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Entre leurs mains, d’Annelise Heurtier (Casterman)

Entre leurs mains, d’Annelise Heurtier (Casterman)

Annelise Heurtier écrit souvent des romans inspirés de faits réels. Publik’Art avait très apprécié entre autres, #toutlemondedétesteLouise et Partout là où je suis. Entre leurs mains raconte ce qui s’est, hélas, réellement passé pour des milliers de jeunes filles.

Elle raconte l’histoire vraie des Couvents de la Madeleine. L’histoire se passe en Irlande. Les premières blanchisseries de la Madeleine sont apparues au XVIII siècle. Elles étaient réservées aux jeunes filles envoyées par leur famille, parfois dès l’âge de 10 ans. Ces jeunes filles avaient été soit violées, soit avaient juste embrasser un garçon, soit s’étaient retrouvées enceintes ou soit, elles étaient juste trop jolies. Leur famille les abandonnait, volontairement, pour éviter la honte et le déshonneur….
En réalité, ce n’était pas de simples blanchisseries. Les religieuses maltraitaient les jeunes pensionnaires. Ce pensionnat ressemblait à un camp de travail forcé avec des conditions de vie totalement inhumaines.
Les filles enceintes accouchaient et ne voyaient plus jamais leurs bébés. Ils étaient soit vendus, soit enterrés dans des fosses communes. On ne sait combien de bébés moururent, et combien de jeunes filles moururent également, d’épuisement et de faim. Ces pensionnats ont été fermés définitivement en … 1996 ! 

Deirdre a eu le tort de tomber amoureuse et de croire en cet homme. Après lui avoir donné sa virginité, elle s’est rapidement retrouvée enceinte. Pour éviter le déshonneur, sa famille l’a placée dans une de ces fameuses Blanchisseries, pour soi-disant racheter son péché… Là-bas, elle a vécu l’enfer et a découvert la vie terrible des autres jeunes filles, enfermées depuis de très nombreuses années. Dans un état lamentable. Mais elle a aussi fait la connaissance de Sinead, qui restera à jamais gravée dans son cœur.

Publik’Art a particulièrement été touché par ce roman. La plume de l’auteure est incisive et certains passages font mal. Très mal. Mais cela permet de prendre conscience de ce qui a été fait, il n’y a pas si longtemps. Tout le monde savait et personne ne réagissait. Deirdre n’a jamais perdu confiance et a continué à croire en la vie. Malgré toutes ses souffrances.
L’auteure aborde des sujets fondamentaux comme la notion de consentement, l’amour, le viol, la sexualité. Le lecteur prend conscience, qu’il soit un garçon ou une fille, des conséquences de ses actes, quels qu’ils soient. Mais aussi la notion de supériorité, de maltraitance, de vices, de folie…
Entre leurs mains, est notre roman coup de cœur qui sort aujourd’hui. Chargé d’Histoire, et d’histoires vraies qu’on ne doit jamais oubliées. Une sorte d’hommage à toutes ces vies sacrifiées…pour rien.

A conseiller à partir de 14 ans.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 22 janvier 2025
Auteur : Annelise Heurtier
Editeur : Casterman
Prix : 15,90 €

Bret Easton Ellis, le privilège de la subversion, retour sur une personnalité unique, sortie le 23 janvier 2025 aux éditions Playlist Society

Les éditions Playlist Society mettent à l’honneur un des grands auteurs américains du XXe siècle au côté de Fitzgerald, Wolfe, Selby Jr ou Fante, le grand Bret Easton Ellis. Depuis son premier ouvrage Moins que zéro paru en 1986, l’auteur n’a cessé de faire parler de lui, évoquant une jeunesse désœuvrée, peuplée de zombies blancs, riches et décadents. Son style clinique, dénué de sentimentalisme et riche de scènes trash enthousiasme ou répugne, il est pourtant un des Héraults les plus clairvoyants de la société américaine, préfigurant les évolutions sociologiques et culturelles de notre époque.

Une analyse dense et passionnante

Le sujet est vaste, Ellis a connu plusieurs vies littéraires, internet et médiatiques. D’abord chantre d’une jeunesse dorée adepte de poudre blanche, de relations hétéro et/ou homosexuelles et de superficialité, Ellis a d’abord été dépeint comme un opportuniste au style lisse et chirurgical. Pourtant ses premiers ouvrages en disaient long sur leur époque avec des années 80 conquérantes et des mâles alpha adeptes de tout ce qui brille. Et puis est paru American Psycho en 1992 et le sulfureux est devenu scandaleux. Adepte des clubs huppés et des soirées décadentes, l’auteur s’est retrouvé sous le feu des projecteurs avec son héros trader serial killer sans âme et sans cœur. Le héros (antihéros) Patrick Bateman ressemblait à un vampire, sans qu’on sache si ses carnages étaient de la réalité ou de la fantasy. Car tout se joue sur cette fine frontière où aime à évolue Ellis. Ses descriptions et ses péripéties mélangent premier et second degré, le lecteur doit lire entre les lignes pour saisir la profondeur vertigineuse de l’auteur, ce que décrit parfaitement l’auteur Adrien Durand. Ce dernier situe Ellis dans des contextes qui ont évolué, pré-woke, super woke ou post-woke, il mélange les points de vue et densifie d’autant son ouvrage.

Ses réflexions font sursauter, froncer le sourcil ou faire naitre un sourire, en tout cas il ne laisse pas indifférent et faire réfléchir, comme très souvent dans cette collection qu’on ne cesse pas de lire avec plaisir à chaque nouvelle parution.

Editeur: Playlist Society

Auteur: Adrien Durand

Nombre de pages / Prix: 144 pages / 17euros

Synopsis: Depuis son entrée fracassante en littérature au début des années 1980, Bret Easton Ellis n’a cessé de mettre en scène l’Amérique des élites et ses comportements hors limites. Icône controversée, archétype du cool de la fin du XXe siècle, dandy provocateur et critique acerbe des évolutions sociétales, il incarne mieux que personne la figure de l’écrivain rock star qui a fait entrer les lettres dans la pop culture. C’est aussi dans les frontières très floues entre sa personne publique et ses protagonistes amoraux qu’il a cultivé une science du scandale et du débat polarisant.

Des bancs du très secret Bennington College aux fêtes flamboyantes du New York des années 1980, du choc d’American Psycho à la création d’un double monstrueux sur Twitter, en passant par Hollywood et l’Amérique de Trump, Bret Easton Ellis, le privilège de la subversion explore l’œuvre d’un artiste qui a bousculé et réinventé les codes de la littérature.

Adrien Durand est critique culturel et communiquant. Il est le fondateur des éditions du Gospel, qui édite des livres et des fanzines autour de la contre-culture. Il est par ailleurs l’auteur de deux essais, Kanye West ou la créativité dévorante (2020) et Je n’aime que la musique triste (2021), ainsi que d’un premier roman, Cold Wave, publié dans la collection Othello du Nouvel Attila, en 2023.

Sortie du vivifiant documentaire Château Rouge le 22 janvier 205

La réalisatrice Hélène Milano pose sa caméra au collège Georges Clemenceau à Paris dans le quartier populaire de la Goutte d’Or. Elle suit une classe de 3e avec des garçons et des filles qui ont l’avenir devant eux. L’année scolaire s’égrène et elle dessine des caractères, les jeunes gens sont attachants, ils prennent toute la place devant la caméra, avec des hauts et des bas, en compagnie d’un personnel scolaire à l’écoute et rempli d’une évidente bienveillance.

Les 2 pieds dans le réel

Les documentaires en milieu scolaire sont nombreux, ils dépeignent une jeunesse pleine d’avenir, désireuse de se lancer même si la peur est chevillée au corps. Hélène Milano propose une vraie plongée dans un univers que tout le monde a connu à un moment de sa vie, même si la jeunesse avance, évolue et est toujours différente. Elle ne juge pas et laisse les évènements se dérouler, entre cours, échanges élèves/personnel scolaire et confessions face caméra. Les perspectives formalistes se font de face, de trois quart, de près ou de loin, la réalisatrice varie les plans pour montrer la variété des points de vue. La caméra se fait parfois discrète, elle est souvent au coeur du récit. L’immersion est passionnante et ces ados montrent autant de bonne volonté que de bienveillance. Certaines scènes donnent le sourire, comme cette séquence de danse entre 2 élèves sur une musique actuelle. La connivence est de mise et les sourires font plaisir. Entre l’exigence de bien se tenir (enlever sa casquette ou sa capuche en classe) et désir d’échanger, les profs semblent marcher sur la corde raide pour se faire respecter tout en ne crispant pas ces jeunes élèves. Les valeurs d’éducation et de vivre ensemble doivent être entretenues chaque jour pour rester omniprésentes et devenir naturelles. La goutte d’or est un quartier connu à Paris pour être plutôt défavorisé, l’avenir n’est a priori pas très rose, et pourtant tous ces jeunes sont droits dans leurs bottes, inquiets mais pleins d’énergie. Le tout est de transformer cette énergie en catalyseur pour ouvrir des portes et s’assurer une vie meilleure.

Le documentaire fait plaisir à voir, la jeunesse est pleine de promesses malgré des contextes parfois difficiles et des situations familiales parfois tendues. L’avenir est à eux.

Synopsis: Quartier de la Goutte d’Or à Paris, métro Château Rouge, collège Georges Clemenceau. Chargés de leur insouciance et de leurs blessures, les adolescents doivent grandir. Ils construisent leurs personnalités, se perdent, se cherchent. Les adultes tentent de les guider malgré la violence du système.

Regarde ce que je sais faire, album jeunesse (Casterman)

Regarde ce que je sais faire, album jeunesse (Casterman)

Les éditions Casterman nous proposent un très joli album pour tout-petit : Regarde ce que je sais faire.
Son format, petit, carré et ses pages cartonnées en font l’album idéal pour nos bébés !
Le bébé va découvrir tout ce qu’il peut faire lui-même. 30 apprentissages qu’il va pouvoir reproduire ! Du coup, votre bébé va pouvoir s’émerveiller sur ses propres progrès !

Cet album a été écrit par Pascale Pavy, psychomotricienne qui a décortiqué chaque position avec l’illustratrice Alice Gravier.

Regarde ce que je sais faire est un album qui va solliciter le bébé et aider les parents dans l’apprentissage de leur enfant. Avec de très chouettes illustrations !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2025
Auteur : Pascale Pavy
Illustrateur : Alice Gravier
Editeur : Casterman
Prix : 11,90 €

Flamboyante Zola, de Jean-Louis Milesi (Les Presses de la Cité)

Flamboyante Zola, de Jean-Louis Milesi (Les Presses de la Cité)

Les éditions Les Presses de la Cité nous proposent un roman original : Flamboyante Zola.

L’auteur, Jean-Louis Milesi, nous offre son troisième roman. Il est non seulement écrivain, mais également scénariste et réalisateur.

Dans son livre, il s’intéresse à Alexandrine, l’épouse d’Emile Zola. Une femme aux mille facettes !

On la découvre au fil des pages, et bien sûr, on s’attache à elle. Elle va vivre trente ans auprès d’Emile Zola. Trente ans chargés d’histoire. De joies et de peines. Et de nombreux combats. Elle sera « présente » dans plusieurs livres de Zola…

Mais jamais Alexandrine ne va baisser les bras et plus d’une fois, elle révèlera sa force et son intelligence. Elle sera un soutien pour Zola, toute sa vie. Elle se battra pour lui.

Elle acceptera même la maîtresse de Zola avec qui il a eu deux enfants. Alors qu’Alexandrine n’a jamais pu en avoir avec Emile.

Alexandrine Zola, une femme en avance sur son temps et d’une grande intelligence !

Flamboyante Zola rend un très bel hommage à la femme de Zola et lui restitue sa place d’honneur auprès du grand écrivain Emile Zola, qui à l’époque a été maltraité, exilé, et malheureux, surtout suite à l’affaire Dreyfus.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2024
Auteur : Jean-Louis Milesi
Editeur : Les Presses de la Cité
Prix : 22 €

Un gros câlin, album jeunesse (Glénat Jeunesse)

Un gros câlin, album jeunesse (Glénat Jeunesse)

Publik’Art vous a déjà fait découvrir, dans la même collection, Beaucoup d’amour. Ce sont de petits albums, entièrement cartonnés, de très belle qualité, faciles à prendre en main pour nos tout-petits. Les illustrations sont naïves et joliment colorées.
Avec Un gros câlin, le jeune lecteur va découvrir un moment de lecture très câlin, comme on les aime tant !

A chaque page, des animaux, et leurs bébés, vont aller se coucher et se font avant un gros câlin : l’ours, le chat, la girafe, l’oiseau. C’est vraiment trop mignon.

Et puis, à la dernière page, c’est au tour de Papa d’aller faire un gros câlin à son petit !

Un gros câlin est un livre animé, aux pages découpées de façon astucieuse. Une très belle idée de cadeau !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2025
Auteur : Patricia Hegarty
Illustrateur : Thomas Elliott
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 11,90 €

Destins de sorcières, 15 femmes, des esprits libres, des vies meurtries (Milan)

Destins de sorcières, 15 femmes, des esprits libres, des vies meurtries (Milan)

Solène Cornec est l’autrice du superbe livre : Destins de sorcières. Elle a toujours été passionnée par les femmes, au caractère bien trempé. Féministe, Solène Cornec tient à redonner aux femmes, la place qui leur revient et à leur rendre hommage pour le bien qu’elles ont apporté aux femmes. Grâce à leurs histoires, le monde a changé, à commencer par l’histoire des sorcières.

La chasse aux sorcières a toujours existé. Dès que l’on ne comprenait pas ce qu’il se passait, on incriminait la sorcellerie. Et de ce fait, les sorcières étaient jugées et très souvent condamnées.

L’autrice nous relate 15 vies de femmes qui ont été des « sorcières ». Des histoires vraies qui font souvent froid dans le dos et qui nous permettent de découvrir les mœurs de l’époque et la place de la femme dans la société !

15 vies de femmes fortes, hors du commun, qui ont payé de leur vie, leur liberté de penser, d’agir et de vivre. Des femmes du XIV siècle, du XV, XVI, XVII et même du XVIII siècle.
Jeanne de Brigues, Jeanne d’Arc, Anne de Chantraine, Marguerite Tiste, Anna Göldin…

Ce sont avant tout des femmes qui ont osé s’affirmer et vivre leur vie comme elle le pensait !

Toutes condamnées pour sorcellerie !

Ces histoires sont sublimement illustrées par Aline Bureau, à l’ancienne !

Destins de sorcières, est un très bel album à découvrir sans plus tarder !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2024
Auteur : Solène Cornec
Illustrateur : Aline Bureau
Editeur : Milan
Prix : 16,90 €

Aline Chevalier dévoile son nouvel album Satori, sortie le 10 Janvier 2025

L’album autoproduit Satori d’Aline Chevalier suit son premier EP Voyou et son premier album Pieds-plumes avec des compositions de Gilles Belouin. Chat de DerridaCet aigle-là ou Cerbère sont des compositions qui cherchent la lumière au cœur de la nuit. Les 9 compositions s’imprègnent d’une ambiance jazzy intimiste modelée à l’aide d’une voix chaude et sincère, d’un piano omniprésent et d’un acolyte percussionniste aux touches musicales qui réchauffe l’atmosphère.

Un monde à part

Née en Normandie et grandie dans la ville de Nantes, Aline Chevalier se met très tôt au piano familial pour passer son temps à en jouer et passer les premières étapes de la vie pour s’ouvrir au monde. Elle écoute Barbara et fréquente les salles de cinéma tout en multipliant les activités. Théâtre, cirque, chant et voyages sur les routes d’Europe avec son piano à roulettes. Avec sa voix feutrée, elle mélange poésies et chansons pour multiplier les confidences et les confessions dans une ambiance très personnelle, pétillante et enchantée, pleine d’émotions et de sincérité. Les textes sont malins, évidemment en français et finement ciselés, avec des morceaux chantés en solo ave l’inséparable piano et d’autres en duo rythmique avec le vibraphoniste percussionniste Gilles Belouin. Les chansons évoquent l’éternelle aspiration amoureuse, des instants suspendus et l’importance des liens humains. Le titre Cœur léger en dit long, l’artiste est sereine et confiante dans l’avenir. Le titre Cet aigle-là est un bel hommage au titre de Barbara, évoquant la couleur noire, la pluie et le désir d’une joie retrouvée. Le titre Chat de Derrida ajoute un second animal avec une belle évocation de la philosophie et de ses bienfaits. Il y a aussi la biche, le cheval avec sa fougue et son endurance, le chien transformé en Cerbère. D’ailleurs des dessins d’animaux sont présents dans le livret, réalisés par Bernard Maignan.

Cet album est une belle découverte, pleine de joie et de chaleur, prouvant que la chanson française existe encore et est toujours capable de nous émerveille.

Concert de Sortie: Jeudi 23 Janvier 19H00 à la Librairie du Musée D’Arts de Nantes (44)

« Heimweh », l’ovni théâtral au pays des edelweiss

« Heimweh », un ovni théâtral au pays des edelweiss
© Juliette viole

« Heimweh », l’ovni théâtral au pays des edelweiss

Ce spectacle, ovni théâtral par excellence, nous offre une critique grinçante et drôle d’un petit pays neutre, la Suisse. Et plus largement d’une société où la posture et le consensus anesthésient les êtres, ne laissant plus aucune place aux aspérités ni au moindre débordement impulsif et vital, si propre à la vie et à sa désobéissance. Réjouissant !

Le metteur en scène Gabriel Sparti témoigne avec cet opus, des rapports ambigus et complexes qu’il entretient avec son pays natal et sa société polissée par le consensus et l’illusoire perfection.

Tout commence dans le noir et une sensation de vide oppressante, avant qu’un personnage dissertant au près d’un lac, ne se retrouve face à trois êtres improbables. Aucun d’eux n’élève jamais la voix ni ne proteste, enchaînant les banalités dans leur conversation pour éviter toute forme d’engagement.

Bienvenue en absurdie

Le fil narratif se tisse sur des esquisses d’actes ou de discours empêchés. Car rien n’advient jamais chez ces personnages mal à l’aise, anglués dans leur insignifiance, et qui, par cet embarras compulsif, bousculent leur raison d’être et inquiètent l’Étranger comme les spectateurs. Un degré de platitude poussé à son comble qui intrigue et fait naître chez le spectateur, un état de concentration et d’attente aux prises entre le désir obsédant d’en apprendre plus et la déception constante face à eux qui n’ont rien à dire ou à partager. Des êtres inatteignables littéralement sclérosés par le conformisme social et une inaptitude à être.

Sur le plateau, l’auto-censure et le désir de consensus sont portés à leur paroxysme dans un décor d’une extrême simplicité et un étirement de la représentation. Un procédé dramaturgique propice à un état de tension chez le spectateur, sciemment entretenu par les figures qui sont au centre du processus : celles-ci jouant et déjouant l’attente nerveuse d’un aveu, d’une prise de parole substantielle. Par leurs diversions insignifiantes et feutrées, elles s’échappent perpétuellement dans un immobilisme verbal et gestuel confondant et déstabilisant.

Ce jeu trop petit, contraint, noyé par un trop-plein de douceur et de politesse insuffle un comique de crispation transformant lentement, à l’usure, les rires en frustration. D’une efficacité redoutable, le public intègre tant bien que mal l’inéluctabilité de la situation et sa dérision mortifère.

Mené par un quatuor d’interprètes au diapason : Donatienne Amann, Karim Daher, Alain Ghiringhelli et Orell Pernot-Borràs, cette traversée est un brûlot aussi singulier que régénérant à l’anéantissement subversif qui frappe nos sociétés contemporaines si soucieuses de préserver le politiquement correct et la pensée unique.

Dates : du 13 au 24 janvier 2025 – Lieu : Théâtre de la Bastille (Paris)
Mise en scène : Gabriel Sparti

Camille pétille : A la vie, à la morve (Glénat)

Camille pétille : A la vie, à la morve (Glénat)

Publik’Art vous avait déjà fait découvrir, Camille pétille avec le 1er tome : Dans la cour des grands.
Le 2ème tome sort aujourd’hui : A la vie, à la morve. On commence à connaître cette fameuse Camille ! Cette fois-ci, elle va encore, de mois en mois, nous surprendre et nous faire rire ! La grande sœur de Camille prend une place de plus en plus importante au fil des pages !

Toujours beaucoup d’humour dans cette bande dessinée, rigolote où les jeunes lecteurs pourront facilement s’identifier à cette héroïne ! Et avoir même des réponses à leurs questions existentielles !

Publik’Art aime les illustrations de Sess ! A la fois naïves, colorées et pleines de vie !

Courez dès aujourd’hui acheter le tome 2 de Camille pétille : A la vie, à la morve !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 15 janvier 2025
Auteur : Camille Osscini
Illustrateur : Sess
Editeur  Glénat Jeunesse
Prix : 11€

Le batteur Salah Khaïli dévoile son nouvel album Out of the blues feat Eric D larsen, sortie le 17 janvier 2025 chez Rock’n’Hall / Dixiefrog

Salah Khaïli sort enfin son très attendu 2e album « Out of the blues » le 17 janvier 2025. Enregistré en Belgique par le producteur légendaire Rudy Coclet au Jet Studio Brussels, l’album confirme l’immense talent d’un batteur au groove inimitable avec 9 titres entre blues et rock avec batteries, guitares et rythmes effrénés.

Du bon gros son

Le batteur s’est bien entouré en s’adjoignant au chant Eric D Larsen, Emmanuel Sunee à la basse, Christophe « Tito » Taddei à la guitare et Fred Lafage à la réalisation. Préfiguré par le single Faster than the wind, l’album ne passe pas par 4 chemins. L’accent est mis sur l’épanouissement personnel, ne pas se perdre en chemin et se consacrer à l’instant présent car nul ne sait de quoi demain sera fait. La formation s’escrime sur des sonorités blues, rock, pop, avec un beau boucan rythmé par les futs de Salah Khaïli. Il aime aborder des sujets de société comme l’exil ou la précarité, avec une omniprésente ironie et un détachement qui souligne sa grande sensibilité. Le mot d’ordre est à l’énergie pour une communion instaurée avec le public sur les scènes du monde entier. Le blues équivaut souvent à des valeurs universelles comme le mystère, la personnalité et l’intimité, le tout emballé dans une obligation de vérité et de sincérité. Musicien aux multiples facettes, Salah Khaïli est autant batteur qu’auteur, compositeur, interprète et producteur. Né à Saintes en France , il s’est installé à Paris dès 1990 pour mener à bien ses ambitions artistiques. Il a d’abord creusé sa vocation de batteur en se frottant au jazz et au blues, mais aussi à la musique française, au funk et à la world music. Il a enchainé les concerts et les grands festivals en France et à l’international.

Ce nouvel album donne une pêche d’enfer tant l’énergie déployée se veut complètement tellurique!

Sortie du documentaire Dreamland dans les salles le 15 janvier 2025 pour un beau tour d’horizon des rêves de la jeunesse actuelle

Dreamland est le premier long métrage de 5 jeunes passionnés d’audiovisuel qui sont partis à la rencontre de jeunes provenant des 4 coins du monde. Danemark, Norvège, Guatemala, Nicaragua, Angleterre, Brésil, Bénin, Liban, tous sont interrogés sur leurs rêves et leur vision de l’avenir. Les 19 interviews réparties sur 4 continents offrent un panorama mondial et donnent espoir dans cette jeunesse pleine d’énergie.

Un documentaire riche et coloré

Paul et Théophile sont à l’origine 2 étudiants passionnés de cinéma et d’audiovisuel, 6 autres jeunes les ont rejoint pour compléter les compétences, compositeurs, caméramans, monteurs, scénaristes, producteurs. Agathe et Julie sont co-productrices, Lucie est chargée de la communication et des relations presse et Théo, Maxime et Hugo sont les artistes et compositeurs de la bande originale. Les interviews ont été réalisées par binômes, Paul-Julie et Théophile-Agathe, partis 4 mois à travers les 9 pays sur 4 continents. Le documentaire s’organise en 4 parties. La première partie permet de présenter les jeunes interviewés sous un prisme personnel, tous évoquent leur famille, leurs amis et leurs amours, soulignant l’universalité de ces préoccupations très personnelles. La deuxième partie s’occupe de faire découvrir les rêves de chacun. L’avenir reste à faire et chacun dévoile ses aspirations personnelles, entre fantasmes et réalité. La troisième partie permet de creuser les visions du monde de chacun concernant l’avenir global, entre optimisme et pessimisme sur l’état du monde. Enfin la quatrième partie montre les projets que certains ont déjà réalisé. Le documentaire est plein d’une ambition qui fait plaisir à voir, donnant la parole à des jeunes qui n’ont pas très souvent l’occasion de s’exprimer.

Les rêves de chacun donnent envie de les voir se réaliser grâce à la sincérité de chacun. Le documentaire sera visible le 15 janvier dans les alles de cinéma.

Synopsis:

Comment inciter la jeunesse à garder ses rêves et les réaliser ? Pour répondre à cette question, nous partons en voyage à la rencontre des jeunes du monde entier. Ils nous parleront d’eux, de leurs expériences, de ce qui les a construit mais aussi et surtout de leurs rêves, de leur avenir et de celui de leur pays. Oui, il est encore possible de rêver. Et bien souvent, les rêveurs deviennent les bâtisseurs du monde de demain.

Beaucoup d’amour, un album jeunesse (Glénat Jeunesse)

Beaucoup d’amour, un album jeunesse (Glénat Jeunesse)

Les éditions Glénat jeunesse nous proposent un très joli moment de lecture avec : Beaucoup d’amour.
A chaque double page, le jeune lecteur va découvrir des animaux qui se font des déclarations d’amour : des écureuils, des éléphants, des dauphins… Les pages sont découpées pour inviter à plus de poésie, plus de tendresse.
N’hésitions pas à dire notre amour ! Comme le fait le parent à le dernière page de l’album.
Beaucoup d’amour est un très joli album jeunesse, entièrement cartonné, aux illustrations colorées, à offrir à nos tout-petits !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2025
Auteur : Patricia Hegarty
Illustrateur : Thomas Elliott
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 11,90 €

MUNE dévoile son nouvel EP le 13 janvier 2025 chez Zut Production

MUNE propose un album assez unique, son premier EP prévu pour le 13/01/2025 avec 5 titres entre folk indé et nouvelle chanson française. Le mastering réalisé par la légende de la musique électronique Alex Gopher concourt à la qualité des morceaux. Nommé Maxime Lamotte à la ville, MUNE est un musicien, chanteur, auteur et compositeur à suivre et découvrir.

Un EP envoutant

Maxime Lamotte alias MUNE a d’abord rédigé 2 mémoires sur la musique et le surréalisme, ouvrant la porte pour une exploration des dimensions communes entre l’art et l’inconscient. Comme attendu, MUNE se met à l’ouvrage pour accoucher de chansons envoûtantes, parfois directement issues du monde des rêves. L’auditeur est tout de suite sensible à la voix gracile et sensible du chanteur, comme dans Après l’orage, avec une mélodie ensorcelante et des paroles magiques. Assis au bord du monde suit le même chemin avec des tonalités plus graves et émouvantes, ressemblant presque à une musique de film. Le réveil animal reste en équilibre, la voix peut sembler dérailler un peu mais que nenni, c’est surtout pour instaurer une atmosphère intimiste et sincère. Les tonalités de l’album sont graves et profondes, pas de pyrotechnie technique ni de show off, l’artiste semble se mettre à vie et instaurer un dialogue avec l’auditeur. Il n’y a qu’à voir les conditions de vie de l’artiste, poussé vers la solitude d’une vie à l’écart du monde au cœur des dunes face à la Manche, entouré par la nature est soucieux des enjeux écologiques, comme le montre bien la session live du morceau Le Réveil animal, filmée au cœur d’un paysage lunaire dépourvu d’êtres humains.

Poésie et mélancolie sont au cœur du projet de Maxime Lamotte alias MUNE, un musicien, chanteur, auteur, compositeur tourné vers les terre et la nature. Il sera en concert le 17 février, déjà complet (160 places). Une tournée suivra, le moment parfait pour découvrir un univers singulier et entendre en live les morceaux de son premier EP sorti le 13 janvier.

« From England with love » : la danse possédée d’Hofesh Shechter

« From England with love » : la danse possédée d’Hofesh Shechter
Photo Tom Visser

« From England with love » : la danse possédée d’Hofesh Shechter

On ne se lasse pas de la danse tellurique et percutante d’Hofesh Shechter. Une signature façonnée par son histoire personnelle et empreinte d’une expressivité aussi fiévreuse qu’impétueuse.

Ancien danseur de la Batsheva Dance Compagny, Hofesh Shechter grandit et fait ses armes à Jérusalem. Il s’y imprègne de ballet, de danses traditionnelles juives, de danses modernes et de gestes quotidiens.

Dès son arrivée en Angleterre, il puise dans ces différents corpus pour retenir et imprimer une danse volcanique et impulsive, où les pulsions corporelles interagissent sur la bande son et son écho vibratoire.

Une danse fièvreuse aux accents théâtralisés

Avec « From England with » Love et les huit jeunes danseurs de sa compagnie, le chorégraphe fait voler en éclats l’image lisse et polie de l’Angleterre. Dans une explosion de mouvements et de sons qui mêlent Purcell aux rythmes d’outre-tombe d’un rock crépusculaire, d’échos de chœurs et autres dissonances électroniques, ses interprètes nous entraînent dans les méandres de quêtes identitaires et initiatiques.

La chorégraphie, sculptée par la lumière, se fait altière et fiévreuse, sacralisant les mouvements et ondulation des corps dans un élan et une fougue impressionnante. Comme si Hofesh Shechter cherchait à donner forme à la dimension combative d’une danse en résistance.

Les sons obsédants et transcendants exercent alors un pouvoir absolu sur les danseurs, leurs corps étant habités d’une énergie vitale, compulsive et ravageuse, miroir d’une époque confuse et paradoxale. Le tout porté par une danse aux accents théâtralisés et pleine de rupture.

Sous haute tension, la danse toujours fluide à la gestuelle virtuose se réapproprie chaque mouvement. Avec une maîtrise sans faille, le ballet porté par une physicalité musicale, accompagne sans relâche l’effervescence d’une génération en ébullition et déboussolée.

Dates : du 6 au 18 janvier 2025 – Lieu : Théâtre de la Ville – Les Abbesses (Paris)
Chorégraphe : Hofesh Shechter

Tom Poisson dévoile son album Jean-Michel, ressortie le 17 janvier chez Super Chahut – Kuroneko avec 3 titres bonus

Tom Poisson navigue depuis déjà 20 ans dans le monde de la chanson française. Jean-Michel est son déjà 7e album solo et déverse sa poésie avec légèreté sur des auditeurs ravis de l’expérience.

De la chanson française qui ravit

Pour l’anecdote, Jean-Michel est le vrai prénom du chanteur pour bien marquer la volonté du chanteur de dévoiler son intimité et de se raconter dans son disque finalement très personnel. IL s’est passé pal mal de choses en 20 ans, certains connaissent donc le chanteur depuis longtemps, d’autres vont le découvrir. Il a fait partie d’un premier groupe nommé Arnoulph et a remporté en 2000 le tremplin MCM Session avec une qui se veut un mélange de pop et d’easy listening. Comédien et chanteur au sein de la Troupe du Phénix, il a officié dans le spectacle Le Petit monde de Georges Brassens. Passé par différents groupes, il a composé différents albums jusqu’à Jean-Michel. Sur cet album, il fait l’éloge de la lenteur et parle de l’importance de ralentir le rythme, comme sur Y’a du bruit tout en prônant l’imagination comme force motrice sur Mon homme et L’éphémère du Mandala. Le projet a été dirigé par Denis Piednoir, lui également sur scène en trio avec Tom et Alice Chiaverini, tous 3 adeptes de mélange entre concert semi-acoustique et son plus électro. La photo et couverture et l’artwork sont l’œuvre de Frank Loriou, à l’origine de la photo en pied avec Tom habillé comme dans la vie.

L’album s’écoute avec un grand intérêt, entre paroles poétiques et belle musicalité. Il est à découvrir le 17 janvier pour une belle découverte. L’album lui ressemble, il évoque ses joies, les disparitions et son intimité, accroc à l’imaginaire et à un optimisme débordant. Il sera temps de le découvrir sur scène pour le voir défendre cet bel album de chanson française.

L’Homme Héron dévoile son premier album Drôles d’espèces, sortie le 7 février chez Hasard des Mondes / Inoui Distribution

L’homme héron est un vrai concept, à commencer par ce nom très poétique évoquant un oiseau, pas n’importe quel oiseau, oiseau échassier de taille moyenne à grande, se caractérisant par un cou long et grêle, replié en forme de « S », et par un bec jaune orangé, allongé et conique en forme de poignard, il regarde son environnement du dessus, il surplombe la mêlée et prend des notes sur ce qu’il observe. Ce premier album marque la maturité d’un artiste qui se revendique comme multicasquettes qui puise son inspiration dans ses expériences pour un résultat radicalement personnel.

Un album très singulier

Les chansons de l’album louvoient entre chansons et paroles psalmodiées à la mode spoken word,, voire avec un mélange des 2 entre parlé et chanté dans un flux hyper rythme et harmonique. et frénétique. Le tout se déroule dans une grande liberté qui rappelle des glorieux ainés comme Jacques Higelin ou Philippe Katerine. Drôles d’espèces aurait pu s’appeler drôles d’oiseaux, mélangeant douceur et folie avec gout. La voix se transforme à l’envi, les paroles sont décalées, l’artiste ire ses conclusions en musique avec une vraie poésie qui se veut très personnel. De son vrai nom Sébastien Barrière, le chanteur compositeur musicien manie le piano et met en scène son univers sous le haut patronage de Francis Cabrel, rien que ça. Pour l’anecdote, le monsieur a agi en tant que pianiste du très drôle et pertinent Oldelaf (la tristitude, c’est de lui). L’album fait naitre des pensées étranges à travers les mots finement arrangés, un peu comme devant la bande annonce d’un bon film. Dans les ascenseurs se fait se sentir comme en apesanteur, libéré des contingences matérielles. L’Homme Héron évoque aussi la gente féminine, pas à l’excès mais beaucoup, avec des Olga, Alice rêve ou Petite fille qui danseles paroles évoquent la douceur ou la volupté.

L’album sortira le 7 février, mais il est déjà possible d’écouter des extraits sur le net. Il sera aussi possible de peut être venir assister à la release party le 30 Janvier à l’Auguste Théâtre de Paris pour se confronter en vrai à ce si mystérieux Homme héron.

On fait parfois des vagues, un roman d’Arnaud Dudek (Anne Carrière)

On fait parfois des vagues, un roman d’Arnaud Dudek (Anne Carrière)

Publik’Art a été très touché par ce septième roman d’Arnaud Dudek : On fait parfois des vagues. Toujours aussi bien écrit !

L’histoire est celle d’un homme, Nicolas, 30 ans, qui part à la recherche de son père biologique, sachant depuis qu’il a 10 ans que son père n’est pas son père.

Mais est-ce si simple que cela ?

Bien sûr que non ! Ca va faire des vagues…

L’infertilité masculine reste encore un sujet tabou en France. Et l’auteur aborde ce sujet avec beaucoup d’humanité et de vérité. Car le domaine est très vaste : spermogramme, don de sperme, paternité, anonymat lié au don, lien du sang, transmission…

On fait parfois des vagues est un livre qui va vous captiver de la première à la dernière page !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Août 2020
Auteur : Arnaud Dudek
Editeur : Anne Carrière
Prix : 17 €

Le ciel de Joy, un livre de Sophie Adriansen (Flammarion jeunesse)

Le ciel de Joy, un livre de Sophie Adriansen (Flammarion jeunesse)

Sophie Adriansen écrit depuis plus de quinze ans. Romancière, biographe, essayiste et scénariste, elle écrit sur des sujets sensibles qui transmettent toujours un message puissant.
Avec son dernier livre, Le ciel de Joy, Sophie Adriansen aborde avec une sincérité et une vérité incroyables le thème de l’avortement. Une très jolie façon de fêter les 50 ans de la loi Veil.

Joy est une jeune fille de bientôt 17 ans, au lycée en 1ère. Elle tombe amoureuse de Robinson et ensemble, ils découvrent l’amour. Elle passe une année exceptionnelle, avec la découverte de la littérature et l’amour avec Robinson.

Malgré les nombreux conseils de sa maman, il va arriver à Joy la même chose que sa grand-mère, la même chose que sa mère, se retrouver enceinte à 17 ans. Mais ça, c’est l’histoire des femmes de sa famille et en aucun cas elle ne veut vivre la même chose.

Joy a décidé d’avorter. Tout se complique alors. Les réactions de son entourage ne sont pas celles attendues… Joy se sent complètement abandonnée, mais elle reste combative…
Les sujets abordés par l’auteure sont d’une importance capitale : l’amour, la grossesse, le secret, les non-dits, la transmission, la confiance, le combat, les démarches pour avorter… Tout est dit. Tout est écrit avec une justesse digne et respectueuse de la personne.

Il faudrait mettre ce livre entre toutes les mains d’adolescents ! L’étudier au collège, avant même la puberté de façon à faire prendre conscience aux jeunes de l’importance de leurs actes. Et surtout de leurs conséquences.

L’auteure ne dramatise nullement l’avortement. Elle dit juste la vérité. Et surtout, l’accent est mis sur le respect de la volonté de toute personne. Avec de l’écoute et du respect, tout est possible.

Le ciel de Joy est le coup de cœur de cette rentrée littéraire ! un grand bravo à Sophie Adriansen qui va aider de nombreuses familles d’adolescents.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2025
Auteur : Sophie Adriansen
Editeur  : Flammarion Jeunessse
Prix : 16,90 €

Lumio dévoile son nouvel album Staring at the sun, sortie le 21/12/2024 chez Hacienda Records

Le nom Lumio provient d’un village corse signifiant village de lumière. Le projet se veut hors du temps et des modes, lumineux et assez singulier la production actuelle.

Un projet rare

Derrière ce nom se cache Niko Gamet, artiste féru de pop anglaise et de folk américaine, avec une voix proche de celles de John Martyn, Joe Cocker ou Fink, avec également des réminiscences du côté des Beatles, Peter Gabriel, Tom Waits et Radiohead. Déjà la barre du projet power trio Mok (2 albums chez Hacienda Records, Niko en était le chanteur / Batteur) qui avait effectué plus de 200 concerts, notamment en première partie de Nada Surf, Dionysos, The John Butler Trio ou Luke, Lumio tourne actuellement avec les groupe Nico Chona and the Freshtones et Lord Ruby. Les 10 titres de l’album sont marqués du sceau de la pop anglaise, entre post-rock et folk américain. Ce premier album est également marqué par d’omniprésentes guitares, parfois puissantes et parfois aériennes avec au milieu la voix de Niko Garmet, multi-instrumentiste à l’inspiration foisonnante, porté irrésistiblement vers le rock et l’aventure. La musique de Lumio semble hors de notre époque aux musiques préfabriquées sur Pro Tool, tout ici sent le cousu main et la sueur. Niko Gamet a déjà publié 2 albums sous son propre nom, Le signe du cœur en 2014 et Leaving Tomorrow en 2016. Et s’il compose et arrange pour d’autres artistes comme Joris et Monsieur timide, il joue surtout en tournée internationale dans le groupe rock Lord Ruby et le groupe blues rock de Nico Chona and the Freshtones.

Les titres Road and Rose, Grateful et Secretly ont déjà été dévoilés en concert. Staring at the sun se veut un véritable acte de foi, un nouveau projet très rock à découvrir absolument avant peut être des dates de concert à tomber prochainement.

Nicolas Fraissinet dévoile son nouvel album Joie Sauvage, sortie le 17 janvier 2025

Le chanteur franco-suisse Nicolas Fraissinet est de retour après 3 albums studio et plusieurs tournées à travers le monde, majoritairement dans les contrées francophones. Il a également écrit un premier roman publié chez Belfond en 2019, Des étoiles dans les yeux. Il revient avec son piano, des rythmes tantôt électriques tantôt électro, et une voie ensorcelante pour partager ses compositions souvent émouvantes.

Un chanteur français hors des sentiers battus

Avec ce nouvel album, Nicolas Fraissinet reste fidèle à son style. D’abord une voix, puis un piano, mais aussi des rythmes pour organiser le tout. Son nouvel album Joie sauvage se compose d’un récit poétique, accompagné d’un album de chansons et d’un spectacle live avec une vidéo. Le chanteur le présente comme un hymne fait de révoltes et d’espoirs au règne animal et à sa résilience. L’écriture est ciselé et reste fidèle aux principales influences du chanteur compositeur, avec des touches de Tori Amos et de David Bowie, un style très personnel dans l’univers francophone.

De nombreuses dates de concert sont prévues d’ici le mois de mai, le moment de découvrir ce chanteur exigeant au style éminemment personnel, assez singulier dans le monde de la chanson française. Les morceaux sont tour à tour enlevés et rythmés, il revient aussi à un piano-voix qui le caractérise assez fidèlement. Artiste assez éclectique, il dévoile ici une nouvelle facette de lui-même, toujours très personnel, il trace sa route sans déroger à son exigence.

Dates de concert:

17 janvier : Festival Poly’Sons 2025 – Première en France du spectacle « Joie Sauvage », Montbrison, France

21 janvier: Le MILLENNIUM – Première en Suisse du spectacle « Joie Sauvage », Crissier, Suisse

07 février: Théâtre Villars Palace – Spectacle « Joie Sauvage », Ollon, Suisse

10 mars: Le Zèbre de Belleville – Spectacle « Joie Sauvage », Paris, France

02 mai: Théâtre de Beausobre – LE CUBE – Spectacle « Joie Sauvage » – COMPLET, Morges, Suisse

Un spectacle pour toute la famille au Lucernaire, Choubidouwa! avec son trio de chanteuses expertes, les Divala

Le Lucernaire gâte les plus petits et leurs parents avec un beau tour de chant nommé Choubidouwa! Les tubes et comptines s’enchainent dans des chorégraphies soignées qui donnent envie à toute la salle de reprendre en chœur les chants du génial trio. Le show est rythmé et le spectacle dure 50 minutes, parfait pour ne pas perdre les petits en route. Au contraire, ces derniers sont partie prenante du spectacle, ils chantent et s’amusent des costumes des Divala. Les 3 chanteuses arborent d’indéfectibles sourires qui invitent à l’empathie et à la bonne humeur. 3 créneaux de tous de chant dans la semaine, dont le dimanche matin à 11h, la salle était comble le 5 janvier et tout le monde s’est bien amusé. Encore un spectacle jeune public au Lucernaire, à découvrir dès l’âge de 3 ans. Petit escargot, les souliers Lilas du fameux âne, Vent frais vent du matin, tout le monde connait les paroles et les interprétations sont pleines d’une joie communicative. Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Aurore Bouston ne ménagent pas leur énergie et multiplient les vocalises expertes, c’est un beau spectacle musical pour toute la famille, un vrai plaisir!

Synopsis:

UNE ÉPATANTE ET JOYEUSE ÉPOPÉE CHANTANTE 

À partir de 3 ans 

Avec Choubidouwa ! Tubes, comptines et rock’n‘roll, Les Divalala s’emparent avec malice du répertoire dédié aux plus jeunes oreilles dans un show virtuose et décoiffant.

Trois petites notes de musique dégringolent de leur chanson et virevoltent d’une comptine à l’autre, de découvertes en rencontres palpitantes. Pommes pimpantes, hibou rockabilly, salsifis survolté, bateau aventureux, âne méga stylé ou escargot intrépide les entraînent dans un tourbillon sonore où chahutent allègrement flamenco, salsa, blues, mambo, gospel et autres styles chaloupés. Embarquez à leurs côtés et laissez-vous ravir par cette tornade musicale ébouriffante !
Une épatante et joyeuse épopée chantante qui réinvente les comptines de notre enfance !
Création inédite à découvrir pour la première fois au Lucernaire.

Détails:

Mercredis et samedis 15H00 | Dimanche 11H00

Du 27 novembre au 2 mars 2025 

Britannicus Musical Circus, une pièce punk et jouissive à ne pas manquer au Lucernaire

Le Lucernaire accueille la compagnie Les Epis Noirs pour une adaptation libre et enivrante de Britannicus, pièce de Racine rédigée il n’y pas si longtemps, juste en 1669. Si le texte de l’auteur classique apparait de temps en temps au détour d’une déviation dans un fossé quelconque, la pièce est surtout l’occasion d’un formidable lâcher prise où musique, circonvolutions jubilatoires et folie douce s’enchainent dans une désopilante sarabande. Les 4 comédiens et 2 comédiennes rivalisent d’exubérance pour emporter le public dans un voyage fou et enchanté.

Pas de répit pour le public

La pièce de 1h20 semble durer 20 minutes tant l’action est dense et omniprésente. L’action tragicomique reprend le canevas de la pièce de Racine, avec pas mal d’aménagements, on s’en doutera. En gros, l’empereur Néron succède à Claude et se prend d’une passion subite pour Junie, amante de Britannicus, rien de moins que son demi-frère, tandis qu’il cherche à se libérer dans le même temps de la domination de sa mère Agrippine et à assassiner sournoisement le fameux demi-frère gênant. Si l’intrigue est bien là, son traitement sort rapidement des sentiers battus et perd génialement le public dans des apartés décomplexés. Costumes punk à tendance collier de chien et à la limite du SM, pétaradante guitare électrique et interruptions incessantes donnent à la pièce des airs de rave party, surtout quand le morceau This is the rythm of the night de Corona se fait entendre de manière intempestive. Et comme comédiens et comédiennes arborent un maquillage blanc sur le visage, le ton est donné, la farce est reine et une ambiance de cirque règne dans la salle. La troupe n’hésite jamais à fracasser le 4e mur, le public est pris à témoin, invectivé avec fureur et invité à participer à l’orgie théâtrale. Chacun rivalise de truculence pour attirer l’attention sur lui et surprendre à l’envi. Les intermèdes musicaux se succèdent tandis que Néron et Britannicus se disputent la belle Junie, le CD des musiques du spectacle est d’ailleurs disponible à l’achat à la fin du spectacle pour revivre chez soi la folle soirée passée au Lucernaire. Nul doute que des rares puristes mécontents crieront au scandale, la pièce est saccagée et mise en pièces, mais que c’est bon de voir une troupe s’approprier un texte classique pour en livrer une version punk décomplexée, exactement ce que le Lucernaire incite à faire. Est-ce possible ailleurs sur Paris? Pierre Lericq n’en est pas à son coup d’essai, lui qui avait échafaudé une romance sauvage déjà survitaminée en 2016 dans les mêmes lieux. Des accessoires de cirque jonchent le sol, un Monsieur Loyal partage régulièrement sa mauvaise humeur, Racine est transformé en Barnum sous acide, la transformation est osée mais jubilatoire, surtout que tous les interprètes enchainent des performances étonnantes, Jules Fabre en Britannicus jouet du destin, Gilles Nicolas en valet insolent, Marie Réache en Agrippine complètement punk, Juliette de Ribaucourt en Junie pas si frêle et fragile que ça, Tchavdar Pentchev en déclinaison de Sid Vicious, tous concourent au succès de cette pièce jouée à guichets fermés, les places sont chères, il faut se dépêcher!

L’énergie déployée est incommensurable, les coups d’éclats s’enchainent et le public fait un triomphe final à une troupe qui ne s’est pas ménagée une seule seconde sur la scène du Lucernaire. L’année théâtrale 2025 commence sur les chapeaux de roue et le public a encore. du temps pour venir admirer le Britannicus Musical Circus, jusqu’au 9 février, il ne faut pas hésiter. La troupe attend le public à la fin du spectacle en interprétant avec bonne humeur une ritournelle finale, de quoi concourir à ne pas oublier de sitôt ce Britannicus échevelé.

Synopsis:

QU’IL EST BON DE RIRE DE TANT DE NOIRCEUR

Dans une troupe de théâtre ambulant, un « Monsieur Loyal » tonitruant mène ses comédiens à la cravache pour vous raconter la véritable, et non moins monstrueuse, histoire de Britannicus. Tout se passe en un seul jour à Rome. En mai 68 de notre ère, le jour de son couronnement, Néron, mis sur le trône par l’assassinat à point nommé de son père Claude par sa chère maman Agrippine, enlève Junie, fiancée tendrement aimée de son frère Britannicus. Tout cela va entraîner les personnages dans une fureur délirante et jubilatoire.

Du théâtre musical, rock, populaire et déjanté !

Détails:

Mardi > samedi 21h | Dimanche 18h

Du 27 novembre au 9 février 2025

Le monde intranquille de Joël Pommerat dans « La Réunification des deux Corées », à Lyon

Le monde intranquille de Joël Pommerat
Photo Agathe Pommerat « La Réunification des deux Corées »

Le monde intranquille de Joël Pommerat dans « La Réunification des deux Corées », à Lyon

Depuis plus de vingt ans, Joël Pommerat qui se revendique « écrivain de plateau », écrit et met en scène. Reconnaissables dès les premières secondes pour l’univers poétique dont elles sont tissées, mêlant intimement le clair-obscur de l’imaginaire (l’inconscient) à la réalité mais aussi les rapports entre individus, les histoires scéniques de Pommerat s’apparentent à des comtes moraux et immoraux. Où comment le bien et le mal se masquent, se mélangent l’un derrière l’autre, l’un avec l’autre.

Et à partir d’un sujet qui semble tout à fait réaliste donc concret, le dramaturge nous entraîne de par son écriture dans une autre réalité, celle de personnages enfermés en eux-mêmes qui rêvent et parlent seuls à travers de longs discours émouvants ou encore entre eux, déterminés par le rôle familial/social dans lequel ils sont prisonniers.

L’utilisation du micro comme vecteur de la voix contribue aussi à créer un climat à part entière. Le théâtre de Pommerat est donc un monde à part qui chemine entre l’ici et l’ailleurs. Un monde d’ambiguïté, de trouble, de profonde humanité où par-delà le visible et son implacable vérité, l’inconscient de nos « je » et les interdits collectifs sont également convoqués.

Un monde sans fard aussi lorsqu’il s’attaque au conte en revisitant de sa magie noire Pinocchio, Le Petit Chaperon rouge ou encore Cendrillon. Un monde désabusé, d’illusions perdues traduisant parfaitement les angoisses de notre époque lorsqu’il narre le capitalisme dans Les Marchands ou La grande et fabuleuse histoire du commerce. Chacune de ses œuvres est d’une inventivité plastique et théâtrale rares où Pommerat s’affirme comme l’un des auteurs-metteurs en scène majeurs et singuliers.

« La Réunification des deux Corées » a été créée en 2013 à l’Odéon-Théâtre de l’Europe. La pièce est revenue à Paris pour une « recréation », notamment en passant d’un dispositif bi-frontal (2 gradins se faisant face) à un rapport frontal avec le public, faisant naître un nouveau rapport à l’espace, à l’écriture narrative, visuelle et sonore. Elle est aujourd’hui présentée à Lyon.

Une écriture ciselée qui aborde en vingt instantanés la difficulté d’aimer et d’être aimé, tout en explorant les gouffres de nos sentiments imparfaits, porteurs de malentendus, de mensonges, de lâcheté, de trahison, ou encore d’incompréhension.

En une suite de scène courtes, des hommes et des femmes se croisent, s’aiment ou se heurtent, se confrontant à une situation souvent ambiguë, cruelle, surréaliste, ou douloureuse, tout en rêvant d’une (im)possible réunification…

Au bord du gouffre

Des instants ouverts sur l’irrationnel et l’incohérence du désir. Sur la brutalité des rêves et la brûlure des désillusions. Sur les fantômes qui hantent nos jardins secrets, aux lisières de la folie ordinaire.

C’est à cette ligne de rupture de la relation, du désir et de ses déchirements, qu’ils soient amicaux, amoureux ou familiaux, que nous confronte ce spectacle, et nous tend un miroir universel à nos (res)sentiments.

Passant de la comédie à la tragédie, de l’ombre à la lumière, avec des scènes empruntées au réel et à l’imaginaire, c’est l’histoire de gens (extra)ordinaires, à la croisée de leurs chemins personnels et intimes, surgissant de l’obscurité, et à ce là moment, fatidique, où tout bascule vers l’inconnu et une étrangeté existentielle.

La scénographie fait surgir du noir le plus profond, sous une lumière sculpturale assortie d’une sonorisation suggestive ou pop, les personnages et les situations. Elle les charge d’une dimension crépusculaire, mystérieuse, sensorielle, et concrète qui imprime une intensité et un naturalisme au climat instauré, où chaque tableau explore une situation dans laquelle une relation est mise à l’épreuve.

Sur la plateau, les séquences s’enchaînent sans répit comme dans un film entre un clair obscur inquiétant et une sophistication éblouissante. Elles démontrent une maîtrise scénique et artistique très aboutie qui entremêle l’histoire intime et collective, sondant au plus profond la nature humaine et ses fêlures. Séquence nostalgique où un crooner androgyne, sorti de nulle part, apparait, et nous rappelle l’illusion du théâtre et sa distanciation impérieuse.

Cette appropriation de l’aire de jeu par Pommerat dans une vérité propre, multiforme et surréaliste constitue, dans le ressenti qu’elle fait naître et l’évocation qu’elle suscite, une expérience unique pour le spectateur.

Pierre angulaire de cette mise en abîme, les comédiens : Saadia Bentaïeb, Agnès Berthon, Yannick Choirat, Philippe Frécon, Ruth Olaizola, Marie Piemontese, Anne Rotger, David Sighicelli, Maxime Tshibangu qui sont, là, tous unis dans un jeu singulier, juste et précis. Du grand art. Bravo !

Dates : du 7 au 17 janvier 2025 – Lieu : Théâtre des Célestins (Lyon)
Auteur metteur en scène : Joël Pommerat

La Reine des Neiges au Théâtre des Champs Elysées, un beau spectacle féérique pour la saison des fêtes

Le Théâtre des Champs Elysées a proposé une soirée sous le signe de l’Ukraine avec un spectacle dansé par le Ballet National d’Ukraine devant une foule enthousiaste. 2h de spectacle mettent en avant la magie du conte d’Andersen, la Reine des Neiges, adapté du conte universellement connu d’Hans Christian Andersen et rédigé en 1844 dans le recueil Nouveaux Contes, la renommée mondiale tient beaucoup au dessin animé Disney de 2011, avec ses chansons connues de tous les petits enfants du monde. Les chorégraphies ont été imaginées par Aniko Rekhviashvili en 2015 avec la jeune héroïne Gerda mise en avant dans une lutte acharnée contre un ennemi maléfique et glacial. Pour accompagner les numéros de danse impeccables réalisés par la jeune et talentueuse troupe capable d’enchainer des prestations hypnotisantes tout du long, l’ambiance musicale n’est pas inconnue. Les musiques parleront à beaucoup, issues d’oeuvres de Grieg, Massenet, Offenbach, Johann Strauss et Berlioz. Le spectacle est d’une qualité remarquable, rappelant la magie du spectacle habituel de Noel, Casse-Noisette. Même neige environnante, même combat du bien contre le mal, même magie de Noël. Il reste des places pour les 4 dernières représentations, il serait dommage de manquer un spectacle si féérique!

Synopsis:

La venue en décembre 2022 du ballet et de l’orchestre de l’Opéra National d’Ukraine avait été l’un les moments forts de ces dernières saisons de la vie du Théâtre. Une immense émotion avait saisie artistes, équipes du Théâtre et public à chaque représentation et tout particulièrement le soir de la dernière, lorsque la salle entière se levait au moment de l’hymne ukrainien. Depuis les conditions de vie et de travail sont toujours difficiles à Kiev pour les Ukrainiens mais la troupe tient bon et c’est avec fierté et plaisir que nous leur renouvelons notre soutien et les retrouvons ainsi lors de la période des fêtes de fin d’année. Ils présenteront La Reine des neiges, adapté du conte éponyme d’Andersen sur des musiques de Grieg, Massenet, Offenbach, Johann Strauss et Berlioz. Cette version chorégraphique est signée Aniko Rekhviashvili qui a relevé en 2015 le défi de raconter l’histoire de la jeune Gerda et de sa lutte contre un ennemi maléfique et glacial. Malgré son thème, il s’agira bien d’une soirée toute empreinte de magie et de féérie.

Coréalisation Productions Internationales Albert Sarfati / Théâtre des Champs-Elysées

Dates:

  1. jeudi 2 janvier 19H30
  2. vendredi 3 janvier 19H30
  3. samedi 4 janvier 15H00
  4. samedi 4 janvier 19H30
  5. dimanche 5 janvier 15H00
  6. dimanche 5 janvier 19H30

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