dede
La Fondation Cartier pour l’art contemporain présente América Latina 1960-2013, en coproduction avec le Museo Amparo de Puebla (Mexique).
[pull_quote_center]
L’exposition offre une perspective nouvelle sur la photographie latino-américaine de 1960 à nos jours, à travers le prisme de la relation entre texte et image photographique [/pull_quote_center]
Rassemblant plus de soixante-dix artistes de onze pays différents, elle révèle la grande diversité des pratiques photographiques en présentant aussi bien le travail de photographes que des oeuvres d’artistes contemporains. Cette exposition, véritable plongée dans l’histoire du continent, nous invite à (re-)découvrir des artistes majeurs rarement présentés en Europe.
En présence des artistes :
Elías Adasme, Claudia Andujar, Antonio Manuel, Luz María Bedoya, Marcelo Brodsky, Luis Camnitzer, Fredi Casco, Eugenio Dittborn, José A. Figueroa, Flavia Gandolfo, Carlos Garaicoa, Paolo Gasparini, Anna Bella Geiger, Carlos Ginzburg, Daniel Gonzales, Alejandro Jodorowsky, Suwon Lee, Rosario López, Pablo López Luz, Teresa Margolles, Oscar Muñoz, Pablo Ortiz Monasterio, Rosângela Rennó, Miguel Rio Branco, Herbert Rodríguez, Juan Carlos Romero, Graciela Sacco, Vladimir Sersa, Milagros de la Torre, Leonora Vicuña, Facundo de Zuviría.
Date de sortie : le 25 décembre 2013
Durée : 2h 45min
Avec Leonardo DiCaprio, Jonah Hill, Margot Robbie, Matthew McConaughey, Jon Favreau, Kyle Chandler, Rob Reiner et Jean Dujardin
On vous propose cette bande-annonce du prochain film de Scorcese, Le Loup de Wall Street qui promet un très bon moment de cinéma avec un Leonardo DiCaprio en très grande forme. On a hâte d’y être !
Synopsis :
[pull_quote_center]
Jordan Belfort (Leonardo DiCaprio), un courtier en bourse de Long Island, refuse de collaborer avec les autorités dans le cadre d’une vaste affaire de corruption à Wall Street.
Le film raconte la spectaculaire ascension et la chute vertigineuse de Belfort à Wall Street. Son style de vie tumultueux de tous les excès : les fêtes, les drogues et l’alcool…[/pull_quote_center]
Théâtre de la Ville jusqu’au 23 novembre 2013
Festival d’automne à Paris
Le Théâtre de la Ville ouvre les festivités consacrées à Robert Wilson dont le travail est à l’honneur avec une déclinaison de propositions artistiques qui passera également par le musée du Louvre (Living Rooms) et le Théâtre du Châtelet ( Einstein on the beach).
Robert Wilson compose une partition parfaite entre son inspiration formaliste (son, image, lumière, gestuelle) et l’univers dadaïste du jeune poète satiriste, précurseur du théâtre de l’absurde.
Avec « The Old Wolman », le grand artiste américain convoque deux monstres sacrés de la scène : le danseur – acteur Mikhail Baryshnikov et l’acteur hollywoodien Willem Dafo. En s’appuyant sur des textes du russe Danill Kharms, persécuté par Staline et mort à 36 ans, il compose une partition parfaite entre son inspiration formaliste (son, image, lumière, gestuelle) et l’univers dadaïste du jeune poète satiriste, précurseur du théâtre de l’absurde à la Ionesco ou Beckett : vertigineux.
En douze tableaux ultraplastiques à la perfection sidérante, on est plongé dans le monde de Kharms aussi imprévisible que loufoque, cauchemardesque que burlesque, mélancolique que poétique où par delà le conte métaphysique/comique, s’interroge malicieusement la condition humaine face à l’incompréhension du monde, la solitude, les espoirs inaccomplis, la mort.
L’action à peine débutée est brutalement interrompue par des incidents qui la font rebondir dans des directions totalement inattendues où les personnages la répète à l’envi et se comportent de façon irrationnelle. Il y est question d’une succession de vieilles dames trop curieuses qui tombent de leur fenêtre, d’une pendule qui donne l’heure sans aiguille, d’un faiseur de miracles qui n’en fait naître aucun, du chiffre 7 qui viendrait après le chiffre 8…
Un monde où toute réalité est inexistante, porteur d’une errance mentale et sensorielle qui en prennent le contre pied.
Sous leur maquillage de fard blanc, deux jumeaux tout droit sortis d’un film muet (Mikhail Baryshnikov/Willem Dafo grandioses) grimés et habillés de costumes noirs qu’une seule mèche de cheveux rebelle (portée par l’un à gauche, l’autre à droite) permet de les différencier, s’emparent de l’espace pour incarner deux êtres virevoltants et angoissés aux allures de Buster Keaton où Robert Wilson théâtralise à merveille entre music hall et poésie pure, en passant par le nô et le cartoon, son esthétique aigue de la scène.
Dans un décor rappelant le surréalisme à la Magritte et sa décomposition, les deux protagonistes, mi anges mi démons, se livrent à un numéro dadaïste de haute voltige, le tout accompagné de bruits furtifs : cris, gloussements, rires tonitruants et d’une bande son aussi inspirée que narrative.
Et l’art protéiforme du maître texan rencontre pleinement l’écriture composite de l’écrivain pour un spectacle total.
Date de sortie : le 21 octobre 2013
Voici quelques semaines déjà que cette pépite est sortie dans les bacs : Don’t rock the Jukebox est le premier album de Jukebox Champions, un duo aux origines que nous connaissons bien… Le premier, Fade, n’est autre que producteur/DJ du groupe ASM (A State Of Mind que l’on retrouve en feat. sur Fresh) rendu populaire pour leur collaboration avec Wax Tailor. Le second, Blanka, est membre de La Fine Equipe, groupe de beatmakers également très apprécié sous nos latitudes. Bref, des références qui nous parlent tant on vous en a déjà fait d’éloges.
Autant dire qu’en sortant la galette de son étui, la barre semblait haute.
[pull_quote_left]Si on avait une pièce en plus, on n’hésiterait pas à relancer la machine qui mériterait de ne jamais s’arrêter.[/pull_quote_left]
C’est écoutilles grandes ouvertes que l’on découvre la pièce glisser dans le Jukebox (Coin Slot Intro)…. Et surprise, on découvre un featuring improbable : Astrid Engberg, la voix si magique découverte dans l’excellent premier album de Berry Weight (que nous avions également chroniqué) et l’harmonica de Jean-Jacques Milteau. Un titre au style jusque là inconnu (un genre de street country revisité à la sauce hip hop) qui pulse et ouvre le bal en nous faisant nous lever dès les premières notes.
S’enchainent ensuite des titres aux couleurs très différentes, avec des sons tantôt reggae (Anthem), tantôt Funk (You can call me Joe Joe, Too hot for this shiit), tantôt Soul ou hip hop, accueillant de nombreux artistes (au final, seuls deux titres sont purs instrus). Gros coup de coeur pour Strange Fruit, avec le compagnon de route Mattic qui n’est jamais bien loin de la team (avait sorti l’excellent album Fantastic Planet avec La Fine Equipe que vous aviez eu l’occasion de gagner sur Publik’Art). Le titre aux confluents du Hip Hop et de la Soul, marque par sa netteté et son travail.
La fin de l’album, précédée d’un titre groovy avec une Marie M charmeuse (Au jour le jour), arrivera malheureusement trop vite, malgré ses douze titres (si l’on omet l’intro). Si on avait une pièce en plus, on n’hésiterait pas à relancer la machine qui mériterait de ne jamais s’arrêter.
Quentin Shih, à Inception Gallery Le Marais, à Paris, du 31 octobre au 14 décembre 2013
Communiqué de presse :
« A travers la photographie, nous pouvons raconter une histoire. Nous pouvons peindre avec de la lumière. J’aime que mes photographies soient dramatiques, qu’elles aient un aspect narratif. » –Quentin Shih
Quentin Shih, de son vrai nom Shi Xiaofan, est un photographe chinois autodidacte qui partage son temps entre New York et Pékin.
Quentin Shih est immédiatement identifiable par un style personnel qui combine une approche cinématographique, presque onirique, à des détails documentaires. La composition et la lumière, deux aspects qui lui sont inspirés d’Edward Hopper, confèrent une singularité et une atmosphère énigmatique à son expression. Les larges décors, minutieusement mis en scène, le soin particulier accordé à la couleur,les contours nets, les grands formats ; tout cela crée des récits chargés d’émotion. Dans ces mises en scènes très étudiées, nous entrons dans un environnement imaginaire qui révèle la solitude des personnages d’une manière surréaliste. « S’il y aun mouvement artistique qui m’a inspiré, c’est le surréalisme. » affirme Quentin Shih.
En regardant ses photographies, nous expérimentons une forme de rêve, un monde où se confrontent le réel et le fantastique.Quentin Shih concentre son oeuvre sur la relation entre les cultures. Il crée son propre langage, se référant à la fois à la culture occidentale et orientale, se jouant de l’interaction entre les deux formes d’imagerie, aimant souligner à la fois la beauté et l’aspect grotesque des deux mondes. Ainsi, ses photographies les plus célèbres mettent en scène l’uniformité du peuple chinois dont on aurait gommé toute forme de singularité pendant les années communistes, confrontée au culte de l’individu des pays occidentaux. Quentin Shih traite cette notion de choc culturel entre l’Orient et l’Occident avec une certaine dérision qui peut engendrer la polémique.
Considéré comme l’un des photographes chinois les plus prometteurs de sa génération, ce jeune artiste tend à un succès international grandissant. Quentin Shih a remporté de nombreux prix prestigieux. Il est notamment élu « Photographe de l’Année » en 2007 par le magasine chinois Esquire et est récompensé par le prix Hasselblad Masters Awards 2009.
Quentin Shih réalise ses premiers clichés durant ses études universitaires en photographiant des artistes underground locaux. Puis il s’installe à Pékin et démarre sa carrière en tant que photographe professionnel. Durant sa carrière, il participe à de nombreuses expositions en Chine, aux Etats-Unis et commence à s’intéresser de très près, avec beaucoup de talent, à la photographie publicitaire ainsi qu’à la photographie de mode. Quentin Shih réalise des campagnes de publicité pour de grandes marques telles qu’Adidas, Nokia, Microsoft, IBM, Yahoo, Sony Ericsson, Siemens, Red Bull, Samsung ainsi que des photographies de mode pour des publications internationales comme Vogue, Harper’s Bazaar, Cosmopolitan, Elle, Esquire, etc. Ses travaux commerciaux, réalisés pour pouvoir produire ses oeuvres personnelles, lui procurent l’expérience et l’habitude de travailler avec une équipe créative et l’aident à développer ses compétences techniques.
En 2008, Quentin Shih est sélectionné pour participer à l’exposition « Dior et les artistes contemporains chinois » au Centre Ullens d’Art Contemporain de Pékin. C’est le début d’une collaboration étroite avec Dior, Quentin Shih mettant en scène les nouvelles collections de la maison dans ses séries telles que The Stranger in The Glass Box et Dior Wuhan. Il instaure un dialogue entre deux zones géographiques et deux différents moyens d’expression que sont l’art contemporain et la mode. Les mannequins habillés en Christian Dior haute-couture entrent dans la vie ordinaire des locaux d’une façon à la fois incongrue et sereine, créant ainsi une forme de réalité virtuelle.
Dans la série The Stranger in The Glass Box, on assiste à la rencontre de la Chine puritaine et austère avec des mannequins Dior. Chaque photographie présente un mannequin pris au piège dans une tour de verre, observé attentivement par les passants chinois dans des lieux incongrus de la Chine des années 1970-1980. Les mannequins occidentaux, froids et glamour, ne semblent pas en paix dans le monde étrange créé par Quentin Shih. L’artiste présente ces images comme une métaphore de l’Occident pris au piège dans sa tour de verre face à la Chine qui l’observe attentivement. Les photos mettent en scène de grands espaces, matérialisant ainsi la grandeur de la Chine. Quentin Shih dépeint la Révolution culturelle comme un rêve, une
époque irréelle qui donne à cette série un côté vaporeux, éthéré, comme des photos de famille qui ont été dépoussiérées après des décennies et qui témoignent d’une époque révolue depuis longtemps, explorant ainsi son incertitude vis-à-vis du développement chinois. Alors que la Chine passe du collectivisme à l’individualisme rebelle à une vitesse spectaculaire, il trouve exaltant de voir tant de choses naître et disparaître chaque jour. Cependant, il regrette qu’une ville comme Pékin, désormais presque devenue une ville occidentale, ait peu à peu perdu ses propres traditions et son caractère.
Dans la série sur la ville de Wuhan, quatrième coopération de Quentin Shih avec Christian Dior, un mannequin entre dans la vie de certains habitants de Wuhan. Les scènes se déroulent dans un décor semi-ouvert monté de toute pièce, méticuleusement conçu, qui représente des lieux ordinaires de la ville. Le photographe s’est laissé inspiré par l’histoire de la ville, les gens qui y vivent, les couleurs, la lumière et les détails. Quand il a visité pour la première fois la ville de Wuhan, il a vu quantité de petits restaurants et de petites boîtes de nuit abandonnés sur la rive du fleuve, comme des espaces qui ont été coupés du reste de la ville. Inspiré de ces lieux, il a créé des espaces ouverts, derrière lesquels on retrouve des échos de la culture de la ville, mystérieuse et hors de portée. Les mannequins habillés en haute couture font intrusion dans les existences ordinaires des habitants de Wuhan d’une manière cérémoniale. Ils s’échangent des cadeaux, familiers et en même temps étrangers les uns aux autres. Ces présents représentent la relation entre le développement extrêmement rapide des villes chinoises et la maison de couture française Dior, qui s’est adaptée pour répondre à l’évolution de leur demande.
Ses oeuvres sont exposées dans les plus grandes foires d’art contemporain (Art Basel Miami, FIAC …) et son travail est présenté dans de nombreux pays, en Chine, aux Etats-Unis, à Singapour, en Corée, en France… Ses travaux ont été achetés par des collections privées et publiques, telles que le Danforth Museum of Art, le Worcester Art Museum dans le Massachusetts, le Musée d’Art Moderne de Moscou, le LACMA de Los Angeles, le Mint Museum en Caroline du Sud, le Centre d’Art contemporain de Pékin.
Hangar 23 – les 18 & 19 novembre 2013 à 19h30
Boulevard Emile Duchemin
76000 Rouen
Créateur de théâtre complet, Krystian Lupa s’impose à la fois comme concepteur d’adaptations, plasticien (il signe lui même les scénographies et les lumières de ses spectacles) et directeur d’acteurs (connu pour son long travail préparatoire avec les comédiens sur la construction des personnages). Ses spectacles sont également marqués par un travail singulier sur le rythme, temps ralenti dans le déroulement de l’action scénique, souvent concentrée autour de moments de crises. On se souvient encore de sa mémorable “Salle d’attente” capable de créer une sidérante intensité, tout en offrant à la représentation d’indomptables dilatations poétiques.
Son théâtre regarde ailleurs. De l’autre côté ou dans les profondeurs. Là où l’homme ne se comprend plus lui même.
Et il faut accepter d’y entrer progressivement, sans rien forcer. Le récit, l’intrigue, la psychologie des personnages, l’efficacité dramatique, la beauté voulue pour elle-même ne sont pas ce qui occupe le metteur en scène polonais.
Son théâtre regarde ailleurs. De l’autre côté ou dans les profondeurs. Là où l’homme ne se comprend plus lui même
Et donc pour son second spectacle en français d’une durée de 4 h30 avec entracte, Krystian Lupa a choisi Perturbation, cette œuvre de prédilection de Thomas Bernhard écrite en 1967 où la maladie des hommes est la conséquence d’une humanité perturbée propre au vertige de la condition humaine.
L’histoire est celle d’un chemin initiatique structurée en deux parties. La première nous conduisant sur les traces d’un adolescent, le narrateur, qui accompagne son père médecin dans sa tournée quotidienne avec lequel les rapports familiaux sont difficiles, et qui découvre des patients qui, par delà leurs maux physiques, sont abîmés par la vie, en proie à une «perturbation» intérieure. S’y révèlent de maison en maison, de secret en secret, de douleur en douleur, leur solitude infinie, leur détresse abyssale et leur folie dévastatrice .
Au milieu de ce chaos, le médecin se fait bien plus qu’un soignant. Il devient le confident de toutes leurs souffrances et leur désespérance. Pour le fils, le voyage se transforme en une expérience apocalyptique, tel un chemin de croix où Bernhard y raconte comment un jeune homme ouvre les yeux sur la perturbation fondamentale du sens de l’existence, et l’effroi qu’elle recèle.
La seconde partie se concentre sur leur dernière visite au château de Hochgobernitz habité par le vieux prince Saurau et sa famille. Le vieillard y vit reclus malgré la présence de ses filles et de ses sœurs, enfermé dans ses pensées et ses doutes où il se laisse aller à un long monologue mystico-philosophique parfois proche du délire.
Un homme tour à tour illuminé ou visionnaire qui cultive avec férocité et jubilation son aversion pour son pays et ses contemporains.
Le dispositif scénique offre un espace organique fluctuant. Avec un champ de vision qui s’élargit par des vidéos murales offrant un jeu en simultané sur scène du père et du fils en route pour leur tournée médicale, tout en accentuant l’introspection entre deux hommes, ou qui se rétrécit par la reconstitution, à travers deux boîtes latérales qui vont et viennent de chaque coté, des lieux intimistes visités par le médecin.
Et Lupa ne s’attache pas à la reconstitution narrative de l’oeuvre mais à son embrasement méditatif et sensitif avec ses turbulences, ses débordements et ses ruptures qui lui permettent de fragmenter des espaces de perdition, d’introspection où se créent alors un autre rapport au monde : sensible et onirique
Et Lupa ne s’attache pas à la reconstitution narrative de l’oeuvre mais à son embrasement méditatif et sensitif avec ses turbulences, ses débordements et ses ruptures qui lui permettent de fragmenter des espaces de perdition, d’introspection où se créent alors un autre rapport au monde : sensible et onirique
La pièce est une longue traversée d’épisodes qui se démultiplient, s’entrechoquent et se chargent de multiples désordres qui viennent bousculer le spectateur, soutenus par un jeu incandescent, une ironie mordante, et des questionnements existentiels.
D’une saisissante interrogation, elle nous renvoie à l’intranquillité du monde mais aussi à des instants de sursaut toujours possibles grâce à l’art pour le vieux prince ou la croyance pour le jeune fils.
Un spectacle puissant porté par une troupe de comédiens qui fait corps avec cette littérature en fusion dont l’expérience crée un bouleversement intérieur.
Michael Gregorio en concertS
SON NOUVEAU SPECTACLE POUR LA PREMIERE FOIS EN DVD ET BLU-RAY™
EN DVD, BLU-RAY™, COFFRET 2 DVD ET TÉLÉCHARGEMENT DÉFINITIF LE 12 NOVEMBRE 2013
© Ruq Productions 2013
Michaël débute par le théâtre à l’âge de 14 ans, passionné de musique il s’amuse ensuite à chanter à la manière de ses groupes favoris Radiohead et Nirvana. Il participe en mars 2001 à l’émission de Laurent Boyer Graines de star sur M6, qu’il remporte deux fois.
Depuis, il collectionne les succès sur scène : un premier spectacle J’aurais voulu être un chanteur, la première partie de Céline Dion lors de sa tournée européenne en 2008, puis Michaël Gregorio pirate les chanteurs qui totalise plus de 250 000 spectateurs et pour lequel il reçoit un double DVD d’or… En 2013, son dernier spectacle Michaël Gregorio En concertS fait le plein pendant trois mois au Bataclan, en tournée et dans les festivals.
Globe de cristal du meilleur one man show 2013
Avec En concertS, Michaël Gregorio repousse encore une fois les limites de ses prouesses vocales et continue de réinventer l’imitation, un genre qui contient difficilement toute l’originalité de ce jeune performeur.
Toujours accompagné de ses 4 musiciens et d’un quatuor spécialement venu pour la captation DVD, il nous offre, un véritable voyage à travers le temps où Brel côtoie les Black Eyes Peas, Piaf – David Guetta, Les Bee Gees – Grand Corps Malade… A la vitesse de la lumière, il enchaîne les rap, opéra et jazz, électro et alterne l’humour et l’émotion.
Véritable déclaration d’humour musicale, En concertS est un moment unique
Mise en scène : Michaël Gregorio et Arnaud Lemort
Textes de Laurent Ruquier, Michaël Gregorio et Arnaud Lemort
Réalisation : Gérard Pullicino
Michaël reprendra son spectacle sur scène au Trianon du 18 au 31 décembre, en mars au Théâtre du Châtelet et en tournée dans toute la France :
Metz (27/11/13), Nancy (28/11/13), Bruxelles (4-5/02/14), Lorient (1/03/14),
St Etienne (26/03/14), Alençon (28/03/14), Bordeaux (9-10/04/14), Genève (15/05/2014), Dijon (16/05/2014), Strasbourg (30-31/05/2014), Toulouse (4-5/06/2014),
Lille (13-14/06/2014), Marseille (23/10/2014), Nice (24/10/2014), …
BONUS DU DVD ET DU BLU-RAY™ :
À travers les bonus nous découvrons les OFF de la tournée, les coulisses des tournages des vidéos du spectacle, un best of des slams les plus impressionnants, les secrets des duos de batterie, le travail avec le quatuor, des sketches courts avec Dave et Mickaël Miro, ainsi qu’un flash mob unique au Bataclan, Michaël accompagné par la chorale des voix timbrées.
CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DVD
Format écran : 16/9 / Format image : 1.77
Audio : Français 5.1
Durée : 1h40 min env. de spectacle
CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES BLU-RAY™
Format : HD 1080i / Format 1.77
Audio : Français DTS-HD Master Audio 5.1 / 2.0
Retrouvez également en coffret 2 DVD les spectacles « Michael Gregorio pirate les chanteurs» et « Michael Gregorio En concertS »
Editeur : Universal Pictures Video
Du 13 au 14 novembre
Nous avons le plaisir de vous faire partager le programme des prochaines Rencontres Cinématographiques de la Seine-Saint-Denis dont Publik’Art est parmi les partenaires officiels.
La programmation s’annonce dense et articulée sur deux thématiques associées : le cinéma, bien sûr, mais aussi la BD. Vous pourrez y découvrir les interactions puissantes qui lient ces deux univers. Deux mondes si proches qu’ils sont parfois indissociables. Le Festival ne se résume pas seulement à des projections de films. Vous pourrez admirer expos, carnets de voyages, ateliers ou BD-concert.
[quote_box_center]Des origines du cinéma et de la bande dessinée (Winsor McCay, les frères Fleischer) aux films les plus récents (Le Transperceneige, Quai d’Orsay, Lulu, femme nue…). Avant-premières, expositions, carnets de voyages, BD-concert, manganimes, ateliers pour les enfants… Mille façons d’explorer les liens entre cinéma, BD et illustration, dans les cinémas publics de la Seine-Saint-Denis ![/quote_box_center]
Nous vous invitons à consulter la plaquette de présentation extrêmement bien réalisée en vous rendant ici.
Date de sortie : le 6 novembre 2013
Durée : 1h 39min
Avec : Sara Forestier, James Thiérrée, Louise Szpindel
Synopsis :
[pull_quote_center]Une jeune femme prétexte l’enterrement de son père pour retrouver un voisin plutôt charmant, et tenter de comprendre pourquoi elle a interrompu le rapport amoureux amorcé avec lui quelques mois plus tôt. Ils se retrouvent et rejouent la scène où sa dérobade a empêché leur histoire de commencer.[/pull_quote_center]
Ils s’y essaient, se débattent, s’empoignent, tout en se rapprochant. Ils se frottent, se cognent l’un contre l’autre et s’amusent à dialoguer avec autant de fantaisie que de gravité, et à entrer dans une lutte de plus en plus physique.
Ils vont finir par se lier l’un à l’autre au cours de séances quotidiennes qui ressemblent à un jeu. Par-delà leur joute verbale, cette confrontation devient une nécessité pour essayer de se trouver, un curieux rituel auquel ils ne peuvent échapper.
Peu à peu, l’évidence qu’il faudra que quelque chose se libère entre eux pour que ces luttes soient enfin devenues une vraie lutte d’amour.
« Ce n’est pas la peine de parler des quelques milliards de gens qui sont sur terre, puisqu’après tout il n’y a qu’un homme et qu’une femme, donc des éléments complètement épurés ».C’est cette belle intuition de Philippe Garrel que Jacques Doillon semble mettre l’œuvre dans son nouveau film, Mes Séances de Lutte. « Elle »(Sara Forestier) et « Lui » (James Thiérrée) se cherchent, s’affrontent, jusqu’au point de non retour.
« Elle », gracile et sauvage, « Lui » acrobatique et sculptural tiennent un équilibre instable qui menace de s’effondrer chaque instant. On saisit l’histoire en filigrane (ils se connaissent d’avant par le biais du père de la fille, mort il y a peu), on rassemble les pièces du puzzle pour saisir ce qui les a menés à entreprendre ce jeu torturé. Mais les personnages le savent-ils eux-mêmes ? Il n’y a pas de raisons au désir et, en évitant la pantomime sans affect, Doillon donne voir les sentiments de la chair.
[pull_quote_left]Nos culs et nos langues, ces derniers espaces de liberté des progrès [/pull_quote_left]
Ces séances de lutte seraient une psychanalyse nerveuse où aux mouvements du corps se substitue la parole curative : elle rejoue, sur le mode de la lutte, le complexe au père en s’attaquant à son amant. Dans le salon, dans la grange, dans la boue … douleurs et désirs sont ainsi exorcisés et, en crescendo, c’est un érotisme mortifère qui nous saisit.
« Nos culs et nos langues, ces derniers espaces de liberté des progrès » dit le garçon car oui, bouche contre bouche, peau contre peau, coup contre coup … l’Autre est à dévorer faute de lui dire l’essentiel « je te désire », « je t’aime tout autant que je te méprise ». La caméra de Doillon, tantôt fluide, tantôt abrupte, saisit chaque instant cette dialectique de l’attraction et de la répulsion.
Mes séances de lutte se présente comme l’apothéose du cinéma de Doillon : artisanal, littéraire sans être pompeux (toujours présents les beaux dialogues du cinéaste), problématique du triangle amoureux (Elle, Lui et le fantôme du père en quelque sorte), finalement animé d’une force qu’on ne saurait qualifier.
Jacques Doillon offre une vision inédite de ce qu’est la part de mort dans l’amour, porté par des acteurs dont la performance se verrait bien sur scène tant elle rappelle un certain théâtre de la cruauté.
EXPOSITION DENIS ROUVRE
HELENE BAILLY GALLERY
38, RUE DE SEINE 75006 PARIS
À l’occasion du Festival Photo Saint Germain des Prés, la galerie Hélène Bailly met à l’honneur la nouvelle série ‘KANAK’ du photographe Denis Rouvre.
Denis Rouvre a passé trois semaines en Nouvelle Calédonie dont quinze jours dans les tribus. Lors de son immersion il a pu photographier treize tribus, autant de visages, que de corps de chasseurs, de pêcheurs ou de guerriers…
Une nouvelle fois le photographe a su laisser s’exprimer la beauté de ces visages si proches et en même temps si loin de nous tant par leurs regards que par leurs attitudes.
Ces tirages ont le pouvoir d’exprimer la force de ce peuple et nous transmettent une indescriptible émotion.
*Kanaka en hawaïen signifie homme libre.
*Le terme Kanak est emprunté aux langues polynésiennes ; il fut utilisé par les équipages tongies et tahitiens des premiers navigateurs européens pour désigner les habitants des îles mélanésiennes » (Bensa 1995) avec une connotation péjorative. Son usage alterna par la suite avec celui de « Mélanésien » jusqu’à ce que les indépendantistes fissent du terme « Kanak » utilisé dans sa forme invariable, une véritable revendication politique et une affirmation militante de leur singularité. Les accords de Matignon- Oudinot de 1988 traitent encore de la situation des «Mélanésiens », mais ils créent cependant une « Agence de développement de la Culture Kanak ». Et dans l’accord de Nouméa, dix ans plus tard, on n’utilise plus que le terme « Kanak ». (Source : Unesco)
© Denis Rouvre
DENIS ROUVRE ‘Kanak’ par Natacha Wolinski
L’art de la guerre commence avec l’affirmation d’un regard. Résister, c’est ne pas baisser les yeux. Depuis l’autre bout du monde, depuis l’autre bout de la France, depuis la commune de Canala, à trente kilomètres au nord de Nouméa, Toawani Tonchane, Basile Kaitchou, Toawani Moasadi, Franck Tomedi, Ezekia Diake nous regardent dans les yeux. Ils se présentent face à l’objectif du photographe. Ils se présentent face à nous. On ne voit pas leurs corps mais on les devine fichés en terre, ancrés dans un sol dont jamais on ne pourra les déraciner. Ils sont fils et filles de la terre kanak. Ils sont de la tribu des irréductibles, de Gelima, de Nonhoué, de Nakety, de Neho… Leurs visages ont les couleurs de l’argile séché et du bois. Leurs cheveux sont de broussailles. Ce sont des hommes et des femmes paysages. La lumière du photographe accuse les reliefs et les aspérités de leurs gueules rudes de pêcheurs, d’agriculteurs, de soutiers de la mine. Elle épouse le grain et les sillons de la peau. Elle prend acte du voltage intense des pupilles. Il y a de l’arrogance dans ces prunelles chargées au noir. Des braises de tristesse aussi. Une larme d’amertume. Le noir de la violence et des exploits indépendantistes est passé, mais ces regards portent encore le flambeau d’une inflexible insularité. Ces hommes et ces femmes sont les fils et les filles d’un monde révolu qu’ils s’acharnent à faire perdurer. lIs vivent à cheval entre le passé et le présent, chevaliers d’un monde coutumier qui les a vus naître, et qui, avant eux, a vu naître leurs aînés, leurs ancêtres, leur dieux familiers. Ils s’accrochent à la tradition sans être assurés de pouvoir toujours la préserver. La brutalité de leurs traits corrobore la brutalité de la vie et de l’histoire. Les vieux sont fracassés. Les jeunes sont revendicatifs. Les valeurs des uns ne coïncident plus forcément avec celles des autres. Ils sont de Canala et d’outremer. Ils sont rebelles et vaincus. Héros et renégats. Solidaires et claniques. Enracinés et sans repères. Ils nous regardent depuis les lointains. Nous les voyons pour la première fois.
CHIFRA#1 MET LE CAP SUR PEKIN
UNE PREMIERE EXPOSITION A PARIS PLEBISCITEE PAR PLUS DE 20 000 VISITEUR !
Du 22 au 28 octobre 2013, l’exposition CHIFRA#1 a réuni 28 artistes chinois et 14 artistes français sur les Champs-Elysées. A l’initiative de la collectionneuse chinoise DENG Xihong et de l’Association Chifra-France, cette première édition a séduit un public parisien multiple et enthousiaste.
CHIFRA#1, placée sous le Haut Patronage de Monsieur François Hollande, a accueilli plus de 20 000 visiteurs, dont 4 000 le soir de l’inauguration. Les aficionados de l’art asiatique, les collectionneurs et les professionnels du marché de l’art se sont rendus à ce nouveau rendez-vous parisien, tandis qu’un large public a manifesté un vif intérêt pour cet « éloge de la peinture » et cette rencontre entre deux cultures.
Pour DENG Xihong, mécène de l’exposition, l’objectif a été atteint : « J’ai voulu mettre en œuvre cette exposition, pour permettre à un large public de découvrir l’imaginaire d’artistes qui sont peu visibles sur la scène internationale et qui se situent délibérément en marge de l’effervescence du marché de l’art global. Pour tous les artistes chinois, Paris est le « temple de l’art « ! Il était donc important que le lancement de ce cycle d’expositions internationales se tienne ici au cœur de Paris. Le succès de CHIFRA#1 ouvre la voie à de nouvelles expositions en 2014. ».
Pour des artistes tels que CHAO Ge, ou WANG Yishi, ou encore Pierre CARRON, et Zwy MILSHTEIN, l’impact de cette exposition a renforcé leurs convictions que l’art est porteur d’espoir et permet d’installer des liens solides entre les cultures et entre les générations.
En janvier 2014, CHIFRA#1 met le cap sur la Chine.
Le succès de cette première édition de CHIFRA en 2013 encourage les organisateurs à continuer cette initiative en 2014.Dès janvier, l’exposition voyagera à travers la Chine et sera présentée notamment à Pékin, Shanghai et Shenzhen.
En octobre 2014, CHIFRA#2 reviendra à Paris avec de nouveaux artistes et une nouvelle thématique.
LES ORGANISATEURS
DENG Xihong, mécène et coordination générale REMY Aron, président de l’association ChiFra Paris et artiste FAN Dian, curateur pour la sélection chinoise, directeur du NAMOC ALIN Avila, curateur pour la sélection française, critique d’art et éditeur.
LES ARTISTES
CHINE : BAI Ming, CHAO Ge, DU Fangxiao, DUAN Zhengqu, FEI Zheng, GUANG Jun, GUO Runwen, HAO Qiang, HONG Ling, JIA Juanli, LI Dongxia, LI Lei, LI Xiangming, LIN Mao, LUO Ling, SUN Jiabo, TAN Ping, TIAN Haipeng, WANG Keju, WANG Wenming, WANG Yishi, WU Yang, XU Ze, XU Zhong’ou, YAN Ping, YANG Feiyun, YANG Yongsheng et YUAN Zhengyang.
FRANCE : Pat ANDREA, Rémy ARON, Jean CARDOT, Pierre CARRON, Erik DESMAZIERES, Philippe GAREL, Abraham HADAD, Christine JEAN, Natalie MIEL, Zwy MILSHTEIN, Moreno PINCAS, Serge PLAGNOL, Marie RAUZY et Vladimir VELICKOVIC
Le Soldat Rose 2
Le conte musical pour les enfants et ceux qui le sont restés
Nouvel album, sortie le 11/11/2013
Bmg / Sony Music
Avec Francis Cabrel, Thomas Dutronc, Gad Elmaleh, Laurent Voulzy, Nolwenn Leroy, Renan Luce, Helena Noguerra, Isabelle Nanty, Tété, Camelia Jordana, Oldelaf, Elodie Frégé, Ours et Pierre Souchon…
Le Soldat Rose revient pour une suite très attendue par les enfants, et tous ceux qui le sont restés. Après l’immense succès critique et populaire du premier volet, le conte musical Le Soldat Rose 2 est de retour le 11 novembre. Toujours écrit par Pierre-Dominique Burgaud et composé cette fois par Francis Cabrel, le conte musical Le Soldat Rose 2 raconte les aventures poétiques d’un soldat qui avec l’aide de nombreux amis essaye de retrouver sa différence. L’accompagnent dans cette aventure les voix de Thomas Dutronc, Gad Elmaleh, Laurent Voulzy, Renan Luce, Nolwenn Leroy, Helena Noguerra, Isabelle Nanty, Tété, Camelia Jordana, Oldelaf, Elodie Frégé, Ours et Pierre Souchon… Le premier extrait à découvrir dans un clip magique est le Blues du Rose interprété par Thomas Dutron.
L’histoire :
Être un Soldat Rose, ce n’est pas facile à vivre : les petits garçons ne veulent pas d’un jouet qui a la couleur d’une danseuse, et les petites filles n’ont pas envie de s’amuser à la guerre. Mais quand à la suite d’un hasard malencontreux, le Soldat Rose devient bleu, c’est une autre question qui se pose : celle de la singularité. Vaut-il mieux être comme tout le monde, se fondre dans la masse ? Ou au contraire être unique en son genre ?
Après le succès critique et populaire du premier volet, le Soldat Rose 2 conte les aventures d’un soldat qui, avec l’aide d’un petit garçon, d’une petite fille et d’autres jouets, va tout faire pour essayer de retrouver ce qui était sa chance : sa différence.
Un peu d’histoire :
Sorti le 6 Novembre 2006, Le Soldat Rose est un conte musical écrit par Pierre-Dominique Burgaud et composé par Louis Chedid. Avec 450 000 albums vendus à ce jour et la Victoire de la musique de « L’album de chansons de l’année » en 2007, il a rencontré un vif succès, autant critique que commercial.Sa représentation sur la scène du Grand Rex, portée entre autres par – M -, Vanessa Paradis, Francis Cabrel, Alain Souchon, Louis Chedid, Benabar et les autres artistes originels du projet, a remporté l’année suivante la Victoire de la musique du « DVD musical de l’année ».
Enfin, l’adaptation de ce disque en comédie musicale, aura rassemblé entre 2008 et 2009 plus de 300 000 spectateurs ; remportant au passage le Globe de Cristal de la meilleure comédie musicale 2009.
Le 11 novembre, ne ratez pas ce nouveau volet des aventures poétiques du Soldat Rose 2 !
Lou Reed (1942-2013)
En hommage à Lou Reed, la Fondation Cartier diffuse pour la première fois ce concert historique du Velvet Underground.
« Le concert n’a jamais été prévu pour être la reformation du Velvet Underground, mais lorsqu’on a invité Lou Reed, dans le cadre de l’exposition Andy Warhol en 1990, toutes les personnes qui sont venues à Jouy-en-Josas l’espéraient. Ce concert s’est tenu l’après-midi du 15 juin et un autre groupe était prévu, mais au dernier moment Lou Reed et John Cale sont montés sur scène pour jouer Songs for Drella. Ensuite, lorsque Sterling Morrison et Maureen Tucker les ont rejoint pour commencer Heroin… C’était à tomber. J’ai toujours pensé que c’est l’atmosphère créée par la Fondation Cartier qui a permis cette reformation, parce que nous étions sincères, et surtout pas des professionnels du show-business. Ce qui s’est passé ce jour-là a été un très grand plaisir, un honneur ».
Marie-Claude Beaud, directrice de la Fondation Cartier pour l’art contemporain de 1984 à 1994.
Propos recueillis à la Fondation Cartier, Paris, le 29 octobre 2013
Ce roman d’Amélie Nothomb, née au Japon, n’a pas vraiment d’histoire. C’est une sorte de journal de bord où elle écrit ses ressentis presque au jour le jour alors qu’elle s’apprête à retourner au Japon après de nombreuses années d’absence. Elle est accompagnée d’une équipe de télévision, France 5, qui fait un reportage sur elle-même. Du coup, Amélie écrit tout ce qu’elle ressent durant ce séjour japonais.
[pull_quote_center]Tout ce que l’on aime devient une fiction [/pull_quote_center]
(quatrième de couverture)
Oui, elle retourne enfin au Japon, son pays de cœur. Elle va aussi retrouver son ancienne Nounou, Nishio-San, passages très émouvants, et son « fiancé » qu’elle avait éconduit alors qu’elle avait une vingtaine d’années. Elle l’avait quitté, presque sans rien lui dire, en rentrant en France précipitamment. Et là, pour la bonne raison du reportage, elle reprend contact avec Rinri… Pauvre Rinri, qui fait quand même bonne figure…
Elle redécouvre le Japon qui a souffert en son absence : le 11 mars 2011, séisme et tsunami et Fukushima. Ça fait beaucoup pour un seul pays.
Si vous êtes fan du japon, fan d’Amélie Nothomb, vous allez être fan de ce livre. Sinon, non, vous allez trouver que c’est un livre de trop qui n’apporte rien au lecteur. Surtout si vous avez lu tous les livres d’Amélie.
Pas d’histoire, mais de belles descriptions du Japon, de la personnalité des japonais, de leurs sentiments. Une culture tellement différente de la nôtre ! Et on peut faire confiance aux analyses de l’auteure : toujours fines et intelligentes. Ecriture fluide et lecture facile et agréable.
Le prix Renaudot 2013 a été décerné ce matin à Yann Moix pour son très volumineux « Naissance », présenti plus ou moins comme favori.
Résumé de l’éditeur :
La naissance ne saurait être biologique : on choisit toujours ses parents. Naître, c’est semer ses géniteurs. Non pas tuer le père, mais tuer en nous le fils. Laisser son sang derrière, s’affranchir de ses gènes. Chercher, trouver d’autres parents : spirituels. Ce qui compte, ce n’est pas la mise au monde, mais la mise en monde. Naître biologiquement, c’est à la portée du premier chiot venu, des grenouilles, des mulots, des huîtres. Naître spirituellement, naître à soi-même, se déspermatozoïder, c’est à la portée de ceux-là seuls qui préfèrent les orphelins aux fils de famille, les adoptés aux programmés, les fugueurs aux successeurs, les déviances aux descendances. Toute naissance est devant soi. C’est la mort qui est derrière. Les parents nous ont donné la vie ? A nous de la leur reprendre. Le plus tôt possible.
Le prix Goncourt 2013 a été décerné à l’instant à Pierre Lemaitre pour son roman Au revoir là-haut.
Résumé de l’éditeur :
Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts…
Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l’abomination érigée en vertu.
Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.
Date de sortie : le 16 octobre 2013
Durée : 1h 22min
Avec : Sandrine Kiberlain, Albert Dupontel, Nicolas Marié, Philippe Duquesne, Gilles Gaston-Dreyfus, Jean Dujardin, Yolande Moreau, Jan Kounen, Gaspard Noé, Terry Gilliam
Fidèle à son univers décalé et burlesque, se réclamant autant des Monty Python que de John Waters pour le côté trash, le réalisateur et comédien Albert Dupontel livre une fois de plus avec son nouveau film 9 Mois Ferme, une savoureuse pelloche remplie à ras-bord d’idées parmi les plus délirantes vues sur un écran de cinéma. Après des comédies routinières comme Eyjafjallajökull (Le volcan) ou Au bonheur des ogres, pas franchement rafraichissantes dans le paysage hexagonal cinématographique, il est plaisant de retrouver une comédie cartoonesque qui ose à peu près tout. Dans 9 Mois Ferme, le spectateur aura le droit à de l’humour trash, de l’absurde, du gore et même de l’émotion. Bref un joyeux fourre-tout comme en a l’habitude l’auteur de Bernie, Le créateur, Enfermés dehors et Le vilain.
Synopsis :
[pull_quote_center]Ariane Felder est enceinte ! C’est d’autant plus surprenant que c’est une jeune juge aux moeurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est que d’après les tests de paternité, le père de l’enfant n’est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l’attend…[/pull_quote_center]
Le comédien-réalisateur est une nouvelle fois présent dans ce nouveau film et incarne Bob Nolan, un petit malfrat et cambrioleur à ses heures qui est soupçonné d’être en plus un horrible violeur assassin au surnom du « Globophage » (pour le fait qu’il mange les yeux de ses victimes !). Son personnage va se découvrir un instinct paternel inattendu quand Ariane Felder, une juge de quarante ans, célibataire et fière de l’être, (Sandrine Kiberlain) recherche le géniteur de l’enfant qu’elle attend, conçu alors qu’elle était ivre morte et totalement désinhibée lors d’une soirée de nouvel an très arrosée, et dont elle n’a surtout pas le moindre souvenir.
Au-delà de la comédie parfois très noire et grinçante, Albert Dupontel décrit avec un grand sens du réalisme le fonctionnement du système judiciaire qu’il avoue inspiré par son expérience de préparation du tournage ainsi que du travail de Raymond Depardon sur le documentaire 10ème chambre, instants d’audience. Cela confère à donner au film un cadre réaliste dynamité par une intrigue et des personnages parfois délirants comme l’excellent Philippe Duquesne dans le rôle d’un légiste qui réalise des autopsies avec la décontraction d’un vendeur de fruits et légumes.
Fourmillant d’idées et porté par un casting aux petits oignons (excellent Gilles Gaston-Dreyfus) avec les caméos de Jean Dujardin (hilarant), Yolande Moreau, Jan Kounen, Gaspard Noé ou le génial Terry Gilliam (clin d’œil à celui qui se réclame de son cinéma comme principale influence) s’avère un excellent divertissement (pour public averti) et dont certaines séquences parfois très gores parviennent à provoquer le rire alors que leur violence prise au premier degrés pourrait figurer dans un film d’horreur de Lucio Fulci, un exercice d’équilibriste qui est du grand Art. La réussite du film de Albert Dupontel vient aussi de Sandrine Kiberlain, la comédienne ne s’est jamais révélée aussi drôle et pince sans rire, éclipsant presque le jeu de Dupontel. Souhaitons qu’elle poursuive dans la voie de la comédie car cela lui va étonnement bien avec les années. Seul bémol, le rythme du film et l’humour faiblit un peu lors d’une conclusion qui tombe un peu à plat. Cela n’empêche pas 9 Mois Ferme d’être la meilleure comédie du moment.
Allemagne, 12 novembre 1932. Dans exactement 80 jours, Adolf Hitler sera nommé chancelier et mettra rapidement en place la mise en route de l’Allemagne. Inconnu à cette adresse raconte la montée du nazisme à travers les échanges épistolaires entre Martin Schulsse et Max Eisenstein, deux amis et associés dans une galerie de San Francisco.
Date de sortie : le 9 octobre 2013
Durée : 2h 59min
Avec : Léa Seydoux, Adèle Exarchopoulos, Salim Kechiouche
Je suis une fan inconditionnelle de Kechich qui sait filmer au plus près de la réalité ses acteurs et dont chaque film révèle son génie (L’esquive en 2001, La graine et le mulet en 2004). Pour son film La vie d’Adèle, c’est tout à fait spécial. On le savait déjà, vu toutes les réactions qu’il a suscitées, aussi bien de la part du public de Cannes, que de la part des acteurs et du réalisateur, et maintenant du grand public. N’oublions pas que ce film a reçu une triple palme d’Or pour : Léa Seydoux, Adèle Exarchopoulos et Abdellatif Kechiche.
A tel point que Kechiche aurait même dit qu’il souhaitait que son film ne sorte pas dans les salles, ayant été trop sali. Il est tout de même très rare d’arriver à des situations aussi extrêmes. Quant à Léa Seydoux, elle aurait dit qu’elle ne tournerait jamais plus avec ce réalisateur (tournage atroce). Il faut dire que Léa n’a pas le meilleur rôle dans le film, alors qu’elle se donne tout autant qu’Adèle… Heureusement qu’elle a été récompensée à Cannes.
A-t-on besoin de resituer l’histoire ? Il ne s’agit pas vraiment d’une histoire d’amour entre deux jeunes femmes, mais plutôt d’un chagrin d’amour dans la vie d’Adèle.
Adèle, Adèle Exarchopoulos, et Emma, Léa Seydoux, ont un coup de foudre. Kechiche a voulu filmer cette histoire d’amour entre deux femmes, de la même façon qu’il aurait filmé un homme et une femme. Sans tabou, sans arrière-pensée. Mais le fait est que ce sont deux femmes et que les scènes d’amour, voire de sexe, sont longues, insistantes (avec Kechiche, il faut toujours que les scènes durent interminablement), et somme toute, quelque peu dérangeantes. Quand ça dure plus de sept minutes, vous commencez à trouver ça long, très long… Bien sûr, on peut dire que c’est remarquablement filmé, comme des tableaux, avec des positions très picturales, avec deux corps jeunes et beaux. Mais, mais, mais… Où finit l’art et où commence le voyeurisme ? A chacun de juger…
Synopsis :
[pull_quote_center]À 15 ans, Adèle ne se pose pas de question : une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune femme aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir le désir et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte. Face au regard des autres Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve…[/pull_quote_center]
Bien sûr, les jeunes actrices sont étonnantes, époustouflantes ! D’ailleurs Kechiche a toujours le don de découvrir une actrice qui deviendra une star à chacun de ses films. Ici c’est Adèle Exarchopoulos. On n’est pas près de l’oublier, croyez-moi !
Le film dure trois heures, trois heures qui possèdent des longueurs, mais voulues. Dommage que la vocation d’Adèle, devenir institutrice, ne soit pas bien mis en valeur. On a plutôt l’impression que le réalisateur la pousserait dans la voie de la création, seule voie noble à ses yeux. Les passages filmés à l’école sont navrants de débilité… Heureusement que l’école ne ressemble en rien à « ça » ! Bizarre car en même temps, Kechiche dit à chaque interview qu’instit est le plus beau métier du monde…
Chacun réagira face à ce film en fonction de sa propre vie. Il est certain que ce film marquera le monde du cinéma, en élargissant les limites d’une façon quasi inimaginable il n’y a pas si longtemps…
Le film s’intitule La vie d’Adèle- Chapitres 1 et 2, dans l’espoir de tourner la suite un jour… Mais rien n’est moins sûr ! Il s’est librement inspiré d’une bande dessinée de Julie Maroh : Le bleu est une couleur chaude, Prix du Public au festival d’Angoulême en 2011.
Date de sortie : le 2 octobre 2013
Durée : 1h 32min
Avec : Valérie Bonneton, Dany Boon, Denis Ménochet
Tout le monde a ri en voyant l’émission de tv : « Fais pas ci, fais pas ça », où Valérie Bonneton excelle en mère de famille souvent dépassée. En allant voir ce film, on espère tous rire de bon cœur, entre Dany Boon et Valérie Bonneton. Eh, bien, il n’en sera rien !
Synopsis :
[pull_quote_center]Pour les voyageurs du monde entier, l’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull est un coup dur. Pour Alain et Valérie, c’est une catastrophe. Car pour arriver à temps dans le petit village de Grèce où se marie leur fille, ce couple de divorcés, qui se voue l’un l’autre une détestation sans borne, va être amené par la force des choses à prendre la route ensemble.[/pull_quote_center]
Vous allez vite déprimer sur votre siège et trouver le temps long, très long et votre place de ciné, chère, très chère ! A peine, esquisse-t-on un sourire. Mais les dialogues sont minables, les situations grotesques et les acteurs surjouent. Tout sonne faux !
Dommage, très dommage… Seul le titre, imprononçable, est drôle d’autant plus qu’il est véridique !
Théâtre de l’œuvre jusqu’au 3 novembre 2013
[pull_quote_left]L’absence, la perte, la solitude, sont au coeur de cette pièce troublante et énigmatique.[/pull_quote_left]
Il y a dans l’oeuvre du dramaturge Jon Fosse une vision métaphysique et abstraite qui embrasse ses personnages avec une essence singulière et une acuité particulière. Portée par une écriture minimaliste faite de répétitions, de variations, de temps suspendu où les silences, les non-dits et une tension diffuse sont plus importants que les mots exprimés.
Dans ce théâtre introspectif et de l’intime au bord du vide, Ludmila Mikaël habite virtuosement cette vérité humaine torturée et empêchée. (paradoxale et insaisissable. Une femme attend un homme qui ne viendra pas. Est-il mort ? Est-il parti avec une autre ? On ne saura pas. Pourtant elle l’attend et l’espère de tout son être. Il va venir, oui, il va venir, il faut qu’il vienne, sa vie en dépend. Elle y croit, elle le souhaite, elle le veut. Tellement fort qu’elle fini par le convoquer à côté d’elle sur le canapé solitaire, telle une ombre entre deux perceptions du temps et de la réalité où une autre femme plus jeune se fait jour.
Et l’échange, loin de progresser, s’enlise dans un ressassement continuel et obsessionnel avec des mots qui agissent comme des instruments d’incommunicabilité et de perdition. Les constantes reprises, à la manière de formules incantatoires, créent un rythme lancinant et instaure un climat d’angoisse où le malaise grandissant entre le couple à la fois ancien et nouveau confronté à l’attente de l’autre, renvoie à l’impossibilité de vivre à deux.[pull_quote_right]Un regard singulier et fébrile qui dévoile les tréfonds de l’âme[/pull_quote_right]
Une mélancolie envahit l’espace où la mise en scène de Marc Paquien, illustrées des chants sublimes de Cat Power, cristallise au plus près ce huis clos et le temps qui se suspend, se tend et se distend, là où la condition d’être se débat entre volonté de revivre et désespoir avec le manque et la solitude.
La parole et les déplacements sont au cœur du dispositif et impriment les incertitudes et les contradictions de ceux qui désirent tant mais qui ne savent pas aimer. Ludmila Mikaël excelle dans le rôle de cette femme paradoxale qui refuse de se rendre à l’évidence dont elle restitue à merveille toutes les ambivalences, passant du rire aux larmes, de l’autorité à la fragilité, de l’espoir à la détresse. Et face aux brisures du réel Patrick Catalifo et Agathe Dronne sont des spectres justes et mystérieux.
Un regard singulier et fébrile qui dévoile les tréfonds de l’âme…
Théâtre de l’Atelier jusqu’au 24 janvier 2014
Après avoir mis en scène Catherine Frot dans Oh les beaux de Samuel Beckett, Marc Paquien revient à un grand rôle féminin en confiant à Dominique Blanc (parfaite) le personnage de Mirandolina, une aubergiste libre et indépendante avant l’heure imaginée par Goldoni. Une femme stratège aussi qui, en se jouant de l’amour et de ses inclinaisons, finira par être victime des sentiments avec lesquels elle aura imprudemment joué. Cette « locandiera » tient une pension à Florence. Sa grâce piquante et son esprit vif gagnent tous les cœurs masculins.
Maîtresse du lieu et de sa cour, elle règne sur tout son petit monde. Et avec une grande assurance, elle garde la tête froide en toute situation, aimant plaire autant que préserver sa liberté.
Des trois étrangers qu’elle loge, deux sont transis. Le troisième revendique son hostilité face à la gente féminine et à leurs charmes. Il la traite alors avec mépris et se moque des deux prétendants. Offensée, Mirandolina met toute son ingéniosité au service de son amour propre, pour démontrer au goujat sa suffisance et sa faiblesse.
Décidée à le séduire elle s’exposera au jeu de la séduction : qui séduit risque d’être séduit, qui désire provoque le désir…
[quote_center]une comédie fine qui se joue de l’amour et du pouvoir.[/quote_center]
La mise en scène classique et précise de Marc Paquien est au plus près du jeu des comédiens et du texte dont elle restitue l’atmosphère, les enjeux amoureux et sociaux où chacun des personnages en jouant de sa condition, permet à l’auteur de dénoncer l’hypocrisie sociale. Et la tonalité comique du chef d’oeuvre de Goldini laisse aussi percevoir la part d’ombre existentielle des personnages en y dévoilant leur faille et leur faiblesse ainsi que l’éternel drame de l’acte manqué.
Dans une scénographie réduite à l’essentiel, quelques meubles déplacés par les acteurs eux-mêmes transformant la salle commune en chambre, les actions se succèdent sur fond de transgression inaccomplie et de désillusion d’êtres en mal d’amour.
Figure de femme libre et irréductible, Dominique Blanc incarne à merveille l’ambivalence du personnage de Mirandolina tandis qu’André Marcon excelle en Chevalier puissant et ténébreux. Un duo de choc pour une comédie fine qui se joue de l’amour et du pouvoir.