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Amaury Jacquet

Si le droit mène à tout à condition d'en sortir, la quête du graal pour ce juriste de formation - membre de l'association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse - passe naturellement par le théâtre mais pas que où d'un regard éclectique, le rédac chef rend compte de l'actualité culturelle.

Retour au pays lointain, si proche de Jean-Luc Lagarce

Retour au pays lointain, si proche de Jean-Luc Lagarce La notoriété de Jean-Luc Lagarce, metteur en scène et dramaturge, mort prématurément du SIDA à l’âge...

« La Trilogie de la vengeance » : le coup de semonce de Simon Stone

"La Trilogie de la vengeance" : le coup de semonce de Simon Stone C’est à partir d’une mise en perspective avec trois grands dramaturges élisabéthains...

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Un huit-clos sous haute tension emmené par trois comédiennes d’exception Brigitte Jaques-Wajeman convoque les liens sacrificiels mère/fille et décortique la parole psychanalytique jusqu’à l’os, pour...

Lambert Wilson, magnifique en Alceste à l’humeur noire

Alceste souffre donc de l’hypocrisie du monde et de l’époque dans lesquels il vit. Il est pourtant fou amoureux de Célimène, une mondaine habitée par cet art de plaire qui voit défiler dans son salon des courtisans avides et calculateurs dont il n’a que mépris.

« Déjeuner chez Wittgenstein » servi par un trio de choc

L’œuvre de Thomas Bernhard brûle d’une rage dévastatrice et se débat à la fois contre et avec le poids d’une culture emprunte de traditions, de chaos et de contradictions.

Sami Frey en osmose avec Beckett

Premier amour préfigure déjà humour ravageur et le questionnement existentiel de Samuel Beckett (1906-1989) qui caractériseront toute son œuvre, notamment théâtrale.

Notre Sélection

« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.