En 2025, la lumière n’est plus considérée comme une chance ou un privilège, tout le monde appuie sur l’interrupteur sans même y penser, ouvrant la lumière, la télé ou l’ordinateur. Le geste n’a pourtant rien d’anodin comme le rappelle la pièce jouée au Lucernaire car ce progrès majeur dans l’histoire de l’humanité a donné lieu à une guerre des courants acharnée entre 3 personnages de génie, Thomas Edison l’entrepreneur, GeorgeWestinghouse le businessman et Nikola Tesla l’outsider un peu perché. Les faits historiques abondent dans un beau moment de théâtre qui mélange luttes d’ego et considérations philosophiques sur l’impact de cette révolution sur l’humanité, à commencer par la peine de mort.
Une pièce acclamée
Un peu d’histoire. En 1879, Thomas Edison (1847-1931), scientifique et inventeur américain pionnier de l’électricité, conçoit un dispositif composé d’un filament de bambou qui brûle au sein d’une bulle de verre, dans laquelle on a effectué le vide quasi absolu. Cette première lampe offre plusieurs dizaines d’heures d’éclairage. Partisan du courant continu, il a maille à partir avec le farfelu mais génial NikolaTesla convaincu de la supériorité du courant alternatif, qui le rejoint d’abord avant de partir chez l’ambitieux et redoutable concurrent George Westinghouse. Tous 3 occupent une scène composée d’ampoules et de gadgets de la première heure, téléphone, phonogramme et appareils rudimentaires montrent l’explosion inventive de la fin du XIXe siècle grâce à l’apparition d’abord industrielle puis domestique de l’électricité, devenue depuis une composante indispensable de la modernité, éclairant les ténèbres et prolongeant le cycle de la vie. La pièce met judicieusement en rapport le concept du progrès avec la tendance constante de l’humain à transformer les meilleures idées en concept de mort, rappelant l’invention de la chaise électrique, conçue d’abord pour amoindrir la souffrance du condamné par rapport au procédé antérieur de la pendaison. Mais la première exécution du dénommé William Kemmler ne se déroula pas correctement. La première décharge de mille volts de courant alternatif censée provoquer une perte de conscience rapide et un arrêt cardiaque ne tua pas Kemmler qui enchaina les souffrances au cours des 3 décharges subies, véritable exemple de barbarie humaine. La pièce met aussi en avant le rôle prépondérant des femmes d’Edison et de Westinghouse dans le succès de leur mari, rappelant ainsi que derrière chaque grand homme se cache une femme.
Le public est conquis par cette pièce rythmée et inventive, les comédiens et comédiennes donnent une dimension autant historique que sociale à cet épisode majeur de l’histoire humaine.
Synopsis:
DE L’OMBRE À LA LUMIÈRE … ET INVERSEMENT !
New-York, 1878. Assoiffé de progrès, le couple Edison multiplie les inventions révolutionnaires. Mais Thomas Edison, insatiable, poursuit désormais un rêve : celui d’éclairer le monde en devenant le maître de l’électricité… À sa grande surprise, le génial inventeur n’est pas seul dans la course. L’excentrique Nikola Tesla et, surtout, l’ambitieux couple Westinghouse sont eux aussi bien décidés à illuminer l’avenir. Terrorisé à l’idée de ne plus être à la hauteur de sa légende, Edison va tout faire pour remporter la bataille. Quitte à pactiser avec la nuit, en inventant l’inimaginable au nom du progrès…
L’histoire d’une poignée d’hommes et de femmes qui ont rêvé si fort de l’avenir, qu’ils ont fini par l’inventer.
Black Legends, Le Musical possédé par le groove, diffusé sur France 4
Black Legends de retour à Paris jusqu’au 2 mars 2025, a fait l’objet d’une captation en 2023 qui est diffusée sur France 4, le 2 janvier 2025 à 22h10. Il s’agir d’une fresque musicale, un manifeste, en hommage à l’histoire et à la musique afro-américaine. L’épopée du peuple noir américain servant de fil conducteur aux chansons interprétées (mais aussi chorégraphiées) par une troupe aussi endiablée qu’habitée (16 chanteurs/danseurs), accompagnée sur scène de 6 musiciens.
Depuis la période du Cotton Club vers 1930 jusqu’à la présidence de Barack Obama en 2009, les séquences s’enchaînent à un rythme effréné, dans un tourbillon de 200 costumes flashy et coupe afro.
Une énergie indomptable
Sur scène, les artistes, d’une maîtrise vocale sans faille, retracent un siècle de musique noire américaine à travers 36 tableaux qui résonnent avec la grande histoire, ses enjeux sociétaux et ses figures politiques.
De Cab Calloway à Beyoncé sans oublier le rap, en passant par Ray Charles, Marvin Gaye, Otis Redding, Tina Turner, Aretha Franklin, Ella Fitzgerald, The Supremes, James Brown, Michael Jackson ou Withney Houston, on se replonge dans des titres mythiques, qui s’inscrivent dans le combat pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis et la lutte contre la ségrégation, aux prises entre émancipation et quête de reconnaissance.
Le clou du spectacle est l’interprétation du classique de Sam Cooke, « A change is gonna come », chanté par le duo charismatique Barry Johnson et Anandha Seethanen, où la ferveur vocale est en osmose parfaite avec le thème de la chanson et son appel à un monde plus juste.
Le show est porté par une énergie indomptable, imprégné de l’efficacité, de la puissance et de la sensualité du groove des musiques afro-américaines, au croisement du jazz, de la funk, de la pop, de la soul et du blues, influences musicales au plus près d’une vérité humaine et de sa transcendance.
Dates : du 14 novembre 2024 au 2 mars 2025 – Lieu : Bobino (Paris)
162 séances au cinéma en 2024, avec certains films vus plusieurs fois, Emilia Perez 5 fois, Mégalopolis 2 fois. Beaucoup trop de temps passé au cinéma pour certaines personnes, le chiffre parait pourtant assez optimal pour qui aime le cinéma. Le COVID avait fait chuter la volumétrie, 2024 permet de reprendre la marche en avant. Parmi tous ces films, quels ont été les plus marquants? Emilia Perez évidemment, mais aussi Challengers, Le Molière Imaginaire, Mégalopolis, Kinds of Kindness et Boléro.
Un top 10 pour la postérité
Emilia Perez arrive largement en tête du classement 2024, palme d’or volé par le très oubliable Anora. Film dense et multiple, EmiliaPerez multiplie les tons. Comédie musicale dramatique, film de rédemption, film d’affirmation de soi, histoire d’amour, film de vendetta, le film prend aux tripes et multiplie les émotions, du grand art par le souvent génial Jean-Jacques Audiard avide de profusion et de maestria. Il adapte un ouvrage traitant de l’histoire d’un narcotrafiquant qui souhaite devenir une femme avec une mise en scène et des actrices qui forcent le respect. Presque un sans faute si ce n’était cette fin un peu bâclée mais qu’importe, le film marquera les esprits, de quoi faire regretter le choix du jury à Cannes 2024, pas si judicieux que ça. A la 2e place, Le Molière Imaginaire est le film français de l’année, impressionnant de maitrise et d’ambition, la caméra ne coupe jamais et évolue sur 3 plans différents, entre scène de théâtre, coulisses et public. De quoi avoir le souffle coupé, du vrai cinéma total. Kinds of Kindness est un véritable OVNI, Yorgos Lanthimos retrouve sa pâte des débuts, il n’a pas de limites et ne ménage pas le spectateur, exactement ce qu’il fait de mieux. Challengers est l’histoire d’amour cinématographique de 2024, par le réalisateur du déjà magistral Call me by your name avec un triangle amoureux intense et tortueux sur fond de rivalité tennistique. Boléro est le film musical de l’année un film basé sur l’histoire du compositeur Maurice Ravel. Musique, anecdotes, folie douce, le film est un ravissement esthétique et musical. La zone d’intérêt fut un vrai choc, comme le Fils de Saul le fut avant lui. Une famille vit à proximité des camps de la mort, sans rien en voir mais pas sans rien en entendre. Tout le monde sait mais tout le monde se tait et vit avec, sans images mais pas sans effroi pour le spectateur. Moi capitaine est une fiction basée sur ce que vivent des milliers de personnes poussées sur le chemin de l’exode entre Afrique et Europe, le réalisme est total et l’émotion intense. Mad Fate est le film asiatique de 2024, une vraie folie, sans barrières, un lâcher prise complet avec des personnages à peine croyables et une violence viscérale. Marcello Mio est la rêverie cinématographique de 2024, signée Christophe Honoré avec une Chiara Maestroiani sur les traces de son père Marcello. Mégalopolis est le film clivant de l’année 2024, détesté et adoré, admiré et conspué, il montre sur tout que Coppola père en a encore sous le pied.
Emilia Perez
Le Molière imaginaire
Kinds of Kindness
Challengers
Boléro
La zone d’intérêt
Moi capitaine
Mad Fate
Marcello Mio
Mégalopolis
Une belle année 2024 qui marquera les annales à n’en pas douter tant les films ont réussi à montrer que le cinéma n’est pas mort, le COVID fut une étape et non pas une mise à mort des salles obscures. Bonne nouvelle!
L’année 2024 restera incontestablement connue comme étant celle de la renaissance du cinéma post-COVID avec des chiffres toujours plus hauts et une qualité retrouvée entre maestros en forme et wannabe famous inspirés. Auraient pu faire parti de ce TOP 10 décidément trop étriqué : le fantasmagorique testament de Mister Coppola, Megalopolis, la sensationnelle partition du trio Audiard/Gascon/Saldana dans Emilia Perez, l’odyssée éprouvante inoubliable de Matteo Garrone, Moi, capitaine, le succulent thriller papale Conclave, d’Edward Berger, l’anxiogène Longlegs (ou la révélation du talent fou de Osgood Perkins), Dans la peau de Blanche Houellebecq, délirante comédie du protéiforme Guillaume Nicloux sous les alizées de Gwadada, ou encore Love lies bleeding, Strange Darling, Borgo et Kinds of kindness.
10 – Rebel Ridge (Jeremy Saulnier – USA).
Pierre, papier… & barbichettes.
L’uppercut qu’on n’avait pas vu venir ressemble fortement à celui qu’Aaron Pierre distribue généreusement dans l’impressionnant polar de Jeremy Saulnier, Rebel Ridge. Rien ne laissait présager une telle générosité dans l’effort pour cette production Netflix qui aurait pu ressembler à la flopée de photocopies que nous sortent toutes les plateformes possibles. Mais c’était sans compter sur un Saulnier ultra inspiré avec les mots et les images, un Aaron Pierre qui s’installe d’emblée comme l’un des plus grand action man de sa génération, et une armée de seconds couteaux très aiguisés (Don Johnson, AnnaSophia Robb). Le meilleur western de 2024 !
9 – King’s land (Nicolaj Arcel – Danemark).
Le + immortel des high landers, c’est Mads évidemment.
Où s’arrêtera la quête de charisme dans le 7e Art de Mads Mikkelsen ? Déjà inscrit dans la peau de quelques personnages légendaires, ce n’est pas ce nouveau rôle sous les caméras de son compatriote, Nicolaj Arcel, qui ternira son mythe, bien au contraire. Qui d’autre que lui et son visage ultra buriné pour porter toute la résilience et souffrir avec dignité en silence face à l’adversité du nord extrême et ses égos. L’antithèse du lyrique et inspiré Monte-Cristo pour un résultat qui imprimera plus longuement les rétines averties.
8 – Terrifier 3 (Damien Leone – USA).
A Christmas Carol. Mais pour grands enfants dégénérés.
Le 3e volet des mésaventures de Art le clown porte enfin celui-ci vers les sommets grâce à une écriture qui a gagné en tout : constance, humour et esthétisme. Damien Leone convoque depuis 3 films déjà toute une inspiration issue des films bis et Z les plus retords des années 80/90 pour en faire un mythe : celui du meilleur boogeyman du XXIe siècle. Dans un océan d’immondices et de no limit, Leone fait ressurgir l’esprit Chaplinus de ce personnage terrible qui ne prononce jamais un mot et qui jouit en démystifiant les plus grands mythes (pauvre Papa Noël). Jubilatoire et terriblement transgressif.
7 – Challengers (Luca Guadagnino – Italie).
Le triolisme en 2024, c’est jeu, steak & smash.
Cette année, mon plan à 3 à moi, c’est Luca Guadagnino/Trent Reznor/Atticus Ross. Véritable trio infernal qui dynamite le traditionnel jeu dangereux plan-plan du meilleur ami qui tombe amoureux de la copine de. D’une photographie démentielle signée Sayombhu Mukdeeprom (mister Weerasethakul, excusez du peu), l’italien impose l’idée de génie d’une agressive musique electro inspirée pour illustrer les plans parmi les plus fous réalisés sur le monde du tennis. Saupoudrez le tout du meilleur rôle des 3 acteurs principaux : Zendaya, Josh O’Connor et Mike Feist, et vous optiendrez les vrais Challengers de 2024.
6 – Le cercle des neiges (Juan Antonio Bayona – Argentine).
En 2024, l’Argentine reste encore au sommet.
En voilà un thème un peu trop dans l’actualité du moment avec cette terrible loi des séries des crashs aériens actuels … Ici, on a l’impression que Bayona nous a broyé la nuque, fracassé le tibia et l’humérus en simultané, tant le réalisme distillé par la précision de l’image, du son et des corps brisés de son accident d’avion est cartésien. Le temps de reprendre notre souffle et nous voilà plongée dans le cœur du mal andin : froid, faim, meurtrissure. Rarement le désespoir n’aura été aussi bien transmis à l’écran, convoquant le pire de notre humanité. Le survival ultime de 2024 qui aurait mérité une expérience en salle obscure.
5 – Dune 2 (Denis Villeneuve – USA).
Il a drôlement poussé ET.
Dune 2, ou l’art de relativiser une déception. Passé l’effet de surprise d’une première plongée magistrale sur Arakis déjà sous la houlette de Denis Villeneuve, il fallait maintenant nous en mettre à nouveau plein les yeux. Et c’est souvent le cas ici : plus de vers géants, plus de désert à la beauté épique, plus de batailles et d’enjeux. Mais on reste indubitablement sur notre faim comme tout second épisode qui se veut intermédiaire. Cela reste cependant largement suffisant pour écraser 95% des blockbusters de l’année (Coucou Ridley) et nous offrir de nouveaux moments inoubliables toujours sous les tamtams de Hans Zimmer.
4 – TRAP (M. Night Shyamalan – USA).
AtTRAPe-moi si tu peux. Ou le premier grand rôle de Shyamalan.
Le tour de passe-passe de l’année est signé M. Night Shyamalan. Cela faisait longtemps diront certains. Mais il ne s’agit pas de tous ceux que l’on voit autour des mésaventures surréalistes du serial killer campé avec gourmandise et générosité par le revenant Josh Hartnett (quelle renaissance !). Le plus grand TRAP de 2024 est le jeu constant du réalisateur avec son spectateur. Le show dans le show. Couleur annoncée dès les premières minutes, péripéties teintées d’humour noirs et empathie pour l’une des plus belles ordures de l’année, voici le film qui murira le mieux dans votre esprit si vous êtes joueur. Ou pas. L’ultime idée de la mise en abîme.
3 – The Substance (Coralie Fargeat – France).
Ma Qualley idea ? Fa l’aMoore, si !
Coralie Fargeat au sommet d’Hollywood ! Quelle pépite de pop culture et de cinéma que The Substance, concept de régénérescence physique et de body horror-porn que n’aurait pas renié le vénéré David Cronenberg. Mais ici, la réalisatrice française pousse tous les curseurs au max. Des couleurs intenses, de l’esthétique et du montage exagérément clipesque, la renaissance de Demi Moore, l’avènement définitif de Margaret Qualley et ce finish totalement WTF : vous deviendrez aussi vite accro à la Substance, croyez moi.
2 – Anora (Sean Baker – USA).
La Guerre Chaude US-Russie nous offre une totale régalade sous les caméras de Sean Baker.
Ma super héroïne de l’année n’a pas de pouvoir (enfin pas exactement ceux que l’on croit), mais une personnalité de feu et une gouaille lumineuse. Bienvenue à toi, Mikey Madison dans le grand monde du cinéma. Et quelle entrée fracassante à l’image d’Ani-Anora, cette Pretty Woman du XXIe qu’elle campe avec la générosité qui incombe au cinéma du surdoué, Sean Baker. Dans la veine de son déjà survitaminé Tangerine, le nouveau pape du ciné Indie US nous concocte un film hybride à l’humeur et à l’humour ultra contagieux pour que triomphe le vrai Amour, le tout sous fond de lutte des classes. Pépite absolue.
1 –Furiosa : Une saga Mad Max (George Miller – Australie).
Au nom de la mère, de la fille et de la Sainte-Vengeance.
Une nouvelle déflagration dans le Wasteland tout droit sorti de l’esprit déboussolant de notre Ozzy préféré, j’ai nommé George Miller. Tout y est aussi fou que sur la Fury Road, mais cette fois, on y ajoute une dimension herculéenne assez fascinante à travers le destin de Furiosa, campée avec rage et délectation par la déjà géante Anya Taylor-Joy. La grandeur spectrale de son ouverture nous laissait à peine entrevoir la folie qui allait parcourir le reste du film. Notre classement offre une véritable revanche à ce film boudé par le Box Office, à cette exceptionnelle héroïne, ainsi qu’à la virtuosité de sa mise en scène. Encore plus de poussières, de suies et de faya, George !
L’auteure Camille Moon a déjà publié plusieurs ouvrages, Elle e(s)t moi, En(quête) de sens, Miroir mon beau miroir et elle suit le même sillon de thriller horrifique avec ses incartades sexy. Dans un style vif et direct, elle raconte l’histoire d’un jeu pervers entre un chat et une souris, tous deux décidés à mener à bien leur quête et à ne pas devenir la victime de l’autre. Mais dans un jeu, il y a toujours un maitre du jeu… Le texte alterne avec des dessins évocateurs qui participent à l’ambiance pesante, Lou est une belle plante aux tendances prédatrices, sa rencontre avec une 42e proie va la confronter à sa vraie nature et faire naitre une remise en cause profonde d’elle-même. Ce qu’elle croyait être une inextinguible vengeance contre les hommes se révèle être une erreur de jugement… L’auteure multiplie les considérations tour à tour poétiques, psychologiques ou sanguinolentes, avec une héroïne traquée, enfermée, en parallèle d’une enquête visant à la retrouver vivante pour mettre hors d’état de nuire celui qui la retient. Les mots clés trouvés sur un site internet évoquent les mots Thriller, Tueur en série, Psychopathes, Mantes religieuses, Violence et Agressions sexuelles, un beau résumé des principales thématiques d’un ouvrage qui secoue, et destiné à des lecteurs avertis!
Synopsis: Lou est belle, sensuelle, une muse, une héroïne qu’on adore détester, magnifiquement horrible. Une serial killeuse indomptable, une prédatrice lubrique et lugubre Comme une Louve tapie dans l’ombre, elle attend toujours le moment opportun pour attaquer ses proies… jusqu’au jour où 42 croise son chemin… Quand le prédateur devient proie, quand l’amour côtoie les monstres, et quand la chair se mêle à l’horreur… qu’en est-il du bien et du mal et des émotions humaines ?
L’auteur Pierre Guini professeur de littérature à l’Université Inter-âge de Melun, Chelles, Paris-Diderot et à l’UPEC (Université Paris Est Créteil). Il a suivi de janvier à mars 2014 un atelier d’écriture chez Gallimard sous la direction d’Eric Fottorino. Il déclare avoir 3 passions, lire, écrire et transmettre. Son ouvrage suit différents moments de l’existence d’un reporter de guerre nommé Pier Garzon, sur le terrain en Afghanistan, mais aussi dans les rues de Paris en compagnie d’une certaine Mélanie, rencontrée un peu par hasard à la sortie d’une visite chez une psy. Le personnage est déprimé, obnubilé par ses souvenirs de guerre, jamais vraiment de retour de reportage sur les terrains de conflit, cette rencontre avec Mélanie lui sert véritablement de bouée de sauvetage. Il s’y raccroche et le récit bouscule de l’Afghanistan aux trottoirs de Saint-Germain en l’espace d’une ligne. Le récit multiplie les détails sur le terrain d’Opération en compagnie de Marco, Berger, Klein, le lecteur ressent la peur constante de la mort et les balles qui sifflent à ses oreilles. Les pages aux tonalités romantiques ressemblent à des parenthèses enchantées, à des souvenirs heureux comparé à la rudesse du récit de guerre, technique, précis, la brasserie Racine semble loin de la fournaise des ruelles de Zehouab, Mélanie ressemble à une créature imaginaire raccrochant le héros à la vie, rappelant la douceur de l’a vie’existence dans un Occident si loin de la guerre. Mais qui est véritablement Mélanie? Est-elle réelle ou simplement imaginée? Le lecteur est volontairement laissé dans le flou entre des références à Proust et à Camus, le livre est l’histoire d’un crépuscule, d’une vie qui s’échappe, c’est prenant de bout en bout et l’auteur fait des prouesses au niveau de l’écriture. Et si quelques péripéties perdent parfois le lecteur, ce n’est que pour mieux rebondir et l’emmener dans l’esprit fécond de l’auteur. Car c’est également à l’auteur de se faire la compréhension d’un ouvrage qui ouvre de multiples portes.
Synopsis:
Mon nom est Pier Garzon. J’ai 46 ans, et je suis reporter de guerre. A ceux qui pensent que je voyage pour mon plaisir, je les invite à me suivre. Ils ne tiendront pas deux jours. Mes reportages m’ont coûté un divorce, la perte de mes amis, et une dépression chronique que je tente de soigner comme je peux. La seule personne qui se préoccupe de ma vie s’appelle Mélanie. Elle a 26 ans et vend des chapeaux dans le quartier de Saint-Germain. Elle déteste la cuisine japonaise et rêve de partir aux Seychelles. J’ai promis de l’emmener là-bas. Mais avant il reste un dernier reportage, et celui-ci, je ne veux pas le rater : une mission en Afghanistan au sein d’une unité de combat sous le feu nourri des talibans. Quinze jours, pas plus, sous les ordres du mystérieux capitaine Berger. Je pars confiant car je sais que Mélanie m’attend. Pendant mon absence, prenez soin d’elle.
Catherine Hiegels’empare avec le talent qu’on lui connait, d’un grand rôle féminin en confiant à Isabelle Carré (exceptionnelle) le personnage de « La Serva amorosa », une femme libre et indépendante avant l’heure imaginée par Goldoni. Une femme stratège aussi qui, en usant de toutes les ruses, rétablira son maître, injustement déshérité, dans la place sociale qui lui revient.
A travers cette farce mais pas que, Goldoni inverse le rapport de domination entre maîtres et valets. Il dessine des personnages à la fois inspirés de la commedia dell’arte mais aussi profondément humains, inspirés de l’observation de ses contemporains.
Coraline, servante fidèle et dévouée va suivre un fils de famille banni par son père (sous l’influence de sa belle-mère…) et lui permettre de retrouver sa position dans le giron familial dont il ne saurait s’extraire sans danger de disgrâce sociale et de futur compromis.
Une direction d’acteurs de haut vol
Cette pièce aux dialogues épiques et savoureux entre en résonance avec notre époque, où l’émancipation des femmes et la quête de justice demeurent des combats éternels. Elle signe aussi le triomphe de la femme sur la perversité du monde, dans un imbroglio d’une grande élégance.
La mise en scène au cordeau de Catherine Hiegel est au plus près du jeu des comédiens et du texte dont elle restitue à merveille l’atmosphère, les enjeux amoureux et sociaux où chacun des personnages en jouant de sa condition, permet à l’auteur de dénoncer la petitesse humaine.
La tonalité comique du chef d’oeuvre de Goldini laisse aussi percevoir la part d’ombre existentielle des personnages en y dévoilant leur faille et leur faiblesse ainsi que l’éternel drame de l’acte manqué.
L’astucieux et beau décor de Catherine Rankl fait puissamment écho à la machination de l’intrigue, sa théâtralité, où chaque ressort est savamment orchestré.
Figure de femme libre et irréductible, Isabelle Carré, aussi déterminée qu’ingénue, est magnifique d’incarnation, portée par une troupe aussi parfaite qu’à l’unisson.
Les auteurs Stéphane Lemardelé et Laurent Busseau exhument une histoire véridique et hauteur en couleur sur une maison de passe située à cheval sur la frontière américaine et canadienne. Dans un temps où la prohibition n’existait pas encore mais pointait à l’horizon, cette activité décriée par les ligues de vertu est à l’origine de nombreuses histoires rocambolesques comme celle-ci. La plongée historique est revigorante et le scénario est rempli de péripéties trépidantes, le tout avec un dessin réaliste qui montre bien la place des femmes en devenir dans un temps où elles n’avaient encore que peu voix au chapitre. Une belle BD pour débuter l’année 2025 aux éditions La Boite à Bulles avec une histoire superbement truculente!
Synopsis:
L’histoire de Queen Lil et du Palace of Sin, hôtel de passe à la frontière entre le Québec et le Vermont. Une situation confortable pour faire recette, même en pleine Prohibition.
1910, à la frontière entre le Québec et le Vermont. En ce début de siècle, une vive effervescence sociale anime la région : tandis que les groupes de tempérance militent pour bannir l’alcool de la société nord-américaine, d’autres s’adonnent lucrativement à la contrebande.
Au milieu de cette frénésie, Lilian Miner, plus connue sous le nom de Queen Lil, inaugure le Palace of Sin, un hôtel de passe à la fois situé sur la frontière entre les États-Unis et le Canada avec une porte d’entrée dans chaque pays.
Une localisation idéale pour contourner les lois, en particulier lors de la Prohibition, 10 ans plus tard…
En revisitant l’histoire de cette figure haute en couleur, Stéphane Lemardelé et Laurent Busseau livrent un pan de l’histoire mouvementé de la frontière américano-québécoise du début du XXe siècle…
Les éditions La Boite à Bulles aiment à laisser des auteurs raconter des histoires familiales puissantes et mélancoliques. Adeline Casier évoque ici l’immigration portugaise pendant les années 60, avec de larges pans de la population partis tenter leur chance en France pour fuir la dictature sanguinaire de Salazar. L’auteur contextualise son histoire à l’aide de références qui concourent au réalisme ultra poussé de la BD. Cette première BD laisse présager un immense talent de la part d’une dessinatrice et scénariste qui construit un récit fouillé et émouvant en l’illustrant dans un noir et blanc riche en détails et en émotion. Une BD à découvrir dès le 2 janvier pour découvrir une histoire européenne passionnante pour un bel hommage.
Synopsis:
Un premier album émouvant, un petit bijou graphique dédié par Adeline Casier à son grand-père immigré portugais.
Nord du Portugal, octobre 1962. Depuis la prise du pouvoir par Salazar, les arrestations arbitraires s’enchaînent et la population ouvrière s’enfonce dans la misère. Lorsque João perd son emploi, il n’ose pas tout de suite en parler à sa famille et sombre dans le désespoir… jusqu’à ce qu’un ami lui parle de la France. Là-bas, dit-on, il y a du travail, il pourra y offrir une belle maison à sa famille et y vivre heureux.
Quelques semaines plus tard, un passeur vient chercher João chez lui et le guide jusqu’à la frontière espagnole. Comme des milliers de portugais avant lui, il s’élance sur les chemins sinueux de l’espoir, où la Guardia Civil espagnole guette et le silence est roi.
Adeline Casier revient au crayon graphite sur l’histoire de son grand-père, témoin de la grande vague de migration portugaise d’Après-guerre. Un hommage solidement documenté, empreint d’une poésie et d’une mélancolie rêveuses.
Le grand jeu d’Alexander Ekman de retour à Garnier
Le suédois Alexander Ekman, chorégraphe surdoué, est connu pour son travail inventif qui décloisonne les frontières de la danse pour investir une théâtralité, une énergie et un rapport à l’espace percutant.
Il a fait ses gammes au Ballet Royal suédois. Sa carrière l’a amenée à travailler pour le Nederlands Dans Theater et le Ballet Cullberg. Il s’est ensuite consacré à la chorégraphie dont les compagnies s’arrachent les œuvres.
Avec Play, il convoque sur le plateau 37 danseurs du Ballet de l’Opéra de Paris et nous invite à redécouvrir l’excitation du jeu et de son expérimentation foisonnante, décomplexée, et si propre à l’enfance.
Une traversée où les adultes à partir de l’enfant qu’ils furent se ressaisissent, non pas de ce paradis perdu, mais de cette capacité ludique d’être au monde.
Le sens du jeu et de la danse
La partie commence sous un décor et des costumes blancs à l’exception d’un pull orange porté par le génial Simon Le Borgne. Le ton est donné entre espièglerie et lâcher prise où les danseurs et danseuses s’éclatent avec toutes sortes d’objets, dont la fameuse piscine à boules.
Les jeux font la part belle à une ligne chorégraphique à la fois pulsative, légère, fragmentée, cinétique, en un mot : inspirante, où la partition pop/jazz de Mikael Carlsson cadence chaque interprète.
Dans l’acte II, la féérie passe au noir car le conditionnement reprend ses droits et ses règles avec un travail aliénant et une compétition effrénée.
Mais c’est sans compter sur le désir d’être enfin heureux et à l’écoute de cette mémoire d’enfance, vive et libératrice, pour un happening final auquel le public participe allègrement.
La troupe se montre parfaite, en osmose, entre duos et moments de groupe propices à l’effusion des corps et à des entrées et des sorties aussi fluides que rythmées.
Un spectacle total où la scénographie, la musique, la dramaturgie et les compositions font corps pour imprimer à la danse un élan collectif et singulier.
Dates: du 7 décembre 2024 au 4 janvier 2025 – Lieu : Opéra Garnier (Paris) Chorégraphe : Alexander Ekman
Le Domaine Pichon Père & Fils propose son nouveau Crozes hermitage blanc 2023 (Prix: 27 eurosHT au caveau). Une très belle surprise à découvrir, toujours avec modération, par exemple pendant les repas de fête à venir d’ici fin 2024.
Un vin blanc parfait pour les fêtes de fin d’année
Ce vin blanc se compose de cépages Marsanne à 100%. Les vignes sont situées sur un plateau composé d’une couche épaisse de cailloutis roulés, de différentes époques glaciaires mêlés à de l’argile rouge. Concernant la dégustation, la robe apparait jaune pâle à l’oeil. Le nez est floral, fruits à chair blanche, minéral. La bouche est fraîche avec une belle acidité, les notes fruitées se prolongent en finale, avec une légère touche de minéralité. Le vin se déguste de préférence en apéritif, avec un poisson cuisiné ou des fruits de mer. La température optimale de dégustation se situe entre 12°C et 14°C
Publireportage: Au Domaine Pichon Père et Fils, tout commence par une histoire de famille qui partage la passion de la Syrah et du Viognier pour produire des vins haut de gamme. La production de 180 000 bouteilles est vendue au domaine et présente chez des cavistes et dans des restaurants dont de nombreux restaurants étoilés français. Les vins sont également distribués dans plus de 20 pays dans le monde. A l’image de l’esprit de perfection de la famille Pichon et celle de leurs vins toujours plus fins et élégants, la cave dernier cri est inaugurée en janvier 2023 dans le hameau du domaine familial, moderne, grande, fonctionnelle, des équipements premiums pour des terroirs prestigieux.
Il suffit de mettre les pieds dans une vigne de la famille Pichon pour comprendre la rigueur et la précision dont fait preuve toute l’équipe dans l’optique d’obtenir un matériel végétal en pleine santé, éclatant et résilient.
Christophe a toujours pensé à juste titre que le confort de travail était une condition incontournable pour produire de meilleurs vins. Par un ingénieux réseau de chemins, chaque parcelle est accessible en engin agricole. Labours, taille, vendanges, toutes ces opérations sont grandement facilitées et réalisées plus rapidement.
La viticulture est raisonnée au sens noble du terme car aucune action n’est systématique, tout est réfléchi au plus proche de la nature au cas par cas selon les besoins du millésime. Le cheval a d’ailleurs fait son retour dans les vignes du domaine depuis 2001 pour travailler les sols lorsque cela est possible.
Christophe milite, comme son père avant lui, pour la sauvegarde et la restauration des murs en pierre sèche. Un travail colossal qui nécessite des connaissances, de la patience, du temps et de l’expérience. Les vignerons du Rhône septentrional doivent cet héritage plurimillénaire aux Romains, qui ont, les premiers, dompté ces pentes abruptes en architecturant les collines sauvages en terrasses. Chez les Pichon, toute la famille s’investit dans ce projet passionnant, qui participe à la beauté du vignoble mais aussi à la vie des sols, chaque muret donnant vie à un microcosme favorisant la biodiversité.
Conjuguer la beauté singulière de ce vignoble en terrasse, les terroirs uniques et le travail sur-mesure et chirurgical de la famille Pichon c’est assurer chaque année une vendange saine et de grande qualité.
Le film Giorgino a été réalisé par Laurent Boutonnat, le célèbre metteur en scène des clips cultes de Mylène Farmer, notamment Plus grandir,Libertine, Tristana, Sans contrefaçon, Ainsi soit je, Pourvu qu’elles soient douces. Giorgino a permis à Mylène Farmer de faire ses grands débuts au cinéma et si le le film fut un véritable échec commercial avec seulement 70.000 spectateurs dans les salles obscures pour un budget de quand même 12 millions d’euro, il est devenu au fil du temps une curiosité. Pour ses 30 ans, le film de LaurentBoutonnat est visible dans une version restaurée en coffret Blu-ray Digipack, avec l’intégralité de sa bande originale en Édition Collector, ainsi qu’un merchandising officiel inédit.
Synopsis: Après la guerre 14-18 un médecin part à la recherche d’un groupe d’enfants mystérieusement disparu.
Détails:
Film (version restaurée) Inclus un livret 36 pages des archives du film
Édition Collector au format Digipack comprenant :
Le DVD du film
Un DVD de bonus
Le CD de la bande originale du film
Informations techniques :
• Blu-ray / DVD : toutes zones
• Durée : 176 min
• Son DVD : 5.1 • Son Blu-ray : 5.1 Dolby TrueHD • Image : 2,35:1 • Version originale anglaise stéréo, sous-titres français
Riddle of Fire se veut un film pour enfants avec des enfants qui vivent des folles aventures. Hazel, Jodie et Alice veulent absolument tester une nouvelle console obtenue illégalement. Ils doivent d’abord chercher une tarte aux myrtilles à la demande de la mer de l’un d’eux. La demande apparemment simple s’avère finalement plus compliquée et c’est le début d’une vraie fable épique et d’une quête initiatique qui tente de cerner ce que peuvent faire des enfants confrontés au monde des adultes. C’est un premier long-métrage pour Weston Razooli et il s’en donne à coeur joie, ne se refusant aucune fantaisie, les petits sont armés de leurs armes de paintball et doivent se débrouiller sur des motos sur lesquelles ils vadrouillent pour faire les 400 coups. Si l’intrigue est délibérément simple et prévisible, le charme opère, mais le film dure quand même 2 bonnes heures. Le film s’adresse à tous ceux qui n’ont pas perdu leur âme d’enfant. La comédie d’aventure mélange fantasy, romantique, folklore et western, le cocktail est détonnant mais efficace, faisant souffler un vent de fraicheur dans le monde du film indépendant américain. Si certains le jugeront un peu dépassé et enfantin, il fonctionne quand même pas mal.
Synopsis: Il était une fois un trio d’enfants cherchant à craquer le code parental de leur nouvelle console et aussi la parfaite recette de la blueberry pie, une secte de braconniers qui ne cessent de se chicaner, une petite fille qui a des dons elfiques… Un premier long métrage dont le budget est aussi lilliputien que sont géantes sa sophistication formelle et sa liberté épique. Comme si, dans une forêt enchantée du Wyoming, Tom Sawyer, le Club des cinq et les Goonies s’étaient donné rendez-vous pour faire un jeu de plateau autour d’un feu de camp.
« Un soir de gala » pour un dernier tour de piste facétieux et radieux avec Vincent Dedienne, olé !
D’un naturel confondant et d’une classe folle, Vincent Dedienne se présente devant nous comme « un humoriste efféminé qui fait croire qu’il n’a pas besoin de piano ».
Le ton est donné et pourtant s’il n’en joue pas vraiment, l’imposant instrument est au centre de ce seul en scène inclassable, couronné du Molière de l’humour 2022, dont le dernier tour de piste avec ces dernières représentations est un numéro de haut vol.
Regard rieur et malicieux, costume noir et chemise blanche, Dedienne sort le grand jeu pour faire entendre ses mots et cet humour mâtiné de tendresse, d’une imparable absurdité et d’une nostalgie éternelle.
« Qu’écririons-nous si l’on devait envoyer une carte postale à l’adolescent qu’on a été » ? clame-t-il lui qui n’a jamais eu les goûts de son âge et qui se dit « vieux depuis qu’il est jeune ».
La nostalgie en héritage
D’un geste sûr et follement singulier, l’artiste déploie toute l’amplitude de son vocabulaire scénique, affirmant son goût pour l’incarnation, pour les mots fantasques, les situations inattendues et les corps dansants. Il choisit le pas de côté comme fil rouge narratif à cette traversée unique et désopilante, dessinant à traits fins et à l’envi une galerie de personnages chahutés par la vie.
Un feu d’artifice sur ses contemporains avec cette écriture subtile, tour à tour poétique, mélancolique, féroce ou acérée, d’une élégance rare.
Il y a là le vieux Paul qui court les enterrements de célébrités, un journaliste cocaïné d’une chaîne d’info en continu qui persécute ses collègues, une bourgeoise éclaboussant de son mépris de classe sa femme de ménage, une voyagiste convaincue d’avoir en face d’elle Xavier Dupont de Ligonnès, ou encore un chorégraphe tyrannique avec ses élèves, en passant par un redresseur de chansons françaises…
Ils sont tous narcissiques, égoïstes, peu fréquentables et pourtant si terriblement ordinaires…
Emportés par le comique de situation, les personnages virevoltent et jouent de leurs confrontations au gré d’une fantaisie joyeuse et ombrageuse qui fait mouche et nous trouble, comme pour mieux exorciser le malheur ou s’opposer au fatalisme.
Un concentré d’humanité qui reflète aussi nos faiblesses, nos travers, nos petites lâchetés, à l’épreuve du temps qui passe. Un regard décalé sur le monde et sur cette drôle d’époque.
Dates : du 17 au 31 décembre 2024 – Lieu : Théâtre des Bouffes du Nord (Paris) Mise en scène : Vincent Dedienne Juliette Chaigneau
Le réalisateur et documentariste Nicolas Philibert s’est toujours intéressé au thème de la psychiatrie dans tous ses documentaires. Son object a toujours été de changer l’image des patients pour battre en brèche l’image forcément négative de leurs conditions et souligner que ces malades sont des humains qui méritent notre considération. Les relations humaines sont possibles et même nécessaires pour conserver son humanité. L’ensemble des oeuvres du réalisateur sont aujourd’hui rassemblées dans un coffret pour découvrir ou redécouvrir un travail unique. Le coffret En Psychiatrie contient 4 films dont l’objectif commun est de faire connaître la psychiatrie institutionnelle. Des lieux bien particuliers changent la relation traditionnelle entre patients et soignés, chacun peut aller et venir à sa guise et la parole est mise en avant pour instituer une vraie relation. Les patients ont tous des parcours différents, uniques, et souvent bouleversants et touchants. A l’intérieur des unités de soin et dans les 4 films, les vies sont cabossées et les reflets des patients renvoient le spectateur à sa propre vulnérabilité, à la fragilité de la société et à l’importance de conserver un lien social.
Les 4 films sont: – La Moindre des Choses avec un focus sur groupe de pensionnaires qui prépare une représentation théâtrale. – Dans Sur L’Adamant, patients et soignés ne se différencient presque pas et des ateliers permettent à chacun de s’exprimer librement. – Averroès & Rosa Parksse concentre sur des entretiens soignants / soignés pour montrer comment les premiers parviennent à aider les seconds. – La Machine à écrire et autres sources de tracas est plus léger et suit un petit groupe de soignants bricoleurs
Pour compléter le visionnage des 4 films, l’édition propose des suppléments:
un long entretien avec le psychiatre Jean Oury,
une interview de Linda de Zitter, psychologue clinicienne,
un livre de 144 pages, pour tout savoir sur la genèse des documentaires de Nicolas Philibert.
Synopsis: Coffret regroupant les films suivants de Nicolas Philibert : Sur L’Adamant, Averroès et Rosa Parks, La machine à écrire et autres sources de tracas, La Moindre des choses, agrémenté d’un livre inédit.
Peu le savaient à la fin du Festival de Cannes 2024 mais la Palme d’Or avait échappé au film de l’année 2024. Préférant couronner le très oubliable Anora du pourtant très recommandable réalisateur américain Sean Baker, le jury refaisait le coup du Festival de Cannes 2004 où le gentiment polémique Fahrenheit 9/11avait été préféré au prodigieux Old Boy. Bref, la sortie en sortie d’Emilia Perez en DVD, Blu-Ray et Combo 4K le 21 décembre va permettre se se rendre compte à nouveau de la qualité de ce film unique et iconoclaste, brassant les genres dans un mélange détonnant de virtuosité et d’audace.
Un film à voir et revoir
Comédie musicale, thriller, romance, Emilia Perez et surtout un film coup de poing, une déclaration d’amour au cinéma, portée par un casting fastueux et une maitrise prodigieuse. Après le western crépusculaire Les Frères Sisters et le conte fiévreux Les Olympiades, Jacques Audiard commet un nouveau film maitrisé comme peu savent le faire. A la tête d’un casting international porté par la gardienne de la galaxie Zoé Saldana, l’encore surprenante Selena Gomez (déjà surprenante avec son apparition surprise dans The Big Short) et la révélation Karla Sofia Gascon, le réalisateur se laisse allé à un iconoclasme débridé. Une comédie musicale sur fond de narcotrafic au Mexique, il fallait oser. Il a osé, et c’est réussi grâce à son sens du détail et du timing. Les chorégraphies sont léchées, les chansons sont émouvantes et le film prend aux tripes. Pointer du doigt le sujet brulant du féminin et de la transidentité ne fait pas tout mais contribue à la densité d’un film univers qui donne envie d’être revu à chaque visionnage. Le Prix du jury et le Prix d’interprétation pour ses actrices aux performances toutes mémorables lors du dernier Festival de Cannes ne sont que justice tant le film sait rester en équilibre au-dessus du vide, évitant de tomber dans les écueils habituels du film de cartel, de la comédie musicale ou du film LGBT+. Les chansons composées par Camille avec Clément Ducol déjà orchestrateur sur le sublime Annette restent longtemps ancrées dans l’esprit tant elles fonctionnent parfaitement. Si on ajoute encore l’intrigue et les péripéties, le film tient en haleine. Mélanger trafic de drogue et changement d’identité, il fallait le faire…
Après Un prophète, Dheepan et De rouille et d’os, Jacques Audiard confirme sa place de très grand réalisateur actuel. La sortie d’Emilia Perez en DVD, Blu-Ray et Combo 4K le 21 décembre va donner des idées de cadeau sous le sapin, à n’en point douter…
Synopsis: Surqualifiée et surexploitée, Rita use de ses talents d’avocate au service d’un gros cabinet plus enclin à blanchir des criminels qu’à servir la justice. Mais une porte de sortie inespérée s’ouvre à elle, aider le chef de cartel Manitas à se retirer des affaires et réaliser le plan qu’il peaufine en secret depuis des années : devenir enfin la femme qu’il a toujours rêvé d’être.
Un film français entre science fiction, anticipation, jeux vidéo et thriller, c’est rare, alors quand c’est réussi, ça donne envie de le visionner. Les réalisateurs Caroline Poggi et Jonathan Vinel avaient déjà proposé Jessica Forever en 2018 et ont réalisé des courts métrages depuis, Bébé colère et Il faut regarder le feu ou bruler dedans, également un moyen métrage intitulé Best Secret Place. Eat the night juxtapose plusieurs mondes et les fait se confronter, monde virtuel, réalité, les ponts sont nombreux et font se perdre quelque peu les personnages. L’un d’eux, Night, est au centre du récit. Passion avec Pablo, fugue avec Apo, tout vient de lui et il dessine sans le vouloir la tragédie à venir. Au coeur du film se trouve également le jeu Darknoon inventé de toutes pièces pour le film. Sans jamais en raconter l’histoire, les réalisateurs tissent un épais mystère avec des joueurs qui font des rencontres, font naitre des sentiments et grandissent avec lui. Le jeu permet aux protagonistes de se perdre dans la contemplation, un peu comme dans les films deGus van Sant, Béla Tarr ou Apichatpong Weerasethakul. Le film ravive les souvenirs de gamers de beaucoup des spectateurs, avec des galeries entre le jeu et la vie, avec la différence primordiale que la mort dans un jeu n’est pas définitive, on peut rejouer et recommencer. Le film a été présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2024 pour une vraie proposition originale de cinéma à découvrir en DVD.
Synopsis: Pablo et sa sœur Apolline s’évadent de leur quotidien en jouant à Darknoon, un jeu vidéo qui les a vus grandir. Un jour, Pablo rencontre Night, qu’il initie à ses petits trafics, et s’éloigne d’Apolline. Alors que la fin du jeu s’annonce, les deux garçons provoquent la colère d’une bande rivale…
La comédie british de 2024 se nomme Diner à l’anglaise. Sortie en salles en juillet 2024, elle est maintenant disponible en DVD pour un bon moment de rire british. 2 couples se retrouvent pour un diner qui va littéralement partir en live. Entre problèmes d’argent, vérités longtemps tues et révélations fracassantes, le film recycle des ficelles bien connues, mais avec art et beaucoup d’humour. Surtout quand une amie célibataire a le mauvais gout de se suicider au milieu du repas après une énième dispute. La loi de Murphy bat son plein, ce qui doit mal se passer finit forcément par mal se passer. Malgré les efforts des couples, la soirée tourne à la béchamel infernale, ils ont l’idée de ramener le corps dans l’appartement de la défunte, sacrée mauvaise idée. Acteurs et actrices s’en donnent à coeur joie dans un tourbillon d’humour noir et pince sans rire. Le film dure 1h30, une durée assez rare de nos jours, et ça fait du bien un film qui ne s’étire pas inutilement en longueur pour faire fonctionner les zygomatiques à plein. Les situations sont tout simplement tordantes et l’ajout d’un acheteur venu pour visiter le bien à vendre en rajoute encore une couche. Irrésistible.
Synopsis: Sarah et Tom sont en proie à de graves difficultés financières : leur seule solution est de vendre leur maison londonienne. Lorsque leurs amis débarquent pour un dernier dîner, Jessica, une vieille amie, s’invite et se joint à eux. Après une dispute à première vue sans importance, Jessica se pend dans le jardin. Tom s’apprête à appeler la police lorsque Sarah réalise que si l’acheteur l’apprend, la vente tombera à l’eau, ruinant ainsi leur couple. La seule façon de s’en sortir est de ramener le corps de Jessica dans son propre appartement. Après tout, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?
« Möbius » : l’envolée chorégraphique de la Compagnie XY
Que se passe-t-il quand un collectif inventif croise un chorégraphe singulier ? Les uns, la Cie XY, se sont fait connaître par des spectacles comme Le Grand C ou Il n’est pas encore minuit, qui mêlent poésie et prouesses aériennes. L’autre, Rachid Ouramdane, directeur de Chaillot, est une figure atypique de la danse contemporaine, qui aime explorer de nouveaux territoires, géographiques comme imaginaires, intégrer les nouvelles technologies ou encore repousser les limites du chorégraphique.
On assiste alors à une succession de variations dont les mouvements continus sont saisissants de fluidité, de légèreté, d’expressivité, où l’action se déroule comme une réaction en chaîne. Un territoire sensoriel empreint de poésie et de prise de risque avec son continuum d’espace-temps qui voit les corps s’entremêler et se défaire dans une synergie parfaite.
Les figures sont propices à l’élan comme à l’effondrement et font la part belle aux prouesses acrobatiques, sauts, envols, saltos, glissés, portés, où chacun se projette entre terre et ciel avant d’être rattrapé et réceptionné par le groupe.
Des interprètes qui ne manquent par d’air !
Le chorégraphe Rachid Ouramdane s’inspire à merveille de ces ballets naturels pour produire des vagues de corps qui envahissent de façon fulgurante le plateau avant de le quitter tout aussi rapidement, mais aussi pour créer des structures humaines aériennes et organiques, en mouvement constant, dans lesquelles chaque interprète ajuste sa position en coordination avec la circulation d’ensemble.
Le tout porté par une ferveur des corps et une mise sous tension, où la relation entre l’individu et le collectif ne cesse de se réinventer.
Sur la scène un ballet de silhouettes vêtues de noir qui contrastent avec le sol blanc renforçant les mouvements collectifs et les courses. Suivant la progression de la pièce, la tonalité évolue par séquence vers les couleurs naturelles d’ocre et de terre. Les matières se font plus légères et plus amples pour venir souligner les envols. De même, la musique est construite sur le principe d’une seule piste qui ne s’interrompt jamais.
L’atmosphère de ses vastes sons de lutheries électroniques contribue à ce flot ininterrompu qui emmène le spectateur vers un voyage intérieur avec des variations émotionnelles profondes comme celles que l’on peut ressentir devant la succession de paysages qui défilent devant nos yeux depuis la vitre d’un train.
S’élever, se rattraper, se rassembler, se détacher, s’abandonner, se relever encore, s’élever toujours, tels sont les mots d’ordre de ce spectacle pour une envolée totale. Bravo !
Date : 19 décembre 2024 – Lieu : Théâtre de Corbeil-Essonnes Création collective : Compagnie XY & Rachid Ouramdane
Les parures de Paris, Les beaux esprits (Editions Jeanne & Juliette)
Publik’Art vous avait fait découvrir cette superbe saga en début d’année 2024 avec le tome 1 du livre : Les parures de Paris. Les beaux esprits complète cette saga historique.
On suit de très près Clovis et Basilique. On est à Paris, en 1848. Mais après la révolution, tout le monde semble déçu. Basilique continue à créer des bijoux, à l’atelier, avec l’aide de Joseph. La petite Léonie pousse bien. Clodie veille sur elle, comme sur Basilique, depuis toujours.
Basilique est une femme qui n’a peur de rien. Alors que son mari semble plus prudent. Un jour, Basilique franchit une frontière qu’elle n’aurait jamais dû franchir. Et leur vie va basculer du jour au lendemain. Et devenir un enfer… jamais Basilique ne pensait que son geste aurait des conséquences aussi catastrophiques sur leur vie de famille.
Le lecteur va se régaler tout au long du livre et suivre les grands esprits du XIX siècle et l’Histoire de France de cette époque. Rien n’est facile pour eux non plus ! La liberté d’expression n’est pas vraiment présente à l’époque…
Les beaux espritsest le dernier tome de cette superbe trilogie historique et romanesque, Les parures de Paris ! Une pépite !
Cette adaptation du roman de George Orwell1984 est sortie en 1984. Impressionnante, elle propose une vision terrifiante d’un futur ultra surveillé, où les actions et les pensées sont soigneusement contrôlées par un pouvoir aveugle et invisible mais omniprésent personnifié par le célèbre Big Brother. Cet outil de contrôle peut agir à sa guise, dans les entreprises, dans la rue et même dans les maisons, permettant ainsi de restreindre les libertés et les sentiments pour transformer les masses en troupeaux de brebis serviles aisément manipulables. Le monde présenté dans le film est divisé en 3 grands pays perpétuellement en guerre, aux alliances fluctuantes et à la présence continue lors des messages d’information alternant entre grandes victoires et chiffres de production. Si tout le livre n’est pas retranscrit à l’écran du fait de sa longueur, de sa minutie et de sa densité, le réalisateur Michael Radford en fait une adaptation qui a marqué les esprits en 1984. Sa vision du futur est sombre et inquiétante, et l’atmosphère en devient des plus oppressantes. Du fait du sujet et de son traitement, le film en devient très fort et poignant avec cette évocation d’une histoire d’amour impossible et condamnée dès le départ. Le grand acteur Richard Burton interprète ici son dernier rôle et le non moins remarquable John Hurt interprète un quidam nommé Winston Smith avec un jeu très impressionnant de dramaturgie. Il est recommandé de lire d’abord le livre pour savourer pleinement ce moment de cinéma impressionnant de réalisme. Il ne reste plus qu’à espérer que le futur soir un peu plus accomodant…
Synopsis: Manipulant et contrôlant les moindres détails de la vie de ses sujets, Big Brother est le chef spirituel d’Oceania, l’un des trois Etats dont la capitale est Londres. Le bureaucrate Winston Smith travaille dans l’un des départements. Mais un jour il tombe amoureux de Julia, ce qui est un crime. Tous les deux vont tenter de s’échapper, mais dans ce monde cauchemardesque divisé en trois, tout être qui se révolte est brisé.
Le documentaire Les Vieux donne l’occasion au réalisateur Claus Drexel d’interroger des individus âgés, témoins d’un autre temps et issus d’une autre génération, ces fameux vieux qui ont tant de choses à raconter. Le ton choisi se veut très réaliste et bouleversant, montrant bien que les vieux sont des jeunes qui ont vécu très longtemps. Le ton des seniors interrogés est très drôle, voire piquant. Une trentaine d’entretiens ont eu lieux aux 4 coins de la France pour dessiner une génération marquée par les guerres, les changements sociaux, mais aussi les changements médicaux et éducatifs. Les hommes et les femmes évoquent des temps anciens, parfois les difficultés qu’ils sont connu mais aussi la solitude qui les accable avec son lot de handicaps et de difficultés physiques propres à la vieillesse. Les témoignages sont simples et directs, sans chichis et également sans filtres. Les vieux montrent que malgré les difficultés, il faut aimer la vie et attendre paisiblement l’inévitable mort qui approche. Les images d’interviews sont intercalées avec des images magnifiques de la nature qui raconte l’endroit où se trouve la personne face à la caméra. Le film suit une gradation pleine de sens et d’émotion, l’enfance, la vie sociale, le grand âge et enfin la mort. L’éventail géographique et social est vaste, les origines sont variées et l’impression donnée au spectateur est des plus pertinentes. Dans les campagnes, en Alsace, dans le Nord, à Marseille, à Paris, en maison de retraite, tous sont vieux et se racontent, leurs souvenirs, leurs existences, leurs quotidiens, leurs rapports au monde, à la mort, c’est un moment de grande humanité.
Synopsis: Ils sont de toutes origines et ont vécu près d’un siècle. Ils ont traversé les bouleversements de l’histoire. Ils sont drôles, émouvants, rebelles. Ils nous surprennent et nous émerveillent. Pourtant, on entend rarement leur voix. Ce film est une invitation au voyage, à travers la France, à leur rencontre : les Vieux.
En juillet 2024 sortait dans les salles françaises le film indien Santosh. Premier film de la scénariste et réalisatrice Sandhya Suri après les documentaires I For India et Around India With A Movie Camera, et le court métrage The Field nommé au BAFTA du meilleur court métrage en 2019 et qui a remporté le prix du meilleur court métrage international au TIFF en 2018, Santosh est un film retors et puissant adapté d’une histoire vraie difficile à croire et pourtant…
Une histoire vraie
L’idée de Santosh vient d’un voyage en Inde de Sandhya Suri lorsqu’elle y travaillait avec diverses organisations non gouvernementales. L’affaire Nirbhaya a fait grand bruit en 2012 avec un viol collectif commis dans un bus à New Dehli au retentissement national. La réalisatrice s’est intéressée à une policière à l’expression énigmatique qui lui a fait se demander ce qui pouvait être son histoire. La réalisatrice s’est documentée sur les femmes agents de police et a appris l’existence du système gouvernemental de nomination compassionnelle qui permet aux personnes à charge des agents de police décédés d’hériter de leur emploi. La cinéaste a rencontré de nombreuses veuves pour comprendre ce que ces femmes vivaient , comprenant ainsi que beaucoup avaient été des femmes au foyer obligées d’exercer un métier public sous le regard de tous. L’actrice Sunita Rajwar incarne Sharma et a été choisie pour l’humanité qu’elle a été capable d’apporter à son personnage, pas menaçante ou intimidante mais juste authentique. Le film évoque l’existence de 2 castes d’intouchables, ceux qui sont très pauvres et méprisés, et les puissants que personne ne peut atteindre. Ces 2 faits sociaux sont au centre du film pour une enquête retorse qui amènera m’héroïne à s’interroger sur le système social du pays.
Ce film a été présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2024 et a rencontré un vrai succès public et critique. Le film lève le voile sur un pays aux réalités troublantes pour permettre de mieux le comprendre. Le film est sorti en DVD et en Blu-Ray pour le découvrir et l’apprécier à sa juste valeur.
Synopsis: Une région rurale du nord de l’Inde. Après la mort de son mari, Santosh, une jeune femme, hérite de son poste et devient policière comme la loi le permet. Lorsqu’elle est appelée sur le lieu du meurtre d’une jeune fille de caste inférieure, Santosh se retrouve plongée dans une enquête tortueuse aux côtés de la charismatique inspectrice Sharma, qui la prend sous son aile.
Un rosé de l’hiver parfait pour les fêtes de fin d’année
Cet AOP Côtes de Provence coche toutes les cases. Depuis 15 ans, Grain de Glace est le premier rosé du nouveau millésime. Sorti tous les ans le 1er décembre, cette bouteille sérigraphiée est une édition limitée. au décor renouvelé tous les ans. Et cette année, l’animal choisi est le panda après l’aigle de 2023. Ce vin est un incontournable dans votre cave et une expérience de dégustation inoubliable. Ce millésime 2024 est un assemblage de cépages Grenache, Cinsault, Syrah et Rolle. Avec sa robe rose très claire aux reflets bleutés, il fait rapidement ressentir un nez très flatteur de fruits exotiques, avec des notes de pêche et de litchi. En bouche, c’est une belle explosion de saveurs avec de la rondeur et une fraîcheur extraordinaire. Le vin se déguste idéalement à l’apéritif mais également avec un saumon gravlax, des sushis ou bien des fruits de mer. A servir à 9°c, c’est un vin à découvrir en cette fin d’année 2024 pour de beaux moments de convivialité.
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L’épopée des Maîtres Vignerons de Saint‑ Tropez s’inscrit aux côtés de celle du village de Saint‑Tropez. Il y a plus de 55 ans, ils ont donné naissance à un modèle unique et novateur : préserver les identités de chacun afin de créer une force commune. En 1964, 8 vignerons de la presqu’île de Saint‑ Tropez décident de s’unir pour produire et valoriser leurs vins. Leur objectif : construire une unité commune de mise en bouteilles et de distribution pour mettre en valeur leur patrimoine, leurs marques et leur terroir. Le Domaine des Feraud a rejoint notre structure : Fondé en 1927, ce domaine de 50 hectares est situé à Vidauban sur les terres de sables, de grès et de quartz de la plaine des Maures, à une trentaine de kilomètre de Saint‑Tropez. « Forts ensemble tout en respectant chaque individualité » C’est la phrase qui résume le mieux la philosophie étonnante des Maîtres Vignerons de Saint Tropez.
Les éditions Milan nous propose un très bel album jeunesse : Le cadeau de l’hiver.
Il rappelle les albums des années 80. Les illustrations sont superbes, naïves et douces, avec des couleurs aquarelles.
Le cadeau de l’hiver raconte l’histoire d’un petit chien qui est tout seul. Il est heureux mais sans maison. Et quand arrive l’hiver, la neige, le petit chien a froid et cherche une maison mais personne ne veut de lui. Jusqu’au jour où…
C’est vraiment un album que le jeune lecteur aura plaisir à lire et relire, même sans savoir lire ! Les illustrations racontent à merveille l’histoire de ce petit chien. Et le texte de l’histoire reste positif et plein d’espoir pour le futur de ce petit chien !
Le cadeau de l’hiverest un très beau cadeau à offrir à nos petits !