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Iris et Octave, un roman d’Alice Hendschel (Roman Belfond)

Iris et Octave, un roman d’Alice Hendschel (Roman Belfond)

Iris et Octave est le premier roman d’Alice Hendschel, auteure belge. Le sous-titre résume très bien cette aventure : les mésaventures de de deux jeunes amants qui se croyaient cosmiques.

Iris et Octave sont jeunes. La vingtaine. Ils étaient ensemble, s’étaient séparés et sont de nouveau ensemble. Pour être sur que cette fois-ci, leur amour va durer, ils se réfugient dans un petit village des Ardennes belges. Dans la maison de la grand-mère d’Iris, qu’elle affectionnait particulièrement et qui était morte deux ans auparavant. La maison était toute petite et très rudimentaire. Octave était déjà venu dans cette maison, du temps de la grand-mère. Puis ils s’étaient séparés. Revenir ici, représentait beaucoup pour eux deux. Mais surtout pour Iris.

Ils voulaient vivre leur amour, comme dans une bulle, à l’abri du monde.

Mais est-ce vraiment possible ?

Ils vont l’apprendre à leurs dépens et vont devoir faire face à des évènements qu’ils ne pouvaient même pas imaginer !

Aucune terre n’est épargnée par le passé…

Iris et Octave est un délicieux roman, mélange d’humour, d’amour, de littérature, de folie, et de compromis !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : août 2024
Auteur : Alice Hendschel
Editeur : Belfond
Prix : 21 €

La belle affaire, un retour caustique sur la réunification allemande, sortie en salles le 28 août

Le cinéma allemand aime à traiter de la réunification RFA/RDA sur le ton de l’humour, comme dans le très estimé Goodbye Lenin. La belle affaire s’inspire d’une histoire vraie, des citoyens de RDA ont pu réaliser le change de l’ancienne monnaie dans la monnaie de l’ouest en mettant la main sur une partie du magot de l’est entreposé dans un bunker, a priori sans valeur sauf à certaines conditions connues de peu de personnes. Au delà de l’humour, le film interroge sur les idéaux des gens de l’est, mis à mal au moment de la perte de souveraineté, et surtout lors de la découverte des agissements de dignitaires bien peu scrupuleux et très arrangeants surtout avec les idéaux de la DDR. Ainsi la scène où les anciens ouvriers découvrent que le fruit de leur travail était destiné à fournir IKEA en pièces à bon marché est une belle métaphore d’un pays à 2 vitesses, ceux du haut et la masse laborieuse du bas. Le film se suit avec intérêt avec une famille quelque peu dysfonctionnelle, la mère ayant eu un fils avec son ancien compagnon sans jamais en avertir son nouvel ami. Sandra Müller prend toute la place avec son charisme naturel, livrant une belle prestation au cœur d’un récit illustrant le passage d’une époque à une autre, la RDA devenant en 1990 un parent pauvre de la puissante RFA, rachetée à bas prix avec à la clé un taux de chômage record et une désillusion globale sur la raison d’être de l’ancien régime.

Synopsis: 1990, en pleine réunification complexe des deux Allemagne, les ouvriers d’un même quartier d’ex-RDA se retrouvent sans emploi. Ils découvrent un jour l’emplacement de milliers de billets est-allemands voués à être détruits. Ils ont trois jours pour s’en emparer et convertir l’argent en Deutsche Mark, en montant l’affaire qui changera leur vie.

Retour sur un lieu mythique avec le documentaire Dreaming Walls, sortie au cinéma le 28 août 2024

Dans l’imaginaire collectif, le Chelsea Hotel est synonyme d’art, d’underground, de drogue et d’inspiration. L’Hôtel Chelsea est un hôtel situé dans le quartier de Chelsea, dans l’arrondissement de Manhattan à New York, au 222 West de la 23e rue, entre la 7e et la 8e Avenue. Le bâtiment a été construit en 1883, immeuble historique de NYC, il en a été le plus haut pendant longtemps. Mais surtout l’hôtel est entré dans la légende pour avoir abrité des artistes, parfois pendant plusieurs années. Le documentaire revient sur ce passé glorieux et suit certains de ses habitants actuels alors que les lieux sont en train de subir des travaux pour devenir un hôtel de luxe.

New York en pleine mutation

Le bâtiment de 12 étages était situé initialement dans un quartier regorgeant de théâtres. Le Chelsea Hotel a été, dès ses débuts, un important centre de la vie artistique new-yorkaise. Stanley Bard en est devenu en 1955 le mythique directeur dans les pas de son père à ce poste depuis 1939. L’hôtel a eu la spécificité légendaire d’avoir hébergé gratuitement des artistes dans la dèche, parfois pendant plusieurs années. Les fans de Rock connaissent par cœur l’histoire de leurs musiciens préférés ayant séjourné au Chelsea Hotel, la liste est longue. The Libertines, Tom Waits, Patti Smith (qui y vécut avec Robert Mapplethorpe), Virgil Thomson, Dee Dee Ramone des RamonesHenri Chopin, John Cale, Édith Piaf, Joni Mitchell, Bob Dylan (qui y écrit Sad Eyed Lady of the Lowlands), Janis Joplin, Jimi Hendrix, Sid Vicious, Richard Hell, Ryan Adams, Jobriath, Rufus Wainwright, Abdullah Ibrahim Sathima Bea BenjaminLeonard Cohen, Keren Ann, le groupe The Kills et Anthony Kiedis (des Red Hot Chili Peppers), Pink FloydJoan Baez, Nico, entre autres. Le documentaire suit les habitants actuels qui côtoient les ouvriers en charge de la réfection des lieux. Les habitants sont désenchantés quant à l’avenir des lieux. Souvent artistes, ils racontent leur relation avec le Chelsea Hotel et les riches heures de la gestion de Stanley Bard. Les images sont furtives mais rappellent que Janis Joplin et Patti Smith ont hanté les lieux. La nostalgie est reine et le documentaire souligne que les temps ont changé. Alors que dans les années 70 le Chelsea Hotel commençait à être délabré à l’image d’une ville elle-même livré à la prostitution et aux Sex shops, les temps sont aujourd’hui à la consommation et au luxe, les artistes ne sont plus les bienvenus.

Le documentaire Dreaming Walls est tout rempli d’une féérie désenchantée à découvrir au cinéma le 28 août.

Synopsis: Le Chelsea Hotel, temple de l’art et repère de la contre-culture à New York depuis plus d’un siècle, se transforme en hôtel de luxe. Coincés entre un passé mythique et un futur incertain, ses derniers résidents tentent de se réinventer, malgré le chaos du chantier.

Le ciel était vide, un roman de Inge Schilperoord (Belfond)

Le ciel était vide, un roman de Inge Schilperoord (Belfond)

Inge Schilperoord est rédactrice et journaliste en Hollande. Elle est également psychologue judiciaire. Dans son dernier roman, Le ciel était vide, elle aborde un sujet très délicat avec la radicalisation islamiste. Elle essaie de comprendre…

Sophie, adolescente de seize ans, a perdu son père. Son père était avocat. Il a défendu des personnes quasi indéfendables. Un de ses derniers procès concernait une jeune fille partie en Syrie. Sa mort est sans doute liée à ce procès qu’il a gagné en sauvant cette jeune djihadiste Néerlandaise, Isra. Qui a échappé, grâce à lui à la prison. D’après lui, c’était juste une erreur de jeunesse. Elle ne présentait aucun danger pour la société.

Tout au long du livre, l’auteure a une approche un peu particulière de l’islam. Tout d’abord avec le père de Sophie qui cherchait à comprendre et à découvrir cette religion, et qui apprenait même la langue arabe. Puis à travers Sophie qui adorait son père et qui essaie de découvrir les dessous de ce procès. Elle aussi a une attirance pour cet autre monde.

A l’école, elle devient amie avec une musulmane, Zala, et à travers elle, elle espère en apprendre beaucoup. Elle décide de faire son travail d’étude sur ce thème : la vraie nature de l’islam. Zala va pouvoir partager sa religion, ce qu’elle en sait, avec Sophie. Et ensemble, elles vont réaliser cette étude.

Jusqu’où ira Sophie ? Son but est de retrouver à tout prix Isra et de comprendre cette fille qui a trompé son père. Trompé la société entière. Une jeune fille happée par l’islamisme radical.

Publik’art a aimé la plume de Inge Schilperoord qui a su aborder un thème très délicat, sans tomber dans la caricature et la violence. Avec son livre, Le ciel était vide, l’auteure dévoile le danger extrême de cette dérive que représente l’islamisme radical. A faire lire à tous les jeunes surtout aux adolescents qui souffrent …

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : août 2024
Auteur : Inge Schilperoord
Editeur : Belfond
Prix : 21 €

Epouvante sur New York, sortie de ce classique de l’horreur en combo Blu Ray + DVD + livret le 23 aout (Rimini éditions)

Epouvante sur New York est la première expérience de cinéma du réalisateur Larry Cohen. En 1982, il s’essaye à cet horror movie aujourd’hui légèrement désuet et vieilli du fait d’effets spéciaux beaucoup moins crédibles aujourd’hui qu’ils n’ont pu l’être à l’époque. Le scénario mélange de manière un peu rapide rites anciens et film de monstre, les dialogues ne sont pas très sérieux et semblent lâchés par les acteurs de manière assez automatique, même et surtout la tête d’affiche David Carradine (c’est lui l’ennemi de Beatrix Kiddo dans Kill Bill). Quant aux truquages, ils sont à la fois grotesques et maladroits. Bref le film est un concept de film un peu daté au charme désuet, nombreux sont ceux qui vouent un culte à ce type de films, malgré l’absence de rythme et de fond, un peu comme les séries US vues à la télé à cette époque. De quoi passer un bon moment de cinéma sans prise de tête, sans vraiment d’enjeux mais avec un beau sourire aux lèvres. Après Tentacules et les Rats attaquent déjà sortis en DVD par Rimini éditions, c’est une fois de plus l’occasion de se plonger dans un genre de cinéma qui n’est pas près d’être oublié, l’horreur kitsch, ça rappelle de bons souvenirs. Réalisateur également de The Stuff, Le monstre est vivant, Maniac Cop ou Meurtres sous contrôle, Larry Cohen a réalisé une belle brochette de films horrifiants à petit budgets, satiriques et inventifs que Rimini éditions pourrait bien exhumer sous DVD. Il a écrit pas mal de scénarios pour la télévision et le cinéma dans les années 70 et 80, comme pour la célèbre série Columbo, mais est surtout connu pour la réalisation de films, lui qui a disparu en 2019, l’occasion de lui rendre hommage en revisionnant ses plus grandes oeuvres.

Synopsis: À Manhattan, les forces de police sont confrontées à plusieurs crimes aussi atroces et étranges les uns que les autres. Au même moment, un énorme monstre violent est aperçu dans le ciel de New York.

Hijo de Sicario, un film sur les cartels et la possibilité de réchapper à la logique de la violence, sortie en salles le 21 aout

Si le cycle de la violence dans l’univers des cartels ressemble à de nombreux égards à une malédiction, Hijo de sicario appelle à la possibilité d’un changement. Ce fils de tueur qui ne peut que devenir à son tour un tueur choisit au contraire de renoncer à ce destin funeste. Les deux réalisatrices Astrid Rondero et Fernanda Valadez apportent leur vision de femmes dans ce récit d’un enfant orphelin élevé par sa tante loin de la ville et des règlements de comptes. En grandissant, il se rebelle et son passage à l’âge adulte se fait selon ses critères personnels. Découpé en 4 parties, le film suit 4 perspectives différentes sur le thème de la destinée et de sa propre détermination, chacun est-il amené à répéter inexorablement les mêmes actes que ses prédécesseurs généalogiques? Les réalisatrices tranchent et choisissent de penser que le pas de côté est possible grâce à une rencontre, un choix à faire, autant d’occasions de dévier le cours des choses pour s’ouvrir à de nouvelles perspectives. Le petit Sujo recueilli par sa tante Némésia arrive dans une petite maison nichée dans la nature sauvage et il se retrouve comme entouré par des esprits moins malfaisants que les humains. Le film propose une autre vision du Mexique, plus proche de la mythologie, avec ses racines animistes et ses traditions ancestrales, rappelant qu’avant les cartels de la drogue existaient d’autres manières d’appréhender le monde. Appelé vers ce changement de perspectives, Sujo est entrainé à agir et réagir différemment, s’éloignant de l’inévitable chemin suivi par les adolescents au Mexique, la normalité pour lui n’est pas le choix de suivre une voie de sicario, il peut faire ses propres choix et s’appuyer sur l’enseignement de sa tante.

Synopsis: Après l’assassinat d’un sicario dans une petite ville mexicaine, Sujo se retrouve orphelin et échappe de justesse à la mort grâce à sa tante qui l’élève à la campagne. À l’adolescence, la rébellion s’éveille en Sujo et il rejoint le cartel local. L’héritage de son père semble alors rattraper son destin.

Sortie le 20 aout en DVD du documentaire rocambolesque L’homme aux 1000 visages (Pyramide films)

La réalisatrice Sonia Krolund part d’une histoire vraie. Un homme a charmé plusieurs femmes en se faisant passer pour un chirurgien, un ingénieur automobile et un photographe, à tour de rôle argentin, brésilien ou portugais selon les contextes. Se faisant appeler Ricardo, Alexandre ou Daniel, il a vécu plusieurs vies en parallèle avec des femmes, cachant soigneusement la vérité pour sa convenance personnelle. Faisant parfois des enfants, exhibant des photos fausses de son passé, bref un vrai mythomane. Le documentaire ressemble à une enquête à la fois sérieuse et fouillée menée par Sonia Kronlund, déjà productrice des Pieds sur terre, l’émission quotidienne de France Culture. Quand l’une des victimes du serial lover l’a contacté, elle n’a pas hésité à mettre en image cette affaire assez invraisemblable, elle qui a connu des déconvenues amoureuses similaires auprès d’affabulateurs. Le documentaire commence avec la collecte des témoignages, le visage du mythomane est soigneusement caché, Ricardo reste un mystère, lui qui a éhontément menti à tant de femmes en France, au Brésil ou en Pologne. Et puis soudain, le visage apparait, quelconque, lambda, pas de grandes dents ou d’énormes griffes, un homme comme tant d’autres qu’elle a retrouvé avec l’aide d’un détective privé polonais. Et puis finalement, la rencontre a lieu à la fin du documentaire, sous couvert d’enquête sur la course en milieu urbain, le mythomane est filmé, il est souriant, content d’être sous le feu des projecteurs, il court de manière décontractée. A-t-til vu ce documentaire? L’Homme aux 1000 visages a tout du documentaire sur les thèmes du mensonge et de la crédulité. Un homme qui vit avec 4 femmes en même temps, ça parait fou mais l’histoire est vraie.

Synopsis: Il s’appelle Alexandre, Ricardo ou Daniel. Il se dit chirurgien ou ingénieur, argentin ou brésilien. Il vit avec quatre femmes en même temps, adaptant à chacune son récit et même ses traits de caractère. Enquête à la première personne, avec l’aide d’un détective privé, sur un imposteur aux mille vies imaginaires.

Bonus:

Entretien avec la réalisatrice Sonia Kronlund sur la préparation de l’enquête et ses suites

Mathilde et Emmanuelle Seigner habitées par deux actrices légendaires au Festival de Ramatuelle 

Mathilde et Emmanuelle Seigner habitées par deux actrices légendaires au Théâtre de la Madeleine
© Cyril Moreau Bestimage

Mathilde et Emmanuelle Seigner habitées par deux actrices légendaires au Festival de Rametuelle

Deux femmes pour un seul homme mais pas que car au delà de la liaison entamée entre Marilyn Monroe et Yves Montand marié alors à Simone Signoret, c’est le portrait croisé de deux icônes aux prises avec leur complexité et leurs blessures, qu’explore la pièce.

Nous sommes en 1960, Simone Signoret (Mathilde Seigner) et Yves Montand (Michaël Cohen) s’installent au bungalow 20 du Beverly Hills Hotel, à Los Angeles. Le comédien va tourner le film « Le Milliardaire » avec Marilyn Monroe (Emmanuelle Seigner) qui s’est battue pour l’avoir au casting. Au bungalow voisin, le numéro 21, loge le couple Monroe/Miller (Vincent Winterhalter) dont la relation s’épuise.

Tandis qu’Arthur Miller décide de rejoindre l’Irlande, Simone Signoret qui vient tout juste de remporter l’oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans « Les Chemins de la haute ville », doit quitter les États-Unis pour se rendre à un tournage à Rome. Restés seuls sur place, Marilyn Monroe et Yves Montand n’y résisteront pas et vont alors entamer une relation rapidement révélée par la presse.

Deux couples légendaires

La pièce ausculte le basculement de deux couples légendaires dont les repères se brouillent. Elle interroge en filigrane la quête de désir, la condition d’actrice : son isolement et sa surexposition médiatique, sa soumission au pouvoir de l’image, de la séduction, de la jeunesse, d’une représentation fantasmatique du corps, et les fragilités inhérentes au manque d’amour, à la trahison ou à l’abandon. Sans oublier le machisme du cinéma hollywoodien qui imprègne cette époque et dont Marilyn fut l’incarnation aussi parfaite que brûlante.

Il y a chez Marilyn un destin brulé qui se débat entre une blessure d’enfant irréparable et une solitude irréconciliable. Une complexité entre cette représentation fantasmagorique de bombe sexuelle et cette absence totale de confiance en soi. Une quête d’intériorité qu’elle cherchera auprès de Simone Signoret dont la femme de conviction, de culture, de passionnée de littérature, la fascinera.

La mise en scène de Jérémie Lippmann dépasse l’enjeu purement sensationnel de la liaison amoureuse pour explorer plus largement les fêlures du drame existentiel qui se font jour.

Emmanuelle Seigner est exceptionnelle dans la peau de Marilyn. Son jeu magnétique focalise à merveille la figure de l’actrice et ses jeux de miroir insondables empreints de sensualité exacerbée et de fragilité extrême. Mathilde Seigner est une Simone Signoret tout en roc et en humanité dont la tromperie qu’elle pardonnera, la laissera à jamais meurtrie. Quant à Michaël Cohen qui incarne Yves Montand, il est d’un charme aussi crooner que bondissant. Bravo !

Date : le 07 août 2024 à 21h30 – Lieu : Festival de Ramatuelle
Metteur en scène : Jérémie Lippmann

Tigresse d’Andrei Tanase, un beau film roumain à découvrir en salles le 7 aout

Véra est une femme vétérinaire et elle s’occupe des animaux dans un zoo en Roumanie. Elle s’est prise d’affection pour une tigresse prénommée Rhianna. Alors qu’elle découvre les infidélités de son mari volage, elle laisse la tigresse s’échapper, volontairement ou pas, le spectateur est laissé dans l’expectative. Et c’est le branle bas de combat pour retrouver la bête potentiellement dangereuse alors que des cadavres d’animaux sont peu à peu retrouvés sur le passage de la bête sauvage. La vétérinaire qui s’en occupe veut la retrouver vivante mais tout ne monde n’a pas les mêmes impératifs émotionnels. Le film suit la traque de l’animal pendant que que femme et mari tentent de surmonter leur situation matrimoniale sur le point de s’abimer définitivement. Le réalisateur Andrei Tanase met en parallèle les 2 situations pour bien montrer que l’homme est lui-même un animal sauvage au comportement erratique et imprévisible. Le suspens du film se pose sur les 2 champs, celui du couple et celui de l’animal, tout aussi imprévisible. Les discussions du couple se changent vite en affrontement entre la femme accaparée par un travail qui la passionne et un homme qui se sent délaissé et commence à regarder ailleurs, par la force des choses. Et quand le tigre est retrouvé, l’espoir d’une capture de l’animal sain et sauf bat de l’aile, car les risques pour la population sont bien supérieurs à la seul empathie de la vétérinaire pour l’animal. Le film est à découvrir en salle le 7 aout pour un beau moment d’introspection.

Synopsis: Ayant récemment perdu un bébé, Vera, vétérinaire, se console en prenant soin d’une femelle tigre tout juste arrivée dans son zoo. Un soi, alors qu’elle vient de surprendre son mari en plein adultère, Vera, ivre de colère, omet de refermer la cage du fauve, qui s’enfuit. Le lendemain, la jeune femme et son mari prennent la tête d’une expédition improbable pour retrouver l’animal. Plus que la quête d’un tigre en fuite, cette battue devient pour Vera une réelle introspection sur sa vie, son couple et ses aspirations.

Almamula, un film argentin entre mystère et réalité, à découvrir en salle le 7 aout

Almamula est un film sur l’adolescence qui suit Nino, un jeune homme en train de découvrir sa propre nature, mêlant astucieusement peinture sociale et fantastique avec l’invocation de croyances païennes. Si on ajoute un père souvent absent et le tableau d’une petite communauté où tout le monde se connaît, le film tient en haleine sur fond d’atmosphère estivale suffocante alors que des enfants disparaissent mystérieusement, laissant supposer de possibles actes pédophiles. Avec en plus la sublime photographie d’Ezequiel Salinas qui distille ses couleurs chaudes, le désir et les pulsions prennent pleinement leur place.

Un film sur l’image et les préjugés

L’éducation que reçoit Nino et toute marquée par le poids de la religion qui accroit une culpabilité que les cours reçus font apparaitre et accroitre. Dans le contexte de la puberté, l’adolescent est appelé à ignorer et rejeter les changements du corps comme de l’esprit alors que tout autour de lui appelle au contraire à y prêter l’oreille. Sa sœur et ses amis plus âgés s’adonnent à des jeux dans la piscine, un homme le conduit en forêt et lui demande de le toucher, la fascination se passe de mots et le conduit à des explorations silencieuses. Et comme ni sa mère ni le curé n’apportent de réponses, il est livré à lui-même. Histoire d’approfondir les troubles ressentis par Nino, le réalisateur ajoute des touches de fantastique avec un visage noir aux yeux rouges, une silhouette sombre de sa taille, une blessure à la main rappelant les stigmates du Christ, pour ainsi souligner l’inquiétude étouffante ressentie et suggérer un danger imminent. La légende de l’Almamula évoque une femme qui aurait couché avec son père et son frère et qui hanterait la forêt. Le film est tout rempli de croyances anciennes qui existent tels d’inévitables carcans, entretenus par une grand-mère qui ressemble à une vieille sorcière. Sans figure paternelle protectrice, Nino se retrouve seul face à ce qu’il considère comme des démons, le conduisant à une inévitable culpabilité avec laquelle il se débat continuellement, entretenue par son entourage et la société tel un cauchemar éveillé.

La première du film a eu lieu au festival de Berlin pour découvrir un film très esthétique porté par des interprètes magnétiques, en premier lieu celui qui interprète Nino. La lumière et les sons sont très travaillés pour immerger le spectateur dans un petit village du nord de l’Argentine, au milieu d’une forêt fantastique et de cette légende de l’Almamula. Le film est à découvrir en salles le 7 aout.

Synopsis: Dans son quartier à Santiago del Estero, au nord de l’Argentine, le jeune Nino est régulièrement la victime d’actes homophobes parce qu’efféminé. Afin de le protéger, sa mère très croyante emmène toute la famille à la campagne pour les vacances d’été. La forêt près de la maison a la réputation d’être hantée par l’Almamula, un monstre qui, selon la légende, enlève tous tous ceux qui commettent des péchés charnels. Alors qu’il assiste aux leçons de catéchisme en préparation de sa confirmation, Nino se sent étrangement attiré par la forêt maudite.

Noémie Lvovsky et Yvan Attal : un duo de choc au Festival de Ramatuelle

Le duo Noémie Lvovsky et Yvan Attal fait des étincelles au Théâtre Antoine
Yvan ATTAL, Noémie LVOVSKY dans Vidéo Club © Laura Gilli

Noémie Lvovsky et Yvan Attal : un duo de choc au Festival de Ramatuelle

Sébastien Thiéry, comédien, est aussi auteur de pièces de théâtre où son écriture féroce, désopilante et affranchie de toute morale, cohabite avec la comédie de boulevard, n’hésitant pas à déstabiliser le spectateur.

Un as en la matière qui n’a pas son pareil pour démasquer et se moquer avec la perfidie qu’on lui connait, de la folie et de l’hypocrisie d’une époque toujours plus déréglée et désincarnée.

On se souvient de sa comédie noire et hilarante « L’origine du monde », montée au Théâtre du Rond-Point en 2013, dans une mise en scène de Jean-Michel Ribes, où s’imaginant condamné à mourir, il devait dans un défi aussi improbable que psychanalytique pour éviter la mort annoncée, prendre une photo du sexe de sa mère jouée par Isabelle Sandoyan !

Aujourd’hui, c’est à un couple de bobos parfaits (enfin presque !) qu’il s’attaque en questionnant l’épineuse question de la transparence au sein du couple. Tout un programme…

Justine (Noémie Lvovsky) et Jean-Marc (Yvan Attal), mariés depuis vingt-cinq ans, sont dans leur cuisine dînatoire quand ils reçoivent par mail des vidéos dévoilant leur quotidien. Une mystérieuse webcam les aurait filmés à leur insu.

La pièce impose dès les premiers instants cette situation ubuesque qui voit les personnages de plus en plus paniqués, perdre pied à l’aune des révélations compromettantes découvertes, et révéler la face cachée et pas très glorieuse de leur relation.

De l’absurde au comique, il n’y a qu’un pas…

L’absurde de la situation – d’un comique irrépressible – est un cauchemar parce que les personnages ont conscience de vivre une situation impossible et surréaliste.

La mise en scène enlevée, rythmée de Jean-Louis Benoît accompagne de concert la situation qui se tend crescendo et dans un délire savamment orchestré entre joutes verbales, l’apparition d’un gorille (Paolo Mattei), et une danse endiablée en 3D du couple sur la musique d’Electricity.

Le duo Noémie Lvovsky et Yvan Attal fonctionne à merveille. À la fois solaire, humaine et malicieuse, Noémie Lvovsky est d’une justesse parfaite. Quant à Yvan Attal, il se montre aussi fourbe que retranché dans ses certitudes où chacun des protagonistes tour à tour paniqué et ébranlé, se débat avec sa mauvaise foi, ses mensonges et ses coups bas. Bravo !

Date : le 05 août 2024 à 21h30 – Lieu : Festival de Ramatuelle
Metteur en scène : Jean-Louis Benoît

Une exposition Matisse, l’atelier rouge à découvrir à la Fondation Louis Vuitton jusqu’au 09.09.2024

La Fondation Louis Vuitton collabore avec le Museum of Modern Art (MoMA) de New York et le SMK (Statens Museum for Kunst) de Copenhague pour organiser l’exposition Matisse, L’Atelier rouge et faire découvrir la genèse et à l’histoire de ce célèbre chef-d’oeuvre intitulé L’atelier rouge et peint en 1911. Ce tableau est devenu une des œuvres emblématiques du MoMA depuis son acquisition en 1949, et il y en a beaucoup. L’artiste a cherché à représenter son atelier et ses peintures, sculptures et objets décoratifs présents dedans à cette époque. L’exposition réunit pour la première fois les œuvres présentes dans le tableau et l’atelier de Matisse à Issy-les-Moulineaux en 1911. Des documents d’archive inédits et des œuvres éclairant le contexte de création sont également présents dans le bâtiment majestueux de la Fondation Louis Vuitton au coeur du Bois de Boulogne à proximité du Jardin d’accimatation.

Une oeuvre décortiquée avec art

L’exposition se compose principalement de la toile L’Atelier rouge et de 6 peintures, 3 sculptures et 1 céramique reproduites dans le tableau, tous réalisées entre 1898 et 1911. Les différentes oeuvres s’intitulent Le Jeune Marin (II) (exposé en France pour la première fois depuis 31 ans, La Corse, le vieux moulin (1898), Les Baigneuses (1907), Le Luxe (II) (1907-1908) et Nu à l’écharpe blanche (1909). L’assiette peinte par l’artiste en 1907 et figurant à l’avant-plan de L’Atelier rouge est habituellement présente dans la collection du MoMA. L’exposition ne se limite pas à une peinture avec ses composantes, elle adjoint d’autres oeuvres assez proches comme La Fenêtre bleue (1913) du MoMA et surtout Grand Intérieur rouge (1948) provenant du Mnam/Centre Pompidou. Un film présente également les découvertes les plus récentes concernant le processus de création du tableau. Pour ceux qui ne le savent pas, L’Atelier rouge de Matisse représente l’environnement de travail du peintre qui était à l’époque situé à Issy-les-Moulineaux après avoir quitté son atelier du quartier Saint Michel et celui de la rue des Invalides. Le tableau a été commandé par Sergueï Chtchoukine, le plus demandeur des mécènes de Matisse. Mais Chtchoukine refusa de l’acheter, lui qui n’avait pas rechigné à acquérir L’Atelier rose. Le tableau resta dans la collection privée de Matisse pendant 16 ans. C’est en 1927 que David Tennant, fondateur à Londres du Gargoyle Club, procède à son acquisition jusqu’à ce que Georges Keller, directeur de la galerie Bignou à New York l’achète et que le tableau ne rentre dans la collection du MoMA en 1949. Le tableau impressionne et inspire toute une génération d’artistes américains par ses choix radicaux avec la présence obsédante du rouge et cette description de l’environnement immédiat du peintre. L’Atelier rouge de 1911 et le Grand Intérieur rouge de 1948 se répondent pour le plus grand plaisir des visiteurs, confrontés à 2 œuvres réalisées à 40 ans d’intervalle et qui reflètent l’évolution picturale du peintre.

L’exposition a été conçue par Ann Temkin, conservatrice en chef au MoMA et Dorthe Aagesen, conservatrice en chef au SMK, avec le concours des Archives Henri Matisse. Suzanne Pagé, Directrice artistique de la Fondation Louis Vuitton est commissaire d’une exposition qui en envoie plein les yeux et permet de redécouvrir une oeuvre unique dans l’histoire de l’art.

Grand Ciel, un beau film français à découvrir les 2 et 23 août 2024 sur Arte

Le réalisateur Noël Alpi est parti d’un roman de Nicole Couderc intitulé L’enfant au billard électrique, publié en 1992 chez P.O.L. Elle est partie d’un fait divers réel lu dans je journal Libération la même année. Un moyen métrage a d’abord été réalisé, précédant le long-métrage plus proche du livre avec un côté tragique assez prononcé. Le film souligne les défis auxquels le monde paysans doit faire face dans le contexte d’une famille un peu particulière. Le père a une exploitation de lavande dans le sud de la France, lui et sa femme ont adopté Lionel, un garçon au caractère difficile. Le film ausculte la relation mère-fils pleine de rebondissements, elle souhaite bien faire mais se retrouve souvent démunie face à son chien fou de fils. Le livre privilégie une relation plus tragique que dans le film, mais l’amour filial se veut toujours sans mesure, excessif, aboutissant à un équilibre finalement assez déséquilibré. Dans le même temps, il est demandé aux paysans d’accepter l’installation d’éoliennes sur leurs exploitations, ce qui entraine l’arrivée d’une belle et jeune ingénieure allemande qui se prend d’affection pour le jeune Lionel. Les éoliennes figurent des personnages de contes surpuissants et s’élevant au-dessus de la mêlée, omniprésents et presque craints. Ils semblent déranger le jeune Lionel en faisant naitre en lui des sentiments exaltés qui lui font s’éloigner de sa mère adoptive. Le projet d’éoliennes du film a nécessité le concours et la coopération de deux groupes constructeurs et installateurs d’éoliennes que sont Nordex et Enertrag. Il a bénéficié du concours de certains responsables, passionnés par l’idée du film qui en ont facilité la réalisation. Il a également été très soutenu par la Ville de Valréas en Vaucluse et par ses élus qui ont accompagné le tournage à tous les instants. L’acteur Anthony Jeanne interprète Lionel, à l’aspect juvénile très marqué, ce qui correspondent bien à son personnage encore adolescent. L’actrice Laura Berlin interprète l’ingénieure allemande qui déséquilibre le jeune homme. Le projet de film présenté à Arte France et le film arrive aujourd’hui, visisble sur la chaine de télévision pour un beau moment de réalité augmentée. 

Synopsis: Lionel est le fils adoptif de Colette et Guy Legrand cultivateurs de lavande en haute Provence. Il est un garçon déficient, voire « attardé » et protégé par sa mère d’un immense amour fusionnel. Tout ceci va être bouleversé par l’arrivée de Claire, jeune ingénieure allemande venue installer des éoliennes dans la région, ce qui n’est pas du goût de tout le monde.

Fantasma Circus Erotica enflamme les Folies Bergères

Le cabaret burlesque Fantasma Circus Erotica revient aux Folies Bergère pour le plus grand plaisir des amateurs de performances chorégraphiques, d’effeuillage et de féérie érotique.

Fantasma est un temple des libertés, une maison des désirs mettant la différence et les différences à l’honneur. Les codes du genre y sont brouillés et réinventés. Le duo Manon Savary et Marc Zaffuto, créateurs de ce spectacle enflammé, vous offre un moment hors du temps, inédit en France, digne des grands show américains.

Vous avez adoré la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques ? Nul doute que vous passerez un moment inoubliable avec les artistes éclectiques de cette soirée au milieu des splendides dorures de cette institution du music-hall parisien. Ce spectacle épatant mêle danse, cirque, performance visuelle, effeuillage et burlesque incarnés dans des tableaux éblouissants. Dans une ambiance volontairement libérée, cette troupe d’artistes éveillera vos sens les plus enfouis. Mimi y signe des chorégraphies aussi prodigieuses qu’irrévérencieuses, tandis que la sulfureuse meneuse de revue Allanah Starr propose des interludes enflammés aux côtés de l’électrique Drag Queen Piche. Fantasma Circus Erotica est un subtil mélange de performances toutes aussi somptueuses. On se laisse transporter par ces tableaux érotiques et intermèdes humoristiques.

Vous avez jusqu’au 17 août pour voir ce spectacle légendaire et mythique de l’été 2024 !

Fantasma Circus Erotica
Jusqu’au 17 août aux Folies Bergère
Une création Savary & Zaffuto
Avec Mimi, Allanah Starr, David Pereira, Esther, François Sagat, Jake Dupree, Jean Biche, Julian Ardley, Julie Demont, Laure Petrie, Piche, Sema-Tawi, Stessy.

Brisby et le secret de Nimh, sortie en combo Blu-Ray + DVD + 5 cartes postales le 24 juillet

En 1982, Don Bluth a proposé son premier long-métrage intitulé Brisby et le secret de Nimh. Il s’est des production Disney très en vogue à l’époque pour réaliser une oeuvre plus adulte, très mature, même si le public principal reste les enfants. Avec une tonalité plus obscure, l’ambiance est rendue très sombre, entre frayeur et poésie. Les enfants qui ont vu le film à l’époque s’en souviennent, comme pour Taram et le Chaudron Magique. Le secret de Nimh comprend une bonne dose de mystères qui le rendent fascinant et une intrigue qui se base sur une magie omniprésente. Les effets d’animation n’ont pas tant vieilli que ça et la bande son continue à remplir un rôle moteur avec des phases très mouvementées et d’autres plus calmes. Les péripéties tiennent en haleine et le mystère est parfois épaissi d’une bonne dose d’humour. Le dessin animé a marqué toute une génération de bambins, et il s’apprête à déferler pour toucher uen audience toujours plus grande avec son intelligence et le charisme de ses personnages. Le film est disponible ce jour dans une superbe édition digipack Blu-Ray + DVD enrichie de plusieurs bonus ainsi qu’une interview de Xavier Kawa-Topor, un making-of inédit de 50 minutes, et 5 cartes postales tirées du film. La magie opère toujours, même plus de 40 ans après sa sortie en salles, rappelant son cousin Fievel et faisant exhumer une belle dose de souvenirs effrayants ou touchants. Les aventures sont périlleuses, trépidantes et fascinantes, de quoi tenir vos bambins au calme devant une séance télé qu’ils ne sont pas prêts d’oublier!

Synopsis: Madame Brisby est une souris des champs, veuve de Jonathan Brisby et mère de quatre souriceaux. Lorsque son fils Thimothée tombe malade, elle doit demander de l’aide à ses voisins, d’étranges rats qui cachent un terrible secret.

Un beau spectacle pour toute la famille avec Gaspard et le chaperon rouge à la Folie Théâtre

A la folie théâtre a fini sa saison 2023/2024 le samedi 20 juillet, une saison où Publik’Art est allé voir Casse-noisettes & le royaume ds jouets, Le pauvre méchant loup et Sorcière Gribouillis. Les enfants apprécient l’humour et l’inventivité des pièces qui leur sont destinés et en redemandent, Gaspard et le Chaperon rouge confirme cet engouement avec sa destructuration du conte de Charles Perrault. La jeune fille innocente du conte de la tradition populaire française est maintenant une spécialiste de Karaté qui comprend que le loup est en fait un jeune homme victime d’un maléfice l’ayant transformé en canidé. Le chasseur (personnage introduit dans le conte des Frères Grimm) interprété ici par une comédienne, devient le méchant de l’histoire, achevant de travestir le conte pour devenir une histoire du XXIe siècle. Rien de scandaleux car existent déjà 58 variantes du conte populaire originel où le chaperon est tantôt un garçon, tantôt une fille, et le nombre des protagonistes, ainsi que le type d’animal, la fin et les ruses utilisées varient tout autant. L’heure de spectacle passe dans un éclat de rire, avec tours de chant, utilisation d’un ukulélé et dénouement heureux. La mythique phrase de Perrault, Tire la chevillette, la bobinette cherra, est quelque peu détournée, faisant sourire les parents aux côtés des bambins heureux du ton de farce continuelle.

Rendez-vous fin aout 2024 pour le début de la nouvelle saison 2024-2025 à La Folie Théâtre, pour petits (Voyage à la mer, Le monstre amoureux, Michka déjà vu au Lucernaire, Pinocchio) et grands (Roxane dans l’ombre de Cyrano, Le Horla, Mia Lisa, Huis clos Théâtre musical)!

Synopsis:Gaspard, loup malgré lui, doit apporter son aide à quelqu’un pour rompre le mauvais sort. Il tombe alors nez à nez avec le Petit Chaperon Rouge…
Gaspard est un jeune musicien prétentieux. Un jour, il se voit maudit par Puck, l’esprit de la forêt et transformé en loup. Il a un an pour améliorer son comportement sans quoi, il restera sous sa nouvelle forme à jamais. Alors que le délai se rapproche, il rencontre le petit Chaperon Rouge en chemin pour aller aider sa Grand-Mère. D’abord un peu méfiante, Chaperon Rouge accepte finalement de venir en aide à Gaspard lorsque celui-ci lui raconte son histoire. Mais la chasseresse, Babette, rôde, elle aussi dans la forêt…

Un Concert flamboyant de Chris Isaak à la salle Pleyel le 16 juillet (Première partie: Lusaint)

La salle Pleyel a accueilli le chanteur, guitariste, auteur-compositeur-interprète et acteur américain Chris Isaak pour un concert salle comble. Classiques du chanteur, cover songs et morceaux moins connus se sont succédés pendant près de 2h de concert acclamé par un public ravi de sa performance.

Rock et country

Le concert débute par la première partie de la chanteuse britannique Lusaint à la voix chaude et puissante rappelant sa glorieuse ainée Amy Winehouse. Elle passera à la Cigale le 29 novembre, de quoi l’écouter interpréter notamment Feeling Good de Nina Simone et Crazy de Gnarls Barkley. Une chanteuse à suivre assurément, touchée par le public nombreux présent dans la salle et presque intimidée. Quand Chris Isaak déboule sur scène avec sa veste brillante et son sourire charmeur, le public rugit de plaisir. Accompagné des 4 musiciens avec qui il joue depuis 40 ans, le chanteur ne se ménage pas avec une bonne vingtaine de chansons et de nombreux apartés pour partager sentiments et anecdotes. Son charisme n’est pas une légende, il se met tout le monde dans la poche, surtout quand il arpente les travées de la salle micro à la main pour des poignées de main et des photographies prises à la volée. Les 3 morceaux les plus connus de son répertoire font évidemment partie de sa performance, Wicked Game, Blue Hotel et Baby did a bad bad thing, ainsi que des reprises de Roy Orbison (Pretty Woman) et Elvis Presley (Can’t help falling in love). Le public assis profite des moments intimistes sans hésiter à se lever pour les moments plus frénétiques. Le chanteur a gardé sa voix enjôleuse et semble ne pas avoir vieilli.

Chris Isaak va proposer 3 autres concerts en France, lien et dates ci-dessous, des dates à ne pas manquer!

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Jouant d’un charisme digne de la rencontre de James Dean et d’Elvis Presley, Chris Isaak cultive depuis 1986, l’art de transformer des ballades rock en hymnes à l’amour, comme l’a prouvé le succès de « Wicked Game », slow incontournable des années 90. Ce crooneur romantique de Californie, optimiste par nature, se joue du spleen ambiant pour bâtir un empire musical hors du commun.

En tant que compositeur exigeant, il a embrassé le style de ses idoles du Memphis des années 1950, mêlant habilement rockabilly, rythm’n’blues traditionnel et surf rock en neuf albums de qualité. En 2012, l’Américain fidèle à ses racines livre un hommage aux productions Sun Records à travers Beyond the Sun. Il retrouve Nashville, le berceau du rock et de la musique country trois ans plus tard à l’occasion de l’enregistrement de son vingtième album, First Comes the Night.
Ne manquez pas Chris Isaak en concert !

Dates de concert:

Vendredi 19 juillet 2024: Saint Julien en Genevois

Dimanche 21 juillet 2021: Jazz à Sète

Vendredi 02 aout 2024: Jazz in Marciac

Une exposition Jean Hélion à découvrir au Musée d’Art Moderne de Paris jusqu’au 18 août

Le Musée d’Art Moderne de Paris a révélé le 22 mars dernier l’exposition consacrée à l’œuvre du peintre Jean Hélion (1904-1987). Cet intellectuel a traversé le 20ème siècle avec une évolution très significative de son œuvre. Pionnier de l’abstraction, il l’introduisit aux USA dans les années 1930 avant d’évoluer vers une peinture plus figurative.

Un peintre entre Mondrian et Fernand Léger

L’exposition du MAM s’organise de manière chronologique avec plus de 150 œuvres (103 peintures, 50 dessins, des carnets plus de la documentation) issues de grandes institutions françaises et internationales ainsi que de collections privées. Né en 1904 en Normandie, Jean Hélion s’est d’abord orienté vers des études d’architecture à Paris avant de se lier à Théo van Doesburg et Piet Mondrian pour s’orienter vers une abstraction géométrique très en vogue à l’époque. Il a ainsi participé au groupe Art Concret et à la création du collectif Abstraction-Création. Il a été l’ami de Calder, Arp et Giacometti, et proche des illustres Max Ernst, Marcel Duchamp et Victor Brauner. À partir de 1934, Jean Hélion s’est installé aux États-Unis pour devenir l’un des acteurs les plus importants de l’abstraction. Au milieu des années 1930, ses formes se sont animées pour préfigurer un retour à la figure humaine. Se détournant de l’abstraction à partir de 1939, il s’est alors plus intéressé au réel pour le reconstruire à partir de son langage abstrait avec des œuvres présentant des scènes de rue sans aucun sentimentalisme. Revenu pendant la seconde guerre mondiale, il est notamment fait prisonnier. Après guerre, il a réinventé la figuration en se tournant vers différents styles et de nombreux sujets : le nu, le paysage, la nature morte, l’allégorie et la peinture d’histoire. À la fin de sa vie, il perdit progressivement l’usage de la vue sans arrêter de produire de nouvelles œuvres.

L’exposition s’accompagne d’un catalogue publié sous la direction de Sophie Krebs et Henry Claude Cousseau, commissaires de l’exposition. Elle est visible jusqu’au 18 août pour une belle plongée dans le XXe siècle.

Il n’y a pas d’ombre dans le désert, les fantômes de la Shoah hantent les familles, sortie en DVD le 16 juillet

Si le titre choisi pour ce film peut laisser plutôt circonspect, les thèmes abordés dans Il n’y a pas d’ombre dans le désert ne peuvent pas laisser insensible. Car il est question ici du rapport de chacun à la mémoire, comment la faire resurgir ou comment la laisser tapis dans l’ombre. Certains parlent, d’autres préfèrent se taire, les cicatrices se rouvrent ou restent fermées à jamais, et quand il est question de Shoah, le sujet gagne assurément en ampleur. Le film tourne autour de 2 énigmes parallèles. La première aborde le procès à Tel Aviv d’un homme soupçonné d’être un ancien bourreau nazi que des victimes survivantes croient avoir reconnu, mais le doute est permis car les preuves sont minces et l’émotion surpasse souvent la clarté des souvenirs. La seconde tourne autour de la rencontre entre un Israélien lunaire et cyclothymique, et une écrivaine française qui se sont peut être aimés follement 20 ans auparavant. Leur rencontre tient du hasard et ils ne sont pas d’accord sur leurs souvenirs respectifs. Le début du film présente les personnages marqués par des souvenirs douloureux faits de deuil et de douleur, avec ce procès aux échanges tendus entre l’avocat de la défense et une victime qui reconnait mordicus son bourreau alors que tous les autres participants se murent dans un silence qui ressemble à de l’indifférence. Puis le reste du film se perd quelque peu dans le sable du désert où le couple louvoie jusqu’à ce que le fin mot soit donné à la toute fin du film. Valérie Bruni-Tedeschi livre une belle performance pour donner à ce film une belle ampleur cathartique après bien des atermoiements.

Synopsis: À Tel Aviv, Ori croise par hasard Anna, une écrivaine française, lors du procès d’un ancien Nazi. Il est bouleversé de reconnaître cette femme dont le souvenir le hante depuis qu’ils se sont follement aimés à Turin, 20 ans plus tôt. Mais Anna soutient qu’ils ne se sont jamais rencontrés. Peut-être qu’au milieu du désert, les choses deviendront plus claires…

L’homme d’argile, une belle rencontre entre une artiste et son modèle, sortie DVD le 16 juillet

L’homme d’argile est le premier film écrit et réalisé par Anaïs Tellenne et le résultat surprend. Le personnage de Raphaël ressemble à un vieil ours solitaire et borgne. Il vit avec sa mère et garde un château délaissé par ses propriétaires. Quand débarque l’héritière Garance, son monde limité s’ouvre et bascule. Il va apprendre à regarder au-delà de son petit univers finir par s’ouvrir.

Un film tout en intériorité

Emmanuelle Devos et Raphaël Thiéry forment un couple unique. Lui est le gardien d’une grande propriété dans le Morvan et elle est l’héritière, leur rencontre multiplie les ambiances mystérieuses pour aboutir à un thriller ambigu. Le rythme des jours inlassablement répétés et tous identiques va être chamboulé par l’arrivée de cette artiste d’art moderne. Surtout que la différence entre le rural et l’urbaine va rapidement générer une fascination réciproque. Tout le film se base sur ces personnages que tout oppose mais qui vont pourtant s’auto alimenter. Si la demeure semble d’abord hantée, la rencontre va accoucher d’une œuvre, statue de l’homme presque difforme et semblable à un quasimodo, elle est son Esmeralda, elle plus belle que lui et réfugiée dans la demeure pour se remettre à créer. Entre eux, ce sont des gestes, des regards, des hésitations, des silences. Mais Raphaël se met à ressentir des sentiments nouveaux, car l’artiste le regarde sans souligner ce qu’il considère comme une difformité disgracieuse. S’il joue du biniou et entretient une relation physique avec la sympathique postière, il veut surtout que le regard du monde change sur sa personne, à commencer par cet œil manquant qu’il veut faire réapparaitre.

Et puis Garance disparait aussi vite qu’elle est apparue, laissant Raphaël métamorphosé mais seul. Le film est vraiment atypique mais se regarde avec fascination, pour une belle histoire de grenouille devenue prince.

Synopsis: Raphaël n’a qu’un œil. Il est le gardien d’un manoir dans lequel plus personne ne vit. À presque 60 ans, il habite avec sa mère un petit pavillon situé à l’entrée du grand domaine bourgeois. Entre la chasse aux taupes, la cornemuse et les tours dans la Kangoo de la postière, les jours se suivent et se ressemblent. Par une nuit d’orage, Garance, l’héritière, revient dans la demeure familiale. Plus rien ne sera plus jamais pareil.

L’exposition consacrée à Paolo Roversi se termine ce dimanche 14 juillet au Palais Galliera

Paolo Roversi est à l’honneur d’une exposition au Palais Galliera qui revient sur 50 ans de photographies et montre comment l’artiste a pu avoir un impact considérable sur la mode avec des clichés devenus iconiques. Cette exposition est la première monographie consacrée au photographe à Paris.

Un photographe majeur

Paolo Roversi est né à Ravenne en Italie et s’est installe à Paris en 1973. Il a travaillé pour les magazines les plus prestigieux (Vogue italien et français, EgoïsteLuncheon) et sa carrière a été marquée par sa collaboration avec les plus grands créateurs de mode comme Yohji Yamamoto, Romeo Gigli et Rei Kawakubo. Ses années d’apprentissage lui ont permis de choix son studio, une chambre grand format et le Polaroid, définissant ainsi sa manière très particulière de travailler avec une esthétique très reconnaissable dans ses photographies, le passage au numérique ne lui a d’ailleurs pas posé de problème. Ses photographies sont marquées par des tonalités douces, des sépias et des noir et blanc réalisées à la lumière du jour. La densité et la profondeur des couleurs s’allient à la lumière de la lampe torche. Paolo Roversi a trouvé son propre langage photographique pour un renouvellement permanent qui lui a toujours apporté le succès. Ses clichés montrent une abondance de mannequins de mode iconiques, que ce soient Natalia Vodianova ou Kate Moss, toutes passées devant son objectif. Les poses sont simples, parfois dénudées mais jamais outrancières, transformant les clichés en portraits rentrés dans la postérité par delà le passage du temps et des modes.

L’exposition au Palais Galliera réunit plus de 140 œuvres, y compris des images inédites, des tirages Polaroid et des archives. C’est un moyen idéal pour découvrir le parcours professionnel et artistique d’un photographe de mode qui a marqué les époques de ses choix esthétiques, entre hier et aujourd’hui.

L’arabe confus, un livre de Sofiane Si Merabet (Belfond)

L’arabe confus, un livre de Sofiane Si Merabet (Belfond)

Sofiane Si Merabet est né en France. Ses origines familiales sont algériennes. Il a fait des études en sciences politiques en France et en Espagne. Il a fondé sa propre agence de marketing culturel, Karta, et travaille depuis 15 ans à Dubaï.

Il nous livre son premier livre : L’arabe confus.

Sofiane Si Merabet est né en France. Donc il est français. Mais ses parents sont algériens, donc, est-il pour autant algérien ? Ou Franco-algérien ? Ou français ?

Son livre, L’arabe confus, permet une approche totalement différente et nous donne une perception très originale quant au terme « arabe », l’auteur étant lui-même concerné.

« Avec le temps, j’ai appris que mon rapport au français était conditionné à mon rapport à l’arabe ». P.45

La langue est un élément fondamental de l’identité d’une personne. On fait souvent un amalgame avec la langue arabe. N’oublions pas que « la langue arabe est un élément central de l’islam. Le Coran a été révélé dans cette langue… P53

Mais « l’arabe n’est évidemment pas une langue de prosélytisme « islamique ».

L’auteur explique parfaitement les origines des langues, et plus particulièrement, de certains mots comme nostalgie, exil, immigration et diaspora. Des termes très constructifs et qui en disent long sur l’Histoire de ce peuple.

Malheureusement, en France, beaucoup d’immigrés vivent mal leur situation d’immigrés, se sentant quotidiennement rabaissés, insultés et souvent humiliés. On ne doit pas oublier l’Histoire, entre autres, l’histoire coloniale de la France.

Il existe encore aujourd’hui trop de différences entre un Français et une personne d’origine maghrébine, au niveau de l’emploi, par exemple. « L’accès aux hauts salaires reste encore difficile pour les immigrés. » P89

Il existe encore trop de discriminations, quant aux nom et prénom, en majorité arabe ou maghrébin, dans le monde du travail en France, d’après l’auteur.

L’auteur nous parle de sa propre expérience de Franco-algérien. Aujourd’hui, s’il travaille à Dubaï, il ne subit plus de discrimination en tant qu’arabe. Et peut vivre beaucoup plus sereinement sa double identité.

Tout au long de son livre, l’auteur analyse les effets de la colonisation, qu’on ne doit pas minimiser, ni oublier.

L’arabe confus est un livre d’une très belle dimension tant humaine, que sociale, historique et identitaire. Voilà un livre qui fait réfléchir et nous permet de mieux comprendre notre Histoire et nos racines.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2024
Auteur : Sofiane Si Merabet
Editeur : Belfond
Prix : 20 €

World Drinks Awards : 3 médailles d’or et 2 titres World Best pour ABK6 Cognac

ABK6 Cognac est habitué aux grandes récompenses délivrées notamment par les prestigieux World Drinks Awards (VSOP), ce sont cette fois 3 cognacs qui ont été récompensés, soulignant la qualité et la typicité des Cognacs Single Estate issus de leurs domaines d’exception.

Abecassis Cognac Grande Champagne VS élus Best VS et Médaillé d’or

Abecassis VS Grande Champagne révèle à l’œil une belle robe brillante à la teinte jaune dorée. Au nez, des notes de fruits frais, de zest d’agrumes et de pêche de vigne se dévoilent avec une touche printanière très séduisante. En bouche, l’attaque est et élégante avec des arômes floraux de fleurs de vigne et de lilas, sans oublier les notes fruitées de pêche. Le résultat est un bel équilibre à la fois frais et fruité, le tout souligné par un boisé élégant et discret. Au tarif de 47 euros la bouteille, la dégustation (out en modération) est conseillée.

Réviseur Cognac XXO élu Best XXO et Médaillé d’or

XXO signifie extra extra old, c’est une toute nouvelle catégorie de cognacs qui a été officiellement ajoutée à la description des âges du cognac en 2018. Tout le monde connait les autres désignations d’âge du cognac, les VSVSOP et XO, mais le cognac XXO est principalement constitué d’eau-de-vie vieillie dans des fûts de chêne français avec une durée minimale de vieillissement de 14 ans. Les cognacs XXO constituent le classement le plus ancien qu’un cognac puisse revêtir. Le Réviseur Cognac XXO a été récompensé pour marquer le savoir faire et la typicité du producteur.

ABK6 Honey and Cognac Liqueur élu France Country Winner et Médaillé d’or

Ce cognac est l’aboutissement d’un processus de vieillissement où le Maître de Chai a assemblé un cognac subtil et élégant à un miel particulier aux arômes intenses. Le miel est issu des forêts de Charentes pour un goût typique et singulier. Cette liqueur est élégante et subtile, avec des tonalités fleuries issues à la fois du miel et du Cognac. Jasmin, violette, chèvrefeuille et pétales de rose se devinent à la dégustation avant que ne surviennent des touches d’épices et d’oranges confites. Tous ces arômes se mêlent finalement à une vanille boisée et au caramel. Le tarif de 45 euros la bouteille incite à une dégustation, avec toujours la même modération.

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Abecassis Cognac Grande Champagne: Produite exclusivement sur nos vignobles d’exception, situés dans le prestigieux cru de Grande Champagne, nous avons élaboré cette gamme, guidés par une seule obsession : atteindre la perfection du « Single Estate » où force et subtilité se conjuguent dans cette précieuse bouteille. Une ode à l’histoire d’une terre qui nourrit ses anges gardiens. Cette collection rassemble nos eaux-de-vie les plus rares issues du premier cru de cognac et produites exclusivement sur nos domaines d’exception situés dans ce prestigieux cru de Grande Champagne. Une ode à l’histoire d’une terre qui nourrit ses anges gardiens. Cette gamme honore l’œuvre de la nature, le voyage de la terre au ciel qu’effectuent les eaux-de-vie au cours de leur vieillissement, ainsi symbolisé par les ailes d’anges subtilement dessinées sur nos bouteilles. Appelée aussi le « Cœur du Cognac », la Grande Champagne est le premier cru de Cognac. Ses eaux-de-vie issues de sols argilo-calcaires
présentent des caractéristiques d’extrême finesse et de légèreté avec un bouquet à dominante florale.

ABK6 Honey: Au cours du processus de vieillissement notre Maître de Chai a assemblé un cognac subtil et élégant à un miel particulier aux arômes intenses. Il a sélectionné un miel d’une origine unique pour son goût typique et singulier, produit au sein des forêts de Charente. Elégant et subtil, exprimant des tonalités fleuries issues à la fois du miel mais aussi du Cognac : jasmin, violette, chèvrefeuille et pétales de rose. Viennent ensuite les sensations chaleureuses et délicates d’épices et d’oranges confites. Ces parfums se mêlent à la vanille boisée et au caramel.

Trop de choix bouleverse l’éducation (Odile Jacob)

Trop de choix bouleverse l’éducation (Odile Jacob)

Daniel Marcelli est professeur émérite de pédopsychiatrie et a déjà écrit de nombreux ouvrages consacrés à l’enfance et à l’adolescence.

Antoine Périer est docteur en psychologie, psychanalyste, psychothérapeute. Il est l’auteur de nombreux livres consacrés à la psychothérapie et à la psychopathologie de l’adolescent.

Daniel Marcelli et Antoine Périer ont co-écrit le livre : Trop de choix bouleverse l’éducation.

Dès les premières pages de leur livre, on réalise à quel point ils disent vrai !

Dans nos sociétés occidentales, l’éducation a énormément évolué ces dernières décennies. Aujourd’hui, l’enfant est au cœur des familles et l’autorité parentale n’est plus du tout la même. Il est totalement vrai que les parents d’aujourd’hui demandent sans cesse à leur enfant, ce qu’il désire faire, manger, ce qu’il veut … dans tous les domaines ! Et le tout en pensant bien faire ! C’est un peu la toute-puissance de l’enfant. Et les auteurs démontrent très bien tout au long de leur livre la perversité de ce genre d’éducation.

Les quatre piliers de l’éducation contemporaine sont : l’exhortation, la séduction, l’autonomie et le choix (p.51)

On apprend au tout jeune enfant que son corps lui appartient, que son esprit lui appartient et que personne n’a de droit sur ce corps et cette pensée. (P52)

Les auteurs abordent aussi les conséquences catastrophiques des écrans sur les enfants, et ce, dès le plus jeune âge.

De plus en plus d’enfants sont diagnostiqués avec des troubles psychologiques plus ou moins importants et une demande de prise en charge. De nombreux exemples nous interpellent tout au long du livre. La règle d’or est que dans chaque domaine, il ne faut pas d’excès ! Il faut arriver à redonner un cadre et que l’enfant accepte les règles de jeu imposés par l’adulte.

Il faut que le jeune enfant ait bien conscience qu’il n’est pas tout seul, mais que l’autre existe ! Il a besoin des autres pour être lui-même reconnu !

L’enfant n’ayant plus jamais le sentiment de frustration, va très mal vivre son adolescence. Car au moment de sa puberté, qu’il le veuille ou non, l’enfant va se transformer. Sa toute-puissance va disparaître en même temps que son corps deviendra totalement différent. Comment accepter ce corps qui se transforme alors que l’enfant ne lui a rien demandé ? Comment choisir son sexe, choisir son genre ? Faire la différence entre le sexe et le genre.

La seconde partie du livre est centrée sur la possibilité de choisir, à l’adolescence, son genre, son sexe. Choisir ou refuser. Un choix excessivement délicat.
L’essentiel est de pouvoir aider l’ado dans sa quête d’identité, sa quête de transition, dans son cheminement. Car il a besoin d’aide. Il souffre.

Trop de choix bouleverse l’éducation est un livre qui va permettre aux parents de mieux comprendre le cheminement de leur enfant, mieux appréhender son éducation, son adolescence. Et leur apporter un guide pour mieux accompagner la souffrance de leur enfant, de leur ado… Avec de très nombreux cas cliniques qui nous permettent de très bien analyser la situation, de plus en plus complexe à cause des réseaux sociaux. L’ado réagit en fonction de lui ou juste en fonction des autres ?

Trop de choix bouleverse l’éducation est un livre que tout parent devrait lire et relire, quel que soit l’âge de leurs enfants !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2023
Auteur : Daniel Marcelli et Antoine Périer
Editeur : Odile Jacob
Prix : 22,90 €

Une nouvelle cuvée Viré-Clessé 2023 des Orfèvres du Vin à déguster

Les Orfèvres du Vin proposent une cuvée 2023 de son Viré-Clessé pour mettre en avant son appellation la plus septentrionale de leur gramme Tradition. Seules quelques parcelles situées sur des coteaux de secteurs réputés au nord du domaine sont mises à contribution, avec des soins attentifs du viticulteur professionnel passionné maitre de Chais. Ce millésime 2023 se distingue à l’œil par sa rob or claire et brillante. Le nez est un tantinet discret, il s’ouvre sur des touches florales typiques du Chardonnay avec des fleurs blanches et quelques notes de fruits blancs. La bouche est assez enveloppante, avec un registre frais et fruité, évident et gourmand. Le vin accompagne idéalement de la blanquette de lotte, du poulet au citron et des supions de curry. Le vin peut être conservé de 3 à 5 ans, pour un tarif unitaire de 10,90 euros ou 58,20 euros les 6 bouteilles, c’est une expérience à ne pas mansuer!

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Fondée en 1929, la cave regroupe l’équivalent d’un gros Domaine avec 60 adhérents. Les Orfèvres du Vin sont devenus au fil des années des artistes autant que des artisans. Car c’est réellement tout un art de développer une telle palette de 15 appellations de qualité constante, sur 120 hectares, cultivés et soignés dans la plus pure tradition vigneronne. Et il faut tout le talent et tout le savoir-faire d’artisans passionnés par leur métier et amoureux du Mâconnais pour élever années après années des vins blancs et rouges qui se distinguent régulièrement dans les concours régionaux et nationaux. Situés aux portes du Mâconnais, les Orfèvres du Vin sont depuis toujours attachés à donner leurs plus belles lettres de noblesse aux cépages phares de la région : l’Aligoté bien sûr, mais aussi l’inimitable Chardonnay ainsi que le Gamay et le Pinot noir. Pour vos destinations de loisirs et de week-end, le chai est situé idéalement dans un écrin de verdure au départ de la Voie verte Mâcon-Cluny, face à la Roche de Solutré. Le circuit du Val Lamartinien, ou encore le circuit des églises romanes, achèveront de vous dépayser dans un cadre touristique et culturel authentique et varié.

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