Accueil Blog Page 38

Denver le dernier dinosaure, un spectacle pour toute la famille au Théâtre de la Renaissance

Le Théâtre de la Renaissance laisse les planches à Denver le dernier dinosaure et tous ses amis pour des aventures drôles et remplies d’énergie. Les plus jeunes se régalent des blagues en rafale, les parents profitent surtout des multiples références étalées que les plus jeunes ignorent. Le dessin animé des années 80 n’est pas oublié, le dinosaure est accompagné d’une bande de potes interprétée par des comédiens et comédiennes aux multiples talents de danseurs et chanteurs, le spectacle ne perd jamais en rythme et se suit avec le sourire. Les spectateurs les plus jeunes tapent dans les mains, applaudissent, interviennent pour prévenir des dangers imminents, c’est un grand moment de communion collective placée sous le signe de l’humour et de l’empathie. Les aventures sont désopilantes, les personnages sont caricaturaux et l’aventure est foisonnante, Denver fait un retour en fanfare au Théâtre de la Renaissance!

Synopsis:

Distribution : Zoé Bidaud, Jules Fabre, Madison Golaz, Vianney Fayard, Sara Sousa, Vincent Vanhée, Romane Tsacanias ou Asia Tissier, Antoine Lelandais et Arnaud Maillard

Adapté de la série télé Denver le dernier dinosaure – Licence WEP LLC
Produit par La Française de théâtre et l’Évènement spectacle

En 1985, en Californie, une bande de jeunes découvre dans un terrain vague un oeuf de dinosaure. Le gigantesque bébé est baptisé Denver par ses nouveaux meilleurs amis. Malheureusement, il devient la cible d’un producteur véreux prêt à tout pour s’enrichir…

Plongez avec nostalgie dans l’adaptation inédite du dessin animée culte des années 80 “Denver le Dernier Dinosaure”. Une comédie musicale familiale pleine de surprises avec un Dino Rockeur et sa bande de comédiens-chanteurs sur la scène du théâtre de la Renaissance !

Détails:

Jours et horaires

du 14 octobre 2023 au 20 avril 2024

  • Tous les samedis 14h
  • Tous les dimanches 11h
  • + Pendant les vacances scolaires
    (du 13 au 25 février 2024) : du mardi au samedi 14H et dimanche 11H

Yves Leccia propose un rosé YL 2023 très frais et très gourmand (prix: 18 euros)

Yves Leccia dévoile son YL rosé à la robe rose très pâle et très lumineuse. Le nez est très gourmand avec des arômes de fruits rouges. La bouche est fraîche, gouleyante, légèrement acidulée. Ce rosé est un vin de l’été par excellence, à déguster à l’apéritif ou en accompagnement d’une cuisine méditerranéenne. Composé du cépage Nielluciu à 100% en pressurage direct, le vin est certifié FR-BIO-01
Agriculture FRANCE
. Le vin doit se boire dans les 2 ans et conservé frais entre 8° et 10°. Le rosé est parfait pour l’été, frais, porté sur les fruits, à déguster en famille ou en terrasse avec des amis, et toujours avec modération.

Publireportage:

La gamme YL est la gamme signature du domaine. Déclinée en blanc, rouge et rosé, elle porte l’empreinte du magnifique terroir de Partinelone et propose des vins précis et gourmands Fils, petit-fils, arrière-petit-fils de vigneron, c’est tout naturellement qu’Yves choisit cette voie, en décidant toutefois de faire des études. Lorsqu’il obtient son diplôme d’œnologue en 1980, Yves doit choisir ; rentrer en Corse travailler avec son père ou parcourir le monde… Il fera le choix militant de rentrer sur l’Ile de Beauté, convaincu de participer à son développement. Il mettra beaucoup d’énergie pour développer le Domaine Familial tout en participant activement au renouveau de la filière viticole Corse. Il sera très tôt Secrétaire Général du Syndicat des Vins de Pays, puis Président de l’Intersyndicale des AOC de Corse (actuel GIAC), Président du CIVC, tout en étant administrateur du CIVAM (Centre Viticole de Recherche). Il est aujourd’hui encore Président d’UVA Corse et Président du Comité Scientifique et Technique Viticole.

Parallèlement à cela, il participe au Réacquistu (la réappropriation du Patrimoine Culturel Traditionnel Corse) en étant membre du groupe de chant A Filetta, qui a fait connaitre la polyphonie en Corse et bien au-delà. Yves participera à la réalisation des 1ers albums, puis devra à contrecœur cesser en 1989 son activité de chanteur, contraint de choisir pour pouvoir se consacrer pleinement à sa profession, d’autant qu’A Filetta deviendra quelques années plus tard un groupe professionnel qui tourne dans le monde entier. En 2004, alors qu’il y songeait depuis un moment, il quitte le domaine familial pour fonder avec son épouse Sandrine, issue pour sa part de la viticulture Alsacienne, le domaine Yves LECCIA. De 8 hectares au départ (6 ha sur E Croce et 2 Ha sur Partinelone), un programme de restructuration basé notamment sur la réintroduction d’anciens cépages portera la surface à 15 ha aujourd’hui (9 ha en tout sur Partinelone). Dès sa création, et par choix, le Domaine Yves LECCIA développera 2 gammes :

  • Les AOC PATRIMONIO bien sûr dans Les 3 couleurs , ainsi que le Muscat AOC CAP CORSE.
  • Mais également une gamme en Vins de Pays, les Cuvée YL, qui permettent à Yves de laisser libre cours à des assemblages en dehors du cadre strict de l’appellation des AOC.

En 2011 , Yves et Sandrine sortent leur 1ère Cuvée Patrimoniale « Biancu Gentile » devenu aujourd’hui « L’Altru Biancu », qui sera suivie un peu plus tard d’O Bà ! et de Biancu Marinu.

Apolonia apolonia, un documentaire sur l’artiste danoise Apolonia Sokol, sortie le 27 mars

Lea Glob raconte sa rencontre et son coup de foudre pour l’artiste danoise Apolonia Sokol en 2009. Encore étudiante, elle la rencontre et apprend qu’elle a été élevée dans une communauté d’artistes au sein du mythique Lavoir Moderne parisienPicasso avait son atelier au début du XXe siècle. Devenu un théâtre d’avant-garde fondé par ses parents, le lieu recèle une magie innommable où les occupants vivent la vie de bohème en plein cœur du quartier de Montmartre à Paris. Originaire de la campagne danoise, elle est fascinée et le lien entre la cinéaste et l’artiste va durer 13 ans. Lea filme Apolonia en pleine action, en train de peindre et de devenir une artiste accomplie. Amie proche d’Oksana Shachko, cofondatrice du groupe féministe Femen, Apolonia dévoile ses espoirs, ses fragilités, ses frustrations et son combat pour être reconnue en tant qu’artiste. Le portrait est fascinant et la caméra se révèle un miroir magique pour une Apolonia qui se livre sans compter, évoquant ses envies de liberté alors que le documentaire aborde le sujet Femen comme une tentative d’abolir ce patriarcat par trop sclérosant pour passer à une autre étape de civilisation.

Synopsis:

Lorsque la réalisatrice danoise Léa Glob commence à filmer la peintre Apolonia Sokol, il ne devait s’agir que d’un exercice d’école de cinéma. Le portrait filmé s’est finalement tourné sur treize années pour se muer en une épopée intime et sinueuse, celle d’une jeune femme artiste, depuis sa vie de bohème au cœur du théâtre du Lavoir Moderne Parisien de ses parents, jusqu’à son ascension dans le milieu de l’art contemporain, en passant par ses études aux Beaux-Arts de Paris. Mais en miroir d’Apolonia, ce sont aussi les destins d’Oksana Chatchko, l’une des fondatrices des Femen, et de la réalisatrice, qui se dessinent. Une sororité à trois faces, à l’épreuve du monde patriarcal.

Philippe Cohen Solal dévoile son nouvel album ensoleillé 75010, sortie le 22 mars 2024 chez Ya Basta! Records

C’est avant la crise sanitaire de la pandémie du Covid que Philippe Cohen Solal a rencontré le chanteur syrien Hamam Khairy réfugié à Paris. Devant les changements quel le monde est confronté, en premier lieur les enjeux écologiques, le duo décide d’enregistrer des musiciens du quartier pour les faire découvrir plus largement.

Un album du soleil

L’histoire est peu croyable mais vraie. Et c’est ainsi que le globe-trotter producteur va rayonner à quelques pâtés de maisons de chez lui pour dénicher ses futurs partenaires. Au Kurdistan, il rencontre Rusan Filiztek, chez un barbier turc il se connecte aux deux rappeurs Uzay, chez des coiffeurs africains il est rencardé sur d’autres artistes, à la résidence des Récollets il est mis en contact avec Sarah McCoy et la famille Ibrahimi qui a fui Kaboul retombée dans le giron des Talibans, CharElie Couture est rencontré près de la Gare de l’Est et la fille de Judith Chemla est dans la même école que son fils. Tous ces évènements de la vie ont jeté les fondements de son nouvel album. Ce n’est pas une première pour Philippe Cohen Solal, lui qui a jalonné sa carrière de tant et tant de collaborations. Gotan ProjectBoyz From BrazilKeziah Jones, il a multiplié les belles rencontres comme autant de rayons de soleil venus du quartier. Son influence première de producteur a été un disque charnière de l’histoire de la musique, My Life in the bush of Ghosts de Brian Eno et David Byrne. La rencontre entre les musiques du monde et les bidouillages électroniques l’a marqué, tout comme Duck Rock de Malcom McLaren, bande-son de New York et reflet des musiques latino, haïtienne, hip-hop, ambient nichées au cœur des années 80. 75010 se veut le portrait composite d’un quartier parisien, ce 10e arrondissement si divers où se niche le studio rue Martel. Les 9 morceaux y ont été captés ainsi que 2 reprises donnent une idée du métissage du quartier où cohabitent 70 communautés. Paris est une ville cosmopolite par nature, l’immigration et l’enrichissement s’y font depuis toujours.

L’album de Philippe Cohen Solal est rempli du soleil de toutes les communautés venues chercher refuge à Paris, l’album est à découvrir le 22 mars pour un beau moment d’été en avance.

« Nom » de Constance Debré : une sensibilité écorchée sur scène

"Nom" de Constance Debré : une sensibilité écorchée sur scène
© Simon Gosselin

« Nom » de Constance Debré : une sensibilité écorchée sur scène

« Avec n’importe quels parents j’aurais écrit le même livre. Avec n’importe quelle enfance. Avec n’importe quel nom. Je raconterai toujours la même chose. Qu’il faut se barrer. De n’importe où et n’importe comment […] Possible que les temps qui viennent détruisent les vieilles structures, les familles, le couple, l’amour, le travail, tout ce qu’on a appris… » Ces mots sont ceux de de Constance Debré, issus de son troisième livre « Nom » (Flammarion, 2022), dont le texte est adapté pour la première fois au théâtre.

Constance Debré, née en 1972, appartient à une famille liée à l’histoire politique française (petite-fille de Michel Debré, ancien premier ministre du général de Gaulle, nièce des anciens ministres Jean-Louis Debré et Bernard Debré) et fille du journaliste François Debré.

C’est donc à cette liberté là, totale et radicale, qu’elle en appelle et qui décrypte sans fard un renoncement au clan et à la filiation. Pour un retour à l’essentiel, à une vérité de l’existence délestée de tous les artifices de la vie sociale.

Elle a laissé derrière elle un couple, un enfant, une carrière d’avocate, une vie bourgeoise, une hétérosexualité et une ascendance qui ne lui correspondait pas.

Elle démonte, jette, abat, fait le vide dans nos conventions et dans celles qu’elle a vécues. Un rejet de « la vie lamentable » comme elle le dit, une vie non vécue, l’adhésion volontaire ou impensée au théâtre des apparences et des appartenances en tous genres (sociales, familiales…), l’acceptation de l’identité et d’un destin assignés, le triste abandon à la fatalité, aux habitudes, aux autres, aux forces extérieures.

Elle ne vit désormais que pour l’écriture, la nage avec sa discipline qui la sauve de tout et le sexe.

Victoria Quesnel en majesté

Dans « Nom », elle accompagne son père dans une mort lente et inévitable. Elle observe, explore et questionne cette mort, en écho peut-être à sa propre révolution, à sa propre résurrection, à sa propre renaissance via cette introspection si propre à l’écriture. Elle renie, récuse, refuse. « Nom » c’est aussi et forcément « non » aux dictats sociétaux. Un « non » qui claque à la figure de chacun.

Seule mais libre, Constance Debré n’épargne personne dans son récit à la plume incisive et dépouillée qui brave sans relâche la pensée conformiste et au rythme effréné : la famille, l’enfance, la justice, la littérature, les bourgeois, les pauvres, tous embourbés dans un système trop huilé, de « nos vie lamentables ».

Constance Debré écrit pour l’honneur. « Possible que le monde qui vient ait besoin de héros. Je me propose, c’est exemplaire la littérature, c’est pour ça que je dis Je ». Et c’est à travers cette convention, le héros du livre, que s’explore, dans toute sa force et sa dureté, le désencombrement d’une vie et d’un itinéraire tout tracé.

Sur un plateau nu où seule résonne la puissance des mots, Victoria Quesnel, mise en scène par Huges Jourdain, est phénoménale d’incarnation. Dans un jeu d’une incroyable maîtrise et aux ruptures aussi intranquilles qu’incandescentes, elle peut tout.

Entre dépouillement et emportement d’une parole livrée à bout de souffle, empreinte d’un sentiment d’urgence, elle imprime à ce récit d’émancipation une humanité, une fêlure, une rage et une délivrance qui nous habitent longtemps. Bravo !

Dates : du 19 mars au 6 avril 2024 – Lieu : Théâtre du Rond-Point (Paris)
Mise en scène : Huges Jourdain

Une mythique performance de La Passion selon Saint Matthieu de JS Bach le 22 mars au Théâtre des Champs-Elysées

Le Théâtre des Champs-Elysées a proposé une version parfaite de La Passion selon Saint Matthieu délivrée à des spectateurs tétanisés. De là à penser que cette soirée restera dans les annales, il n’y a qu’un pas. Le chef Francesco Corti est au four et au moulin, à la direction de l’orchestre, des chœurs et des interprètes avec une vivacité peu commune. L’orchestre délivre justement une performance de choix avec des instruments au diapason de leurs capacités. Les interprètes arpentent la scène dans des allers retours qui impulsent une vraie vie à cette œuvre du XVIIIe siècle d’une actualité totale avec les fêtes de Pâques qui approchent. L’interprétation du célèbre Erbarme dich par Philippe Jaroussky fait frissonner des spectateurs qui se rendent compte immédiatement du caractère éternel de ce moment. Pareillement, le chœur d’ouverture avec le célèbre O Lamm Gottes, unschuldig et le chœur final (entendu dans le film Casino, cf Casino – Extrait – Intro (youtube.com)) laissent pantois devant tant d’intensité. Le moment de concert est rare, il est puissant, il est sublime, rien à redire. Surtout que malgré la durée de presque 3h, la présence d’écrans pour sous-titrer les paroles donnent des airs de roman historique à cette histoire de crucifixion du Christ, pas un moment d’ennui ou de longueur. La saison bat son plein au TCE avec un concert du grand pianiste Lugansky à l’horizon, que demander de plus à un TCE toujours salle comble et avec des prestations qui clouent au siège, rien de moins.

Détails:

C’est au début du XVIIIe siècle que se généralisa en Allemagne l’habitude de donner chaque Vendredi Saint une grande œuvre chorale fondée sur la Passion du Christ. Au cours des quelques années qui séparent la Passion selon Saint Jean (1723-24) de celle selon Saint Matthieu (1727), Bach n’a cessé d’enrichir son expérience musicale et d’apporter ainsi à sa seconde grande passion nombre d’innovations. Il porte au maximum l’ampleur sonore de l’ouvrage (introduction d’un troisième chœur) et renforce la variété du récitatif. Ce chef-d’œuvre de Bach clôt d’une certaine façon la très longue liste des Passions dont s’honore l’histoire de la musique. Celles qui viendront après ne seront plus, à de rares exceptions près, des Passions au sens liturgiques où Bach l’entendait et ouvriront la voie à la forme oratorio.

Production Théâtre des Champs-Elysées
Concert chanté en allemand, surtitré en français et en anglais.

Distribution:

Maximilian Schmitt | ténor (L’Evangéliste)
Yannick Debus | baryton (Le Christ) 
Kateryna Kasper | soprano
Philippe Jaroussky | contre-ténor
Zachary Wilder | ténor
Andreas Wolf | baryton-basse

Francesco Corti | clavecin et direction
Freiburger Barockorchester
Zürcher Sing-Akademie

Le 3e tome de la trilogie de l’absence conclut le cycle avec brio avec L’absence selon Camille, sortie aux éditions Rivages Noir en mars 2024

L’absence selon Camille suit Le silence selon Manon et La Transparence selon Irina pour conclure la trilogie de la transparence imaginée par Benjamin Fogel, créateur et éditeur en chef de l’excellente collection Playlist Society. Ce roman futuriste imagine une société tiraillée entre les extrémistes de l’anonymat et les furieux de la transparence dans un combat sans merci touchant la politique, les mœurs et finalement toute la société. Entre polar et chronique sociale, L’absence selon Camille tient en haleine avec sa galerie de personnages qui se croisent et interagissent dans des pages parfaitement rédigées et une ambiance qui interpelle.

L’avenir qui nous attend?

Le roman se déroule en 2060, si loin si proche. La société s’est complètement réinventée, le revenu universel a été institué et la transparence est totale, les secrets de chacun n’en sont plus, les inégalités ont presque totalement disparues, le combat climatique a été adopté par tous et toutes dans les comportements quotidiens devenus des normes, le principe de base est quelque peu ambitieux, l’auteur pointe le curseur sur une dichotomie réel/virtuel en éludant d’autres facteurs, mais la densité est là. Surtout que chaque chapitre suit un personnage différent pour suivre le fil d’une narration complexe et passionnante. Le capitalisme s’est éteint de sa belle mort, la transparence est devenu le système social dominant et institutionnalisé, non sans opposition. Car les Obscuranets réclament le retour de la sacro sainte intimité, ils luttent contre la domination du virtuel sur le réel et ils veulent agir pour révéler ce qui est caché à tous, le mensonge primordial, un secret qui pourrait tout remettre en cause. Benjamin Fogel sait comment susciter l’attention, la curiosité et la réflexion, il utilise le thème de l’anticipation pour renvoyer en miroir à notre réalité actuelle et en imaginer les possibles évolutions, de quoi donner envie de ne pas lâcher la lecture pour comprendre toutes les arcanes de ce récit dystopique. Surtout que chacun des chapitres apporte une pierre à un édifice construit depuis déjà 2 romans, les liens se font, les références filtrent à travers les pages, les personnages ne sortent pas de nulle part, ils ont une cohérence globale avec les épisodes précédents. De quoi conclure que cette uchronie sur la transparence est un grand moment de lecture à ne pas manquer.

Le focus est porté sur le partage total des données de chacun, donc de sa vie, sujet clivant qui recèle des chances mais aussi des risques selon la manière dont cela est appréhendé. L’intrigue est prenante, encore un succès pour Benjamin Fogel.

Synopsis: 2060 : la vie en ligne a supplanté la vie réelle. « Malgré la transparence, on vous ment » : ce slogan qui vient d’apparaitre sur les murs de Paris inquiète les forces de l’ordre. Sébastien Mille, vieux flic bénévole, et sa fille, la commissaire Holly Mille, enquêtent sur l’origine de ces graffitis. Léonard Parvel, 13 ans, fait partie des taggeurs. Persuadé que son père disparu est membres des Obscuranets, mouvement révolutionnaire qui lutte contre la prolifération du virtuel, il participe à des actions insurrectionnelles dans l’espoir de retrouver sa trace.

Editeur: Rivages Noir

Auteur: Benjamin Fogel

Nombre de pages / Prix: 360 pages / 21 euros

Présentation de la saison 2024-2025 du Théâtre des Champs-Elysées

La saison 2024-2025 est la quinzième et dernière de Michel Franck à la tête du Théâtre des Champs-Elysées. Une saison bien particulière au programme pléthorique, jugez plutôt, le programme est des plus divers avec 178 levers de rideau:

  • 6 opéras mis en scène : Passion selon Saint-JeanDialogues des CarmélitesSemele (mise en scène par le directeur de Covent GardenOliver Mears, et dirigée par Emmanuelle Haïm, avec deux brillants chanteurs, Ben Bliss et Pretty Yende), Werther (avec Marina Viotti et Benjamin Bernheim, mise en scène par Christof Loy et direction par François-Xavier Roth), Le Chevalier à la rose (dans une mise en scène de Krzysztof Warlikowski et dirigé par Henrik Nánási à la tête de l’Orchestre National de France), Un Elixir d’amour d’après Donizetti
  • 7 productions hors-les-murs: Tokyo, Londres, Liège, Cologne, Nice, Toulouse, Bordeaux, Reims
  • 22 opéras en concert et oratorios dont 5 ouvrages d’Haendel, la trilogie Mozart Da Ponte, 3 œuvres de Rossini, 1 singspiel de Weber, 1 ouvrage de Giordano
  • 9 soirées lyriques dont une soirée pour fêter les 25 ans de carrière de Philippe Jaroussky au TCE, des récitals de Pretty Yende, Anna Netrebko, Jakub Józef Orliński
  • 26 concerts symphoniques dont la venue des orchestres philharmoniques de Vienne et Rotterdam
  • 29 récitals instrumentaux et musique de chambre avec notamment Adam Laloum, Nikolaï Lugansky, Nelson Goerner, Elisabeth Leonskaja, Evgeny Kissin, David Fray, Grigory Sokolov, Lucas et Arthur Jussen, Gautier Capuçon, Nemanja Radulović
  • 20 Concerts du Dimanche Matin (50e et dernière saison)
  • 35 soirées consacrées à la danse, avec de grands chorégraphes, dont Crystal Pite, Carolyn Carlson, Mats Ek, Akram Khan, James Kudelka 

Pour sa dernière saison, Michel Franck fait revenir la production d’Olivier Py : Dialogues des Carmélites de Poulenc. La cheffe américaine Karina Canellakis dirigera Les Siècles. Une partie des chanteuses présentes lors de la création seront de retour (Patricia Petibon, Véronique Gens, Sophie Koch) aux côtés de jeunes talents.

En début de saison, la chorégraphe Sasha Waltz partagera sa vision de la Passion selon Saint-Jean de Bach. Elle avait notamment été invitée par Michel Franck lors de sa première saison pour Passion de Dusapin, puis à l’occasion du centenaire du Sacre du Printemps. Le chef argentin Leonardo García Alarcón sera à la tête de l’ensemble Capella Mediterranea.

L’aventure de l’opéra participatif se poursuit en juin pour la 8e année consécutive avec Un Elixir d’amour, d’après Donizetti. Ce sera l’occasion de découvrir l’univers imaginé par Manuel Renga, à mi-chemin entre les Temps Modernes de Charlie Chaplin et Charlie et la chocolaterie de Tim Burton. Le jeune chef Marc Leroy-Calatayud dirigera Les Frivolités Parisiennes.

Jéhan dévoile son 5e album On ne sait jamais, sortie physique le 22 mars chez La Jument du Jeudi

Jéhan revient avec un nouvel album composé de 13 chansons remplies de poésie, On ne sait jamais. La voix est grave, les mots sont comptés, le ton est à la chanson française dans le sillon de Jacques Brel ou Georges Brassens, loin des tonalités plus rock ou folk des albums précédents.

Une pesanteur légère

Jéhan peuple ses chansons d’hommes et de femmes comme nous, à la recherche de l’amour ou d’un peu de compréhension, il y a aussi des animaux comme des chiens ou des chevaux, tout ressort sur un fond de piano et une orchestration qui met la voix et les textes en avant, comme dans le morceau Les chevaux de Montebello. Pour réaliser cet album et comme sur le précédent opus, Jibé Polidoro est aux manettes, assisté de Gaël Faun. Ils ont pris soin de mettre en avant la voix et les paroles, sans artifices pour privilégier la simplicité et l’évidence. Pour l’accompagner les guitares acoustiques et électriques, les violons, une harpe en plus, même des trompettes, l’écoute est addictive. Tout est dit est une belle ritournelle, Loin de tout met en avant le piano pour une leçon de vie, Raconte moi fait entendre des voix d’enfants pour un ton de guiguette, l’album On ne sait Jamais dit tout sur ce que l’homme veut transmettre dans ses chansons, avec calme et sérénité, entre gravité et mélancolie. L’humanité est omniprésente pour conserver l’essentiel et ne pas se disperser dans le superflu, non sans inévitables doutes et remises en question inhérents à l’homme. Jean-No’ Le Jehan est connu pour être un proche de Miossec ou de feu Jean-Louis Murat, ce qui souligne d’autant mieux ses aspirations poétiques pour s’appuyer sur des mots soigneusement choisies pour exprimer ses sentiments profonds.

L’auteur-compositeur-interprète et musicien breton privilégie l’introspection dans un nouvel album qui représente un beau pas en avant.

Parler sexe, un livre remarquable d’Israël Nisand (Grasset)

Parler sexe, un livre remarquable d’Israël Nisand (Grasset)

Voilà un livre remarquable : Parler sexe.
Remarquable car l’auteur, Israël Nisand, parle vrai. L’auteur est plein de bon sens. Israël Nisand aborde absolument tous les sujets, sans aucun tabou, sans aucun apriori, sans aucun jugement. Avec beaucoup de bon sens. Et de respect.

On aurait trop envie de mettre ce livre dans les mains de nos ados. Mais ce n’est pas possible. Car si l’auteur explique comment on peut aborder tel ou tel sujet, autour de la sexualité, il dit aussi ce qu’il ne faut pas dire aux jeunes.

Il donne des conseils pour respecter au mieux le psychisme des ados, sans les heurter, sans les terroriser, sans leur faire du mal.

Israël Nisand n’y va pas par quatre chemins pour dévoiler les effets catastrophiques des vidéos porno. A 13-14 ans, ils ont déjà quasiment tous vu un film porno ! Et cela trimbale une image totalement fausse de la sexualité.

A chaque intervention d’Israël Nisand dans les collèges, les lycées, il constate que beaucoup de questions anonymes tournent autour du porno. La réalité n’a, bien entendu, rien à voir avec ces films ! Tout le monde le sait, sauf les jeunes !

Si Israël Nisand nous parle sexualité, il nous parle aussi de tout ce qui l’entoure. La différence entre le sexe et le genre. La contraception. L’avortement. Le viol. L’inceste. Le machisme. La violence sexuelle. Le consentement. La masturbation. L’homosexualité. L’hétérosexualité. L’instinct maternel…

Aucun sujet n’est épargné. Plus nos ados seront informés, mieux ils vivront leur sexualité et plus le respect de l’un et de l’autre règnera.

Les Hollandais éduquent leurs enfants, dès l’âge de 4 ans sur le fait que personne n’a le droit de toucher à leurs parties intimes. Du coup il y a trois fois moins d’incestes chez eux qu’en France.

L’auteur raconte aussi une histoire terrible. Une jeune fille s’est faite violée pendant des années par son père, quand sa mère était de garde. Elle tombe amoureuse d’un garçon, quand elle se trouve à l’université, mais elle n’arrive pas à avoir une sexualité normale. Du coup, elle lui raconte ce qu’elle a vécu. Il lui dit de porter plainte. Ce qu’elle fait. Le père nie. Mais elle avait raconté son histoire à une de ses amies ado à l’époque. Comme cette amie était effectivement au courant de ces viols, elle a été mise en examen pour complicité de viol. Elle aurait dû prévenir un adulte. « Il y a donc des secrets interdits. » P125

Effectivement ce cas est très intéressant car les jeunes ne savent pas ce qu’ils encourent face à telle ou telle situation. La loi est là pour protéger les personnes mais aussi pour les punir si non-assistance à personne en danger.

Parler sexe est un livre à mettre entre les mains de tout parent.
Commencer le plus jeune possible l’éducation sexuelle de son enfant est un gage de réussite pour sa vie d’adulte.
Notre coup de cœur !


Petite note à l’auteur :

Ce serait formidable d’écrire un livre qui parle de tous ces sujets mais vraiment écrits pour les ados ! Cela aiderait tout le monde car bien souvent, les jeunes n’osent pas aborder ces sujets en famille, et les parents encore moins. Un livre qui reprendrait les nombreuses questions des ados ! Ce serait vraiment nécessaire pour améliorer la vie sexuelle des jeunes adultes ! Merci Israël Nisand !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Février 2024
Auteur : Israël Nisand
Editeur : Grasset
Prix : 16 €

Un Cairanne blanc Les Travers 2023 (prix: 13,50 euros) du Domaine Brusset à déguster

Le Domaine Brusset est un habitué de Publik’Art avec ses dégustations et ses vins rouges. Composé des cépages Clairette (30%), Grenache blanche (30%), Roussanne (30%) et Viognier (10%) poussés sur des vignes âgées de 30 ans, ce vin blanc est issu d’une récolte 100% manuelle. A l’œil, la robe est pâle brillante à reflets argentés. Le nez fait sentir des arômes de fleurs blanches, du fruité pomme-poire, citron, minéral, une touche d’anis, finement épicé. La bouche est ample et fondue, fraîche et gourmande, minérale et longue sur le citron, saline en finale. Le vin se déguste idéalement avec des langoustines, des huîtres, un curry de volaille au lait de coco, une lotte à l’américaine, du filet de poulet au citron et du chèvre frais. Au tarif de 13,50 euros la bouteille, ce Cairanne Les Travers confirme la qualité des vins du Domaine Brusset.

Publireportage:

Laurent Brusset dirige depuis 2008 ce domaine familial qui s’étend sur plusieurs vignobles représentant 70 hectares en propriété dans la diversité des grands crus du Rhône sud : Gigondas, Cairanne, Rasteau, Ventoux, Côtes du Rhône.
Trois générations de vignerons passionnés, toujours à la recherche d’expérimentations, ont construit ensemble ce domaine de pointe dans le respect des traditions. La philosophie familiale est de privilégier l’expression du fruit pour produire des vins racés, expressifs. les vins du Domaine Brusset sont une référence dans leurs appellations dans le monde, présents sur les 5 continents et dans 26 pays.

Dans ce domaine familial, depuis 1947, la famille Brusset a su allier au savoir faire les nouvelles techniques apportées par chaque génération. André Brusset (1910-1999), fondateur de l’exploitation, a transmis sa passion à son fils Daniel et son petit-fils Laurent. Deux passionnés, deux expériences, qui font du Domaine Brusset une rareté où la complémentarité de deux générations donne les meilleurs résultats, dans le respect des traditions. La Philosophie Familiale se perpétue et peut se résumer ainsi : privilégier au mieux l’expression de chaque terroir – travail du sol par de nombreux labours dans le plus grand respect de nos vignobles – ébourgeonnages sévères et vendanges en vert assurent des rendements faibles. Pour cela, les options les plus pointues sont retenues pour le plus grand respect de l’environnement et de la biodiversité. Ces démarches se concrétisent par deux certifications HVE et biologiques.

Léo Courbot dévoile son nouvel album Passion at a distance, sortie le 22 mars 2024

Léo Courbot est de retour avec un nouvel album concept très hétéroclite entre rock et funk appelé Passion at a distance après un premier album Vatic Vintage sorti en 2021. Annoncé par le single Cantique des Cantiques, le belge guitariste à la virtuosité comparée à rien de moins que Prince ou Jimi Hendrix fait graviter autour de la terre.

Du bon son funky

Les 9 titres très funk rock tournent autour d’une thématique très simple mais assez efficace, celle de l’amour. Léo était au four et au moulin pour son premier album, il a écrit, composé, arrangé et réalisé tout seul comme un grand tous les enregistrements en mode home made. Pour ce 2e album, il s’est détaché des boites à rythme du premier album pour s’entourer d’une belle farandole de batteurs qui ont déjà travaillé avec pas mal de ses idoles, Michael Bland (Prince), Gene Lake (D’Angelo, Maxwell), Stéphane Galland et Pat Dorcean, rien que ça. Pour les textes, Léo ajoute un type de vocabulaire cosmique très illustratif, comme dans nuages d’électrons, corps célestes et trous de vers pour figurer l’espace entre les êtres et la meilleure manière de le combler. La pochette de l’album est signée Philippe Caza, dessinateur pionnier de la science-fiction des 70’s de la même époque que le célèbre dessinateur de BD Moebius. Pour les autres musiciens associés à cet album et présents à la prochaine release party du 28 mars au Sunset, Paul-Alain Fontaine est aux claviers et David Makelela à la basse. Ce qui marque assez vite, c’est ce son de guitare très sautillant, entre rock et funk, très rythmé et prenant, avec un groove qui colle à la peau comme sur The Quantum Quake, de quoi danser en rythme, et de quoi faire penser à de glorieux ainés tout aussi funk comme Sinclair ou Keziah Jones. Les textes sont en français ou en anglais en fonction du feeling, le rythme est omniprésent, c’est vivifiant dans cette époque de musique synthétique sans âme.

Le son est bon, les vibrations sont entrainantes, deux bonnes raisons pour écouter Passion at a distance et se laisser emporter dans une galaxie lointaine.

Chien de la Casse: Le César du Meilleur Premier film débarque en Blu-Ray (Blaq out)

Publik’Art a déjà évoqué la sortie DVD du film en septembre 2023 avec une chronique complète. Le récent succès du film à la cérémonie des César 2024 a remis en valeur le réalisateur Jean-Baptiste Durand et ses 2 acteurs principaux Anthony Bajon et Raphaël Quenard, surprenants en amis pour la vie confrontés à des situations inédites dans un petit village du sud de la France. Grand succès aux César en compagnie du Règne Animal et d’Anatomie d’une chute, le film met en avant un grand réalisateur en devenir avec un ton bien particulier et une histoire pas commune. 2 amis d’enfance font face aux changements de leur vie, avec l’irruption d’une romance et d’une querelle entre jeunes du même village. Dog et Mirales sont deux personnages qui interpellent par leurs caractéristiques, le premier est clairement sous la coupe du deuxième au caractère bien affirmé, personnage complexe aux multiples talents cachés. Le second revêt une sensibilité à fleur de peau qui le rend fort et fragile à la fois. Ils passent leurs journées à glander entre café, bar et place du village mais ils veulent se projeter dans un avenir incertain. Les personnages féminins (Galatea Bellugi et Dominique Reymond) apportent une belle profondeur à cette histoire d’hommes qui tentent de se trouver une place dans un monde flou. Le film sort en Blu-Ray pour une belle (re)découverte à faire rapidement.

Synopsis: Dog et Mirales sont amis d’enfance. Ils vivent dans un petit village du sud de la France et passent la majeure partie de leurs journées à traîner dans les rues. Pour tuer le temps, Mirales a pris l’habitude de taquiner Dog plus que de raison. Leur amitié va être mise à mal par l’arrivée au village d’une jeune fille, Elsa, avec qui Dog va vivre une histoire d’amour. Rongé par la jalousie, Mirales va devoir se défaire de son passé pour pouvoir grandir, et trouver sa place.

Vampire humaniste cherche suicidaire consentant, un sympathique film canadien, sortie le 20 mars en salle

V en salleampire humaniste cherche suicidaire consentant est un petit film sur une jeune vampire incapable d’assurer sa subsistance, elle démontre trop d’empathie pour mordre les humains pour récupérer leur sang et ainsi continuer à vivre. Ce long métrage est le premier de Ariane Louis-Seize suite à plusieurs courts métrages remarqués. L’accent canadien est omniprésent, la jeune héroïne Sasha s’éprend de Paul et ce petit moment d’humanité prend toute son ampleur dans un faux rythme assez ravissant.

Vampire et compagnie

Vampire humaniste cherche suicidaire consentant n’est pas qu’un film de vampires, des accents de comédie s’insinuent dans un récit d’apprentissage et d’acceptation de soi. La jeune vampire refuse son sort, elle ne chasse pas et fait le malheur de sa famille obligée de chasser pour elle. Papa vampire, maman vampire, grand-mère vampire et cousine vampire sont des vrais êtres de la nuit heureux de leur sort. La jeune Sasha est une adolescente sensible et trop empathique pour prendre la vie des humains. Mais elle rencontre Paul, un jeune humain aux pulsions suicidaires persistantes. Et tout change, il accepte de se faire mordre pour que Sasha puisse continuer à vivre. Les acteurs canadiens sont mal connues dans nos contrées, Sara Montpetit est Sasha, elle qui venait de gagner l’Iris de la révélation de l’année au gala Québec Cinéma. La réalisatrice a eu un coup de cœur et la relation avec Félix-Antoine Bénard fonctionnait parfaitement.

Le film a parfois des airs de rom’com’ gentiment horrifique et tout à fait sympathique à découvrir sur grand écran le 20 mars.

Synopsis: Sasha est une jeune vampire avec un grave problème : elle est trop humaniste pour mordre ! Lorsque ses parents, exaspérés, décident de lui couper les vivres, sa survie est menacée. Heureusement pour elle, Sasha fait la rencontre de Paul, un adolescent solitaire aux comportements suicidaires qui consent à lui offrir sa vie. Ce qui devait être un échange de bons procédés se transforme alors en épopée nocturne durant laquelle les deux nouveaux amis chercheront à réaliser les dernières volontés de Paul avant le lever du soleil.

L’Opéra David et Jonathas pour 2 belles soirées de tragédie lyrique au Théâtre des Champs Elysées (18 et 19 mars 2024)

Le Théâtre des Champs-Elysées mélange tradition et modernité avec une adaptation presque rock’n’roll du David et Jonathas de Charpentier avec des costumes vaudous et des décors simplifiés à l’extrême pour une tragédie biblique revisitée avec bonheur. Le sujet de l’Opéra est très moderne avec des arias très romantiques entre les deux personnages masculins placés dans les montagnes de Gilboé, entre le camp des Israélites et celui des Philistins.

Le 17e siècle au 21e siècle

La première de cette tragédie lyrique a eu lieu au Collège Louis-le-Grand de Paris le 28 février 1688, peu après la mort du grand Lully. Les 5 actes de l’Opéra alternent entre des premiers se concentrant sur les conflits psychologiques des personnages et les seconds exposant toute l’action, le contexte est un conflit entre israélites et philistins où David et Jonathas doivent jouer des rôles complexes car David est le meilleur ami de Jonathas mais les deux hommes se retrouvent dans des camps ennemis. Pour les néophytes sur le sujet, il est recommandé de se documenter en amont pour suivre plus facilement les multiples intrigues et mieux situer les personnages. Sébastien Daucé est à la baguette et dirige l’Ensemble Correspondances. Le passage le plus connu de l’Opéra est son Ouverture au rythme martial baroque typique du 17e siècle. Jean Bellorini est à la mise en scène et aux lumières, accompagné de Véronique Chazal pour la scénographie pour un cadre très dépouillé où apparaissent très distinctement les costumes imaginés par Fanny Brouste et les masques de Cécile Kretschmar. Des intermèdes parlés de Wilfried N’Sondé s’intercalent pour des monologues narratifs qui explicitent les actions des personnages. Petr Nekoranec interprète David et Gwendoline Blondeel est Jonathas, plongés dans les tourments d’une époque guerrière où les intérêts politiques priment sur les sentiments. Jean-Christophe Lanièce est Saül, roi d’Israël à qui la Pythonisse prédit qu’il perdra tout, enfants, amis, gloire et couronne.

Chants et musiques mettent en exergues des sentiments contraires qui s’entrechoquent, amour, fidélité, jalousie se bousculent avec des interprétations chantées qui enivrent et une belle musicalité à découvrir au Théâtre des Champs Elysées.

Synopsis:

La tragédie biblique en un prologue de cinq actes David et Jonathas fut composée par Charpentier à la demande des pères jésuites du Collège Louis-le-Grand à Paris en 1688, l’année où décèdent à un mois d’intervalle Quinault et Lully. A l’origine, l’œuvre servait d’intermède à Saül, une tragédie latine elle aussi en cinq actes écrits par l’un des pères du Collège. Moins développé dramatiquement – chaque acte est centré sur un seul personnage sans intrigues secondaires -, que le théâtre musical français de cour de l’époque où Lully règne alors en maître, le répertoire donné sur la scène du Collège Louis-le-Grand témoigne avant tout de la puissance de l’ordre de Jésuites à cette période. Sébastien Daucé est désormais l’un des meilleurs connaisseurs de la musique française Grand Siècle. Il nous avait enchantés il y a quelques années avec sa magnifique reconstitution du mythique Ballet de la Nuit. Le voici aujourd’hui se consacrant à Charpentier, presque contemporain de Lully, mais préférant rester éloigné des fastes de la Cour, sans pour autant en être moins apprécié du Grand Louis. Combattant pour les Philistins, le jeune David se prépare au métier de roi sur les champs de bataille. Une exploration du sensible dont Charpentier est l’un des maîtres. 

Production théâtre de Caen 
Coproduction Théâtre des Champs-Elysées | Ensemble Correspondances |  Les Théâtres de la Ville de Luxembourg | Opéra National de Lorraine | Opéra de Lille | Théâtre National Populaire Villeurbanne

Avec le soutien d’Aline Foriel-Destezet, 
Grand Mécène de la saison artistique du Théâtre des Champs-Elysées
En partenariat avec france.tv

Détails:

Sébastien Daucé | direction
Jean Bellorini | mise en scène, lumières
Jean Bellorini, Véronique Chazal | scénographie
Fanny Brouste | costumes
Cécile Kretschmar | maquillages, masques

Wilfried N’Sondé | texte du récit

Petr Nekoranec | David
Gwendoline Blondeel | Jonathas
Jean-Christophe Lanièce | Saül
Lucile Richardot | La Pythonisse
Etienne Bazola | Joabel
Alex Rosen | Achis / L’ombre de Samuel
Hélène Patarot | comédienne

Ensemble Correspondances

Le monde est à eux, sortie le 20 mars 2024, un documentaire vivifiant sur la possibilité de la réussite scolaire

Le documentaire Le monde est à eux démontre que tout est possible. 2 profs de terminale dans un lycée de Drancy dans le 93 ont décidé d’appliquer de nouvelles règles pour amener leur classe de Terminale ES à un niveau inédit de 100% de réussite au bac. Envoi de SMS aux parents, suivi de près, application de règles strictes avec heures de colle à la clé, et le pire, c’est que ça fonctionne. Les élèves sont appliqués, ils en veulent, ils parlent de leurs 2 professeurs avec des voix pleines de satisfaction. Car les élèves comprennent que l’objectif est leur réussite, ce n’est pas du masochisme gratuit, l’exigence est juste payante. Dès le début de l’année, une méthodologie de travail est mise en place avec des principes strictes et des règles qui s’appliquent à tous. La méthode pédagogique collective basée sur une alliance entre les élèves, les parents et les professeurs ressemble à une application simple d’ingrédients connus de certains. Sérieux, application, le résultat de 100% de réussite au Bac depuis 5 ans est la preuve qu’il n’y a pas de décrochage scolaire sans ostracisation, les cancres sont abandonnés sur le bord de la route soi-disant pour ne pas handicaper les meilleurs. Le documentaire montre que tous les élèves de la classe sont poussé vers le haut, sans distinction. Le film est d’une actualité totale, interrogeant sur la capacité des écoles publiques à obtenir de tels résultats, pas besoin d’aller dans le privé pour réussir. Le documentaire valorise la valeur travail, c’est un vrai bol d’air frais, les élèves sont soudés, les professeurs sont bienveillants, ça fait plaisir. La réussite scolaire dépend avant tout de soi et permet d’ouvrir toutes les portes, de quoi donner de bonnes idées à beaucoup.

Synopsis: C’est l’histoire d’une classe d’un lycée de banlieue qui propose une méthode pédagogique collective. Basée sur une alliance entre les élèves, leurs parents et les professeurs, elle affiche 100% de réussite au baccalauréat depuis cinq ans. Tourné par les élèves et leurs deux professeurs principaux, Jérémie Fontanieu et David Benoît durant une année scolaire, le film suit ce parcours d’équipe inspirant qui leur permet de découvrir leurs potentiels et de s’ouvrir de nouveaux horizons.

[Manga] Pandora Seven, tome 1 : un shonen au pays des dragons (Soleil Manga)

[Manga] Pandora Seven, tome 1 : un shonen au pays des dragons (Soleil Manga)

Shonen dont on a peu entendu parlé, Pandora Seven raconte l’histoire de Lia, une jeune fille humaine qui a été élevée par des dragons et qui vit une vie douce et paisible avec ses amis sur une île peuplée de créatures fantastiques. Mais Lia est la seule humaine de ce monde et elle rêve de rencontrer un jour d’autres personnes de son espèce. 

Lorsqu’elle en aura l’occasion, ce sera malheureusement du fait de l’invasion de ce monde par des humains mal intentionnés. Lia va donc devoir défendre son île, sa famille et ses amis contre ces humains monstrueux. Et elle est prête à tout, même à ouvrir la boite de pandore… Un récit d’action, ponctué de nombreux combats épiques.

Les personnages sont plutôt attachants et le dessin est très réussi. On passe un bon moment de lecture et on se prend au jeu ! A découvrir.

Résumé de l’éditeur :

Lia, une jeune humaine élevée par une mère dragon, est la seule de son espèce sur la petite île où elle vit paisiblement entourée de nombreuses créatures fantastiques. Mais ses jours heureux prennent fin quand une armée d’humains sanguinaires débarque pour dévaster son île dans le seul but de récupérer la boîte de Pandore !
Date de parution : le 7 février 2024
Auteurs
: Yuta Kayashima (scénario et dessin)
Genre : shonen
Editeur : soleil manga
Prix : 8,50
Acheter sur : BDFugue

Un vrai moment de plaisir avec Very Math Trip au Lucernaire

Le Lucernaire laisse la scène à un prof de maths pour un spectacle basé sur les mathématiques, malin et ludique. Manu Houdart fait le pari de rendre cette matière scientifique intéressante et divertissante, il y parvient sans mal avec un humour ravageur et des démonstrations qui laissent coi. Le temps passe à toute vitesse et les spectateurs en redemandent!

Les maths, ça peut être rigolo

Le prof de maths est belge et n’a pas la langue dans sa proche. Il le prouve durant un voyage dans le monde des mathématiques qui surprend et interpelle. Doté d’une vivacité d’esprit peu commune, le prof est agrégé en mathématiques et surtout passionné par sa matière. Mis en scène par Thomas le Douarec, le show est un véritable ravissement. Les énigmes défilent et les spectateurs jouent le jeu avec entrain pour les résoudre avec application. Théorème de Pythagore, équation de Gauss, décimales de Pi, les néophytes écarquillent les yeux et les habitués des chiffres se régalent. Pas besoin d’être un génie pour jouer le jeu et entrer dans la danse. Petits et grands s’émerveillent devant des démonstrations savamment expliquées avec doigté et humour. Ce Very Math Trip donne envie de se replonger dans ces livres de maths du collège pour réviser ses théories et en tirer sa substantifique moelle. La salle est pourvue d’un écran pour voir défiler des informations des plus passionnantes. Nombre de prix Nobel, femmes fortes en maths, vie de Pythagore, rien n’est rébarbatif et tout est intéressant. Et quand le prof commence à réciter les décimales du nombre Pi, il y a de quoi finit baba.

Vraiment, ce prof de maths prend un malin plaisir à démontrer que sa discipline n’est pas qu’un moment effrayant, il fait la preuve que l’on peut s’extasier devant la logique des nombres pour un divertissement intégral. Les maths, ce n’est pas que traumatisant!

Synopsis:

UN VOYAGE ÉTONNANT DANS UN MONDE FASCINANT

Au départ, cela peut sembler un pari fou que de vouloir nous faire aimer cette matière parfois effrayante. Et pourtant, avec plus de 200 000 spectateurs au compteur, on peut se demander pourquoi personne n’y a pensé plus tôt !
Avec une énergie débordante, Manu Houdart – agrégé de mathématiques – s’amuse à nous démontrer que les maths se cachent partout dans nos vies et que le théorème de Pythagore peut même se glisser dans une partie de foot !
Sous la direction de Thomas le Douarec, metteur en scène du célèbre spectacle Les Hommes viennent de Mars et les Femmes de Vénus, Manu Houdart nous offre, un spectacle aussi inédit qu’inoubliable.
Un régal pour toute la famille. On en ressort émerveillé !
Un one-math-show qui ne divise personne et dont la probabilité de réconciliation avec les mathématiques est proche de 100% !

Détails:

Dimanche 19h

14 janvier au 2 juin 2024 au Théâtre Noir

[Comics] BRZRKR, tomes 1 à 3 : une trilogie proposée par Keanu Reeves (Delcourt)

[Comics] BRZRKR, tomes 1 à 3 : une trilogie proposée par Keanu Reeves (Delcourt)

Quand Keanu Reeves se lance dans un projet comics, ce n’est pas pour faire de la figuration. Cette trilogie BRZRKR (lire « berzerker ») est en effet un joli exercice de style. Bien que le troisième tome soit légèrement en deçà des deux premiers volets, l’hypnotique Mister « B » fascine. Avec ses airs d’alter égo de K. Reeves qui épouse fidèlement ses traits, le BRZRKR est une machine à tuer, littéralement immortel, qui est utilisé comme arme de destruction massive à travers les âges.

BRZRKR est une parfaite série B, qui a fait un carton plein outre-Atlantique, grâce à une ambiance musclée qui ne fait jamais l’économie de quelques litres d’hémoglobine et de corps démembrés pour ponctuer ses planches. Le spectacle est volontairement outrancier et ça marche. L’équipe Matt Kindt / Keanu Reeves fonctionne très bien sur le scénario et Ron Garney livre un dessin qui dégage puissance et caractère.

Ce BRZRKR est un réel exutoire, à lire sans se prendre au sérieux. Et ça fait quand même bien plaisir.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

La conclusion de la saga épique de l’immortel B., créée par Keanu Reeves, co-scénarisée par Matt Kindt (Folklords, Grass Kings) et dessinée par Ron Garney (Wolverine, Captain America), bientôt adaptée sur Netflix.
Dans cet ultime tome de la trilogie, les anciens mystères sur les origines de notre anti-héros et son destin final sont dévoilés ! Alors que la fureur de B. se déchaîne, une nouvelle découverte promet d’apporter les réponses qu’il cherche depuis des siècles. Mais alors que l’équipe voyage pour enfin comprendre les mystères de la naissance de B., va-t-il atteindre son objectif, ou tous ses efforts auront-ils été vains ?
Date de parution : le 17 janvier 2024
Auteurs
: Matt Kindt, Keanu Reeves (scénario), Ron Garney (dessin), Bill Crabtree (couleurs)
Genre : Trhiller, S.-F., violence
Editeur : Delcourt
Prix : 16,95 €
Acheter sur : BDFugue

[Livre jeunesse] Cache-cache sous les lianes et entre les arbres, nouveaux livres à toucher plein de surprises (Glénat jeunesse)

[Livre jeunesse] Cache-cache sous les lianes et entre les arbres, nouveaux livres à toucher plein de surprises (Glénat)

Voici deux livres à toucher plein de textures, de couleurs et d’animaux différents qui se cachent dans des décors sauvages et féériques de la forêt ou de la jungle. Que ce soit Cache-cache sous les lianes ou Cache-cache entre les arbres, on passe un moment ludique et très divertissant à travers des pages qui se dédoublent pour nous faire découvrir qui se cache derrière tel ou tel pelage. On touche avant de voir, c’est une excellente idée !

Deux livres magnifiques qui nous ont vraiment enchantés ! A découvrir d’urgence !

Extraits :

Cache-cache entre les arbres

Cache-cache sous les lianes

Résumé de l’éditeur :

Une nouvelle collection pour éveiller les sens du toucher et de la curiosité !

Des fourrures douces et des poils colorés…
Qui se cache sous les arbres, dans les fourrés ?
Approche, touche et découvre les animaux de la forêt !
Un livre plein de surprises, enrichi de matières à toucher !

Une nouvelle collection pour éveiller les sens du toucher et de la curiosité !

Des plumes, des poils, des écailles…
Qui se cache dans la forêt tropicale ?
Approche, touche et découvre les animaux de la jungle !
Un livre plein de surprises, enrichi de matières à toucher !

Date de parution : le 31 janvier 2024
Auteurs
: Nick Ackland (Scénario) et Sarah Grateley (Dessin)
Genre : Jeunesse, tout carton
Editeur : Glénat jeunesse
Prix : 12,90 €

Augustin, pirate du nouveau monde un spectacle parfait pour toute la famille au Lucernaire

Le Lucernaire ouvre la salle rouge à Augustin, pirate avide d’aventures décidé d’aller explorer l’Amérique du Sud. Le pirate est seul en scène, entouré d’accessoires et d’un décor adapté à la découverte. Accompagné de son fidèle perroquet, il va de rencontres en rencontres pour des moments de rire désopilants. Le même comédien interprète chacun d’eux avec bonheur, le jeune public est ravi. Surtout que le spectacle enchaine les tours de chant, les jeunes spectateurs sont invités à participer, ils ne se privent pas, le moment de théâtre est un vrai succès. Le comédien fait découvrir des odeurs enivrantes à l’aide de grands drapeaux qu’ils agite au-dessus du public. Café, vanille, cacao, les sensations olfactives suscitent l’enthousiasme et préfigurent l’heure du gouter à venir. A la sortie, le livre du spectacle est disponible à l’achat, Marc Wolters était présent pour un autographe personnalisé, en compagnie du pirate pour une belle photo souvenir. De quoi susciter des vocations pour les jeunes pirates en herbe ravis du spectacle! D’autres spectacles du fondateur de La Baguette sont à voir à Paris, comme Augustin pirate des Indes sur les quais à la Nouvelle Seine!

Synopsis:

LES AVENTURES DU CÉLÈBRE PIRATE DU CHOCOLAT

Parti pour le Nouveau Monde, Augustin embarque ses moussaillons dans une trépidante chasse au trésor par-delà le Cap Horn et la jungle amazonienne. Évitant les boulets de canon, bravant tous les obstacles, notre fier équipage va faire la connaissance d’épices aux parfums enivrants : café, vanille et… cacao, que
les moussaillons pourront sentir en direct !
Princesse Maya, toucans farceurs, tortues géantes et diseuse de bonne aventure : qui aidera Augustin et les enfants du public à surmonter les épreuves inédites de ce voyage olfactif, interactif, plein de malice et d’imagination ?

Après Augustin pirate des Indes, découvrez le nouvel épisode des aventures du facétieux pirate chasseur d’épices. 

Détails:

Mercredis et Samedis 14h30 | Dimanches 14h00

Jusqu’au 16 juin

Médecine douce, l’incroyable roman de Nicolas Rey (Au diable Vauvert)

Médecine douce, l’incroyable roman de Nicolas Rey (Au diable Vauvert)

Cela fait déjà quelques années que Publik’Art suit, avec bonheur, Nicolas Rey :
Les délices de 36 ou le bonheur des congés payés, Crédit illimité et aujourd’hui : Médecine douce.
Et bien sûr encore notre coup de cœur !
Martin faubert est marié, père de deux enfants. Il est médecin généraliste.
Un drôle de médecin. Il fait payer ses honoraires en fonction de la tête de ses patients. S’ils sont riches, ils paieront le prix fort ; s’ils sont pauvres, ils ne paieront rien. Quelquefois il donne de drôles de conseils, surtout quand il est fatigué. Des conseils parfaitement immoraux. C’est vraiment très drôle !
Tout se passe très bien dans sa vie jusqu’au jour où Aurora Rosier vienne le voir à son cabinet. Et là, il tombe fou amoureux ! Juste au premier regard. Il est prêt à tout pour gagner son amour.
Et il va tenter le diable et faire l’irréparable ! De façon totalement marginale !
Et le comble est qu’il va réussir ! Aurore va finir par le voir, puis par l’écouter, et enfin par l’aimer. Mais c’est une femme qui vit à toute vitesse et n’a guère de temps à lui consacrer.
La vie va leur réserver bien des surprises à tous les deux !
Mais Publik’Art ne dévoilera rien des mésaventures et des rebondissements de leur histoire d’amour ! C’est tout simplement génial !
Il faut avoir une sacrée imagination pour écrire une histoire aussi rocambolesque, mais néanmoins attachante. Avec de très beaux passages poétiques, voire érotiques. Beaucoup d’amour, de tendresse, d’humour, d’autodérision, de mensonges, de drogues et d’addictions font de ce roman un vrai moment de plaisir !
Médecine douce ressemble à une belle satIre de notre époque, avec un brin de folie romanesque !

Notre coup de cœur ! Une plume merveilleuse ! On attend la suite, Nicolas !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 14 mars 2024
Auteur : Nicolas Rey
Editeur : Au Diable Vauvert
Prix : 19 €

Génies, mode d’emploi, un super album des éditions Casterman

Génies, mode d’emploi, un super album des éditions Casterman

Alors, forcément, cet album, Génies, mode d’emploi, va passionner tout le monde, petits et grands. Car qui n’a pas un génie chez soi ?
Cet album est très bien fait. L’auteur, Philippe Brasseur, va nous raconter la vie de certains génies, comme Léonard de Vinci, Alexander Fleming, Pina Bausch, Salvador Dali… Tout en expliquant comment ils sont devenus des génies !
Quel que soit le génie cité, dans n’importe quel domaine, leurs découvertes est le fruit d’un travail sans relâche ! Leurs cerveaux est en perpétuelle ébullition. Ils écoutent, observent tout ce qui se passe autour d’eux. Ils analysent, ils font des expériences et ils recommencent encore et encore ! Sans jamais s’arrêter ! Et écrivent tout sur un petit carnet qu’ils gardent sur eux en permanence.
Tous font preuve d’audace, d’imagination, de création débordantes ! Il faut sortir du cadre réel pour mieux se l’approprier ! Mais toujours chercher, être en alerte. Travailler, travailler et encore travailler.
Imaginer l’impossible, être audacieux, méthodique tout en restant original.
Tout au long de l’album, le lecteur pourra faire quelques tests d’une logique implacable !
Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas à la portée de tout un chacun de devenir un génie !
Mais qui sait, il y aura peut-être parmi nos lecteurs, un petit génie qui s’ignore et qui grâce à cet album, joliment illustré, va faire une découverte incroyable !
Génies, mode d’emploi, un très chouette album à offrir au plus grand nombre !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2024
Auteur : Philippe Brasseur
Illustrateur : Virginie Berthemet
Editeur : Casterman
Prix : 15,95 €

Un livre sérieux sur l’art de faire rire avec Des gens drôles, sortie le 21 mars aux éditions Playlist Society

Oui, l’humour est un sujet sérieux. Il n’y a qu’à lire les interviews de génies du rire comme Louis de Funès ou Jerry Lewis pour s’en rendre compte. Il ne s’agit pas d’être soi-même ou d’enchainer les vannes pour faire des bonnes comédies, c’est aussi une question de rythme, d’enchainement, de ton ou de pertinence, c’est ce que racontent en substance les 8 réalisateurs et réalisatrices interviewés dans cet excellent ouvrage de la non moins excellente maison d’édition Playlist Society qui est en train de se faire un nom dans le landernau éditorial français, porté par son dynamique fondateur et éditeur en chef Benjamin Fogel. L’alchimie est complexe et demande un bon retournement de méninges pour aboutir à un chef d’œuvre éternel du rire. D’ailleurs, beaucoup de réalisateurs et réalisatrices d’horizons et de générations différentes citent La Grande Vadrouille, les films de Judd Apatow ou Mel Brooks, l’humour n’a pas d’âge ou de couleur, il fonctionne ou ne fonctionne pas. Les 8 personnes interviewées sont toutes différentes. L’oscarisé Michel Hazanavicius vient de l’écurie Canal + et a commis l’inénarrable Le Grand Détournement, il explique avec doigté ce qui fait une bonne comédie. Son entretien débute l’ouvrage en fanfare avant d’autres entretiens tout aussi virevoltants même si les expertes sont moins connues comme Sophie Letourneur, Emilie Noblet ou Judith Davis. Le tout simplement noir Jean-Pascal Zadi fait rire avec son éternel sourire que l’on devine à travers ses mots, la moitié du binôme Palmashow David Marsais surprend par la justesse de ses propos et FloBert fait preuve d’une belle maturité. L’ouvrage se lit comme un pamphlet savoureux pour mettre en exergue la valeur travail comme dénominateur commun de toute entreprise comique, ça fait réfléchir et ça montre surtout que le rire est un produit d’appel qui s’adresse à tous les talents du monde, bravo Playlist Society pour ce livre revigorant à lire avec le sourire. Court, dense, synthétique, reflet exact des qualités de PS!

Synopsis:

ls viennent de la télévision, du cinéma, du théâtre ou de YouTube. Ils ont grandi avec les films de Claude Zidi et de Judd Apatow, et les sketches des Nuls et des Inconnus. Ils renouvellent la comédie française, tout en marchant dans les pas de leurs prédécesseurs. Précédé d’une introduction, Des gens drôles propose une série d’entretiens avec des cinéastes dont les films ont l’humour pour moteur, questionnant ainsi la fabrique de la drôlerie à l’écran.

Avec :

Michel Hazanavicius (OSS 117The ArtistCoupez !…)
Sophie Letourneur (ÉnormeVoyages en Italie…)
David Marsais pour Le Palmashow (La Folle Histoire de Max et LéonLes Vedettes…)
Émilie Noblet (ParlementBis repetita…)
Jean-Pascal Zadi (Tout simplement noir…)
Judith Davis (Tout ce qu’il me reste de la révolution…)
Florent Bernard (Suricate, Nous, les Leroy…)
Postface de Martin Jauvat (Grand Paris)

Editeur: Playlist Society

Auteurs: Collectif

Nombre de pages / Prix: 184 pages / 12 euros

Edgär sort son nouvel album Edgär is dead (Riptide Music)

Après leur premier album Secret chroniqué sur Publik’Art en 2022, le duo Edgär est de retour avec ce Edgär is dead toujours aussi rock et vivifiant. Une tournée française de 35 dates a fait du bruit, ainsi que les premières parties pour des artistes reconnus comme Sting, Alice Cooper, Mika, Kyo ou Izia. Leur nouvel album ne lève pas le pied avec ses guitares vrombissantes qui donnent envie d’aller les acclamer en concert.

Du rock qui crache

Le duo pop-rock amiénois a sorti le single Time des plus pêchus. Grands fans des guitares saturées, EDGÄR garde la flamme pour distiller un rock puissant avec des harmonies pop entêtantes. Les singles se succèdent, Time, Russian Roulette, Summery land, It’s gonna be alright, et il n’y a pas de doute, le rock n’est pas (encore) mort. La pochette est rouge et noir, peut être est-ce un hommage au groupe des années 2000 friand des 2 mêmes couleurs, les White Stripes évidemment. Edgär is dead ressemble à un slogan lourd de sens, en anglais comme toujours, la langue du rock venue d’Angleterre et des States, forte en vibrations et en puissance. Le son de l’album rappelle les sonorités déjà euphorisantes des Strokes ou des Artic Monkeys, la vague rock des années 2000 a fait des émules. Les guitares saturées remplissent l’air et rappellent que la musique peut encore faire vibrer les synapses à grand coup de mélodies rock. La voix exige que vous repreniez les paroles, les harmonies sont entrainantes et donnent envie de sauter en rythme.

A l’écoute de cet album, il semble qu’Edgär ne soit pas vraiment mort, pas encore en tous cas, il bouge encore et fait trembler les fondations du rock.. Vivement un concert pour pouvoir communier avec les 2 mystérieux membres du groupe. La renaissance est belle, elle demande d’être admirée en live, c’est une certitude.

Concerts:

16/03: Zénith de Lille

29/03: Zénith d’Orléans

30/03: Arena Futuroscope

04/04: Nouveau Casino de Paris

25/04: Printemps de Bourges

Autres dates

A LIRE