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La bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht, mise en scène par Jean Bellorini, à Châtenay-Malabry (92)

La Bonne åme du Se-Tchouan, Bertolt Brecht, Jean Bellorini, TNT, Toulouse

Théâtre la Piscine jusqu’au 12 janvier 2014
254, avenue de la Division-Leclerc
92290 Châtenay-Malabry

Théâtre d’interrogations face à la violence du monde mais dont l’empreinte poétique et survoltée si propre à Brecht fait naître une puissance à la fois ravageuse et sensible.

A l’abri d’un geste esthétique fort et d’un travail de troupe saisissant, Jean Bellorini (jeune metteur en scène de 32 ans qui signe aussi la traduction avec Camille de la Guillonnière, la scénographie, les lumières, les compositions) et ses dix -huit comédiens-chanteurs-musiciens font circuler et étinceler le verbe au plus près de l’expérience humaine et de ses antagonismes dont la résonance l’inscrive dans une contemporanéité frappante : un souffle enivrant.

On connaît l’argument sur laquelle repose cette bonne Ame, définie par le dramatruge comme une « parabole dramatique », et la tâche assignée à Shen Té, la prostituée de Se-Tchouan, par les dieux : être la bonté même, continuer à être bonne dans un monde où les dieux n’ont nulle part rencontré des « gens qui aient réussi à mener une existence digne de l’homme », prouver que l’altruisme y est possible. She té a eu beau protester, crier ses craintes : « Mais je ne suis pas sûre de moi, dieux illustres. Comment faire pour être bonne quand la vie est si chère ? » , les dieux n’entendent rien car ils se moquent des questions économiques.

[pull_quote_left]A l’abri d’un geste esthétique fort et d’un travail de troupe saisissant, Jean Bellorini et ses dix -huit comédiens-chanteurs-musiciens font circuler et étinceler le verbe[/pull_quote_left]

Une fois Shen Té installée dans le petit débit de tabac que les mille dollars laissés par les dieux lui ont permis d’acheter, sa mise à l’épreuve commence. Forte de cette nouvelle activité, elle constate que son commerce est aussitôt pris d’assaut par des pauvres plus avides que jamais tandis que les nantis tentent sous des prétextes fallacieux de l’escroquer.

Elle décide alors de s’inventer un double Sui Ta, un homme dur, calculateur, chargé de la défendre contre sa volonté de faire le bien et d’assurer ses arrières. Un être qui ne se soucie pas d’être bon, mais seulement un homme d’affaires pragmatique inspirant le respect aux riches et la crainte aux plus faibles affirmant sans complexe « Pour lui garder sa boutique, je suis prêt à aller jusqu’à l’extrême limite de ce qui est légalement permis ».

Entre temps, elle sera aussi tombée amoureuse d’un aviateur dont elle s’apprête à tout lui sacrifier alors que ce dernier est seulement prêt à profiter d’elle afin de réaliser son propre rêve en achetant un avion.

Peut on faire le bien dans un monde de brutes ? Faut il sauver les hommes ou les confondre ?

Brecht questionne sans relâche l’exploitation de l’homme par l’homme ainsi que l’impuissance des dieux à changer le monde et nous met face à un modèle revendiquant de plus en plus sa part de duplicité et son égoïsme. Une fable sans morale mais dont le questionnement nous renvoie à une réalité très actuelle.

Dans un rapport frontal avec le public, les allées et venues des protagonistes s’organisent à partir d’une aire de jeu à deux niveau avec une échelle coté cour où dans un emportement festif et rythmique, le plateau s’apparente à un choeur qui cristallise le tumulte d’une humanité entre espoir et perdition, mise à mal et instinct de survie, l’intime et le collectif.

La Bonne åme du Se-Tchouan, Bertolt Brecht, Jean Bellorini, TNT, Toulouse

En autant de fragments, de ruptures, de tonalités pop/piano, de trouvailles scénographiques inventives, la parole polyphonique s’incarne et se fédère dans une dimension chorale, musicale, originale et unitaire de l’œuvre portée par des acteurs, tous magnifiques.

[pull_quote_right]le plateau s’apparente à un choeur qui cristallise le tumulte d’une humanité entre espoir et perdition, mise à mal et instinct de survie, l’intime et le collectif[/pull_quote_right]

Karyll Elgrichi (She té) à l’allure tour à tour bohème et androgyne irradie la scène dans un élan fébrile qui se charge de toute la contradiction paradoxale du personnage où se révèle sa complexité porteuse de fragilité, de tension et de doutes. Tandis que François Deblock (Wang le porteur d’eau), son ami à la vie à la mort, s’illustre d’un jeu investi et virevoltant.

Un embrasement dont l’unité fait corps avec la parole engagée du poète.

Du 10 au 18 janvier à Glazart : ORAM MODULAR, 50 CARROT, MUSAH, BIOME, PRISM, NASGUL…

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A VENIR À GLAZART…
Vendredi soir, Glazart prendra des airs de club berlinois avec le collectif [BP]. Samedi, c’est 50 Carrot qui sera aux commandes du club pour une nouvelle Digital Warfare. Le 17 janvier, on accueille le label indé Artbeat Records qui vous fera découvrir Musah, 8PM et Facades. On continuera la soirée avec le label Lutetia Dubz pour une nouvelle No Hype Just Bass avec Biome & Prism. Puis, on finira le week end avec une soirée trance qui servira d’occasion pour fêter l’anniversaire de Nibana.

Vidéo : La Queue de la Souris, une animation à voir

Une animaion française signée Reineke. Dans une forêt, un Lion capture une souris pour la dévorer. Mais celle ci lui propose un marché…

[vimeo http://vimeo.com/40657306]

Les Sorcières de Zugarramurdi,un film de Álex de la Iglesia

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Sortie : 8 janvier 2014

Durée : 1h52

Avec : Carmen Maura, Hugo Silva, Mario Casas, Carolina Bang

Attention Objet filmique non identifié en vu ! Le nouveau film de Álex de la Iglesia va certainement diviser les spectateurs en deux camps : ceux qui vont adhérer (et adorer) et ceux qui vont détester (et quitter la salle avant la fin).

Synopsis :

[pull_quote_center]En plein jour, un groupe d’hommes braque un magasin d’or de la Puerta del Sol
à Madrid.
José, père divorcé en plein conflit avec son ex-femme, Tony, son complice,
sex-symbol malgré lui, Manuel, chauffeur de taxi embarqué contre son gré dans
l’aventure, et Sergio, le fils de José, partent en cavale. Objectif : atteindre la
France en échappant à la police…
Mais arrivé près de la frontière française, dans le village millénaire de
Zugarramurdi, le groupe va faire la rencontre d’une famille de sorcières, bien
décidées à user de leurs pouvoirs maléfiques pour se venger des hommes…[/pull_quote_center]

Le cinéaste espagnol propose ni plus ni moins avec son nouveau long métrage, un délire digne d’un Evil Dead (1981/ le remake de 2013) qui aurait rencontré l’univers onirique et baroque de Federico Fellini, et particulièrement celui de La cité des femmes (1979). Le film fait aussi penser à Calmos (1976) de Bertrand Blier pour son fond incroyablement misogyne (le réalisateur aurait-il des comptes à régler avec la gente féminine ?) les sorcières du titre étant ici uniquement animées par le désir de dévorer (au sens propre comme au figuré) l’homme et son machisme désuet. Un tableau féroce de la féminité qui culminera lors de l’apparition d’une ogresse monstrueuse semblant sortir d’un film de Peter Jackson.

ZUGARRAMURDI 4 © 2013 Enrique Cerezo PC, La Ferme!, Arte France

Partant sur un début percutant avec une séquence de hold-up absolument géniale convoquant à la fois les figures d’un soldat (en « plastique »), de Bob l’éponge et même de Jésus Christ ( !) – en fait les gangsters dissimulés sous l’apparence de mimes de la rue – le film de Álex de la Iglesia démarre en trombe dans un festival de répliques et de course poursuite gaguesque totalement hilarante et jouissive, bref de la bombe sur pellicule entre l’énergie de Trainspotting (1996) et la folie de Brazil (1985).

ZUGARRAMURDI 5 © 2013 Enrique Cerezo PC, La Ferme!, Arte France

Puis la bande des quatre voleurs (s’y adjoint le petit garçon de l’un deux !) dont les figures masculines sont celles de gentils « machos » plus sensibles que le veut leur apparence, vont tomber dans un repère… de sorcières ! A partir de là le film reste divertissant mais hélas plus à la hauteur de son fabuleux prologue. La faute à un script qui va trop dans l’excès et le grand guignol et dans lequel le cinéaste livre toutes ses obsessions et délires, jusqu’à l’écœurement. C’est fort dommage car on retrouve encore ici et là des éclairs de génie, comme la scène du dîner des sorcières ou bien celle du striptease où la jeune sorcière sexy fait jouer à son balai un rôle pour le moins suggestif… En tête de casting (et de ce sabbat un peu dingue) Carmen Maura (Volver) est parfaite mais a tendance à trop cabotiner sur la fin.

ZUGARRAMURDI 3 © 2013 Enrique Cerezo PC, La Ferme!, Arte France

Habitué à livrer des comédies noires excellentes comme Le crime farpait (2004) ou des films de genre délirants comme son premier film Action mutante (1992), Álex de la Iglesia propose avec Les Sorcières de Zugarramurdi un mélange des genres pas toujours bienvenu mais bourré de bonnes idées de mise en scène, un spectacle cependant frustrant car pas passé loin d’être le chef d’œuvre de Álex de la Iglesia.

Triomphe : Le Père, avec Robert Hirsch, au Théâtre Hébertot (Paris) est prolongé jusqu’au 02 février 2014

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Théâtre Hébertot
78 bis boulevard des Batignolles
75017 Paris

En raison du triomphe, la pièce Le Père est prolongée pour trente dernières représentations jusqu’au 02 février 2014 au Théâtre Hébertot. « Inoubliable », « Exceptionnel », « Magistral », la critique a particulièrement encensée cette pièce « Le Père » de Florian Zeller et la prestation de Robert Hirsch qui y fait à 88 ans un retour à la scène aussi intense qu’émouvant. Il reste moins de trente représentations jusqu’à la représentation finale du 02 février au Théâtre Hébertot. Courez-y !

N’est-on pas censé devenir, un jour, le parent de nos parents?
André n’est plus tout jeune. C’est ce qui pousse Anne, sa fille, à lui proposer de s’installer dans le grand appartement qu’elle occupe avec son mari. Elle croit ainsi pouvoir aider ce père qu’elle a tant aimé et qui la fait toujours rire.
Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu : celui qui pose ses valises chez elle se révèle être un personnage étonnant, haut en couleur, et pas du tout décidé à renoncer à son indépendance …
Elle voudrait bien faire, mais découvre qu’elle n’est pas au bout de ses peines … On n’accepte pas si facilement de devenir, un jour, l’enfant de nos enfants.

Clip : We All de Cleo T. (lauréate du prix Paris Jeune Talent 2012)

Communiqué :

Cleo T  (lauréate du prix Paris Jeune Talent 2012 et jeune protégée du producteur John Parish), sort aujourd’hui le clip de son premier single We All  !

Réalisé par le photographe Le Turk, le clip de We All présente un univers cabaret romantique à travers un voyage nocturne et urbain, une mise en mouvement de l’Art Nouveau rappelant les illustrations de Mucha.  La styliste Blackitten, corsetière et créatrice de lingerie fine, a su représenter au fil de dentelle près l’univers mode chic et féminin qui colle si bien au personnage de Cleo T. 

We All, c’ est un EP 4 titres, un cabaret des Temps Modernes, où se croisent lieders berlinois et poésie païenne, au son d’un songwriting féminin et sauvage.
Disponible sur iTunes / Deezer / Spotify.

L’album Songs of Gold & Shadow produit par John Parish sortira le 12 février (Moonflowers / The Orchard).

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=4YPMtDxODxQ&feature=youtu.be]

Belharra, la vague géante du Pays Basque, 1ère vidéo du 7 janvier 2014 sur Publik’Art.

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Belharra était attendue dès hier soir, soirée de grosse tempête sur tout le Pays Basque, 4ème jour consécutif. Belharra a dû faire sa grande apparition cette nuit. Mais il aura fallu attendre ce matin pour la saluer, au grand jour, et avec du soleil !

Ce matin, les champions de surf sont arrivés sur Belharra. On ne sait par quelle magie ! Et pour la première fois, j’étais sur place pour réaliser à quel point cette vague ressemble à un monstre des mers. Toute la route de la corniche est envahie par une foule de personnes et de voitures. L’ambiance est magique. Chacun retient son souffle, et surtout son appareil photo car malgré les 18° affichés, le vent souffle déjà très fort et mieux vaut être bien équipé.

Oui, Belharra se fait désirer et il vous faut patienter pour la voir surgir des flots. A près de trois kilomètres des côtes, vous la voyez, surgie de nulle part. Et le plus étonnant ce sont les traces laissées par les surfeurs, qui bravent le danger pour jouir pleinement de cette vague de plus de dix mètres. Et ils semblent nombreux, du Monde entier. Leur amoureuse leur a donné rendez-vous. Ils sont là pour l’honorer.

Et le ballet peut commencer !

Une pure merveille !

Bravo et merci aux champions surfeurs de ce spectacle quasi insensé !

Ma vidéo :

[youtube http://youtu.be/TtgzTflVLiM]

Et voilà, une vidéo de pro :

Lovelace, un film de Rob Epstein et Jeffrey Friedman

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Sortie : 8 janvier 2014

Durée : 1h33

Avec : Amanda Seyfried, Peter Sarsgaar, Sharon Stone

Au début des années 70, Linda Susan Boreman alias Linda Lovelace a été la vedette fugace d’un film célèbre du cinéma porno au titre équivoque de Gorge profonde et signé de Gérard Damiano. A une époque où l’exploitation de ce cinéma underground se faisait en salle et en projection 35 ou 16mm avant que la vidéo et l’Internet ne prennent le relais. Des producteurs sans scrupules et aux motivations plus vénales qu’artistiques donnaient ainsi leur « chance » à des actrices débutantes, et sans réel talent pour la comédie, de percer à l’écran et de se voir offrir un public d’admirateurs, avec le revers de la médaille et les aspects sombres de ce que cela engageait chez ces stars et icônes sexuelles d’un jour. C’est encore le cas aujourd’hui, mais de façon beaucoup plus confidentielle voir au contraire totalement médiatisé, à l’exemple d’anciennes vedettes du porno devenues stars du petit écran et que les émissions de divertissement invitent aux côtés de membres du show biz comme n’importe quel artiste, chanteur ou comédien.

Autre temps, autres mœurs comme dit le dicton, et c’est cette époque où la liberté sexuelle était reine que dépeint le duo de réalisateur Rob Epstein et Jeffrey Friedman dans leur nouvelle œuvre de fiction Lovelace (après Howl en 2010 et quelques documentaires primés). Le point fort du film est sa reconstitution fidèle des années 60 et 70, jusqu’au grain de l’image à l’aspect très « grindhouse » et porté par une bande son très « groove », en contre-point total avec l’aspect noir et dramatique qui se révèle à mesure que progresse le récit dans un montage dynamique et percutant, un peu à la manière de ce qu’avait montré Paul Thomas Anderson dans son excellent Boogie Nights (1997) et qui traitait lui aussi de l’ascension d’une star du porno, mais masculine cette fois, incarné par Mark Wahlberg, et révélant un grand acteur au passage.

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Le plus étonnant dans le film est la dimension racoleuse de son sujet et son traitement lors de la longue première partie, décrivant la fulgurante carrière de Linda, et qui tranche totalement avec sa conclusion, où Linda a abandonné son métier d’actrice porno pour la vie tranquille d’une mère de famille américaine qui participe à des émissions de télévision pour parler de sa biographie et du calvaire qu’elle a vécu durant la production de Gorge profonde. Il apparait étrange et quelque peu frustrant, que ce changement radical du personnage soit évacué en quelques scènes. Les deux réalisateurs semblant visiblement plus intéressé à décrire des scènes de tournage et des orgies de sexe que la prise de conscience de l’héroïne une fois qu’elle a réussi à quitter le milieu du x. Une démarche assez contradictoire, comme si les auteurs avaient voulu s’excuser à la fin de se complaire dans une telle débauche, même si filmée de façon étonnamment soft pour un tel sujet, sans doute par envie de ne pas subir les foudres de la censure (le film a tout de même été classé R aux Etats-Unis, soit l’accompagnement d’un adulte pour les moins de 17 ans). L’ironie se mélange avec le drame pour tomber ensuite dans le sérieux le plus total et la dénonciation à la morale quasi religieuse d’une industrie cinématographique d’exploitation du sexe, féminin avant tout. Le film aurait été sans doute plus cohérent en traitant avec la même rigueur le parcours d’actrice porno de la jeunesse de Linda et sa vie future de femme « rangée » et militante féministe.

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Dans les seconds rôles, on a plaisir à retrouver une Sharon Stone méconnaissable dans le rôle de la mère de Linda, dépassée et désemparée par le destin de sa fille. A ses côtés, le père joué par Robert Patrick (Terminator 2 : le jugement dernier)  en flic effacé, n’est pas moins remarquable. Heureusement, l’interprétation des comédiens, à commencer par la délicate et touchante Amanda Seyfried dans le rôle principal, font de ce Lovelace un biopic à voir, et ce malgré un final qui aurait mérité plus de subtilité dans son traitement.

The Geek x Vrv : le groupe trip hop déjà culte à découvrir et écouter sans tarder !

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The Geek x Vrv est un groupe trip hop parisien parmi les plus prometteurs. Le duo, composé d’Axel (le Geek) et de Vincent (Vrv) offre des beats redoutables à base de hip hop qui fait bouger la tête à en avoir mal à la nuque. Mais c’est surtout par ses artifices divers et variés que The Geek x Vrv fait la différence. Des voix pitchées, des effets électro à la bonne place au bon moment. Tout y est. Juste parfait.

Et leur discographie récente est déjà impressionnante quand on jette un oeil à leur soundcloud. Des EP (Feel the soul ep, Sensation EP, B.T.O.S., Amicalement vôtre, Chines Morning EP, One love EP) à la pelle et des titres inédits indénombrables. La caverne d’Ali baba.

Accrochez-vous bien à votre fauteuil. Et maintenant écoutez plutôt :

Nouvelle édition de U-29, la BD de ROTOMAGO et Vincent CALVEZ le 6 février en librairie (Akileos)

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Date de sortie : le 6 février 2014

Les éditions Akileos annoncent la sortie d’un album épuisé depuis 2005 : U-29 avec une nouvelle maquette.

Résumé de l’éditeur :

1917. Un sous marin allemand torpille un cargo anglais. Les canots de sauvetage ne sont pas épargnés. Au coucher du soleil, quand le U-boot refait surface, les marins découvrent, sur le pont, le cadavre d’un jeune homme, accroché au gardefou. Dans la poche du noyé, ils trouvent un objet curieux : une miniature d’ivoire figurant un visage couronné de lauriers. L’étrange figurine devient la propriété exclusive du second. Les autres marins, superstitieux, voudraient qu’il s’en débarrasse… Une antique figurine d’ivoire, un sous-marin muni de puissants projecteurs, des marins allemands psychotiques, un scaphandre doté de générateurs chimiques d’oxygène, des dauphins qui évoluent à des profondeurs improbables, voici quelquesuns des ingrédients qui font de U-29 une histoire d’aventure originale, inventive et pleine de rebondissements.

Publier pour la première fois en 2005, U-29 est une des toutes premières créations Akileos. Épuisé depuis plusieurs années, le titre est aujourd’hui réédité avec une nouvelle maquette, plus aérée, et des fichiers retravaillés, afin de lui apporter une meilleure lecture.

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Run Run Shaw, le père des films de Kung-Fu s’en est allé à l’âge de 106 ans

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Run Run Shaw, est décédé  ce mardi à Hong Kong à l’âge de 106 ans. Il était à la tête des studios Shaw Brothers milliardaire et producteur de cinéma. Selon le magazine américain Forbes, il était un grand philanthropz. Il avait été fait chevalier par la reine Elizabeth en 1977 pour son soutien à la Croix-Rouge.

Avec son frère Runme, il avait d’abord créé une maison de production à Shanghai en 1927, avant de venir à Hong Kong. Les studios Shaw Brothers ont produit un millier de films, dont La 36e Chambre de Shaolin (The 36th Chamber of Shaolin) l’un des films fondateurs du genre, et La main de fer (Five fingers of death), premier film de Hong Kong exporté aux Etats-Unis. Le studio a notamment révélé le réalisateur John Woo, ou l’acteur Gordon Liu, qui incarnait un maître de kung-fu dans Kill Bill de Quentin Tarantino.

Sauvage, le nouvel album rap festif de Dirty Zoo en libre écoute

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Date de sortie : le 17 décembre 2013

Dirty Zoo est un groupe hip hop qui porte bien son nom. Et leur second album en dit long : Sauvage. Voix rauques, flow harcores… ce sont des animaux. Quelques passages raggae-style viennent parfois métisser trop nettement l’album (Le temps d’une chanson, Au gré du vent…). Toujours est-il que l’album est frais et décomplexé et ça fait plaisir. Ça fait sale et ça fait mal.  A découvrir donc !

Kill Bill 3 : Tarantino jette l’éponge !

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Après avoir entretenu le suspens et même envisagé tourner un troisième volet pour la saga Kill Bill (à l’occasion de ses 10 ans, en 2014), Quentin Tarantino a annoncé officiellement avoir abandonné ce projet qui aurait pourtant fait déplacer les foules… Dommage.

Vidéo choc : un couple emporté par une vague à Biarritz

Avertissement : cette vidéo peut choquer la sensibilité de tous. Des deux personnes, seul l’homme a survécu dans un état critique. La femme est toujours portée disparue à l’heure qui l’est.

Soyez prudent lorsque vous êtes sur les côtes et que la mer est agitée. Respectez toujours les consignes de sécurité.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=bGigTG1d_c0]

Battling Boy, t.1, un comics de Paul Pope (Urban Comics)

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Date de sortie : octobre 2013

Auteurs : Paul Pope (scénario & dessin)

L’américain Paul Pope est bien connu du monde du Comic Book (a reçu plusiquer Eisner Awards dont notamment deux en tant que meilleur scénariste et meilleure série courte pour sa mini-série Batman année 100). Il a fait son retour sur le devant de la scène avec Battling Boy. Une série où il est question de dieux, d’Hommes et de monstres s’affrontant tous dans un gigantesque foutoir bon enfant. Un premier volume de plus de 200 pages de baston et de super-pouvoirs.

Résumé de l’éditeur :

Dans ce premier épisode, un dieu guerrier expédie son fils, Battling Boy, dans un monde infesté de monstres assoiffés de sang. Il l’y laisse avec une carte de crédit magique et une valise pleine de tee-shirts enchantés. Ses instructions sont claires : ne pas rentrer à la maison avant d’avoir libéré la planète des monstres. C’est une mission difficile, et Battling Boy est persuadé qu’il n’est pas capable de l’accomplir. Mais s’il échoue, personne d’autre ne pourra sauver ce monde !

1er volet des aventures de Battling Boy : 200 pages à la croisée du comic book, du manga et de la bande dessinée ; une histoire pleine de monstres, de fureur et de valeurs positives.

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Le scénario de ce premier tome de Battling Boy ne permet pas tout à fait de se faire un avis. Si ce n’est que l’ambiance générale est plantée. Un récit accessible, où il est question de beaucoup d’affrontements et de duels avec des monstres plus loufoques les uns que les autres. Les méchants contre les gentils. Sauf qu’ici une tierce partie s’est invitée : Battling Boy. Un petit garçon (enfant-dieu) aux tee-shirts naïfs mais qui renferment leur secret… Un scénario loufoque où les Dieux viennent passer leur adolescence dans le monde des Hommes… Pourquoi pas ![pull_quote_right]Un scénario loufoque où les Dieux viennent passer leur adolescence dans le monde des Hommes[/pull_quote_right]

Paul Pope est un gars à l’ancienne. On le sent bien. Lorsqu’on savoure les traits de son dessin, c’est avec la sensation de retrouver l’un de ses comics des années 90, en version remastérisé. Comme si deux époques se télescopaient. Et ça fait du bien. Un peu de style old school, un peu d’aspérités et de caractère dans un dessin inégal mais bel et bien vivant.

Au final, on ne sait pas bien quoi penser. On sourit pas mal à la lecture mais celle-ci doit être certainement préférée par un jeune public. Ce Comic pourrait être très bien pour de jeunes ados qui veulent partir à la découverte du comics (ou de la BD).

Evènement ! « Einstein on the beach » de Robert Wilson-Philip Glass à Paris, à guichets fermés mais c’est sur Culturebox !

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« Einstein on the Beach », l’opéra mythique du tandem Robert Wilson-Philip Glass, affiche complet au Théâtre du Châtelet. Mais pas de panique, installez-vous dans votre fauteuil, et laissez-vous hypnotiser par cette oeuvre que Culturebox a l’honneur de vous proposer en direct, mardi 7 janvier 2014 à 18h20.

[pull_quote_left]Tel un rêve éveillé où nous sommes immergés dans une temporalité hypnotique portée de concert entre le formalisme extrême de Wilson et la musique expérimentale envoutante de Glass pour 4h30 de pure élévation et d’osmose totale[/pull_quote_left]

C’est un événement à plus d’un titre. « Einsten on the beach » est une oeuvre visonnaire et unique qui a lancé un des plus grands chorégraphes du monde ; défi financier et technique, il est joué à Paris pour la première fois depuis 1976, remonté par ses créateurs et la chorégraphe Lucinda Childs.

Créé au Festival d’Avignon en 1976 par les américains Bob Wilson dont nous avons chroniqué sur Publik’Art The Old Woman & Peter Pan et Philip Glass, « Einstein on the Beach » est un opéra en 4 actes de 5 heures pour comédiens, danseurs et chanteurs. C’est une oeuvre sur la perception du temps et de l’espace qui commence avec un train du XIXe siècle et s’achève sur une explosion atomique avec un vaisseau spatial du XXe siècle.

Un opéra fascinant. Tel un rêve éveillé où nous sommes immergés dans une temporalité hypnotique portée de concert entre le formalisme extrême de Wilson et la musique expérimentale envoutante de Glass pour 4h30 de pure élévation et d’osmose totale.

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Repris dans le monde entier, le spectacle est très vite entré dans la légende avec la musique répétitive de Glass, l’art visuel abstrait de Wilson et la danse minimaliste de Lucinda Childs. Une oeuvre envoûtante qui reste gravée à jamais dans les mémoires de « ceux qui ont vécu l’expérience ».

Mardi 7 janvier 2014, l’opéra fera l’objet de sa toute première captation vidéo. Cet ovni, ce chef d’oeuvre du XXe siècle, jamais filmé, jamais diffusé, sera retransmis en direct sur retansmis en direct sur Culturebox à 18h20 puis proposé en replay pendant 4 mois. Il sera accessible partout dans le monde !

La réalisation sera signée Don Kent, en coproduction avec le Théâtre du Châtelet, Telmondis et Mezzo, avec la participation de France Télévisions et le soutien du CNC.

Un évènement donc à ne pas manquer, à vos marques !

Résultats concours : Vincent Niclo, 3 albums gagnés

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@Agence Rise Up

A l’occasion de la sortie de l’album Luis de Vincent Niclo, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

 3 albums Luis en édition collector

Vous avez été très nombreux à participer : 3 689 joueurs. Bravo à tous et un grand merci de votre excellente participation.

L es trois heureux gagnants sont :

Marie-Joelle, Sylvain Caillavet et Sylvie Falaise.

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement et d’avance nous les en remercions vivement.

Edito : rétrospective sur le mois de décembre 2013

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Comme le mois dernier, on vous fait un petit édito histoire de faire le bilan de l’actu écoulée et d’envisager l’avenir sereinement. Et pour ne pas déroger aux habitudes prises, on fait notre petit rewind par catégories, parmi les 148 articles parus.

Cinéma :

Difficile d’aborder l’actu ciné sans parler de la mort de Paul Walker, l’acteur de la saga Fast & Furious. Depuis, la star a été faite hyper-super-mega-star tant son décès a fait le buzz. Aux dernières nouvelles, il paraît que la Porsche roulait à plus de 160 km/h en pleine ville. Pour rester sur le thème, on se remémore avec émotion le décès de Nelson Mandela dont le biopic est sorti il y a peu.

En ce qui concerne le coeur du sujet, le mois de décembre a été marqué par quelques  sorties attendues par la rédaction. Bénédicte de Loriol a couvert La Vénus à la fourrure, le dernier film de Polanski. Elle n’y va pas par quatre chemins : « Les intellos vont crier victoire et les autres, comme moi, vont être déçus et vont pousser au boycottage du film« . Voilà qui est dit. Pendant ce temps, Mégane Mahieu  disait du réalisateur de La jalousie que « Garrel déploie son cinéma comme une même couleur, riche de nuances, et nous émerveille à chaque fois. ». Un vrai coup de coeur.

Comment ne pas également évoquer Casse tête chinois qui a remporté tous les suffrages pour Bénédicte. Le film de Cédric Klapisch signe la fin de sa trilogie débutée avec L’Auberge espagnole. Et ce n’est pas seulement le film qui a suscité l’enthousiasme, c’est aussi sa B.O., élue album de la semaine.

On s’est également délecté d’un entretien fleuve de Mégane Mahieu avec le réalisateur du film 2 Automnes, 3 hivers.

La dernière chronique de l’année était quant à elle consacrée au dernier film de Yolande Moreau : Henri. « Très beau film, réalisé avec beaucoup de cœur et de façon très poétique, avec des acteurs remarquables. ».

Côté bandes-annonces, beaucoup se sont succédé : The Amazing Spiderman 2, La Belle et la Bête, La Vie Rêvée de Walter Mitty, Rio 2, Godzilla, Les Trois Frères le retour, Une Promesse

Les séries-télé continuent leur progression avec la superbe série danoise Borgen qui offre trois saisons politiques à ne pas manquer, ou encore les deux premières saisons de Suits, la série où les avocats d’affaires mènent le jeu.

Musique :

Encore et toujours beaucoup de clips et de news qui se lisent avec les oreilles. Les Albums de la semaine ont été les suivants : Kitsuné Maison Compilation 15, Casse tête chinois, Nasty Tricks, et Go Away. On vous renvoie à la rubrique pour les écouter. D’autres albums se sont aussi démarqués avec l’excellent Micrology de Senbeï (article le plus lu en décembre) ou l’album surprise de Beyoncé.

BD :

Quelques chroniques ont été rédigées avec notamment Le Chien qui louche, Young, ou la présentation d’une revue incontournable : Aaarg!  On vous a aussi proposé de lire les premières planches de l’Onde Spetimus, le dernier né de Blake et Mortimer.

Théâtre :

Beaucoup de pièces parisiennes ont été chroniquées par Amaury Jacquet et Charlotte Henry.

Amaury Jacquet a d’abord eu un vrai coup de coeur toutes catégories : Peter Pan, de James Matthew Barrie, par Bob Wilson. Il y avait également d’autres immanquables comme : Alex Lutz d’Alex Lutz, mise en scène de Tom Dingler ou Giselle de Mats Ek par le Ballet de l’Opéra de Lyon.

Charlotte Henry a trouvé chaussure à son pied avec la comédie musicale My Fair Lady, au théâtre du Chatelet et Moi, Caravage, au théâtre des Mathurins, mise en scène par Stanislas Grassian. Bien sûr il y avait aussi Percossa, la pièce Psyché à la Comédie Française, mise en scène par Véronique Vella, ou encore Les Palmes de M. Schutz au Théâtre Michel, par Jean-Noël Fenwick qui semblaient toutes lui avoir bien plu.

Chez nos amis lyonnais, Pauline Lambert appréciait le projet inventif mené la Compagnie YouCantBuyBuy, au Théâtre des Clochards Célestes :La Bonne Impression.

Littérature :

Mehtap Teke s’est intéressée – dans ses rendez-vous hebdomadaires (un livre par semaine) – à : Apollinaria, une passion russe, un livre de Capucine Motte, Ainsi soit Olympe de Gouges, de Benoîte Groult, L’Ame du monde, de Frédéric Lenoir et La question, d’Henri Alleg.

Et Bénédicte de Loriol a partagé son plaisir pour Les anges meurent de nos blessures, de Yasmina Khadra, la biographie de Lucien Bertin, un français d’Egypte, Les routes de l’exil, par Marie-Françoise Poc et sa relative déception pour Il faut beaucoup aimer les hommes, de Marie Darrieussecq.

Art Contemporain :

Les expos furent plus discrètes en décembre. On vous a notamment parlé de celle de Neïla Serrano, à la Teodora Galerie, à Paris, du 21 novembre au 14 janvier 2014, de la prochaine The New York Moment au MAM de Saint-Etienne, de celle de Raymond Depardon au Grand Palais.

Vidéos insolites :

Les Défouloirs du Vendredi sont toujours là chaque vendredi, parmi lesquels la vidéo-buzz de l’année 2013 : What does the fox say ? Reportez-vous à la rubrique Vidéos pour en voir plus encore.

2013 est désormais dans les placards. Vive 2014 !

Exposition Kostis Georgiou à la villa Beatrix Enea, à Anglet (64)

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Entrée libre jusqu’au 12 janvier 2014

Kostis Georgiou expose en ce moment à Anglet, à la villa Beatrix Enea. Vous y découvrirez de somptueuses œuvres de l’artiste, aussi bien en peinture qu’en sculpture. Car Kostis Georgiou, artiste grec, est à la fois peintre et sculpteur. Ces deux expressions artistiques sont, pour lui, indissociables. « C’est la même philosophie qui guide ma sculpture ou mes peintures. »

Kostis a suivi des études à Athènes, puis en Suède. Il étudie la scénographie en Florence, en Italie. Et finit par retourner à Athènes où il fera l’Université des beaux-Arts et terminera sa formation par Londres au Royal College of Fine Arts.

Il décide ensuite de s’installer à Athènes, où il se sent vraiment chez lui. Il commencera par donner des cours, puis très vite consacrera tout son temps à ses œuvres. Œuvres souvent majestueuses, de par leurs dimensions et aussi de par leurs couleurs. Souvent sur fond noir, les scènes sont mises en valeur par des couleurs très vives qui donnent vie aux personnages. Le contraste des couleurs est remarquable.

Quant aux sculptures, elles sont d’une pureté, d’une élégance, d’une beauté tellement simples qu’elle nous envahit. Des sculptures qui donnent envie de toucher, de caresser, non pas avec les mains, mais avec notre sensibilité. Vous découvrirez de petites sculptures, les danseurs, entièrement rouges, et d’une finesse emplie de grâce, ou de gigantesques animaux irréels, splendides,  qu’on ne peut qu’admirer avec stupeur.

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L’exposition à Anglet se termine le 12 janvier ! Il ne vous reste plus qu’à organiser un petit séjour dans cette belle région du Pays Basque pour découvrir ces œuvres magiques de Kostis Georgiou (les oeuvres sont libres à la vente). 

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Kostis Georgiou vu par lui-même :

Je pense que l’artiste passe à coté de l’essentiel lorsqu’il cherche désespérément à la surface des choses à créer un thème qui effraie, dans le but de provoquer ou simplement d’impressionner. Le vrai créateur se doit à lui même, puis à son public de résister aux sirènes de groupes qui dictent le style de vie d’aujourd’hui, qui tendent à priver notre société actuelle, de sa substance de son sens, et des raisons même qui permettent aux choses d’arriver par elles-mêmes. Le vrai artiste devrait s’élever avec dynamisme et responsabilité contre ce mouvement « moderne » qui énonce que rien dans la vie ne demande de talents spécifiques, que rien ne demande à être approuvé , et que l’évidente connexion entre l’effort et les résultats n’est pas un besoin. C’est ce pour quoi l’artiste devrait lutter. Sa seule arme pour cela, c’est la Vérité. La vérité est le seul et unique moyen d’amener l’esprit « d’avant garde » dans l’art et dans la vie. Il faut bien sûr le trouver. La Vérité est là l’élément de base que je recherche dans mon travail.

Les personnages dans mon travail ne sont pas là pour décrire les caractéristiques et les éléments d’une humanité ou d’une féminité. Ils interviennent comme un des éléments de la composition totale. Je ne recherche pas les ressemblances ou les descriptions réalistes. Ce que je recherche c’est la force, le mystère et la situation dramatique induite par les pensées. Ce que je recherche, ce sont les voix intérieures et les messages cachés qui volent autour des personnages comme des fantômes dans l’espace.

Mon intention est de capter la vérité intérieure de chaque élément, à l’intérieur des limites du cadre. La couleur est le véhicule qui me permet de restituer l’image absolue que j’ai à l’esprit. C’est l’outil essentiel pour montrer ma joie, mes larmes, mes peurs, ma critique et le drame de la vie. Cela me prend un long travail et un véritable supplice pour finalement installer chaque chose à la bonne place. Tout est mouvance permanente et c’est difficile d’imaginer telle chose à une place différente. La perfection est le niveau de l’art le plus difficile, c’est la même chose pour la vie, et c’est pour quoi il n’y a ni fin ni limites, et vous ne l’atteignez jamais. En travaillant vers cette perfection, vous vous améliorez  encore et encore à chaque fois. Vous êtes tel un voyageur engagé dans un voyage sans fin. Vous vous sentez comme un petit Dieu et un mendiant misérable en même temps. Lorsque je travaille sur une œuvre en noir et blanc, les choses sont très difficiles et parfois même plus mystérieuses. Tout y est ombres, lumières et tonalités. Le médium est théoriquement pauvre,  parce que vous n’avez que deux couleurs, le noir et le blanc, pour restituer les mêmes sentiments, comme dans les œuvres pleines de couleurs. Pourtant ces difficultés créent une véritable énergie et un réel effort. Le résultat est le même que dans les œuvres en couleurs et la plupart du temps, il est plus fort et plus impressionnant.

Quand je ressens le besoin de changer de « niveau », je « saute » dans la sculpture.  C’est la même philosophie qui guide ma sculpture ou mes peintures. Même si la recherche est la même, les moyens sont différents. Dans la peinture, nous copions la troisième dimension, mais dans la sculpture, la troisième dimension est là. Et bien sûr l’approche est totalement différente. Il est très important de compléter les failles de notre existence avec différents media. Il est très sérieux d’avoir différentes voies de sorties vers l’Univers. C’est très excitant de nager dans la magie et la beauté des merveilleux océans de la création , en utilisant différents media.

A coté de cela, dans ces expressions de l’art, ma poésie et mes compositions musicales se rejoignent. Et tout cela n’est pas le produit de quelque impérialisme personnel, mais un fort besoin de comprendre le monde dans lequel je vis, et la planète aussi. Ce n’est pas l’attitude d’un hérétique qui aime montrer au monde qu’il est capable de beaucoup. Je m’en moque. La seule chose que je recherche, c’est le plus large éventail de moyens d’expression, tous ces outils qu’offre l’art (peinture, sculpture, musique, poésie et qui sait quoi d’autre…)

Kostis

7 Juin 2011.

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Album de la semaine : Obo de DJ Slade en libre écoute

Obo - DJ Slave

Date de sortie : le 16 décembre 2013

Après une courte accalmie pendant les fêtes de fin d’année, c’est le retour des albums de la semaine. On ouvre l’année 2014 avec DJ Slade qui sort Obo, un album trip hop tout en finesse. Juste, riche et varié, c’est un vrai bonheur pour les oreilles.

Initialement, Obo était un projet trip-hop en live accompagné par la chanteuse Aurore Coutant et par le hautboïste Christophe Patrix. Après plusieurs belles dates et tremplins dans l’ouest, Dj Slade met fin à l’aventure en 2009 pour devenir DJ et co-compositeur du groupe Kawa Circus (groove hip-hop énergique). Le groupe participe à divers festivals (Europa Jazz, Les RDV de l’Erdre, Hip Opsession, Ete Cigale) et après 2 EPS (Kawa Circus en 2010 et Onde Animale en 2013), il prépare son album pour 2014.

En savoir plus ici.

A écouter sans modération :

Artips, votre dose d’art au quotidien

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Imaginez, une énième journée de boulot, des heures passées dans le métro, pour finir concrètement au dodo (le fameux trio!). Besoin de culture et de loisirs, mais pas de temps pour vous. Que faire ? Vous abonner à Artips bien sûr !

Vidéo animation : Dubstep Dispute, le combat qui fait perdre les boulons

Voici une courte vidéo plutôt bien réalisée où il est question de baston de regard… ou plutôt de boulons.

[youtube http://vimeo.com/44878206]

Le directeur de l’Ecole d’art dramatique de Montpellier, Richard Mitou, s’est suicidé vendredi

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Richard Mitou, comédien, metteur en scène et directeur de l’ENSAD depuis le 1er janvier 2013, s’est jeté sous les roues d’un camion, vendredi sur une route départementale à Viols-en-Laval, à 20 kilomètres au nord de Montpellier.

Dans sa voiture abandonnée au bord de la route, les gendarmes ont récupéré une lettre dans laquelle la victime explique les raisons de son geste.  Son contenu n’a pas été révélé.

Que son âme repose en paix.

 

Vidéo : Surf – Deep Christmas Belharra 22/12/2013

On vous parlait de la vague monstrueuse Belharra ici le 20 décembre dernier. C’était deux jours avant qu’elle ne réitère. La preuve en images avec cette vidéo plutôt démonstrative.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=Gk6zRcYT0zE#t=17]

A LIRE