 68 de notre ère, le jour de son couronnement, Néron, mis sur le trône par l’assassinat à point nommé de son père Claude par sa chère maman Agrippine, enlève Junie, fiancée tendrement aimée de son frère Britannicus. Tout cela va entraîner les personnages dans une fureur délirante et jubilatoire.
Le Théâtre des Champs Elysées a proposé une soirée sous le signe de l’Ukraine avec un spectacle dansé par le Ballet National d’Ukraine devant une foule enthousiaste. 2h de spectacle mettent en avant la magie du conte d’Andersen, la Reine des Neiges, adapté du conte universellement connu d’Hans Christian Andersen et rédigé en 1844 dans le recueil Nouveaux Contes, la renommée mondiale tient beaucoup au dessin animé Disney de 2011, avec ses chansons connues de tous les petits enfants du monde. Les chorégraphies ont été imaginées par Aniko Rekhviashvili en 2015 avec la jeune héroïne Gerda mise en avant dans une lutte acharnée contre un ennemi maléfique et glacial. Pour accompagner les numéros de danse impeccables réalisés par la jeune et talentueuse troupe capable d’enchainer des prestations hypnotisantes tout du long, l’ambiance musicale n’est pas inconnue. Les musiques parleront à beaucoup, issues d’oeuvres de Grieg, Massenet, Offenbach, Johann Strauss et Berlioz. Le spectacle est d’une qualité remarquable, rappelant la magie du spectacle habituel de Noel, Casse-Noisette. Même neige environnante, même combat du bien contre le mal, même magie de Noël. Il reste des places pour les 4 dernières représentations, il serait dommage de manquer un spectacle si féérique!
Synopsis:
La venue en décembre 2022 du ballet et de l’orchestre de l’Opéra National d’Ukraine avait été l’un les moments forts de ces dernières saisons de la vie du Théâtre. Une immense émotion avait saisie artistes, équipes du Théâtre et public à chaque représentation et tout particulièrement le soir de la dernière, lorsque la salle entière se levait au moment de l’hymne ukrainien. Depuis les conditions de vie et de travail sont toujours difficiles à Kiev pour les Ukrainiens mais la troupe tient bon et c’est avec fierté et plaisir que nous leur renouvelons notre soutien et les retrouvons ainsi lors de la période des fêtes de fin d’année. Ils présenteront La Reine des neiges, adapté du conte éponyme d’Andersen sur des musiques de Grieg, Massenet, Offenbach, Johann Strauss et Berlioz. Cette version chorégraphique est signée Aniko Rekhviashvili qui a relevé en 2015 le défi de raconter l’histoire de la jeune Gerda et de sa lutte contre un ennemi maléfique et glacial. Malgré son thème, il s’agira bien d’une soirée toute empreinte de magie et de féérie.
Coréalisation Productions Internationales Albert Sarfati / Théâtre des Champs-Elysées
En 2025, la lumière n’est plus considérée comme une chance ou un privilège, tout le monde appuie sur l’interrupteur sans même y penser, ouvrant la lumière, la télé ou l’ordinateur. Le geste n’a pourtant rien d’anodin comme le rappelle la pièce jouée au Lucernaire car ce progrès majeur dans l’histoire de l’humanité a donné lieu à une guerre des courants acharnée entre 3 personnages de génie, Thomas Edison l’entrepreneur, GeorgeWestinghouse le businessman et Nikola Tesla l’outsider un peu perché. Les faits historiques abondent dans un beau moment de théâtre qui mélange luttes d’ego et considérations philosophiques sur l’impact de cette révolution sur l’humanité, à commencer par la peine de mort.
Une pièce acclamée
Un peu d’histoire. En 1879, Thomas Edison (1847-1931), scientifique et inventeur américain pionnier de l’électricité, conçoit un dispositif composé d’un filament de bambou qui brûle au sein d’une bulle de verre, dans laquelle on a effectué le vide quasi absolu. Cette première lampe offre plusieurs dizaines d’heures d’éclairage. Partisan du courant continu, il a maille à partir avec le farfelu mais génial NikolaTesla convaincu de la supériorité du courant alternatif, qui le rejoint d’abord avant de partir chez l’ambitieux et redoutable concurrent George Westinghouse. Tous 3 occupent une scène composée d’ampoules et de gadgets de la première heure, téléphone, phonogramme et appareils rudimentaires montrent l’explosion inventive de la fin du XIXe siècle grâce à l’apparition d’abord industrielle puis domestique de l’électricité, devenue depuis une composante indispensable de la modernité, éclairant les ténèbres et prolongeant le cycle de la vie. La pièce met judicieusement en rapport le concept du progrès avec la tendance constante de l’humain à transformer les meilleures idées en concept de mort, rappelant l’invention de la chaise électrique, conçue d’abord pour amoindrir la souffrance du condamné par rapport au procédé antérieur de la pendaison. Mais la première exécution du dénommé William Kemmler ne se déroula pas correctement. La première décharge de mille volts de courant alternatif censée provoquer une perte de conscience rapide et un arrêt cardiaque ne tua pas Kemmler qui enchaina les souffrances au cours des 3 décharges subies, véritable exemple de barbarie humaine. La pièce met aussi en avant le rôle prépondérant des femmes d’Edison et de Westinghouse dans le succès de leur mari, rappelant ainsi que derrière chaque grand homme se cache une femme.
Le public est conquis par cette pièce rythmée et inventive, les comédiens et comédiennes donnent une dimension autant historique que sociale à cet épisode majeur de l’histoire humaine.
Synopsis:
DE L’OMBRE À LA LUMIÈRE … ET INVERSEMENT !
New-York, 1878. Assoiffé de progrès, le couple Edison multiplie les inventions révolutionnaires. Mais Thomas Edison, insatiable, poursuit désormais un rêve : celui d’éclairer le monde en devenant le maître de l’électricité… À sa grande surprise, le génial inventeur n’est pas seul dans la course. L’excentrique Nikola Tesla et, surtout, l’ambitieux couple Westinghouse sont eux aussi bien décidés à illuminer l’avenir. Terrorisé à l’idée de ne plus être à la hauteur de sa légende, Edison va tout faire pour remporter la bataille. Quitte à pactiser avec la nuit, en inventant l’inimaginable au nom du progrès…
L’histoire d’une poignée d’hommes et de femmes qui ont rêvé si fort de l’avenir, qu’ils ont fini par l’inventer.
Black Legends, Le Musical possédé par le groove, diffusé sur France 4
Black Legends de retour à Paris jusqu’au 2 mars 2025, a fait l’objet d’une captation en 2023 qui est diffusée sur France 4, le 2 janvier 2025 à 22h10. Il s’agir d’une fresque musicale, un manifeste, en hommage à l’histoire et à la musique afro-américaine. L’épopée du peuple noir américain servant de fil conducteur aux chansons interprétées (mais aussi chorégraphiées) par une troupe aussi endiablée qu’habitée (16 chanteurs/danseurs), accompagnée sur scène de 6 musiciens.
Depuis la période du Cotton Club vers 1930 jusqu’à la présidence de Barack Obama en 2009, les séquences s’enchaînent à un rythme effréné, dans un tourbillon de 200 costumes flashy et coupe afro.
Une énergie indomptable
Sur scène, les artistes, d’une maîtrise vocale sans faille, retracent un siècle de musique noire américaine à travers 36 tableaux qui résonnent avec la grande histoire, ses enjeux sociétaux et ses figures politiques.
De Cab Calloway à Beyoncé sans oublier le rap, en passant par Ray Charles, Marvin Gaye, Otis Redding, Tina Turner, Aretha Franklin, Ella Fitzgerald, The Supremes, James Brown, Michael Jackson ou Withney Houston, on se replonge dans des titres mythiques, qui s’inscrivent dans le combat pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis et la lutte contre la ségrégation, aux prises entre émancipation et quête de reconnaissance.
Le clou du spectacle est l’interprétation du classique de Sam Cooke, « A change is gonna come », chanté par le duo charismatique Barry Johnson et Anandha Seethanen, où la ferveur vocale est en osmose parfaite avec le thème de la chanson et son appel à un monde plus juste.
Le show est porté par une énergie indomptable, imprégné de l’efficacité, de la puissance et de la sensualité du groove des musiques afro-américaines, au croisement du jazz, de la funk, de la pop, de la soul et du blues, influences musicales au plus près d’une vérité humaine et de sa transcendance.
Dates : du 14 novembre 2024 au 2 mars 2025 – Lieu : Bobino (Paris)
162 séances au cinéma en 2024, avec certains films vus plusieurs fois, Emilia Perez 5 fois, Mégalopolis 2 fois. Beaucoup trop de temps passé au cinéma pour certaines personnes, le chiffre parait pourtant assez optimal pour qui aime le cinéma. Le COVID avait fait chuter la volumétrie, 2024 permet de reprendre la marche en avant. Parmi tous ces films, quels ont été les plus marquants? Emilia Perez évidemment, mais aussi Challengers, Le Molière Imaginaire, Mégalopolis, Kinds of Kindness et Boléro.
Un top 10 pour la postérité
Emilia Perez arrive largement en tête du classement 2024, palme d’or volé par le très oubliable Anora. Film dense et multiple, EmiliaPerez multiplie les tons. Comédie musicale dramatique, film de rédemption, film d’affirmation de soi, histoire d’amour, film de vendetta, le film prend aux tripes et multiplie les émotions, du grand art par le souvent génial Jean-Jacques Audiard avide de profusion et de maestria. Il adapte un ouvrage traitant de l’histoire d’un narcotrafiquant qui souhaite devenir une femme avec une mise en scène et des actrices qui forcent le respect. Presque un sans faute si ce n’était cette fin un peu bâclée mais qu’importe, le film marquera les esprits, de quoi faire regretter le choix du jury à Cannes 2024, pas si judicieux que ça. A la 2e place, Le Molière Imaginaire est le film français de l’année, impressionnant de maitrise et d’ambition, la caméra ne coupe jamais et évolue sur 3 plans différents, entre scène de théâtre, coulisses et public. De quoi avoir le souffle coupé, du vrai cinéma total. Kinds of Kindness est un véritable OVNI, Yorgos Lanthimos retrouve sa pâte des débuts, il n’a pas de limites et ne ménage pas le spectateur, exactement ce qu’il fait de mieux. Challengers est l’histoire d’amour cinématographique de 2024, par le réalisateur du déjà magistral Call me by your name avec un triangle amoureux intense et tortueux sur fond de rivalité tennistique. Boléro est le film musical de l’année un film basé sur l’histoire du compositeur Maurice Ravel. Musique, anecdotes, folie douce, le film est un ravissement esthétique et musical. La zone d’intérêt fut un vrai choc, comme le Fils de Saul le fut avant lui. Une famille vit à proximité des camps de la mort, sans rien en voir mais pas sans rien en entendre. Tout le monde sait mais tout le monde se tait et vit avec, sans images mais pas sans effroi pour le spectateur. Moi capitaine est une fiction basée sur ce que vivent des milliers de personnes poussées sur le chemin de l’exode entre Afrique et Europe, le réalisme est total et l’émotion intense. Mad Fate est le film asiatique de 2024, une vraie folie, sans barrières, un lâcher prise complet avec des personnages à peine croyables et une violence viscérale. Marcello Mio est la rêverie cinématographique de 2024, signée Christophe Honoré avec une Chiara Maestroiani sur les traces de son père Marcello. Mégalopolis est le film clivant de l’année 2024, détesté et adoré, admiré et conspué, il montre sur tout que Coppola père en a encore sous le pied.
Emilia Perez
Le Molière imaginaire
Kinds of Kindness
Challengers
Boléro
La zone d’intérêt
Moi capitaine
Mad Fate
Marcello Mio
Mégalopolis
Une belle année 2024 qui marquera les annales à n’en pas douter tant les films ont réussi à montrer que le cinéma n’est pas mort, le COVID fut une étape et non pas une mise à mort des salles obscures. Bonne nouvelle!
L’année 2024 restera incontestablement connue comme étant celle de la renaissance du cinéma post-COVID avec des chiffres toujours plus hauts et une qualité retrouvée entre maestros en forme et wannabe famous inspirés. Auraient pu faire parti de ce TOP 10 décidément trop étriqué : le fantasmagorique testament de Mister Coppola, Megalopolis, la sensationnelle partition du trio Audiard/Gascon/Saldana dans Emilia Perez, l’odyssée éprouvante inoubliable de Matteo Garrone, Moi, capitaine, le succulent thriller papale Conclave, d’Edward Berger, l’anxiogène Longlegs (ou la révélation du talent fou de Osgood Perkins), Dans la peau de Blanche Houellebecq, délirante comédie du protéiforme Guillaume Nicloux sous les alizées de Gwadada, ou encore Love lies bleeding, Strange Darling, Borgo et Kinds of kindness.
10 – Rebel Ridge (Jeremy Saulnier – USA).
Pierre, papier… & barbichettes.
L’uppercut qu’on n’avait pas vu venir ressemble fortement à celui qu’Aaron Pierre distribue généreusement dans l’impressionnant polar de Jeremy Saulnier, Rebel Ridge. Rien ne laissait présager une telle générosité dans l’effort pour cette production Netflix qui aurait pu ressembler à la flopée de photocopies que nous sortent toutes les plateformes possibles. Mais c’était sans compter sur un Saulnier ultra inspiré avec les mots et les images, un Aaron Pierre qui s’installe d’emblée comme l’un des plus grand action man de sa génération, et une armée de seconds couteaux très aiguisés (Don Johnson, AnnaSophia Robb). Le meilleur western de 2024 !
9 – King’s land (Nicolaj Arcel – Danemark).
Le + immortel des high landers, c’est Mads évidemment.
Où s’arrêtera la quête de charisme dans le 7e Art de Mads Mikkelsen ? Déjà inscrit dans la peau de quelques personnages légendaires, ce n’est pas ce nouveau rôle sous les caméras de son compatriote, Nicolaj Arcel, qui ternira son mythe, bien au contraire. Qui d’autre que lui et son visage ultra buriné pour porter toute la résilience et souffrir avec dignité en silence face à l’adversité du nord extrême et ses égos. L’antithèse du lyrique et inspiré Monte-Cristo pour un résultat qui imprimera plus longuement les rétines averties.
8 – Terrifier 3 (Damien Leone – USA).
A Christmas Carol. Mais pour grands enfants dégénérés.
Le 3e volet des mésaventures de Art le clown porte enfin celui-ci vers les sommets grâce à une écriture qui a gagné en tout : constance, humour et esthétisme. Damien Leone convoque depuis 3 films déjà toute une inspiration issue des films bis et Z les plus retords des années 80/90 pour en faire un mythe : celui du meilleur boogeyman du XXIe siècle. Dans un océan d’immondices et de no limit, Leone fait ressurgir l’esprit Chaplinus de ce personnage terrible qui ne prononce jamais un mot et qui jouit en démystifiant les plus grands mythes (pauvre Papa Noël). Jubilatoire et terriblement transgressif.
7 – Challengers (Luca Guadagnino – Italie).
Le triolisme en 2024, c’est jeu, steak & smash.
Cette année, mon plan à 3 à moi, c’est Luca Guadagnino/Trent Reznor/Atticus Ross. Véritable trio infernal qui dynamite le traditionnel jeu dangereux plan-plan du meilleur ami qui tombe amoureux de la copine de. D’une photographie démentielle signée Sayombhu Mukdeeprom (mister Weerasethakul, excusez du peu), l’italien impose l’idée de génie d’une agressive musique electro inspirée pour illustrer les plans parmi les plus fous réalisés sur le monde du tennis. Saupoudrez le tout du meilleur rôle des 3 acteurs principaux : Zendaya, Josh O’Connor et Mike Feist, et vous optiendrez les vrais Challengers de 2024.
6 – Le cercle des neiges (Juan Antonio Bayona – Argentine).
En 2024, l’Argentine reste encore au sommet.
En voilà un thème un peu trop dans l’actualité du moment avec cette terrible loi des séries des crashs aériens actuels … Ici, on a l’impression que Bayona nous a broyé la nuque, fracassé le tibia et l’humérus en simultané, tant le réalisme distillé par la précision de l’image, du son et des corps brisés de son accident d’avion est cartésien. Le temps de reprendre notre souffle et nous voilà plongée dans le cœur du mal andin : froid, faim, meurtrissure. Rarement le désespoir n’aura été aussi bien transmis à l’écran, convoquant le pire de notre humanité. Le survival ultime de 2024 qui aurait mérité une expérience en salle obscure.
5 – Dune 2 (Denis Villeneuve – USA).
Il a drôlement poussé ET.
Dune 2, ou l’art de relativiser une déception. Passé l’effet de surprise d’une première plongée magistrale sur Arakis déjà sous la houlette de Denis Villeneuve, il fallait maintenant nous en mettre à nouveau plein les yeux. Et c’est souvent le cas ici : plus de vers géants, plus de désert à la beauté épique, plus de batailles et d’enjeux. Mais on reste indubitablement sur notre faim comme tout second épisode qui se veut intermédiaire. Cela reste cependant largement suffisant pour écraser 95% des blockbusters de l’année (Coucou Ridley) et nous offrir de nouveaux moments inoubliables toujours sous les tamtams de Hans Zimmer.
4 – TRAP (M. Night Shyamalan – USA).
AtTRAPe-moi si tu peux. Ou le premier grand rôle de Shyamalan.
Le tour de passe-passe de l’année est signé M. Night Shyamalan. Cela faisait longtemps diront certains. Mais il ne s’agit pas de tous ceux que l’on voit autour des mésaventures surréalistes du serial killer campé avec gourmandise et générosité par le revenant Josh Hartnett (quelle renaissance !). Le plus grand TRAP de 2024 est le jeu constant du réalisateur avec son spectateur. Le show dans le show. Couleur annoncée dès les premières minutes, péripéties teintées d’humour noirs et empathie pour l’une des plus belles ordures de l’année, voici le film qui murira le mieux dans votre esprit si vous êtes joueur. Ou pas. L’ultime idée de la mise en abîme.
3 – The Substance (Coralie Fargeat – France).
Ma Qualley idea ? Fa l’aMoore, si !
Coralie Fargeat au sommet d’Hollywood ! Quelle pépite de pop culture et de cinéma que The Substance, concept de régénérescence physique et de body horror-porn que n’aurait pas renié le vénéré David Cronenberg. Mais ici, la réalisatrice française pousse tous les curseurs au max. Des couleurs intenses, de l’esthétique et du montage exagérément clipesque, la renaissance de Demi Moore, l’avènement définitif de Margaret Qualley et ce finish totalement WTF : vous deviendrez aussi vite accro à la Substance, croyez moi.
2 – Anora (Sean Baker – USA).
La Guerre Chaude US-Russie nous offre une totale régalade sous les caméras de Sean Baker.
Ma super héroïne de l’année n’a pas de pouvoir (enfin pas exactement ceux que l’on croit), mais une personnalité de feu et une gouaille lumineuse. Bienvenue à toi, Mikey Madison dans le grand monde du cinéma. Et quelle entrée fracassante à l’image d’Ani-Anora, cette Pretty Woman du XXIe qu’elle campe avec la générosité qui incombe au cinéma du surdoué, Sean Baker. Dans la veine de son déjà survitaminé Tangerine, le nouveau pape du ciné Indie US nous concocte un film hybride à l’humeur et à l’humour ultra contagieux pour que triomphe le vrai Amour, le tout sous fond de lutte des classes. Pépite absolue.
1 –Furiosa : Une saga Mad Max (George Miller – Australie).
Au nom de la mère, de la fille et de la Sainte-Vengeance.
Une nouvelle déflagration dans le Wasteland tout droit sorti de l’esprit déboussolant de notre Ozzy préféré, j’ai nommé George Miller. Tout y est aussi fou que sur la Fury Road, mais cette fois, on y ajoute une dimension herculéenne assez fascinante à travers le destin de Furiosa, campée avec rage et délectation par la déjà géante Anya Taylor-Joy. La grandeur spectrale de son ouverture nous laissait à peine entrevoir la folie qui allait parcourir le reste du film. Notre classement offre une véritable revanche à ce film boudé par le Box Office, à cette exceptionnelle héroïne, ainsi qu’à la virtuosité de sa mise en scène. Encore plus de poussières, de suies et de faya, George !
L’auteure Camille Moon a déjà publié plusieurs ouvrages, Elle e(s)t moi, En(quête) de sens, Miroir mon beau miroir et elle suit le même sillon de thriller horrifique avec ses incartades sexy. Dans un style vif et direct, elle raconte l’histoire d’un jeu pervers entre un chat et une souris, tous deux décidés à mener à bien leur quête et à ne pas devenir la victime de l’autre. Mais dans un jeu, il y a toujours un maitre du jeu… Le texte alterne avec des dessins évocateurs qui participent à l’ambiance pesante, Lou est une belle plante aux tendances prédatrices, sa rencontre avec une 42e proie va la confronter à sa vraie nature et faire naitre une remise en cause profonde d’elle-même. Ce qu’elle croyait être une inextinguible vengeance contre les hommes se révèle être une erreur de jugement… L’auteure multiplie les considérations tour à tour poétiques, psychologiques ou sanguinolentes, avec une héroïne traquée, enfermée, en parallèle d’une enquête visant à la retrouver vivante pour mettre hors d’état de nuire celui qui la retient. Les mots clés trouvés sur un site internet évoquent les mots Thriller, Tueur en série, Psychopathes, Mantes religieuses, Violence et Agressions sexuelles, un beau résumé des principales thématiques d’un ouvrage qui secoue, et destiné à des lecteurs avertis!
Synopsis: Lou est belle, sensuelle, une muse, une héroïne qu’on adore détester, magnifiquement horrible. Une serial killeuse indomptable, une prédatrice lubrique et lugubre Comme une Louve tapie dans l’ombre, elle attend toujours le moment opportun pour attaquer ses proies… jusqu’au jour où 42 croise son chemin… Quand le prédateur devient proie, quand l’amour côtoie les monstres, et quand la chair se mêle à l’horreur… qu’en est-il du bien et du mal et des émotions humaines ?