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Amaury Jacquet

Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

« I was Sitting on My Patio » : un rendez-vous en demi-teinte avec Bob Wilson

En 1976, la chorégraphe Lucinda Childs et le metteur en scène Bob Wilson marquaient les esprits avec leur opéra Einstein on the Beach, composé par Philip Glass. À peine un an plus tard, le duo créait "I was Sitting on my Patio This Guy Appeared I Thought I was Hallucinating". C'est avec ces mots que commençait la pièce. Bob Wilson lui-même, vêtu de noir et blanc, montait sur scène et commençait à suivre à voix haute le fil ininterrompu d’un zapping verbal. Il, il sortait de scène, Lucinda Childs prenait alors sa place. Elle reprenait son monologue, déversait le même flot continu d'idées incongrues, ajoutant, modifiant, transposant ça et là.

Amanda Lear et Michel Fau : un face à face haut en couleur !

Avec sa présence et son exigence si singulières, Michel Fau, amoureux des comédiennes d’antan et des icônes qui vont de paire, aime avec une excentricité assumée, se réinventer sur scène. Aujourd’hui il monte et joue (Bette Davis), en compagnie d’Amanda Lear (Joan Crawford), une pièce du réalisateur Jean Marboeuf de 2008, « Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ? ».

“Comme tu me veux”: le beau geste Pirandellien de Stéphane Braunschweig à l’Odéon

Stéphane Braunschweig est pirandellien dans l’âme : il se confronte au dramaturge pour la quatrième fois avec ”Comme tu me veux”. On y retrouve dans cet opus les thèmes déjà abordés dans ”Soudain l’été dernier” de Tennessee Williams et ”Nous pour un moment d’Arne Lygre qui sont les énigmes de l’identité, l’impact des traumatismes et les jeux de simulacres grâce auxquels on survit.

Iphigénie : figure crépusculaire et bouleversante, sous le regard inspiré de Krzysztof Warlikowski

Confronté à la tragédie grecque, le metteur en scène Krzysztof Warlikowski, en quête de réalisme, offre une relecture contemporaine du mythe et nous livre une Iphigénie bouleversante. En figurant l’héroïne pensionnaire d’une maison de retraite, hantée par son passé, Warlikowski scrute, sans relâche, une mémoire crépusculaire dont les réminiscences, à l’instar des tourments qui l’assaillent, n’en sont que plus perturbantes, entre remémoration et hallucinations ? Un coup de maître.

Pierre-Emmanuel Barré en roue libre !

Au Trianon, l'humoriste Pierre-Emmanuel Barré présente Pfff…, son nouveau spectacle, un one-man-show décapant et très en verve contre la bienséance ambiante et le politiquement correct. Jubilatoire. Il faut dire qu’il est à l’aise pour exprimer sans retenue ce qu’il a sur le cœur et pas que ! bousculant les habitudes et le confort de son auditoire, toujours armé d’un large sourire qui dissimule à peine une énorme envie d’en découdre. Et s’il ne s’interdit rien, ses réparties à l’écriture ciselée, font mouche.

L’exégèse d’Hamlet par Olivier Py, sur France 4, le 5 août à 21h05

Au château d’Elseneur, la folie gagne et la mort rôde. Vengeance, amour, tyrannie, désir, toutes les passions humaines sont en scène dans le chef-d’œuvre shakespearien, devenu source de pensée pour de nombreux artistes et intellectuels. Si Olivier Py a exploré ce destin littéraire au cours d’une spectacle-fleuve de 10 épisodes créé pour le Festival d’Avignon, une version resserrée de 2h a aussi été créée.

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« L’Art d’avoir toujours raison » : quand la novlangue prend le pouvoir

Le spectacle commence comme une conférence. Il finit comme un constat imparable. Dans "L’Art d’avoir toujours raison", Sébastien Valignat et Logan de Carvalho ont la bonne idée de transformer le théâtre en salle de formation pour candidats en campagne.