Voici une plongée survoltée dans le monde des premiers jeux vidéo, grâce à l’énervé Donovan Murdock, personnage créé par les studios EXIT 73 qui réalisent cette vidéo de folie.
[vimeo http://vimeo.com/74645125]
Défouloir du Vendredi : découvrez Coin, l’incroyable Donovan Murdock en vidéo
A triple tour – exposition à la Conciergerie jusqu’au 6 janvier
Jusqu’au 6 janvier prochain, la première demeure royale accueille une exposition toute particulière de la collection Pinault, présentée pour la première fois en France. Dans un lieu emblématique et empreint d’histoire, l’ancienne prison de Paris dévoile une thématique d’exposition aussi atypique que puissante, celle de l’enfermement. Un sujet qui s’est imposé de lui-même compte tenu du lieu choisi. Le parcours de l’exposition est rythmé par une cinquantaine d’œuvres de 23 artistes différents, toutes réunies sous le thème de l’emprisonnement social et individuel. Par une diversité des formats et des supports présentés (peintures, installations, vidéos, sculptures), ce parcours impressionne aussi bien par la froideur de sa thématique que par l’éclectisme des œuvres qui le composent.
La Conciergerie, CMN.
Dans une atmosphère froide et sous les voûtes en croisée d’ogive de la Conciergerie, le visiteur détenu pénètre d’abord dans la Gabbia (la Cage), une installation de Michelangelo Pistoletto faite de miroirs suscitant une lourde impression d’emprisonnement. Cette balade dans les méandres de l’enfermement s’articule en deux parties : la première aborde les grands bouleversements qui frappent notre temps (catastrophes écologiques, terrorisme, guerres civiles) aux travers des œuvres de Bill Viola, Friedrich Kunath, Diana Thater ou encore Mona Hatoum.
Friedrich Kunath, The Past is a Foreign Country, 2011.
La seconde dévoile l’individu confronté à lui-même et à son désarroi psychologique, illustré notamment par l’installation puissante de Sung Yen et Peng Yu, des vieillards plus vrais que nature mourant sur des fauteuils roulant. Peur de la mort, angoisse de la vieillesse, folie, culpabilité, phobie de la maladie, tant de sujets durs abordés par une dizaine d’œuvres d’inspirations différentes. On y retrouve par exemple l’installation de Damien Hirst mettant en scène des étalages de médicaments, rappelant la phobie naturelle de la maladie.
Raphaëlle Ricol Malgré la différence, 2009
Finalement, c’est un double visage de l’enfermement que nous donne cette exposition. Le premier, c’est celui d’un enfermement créé par le déclin du monde, les guerres incessantes et les conséquences hasardeuses des catastrophes naturelles, mais aussi l’enfermement religieux, la contrainte des cultures et des sociétés, le non-respect des libertés individuelles. Un enfermement causé par les externalités du monde. Le second visage de l’enfermement est celui de l’isolement, des peurs personnelles, de l’angoisse de la mort et du désarroi de l’individu, celui qui met l’homme face à lui-même et devant son destin. Enfermé, à triple tour.
Informations pratiques
A triple tour
Du 22 octobre 213 au 6 janvier 2014
Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h
Sauf les 25 décembre et 1er janvier
Ouverture nocturne jusqu’à 20h les 24, 25, 26, 27 octobre et les mercredis du 30 octobre au 18 décembre – dernier accès à 19h
Vidéo : This is Eric Koston – portrait d’une légende du skate
Cette vidéo de l’un des maîtres historiques du skateboard, Eric Koston, a été réalisée par le Magazine Desillusion pour Nike.
[vimeo http://vimeo.com/67019026]
Découvrez les premières planches de la BD Le Dahlia Noir (Casterman)

Date de sortie : le 13 novembre 2013
Auteurs : David Fincher, Matz, Miles Hyman, James Ellroy
Le mot de l’éditeur :
Célèbre dans le monde entier, le roman culte de James Ellroy est enfin adapté en bande dessinée.
Los Angeles Police Department, 1946. Dwight « Bucky » Bleichert fête son premier jour aux Mandats, le prestigieux service où rêvent de travailler la plupart des flics de la Cité des Anges. Il fera équipe avec Leland « Lee » Blanchard, un collègue qui comme lui a été boxeur, et qu’il a déjà affronté sur un ring. Malgré les nondits entre eux, les deux hommes sympathisent. Ils ne savent pas encore qu’ils vont enquêter ensemble sur un crime qui va à la fois les rapprocher et bouleverser leurs existences : la mort atroce d’une jeune femme, Elizabeth « Betty » Short, surnommée le Dahlia Noir, dont on retrouve le corps mutilé dans un terrain vague, en janvier 1947…
Ainsi débute l’un des plus fameux romans noirs de la littérature américaine des dernières décennies, à la fois polar haletant et portrait saisissant de Los Angeles, dans toute sa fascination trouble : Le Dahlia noir, de James Elroy. C’est le plus francophile des dessinateurs américains, Miles Hyman, déjà auteur avec Matz, dans la même collection, d’une adaptation de Nuit de fureur de Jim Thompson, qui en signe la mise en images, très inspiré par la ville de Los Angeles où il a personnellement vécu plusieurs années.
L’adaptation du roman d’Ellroy en bande dessinée est assurée une fois encore par Matz, mais cette fois-ci à quatre mains puisqu’il a travaillé en équipe avec le cinéaste David Fincher.
Découvrez deux titres inédits de Doctor Flake en attendant son prochain album !
Doctor Flake annonce un prochain album dont la sortie est prévue le 24 février 2014… Et pour soigner l’auditoire nombreux et impatient, il offre deux titres en téléchargement :
- Not this time
- Rock On (feat.Chill Bump & H-Burns)
On vous signale également la sortie de son premier vinyle Flake On Wax #1.
Vous pouvez d’ores et déjà découvrir Not this time en streaming ci-dessous, ainsi que le clip de Rock On,réalisé par David Wegmann-Serin, plutôt réussi.
[bandcamp width=100% height=120 track=4206399298 size=medium bgcol=ffffff linkcol=0687f5]
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=fF2vn9zItA4]
Les Rencontres d’Après Minuit, un film de Yann Gonzalez
Sortie : 13 novembre 2013
Durée : 1h32
Avec : Kate Moran, Niels Schneider, Nicolas Maury
Il y a des films que l’on a envie d’aimer, comme ça sans les avoir vu, comme un coup de foudre programmé. Pour le propos, le casting, l’audace… Les Rencontres d’après minuit est de ceux là.
Synopsis :
[pull_quote_center][/pull_quote_center]Au cœur de la nuit, un jeune couple et leur gouvernante travestie préparent une orgie. Sont attendus La Chienne, La Star, L’Etalon et L’Adolescent.
Pour ces raisons évoqués et plus encore, le premier long-métrage de Yann Gonzalez déteint dans le paysage cinématographique français. Sous ce beau titre sombre et rohmérien ce cache un pur et bel objet plastique, une œuvre lyrique bouleversante.
La clef de ces Rencontres d’après Minuit, c’est le personnage d’Ali (Kate Moran), préparant l’orgie, qui la donne au début du film à son compagnon (Niels Schneider) : « il faut suivre les indices de ses rêves (…) surtout lorsqu’ils sont terrifiants »
Indices après indices, le film déploie un langage à décrypter comme l’est celui des rêves en psychanalyse.
A l’arrivée de chacun des personnages, des caractères se dessinent symbolisés par leurs noms : La Chienne (Julie Brémond) est la nympho, la Star (Fabienne Babe) la femme d’âge mur angoissée, l’Etalon (Eric Cantona) l’homme bien membré, l’Adolescent (Alain Fabien-Delon) le frêle garçon … donc des styles, des typologies qui s’étiolent peu à peu à la faveur des discussions. Chacun s’ouvre, se raconte : c’est l’extase du verbe et de l’image (magnifique scène où chacun, les yeux fermés, se retrouvent dans un rêve commun). Oui, au fil de la nuit, tous se rendent disponibles et éclosent comme des fleurs nocturnes.
Cette orgie n’est qu’un prétexte à un échange qui va au-delà du sexuel, on le comprend vite. La « rencontre » du titre n’est pas tellement celle des corps mais bien celle d’un rêve, d’un fantasme à un autre. Beauté du film que de privilégier la transe de l’âme!
Une véritable vampirisation s’opère, pour les personnages, puis pour le spectateur. Ce film nous hypnotise, visuellement par ces jeux de lumière renforçant la dialectique du jour et de la nuit, par ces plans savamment composés et ces lentes focalisations sur les visages. Il nous attire aussi par le son, ces superbes compositions de M83 que jouent un juke-box sensoriel.
Le film ne souffre pas de son artifice évident, bien au contraire tout est ici question de croyance. « Peu importe que ce soit vrai ou non, c’est leur histoire » dit Udo avec justesse (Nicolas Maury, drôle et grave en gouvernante transgenre). Croyance en l’autre, en ses rêves, en l’amour … donc en la poésie .
Le spectateur aguerri reconnaîtra les références qui affluent, dans un détail (ainsi le cache-oeil de Matthias, chevalier céleste qui rappelle Albator) ou dans une atmosphère (mêlant onirisme et horrifique, comme chez Dario Argento). Ce défaut du »trop » s’oublie vite. Les Rencontres d’après Minuit nous dit : laissez-vous pénétrer par le tout, épousez l’univers de cette orgie cosmique, planez quitte à mourir.
Tout pousse à exclure cette étrange famille du monde extérieur, qui viendra pourtant les rattraper à l’occasion de la sortie finale, celle qui voit le soleil se lever et les masques tombés. Le film flirte avec les ultimes transgressions (inceste, résurrection …) à des fins poétiques. Ce qui aurait pu être cru, sordide (par exemple l’exhibition d’un sexe démesuré) ne l’est jamais, tant la sensibilité est partout palpable.
Les Rencontres d’Après Minuit est une fable sur le désir, sur sa frustration, ou son accomplissement fantasmatique. C’est là la force des grands poètes, Apollinaire, Aragon, … que de conjuguer lyrisme et crudité, érotisme et fantastique. Yann Gonzalez s’inscrit dans leur lignée.
Emily Wells sera en concert à l’Espace B le Lundi 18 Novembre

Communiqué de presse :
A l’occasion de sa tournée européenne pour présenter son deuxième album Mama, la chanteuse, productrice et compositeur Emily Wells sera en concert à l’Espace B le Lundi 18 Novembre. Mélangeant sonorités classiques et modernes, elle propose des ballades aux influences folk, country, pop, hip-hop avec de discrets arrangements de down-tempo électroniques.
A découvrir !
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Sexe et Erotisme s’exposent à Lasécu du 16 novembre 2013 au 18 janvier 2014

Communiqué de presse :
En 2013, cent ans après l’édition du premier catalogue de l’Enfer de la Bibliothèque Nationale à l’initiative de Guillaume Apollinaire, Lasécu a demandé à plus de 69 artistes de porter au regard du public leur vision de l’érotisme. Au début du XXe siècle Guillaume Apollinaire fut en effet un des grands explorateurs de l’érotisme. Chercheur et curieux, grand lecteur, pasticheur, il fut l’éditeur malicieux et le préfacier de dizaines d’ouvrages érotiques rares, pour le compte de la Bibliothèque des curieux; mais aussi le premier grand bibliographe de l’Enfer de la Bibliothèque Nationale, édité en 1913.
Le mot Enfer renvoie, par métonymie, aux rayons d’une bibliothèque, d’accès restreint et regroupant pour l’essentiel des ouvrages jugés licencieux ou «contraires aux bonnes mœurs». De nos jours, l’Enfer est une figure de style : sur le plan administratif, les livres conservés en bibliothèque ont pour fonction d’être, avant tout, mis à la disposition des publics. La restriction repose alors sur l’âge légal de la majorité et oppose bien souvent «public adulte averti» et «jeune public».
On retrouve des représentations érotiques d’actes sexuels dans presque chaque civilisation, qu’elle soit antique ou moderne. Les Grecs et les Romains sont quant à eux à l’origine de nombreuses œuvres artistiques et décorations à caractère érotique, provenant également de leur croyance religieuse et culturelle particulièrement influente dans l’ouest de l’Europe. Les Grecs de l’Antiquité ont souvent peint des scènes sexuelles sur leurs céramiques, bon nombre d’entre elles étant notoires du fait qu’elles constituent les représentations homosexuelles les plus anciennes dont on dispose aujourd’hui. Il y a de nombreuses peintures et sculptures sexuellement explicites dans les vestiges romains de Pompéi et Herculanum. Les Romains considéraient les représentations sexuelles comme des décorations de bon goût.
Dans les pays asiatiques tels que l’Inde, le Japon et la Chine, les représentations du sexe et l’art érotique ont des significations spécifiques au sein des religions. Au Japon, l’art érotique a trouvé son plus grand développement dans les travaux des estampes japonaises. Tout reste à découvrir sur la planète Vénus…
A-mateur d’art nous nous trouvons dans une position de voyeur face à la représentation érotique. Ce catalogue d’exposition fera trace et se retrouvera tout naturellement en bonne place sur les rayons des bibliothèques.

Biennale de Lyon / week-end vidéo : 29 nov. > 1 déc. 2013 !
12e BIENNALE DE LYON
Week-end Vidéo
29, 30 nov et 1e déc 2013
à l’Auditorium du Musée d’art contemporain
et au Cinéma Comœdia Présenté par Fabrice Bousteau.
Cette année, la Biennale de Lyon organise un week-end entièrement dévolu à la projection de films et vidéo mono-bandes pour voir, débattre, discuter et rencontrer les artistes dans les meilleures conditions possibles.
Programme
Auditorium du musée : 81 quai Charles de Gaulle, Lyon 6 – Entrée libre.
Cinéma Comœdia : 13 av. Berthelot, Lyon 7 – Vendredi et dimanche : 8€60 (6€70 réduit) et Samedi matin : 4€80 pour tous.
Teaser : Albator, Corsaire de l’Espace – un film de Shinji Aramaki

Date de sortie : le 25 décembre 2013
Durée : N.C.
Avec : N.C
Découvrez le premier teaser d’Albator, Corsaire de l’Espace, réalisé par le japonais Shinji Aramaki (Appleseed) d’après l’oeuvre de Leiji Matsumoto.
Synopsis :
2977. Albator, capitaine du vaisseau Arcadia, est un corsaire de l’espace. Il est condamné à mort, mais reste insaisissable. Le jeune Logan, envoyé pour l’assassiner, s’infiltre dans l’Arcadia, alors qu’Albator décide d’entrer en guerre contre la Coalition GAIA afin de défendre sa planète d’origine, la Terre.
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=hHh5nANdrWQ]
Clip : La Femme – Sur La Planche extrait de Psycho Tropical Berlin
On avait eu plaisir à découvrir La Femme au printemps dernier. On vous fait partager un bon moment avec ce clip de Sur La Planche extrait de leur premier album Psycho Tropical Berlin.
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=NwVA5zYfNWw]
« Paris N’existe Pas », un film inédit avec Serge Gainsbourg, au Forum des Images le 20/11/2013, à Paris
MER 20 NOVEMBRE 2013 À 19:00
2 rue du cinéma, 75001 Paris Forum des Halles
Porte Saint Eustache,
Métro : les Halles et Châtelet
PARIS N’EXISTE PAS
Le film surréaliste de Robert Benayoun pour la première fois en DVD
Un film inédit avec Serge Gainsbourg
Acteurs : Richard Leduc, Danièle Gaubert, Serge Gainsbourg…
Musique : Serge Gainsbourg et Jean-Claude Vannier
Disponible chez Zylo
À l’occasion de la sortie en dvd du film surréaliste Paris n’existe pas, le film de Robert Benayoun de 1969 est diffusé le 20 novembre 2013 au Forum des Images à partir de 19 h 00 dans le cadre d’une soirée spéciale en compagnie d’invités. La projection du film est précédée d’un mini-récital dʼErnest (chanson française à vapeur).
On n’a pas tous les jours la chance de découvrir un tel trésor inédit, un véritable ovni de cette envergure. Paris N’existe pas, le film de Robert Benayoun, sorti en 1969 paraitra pour la première fois en dvd le 6 novembre prochain avec dans les rôles principaux : Richard Leduc, Danièle Gaubert, et Serge Gainsbourg.
En 1968, Simon (Richard Leduc), est un jeune artiste peintre en pleine crise d’inspiration. Lors d’une soirée il goûte une substance aux propriétés étranges et développe des capacités mentales qui lui permettent de voyager dans le futur et le passé. Il peut maintenant enjamber les époques en une fraction de seconde et s’amuser à observer la belle Félicienne (Monique Lejeune) qui occupait son appartement dans les années 30. Mais ses nouvelles facultés ne sont pas sans conséquence et perturbent l’équilibre du couple qu’il forme avec Angéla (Danièle Gaubert). Son ami Laurent (Serge Gainsbourg) tente de le rassurer et de l’arracher à ses « hallucinations. »
La valeur du temps, l’art, l’artiste et l’inspiration sont les thèmes de ce film d’inspiration surréaliste.
Paris N’existe Pas a été sélectionné en 1969 à Cannes (semaine de la critique), à Locarno et à San Francisco. Il sort le 6 novembre 2013 pour la première fois en dvd. La musique, très présente tout au long du film a été composée par Serge Gainsbourg et Jean-Claude Vannier qui signent là leur première collaboration deux ans avant l’Histoire de Melody Nelson.
Festival International du Film Policier de Beaune – 6ème édition du 2 au 6 avril 2014

Le prochain Festival International du Film Policier de Beaune nous immergera dans la ville de Mexico. Nous vous proposons de consulter le Communiqué de presse ici.
MEXICO POLAR
Depuis sa première édition en 2009, le Festival International du Film Policier de Beaune s’attache à rendre hommage à une ville pour son influence et sa dimension mythologique au sein du genre policier. Après Paris, New York, Hongkong, Londres, Rome et Naples, le Festival s’arrêtera cette année à Mexico.
Bande-annonce : Avant l’hiver, un film de Philippe Claudel
Date de sortie : le 27 novembre 2013
Durée : 1h 42min
Avec : Daniel Auteuil, Kristin Scott Thomas, Leïla Bekhti, Richard Berry
Philippe Claudel (Il y a longtemps que je t’aime, Tous les soleils) revient avec Avant l’hiver, un film sur le questionnement de soi qui peut avoir certains aspects autobiographiques, ainsi que le souligne le réalisateur.
Synopsis :
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Paul est un neurochirurgien de soixante ans. Quand on est marié à Lucie, le bonheur ne connaît jamais d’ombre. Mais un jour, des bouquets de roses commencent à être livrés anonymement chez eux au moment même où Lou, une jeune fille de vingt ans, ne cesse de croiser le chemin de Paul. Alors commencent à tomber les masques : les uns et les autres sont-ils vraiment ce qu’ils prétendent être ? La vie de Paul et Lucie est-elle celle dont ils avaient rêvé ? Qui ment et qui est vrai ? Est-il encore temps, juste avant l’hiver de la vie, d’oser révéler les non-dits et les secrets ? Où sont les monstres et qui sont les anges ?[/pull_quote_center]
Bande-annonce de Suzanne, un film de Katell Quillévéré
Date de sortie : le 18 décembre 2013
Durée : 1h 34min
Avec : Sara Forestier, François Damiens, Adèle Haenel, Paul Hamy, Corinne Masiero, Apollonia Luisetti, Fanie Zanini, Timothé Vom Dorp, Maxim Driesen, Jaime Da Cunha
Suzanne est un film qui a semble-t-il marqué la critique. Un drame qui pourrait bien ne pas épargner les spectateurs…
[pull_quote_center]Le récit d’un destin. Celui de Suzanne et des siens. Les liens qui les unissent, les retiennent et l’amour qu’elle poursuit jusqu’à tout abandonner derrière elle…[/pull_quote_center]
Chapitres de la chute de Stefano Massini, mise en scène par Arnaud Meunier, à Paris
Théâtre du Rond-Point jusqu’au 30 novembre
[pull_quote_left]Il était une fois la saga des frères Lehman savamment racontée en 3 parties par Stefano Massini, un jeune auteur ltalien, et orchestrée avec brio par Arnaud Meunier, le nouveau directeur de la Comédie de Saint-Etienne.[/pull_quote_left]
Il était une fois la saga des frères Lehman savamment racontée en 3 parties par Stefano Massini, un jeune auteur ltalien, et orchestrée avec brio par Arnaud Meunier, le nouveau directeur de la Comédie de Saint-Etienne.
Une success story dans la pure tradition du rêve américain qui débute avec l’arrivée des trois frères juifs bavarois au 19è siècle sur le sol yankee jusqu’à la faillite en 2008, provoquée par la crise des subprimes, de l’empire devenu entre temps la quatrième banque du monde d’investissement.
Lehman Brothers donc où la première banque d’investissement sacrifiée sur l’hôtel du dérèglement du système financier et qui entrainera dans sa chute les Bourses mondiales. Le nom de cet établissement devient alors indissociable de la crise économique que nous connaissons et sa déconfiture le symbole de la crise d’un système tout entier, dérégulé à l’envi et qui avait fini par échapper à ses fondateurs.
Dans Chapitres de la chute, Stefano Massini s’empare de ce sujet brûlant dans une forme théâtrale très inspirée et rythmée qui fait résonner efficacement la grande et la petite histoire où l’auteur mêle habilement le destin d’une saga familiale sur plusieurs générations à l’évolution économique du capitalisme.
Portée par un chœur de six comédiens masculins (tous excellents), passant sans cesse de la brève incarnation au récit, on est littéralement happé par les événements familiaux, amoureux, religieux et professionnels qui jalonnent la grande épopée. Laquelle esquisse progressivement une figure de la chute propre à chacun des personnage où ambition, désirs, intrigues, rivalité, croyances, transmission construisent un empire mais aussi un déséquilibre jusqu’à son effondrement fatal.
A l’abri d’une scénographie ludique et évolutive, le metteur en scène Arnaud Meunier nous plonge d’abord au cœur de la petite entreprise de tissu puis de la banque d’affaires avec son hall de réception où les entrées et les sorties des comédiens se font par un ascenseur. Tandis que sur les baies ouvertes sur la ville monde s’illustrent grâce à des vidéos de Pierre Nouvel les soubresauts capitalistiques.
Après son parcours dans l’oeuvre de Michel Vinaver (King, Par-dessus bord, adapté par Oriza Hirata, 11 septembre, créé avec un groupe d’adolescents de Seine-Saint-Denis), Arnaud Meunier poursuit son exploration sociétale et humaine.
Jeu-Vidéo : Batman Arkham Origins – Bande Annonce
On vous propose cette longue cinématique du dernier jeu-vidéo de la licence Batman sorti le 25 octobre dernier. Du joli travail qui doit plaire à nos amis gamers.
Clip (-18) : Jackson and His Computerband – G.I. Jane (Fill Me Up)
Attention, Jackson and His Computerband ne font pas dans la dentelle… Mais plutôt dans le phallus dégénéré. Que ce soit en forme de baleine, de surf volant, de serpent ou autre, G.I. Jane a de quoi éviscérer, taillader, pomper aussi… Tout ça sur fond électro pop fort sympathique, ce qui est tout de même l’essentiel. Le titre est en effet extrait de Glow, un bon album sorti il y a quelques semaines. Mineurs s’abstenir of course.
Raymond Depardon : la bande annonce
Autoportrait au Rolleiflex (posé sur un mur) 1er scooter de marque Italienne « Rumi », étiquette de presse sur le garde-boue, Ile Saint-Louis. Paris, 1959 ©Raymond Depardon/Magnum Photos
Raymond Depardon : Un moment si doux
14 Novembre 2013 – 10 Février 2014
[pull_quote_center]Le Grand Palais consacre une exposition à la photographie en couleur dans l’œuvre de Raymond Depardon, depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui et réalisée en étroite collaboration avec l’artiste.
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Pour cette exposition, l’artiste a voyagé en Afrique, aux USA, et en Amérique du Sud : photographiant des sujets qui lui sont chers: les grands espaces et la solitude des villes. Paysages, villes, cafés, intérieurs ou encore portraits. L’exposition qui réunit plus de 150 photographies dont la plus grande partie est inédite, est la plus importante exposition jamais consacrée à la couleur dans l’œuvre de Raymond Depardon.
Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais en collaboration avec Magnum Photos.
Découvrez les premières planches de Amarillo, 5ème album de Blacksad (Dargaud)
Date de sortie : le 15 novembre 2013
Auteurs : Juan Diaz Canales (scénario) et Juanjo Guarnido (dessin)
Nous avons l’immense plaisir de vous faire découvrir en avant-première les premières planches de Amarillo, le prochain album du très populaire Blacksad.
Le mot de l’éditeur :
Avec Amarillo, tome 5 de Blacksad, Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido entraînent leurs héros – Blacksad, le chat détective privé – dans un road-movie qui n’est pas sans évoquer la « beat generation »…
Ce cinquième épisode de Blacksad, Amarillo, s’ouvre à La Nouvelle-Orléans : Weekly doit quitter la ville ; il y laisse John qui préfère rester sur place pour chercher du travail. Par chance, celui-ci croise justement un riche Texan qui lui propose de ramener sa voiture chez lui : un boulot simple et bien payé ! Le détective accepte, mais, dans une station-service, il se fait voler la voiture par Chad Lowell et Abe Greenberg – deux écrivains beatniks qui cherchent à rejoindre Amarillo, au Texas. Bientôt, une querelle entre les deux hommes, rivaux, vire au drame : Chad, poussé à bout, tire sur Abe qui meurt sur le coup. Obligé de fuir, Chad trouve refuge dans un cirque. John se lance à sa poursuite sur les routes américaines du Nouveau-Mexique, du Colorado, du Texas et de l’Illinois.
Amarillo est le 5e album de Blacksad, une série qui met en scène un chat détective, dans une ambiance qui évoque furieusement le roman noir de la littérature américaine.
Gravity, un film d’Alfonso Cuaron
Date de sortie : le 23 octobre 2013
Durée : 1h30
Avec : George Clooney, Sandra Bullock
Comment ce film peut-il être aussi bien noté ? Un coup commercial ? Sans aucun doute.
Déjà à l’affiche vous avez George Clooney. Mais le pauvre, disparaît très vite envolé dans l’espace, à peine 20mn après le début du film ! On regarde et on se dit que ce n’est pas possible, qu’il va trouver une solution. Eh bien non ! Vous ne verrez plus George Clooney, mais uniquement cette jeune femme interprétée par Sandra Bullock… Un film avec deux acteurs, dont un disparaît à toute vitesse… Il fallait le faire, non ?
Synopsis :
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Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers. Le silence assourdissant autour d’eux leur indique qu’ils ont perdu tout contact avec la Terre – et la moindre chance d’être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d’autant plus qu’à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d’oxygène qu’il leur reste. Mais c’est peut-être en s’enfonçant plus loin encore dans l’immensité terrifiante de l’espace qu’ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre…[/pull_quote_center]
A la fin de la projection, un jeune garçon d’une dizaine d’années dit à son père : « En fait, il n’y a pas d’histoire ». Comme il a raison, il n’y a aucune histoire ! Juste une tête défoncée par des débris multiples et variés. Pas une tête défoncée, une tête ouverte en son milieu et vidée de sa substance. Comme quoi, ce n’est pas du tout pour tout public, ce film !
Certes, vous voyez de belles photos de l’espace, certes les effets spéciaux sont parfaits, mais franchement, aucun besoin de cette 3D qui vous fait payer encore plus chère votre place ! En-dehors de quelques boulons qui vous arrivent en pleine figure, la 3D n’apporte rien à ce film. Les très belles photos de l’espace sont largement satisfaisantes !
Non seulement il n’y a pas de scénario, mais en plus, tout est invraisemblable. Et la musique est insupportable et flippante.
George Clooney répète trois fois la même phrase : il paraît que j’ai de beaux yeux bleus… C’est vous dire la profondeur des dialogues !
Pour sensibiliser un peu le public, le réalisateur, Alfonso Cuaron, a chargé l’actrice d’un passé très lourd non compatible avec sa vie de spationaute… Mais bon, au point où il en est !
Si vous avez envie de regarder ce film, regardez la bande annonce et vous aurez tout vu !
Virgule, etc. Dans les pas de Roger Vivier, à Paris
Palais de Tokyo jusqu’au 18 novembre 2013
Près de 140 modèles de souliers retracent la carrière de Roger Vivier, plus inventeur que chausseur, qui débuta dans les années 1930. Avec le Fashion Program, le Palais de Tokyo explore des expériences inédites dans le domaine de la mode, de la création ou de la beauté qui marquent la réinvention du visible et modifient notre rapport au corps.
[pull_quote_left]L’exposition, dont le commissariat a été confié à Olivier Saillard et la scénographie à Jean-Julien Simonot, se parcourt comme le pastiche d’un musée voué à la chaussure. Il reprend les archétypes d’un Louvre ou d’un Prado en puisant dans les inspirations de Roger Vivier. [/pull_quote_left]
L’exposition, dont le commissariat a été confié à Olivier Saillard et la scénographie à Jean-Julien Simonot, se parcourt comme le pastiche d’un musée voué à la chaussure. Il reprend les archétypes d’un Louvre ou d’un Prado en puisant dans les inspirations de Roger Vivier.
Le goût pour l’Afrique, l’Orient, le XVIIIe siècle, la peinture française ou anglaise, sont autant de thèmes que le bottier partageait avec les plus vénérables institutions. Le visiteur voyage à travers un paysage de vitrines tel que le XIXe siècle savait en user avec le charme désuet de l’objet conservé. Aux œuvres d’art les chaussures empruntent les titres et les rôles que l’exposition utilise comme un pied de nez à l’art et à la mode.
[pull_quote_center]Roger Vivier voit la chaussure comme une sculpture dont il ne cesse de questionner la forme : « Depuis toujours la ligne me passionne, confiait le bottier, cinq cents fois je refais mon dessin pour vérifier la justesse de l’idée et respecter l’architecture du pied ».
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Les talons sont ses lignes de force, du talon aiguille, qu’il fut le premier à lancer en 1954, au talon «Etrave» (1958), et du talon «Choc» (1959) au sinueux talon «Virgule», voulu comme le manifeste de sa propre griffe dès 1963. Les formes de la chaussure le séduiront tout autant et l’empeigne se redresse alors, en 1958, en bout «Turc» ou «Guitare»…
Rénovateur en structure comme en surface, Roger Vivier ne néglige pas moins la broderie qui élève le soulier au rang d’objet d’art grâce aux savoir-faire séculaires des maisons comme Rébé ou Lesage. La renommée de Roger Vivier est telle qu’il sera en outre le seul collaborateur de Christian Dior, dans les années 1950, à pouvoir apposer sa griffe à côté de celle du couturier. Au même moment, la plupart des défilés de Paris, de Schiaparelli, à Yves Saint Laurent résonnent déjà des pas de créations fortes qui, dès 1963, le décideront à ouvrir sa propre marque.
La postérité retiendra également de Roger Vivier une liste de femmes d’exception. Lui qui signa les souliers du couronnement d’Elisabeth II en 1953, chausse les plus grandes figures de leur temps. Cette aura monarchique attire des clientes parmi lesquelles comptent la Duchesse de Windsor ou la princesse Soraya d’Iran, qu’on imagine côtoyer dans les salons Marlène Dietrich, Elisabeth Taylor, Jeanne Moreau et Brigitte Bardot… Toutes s’arrachent ses créations. Ludiques et surprenantes, elles vont des talons aigus, aux souliers de Catherine Deneuve dans «Belle de jour» de Luis Buñuel en 1967, à l’empeigne signée de la célèbre boucle d’argent.
La maison Roger Vivier tient, depuis 2002, à enrichir son patrimoine par l’acquisition régulière des pièces d’exception de son histoire, gardées précieusement au Musée de la chaussure de Romans et parmi les 140 exposés au Palais de Tokyo.
A ces souliers et accessoires issus des archives de la maison s’ajoutent des prêts issus des plus importantes institutions mondiales, privées comme publiques : le Metropolitan Museum of Arts à New York, le BATA Shoes Museum de Toronto mais aussi le musée de la chaussure de Romans ou encore le Palais Galliera, musée de la mode de la Ville de Paris.
Ces fragments de l’histoire de la mode ont prouvé une nouvelle fois leur actualité sous l’impulsion de Bruno Frisoni qui, depuis 2002, assure la création artistique de la maison Roger Vivier, en perpétuant son rang et sa notoriété mondiale uniques. Avec respect, créativité et modernité, il mue la marque en maison d’accessoires de luxe, symbole d’un chic parisien incarné avec élégance par son ambassadrice, Inès de la Fressange. Designer toujours aux pieds des femmes les plus élégantes, telles Carla Bruni-Sarkozy, Cate Blanchett, Anne Hathaway, Nicole Kidman, Julia Roberts, Bruno Frisoni esquisse avec malice des lignes et formes nouvelles dans les accessoires de la maison, jouant, entre autre, avec l’honorable talon Virgule qu’il consacre comme une véritable ponctuation dans sa création.















































































![[BD] Les Griffes du Gévaudan – Tome 02, de Sylvain Runberg & Jean-Charles Poupard (Glénat)](https://publikart.net/wp-content/uploads/2026/04/9782344058251-001-x-100x70.webp)