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Ressortie le 18 septembre de la BD coup de poing Putain de vies, aux éditions La Boîte à Bulles (article de 2019)

Putain de Vies, Scénario et Dessins: Muriel Douru, La Boîte à Bulles

Les éditions La Boîte à Bulles s’associent à Médecins du Monde pour une BD qui multiplie les témoignages sur ceux et celles qui ont tout quitté pour rejoindre l’occident et sont obligés de vendre leurs corps pour subsister. Les parcours sont douloureux, les existences sont cabossées, le travail réalisé par Muriel Douru et les associations Médecins du Monde et Paloma dédiées aux travailleu.r.se.s du sexe ouvre une lucarne sur une réalité mal connue et bien peu évoquée car cachée sous une belle couche d’hypocrisie. Se débarasser des œillères n’est pas chose facile dans une société de consommation confortable où les destins brisés de ceux qui quittent leurs pays n’est jamais relaté par personne.

Une BD sous le signe du courage

Muriel Douru choisit de ne rien cacher dans la retranscription de tous ces récits qui font froid dans le dos, par respect pour celles et ceux qui ne sont livrés et pour communiquer des images aussi fidèles que possible. Car habitués de l’obscurité et des amours tarifés, les personnes débarquées du Nigéria ou d’Amérique du Sud ne peuvent que vivoter, avec à l’esprit des enfants restés au pays, des familles qui choisissent de les abandonner et les vicissitudes de vies de clandestins. Ces invisibles existent pourtant, succombant à la loi de l’offre et de la demande pour obtenir cet argent nécessaire à leurs existences précaires. Afin de ne pas les faire condamner et leur donner la parole, Muriel les dessine et leur prête des propos, parfois drôles, souvent dramatiques mais toujours honnêtes. Le lecteur peut rencontrer Amélia, venue du Nigéria par un réseau de passeurs qui lui réclame 60 000 euros et prostituée de force. Les histoires de Laurianne, escort girl sans tabou et de la femme transgenere Giorgia venue de Colombie et séropositive sont tout aussi touchantes. La lecture est ardue, ce sont des récits de douleur qui s’étalent dans des dessins très réalistes. La BD est parfois divertissante, elle choisit ici de coller à la réalité la plus dramatique.


La BD brosse le tableau pas très reluisant d’une humanité de victimes et de bourreaux, les seconds profitent des premiers dans un cercle vicieux de vexations et de tortures aussi bien physiques que psychologiques. Le travail du sexe n’est pas une sinécure, mais les autorités préfèrent visiblement regarder ailleurs plutôt que de légiférer une fois pour toute, tel est notre monde. Constat implacable.

Avec Putain de vies, l’illustratrice et autrice Muriel Douru aborde un sujet polémique, captivant et rarement traité en BD : la prostitution. Pour recueillir ces parcours de vie, Muriel s’est jointe aux maraudes des associations Médecins du Monde et Paloma dédiées aux travailleu.r.se.s du sexe.
Sans misérabilisme aucun, Muriel donner une visibilité à des personnes qui ont rarement droit à la parole, invisibilisées alors même qu’elles sont bien souvent au cœur de nombreuses conversations. Les gens parlent à leur place, disent ce qui est bien ou mal, ne les écoutent pas et les condamnent sans savoir.
L’auteure nous amène à la rencontre d’Amélia, Nigériane, exilée en France et prostituée de force, mais aussi de Laurianne, Escort Girl sans tabou, ou encore de Giorgia, femme transgenre colombienne et séropositive, contrainte de quitter son pays.
À travers cette série de portraits, ce livre rend compte sans parti-pris de leur situation, propose un témoignage pluriel, juste, humain, bien loin des clichés que véhicule le travail du sexe.

Date de parution : 7 août 2019 / 18 septembre 2024
Auteur : Muriel Douru
Editeur : La Boite à Bulles

Prix: 24 euros

Amazon: Disponible

Les petites enquêtes grecques : Sur les traces du Minotaure (Castor Romans)

Les petites enquêtes grecques : Sur les traces du Minotaure (Castor Romans)

Les éditions Castor romans nous proposent une nouvelle collection : Les petites enquêtes grecques. Le Tome 1 vient de sortir : Sur les traces du Minotaure.

Théa et Théo sont en Grèce, avec leurs parents. Leur père est marchand et avec son bateau il part à la recherche de marchandises, pour les revendre. Il s’arrête souvent dans les ports de la Méditerranée. Évidemment les jumeaux partent à la découverte à chaque fois. Aujourd’hui, c’est la Crête. Et cette fois-ci, ils vont faire la connaissance de Hélios, jeune athlète. Hélios les emmène vers une immense arène où va avoir lieu un spectacle étonnant. Ils vont être, malgré eux, entrainés dans une aventure incroyable et vont découvrir à travers un masque la légende du Minotaure ! Mais qui est donc le Minotaure ?

Les petites enquêtes grecques : Sur les traces du Minotaure est une jolie collection qui va faire découvrir la mythologie grecque à nos jeunes lecteurs !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Septembre 2024
Auteur : Pierre Gemme
Illustrateur : Mathilde Ruau
Editeur : Flammarion jeunesse
Prix : 6,20 €

L’amour coûte que coûte, de Claire Diercks (Les éditions du Cerf)

L’amour coûte que coûte, de Claire Diercks (Les éditions du Cerf)

Claire Diercks est une jeune femme de 30 ans. A travers son livre, L’amour coûte que coûte, l’auteure se livre avec beaucoup de pudeur et une grande intimité.

Cette histoire est entièrement autobiographique. Claire souffre. Elle a été contrainte de subir le départ de son papa, qui a choisi de se faire euthanasier. Il était atteint d’une maladie neuro-dégénérative et son état ne faisait qu’empirer. Il ne l’a plus supporté.

Ce suicide assisté a été d’une extrême violence pour Claire. Elle n’a pas compris que son père puisse arriver à cette situation extrême et l’a vécu comme un échec personnel. Elle en veut également au médecin qui l’a aidé à le faire. Pour elle, ce n’était pas la solution !

Claire est profondément croyante et trouve à travers sa Foi, l’amour de la vie. On n’est jamais seul puisque Dieu est là.

Claire est, hélas, atteinte de la même maladie que son père, et sa sœur jumelle aussi. Mais elle, elle a trouvé la force d’affronter ses souffrances, ses colères, ses révoltes, et de se tourner vers les autres. Vers les plus démunis. Grâce à sa foi en Dieu.

L’amour coûte que coûte est un magnifique roman, empli de vérités, un magnifique témoignage de foi et d’amour. Un témoignage empli de vie et d’espérance ! Une très belle « leçon » de vie sans faire de leçon, mais juste en partageant son quotidien semé de difficultés et de douleurs…

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Septembre 2024
Auteur : Claire Diercks
Editeur : Editions du Cerf
Prix : 10 €

They shot the piano player, un documentaire passionnant sur un pianiste brésilien assassiné par la dictature, sortie dvd le 17 septembre

Le journaliste Fernando Trueba travaillait sur un livre lorsqu’il a découvert le pianiste brésilien Francisco Tenório en 2005 au détour de l’écoute fortuite d’un disque de jazz. Ne connaissant pas ce pianiste, il a décidé de creuser la question pour découvrir son histoire restée en marge de la grande histoire de la musique brésilienne du XXe siècle. Gilberto Gil, Carlos Jobim, Caetano Veloso, Sergio Mendes, les noms illustres sont nombreux et connus sans que jamais celui de Tenorio Junior ne soit cité. Fernando Trueba a décidé de transposer son enquête en film d’animation très musical et coloré pour le récit d’une résurrection qui va marquer tous les spectateurs du film et replacer l’artiste à la place qu’il a toujours mérité d’avoir.

Un pianiste de légende

Mal connu des mélomanes occidentaux, Tenorio Junior est plus renommé auprès des musiciens sud-américains. Pianiste de jazz, il s’est exécuté dans les salles de concert du Brésil aujourd’hui disparues, et en Argentine où il a disparu aux heures sombres de la dictature. Avec un seul disque publié sous son nom (Embalo, en 1964) alors qu’il avait 24 ans, le pianiste a surtout accompagné les pointures de l’époque comme João Gilberto et Antônio Carlos Jobim. C’est lors d’une tournée avec Toquinho et Vínicius de Moraes (auteur des paroles du fameux The Girl from Ipanema) qu’il a disparu en mars 1976 à Buenos Aires. Le documentaire retrace son histoire et les moments de son kidnapping, le journaliste découvre alors qu’il a été torturé et assassiné d’une balle dans la tête dans une prison argentine. Destiné à d’abord être un documentaire classique, Fernando Trueba et Javier Mariscal voulait synthétiser les 150 interviews réalisées avec ses camarades musiciens, les ingénieurs du son, son épouse Carmen, sa maîtresse Malena et ses enfants. De Paris à New York en passant par Boston, Los Angeles, Rio et São Paulo, le film retrace le parcours de celui qui a imprimé sa marque sur une musique qui a parcouru le monde. Le journaliste a réuni assez d’informations pour retrouver tous les endroits où Tenorio Junior s’est rendu, le tout raconté en musique et sur des images animées très colorées. Si l’animation est un peu saccadée, elle n’empêche pas le documentaire de passionner en revenant sur une période sombre de l’Amérique du Sud où les dictatures se multipliaient avec le soutien coupable des Etats-Unis.

They shot the piano player est un documentaire qui fascine en faisant replonger dans une époque où la liberté et la dictature se confrontaient sans pitié. La sortie du film d’animation en DVD le 17 octobre est l’occasion de le découvrir et de s’extasier.

Synopsis: Un journaliste de musique new-yorkais mène l’enquête sur la disparition, à la veille du coup d’État en Argentine, de Francisco Tenório Jr, pianiste brésilien virtuose. Tout en célébrant le jazz et la Bossa Nova, le film capture une période éphémère de liberté créatrice, à un tournant de l’histoire de l’Amérique Latine dans les années 60 et 70, juste avant que le continent ne tombe sous le joug des régimes totalitaires.

Suppléments:

  • – Making of (34 min.) 
  • – Le vrai du faux : documentaire & fiction (18 min.)
  • – Dans les coulisses de l’animation (14 min.) 
  • – Une bière avec Tenório (2 min.)
  • – Un clip musical d’un titre de Tenório en photos (3 min.) 
  • – Leg Tenório (5 min.)

[BD] Calamity Jane : retour sur une personnalité hors norme qui a forgé sa propre légende (Glénat)

[BD] Calamity Jane : retour sur une personnalité hors norme qui a forgé sa propre légende (Glénat)

Pour ce nouvel album de la série « La Véritable Histoire du Far West« , c’est un petit focus sur Calamity Jane qui nous est cette fois proposé. Cet opus se concentre sur une partie de la vie de cette légende, plus particulièrement lorsqu’elle était à DeadWood en compagnie de son amie Wild Bill Hickok.

A travers un récit fleuve, on découvre un personnage très sensible et généreux, soucieux de toujours aider son prochain, que ce soit en tant que cuisinière dans une maison close ou en tant qu’aide infirmière pour lutter contre la variole. Avec son fort caractère, Calamity n’a pas sa langue de sa poche et ne manque jamais une occasion de raconter des histoires dans lesquelles elle tient toujours le premier rôle. On lui reconnaît volontiers un don pour les affabulations, outre son penchant pour l’alcoolisme. Mais c’est aussi grâce à cela qu’elle a construit sa légende de son vivant. Elle marquait les esprits et pouvait être très attachante. 

Un récit bienveillant et agréable à lire, illustré avec talent et délicatesse. A découvrir !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

L’héroïne des plaines

Lorsqu’elle arrive à Deadwood en juillet 1876, Martha Jane Cannary est déjà connue par son surnom de « Calamity Jane ». Comme à son habitude, l’aventurière vit au jour le jour, boit sans retenue et raconte ses exploits, réels ou fictifs, à qui veut bien lui offrir un verre. Ayant connu une enfance misérable dans le Missouri au milieu du XIXe siècle, elle a bâti son mythe de son vivant : celui d’une femme libre se moquant des convenances sociales dans un monde d’hommes. Tantôt cuisinière et lingère dans la maison close de son amie Dora DuFran, conductrice d’attelages ou encore infirmière lors d’une épidémie de variole, elle fascine par son excentricité, son franc parler et son courage autant qu’elle dérange et fait scandale. Et face à l’adversité, elle demeure fidèle à elle-même : une femme au grand cœur, éprise de liberté, qui n’hésite pas à venir en aide aux déshérités et aux souffreteux, ce qui lui vaut un autre surnom, celui de « ange de la miséricorde ». Figure emblématique de la mythologie américaine, Calamity Jane est à la fois un pur produit de la conquête de l’Ouest et un personnage unique par son émancipation. Les autrices, Marie Bardiaux-Vaïente et Gaelle Hersent, portent un regard moderne et bienveillant sur cette héroïne populaire en tentant de démêler la réalité de la légende avec l’appui de l’historien Farid Ameur, spécialiste des États-Unis du XIXe siècle.

Date de parution : le 18 septembre 2024
Auteurs
: Gaëlle Hersent (Dessin, Couleurs), Marie Bardiaux-Vaïente (Scénario), Farid Ameur (conseiller historique)
Genre : S.-F., dystopie
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 €
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[BD] L’Ogre Lion, tome 3 : épilogue d’une trilogie haute en couleur (Drakoo)

Bonjour, Gaël

[BD] L’Ogre Lion, tome 3 : épilogue d’une trilogie haute en couleur (Drakoo)

C’est déjà le grand final de L’Ogre Lion, avec ce troisième album spectaculaire où le Roi déchu décide de renverser son frère usurpateur au nom de la liberté du peuple, carnivores et herbivores. Un épisode où toutes les forces en présence s’affrontent enfin dans un grand bain de sang.

Le rythme de la série s’accélère nettement au risque d’obtenir une narration peut-être moins fine et plus expéditive. Mais le résultat est ce qu’il est : on aura pris beaucoup de plaisir à lire ce récit haut en couleur ! Une trilogie de très belle qualité, illustrée avec talent.

Une expérience que l’on ne peut que conseiller de faire !!

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Une généreuse aventure tendre et farouche où s’entrechoquent démon maléfique et injustices sociales.
Enfin de retour sur ses terres natales, Kgosi entreprend l’ultime chapitre de sa quête de rédemption. Il doit libérer son peuple de l’esclavage et se libérer lui-même de l’emprise du roi-démon Bakham. Mais son frère, l’usurpateur Kagiso, a pactisé avec une force incontrôlable et dévastatrice : la bataille finale semble suicidaire, à moins que la princesse Bira-Nyali ne parte à la recherche d’une aide mystérieuse et… légendaire.
Date de parution : le 25 septembre 2024
Auteurs
: Bruno Bessadi (Scénario et Dessin)
Genre : fantasy
Editeur : Drakoo
Prix : 14,90 €
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Little Buddha en version restaurée 4K DVD/Blu-Ray, sortie le 12 septembre 2024

Le réalisateur Bernardo Bertolucci a livré sa propre version de la pensée bouddhiste en truffant son film de références au grand sage Buddha avec son lot d’aphorismes mystiques. L’intrigue est double, la vie du grand sage avec Keanu Reeves pour l’interpréter et le choix d’une réincarnation d’un vieux moine dans un jeune enfant. Les 2h de film n’enchainent aucune action ni aucun mouvement, le réalisateur filme les regards, la culture du Bhoutan et des personnages qui ont une conscience totale du concept d’impermanence. Sans peur de la mort ni du lendemain, les moines diffusent leurs croyances aux autres personnages, notamment le jeune enfant américain Jesse et son père incarné par Chris Isaak. Le film peut se comprendre comme une porte ouverte sur une autre civilisation aux préoccupations bien éloignées de celles de la culture occidentale, l’argent, le stress et les contingences n’existent pas, de quoi laisser le spectateur songeur. Le réalisateur multiplie les plans somptueux, avec des couleurs chatoyantes et des mises en scène soignées, le spectateur n’a qu’à ouvrir les yeux et à se laisser emporter dans un film qui mélange splendeur visuelle et préceptes bouddhistes. L’édition restaurée contient également une présentation du film en 2 parties et le film annonce pour en savoir plus sur l’aventure humaine que fut le tournage.

Synopsis: Jesse Conrad, neuf ans, vit à Seattle avec un père ingénieur, Dean, et une mère enseignante, Lisa. Un jour, ils reçoivent la visite surprise d’une délégation de moines bouddhistes venue du royaume himalayen du Bhoutan sous la conduite du lama Norbu et de son adjoint Champa. Les moines sont persuadés que Jesse pourrait être la réincarnation d’un de leurs plus éminents chefs spirituels.

Ne vois-tu pas que je brûle, de Nathalie Rheims (Editions Léo Scheer)

Ne vois-tu pas que je brûle, de Nathalie Rheims (Editions Léo Scheer)

Publik’Art suit depuis de nombreuses années Nathalie Rheims. Chacun de ses livres révèlent une partie de sa vie, de façon vraiment intime.
Les reins et les cœurs révélaient ses gros problèmes de santé et son incroyable combat.
Avec Au long des jours, l’auteure révèle son histoire d’amour, de jeunesse, avec une célébrité…

Et aujourd’hui avec son dernier roman, Ne vois-tu pas que je brûle, Nathalie Rheims aborde ses propres relations familiales. Bien sûr, elle revient sur la mort de son frère, qui l’a vraiment détruite.

Et surtout, elle se pose la question à propos de son père. Qui est vraiment son père biologique ? Maurice ? ou Serge, son psy avec qui elle fait une psychanalyse depuis des années ?
Maurice est un père avec qui il faut prendre rendez-vous pour pouvoir le voir.
Et avec Serge aussi, il faut prendre rendez-vous, tous les jeudis pour avoir droit à une séance, qu’elle ne paye jamais.
Elle est très attachée à l’un comme à l’autre. De façon totalement différente. Presque complémentaire. 
Et l’auteure doit tenter de survivre avec des secrets, des non-dits qui ont forcément des conséquences sur sa propre vie, souvent tourmentée. On entre, encore une fois, dans son intimité la plus profonde. Et on tente de la comprendre ou tout du moins, de l’entendre.

Sa plume est toujours aussi éblouissante, précise et souvent incisive.

Ne vois-tu pas que je brûle est un très beau roman, centré sur le père, que le lecteur aura du mal à lâcher !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Septembre 2024
Auteur : Nathalie Rheims
Editeur : Léo Scheer
Prix : 19 €

Moi, j’aime pas les livres, un album jeunesse des éditions Glénat jeunesse

Moi, j’aime pas les livres, un album jeunesse des éditions Glénat jeunesse

Les éditions Glénat Jeunesse nous proposent un très joli album jeunesse : Moi, j’aime pas les livres. Avec le PAS barré !

C’est l’histoire d’une petite fille qui dit ne pas aimer les livres. Au début de l’album, les illustrations sont couleur sépia. Sauf les chaussettes orange de cette petite fille.

La maîtresse propose aux élèves de lire un livre durant le week-end. Un livre ? Mais quelle horreur !

Sa maman lui en propose un qu’elle avait lu à son âge. La petite fille se plonge dedans et d’un seul coup, les illustrations sont pleines de couleurs. De merveilleuses couleurs ! Grâce à son livre, la petite fille s’échappe et va vivre une aventure incroyable ! 

Moi, j’aime pas les livres est un album qui donne envie d’en lire d’autres, encore et encore ! Tout simplement magique !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2024
Auteur : Mariajo Ilustrajo
Illustrateur : Mariajo Ilustrajo
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 14,50 €

Tenir debout, le dernier roman de Mélissa Da Costa (Albin Michel)

Tenir debout, le dernier roman de Mélissa Da Costa (Albin Michel)

Nul besoin de présenter l’auteure, Mélissa Da Costa, qui se trouve en première place du top 10 des romanciers français, avec plus de trois millions d’exemplaires vendus en seulement six romans.

Son dernier roman risque de connaître le même succès : Tenir debout.
Il arrive à point nommé, en cette période de jeux paralympiques ! Du coup, le public est davantage sensibilisé à ces personnes, souvent accidentés de la vie, qui doivent vivre avec un handicap.

C’est le cas de François. Il est comédien, à succès, et joue sur les planches, à Paris, tous les soirs ! Mais un beau jour, il a un accident de moto et perd l’usage de ses jambes. Il était alors en plein divorce, quittant sa femme pour aller habiter avec sa jeune maîtresse.
Sa vie ne sera jamais plus la même.

La plume de Mélissa Da Costa, est toujours aussi juste et ses analyses nous font toucher de très près la réalité de la nouvelle vie de François, qui est un combat de chaque minute, de chaque seconde.

Non seulement, on s’attache à cet homme, mais également à Eléonore, sa jeune compagne. Si la personne handicapée souffre, son entourage, qui reste souvent dans l’ombre, a aussi sa vie bouleversée !

Bien sûr, l’histoire est poignante, bouleversante, mais surtout, elle peut être réelle !!! Et peut arriver à chacun de nous ! Personne n’est invincible, même si on se sent souvent intouchable…

Tenir debout va être le nouveau défi de François. Un très beau livre qui va permettre au lecteur de relativiser sa propre vie au quotidien !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Août 2024
Auteur : Mélissa Da Costa
Editeur : Albin Michel
Prix : 22,90 €

Sophie Fillières, l’envers de l’endroit aux éditions Playlist Society

Sophie Fillières a été une réalisatrice parcimonieuse, seulement 3 courts métrages et 7 longs métrages. Diplômée de la FEMIS en 1990, elle s’est s’orientée principalement vers la comédie, selon elle « le meilleur moyen d’évacuer la psychologie des personnages ! La comédie permet de s’aventurer sur des terrains dangereux sans avoir à s’en justifier ». Enchainant des situations invraisemblables, elle a placé ses acteurs et actrices (Sandrine Kiberlain, Emmanuelle Devos, Agnès Jaoui, Mathieu Amalric) face à des situations visant à bousculer le spectateur. L’ouvrage de 144 pages enchaine analyse initiale fouillée, entretien avec la réalisatrice trop tôt décédée en juillet 2023 et la productrice Julie Salvador, sa fille Agathe Bonitzer et le monteur François Quiqueré pour le dernier opus Ma vie ma gueule présenté en ouverture de la Quinzaine des cinéastes au Festival de Cannes en 2024. La lecture est dynamique pour revivre une histoire d’amour entre la réalisatrice et le cinéma, avec des films point trop connus mais acclamés par la critique.

Editeur: Playlist Society

Auteurs: Charlotte Garson / Question Mével / Dominique Toulat

Prix / Nombre de pages: 12 euros / 144 pages

Synopsis: Cinéaste des pas de côté, Sophie Fillières est l’autrice d’une œuvre intense et personnelle, mêlant gravité et légèreté. De Grande Petite à Ma vie ma gueule, la cinéaste compose des comédies sensibles, intimes et romanesques, en multipliant les chemins de traverse, toujours curieuse de l’éventail des possibles offerts par l’existence humaine. Dans ses films aux dialogues ciselés et à la mise en scène précise, ses personnages féminins – incarnés par Judith Godrèche, Agnès Jaoui, Sandrine Kiberlain, Hélène Fillières, Emmanuelle Devos, Chiara Mastroianni, Agathe Bonitzer… – avancent dans la vie sur un fil, avec assurance et fragilité.

Constitué d’une introduction, d’un long entretien avec la cinéaste et d’une conversation avec ses proches collaborateurs, Sophie Fillières, l’endroit de l’envers explore l’univers d’une œuvre qui magnifie les quiproquos et valorise chaque détail pour faire briller la vie.

Charlotte Garson est critique et rédactrice en chef adjointe aux Cahiers du cinéma. Quentin Mével est délégué de l’ACRIF, réalisateur et auteur de plusieurs livres d’entretiens avec des cinéastes. Dominique Toulat est directeur-programmateur du cinéma de La Ferme du Buisson.

[BD] Les Yeux Doux : un récit façon George Orwell où Big Brother a les yeux partout (Glénat)

[BD] Les Yeux Doux : un récit façon George Orwell où Big Brother a les yeux partout (Glénat)

Album plein de charme, Les Yeux Doux fait le récit critique d’un monde qui a perdu toute humanité, où la consommation est érigée en valeur première. Le pendant étant le devoir de produire et l’obligation de surveiller. Surveiller le moindre fait et geste à travers Les Yeux Doux. Mais quand le destin du meilleur surveillant du mois croise le chemin d’une jeune femme et de son frère invisible, tout peut basculer. Au risque, même, de retrouver un peu d’humanité.

Un récit tout en douceur et en poésie, enveloppé dans un dessin très inspiré. La cité ultra-industrialisée n’est pas sans rappeler l’univers de Métropolis. Un univers graphique qu’on apprécie vraiment !

Malgré le côté déjà vu du sujet (1984 d’Orwell…), Les Yeux Doux ne manque pas de nous emporter dans son histoire. A lire !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Produire, consommer, contrôler : bienvenue dans notre Société !

Dans un monde dystopique où les usines crachent leur épaisse fumée, les pin-up des « Yeux Doux » veillent… Aucun délit n’échappe à leurs regards langoureux et menaçants depuis qu’une compagnie de surveillance a choisi ces femmes comme logo ! Au milieu des affiches de propagande, Anatole est rivé devant les écrans de surveillance. Employé modèle, sa vie bascule le jour où il repère une jeune voleuse qu’il dénonce sur-le-champ ! Mais pas un jour ne passe sans qu’il ne repense au joli visage de cette inconnue. Car Anatole vient, sans doute pour la première fois, de tomber amoureux ! Il se lance alors à la recherche d’Annabelle, déroge aux règlements et s’embarque dans une folle aventure qui va le mener à rejoindre un réseau de rebelles. Pendant que ses nouveaux compagnons l’accueillent « au jardin des bennes ! », Annabelle se retrouve à la rue avec son frère Arsène. Tout juste licencié, ce dernier est désormais invisible aux yeux de la Société. Mais le destin ne va pas tarder à réunir Annabelle et Anatole, engagés désormais pour une même cause : la révolution ! En abandonnant sa condition de chien de garde du système, Anatole ouvre les yeux sur la manipulation de masse. Se pourrait-il que cet homme jadis maillon fort des « Yeux Doux » devienne une figure-clé du mouvement ? Une poignée de citoyens libres réussiront-ils à renverser la donne ? L’amour a-t-il encore sa place dans ce monde esclavagiste ?
Michel Colline fait une entrée fracassante chez Glénat (après Aspicman et Tueur de Cocho parus chez Treize étrange) à travers ce roman graphique tragi-comique, à mi-chemin entre 1984BrazilLes Temps Modernes et Metropolis, qui dénonce le consumérisme moderne avec poésie et grâce, et où des personnages vidés de leur substance retrouvent leur humanité et redécouvrent l’amour. Au scénario, Corbeyran nous surprend dans ce registre et amorce une réflexion profonde. Une pépite à surveiller de près !

Date de parution : le 28 août 2024
Auteurs
: Michel Colline (Dessin, Couleurs), Eric Corbeyran (Scénario)
Genre : S.-F., dystopie
Editeur : Glénat
Prix : 24 €
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L’invisible Madame Orwell, un livre d’Anna Funder (Editions Héloïse d’Ormesson)

L’invisible Madame Orwell, un livre d’Anna Funder (Editions Héloïse d’Ormesson)

Avant de parler de L’invisible Madame Orwell, Publik’Art voudrait mettre l’accent sur l’auteure : Anna Funder, parfaitement bilingue. Avant de devenir auteure, Anna Funder était avocate internationale. Elle a grandi entre Melbourne, Paris et San Francisco. Son premier roman, Stasiland fut un best-seller international et reçu le prestigieux prix : BBC Samuel Johnson Prize. En 2013, elle publie Tout ce que je suis, qui remporte également un succès énorme avec le prix du premier roman australien ! Anna Funder : auteure au talent indéniable !

L’invisible Madame Orwell va sûrement recevoir le même succès !
L’auteure s’attaque à ce sujet qui va tous nous passionner : qui était réellement la femme de Georges Orwell et quel rôle a-t-elle réellement joué dans l’œuvre de cet auteur ?

Georges Orwell, était le nom que se donnait Eric Blair comme auteur. Il est né en 1903, en Inde et mort en 1950 à Londres. C’est un grand écrivain, essayiste et journaliste anglais. Il se raconte à travers ses écrits et analyse la situation politique mondiale. Il dénonce les inégalités sociales, le totalitarisme nazi, et stalinien. Il participe à la guerre d’Espagne…

Il parle très peu, dans ses différents écrits, de sa femme, Eileen O’Shaughnessy.

Du coup, cela a intrigué notre auteur, Anna Funder. Elle a fait des recherches sur Eileen et s’est rendu compte de la place qu’elle tenait non seulement dans la vie de Georges Orwell mais également dans son œuvre.

Anna Funder a retrouvé d’anciennes lettres d’Eileen écrites à sa meilleure amie et a pu ainsi retracer sa vie, auprès de son mari.

Bien sûr, elle fut une épouse parfaite, et n’existait que dans l’ombre de son mari. Jamais il ne reconnut de son vivant la place capitale qu’elle tenait, à tous les niveaux ! Sans elle, Eric Blair ne serait jamais devenu Georges Orwell.

Le livre est passionnant et dévoile toute une époque, en insistant sur la condition féminine de l’époque. Et le rôle des femmes dans la société. Si vous n’étiez pas né homme à cette époque, votre vie n’était pas simple…

Publik’Art a dévoré L’invisible Madame Orwell grâce à la plume délicate tout en étant tranchante d’Anna Funder. Un pur régal ! On attend déjà avec impatience son prochain chef-d’œuvre !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 5 Septembre 2024
Auteur : Anna Funder
Editeur : Héloïse d’Ormesson
Prix : 23 €

Kaori dévoile leur 3e album comme un appel à la fraternité, Dans l’attente d’un signe

Le groupe calédonien Kaori dévoile son 3e album Dans l’attente d’un signe réalisé à Colombes en banlieue parisienne sous la direction de Lionel Gaillardin et conçu sous les Tropiques. Des musiciens prestigieux ont participé à l’enregistrement pour un résultat assez enchanteur.

Un beau disque des îles

Kaori est l’assemblage des 2 amis de longue date Thierry Folcher et Alexis Diawari, pour une musique qui révèle leurs influences respectives dans un chant qui mêle leurs 2 voix avec des cadences mêlées de variations latines, de reggae revisité ou de blues comme sorti des champs de coton. Les influences sont nombreuses et montrent la curiosité du duo pour les cultures du monde. Leur album Dans l’attente d’un signe contient 11 morceaux qui évoquent l’humanité multiple et la fraternité nécessaire entre les cultures, ce qui résonne d’autant plus au moment où la Nouvelle Calédonie est en prise avec des tensions récurrentes. Les 2 artistes parlent de liberté dans Les Chemins de la Vie, de sagesse féminine dans Femme, Ô Femme, de sagesse des anciens dans La Parole des Vieux et de fraternité dans Se Tendre la Main. Le kanak Alexis Diawari et le caldoche Thierry Folcher savent de quoi ils parlent, eux qui ont pris comme nom celui d’un arbre millénaire peuplant les forêts calédoniennes. Le duo se base sur des voix et des guitares accompagnés d’un bel aréopage de musiciens aussi divers que variés: Lionel Gaillardin (claviers, guitares électriques et programmation), Dominique Bertram (basse), Éric Lafont (batterie), Damien Tartamella (harmonica), Corentin Dalgarno (violoncelle), Claude Égéa et Alain Debiossat (cuivres), Jean-Marie Écay (guitare nylo) et Julia Sarr (chœurs).

Ce bel album est un vibrant plaidoyer pour le vivre ensemble et un appel à la réconciliation que beaucoup devraient écouter pour découvrir 2 artistes aux messages forts et universels. Il nous tarde de les entendre en concert pour vibrer au son de leur musique.

Dans ma musette, un album jeunesse des éditions Glénat jeunesse

Dans ma musette, un album jeunesse des éditions Glénat jeunesse

Les éditions Glénat Jeunesse nous proposent un très joli album jeunesse : Dans ma musette.

C’est l’histoire d’une petite fille qui déménage. Elle habite maintenant dans un jolie maison avec un jardin. Elle en est ravie ! Et surtout, elle fait connaissance avec sa petite voisine et très vite elles vont devenir amies. Très amies. Elles font tout ensemble.

Et puis un beau jour, sa voisine déménage. C’est trop triste. Pour la consoler sa maman lui a fait une musette. Et elle va remplir sa musette de tous les trésors que la nature lui offre !

Et au fil des saisons, elle va garder ces petits secrets et les envoyer un jour à son amie !

Dans ma musette est un très joli album, aux illustrations colorées et naïves, principalement centré sur l’amitié et la nature. A offrir à nos petits, sans hésitation !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Août 2024
Auteur : Mathilde Domecq
Illustrateur : Mathilde Domecq
Editeur : Glénat
Prix : 12,50 €

Puisque c’est comme ça, je m’en vais, un album jeunesse (Milan)

Puisque c’est comme ça, je m’en vais, un album jeunesse (Milan)

Les éditions Milan nous proposent un très chouette album jeunesse : Puisque c’est comme ça, je m’en vais.
Emile est un petit garçon. Et comme tous les enfants, il arrive qu’Emile se mette en colère. Un jour, la maîtresse l’a grondé car il avait crié très fort, trop fort. Du coup, Emile était encore plus énervé en rentrant à la maison. Il n’avait envie de rien. Ah si, il voulait faire de la peinture. Mais sa maman lui adit que c’était trop tard pour faire de la peinture. Alors, il a crié encore plus fort ! Il était encore davantage énervé et a décidé : Puisque c’est comme ça, je m’en vais.
Il va faire son sac et va partir. Quitter la maison, quitter sa maman. Tant pis pour elle…
Il part où ? … En Afrique !
On suit Emile dans ses préparatifs ! Et le lecteur rit en même temps que sa maman… Elle arrive à lui faire penser à autre chose !
Les illustrations sont joliment naïves et très colorées.
Le jeune lecteur se retrouvera à travers Emile et ses colères !
Puisque c’est comme ça, je m’en vais est un très joli album à lire dès le plus jeune âge !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Août 2024
Auteur : Mim
Illustrateur : Héloïse Solt
Editeur : Milan
Prix : 12,90 €

Journal d’un prof à la gomme, sortie le 28 aout 2024 aux éditions La Boite à Bulles

La BD Journal d’un prof à la gomme propose se suivre le parcours d’un ex-publicitaire qui décide de devenir prof d’arts plastiques. Il pense avoir la vocation et fonce tête baissée dans le processus de sélection pour se voir attribuer un poste. La BD montre l’éloignement de l’éducation nationale avec la réalité. Acronymes opaques, fonctionnement daté, le prof se rend compte qu’il est vraiment seul face à des enfants tous différents, aux problèmes parfois compliqués et aux manières rudes. Au fur et à mesure de la lecture, il se fait jour que le prof craque de plus en plus face à des situations qui lui échappent faut d’une formation adaptée où ne percent que de rares moments de clairvoyance. La société semble aller trop vite pour une institution qui peine à adapter son discours et son fonctionnement. Les 160 pages se lisent avec plaisir, l’humour est constant, la distanciation fait mouche et le jeune prof réussit à cerner ce qui fait le seul de ce métier que tout le monde a côtoyé dans sa vie, celui de prof.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Fred Leclerc

Nombre de pages / Prix: 160 pages / 20 euros

Synopsis: En quête de sens, Fred se lance dans l’enseignement, plein de bonnes intentions mais se retrouve démuni face à la réalité du terrain. Heureusement, il conserve tout son humour !

En octobre 2020, Fred est au chômage depuis cinq mois et en pleine réflexion existentielle lorsque survient l’assassinat de Samuel Paty. En quête d’un métier qui fait sens, il découvre alors qu’il est possible d’être professeur d’arts plastiques dans les écoles primaires parisiennes et décide de s’inscrire au concours.

Deux ans plus tard, Fred est stagiaire dans deux écoles à l’autre bout de Paris. Propulsé sans formation face à des dizaines d’élèves agités, il ne lui faut que quelques jours pour prendre la mesure de son impréparation. Il va alors improviser des méthodes éducatives hasardeuses et se confronter à ses propres limites… sans pour autant en perdre son sens de l’humour et de l’autodérision.

Mafalda, mon héroïne (Editions Glénat)

Mafalda, mon héroïne (Editions Glénat)

Les éditions Glénat nous proposent un très bel album collectif : Mafalda, mon héroïne.

Plusieurs femmes, autrices et dessinatrices, ont, chacune à leur façon, rendu un vibrant hommage à Mafalda à l’occasion de ses 60 ans ! Avec de superbes illustrations de Mafalda !

On retrouvera l’humour et les illustrations de : Florence Dupré La Tour, Maëlle Reat, Vero Cazot et Maud Begon, Agathe de Lastic et Soledad Bravi, Marie Bardiaux-Vaïente et Gally, Anne Simon, Emilie Gleason, Aude Picault, Florence Cestac.

Cet album donne la parole à Mafalda devant notre monde du XXI siècle ! Bien sûr, toujours avec beaucoup d’humour, Mafalda toujours aussi déterminée et féministe, anticonformiste et révolutionnaire ! Souvent catastrophée par l’état de notre Planète et l’envahissement de nos appareils connectés, mais contente de l’évolution de la femme qui travaille et même qui télé-travaille ! Même s’il reste encore beaucoup à faire pour obtenir l’égalité homme-femme dans tous les domaines !

Publik’Art est archi fan !

Mafalda, mon héroïne, à mettre entre toutes les mains !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 28 Août 2024
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif
Editeur : Glénat
Prix : 17,50 €

Un père sur le banc, de Damien Lecamp (Editions Léo Scheer)

Un père sur le banc, de Damien Lecamp (Editions Léo Scheer)

Damien Lecamp nous offre son premier roman avec : Un père sur le banc. Roman largement autobiographique, écrit à la première personne !

Jusqu’à ses trois ans, Gabriel n’a pas connu de problèmes. Puis ses parents se sont moins bien entendu, sans qu’il y ait vraiment de crise profonde. Et un beau jour, la mère de Gabriel est partie, rejoindre sa famille en Suisse, en emmenant avec elle son fils. Et en voulant imposer ses décisions à son ancien compagnon. Il décide de ne pas se laisser faire et va se tourner vers la justice pour essayer de récupérer son fils.

Un combat qui va transformer la vie de ce père.

Et pourquoi un père ne pourrait-il pas avoir la garde de son fils ?
La plume de Damien Lecamp sonne très juste. Pas de guerre stupide, juste des arguments venant d’un père qui aime son fils et qui veut s’occuper de son fils, avec amour.

Un livre qui va faire du bien à tous les papas qui se battent pour « récupérer » leurs enfants après une séparation ! Pourquoi le père a-t-il été mis de côté pendant si longtemps ?

Un père sur le banc : un livre empli d’amour !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Août 2024
Auteur : Damien Lecamp
Editeur : Léo Scheer
Prix : 20€

Le mal n’existe pas, un film japonais contemplatif, sortie en DVD/BRD/VOD le 3 septembre

Le mal n’existe pas est l’œuvre de Ryusuke Hamaguchi, réalisateur de Drive My Car primé aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger. Le cinéaste japonais est de retour avec une fable écologique napée de mystère et de surnaturel. Le film a reçu le lion d’argent, Grand Prix du jury de la dernière Mostra de Venise. Grandement contemplatif, le film laisse planer également un doute sur la réalité de certains évènements et de certains personnages, le rendant d’autant plus fascinant malgré quelques belles lenteurs.

Un film à déguster… si vous avez le temps

Le film débute dans un petit village non loin de Tokyo, au cœur des forêts avec des cerfs et une eau connue pour sa grande pureté. Peu d’habitants et peu d’activité, le garde forestier du coin, Takumi, semble vivre avec sa fille Hana en parfaite harmonie avec la nature. Mais un projet de camping glamour (glamping donc) menace l’équilibre des choses, ce que la première réunion entre les promoteurs du projet et les habitants démontre rapidement et aisément. Gestion des eaux usées, menace des feux de forêt, pollution de l’eau potable, les habitants soulèvent des points qui n’ont pas du tout été pris en compte par la société de promotion du projet. Commencent alors les tentatives d’amadouer Takumi en lui proposant de devenir gardien du camp de glamping, voire conseiller. Mais Takumi est méfiant malgré l’apparente bonne foi de Takahashi, agent de communication de glamping qui joue son avenir professionnel dans le projet. La pressante empathie de l’agent ne gêne apparemment pas Takumi, il lui laisse emprunter la hache qu’il utilise pour couper du bois, ils taillent le bout de gras, l’amitié n’est pas à l’horizon mais au moins un respect mutuel. Ce que la fin du film dramatique nie avec force. Impossible de relater le dénouement final, tout juste peut-on souligner qu’il tient presque au surnaturel car Takumi croit voir sa fille près de cerfs… alors que l’existence réelle de Hana prête elle-même à confusion. Les paysages sont magnifiques, le temps s’écoule lentement dans ce petit coin de terre oublié des citadins.

Le film ferait presque penser à un survival movie des gens de la campagne contre les citadins désireux de coloniser de nouvelles contrées à tout prix, au mépris des équilibres séculaires en jeu. Le David de la campagne contre le Goliath urbain, une belle parabole qui empreint tout le film et laisse deviner le dénouement final, malencontreux, mais finalement prévisible.

Synopsis: Takumi et sa fille Hana vivent dans le village de Mizubiki, près de Tokyo. Comme leurs aînés avant eux, ils mènent une vie modeste en harmonie avec leur environnement. Le projet de construction d’un « camping glamour » dans le parc naturel voisin, offrant aux citadins une échappatoire tout confort vers la nature, va mettre en danger l’équilibre écologique du site et affecter profondément la vie de Takumi et des villageois…

[BD] Noir Horizon tome 2 : dans l’enfer d’une tyrannie destructrice (Glénat)

[BD] Noir Horizon tome 2 : dans l’enfer d’une tyrannie destructrice (Glénat)

Après un premier album détonnant, la trilogie Noir Horizon reprend du service dans un second tome centré sur Kadingirra et son Gouverneur tyrannique. Un album toujours réalisé par Philippe PELAEZ (L’écluse, Dans mon village, on mangeait des chats, Air, Bagnard de guerre…) et Benjamin Blasco-Martinez.

Noir Horizon prend ici des allures de récit où le peuple s’annonce sur le point de s’éveiller pour se révolter contre son dictateur. On en apprend beaucoup sur ce Gouverneur et sa famille (notamment sa fille mais pas que…) au risque d’alourdir un peu la rythmique. Les rebondissements permettent néanmoins à la trame narrative de nous divertir. On y prend plaisir et de nombreuses questions nous tiennent encore en haleine.

Un second album un peu moins spectaculaire que le précédent, mais toujours efficace et agréable à lire.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

« Qui n’a jamais connu la liberté, ne la réclame pas » Les quatre renégats survivants de l’expédition sur Kepler 452-b, où ils ont réussi à franchir l’horizon noir pour y découvrir certains secrets de cette étrange planète, sont de retour à Kádingirra. Mais ils refusent de parler. Déclenchant la fureur du quadriumvirat constitué du Gouverneur, du Maréchal, du Gardien et de l’Intendant, les rebelles sont condamnés à de lourdes peines : Julie sera vendue aux hommes dans le quartier de Mylitta, Tobie s’éreintera à la tâche dans les terribles mines de Pandémonium et Ben participera à de nouveaux jeux du cirque sans aucun espoir de survie. Le Gouverneur garde un sort particulier pour Esther. Car cette criminelle qui devait finir ses jours en prison avant d’être envoyée sur Kepler n’est autre que sa propre fille. Celle qu’il a eue avec la belle et fière Bethsabée, alors qu’il ne s’appelait encore qu’Achab, jeune ambitieux aspirant au pouvoir absolu. Bethsabée croupit depuis vingt-cinq ans en prison pour avoir essayé de soustraire sa fille à la folie autoritaire de son mari. Et ce dernier vient la voir pour lui demander de convaincre leur fille Esther de se ranger à ses côtés, lui qui la rêvait comme héritière. Mais l’heure est venue ; celle du chaos, de la colère, et de l’exode du peuple opprimé de Kádingirra. Les Soumis, guidés par quatre cavaliers de l’Apocalypse, s’apprêtent à un long périple vers Kepler 452-b pour y trouver, peut-être, un nouvel horizon.

 

Date de parution : le 04 septembre 2024
Auteurs
: Benjamin Blasco-Martinez (Dessin, Couleurs), Philippe Pelaez (Scénario)
Genre : S.-F., horreur
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 €
Acheter sur : BDFugue

A moindres risques, immersion dans une salle de shoot, sortie le 28 août aux éditions La Boite à Bulles

L’univers mal connu des salles de shoot est des plus clivants. Les avis diffèrent, certains louent l’effet bénéfique sur l’environnemet urbain avec moins de gens qui se piquent dans la rue en laissant trainer les seringues après consommation, d’autres jugent que ce n’est pas la solution et qu’un sevrage serait plus judicieux pour éloigner les consommateurs de la drogue. L’auteur Mat Let s’est immergé en mars 2021 dans une salle de shoot à proximité du Boulevard Barbès, échangeant avec les consommateurs pour mieux les connaitre et dédiaboliser ce monde parallèle qui fait peur. Ses bulles montrent les bénévoles qui travaillent dans les locaux, qui encadrent des gens souvent agités car en manque. La BD ne fait pas de jugement, elle donne surtout accès à un monde souvent mal connu pour battre en brèche les fantasmes mortifères et donner aux victimes de la drogue un visage plus humain dans un dessin aux lignes claires très réaliste et qui suscite une vraie empathie. L’auteur multiplie les anecdotes pour mieux cerner une situation compliquée qui divise la population.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Mat Let (Scénario et dessin) / Fachri Maulana (Couleurs)

Nombre de pages / Prix: 192 pages / 22 euros

Synopsis: Lieux méconnus, les salles de shoot soulèvent pourtant bien des débats. Mat Let s’y est longuement immergé et rend compte d’une réalité bien loin des fantasmes qu’elles suscitent.

En mars 2021, Mat Let s’est rendu à la salle de consommation à moindre risque de Paris Lariboisière pour comprendre et donner à comprendre la réalité de ce lieu qui déchaine les passions. Il y a rencontré celles et ceux qui peuplent ses locaux. Des bénévoles de Gaïa (l’association qui gère la salle) aux usagers, il dresse le portrait saisissant d’un lieu fait de vie et d’humanité.

Mat Let a également suivi les équipes de Gaïa sur le terrain, des jardins d’Eole au square Forceval, dans un Paris alors en pleine crise du crack. L’association œuvre dans les zones de consommation à ciel ouvert en proposant des conditions de consommation à moindre risque ainsi qu’un accompagnement social. Car ballotés au gré des décisions préfectorales, les usagers sont contraints de vivre dans la marginalité. Une situation sans issue pour une population qui trouve dans le crack une échappatoire à cette réalité sordide.

Réalisé en partenariat avec Médecins du monde, À moindres risques est une porte d’entrée dans un lieu suscitant bien des fantasmes et pourtant méconnu. Mat Let y décrit un lieu de vie, bien loin de l’image mortifère dégagée dans les médias. Un lieu où se croisent des destins divers, souvent difficiles, et porteur d’espoir.

Pour ton mariage, un documentaire intimiste à découvrir en DVD le 20 aout

Le documentaire Pour ton mariage a tout de l’état des lieux sur une existence revisitée en flashbacks à l’aide de photos et de films d’époque. Ouri Milshtein est un cinéaste, producteur de cinéma et acteur français d’origine israélienne. Il a produit plus de 25 films et il se demande comment être heureux dans sa vie de famille, lui qui a épousé la fille d’Enrico Macias, dont le père était peintre, dont la mère se rêvait parachutiste, dont la fille a eu une leucémie. Ls fragments sont agencés à la manière d’un puzzle, sans vraie cohérence sinon celle des souvenirs indélébiles qui ont marqué l’homme. Sa voix accompagne le récit en évoquant les douleurs, les regrets, les frustrations et les réussites dans un fourre tout émouvant. L’objectif est peut être de régler ses comptes pour ne pas passer à côté d’un inévitable inventaire. L’introspection semble sincère et le fait de s’adresser à son psychanalyste mort et qu’il revoit assis sur sa tombe à tout d’une bonne blague. Certaines séquences sont remplies d’humour (les images du film de son premier mariage) et d’autres sont empreintes d’émotion (les séquences filmées par sa fille sur son lit d’hôpital). Devenu réalisateur pour revisiter son existence et évoquer les questions liées à la judéité et à l’accomplissement de sa vie, Ouri Milshtein se met à nu avec pudeur, humour et sincérité. Inconnu du grand public, il a eu un rôle non négligeable dans le landernau du cinéma français et est devenu une personnalité importante de ce milieu en produisant pendant 40 ans les films d’Agnès Varda, Jacques Doillon, Arnaud Desplechin ou Axel Lutz

Synopsis: En épousant la fille d’Enrico Macias, je ne me doutais pas que trente ans plus tard je lui en voudrais encore d’avoir transformé nos noces en show démesuré. En revoyant le film du mariage, je réalise que c’est vraiment là que j’ai commencé à « fonder une famille »…

Baby Power, tous égaux dès le berceau (Milan jeunesse)

Baby Power, tous égaux dès le berceau (Milan jeunesse)

Baby Power, tous égaux dès le berceau est un petit album jeunesse de forme carrée, de très belle qualité, entièrement cartonné, pour nos tout-petits. Il est absolument génial !
Bravo à l’autrice, dessinatrice, Soledad Bravi, pour cette petite pépite ! Beaucoup d’humour pour « imposer » l’égalité entre les filles et les garçons !

Enfin, un album qui casse les codes stupides !
Que l’on soit fille ou garçon, peu importe, l’important est d’être bien dans ses habits, confortables, pour pouvoir s’exprimer librement !
Ça suffit les stéréotypes de nos sociétés !

Publik’Art est fan des illustrations, toutes simples, rigolotes et colorées, que l’enfant peut lire tout seul !

Et effectivement, tout doit commencer au berceau, et en faisant l’éducation … des parents !

Un grand bravo pour Baby Power, tous égaux dès le berceau ! Notre coup de cœur de la rentrée !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Août 2024
Auteur : Soledad Bravi
Illustrateur : Soledad Bravi
Editeur : Milan Jeunesse
Prix : 9,90 €

Levante, un drame queer à découvrir depuis le 20 aout en DVD

Levante est un mot portugais signifiant Insurrection. Ce premier long métrage de la réalisatrice brésilienne Lillah Halla se positionne en réaction avec un rigorisme croissant de la société brésilienne envers ceux qui se revendiquent à la marge des règles séculaires, ce que semble représenter cette équipe de volley inclusive dans laquelle évolue l’héroïne du film. Lorsqu’elle évoque la possibilité d’un avortement, elle doit faire face à des réactions contre lesquelles elle se retrouve déstabilisée. Contre les courants réactionnaires de plus en plus puissants dans le pays, avec des accents intolérants et ouvertement misogynes, elle trouve la force de se battre pour elle et son identité. Si le film génère une inévitable sympathie pour un personnage comme aculé dans un combat a priori inégal, il se laisse quelque fois allé à quelques raccourcis faciles, le film souligne l’évolution d’une société brésiliennes déchirée entre des positions irréconciliables, ce que métaphorise très bien les parties de Volley-ball, sport roi au Brésil avec le Football. Présenté à la Semaine de la Critique 2023, le film présente 2 facettes d’une même réalité sociale, le président Bolsonaro se positionnait ouvertement contre l’avortement et les queer, avec une possibilité très forte d’aller en prison en cas d’aide à l’avortement. Mais tout le monde ne suit pas cette lignée, alors comment faire? Si le film invite à la réflexion sur une situation tendue avec une montée des fondamentalismes, il offre aussi une vision plurielle de la société qui invite à l’empathie envers ceux qui se retrouvent montrés du doigt, avec la crainte de la diabolisation et de la prison.

Synopsis: Sofia, une joueuse de volleyball prometteuse de 17 ans, apprend qu’elle est enceinte la veille d’un championnat qui peut sceller son destin. Ne voulant pas de cette grossesse, elle cherche à se faire avorter illégalement et se retrouve la cible d’un groupe fondamentaliste bien décidé à l’en empêcher à tout prix. Mais ni Sofia ni ses proches n’ont l’intention de se soumettre à l’aveugle ferveur de la masse.

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