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#Défouloir du Vendredi : Skateboarding Motivation 2013

Voici deux compilations de Skate, sélectionnant des gaps assez incroyables. Largement de quoi se motiver. Et se défouler !

[youtube http://youtu.be/Nsp7F6B4_kQ]

[youtube http://youtu.be/G5pYDqx6Big]

Clip hip-hop : « Glory Days » des Union Blak (mixé par DJ 279)

Union Blak est un duo formé par le producteur british Sir Williams et le MC américain Kimba, autour d’un esprit hip-hop à l’anciene. Comme on aime. Glory days est un titre extrait de leur album Union Blak Friday.

[youtube http://youtu.be/N1lxqbnrs2M]

Fate Zero, un manga de Gen Urobuchi et Shinjirô (Ototo)

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Prix : 7,99 €

Fate Zero est un light novel scénarisé par Gen Urobuchi et illustré par Takashi Takeuchi. Il est en fait un préquelle au visual novel Fate/stay night de Type-Moon. Six tomes sont pour l’instant parus au Japon. En France, seul le premier est sorti récemment aux éditions Ototo.

Résumé de l’éditeur :
Il y a de cela deux cents ans, trois familles ont décidé d’unir leurs pouvoirs pour atteindre l’ « autre côté du monde ». Les Einzbern, Les Makiri et les Tôsaka. Ils unissent leurs forces et leurs connaissances secrètes pour recréer le Saint Graal et fabriquer le « Récipient ultime ».

Cependant ce calice ne peut réaliser le vœu que d’un seul être humain. La collaboration entre les magiciens se transforme alors en conflit violent et sanglant.

Après trois défaites consécutives dans sa conquête du Saint Graal, la famille Einzbern est bien décidée à vaincre cette ultime bataille. Elle engage le redoutable Emiya Kiritsugu, plus connu sous le nom de Tueur de Mages, et lui confie une relique qui lui permettra d’invoquer le plus puissant des Servants parmi les Esprits héroïques : Saber.

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Nous ne connaissons pas la série d’origine, mais si ce premier volum de Fate Zero est plutôt introductif, le scénario qui se dévoile doucement est à destination d’un public de jeunes adultes (seinen). Avec une trame assez noir, on découvre l’enjeu de l’histoire qui se jouera sur fond d’affrontements où magie et force de combats seront au centre du débat. Un manga dans la plus pure tradition du genre. L’originalité n’est pas fondamental, Fate Zero est là pour divertir avant tout. Le récit est de bonne qualité et promet une suite des plus mouvementées.

Le dessin suit quant à lui la même veine. Les traits sont fins et précis. Très agréable à regarder.

En conclusion, Fate Zero semble ne pas avoir encore dévoiler tout son potentiel dans ce premier volume. Voilà qui attise notre curiosité pour la suite !

Block 109 : S.H.A.R.K. une BD de Vincent Brugeas, Ryan Lovelock et Ronan Toulhoat (Akileos))

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Date de sortie : le 20 février 2014

Auteurs : Vincent Brugeas (scénario), Ryan Lovelock (dessin), Ronan Toulhoat (couleurs)

Prix : 14 €

S.H.A.R.K. est le dernier album né de l’univers Block 109, créé par Vincent Brugeas et Ryan Lovelock, célèbre uchronie sur la Seconde Guerre Mondiale.

Résumé de l’éditeur :

Novembre 1946, rescapée de l’holocauste nucléaire, l’Australie est devenue le refuge des dernières forces Alliées, mais aussi une immense prison pour plusieurs dizaines de milliers de soldats allemands. En plein milieu du désert de Tanami, la prison de Rabbit Flat renferme de nombreux anciens nazis surveillés par une poignée de gardes fatigués. L’arrivée de Worth, un hors-la-loi australien, fasciste et surtout indomptable, va rendre la situation explosive…

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Dans SHARK, Vincent Brugeas propose un récit conçu comme une opération coup de poing. Un scénario digne des meilleurs films d’action où le suspens occupe le premier plan. Le mystère quant au personnage principal est bien entretenu tout au long de l’album. La rythmique est aussi maîtrisée que réussie. Vincent Brugeas démontre encore une fois de belles capacités d’écriture.

Quant à son duo Ryan Lovelock, il propose un dessin aux contours sûrs et aux traits détaillés, avec un découpage pertinent qui participe au plaisir de lecture.

La saga Block 109 fait encore mouche avec ce S.H.A.R.K. !

Vidéo du jour : Walking Contest, ce moment de confusion que nous connaissons tous

Voici une vidéo aussi drôle que pertinente. L’auteur s’amuse à mettre en scène ce moment de confusion que nous connaissons tous : l’instant fugace où, alors que nous marchons tranquillement, quelqu’un d’autre se met à nos côtés et prend la même allure, jusqu’à gêner notre for intérieur.
[vimeo http://vimeo.com/88916863]

Erotic Market : nouvel album Blahblahrians dans les bacs le 28 avril

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Date de sortie : le 28 avril 2014

Le nouvel album d’Erotic Market, Blahblahrians sortira le 28 avril prochain chez Jarring Effects. Un album qui ne fait pas dans la demi-mesure. Ça secoue, ça va vite, et c’est tant mieux. De l’authentique qui lance un gros coup de karcher sur la monotonie du quotidien en proposant du neuf, du vrai.

A découvrir bientôt !

Pour l’explication de texte, voici un extrait de la présentation officielle de leur dernier album :

« Erotic Market est un go fast. Un bolide qui s’invente ses routes, autour desquelles défilent des paysages paradoxaux. Celui qu’il y a entre l’érotisme, sensuel et évocateur et le marché, clinquant, et tranché. Celui qu’il y a à se sentir alternativement pleinement dans et hors de ce monde. Une allégorie de la vie contemporaine, qui nous fait souvent osciller et faire des embardées entre deux extrémités.

Embarqué dans ce road trip, quelques Blahblahrians, figures symboliques, contraction du blabla, des warriors et des barbarians. Francs-tireurs de la parole, étrangers aux normes, ils éreintent les codes, crachent dans la soupe, critiquent sans être moralistes, parce qu’ils ont bien conscience d’appar- tenir à ce qu’ils fustigent. Ne pas les confondre dès lors avec les réfractaires et les rebelles, qui se construisent par essence en opposition à quelque chose.

Les Blahblahrians sont à la fois dans et hors du cadre, se définissent par eux-mêmes, ne refusent pas en bloc un “système”, mais adaptent les règles à leur jeu. Ils ne sont pas non plus des girouettes. Ils acceptent simplement l’accident : ce moment où l’intention rencontre l’imprévu pour générer un évènement beau et désordonné qui semble figé quand il ne dure que quelques instants, et dont personne ne sait dire ce qui en résultera vraiment. Des contrebandiers musicaux en somme, franchissant les frontières des genres pour diffuser leur propre came, au prix de vraisemblables collisions ».

Découvrez les premières images de The Homesman, le prochain film de Tommy Lee Jones

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Le grand Tommy Lee Jones revient avec une nouvelle réalisation après son premier film Trois Enterrements. The Homesman, raconte une histoire inédite sur la face cachée de la conquête de l’Ouest américain. Le casting réunit nombre de grands acteurs avec Tommy Lee Jones, évidemment mais aussi : Hillary Swank, Hailee Steinfeld, Meryl Streep, James Spader, John Lithgow, Tim Blake Nelson, Jesse Plemons, William Fichtner, Grace Gummer, Miranda Otto.

Synopsis :
En 1855, trois femmes ayant perdu la raison sont chassées de leur village, et confiées à Mary Bee Cuddy, une pionnière forte et indépendante originaire du Nebraska.
Sur sa route vers l’Iowa, là où ces femmes pourront trouver refuge, elle croise le chemin de Georges Biggs, un rustre vagabond qu’elle sauve d’une mort imminente.
Ils décident de s’associer afin de faire face, ensemble, à la rudesse et aux dangers qui sévissent dans les vastes étendues de la Frontière.

[rev_slider TheHOMESMAN]

 

Clip : Caramello du groupe hip-hop l’Entourage

Caramello est le dernier titre du groupe français Entourage, qui a balancé ce très bon clip il y a quelques jours. La prod est de Mitch Buckanon. Vous pouvez télécharger le titre en vous rendant ici.

[youtube http://youtu.be/E3Ene7aHxnE]

Errance en mer Rouge, une BD de Joël Alessandra (Casterman)

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Date de sortie : le 12 mars 2014

Auteurs :   Joël Alessandra (scénario et dessin)

Prix : 22,50 € (120 pages)

Errance en mer Rouge est un récit poignant de Joël Alessandra (Instinct Sauvage, Bad Atmosphère, Retour du Tchad) illustré dans une très belle édition BD. Une histoire à mi chemin entre le carnet de voyage et la BD, remarquablement mise en scène.

Résumé de l’éditeur :

Pour essayer de se distraire du souvenir lancinant de son épouse récemment décédée, Tom, un enseignant en arts plastiques dans la quarantaine, accepte un nouveau poste à Djibouti. Là, face au détroit de Bab-El-Mandeb – « la Porte des larmes » – qui a tant fasciné des générations d’artistes de toutes origines, Tom soudain submergé par des ambiances et des sensations nouvelles cesse peu à peu de se cramponner à son chagrin et se laisse happer par cet environnement inédit. Ses interventions bénévoles pour enseigner des rudiments de dessin aux orphelinats locaux et surtout sa rencontre avec Fred, un baroudeur excessif et illuminé installé de longue date à Djibouti, vont achever de le guérir de sa neurasthénie. Rapprochés par leur passion pour les grands écrivains de l’ailleurs comme Henry de Monfreid, le sulfureux vétéran de l’aventure en mer Rouge, ces deux hommes que tout semble opposer sympathisent. Et Tom se laisse convaincre d’accompagner Fred, trafiquant à ses heures, dans l’une de ses sorties pas vraiment légales en mer…

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Joël Alessandra propose un récit au bord de la mer Rouge, où la piraterie somalienne n’est jamais loin. Un récit d’aventure qui commence pourtant comme un roman introspectif. Tom, le personnage principal est un jeune veuf, enseignant d’arts plastiques, parti à Djibouti pour fuir les larmes de son quotidien. Tenter d’enseigner là-bas. Et tenter de vivre, simplement, dans ce lieu que l’on appelle aussi la Porte des larmes. L’écriture est incroyable. [pull_quote_right]L’écriture est incroyable.[/pull_quote_right]Le lecteur est transporté dans cette mélancolie tragique mais qui trouve aussi un apaisement. Dans les rencontres. Et l’aventure. Et sans que l’on s’en aperçoive, le récit glisse petit à petit, au fur et à mesure que Tom reprend goût à la vie. Il faut dire que son cheminement passe par des sentiers mouvementés, arme à la main.

Quant au dessin, il est tout aussi superbe, offrant de très belles fresques de peinture, avec ça-et-là des photos qui exacerbent la dimension réelle du récit.

Errance en mer Rouge est un coup de coeur, autant qu’un coup de maître !

JUKEBOX CHAMPIONS LIVE 2014, c’est demain au Bataclan (Paris #20Mars2014)

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Alors qu’ils sillonnent les routes d’Europe avec leur projet, JUKEBOX CHAMPIONS, les producteurs Fade et Blanka, reviennent en 2014 avec un live détonant !
Une nouvelle scénographie pour un show encore plus visuel en vidéo mapping ! Pour les accompagner, Mattic, l’excellent MC américain sera présent sur toute la tournée aux côtés de son âme sœur, la chanteuse danoise Astrid Engberg.

Cette année, JUKEBOX CHAMPIONS est devenu le duo connu pour ses performances et productions autour des MPCs. A l’origine, le premier, Fade, est producteur/Dj du groupe ASM (A State of Mind), connu pour ses productions et concerts aux côtés de Wax Tailor, le second, Blanka, est l’un des 4 beatmakers de La Fine Equipe. Ensemble ils créent un live unique entre technologie et musique, éternellement influencée par le Hip Hop, le Funk et la Soul. Sur scène, ils s’entourent de platines, de MPCs, d’instruments créés sur-mesure, ils s’amusent d’un jeu scénique et de vidéo interactive, mais surtout jouent pour et avec le public ! Leur premier album « Don’t Rock The Jukebox » a définitivement installé JUKEBOX CHAMPIONS dans l’univers musical actuel. Entourés de nombreux artistes tels que Biga Ranx, Astrid Engberg, Mattic, Akil the Mc (Jurassic 5), Emilie Chick, Afrika Baby Bam (Jungle Brothers), A.S.M, The Empire Fantastic, Jean-Jacques Milteau, Soom T, l’album connaît un véritable succès depuis sa sortie.

Billeteries:

http://www.fnactickets.com/place-spectacle/manifestation/Musique-electronique-JUKEBOX-CHAMPIONS—GUESTS-BAJUK.htm

http://www.infoconcert.com/ticket/concert-jukebox-champions-paris/760629.html

http://www.digitick.com/jukebox-champions-guests-concert-le-bataclan-paris-20-mars-2014-css4-digitick-pg101-ri2144992.html

Extrait de la page Facebook du groupe

Veneris Dies, l’album EP de Vendredi en libre écoute (+ Clip)

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Date de sortie : le 3 mars 2014

Le groupe Vendredi, nouvelle signature du label NØ FØRMAT (qui a sorti, entre autres, Mélissa Laveaux et Vincent Segal), est un duo de jeunes producteurs parisiens originaux. Ils ont en effet pour particularité d’enregistrer tout ce qui bouge (ou fait bouger l’oreille, plus exactement) : bruits, instrus, voix qui se transforment en incantations chamaniques…  Après un peu de travail, ils parviennent à un  résultat plutôt intéressant, avec Veneris Dies. Des instrumentaux posés, qui invitent à la méditation.

Un coup de chapeau au superbe clip de Chiara :

[youtube http://youtu.be/8Q56GOSE8VM]

Exposition JonOne « Evolution to Oils » – Galerie Rabouan Moussion, à Paris

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JonOne, Forest Mist, 2014 Huile sur toile, 110 x 110 cm

Exposition du 22 mars au 24 mai 2014
GALERIE RABOUAN MOUSSION
121 rue Vieille du Temple – 75003 Paris

D’origine dominicaine, John Perello est né dans le quartier de Harlem, à New York en 1963. Il débute dans le monde du graffiti à 17 ans grâce à son ami d’enfance White Man, taguant son nom Jon suivi de 156 (sa rue) sur les murs et les trains de son quartier, puis ceux de tout New York. Selon lui, « Le métro, c’est un musée qui traverse la ville. »
Il crée le collectif de graffiteurs 156 All Starz en 1984, afin de réunir leur passion, peindre des trains la nuit et oublier leurs problèmes, notamment de drogues. Il fait alors la connaissance de Bando, résidant à New-York à cette période. Suite à une invitation de ce dernier, il économise de l’argent et vient à Paris en 1987. Il commencera à graffer avec lui, Boxer et le BBC Crew. Il débute son activité de peintre sur toile dans un atelier à l’Hôpital éphémère avec A-One, Sharp, Ash, JayOne et Skki, sans pour autant abandonner le graffiti. Très vite, il se fait un nom dans les milieux artistiques parisiens grâce à ses œuvres sur toile dans les expositions; il est exposé en 1990 à la Gallery Gleditsch 45 de Berlin et participe en 1991 à l’exposition Paris Graffiti, rue Chapon à Paris, puis en 2009 à La Fondation Cartier pour l’exposition «Nés dans la rue». Depuis, il ne cesse d’exposer à travers le monde : Tokyo, Monaco, Paris, Genève, New York, Hong Kong ou encore Bruxelles.

« Quand je suis arrivé à Paris en 1987, les gens étaient un peu déçus (rires) ; je venais de New York, ils me voyaient donc comme le représentant du graffiti new-yorkais. Même si c’est vrai, je suis avant tout JonOne et basta ! Ce que je faisais n’était pas représentatif de ce qu’ils pouvaient imaginer, j’étais plus free que technique, j’étais dans l’imaginaire. Comme je possédais la technique, je pouvais la laisser derrière moi et créer, mélanger des centaines d’informations, prendre des raccourcis graphiques tout en me laissant porter par la vague. Aujourd’hui, j’appartiens à la old school. Je travaille dans un certain confort, à l’aise avec des lettrages ou n’importe quoi d’autre. Je ne suis plus obligé de prouver quoi que ce soit : mon passé parle pour moi. D’un autre côté, je n’ai pas envie de passer mon temps à le revendiquer. » — JonOne, Interview réalisée pour Nova Mag oct. 2004 a l’occasion de l’exposition Night and Day à la Speerstra gallery.

« Je n’ai reçu aucune éducation artistique. Quand je taguais les trains à New York, je ne pouvais pas imaginer qu’un jour je m’exprimerais sur la toile. Ce qui m’a vraiment amené au tag a été de voir les autres peindre des graffitis dans toute la ville. L’école à laquelle j’allais était très stricte. Et tellement ennuyeuse! Je me souviens qu’à l’époque, ceux de la rue avaient la liberté. Je ne voulais pas de ce que l’Amérique me proposait : un travail, un joli costume et une jolie maison. J’ai rencontré A-One (Anthony Clark 1964-2001). Il avait l’habitude de traîner avec Jean-Michel Basquiat (Brooklyn, New York, 22 décembre 1960 – 12 août 1988). A-one était le lien entre la rue et le monde de l’art. Il voyageait en Europe et revenait avec beaucoup d’argent, simplement grâce à son art. J’écoutais ses récits de voyage et mes yeux brillaient d’envie. A cette époque à New York, j’étais comme beaucoup aujourd’hui : je traînais devant mon immeuble. En ces temps, moi non plus je ne sortais pas de mon quartier. Grâce à A-One, j’ai commencé à visiter des expositions, à nourrir ma vision de ce qui se passait dans ce monde. J’ai commencé à prendre mon travail au sérieux, à ne pas le considérer comme du vandalisme mais simplement comme de l’art. » — JonOne

JonOne est un artiste d’origine américaine qui vit à Paris depuis plus de vingt ans. Il est un des principaux représentants du street-art en France, et l’un de ses précurseurs. Très remarqué lors de l’exposition Né dans la rue à la Fondation Cartier (2009), JonOne est reconnu pour son travail à l’acrylique proche de l’abstract painting américain – ce qui le caractérise : sa signature JONONE en all over, sur toute la surface de la toile. En 2011 il avait déjà exploré le domaine de la sculpture lors de l’exposition The City Breathes à la galerie Rabouan Moussion. Il y présente aujourd’hui sa première exposition personnelle de peintures à l’huile, du 22 mars au 24 mai 2014.

VERS L’EFFACEMENT DU SIGNE
Lorsque nous arrivons dans l’atelier de JonOne nous l’interrompons en pleine séance de kick-boxing. C’est avec un accent américain appuyé, doublé d’une charmante désinvolture que cet homme d’allure jeune – qui ne fait absolument pas sa cinquantaine – nous accueille. Nous passons dans un autre lieu, dont les fenêtres ouvertes tentent d’atténuer une forte odeur de solvants. Il nous met en garde : « Attention par terre… ». Le polyane et les cartons qui protègent le sol sont en effet recouverts de gouttes de couleur, qui collent derrière nos pas lorsqu’elles ne sont pas sèches. Des souliers maculés de peinture y sont déposés, attendant d’être chaussés par l’artiste. Ce nouvel espace dont JonOne nous ouvre les portes est pour lui un lieu d’expérimentation dédié à la peinture à l’huile, et consacré à cette réflexion à laquelle la maturité le convoque.

C’est la toute première fois que JonOne exposera le resultat de ces nouvelles recherches sur la matière : « Pour moi l’huile n’est plus du street art, ça devient une partie des beaux-arts, quelque chose d’institutionnel, que je considère comme une étape de mon parcours de création. C’est un matériau fantastique, sa luminosité est très différente, et les couleurs sont beaucoup plus fortes et plus profondes. Mais cette technique demande à être apprivoisée, il m’a fallu plus d’un an pour préparer ces œuvres ».
L’inclusion de matière est remarquable dans ce nouveau travail. La toile est enrichie d’un volume constitué de sable et de colle, qui accidentent l’écriture, ajoutent des ombres, des irrégularités et creusent la toile en déviant les drippings. Sur certaines œuvres, on peut penser qu’il a fallu reconstruire un mur pour y déposer sa signature, créant ainsi un nouveau territoire graphique, un espace dont JonOne a lui-même défini le cadre. Le tag répétitif JONONE, sa signature, signe omniprésent qui habituellement constitue le squelette de l’œuvre devient ici un motif presque illisible, qui orchestre son propre effacement. « Je ne vois plus le tag, il va vers de la pure abstraction. Il a été mon ticket d’entrée vers la peinture à l’huile, et maintenant ma signature devient quelque chose de purement gestuel. »

Dans l’atelier, après un monochrome noir d’une grande force, on peut voir d’autres tableaux qui portent une matière très dense, et certaines œuvres plus graphiques, proches de la pancarte, du protest. Au fond de l’atelier se trouve une pièce maîtresse : le drapeau des États-Unis recouvert de tags outrageants – JONONE JONONE JONONE… – John The One, l’unique du nom, affiche son insubordination en apposant sa signature sur les hautement symboliques stars and stripes du drapeau américain. « Ce drapeau est ma transgression, au même titre que de taguer un mur. Lorsque j’ai peint ce tableau j’étais comme enragé, c’était une nuit de vraie folie, de frénésie. Aux États-Unis, je pourrais aller en prison pour ça, un américain serait extrêmement offensé par ce geste. Il ne représente pas une revanche, mais ma relation aux États-Unis : j’ai créé ma propre histoire avec ce pays, et elle n’est ni patriotique ni nationaliste. C’est qui je suis aujourd’hui vis-à-vis de cette terre, en sachant que plus jamais je n’y habiterai. Vivre à New-York et écrire mon nom partout comme j’ai pu le faire, je ne considérais pas cela comme de l’art, ou ce qu’on appelle aujourd’hui du street art, à l’époque c’était ma révolte. Ce drapeau s’inscrit dans cette révolte : je considère ce pays comme un système d’oppression qui se cache derrière le mot démocratie, au même titre que l’oppression en URSS se cachait derrière le terme de communisme. Au nom des idéologies on se permet des atrocités. Je ne pense pas que la situation ait beaucoup changé avec Obama, on a pu s’en apercevoir avec les affaires de surveillance révélées par Edward Snowden – je l’admire vraiment, à mon sens c’est un héros. »
JonOne s’inscrit dans une pratique mature sans pour autant oublier ses origines : il se considère aujourd’hui comme un peintre abstrait, qui utilise le langage plastique de la rue mais lorsqu’on l’interroge sur ses liens avec Keith Haring et Jean-Michel Basquiat, il leur préfère aujourd’hui une filiation avec Raymond Hains, Jacques Villéglé, Christopher Wool ou Ben. « Mon travail a toujours été en évolution, et aujourd’hui, je sens que je suis devenu un artiste complet »

La galerie Rabouan Moussion a été créée à Paris en 1988, en faisant le choix de son implantation dans le marais, guidée par la présence historique de lieux tels que l’hôtel de Solé et le Centre Georges Pompidou.
Jacqueline Rabouan et Caroline Moussion, dès 1988, s’engagent sur l’évolution du bloc soviétique. Après la première foire d’art contemporain de Moscou, elles décident de promouvoir les artistes russes en France – parmi eux Oleg Kulik, Dimitri Tsykalov, Vlad Mamyshev Monroe, Kirill Chelushkin, Ira Waldron, le groupe PG, Gosha Ostretsov, et Olga Kisseleva.
La galerie Rabouan Moussion est ouverte et engagée auprès d’autres scènes émergentes comme le street art avec JonOne, le collectif Jane_Doe 22, ou l’art contemporain indien avec Sunil Gawde et Justin Ponmany. Les choix artistiques sont le fruit d’un savant mélange entre une sensibilité aiguisée et une relation privilégiée avec les artistes.
Ainsi, dans sa collaboration avec Erwin Olaf ou les français Bernar Venet et Florence Cantié- Kramer, la galerie Rabouan Moussion sait étonner, sans jamais se limiter à un genre ou une zone géographique.

Monuments men, un film de George Clooney

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Sortie le : 12 mars 2014

Durée : 1h58

Avec : George Clooney, Matt Damon, Bill Murray, Jean Dujardin…

Si le film n’est pas une véritable prouesse cinématographique, il a le mérite de dénoncer la spoliation par les nazis, à la Seconde Guerre Mondiale, d’un nombre colossal d’œuvres d’art, appartenant soit à des juifs, soit à des musées européens. Un film brûlant d’actualité puisqu’on a retrouvé en décembre dernier plus de 1400 œuvres d’art chez un fils de nazi, œuvres bien sûr volées pendant la guerre…

Synopsis :

[pull_quote_center]La plus grande chasse au trésor du XXe siècle est une histoire vraie. MONUMENTS MEN est inspiré de ce qui s’est réellement passé.
En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…[/pull_quote_center]

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Le film, américain, met en valeur, naturellement, les américains qui ont sauvé des œuvres d’art durant la seconde Guerre Mondiale. Et aussi Rose Valland, dans le film nommée Claire Simone, interprétée par Cate Blanchett. Cette jeune femme travaillait au Musée du Jeu de paume et a pu espionner tous les faits et gestes des allemands concernant les œuvres d’art. Grâce à elle, la Commission de Récupération Artistique (CRA) va retrouver un bon nombre de toiles et de trésors enfouis dans des mines ou cachés dans des châteaux.

Dommage que le film ressemble plus à une course aux trésors, oubliant presque la guerre. Ils rient beaucoup et se font des blagues bien lourdes alors que la guerre est partout autour d’eux… Ou alors, ce sont un anglais et un français, interprété par Jean Dujardin, qui se font tuer, mais les américains, eux, sont plus forts… Ils ne meurent pas bêtement.

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Dommage que ce film de George Clooney n’ait pas su insister sur les faits historiques ; à savoir les nazis ont pillé les juifs qu’ils soient français, allemands, ou néerlandais. Ils étaient avant tout juifs. Egalement dommage que le travail des résistants ne soit pas mis en valeur. Grace à eux, un nombre impressionnant de toiles fut mis en sécurité, et grâce également à  de nombreuses personnes travaillant dans les musées.

Ce film a tout de même le mérite de faire connaître au plus grand nombre un pan de l’Histoire plutôt ignoré des jeunes générations.

Lors de son avant-première, aux USA, le dernier Monument Man vivant était présent. Il s’agit de Harry Ettlinger, né en Allemagne, émigré au New jersey à 13 ans et qui a fait parti des Monuments men en tant que natif allemand. Le plus jeune de la troupe. Sans aucun doute impressionnant.

Quand nous étions révolutionnaires, un livre de Roberto Ampuero


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Quand nous étions révolutionnaires, de Roberto Ampuero

Publié aux Editions JC Lattès en septembre 2013

22€90 – 350 p

Dans ce livre, l’auteur, Roberto Ampuero, chilien, nous livre sa vie, sa jeunesse, ses combats, ses désillusions, ses souffrances. Un témoignage courageux et bouleversant.

Roberto est né au Chili. Il s’exile en RDA au moment du coup d’état de Pinochet. Il rencontre en RDA sa future épouse dont il est tombé fou amoureux. Il se trouve que c’est la fille d’un « bras droit » de Fidel Castro, un révolutionnaire responsable de la mort de centaines de contre-révolutionnaires, Cienfuegos.

A travers ce livre, nous découvrons la Révolution cubaine, le régime autoritaire de Fidel, les privations, les injustices, les censures, et aussi tout simplement la vie quotidienne à Cuba.

Bien sûr, on s’en doute, ce roman est complètement autobiographique et tout ce qui y est écrit est, hélas, véridique.  Il a été écrit il y a déjà onze ans et en septembre 2013 a été éditée une nouvelle version. Mais l’auteur est toujours interdit de séjour à Cuba, comme des millions de Cubains à travers le Monde, et son livre, bien entendu, y est interdit.

Pour se rendre mieux compte de la gravité de ce livre, voilà quelques extraits :

Pourquoi ai-je écrit ce livre ? (p 482)

[pull_quote_center]Parce que je n’avais aucun autre moyen de raconter mes années dans l’île à ceux qui m’interrogeaient à ce sujet. Cuba était alors aussi mystérieuse que la Corée du Nord. Il n’y avait pas de tourisme international, le pays était isolé et son régime maintenait à son tour cet isolement pour mieux contrôler la population et empêcher les actions de l’opposition ou des exilés. Comme l’affirmaient fièrement ses dirigeants : A Cuba n’entre pas qui veut, mais qui peut. Enfin, j’ai écrit ce roman parce que je désirais laisser un témoignage de cette étape cruciale de ma vie à Ana Lucrecia, ma femme, à nos enfants, à mes proches.[/pull_quote_center]

P 490

[pull_quote_center]Concrètement, quand j’écrivais – Quand nous étions révolutionnaires, je n’ai pas pensé une seconde que ces mémoires me placeraient sur la liste noire d’un régime, feraient de moi la cible des attaques de ses agents et compagnons, et trouveraient tant de lecteurs dans le monde.[/pull_quote_center]

Aujourd’hui, ce livre circule en Amérique Latine et dans des pays européens, et le plus important, il est également lu, bien que clandestinement, à Cuba.

P491

[pull_quote_center]Il n’existe pas de pire châtiment que celui qui consiste à dépouiller quelqu’un de sa patrie, de ses amis, de ses traditions et de son paysage.[/pull_quote_center]

Vidéo à voir : Heart Shapped Box de Nirvana revisité par Kawehi

Kawehi s’approprie le titre Heart Shapped Box de Nirvana version Robot Heart tout en se filmant. Une belle leçon qui force l’admiration !

[vimeo http://vimeo.com/88165960]

Vor, un voleur dans la loi, une BD de Jérôme Pierrat et Vincent Burmeister (T.1 / Casterman)

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Date de sortie : le 12 mars 2014

Auteurs :   Jérôme Pierrat (scénario),  Vincent Burmeister (dessin)

Prix : 14,50 € (72 pages)

Vor, un voleur dans la loi est une série sur le grand banditisme géorgien, et ses ramifications russes et tchétchènes, scénarisée par Jérôme Pierrat, journaliste spécialiste du milieu (scénariste notamment de Braquo) et illustrée Vincent Burmeister (Kriegszeiten).

Résumé de l’éditeur :

Après avoir passé huit ans dans la prison de Koutaïssi, en Géorgie, Tariel, la trentaine, sort avec une seule idée en tête : devenir un « vor », c’est-à-dire un des parrains de la mafia géorgienne. Mais pour cela, il devra ronger son frein et se rendre en France pour régler une bataille importante avec un clan concurrent, issu de la ville de Tbilissi, qui veut mettre la main sur le réseau et les trafics locaux. Tariel parviendra à ses fins – mais au prix de la perte de son meilleur ami lors de cet affrontement sans pitié. Criminologue averti, Jérôme Pierrat relate les us et coutumes de ceux qu’on appelle désormais les « voleurs dans la loi » (les « Vory v Zakone »), une nébuleuse maffieuse venant de Géorgie et implantée dans une grande partie de l’Europe occidentale. Ces voleurs pratiquent des délits mineurs, dits de « basse intensité », afin d’échapper à la vigilance de la police. Ils respectent leur loi propre et la hiérarchie de leur organisation. Leurs tatouages bigarrés marquent le grade qu’ils occupent en son sein. Et le butin qu’ils amassent (l’« obchtchak ») est ensuite reversé à leurs Vory. À priori inoffensives, leurs activités se règlent pourtant dans un bain de sang. Ce que dévoile avec crudité le tome 1 de Vor. Trois volumes sont prévus.

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Jérôme Pierrat est un journaliste chevronné considéré comme l’un des meilleurs spécialistes du milieu. Il propose l’histoire d’un voleur prometteur tout juste sorti de huit ans de prison, qui est missionné par son parrain, un Vor, pour rétablir leur réseau en France, menacé par une autre famille. C’est l’histoire de la quête d’un homme pour le pouvoir au sein de sa famille, les étoiles du Vor qu’il convoite depuis toujours et dont il estime être digne. Le scénario est sombre et explosif. On est tenu en haleine du début à la fin par ce destin qui peut basculer à chaque instant.

Le dessin de Vincent Burmeister est très graphique, grâce à des traits non retouchés qui dégagent un certain aspect brut et une coloration aux teintes froides (sans doute faite à l’aquarelle) qui donne beaucoup de puissance.

Ce premier album de Vor est une franche réussite, le récit de mafia par excellence.

Supercondriaque, un film de Dany Boon

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Le dernier film de Dany Boon ne nous a pas fait exploser de rire, loin de là. La première partie nous a bien détendus avec le duo Kad Merad – Dany Boon. Mais c’est tout.

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Sortie : le 26 février 2014

Durée : 1h47

Avec : Dany Boon, Kad Merad, Alice Pol…

Le dernier film de Dany Boon ne nous a pas fait exploser de rire, loin de là. La première partie nous a bien détendus avec le duo Kad Merad – Dany Boon. Mais c’est tout.

Le premier est le médecin depuis 18 ans du second. Médecin et ami. Mais le patient est surtout hypocondriaque. Pas facile à soigner !

Le sujet est drôle et on aurait pu espérer des scènes hilarantes. Il n’en est rien. Juste des scènes cocasses, de bons sketchs et de belles grimaces. Mais, trop c’est trop… Dany Boon est « too much ».

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Valérie Bonneton est, comme toujours, extra, mais on ne fait que l’apercevoir… Dommage !

Mais la seconde partie du film s’enlise dans une tout autre histoire qui ne tient pas vraiment debout. On s’éloigne complètement du sujet, pour entrer dans un quiproquo qui mêle la politique, les réfugiés balkans, la révolution… Bref, on ne rit plus du tout !

L’histoire n’est plus crédible, et la comédie a disparu… On se demande même si on va pouvoir rester jusqu’au bout. Car le film dure tout de même presque 2 heures.

Regardez la bande annonce, cela sera largement suffisant !

Résultats concours : How I Live Now, 20 places de ciné gagnées et 2 livres.

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Sortie le 12 mars 2014

Un film de Kevin MACDONALD

avec  Saoirse RONAN,George MACKAY,

Tom HOLLAND, Harley BIRD et Anna CHANCELLOR

A l’occasion de la sortie du film How I Live Now, Publik’Art, en collaboration avec Way To Blue, vous a offert la possibilité de gagner :

10×2 places de ciné pour le film :  How I Live Now

2 livres de Meg Rosoff Maintenant c’est ma vie.

Vous avez été très nombreux à participer : 4 190 joueurs ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

Les dix heureux gagnants de deux places de ciné sont :

Benoit Lecomte, Tiffany Fontaine, Georgeline Vincent, Olivia Andriuzzi, Christophe Bourriaud, Kevin Pineau, Benoit Fourcade, Rémy Hedelin, Taba Rozenn et Sabrina Henri.

Les deux gagnants d’un livre sont :

Adeline Vrignon et Jean-Paul Wilhelm.

Notre partenaire vous enverra très prochainement votre lot. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Album de la semaine : Monochrome Skies (The Instrumentals) de Jesse James en libre écoute

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Jesse James est un producteur/beatmaker luxembourgeois qui avait sorti en 2013 un album instrumental de haute voltige. Monochrome Skies comprend 18 titres hip-hop, souvent minimalistes mais extrêmement bien construits. Avec ce qu’il faut où il faut. Juste parfait.

Excellente écoute et bonne semaine à tous sur Publik’Art, of course.

Philippe Le Bel, une BD de Mathieu Gabella, Christophe Regnault, Valérie Theis et Etienne Anheim (Glénat / Fayard)

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Date de sortie : le 5 mars 2014

Auteurs :   Mathieu Gabella (scénario),  Christophe Regnault (dessin), Valérie Theis (Conception) et Etienne Anheim (conseiller historique)

Prix : 14,50 € (56 pages)

Philippe Le Bel est l’un des deux premiers albums (l’autre étant Vercingétorix) ouvrant la nouvelle collection historique Ils On fait l’Histoire, projet associant les éditions Glénat et Fayard. Des récits qui s’attachent chacun à un personnage qui a marqué l’Histoire, retraçant sa vie en bande-dessinée. Historiens, scénaristes et dessinateurs ont ainsi collaboré autour de grandes figures comme Jaurès, Churchill, Napoléon, Mao etc… Au total c’est une trentaine d’albums qui sont en chantier, dont huit sortiront cette année 2014.

Résumé de l’éditeur :

Philippe IV de France, dit Philippe le Bel ou le « roi de fer », fils de Philippe III de France et de sa première épouse Isabelle d’Aragon, fut roi de France de 1285 à 1314. Derrière la légende du procès des Templiers et des rois maudits se cache un roi silencieux, secret et éminemment politique. Et les « affaires » qui émaillent cette époque suscitent les questions : Pourquoi le Temple ? Pourquoi la dévaluation ? Pourquoi ce conflit avec le Pape ? De l’étude de ces presque 30 ans de règne émerge finalement une volonté constante et tendue vers un but unique : la grandeur du royaume de France.

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Philippe Le Bel est un récit écrit par Mathieu Gabella (Idoles,  La Licorne, Mystère Nemo, 3 Souhaits, WW2.2,…). Un scénario élaboré avec la collaboration étroite d’Etienne Anheim, Maître de Conférences en histoire du Moyen Âge à l’université de Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines et Valérie Theis, Maître de Conférences en histoire du Moyen Âge à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et directrice de l’UFR de sciences humaines et sociales. Deux pointures de l’Histoire pour un roi.

Comme dans Vercingétorix, le challenge du scénario est de retracer la vie de son personnage, en l’occurrence le règne de Philippe Le Bel (de 1285 et 1314). On assiste ainsi aux différentes guerres, politiques et religieuses, menées par ce roi qui n’avait d’obsession que la soumission de ses vassaux (et adversaires). Peu importait d’étendre le royaume : il fallait les soumettre par la force, sans expropriation confiscatoire, pour en faire des hommes soumis et redevables au roi de France.[pull_quote_right]Une belle réussite.[/pull_quote_right]

Le scénario fait des choix plutôt audacieux, en mettant en avant ses querelles avec la papauté qui animèrent son règne plutôt que la légende noire du procès des Templiers. On s’attache surtout à la personne du roi, à son tempérament pour tenter d’expliquer les raisons des décisions prises tout au long de sa vie. L’histoire de la BD est ainsi découpée par différentes dates qui ont marqué la gouvernance de Philippe Le Bel,  roi de France entre 1285 et 1314. Forcément, la narration fait des bonds dans le temps parfois rapides, ce qui rend le récit moins fleuve que celui de Vercingétorix, mais elle n’en demeure pas moins riche de détails historiques.

C’est par ailleurs Christophe Regnault (Chasseurs de Scoops) qui illustre l’album. Avec un trait aiguisé, il donne profondeur et  dynamisme aux scènes politiciennes, l’action n’étant qu’au second plan. Il parvient à donner de très intéressantes expressions aux visages, souvent colériques, des protagonistes qui s’affrontaient l’époque.

Philippe Le Bel confirme la qualité de la nouvelle collection Ils On fait l’Histoire. Une belle réussite.

Chinese Man : The Groove Sessions, Vol. 3 dispo en pré-commande

The Groove Sessions, Vol. 3 Chinese Man

Le trio de Chinese Man s’apprête à sortir un troisième volume de The Groove Session, dont les deux premiers sont à l’origine du succès du groupe. Sa sortie est prévue le 14 avril prochain. Il s’agira de 14 titres avec de nombreux featurings, mais pour les nostalgiques de The Groove Session Vol 1 & 2, il existe une version du prochain album avec tous les instru en bonus. Pour se la procurer, il faut pré-commander l’album sur iTunes. Alors n’hésitez pas !

Liliom de Ferenc Molnar, mise en scène par Galin Stoev, à Paris

2013-2014 la Colline  coproduction création Théâtre de Liège "LILIOM "de Ferenc Molnár Mise en scène Galin Stoev

Théâtre de la Colline jusqu’au 4 avril 2014

De « Liliom », Ferenc Molnar (1878-1952) indiquait : « c’est une histoire de banlieue de Budapest aussi naïve et primitive que celles qu’ont coutume de raconter les vieilles femmes de Josefstadt ».

[pull_quote_left]Un conte d’aujourd’hui qui nous entraîne dans les méandres de la complexité humaine.[/pull_quote_left]

Des hommes et des femmes exclus socialement, économiquement, culturellement et qui sont à la lisière de la ville, là où les valeurs et les lois n’ont plus cours, là où les institutions n’éduquent et ne protègent plus, et là où aucune réalisation personnelle n’est possible.

Un monde en marge et à l’écart donc où la modernité du propos de la pièce n’en est que plus saisissante mais dont l’intrigue ne se réduit pas à son contexte social mais à une exploration des ressorts de cette matière humaine brute, qui dans un élan de survie défie une existence malmenée .

2013-2014 la Colline  coproduction création Théâtre de Liège "LILIOM "de Ferenc Molnár Mise en scène Galin Stoev

Et Galin Stoev, à l’abri d’un regard très personnel, réussit une mise en scène délirante et foisonnante à la fois physique et décalée qui colle parfaitement à l’univers paradoxal des protagonistes.

Liliom est un bon à rien, un frimeur, une petite frappe mais il a un boulot : il est bonimenteur dans une fête foraine. L’air de ne pas y toucher, il a emballé Julie sur le manège de Madame Muscat, aux allures de tenancière de bordel, qui ne l’a pas vu d’un bon œil et l’a donc congédié. Julie, elle, est tombée raide dingue de ce futur chômeur. Avant qu’elle ne soit enceinte et que Liliom ne décide de participer à un casse afin de les mettre à l’abri du besoin. Mais les choses tournent mal car sur le point d’être arrêté et afin d’échapper à la justice, il se suicide.

La pièce bascule alors… dans l’au-delà : un ciel aux airs de commissariat où les anges sont des détectives. Liliom pourra redescendre un jour sur terre pour faire “quelque chose de beau”. Mais aura-t-il les moyens de ce rachat ?

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Et quelque soit les artifices du lieu qui pourrait être aussi un centre commercial dont le metteur en scène souligne le coté cheap et superficiel, les rêves sont confisqués parce que d’emblée limités à une misère intellectuelle, émotionnelle et matérielle.

Pourtant chez ces anti-héros le besoin de ressentir est brûlant mais déconnectés de leurs émotions et de leurs sentiments qu’ils ne peuvent pas formuler, ils en sont réduits à une expression primaire, cruelle et instinctive.

 [pull_quote_right]Galin Stoev, à l’abri d’un regard très personnel, réussit une mise en scène délirante et foisonnante à la fois physique et décalée qui colle parfaitement à l’univers paradoxal des protagonistes.[/pull_quote_right]

La scénographie qui emprunte à l’ambiance grotesque de la foire (masque d’animaux, peluche, personnages costumés) et la traduction du texte aux accents triviaux mais sur un ton toujours distancié, rendent parfaitement compte de cette urgence de vivre.

Christophe Grégoire est un Liliom convaincant, à la présence nerveuse et envoutante tandis que Julie (Marie-Eve Perron) est une femme amoureuse volontaire et captive. Quant à Marie-Christine Orry qui interprète Mme Muscat la responsable du manège, elle est impressionnante dans un jeu à la fois goguenard et subtil.

Un conte d’aujourd’hui qui nous entraîne dans les méandres de la complexité humaine…

Inna, un livre de Caroline Fourest

Inna[1]

Au cœur des Femens

Publié aux Editions GRASSET

Date de parution : 22 janvier 2014

388 pages

20,90 Euros.

Qui n’a jamais entendu parler des Femens ? Ces nouvelles amazones luttant seins nus et recouvertes de slogans pour défendre le droit des Femmes et de la Liberté pour tous.

Leurs principaux ennemis : les religions, l’industrie du sexe et les dictateurs. A travers ce livre Caroline Fourest va nous emmener dans l’intimité de ce mouvement en s’intéressant tout particulièrement à sa principale leader INNA SHEVCHENKO et nous faire comprendre les rouages de ce nouveau féminisme.

Caroline Fourest, essayiste et journaliste, militante féministe engagée sur les thèmes de l’égalité, de la laïcité et des droits de l’homme. Son combat : lutter contre les extrémismes religieux et politiques. C’est tout naturellement qu’elle va se rapprocher des Femens, ce mouvement né en Ukraine, par des jeunes femmes luttant pour la condition féminine dans ce pays.

En racontant la vie d’Inna, cette jeune Ukrainienne qui va perdre son emploi et devoir s’exiler en France à cause de ses idées, Caroline Fourest, nous raconte l’histoire de ce mouvement de féministe radicale. Des le début en Ukraine jusqu’à l’internationalisation du mouvement. On suit de près les actions menées par ces femmes de diverses origines et nationalités bravant les interdits seins à l’air, allant jusqu’à risquer leur vie.

En plus d’être un témoignage intéressant sur un mouvement créant les fantasmes les plus fous dans les médias, Caroline Fourest se met à nu, en nous dévoilant toute sa vérité et ses critiques sur ce mouvement, en ne nous cachant pas sa romance avec la leader des Femen Inna, ni ses altercations avec celle-ci. Deux mondes se confrontent, celui du combat à travers des actions et des provocations et celui des combats par les mots et la pensée.

Pour contrer les critiques reprochant le risque de manque d’objectivité lié à la romance entre l’auteur et le sujet, Caroline Fourest estime au contraire qu’il faut être plus proche de son sujet en gardant du recul pour toucher à l’essentiel.

Bien plus qu’un livre sur un mouvement féministe et une histoire d’amour, c’est avant tout un livre sur notre époque.

17 ème édition du Festival Panoramas, du 15 au 20 avril, à Morlaix

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Du 15 au 20 avril 2014, à Morlaix

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  Le visuel de la prochaine édition du Festival Panoramas vient d’être dévoilé. Cette 17ème édition accueillera notamment du 15 au 20 avril à Morlaix : Boys Noize, Who Made Who, Mr Oizo, Rone, Daniel Avery, Parov Stelar, Fakear et bien d’autres ! 

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Résultats concours : Un week end à Paris, 10 places gagnées

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Une comédie de Roger Michell

avec Jim BroadbentLindsay Duncan et Jeff Goldblum 

Sortie le 5 mars au cinéma

 

A l’occasion de la sortie du film Un Week-end à ParisPublik’Art, en collaboration avec cinefriends.com, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film :  Un Week-end à Paris

Vous avez été 2 922 participants. Bravo à tous !

Les heureux gagnants sont :

Laurence Gay, Christelle Couderc, Katia Boire, Farid Afras et Angeline Gouezel

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les remercions vivement.

Très bon film à tous !

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