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« La Réponse des hommes », fragments d’une humanité

"La Réponse des hommes", fragments d'une humanité
© Simon Gosselin

« La Réponse des hommes », fragments d’une humanité

Dans « La Réponse des hommes », Tiphaine Raffier confronte les Œuvres de miséricorde aux affres de la nature humaine et interroge le sens de nos actions morales avec autant d’acuité que d’intensité. Un spectacle virtuose qui s’affranchit de l’exercice de style et nous livre une pièce au souffle sidérant.

De cette matière première donc puisée dans les Œuvres de miséricorde de la Bible, ces actes de charité auxquels les chrétiens sont tenus : donner à manger aux affamés, accueillir les étrangers, assister les malades, vêtir ceux qui sont nus, pardonner les offenses, sauvegarder la création, etc., l’auteure metteuse en scène en retient neuf. A l’instar des neuf titres des histoires qu’elle a écrites et qui vont se succéder sur scène et placer les protagonistes dans des situations de dilemme moral.

Comment faire le bien, quand le réel est si complexe et contradictoire ?

Un univers esthétique et captif

Et à la manière du Décalogue de Krzysztof Kieslowski, Tiphaine Raffier dessine des trajectoires de personnages cabossés qui se croisent, se rencontrent ou pas, mais se font discrètement écho. Les situations banales glissent peu à peu vers des interrogations abyssales, nous confrontant à l’ambivalence de nos sentiments et au vertige que l’on peut ressentir face à l’indéterminisme absolu de nos actes.

Les protagonistes sont en proie à d’impossibles dilemmes, rongés par le doute et la contradiction, à la fois coupables et innocents. Ces histoires s’apparentent à des comtes moraux et immoraux. Où comment le bien et le mal se masquent, se mélangent l’un derrière l’autre, l’un avec l’autre. Et à partir d’un sujet qui semble tout à fait réaliste donc concret, la dramaturge nous entraîne de par son écriture dans une autre dimension, à la lisière d’une étrangeté sensible, où la contemporanéité côtoie l’archaïsme.

Un univers esthétique et captif compose chaque histoire, mêlant intimement le clair-obscur de l’imaginaire (l’inconscient) à la réalité mais aussi les rapports sociaux entre individus. Le plateau se transforme pour nous projeter dans des espaces actuels : cabinet de consultation psychiatrique, salle d’audience de tribunal, prison, lieu de conférence…

Nos certitudes à l’égard de la misère, de la violence, de la déviance sont mises à mal où le spectacle ausculte nos principes éthiques, interroge notre faculté au pardon, pointe les limites de l’empathie et explore nos contradictions profondes. Rarement, le questionnement moral n’aura paru aussi palpitant. Rarement, nos certitudes n’auront été bousculées avec autant d’intelligence.

On découvrira, entre autres, une altruiste militante d’ONG incapable d’aimer son propre bébé, un jeune homme gravement malade espérant la mort de son prochain pour récupérer un rein, un musicologue de talent, attiré comme un aimant par les sorties d’école, une sœur qui, à trop se sacrifier, finit par commettre l’irréparable, ou encore une famille aimante qui va s’entredéchirer à propos d’un secret…

La mise en scène de Tiphaine Raffier se déploie avec fluidité et rythme, où se mêlent vidéo, danse et la musique envoûtante d’Othman Louati interprétée en live par des musiciens de l’Ensemble Miroirs Étendus.

Le texte est ciselé, le ton mordant (et souvent drôle) et la direction d’acteurs au cordeau. Dix comédiens engagés, au jeu parfaitement accordé, et quatre musiciens donnent corps à cette traversée tandis que des images vidéo prises en direct déplacent le regard, dévoilent l’envers des espaces et la subjectivité des personnages. Du grand art. Bravo !

Dates : du 9 au 20 janvier 2024 – Lieu : Berthier (Paris 17e)
Texte et mise en scène : Tiphaine Raffier

Grain de glace, un rosé d’hiver à découvrir pour de belles sensations gastonomiques

3 consommateurs de vin sur 4 boivent désormais du rosé l’hiver. Lancé à 15 000 bouteilles en 2008, Grain de Glace a atteint plus de 140 000 cols en 2018. Les Maîtres Vignerons de la presqu’île de Saint-Tropez se sont lancé un pari fou dès 2008 : commercialiser un rosé d’hiver. Avec plus de 4 millions de bouteilles de rosé vendues de par le monde, la structure viticole basée à Saint-Tropez a su comprendre et anticiper les tendances du rosé qui envahi désormais tous les instants de consommation sans aucun frein de saisonnalité.

Un rosé d’hiver qui casse les codes

Grain de Glace s’orne pour chaque nouveau millésime d’une bouteille gravée aux couleurs d’un animal mythique de l’hiver. Pour la 11ème édition, c’est l’aigle royal qui orne la cuvée de ses plumes, des terrasses parisiennes à celles des stations de ski branchées. Grain de Glace est un assemblage de 3 cépages: Cinsault, Grenache et Syrah. A l’œil, la robe est rose pâle, cristalline. Au nez, cette cuvée dévoile une réelle explosion aromatique marquée de fruits exotiques, complétée de fines notes d’agrumes. Le vin est commercialisé en vente directe, réseau CHR et sur le site internet des Maîtres Vignerons de la Presqu’île de Saint-Tropez à des tarifs très attractifs:
11,60€ TTC la bouteille de 75 cl, 26,45€ TTC la bouteille de 150 cl et 97,10€ TTC la bouteille de 3 litres.

Ce rose d’hiver est une cuvée à découvrir pour accompagner les bons moments de saison, dans les stations de ski ou chez vous!

Publireportage:

L’épopée des Maîtres Vignerons de la presqu’île de Saint-Tropez s’inscrit aux côtés de celle du village de Saint-Tropez. Il y a plus de 55 ans, ils ont donné naissance à un modèle unique et novateur : préserver les identités de chacun afin de créer une force commune. En 1964, 8 vignerons de la presqu’île de Saint-Tropez décident de s’unir pour produire et valoriser leurs vins. Leur objectif : construire une unité commune de mise en bouteilles et de distribution pour mettre en valeur leur patrimoine, leurs marques et leur terroir. En 2007, pour accompagner le développement de l’activité sur les rosés de Provence, un projet d’extension voit le jour avec un nouveau bâtiment de 1000m² pour le stockage des produits finis. En 2016, rénovation complète de l’espace de vente de 400m² par un architecte designer de renom pour en faire un véritable showroom et réceptif pour nos clients particuliers et professionnels. En 2017, engagement de nombreux de nos domaines vers une démarche environnementale d‘Agriculture Biologique. En 2018, d’importants travaux de rénovation de la cave débutent (chaine d’embouteillage de dernière génération, conditionnement automatisé) dans le but de répondre à une demande croissante sur les rosés de Provence et améliorer les conditions de travail des équipes. En 2021/2022, renforcement de l’ancrage local par l’entrée de nouveaux sociétaires : Domaine Siouvette (la Môle), Château Saint Maur (Cogolin), Domaine de la Sultanine (Ramatuelle) et la cave de Ramatuelle. En 2023/2024, un projet d’agrandissement d’envergure pour accompagner la demande croissante des rosés de Provence. Désormais, ce sont 11 domaines et 3 grandes caves qui nous permettent de livrer plus de 4.5 millions de bouteilles dans le monde.

La chanteuse Armelle Yons révèle son premier album Mon Secret

Armelle Yons est connue pour ses multiples casquettes de comédienne, maquilleuse de scène, chanteuse de cabaret et interprète des chansons de Barbara et Jacques Higelin. Elle qui a interprété les grands classiques de la chanson française dans l’hexagone et à l’étranger revient avec un premier album qu’elle a agrémenté de ses propres textes mis en musique par le duo La Bestiole. Sa voix porte des mots ciselés par son amour des sonorités de la langue de Molière à découvrir sur la scène du Café de la danse le 25 janvier. L’album est un mélange vivifiant de chanson française (Les clés du temps), de rock et d’électro pop (C’est mon secret) où les sons portent la voix si expressive d’une vraie femme de tête revendiquée.

De l’énergie à revendre

Mon secret est le premier album d’une chanteuse surtout connue jusque là pour ses performances scéniques remplies d’énergie. Elle a été convaincue de sauter le pas après sa rencontre avec le duo rock La Bestiole formé de Delphine Labey et Olivier Azzano lors d’un concert hommage à un artiste qu’elle affectionne particulièrement, Jacques Higelin. La décision est prise de collaborer ensemble en vue d’un album, avec à la clé 12 chansons composées par le duo à la musique et Armelle aux textes. L’artiste a évolué en liberté avec des inspirations très personnelles du côté de Soulages, Corto Maltese, Wim Wenders, Juliette Gréco ou Sharleen Spiteri (chanteuse du groupe Texas). L’album a été financé avec succès via une plateforme participative pour permettre de régler le mixage, le mastering, le pressage, la campagne de communication et le tournage des clips vidéo. Elle qui est passé par la case Arts appliqués est restée une touche à tout marqué par l’esprit sauvage et l’amour des textes. Mon secret montre Armelle Yons tour à tour femme sensuelle susurrant ses textes, ou femme puissante sur des titres empreints de guitare, de basse et de batterie. Sur cet album ont collaboré Delphine Labey à la batterie, percussions, chœurs, Olivier Azzano à la guitare et à la basse, Paul Galiana à la guitare et Diabolo à l’harmonica. En plus de C’est mon secret, 11 autres titres ont été écrits pendant la période si prolifique du confinement. L’artiste évoque ses errances noctambules dans la ville pas si endormie (Tango Padadam), ses interrogations de femme décidée à ne pas courber l’échine(No scrupule) et une histoire d’amour truculente (Passe-moi le cric). La voix d’Armelle Yons remplit l’espace avec sincérité, elle qui a réussi à mener à bien une aventure inédite et galvanisante.

Le clip de C’est mon secret a été écrit et dirigé par Armelle Yons elle-même en collaboration avec le réalisateur Victor Delfim. Les chansons seront à découvrir le 25 janvier au Café de la danse pour un beau moment de communion scénique. 

Une façon d’aimer, un roman de Dominique Barbéris (Gallimard)

Une façon d’aimer, un roman de Dominique Barbéris (Gallimard)

Dominique Barbéris a remporté le Grand Prix de l’Académie française pour son dernier roman : Une façon d’aimer.

Une façon d’aimer est une pure fiction qui raconte les amours d’une femme au temps des colonies. Madeleine quitte la Bretagne pour suivre son mari au Cameroun. Elle ne s’attend pas à cette nouvelle vie. Elle se sent étrangère et découvre un monde nouveau, une ville nouvelle, Douala.

C’est à la fois doux et violent. Romantique et mélancolique.

Et marqué par l’époque. La décolonisation n’est pas loin… Les indépendantistes sont de plus en plus nombreux et commencent à faire peur. Douala révèle un tout autre visage aux colons. Il est temps de partir. Ils sont en réel danger.

Là-bas, elle va aimer en dehors du mariage, un homme à hautes responsabilités… Une adultère ! On découvre alors une autre femme. Au milieu du tumulte extérieur, Madeleine nous entraine dans son monde intérieur. Et nous envoûte. Comme un petit oiseau tombé du nid…

Avec beaucoup de poésie sous une très belle plume ! Tout en délicatesse…

Une façon d’aimer est un très beau roman, qui aborde à la fois la vie d’une femme à une certaine époque et surtout le temps de l’indépendance pour de nombreuses colonies. Dominique Barbéris mérite vraiment le Grand Prix de l’Académie française !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Août 2023
Auteur : Dominique Barbéris
Editeur : Gallimard
Prix : 19,50 €

Yorgos Lanthimos, un réalisateur sans concessions au succès mondial

Alors que son nouveau film Pauvres Créatures (Poor Things en VO) s’apprête à sortir sur les écrans français le 14 janvier, Yorgos Lánthimos a déjà fait le buzz avec 2 Golden Globes remportés (Emma Stone, meilleure actrice dans un films musical ou une comédie, et Meilleur film musical ou de comédie) et un Lion d’or à la Mostra de Venise, de quoi aiguiser les appétits des futurs spectateurs. Le réalisateur grec n’en est pas à son coup d’essai, il a déjà livré les 3 chefs d’œuvre The Lobster, Mise à mort du cerf sacré et La Favorite. De quoi s’attendre au meilleur?

Un réalisateur iconoclaste

Yórgos Lánthimos est né le 23 septembre 1973 à Athènes, 100% grec, pas le pays de cinéma le plus connu. Et pourtant, avec notamment Costa-Gavras (Compartiment tueurs, Z, L’aveu, Adults in the room), Theo Angelopoulos (Palme d’or pour L’éternité et un jour), Michael Cacoyannis (Zorba le grec), la liste des réalisateurs grecs talentueux est longue, de quoi se pencher sur le sujet et se laisser tenter par quelques visionnages. Le réalisateur est apparu sur la scène internationale en 2009 avec un huis-clos tourné en Grèce et en grec entre peinture sociale et thriller, le film Canine. Il gagne le prix Un certain regard au festival de Cannes, une sorte de début en fanfare. Il est d’ailleurs devenu un habitué du festival avec des prix du jury en 2015 et prix du scénario en 2017 pour ses films The Lobster et Mise à mort du cerf sacré. Son passage en langue anglaise pour The Lobster explique grandement son retentissement international au vu de la qualité des films, pourtant issus d’un cinéma indépendant assez loin des succès habituels, jusqu’à la confirmation suprême et l’Oscar obtenu par Olivia Colman pour sa prestation dans La Favorite. Grand succès pour un film indépendant, à l’atmosphère putride et à l’utilisation particulière d’une grande focale pour modifier les perspectives, La Favorite surprend et bouscule, avec un humour noir savoureux. Pauvres Créatures est décrit comme une comédie horrifique, avec un casting des plus prestigieux: Emma Stone, Willem Dafoe, Mark Ruffalo en tête.

Même passé à la moulinette hollywoodienne, le réalisateur a su conserver ses spécificités formelles et philosophiques, fuyant la facilité pour créer des univers entre dystopie et remise en question des normes sociales. Vivement le 14 janvier!

[BD] Brume, tome 2 : un album signé Jérôme Pélissier et Carine Hinder (Glénat)

[BD] Brume, tome 2 : un album signé Jérôme Pélissier et Carine Hinder (Glénat)

C’est reparti pour une nouvelle aventure pour Brume dans ce second album à la tonalité un peu plus inquiétante, à la recherche de la grande sorcière Naïa, disparue depuis longtemps. Après avoir affronté un dragon dans le premier album, Brume et ses amis nous emportent dans un torrent de rebondissements au coeur d’une sombre forêt. 

Un album qui met en scène des personnages très attachants, drôles et débordants d’imagination. On tombe facilement sous le charme, d’autant plus que le dessin cultive sa différence à travers un trait doux aux formes arrondis et à la coloration très travaillée. 

On apprécie donc tout particulièrement l’univers de Brume qui poursuit sur une belle lancée avec ce second tome ! A suivre !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Le grand frisson 

Après avoir terrassé le dragon, Brume apprend qu’elle est en possession du grimoire de Naïa, la puissante sorcière qui veillait jadis sur son village et qui a disparu depuis de longues années. La fillette est bien décidée à dissiper le mystère qui entoure cette disparition ! Toujours accompagnée de son fidèle assistant, le petit cochon Hubert, et d’Hugo son meilleur ami, Brume entreprend la plus dangereuse des quêtes : trouver l’antre de Naïa ! La bâtisse se situerait au plus profond de la forêt des âmes perdues, or selon la légende, quiconque pénètre dans ces bois hantés se perd pour l’éternité… Nos aventuriers vont rapidement se retrouver en très mauvaise posture car dans les profondeurs de la forêt, là où le soleil ne brille jamais, une créature terrible rôde… Brume va-t-elle réussir à s’approcher de Naia et à rassembler par la même occasion les morceaux de sa propre histoire ? Perdus, nos trois amis sortiront-ils indemnes de leur expédition ? Toujours aussi drôle et inventive, Brume poursuit son chemin et affirme son caractère à travers cette série désopilante qui continue de nous faire rire avec des dialogues savoureux, un dessin doux et soigné et une héroïne fort attachante.

 

Date de parution : le 3 janvier 2024
Auteurs
: Jérôme Pélissier (Scénario) et Carine Hinder (Dessin, Couleurs)
Genre : BD jeunesse
Editeur : Glénat
Prix : 12,50 €
Acheter sur : BDFugue

Notre petit cabaret, un spectacle musical entre grâce et légèreté au Lucernaire

Notre petit Cabaret est un spectacle rare avec 2 artistes qui s’ébattent en liberté entre numéros musicaux et évocations théâtrales. Aucune contrainte de forme n’oblige Béatrice Agenin et Emilie Bouchereau, la liberté est la seule règle dans un moment de grâce parfait pour emporter les spectateurs dans un tourbillon de chansons et de références théâtrales.

Un cabaret sans limites

Les 2 artistes font preuve d’une imagination sans limite pour multiplier les références culturelles et y insérer des compositions personnelles. Si l’ainée est surtout férue de théâtre et de littérature (Phèdre de Racine, A la recherche du temps perdu de Proust, On n’est pas sérieux quand on a 17 ans de Rimbaud), la cadette préfère se munir de sa guitare pour interpréter des classiques de la chanson française ou internationale, voire même ses propres compositions. Avec humour et décontraction, et surtout sans aucune trame directrice, elles se font plaisir et invitent l’audience à un voyage dans leur univers personnel fait de poésie et de musique. Dis quand reviendras tu de Barbara côtoie Smells like teen spirit de Nirvana sans que personne n’y trouve à redire. Surtout quand la maman raconte avec émotion avoir initié sa fille à la magie du théâtre alors que cette dernière préférait alors l’énergie de la pop voire du grunge. Les numéros s’enchainent, livrant surprise sur surprise devant un public ébahi. Le spectacle est une nouvelle preuve montrant bien que le Lucernaire aime à lâcher la bride à tous ceux qui vivent leur art avec passion. Aux côtés des 2 interprètes, un pianiste et un batteur livrent une toile de fond musicale propice à l’évasion. Béatrice et Emilie varient les costumes et les inspirations mais jamais sans se départir de leurs regards intenses tournés vers les étoiles. La mise en scène de Salomé Villiers est truffée de trouvailles inventives et contribue à démultiplier l’effet positif du spectacle sur l’esprit des spectateurs.

La salle était pleine à craquer pour applaudir chaudement les artistes à la fin de leur prestation enflammée, parfaite pour réchauffer les cœurs un mardi soir dans un Paris aux températures polaires. Le spectacle est visible jusqu’au 21 janvier, il faut y courir tant qu’il est encore temps.

Synopsis:

Au cabaret, on a tous les droits.
On y chante les tilleuls verts de Rimbaud, on se déhanche sur Cole Porter, Proust est ivre de jalousie, Phèdre rappe avec passion, Barbara y côtoie Nirvana, les Spice Girls, les Beatles, le tout mêlé de compositions originales. Mère et fille se jouent des conventions.
Un spectacle insolite, joyeux et sensible, qui fait la part belle à l’humour et l’amour.

Détails

Jusqu’au 21 janvier 2024

Mardi < Samedi 19h | Dimanche 15h30

Joyeux anniversaire Nicolas Cage!

Le 7 janvier, le neveu de Francis Ford Coppola a fêté ses 60 ans. Autrefois adulé dans des rôles à succès filmés par des grands réalisateurs, Nicolas Cage est apparu régulièrement dans des films devenus mythiques. Martin Scorsese avec A tombeau ouvert, les frères Coen avec Arizona Junior, David Lynch avec Sailor et Lula, Mike Figgis (oscar obtenu pour son rôle intense dans Leaving Las Vegas), Brian de Palma avec Snake Eyes, Ridley Scott avec Les associés, et puis finalement une dernière prestations inoubliable dans le Bad Lieutenant de Werner Herzog. Après 20 ans à marcher sur l’eau, l’acteur a explosé aux yeux du grand public avec Air Con, RockVolte-face et 60 secondes chrono. Qu’est devenu le chouchou du public?

Une carrière coupée en vol

Force est de constater qu’à partir des années 2010, Nicolas Cage a enchainé les choix de films hasardeux, confirmant une dérive commerciale mal perçue par le public et par la critique. Il reconnait lui-même avoir fait ces films moins exigeants artistiquement, qu’il ira jusqu’à qualifier par la suite d’étrons. La raison n’est pas très glorieuse, il doit surtout soutenir son coûteux train de vie en courant les cachets pour des rôles qu’il n’a même plus besoin de préparer. Ainsi Ghost Rider lui rapporte une coquette rémunération mais cette histoire d’un motard qui vend son âme au diable rentre en résonnance avec sa vie et ses choix, sa filmographie se dégrade puissance grand V. Alors Bad Lieutenant et Kick Ass relèvent un peu le niveau mais au milieu d’une mare de films oubliables. Les séries B (voire Z) se succèdent, L’apprenti sorcier, Le dernier des Templiers, Hell Driver, Le pacte, Effraction, Ghost Rider 2, qui s’en souvient? La liste est longue, de quoi le faire oublier des réalisateurs talentueux. Un semi-come back s’amorce à partie de 2021, Pig, Un talent en or massif, Dream Scenario, la pente semble s’inverser en faveur de rôle plus ambitieux.

On attend toujours le prochain vrai grand rôle de Nicolas Cage au cinéma, reste des souvenirs de rôle puissants et intenses, de quoi lui accorder un crédit illimité pour toujours!

Le cercle des neiges, le meilleur film Netflix de l’histoire

Grand fanatique de cinéma, je me refuse normalement à évoquer les films sortis sur les différentes plateformes à cause d’un réflexe suranné de dinosaure défenseur des salles obscures. Mais impossible pour moi de ne pas évoquer Le cercle des neiges tant le film fait surgir des sentiments puissants au fur et à mesure de la diffusion des scènes.

Un incontournable à ne pas manquer

Le film évoque de manière ultra réaliste l’accident d’avion de 1972 où des passagers se sont retrouvés piégés dans la cordillère des Andes sans espoir ou presque d’être retrouvés par d’éventuels sauveteurs. La scène de crash est un véritable monument cinématographique, l’avion est un moyen porteur, il fait du rase motte et la scène dure assez longtemps pour voir tous les détails, les barres de fer s’enfoncent dans la peau, certains s’envolent à l’arrière de la carlingue qui a été arraché, une scène à revoir en boucle, entre film d’horreur ultra réaliste et documentaire à montrer aux passagers d’avion pas suffisamment anxieux en vol. Le film égrène la liste des disparus au fur et à mesure de leur mort, les survivants s’organisent pour résister aux températures glaciales de la nuit, et les joueurs de l’équipe de rugby se révèlent d’une inventivité assez fascinante. Bricolage, résilience, persévérance, le film édicte les règles de base de la survie en milieu hostile. A l’air libre pendant les longues journées d’attente de l’arrivée des secours, collés les uns aux autres pour se réchauffer pendant les longues nuits de glaciation, les survivants vivent littéralement l’enfer. Je me souviens très bien de ma vision des 5 épisodes de la série Tchernobyl, Le cercle des neiges me laissera certainement un souvenir similaire, me faisant passer par toutes les gammes du spectre des sentiments. Son ultra réalisme fait passer les sensations de soif, de froid, de douleur et surtout de faim car cet évènement dramatique est resté connu par le recours (forcé et contraint) à un cannibalisme nécessaire pour survivre. De quoi s’interroger sur sa propre capacité à en avoir recours. Car le froid fait bruler un nombre considérable de calories et fait craindre une morte rapide sans aliments pour se regénérer. Beaucoup de pudeur dans ces scènes mais tout est compréhensible, suggéré, limpide. Et si les premières disparitions créent un choc chez les survivants, la longue liste créée une sorte d’habitude qui fait froid dans le dos. L’esprit humain a des capacités d’adaptation insoupçonnables et insoupçonnées, la preuve…

Tant de choses à dire sur ce film, les acteurs sont hyper impliqués, les scènes s’enchainent avec un sens de l’inéluctable absolument sans pitié, Le cercle des neiges se classe d’entrée dans le top 5 des films sortis sur les plateformes.

Synopsis: En 1972, un avion uruguayen s’écrase en plein cœur des Andes. Les survivants ne peuvent compter que les uns sur les autres pour réchapper au crash.

[Livre jeunesse] Poule de neige, un album d’Elisa Malan qui revisite la boule de neige (Glénat)

[Livre jeunesse] Poule de neige, un album d’Elisa Malan qui revisite la boule de neige (Glénat)

Une boule de neige revisitée, c’est un peu l’idée de Poule de neige. Brigitte a été oubliée dans la grange de sa ferme et va devoir passer l’hiver seule à se débrouiller. Mais la faim va l’obliger à sortir de son abri et à s’aventurer à l’extérieure, alors que tout est enneigé. Elle va découvrir les joies de la neige et rencontrer un lapin qui va l’aider et surtout la sauver des griffes d’un renard affamé. 

La question va surtout être de trouver une solution pour se camoufler au milieu de tout ce blanc ! La solution est en partie dans le titre… un récit amusant et joyeux à découvrir en librairie !

Résumé de l’éditeur :

Qu’est-ce qui est encore plus amusant qu’une boule de neige ? Une poule de neige, pardi !

Lorsque Brigitte se retrouve seule dans le froid de l’hiver, la petite poule rousse n’a pas le choix : il lui faut chercher quelque chose à se mettre dans le bec ! La poulette se met donc à explorer les environs à la recherche de nourriture. Mais comment échapper à un renard qui a une faim de loup lorsqu’on est aussi visible sur la neige ? Merlin, un lapin malin, a bien une idée pour éviter que Brigitte ne se fasse repérer…

Date de parution : le 3 janvier 2024
Auteurs
: Elisa Malan (Scénario et Dessin)
Genre : Jeunesse
Editeur : Glénat jeunesse
Prix : 12,50 €

[BD] Spoon & white, tome 5 : Funky Junky, en librairie le 10 janvier (Bamboo)

[BD] Spoon & white, tome 5 : Funky Junky, toujours plus loin ! (Bamboo)

Pour notre plus grand bonheur, Spoon & White est actuellement rééditée chez Bamboo édition. Funky Junky est le cinquième tome de la série créée par les scénaristes Jean Léturgie et Yann, et dessinée par Simon Léturgie et Franck Isard.

Les deux flics qui se disputent toujours la jolie Courtney Balconi, se retrouvent par hasard détenteurs d’une valise destinée à Harry Khan, jeune protégé du commissaire qu’ils jalousent au possible. L’objet qui a été récupéré entre les mains de leur indic sino-africain Bruce Ali est en réalité pour Courtney Balconi. Une valise qui les mènera dans une affaire musclée où humour acerbe et actions chocs seront une nouvelle fois au rendez-vous.

Une réédition réussie qui nous offre aussi des bonus de planches et croquis en suppléments. A découvrir en librairie dès le 10 janvier !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Trafic de drogue pour Spoon et White ! That’s 70’s show ! Jaloux que leur nouveau collègue Harry Khan se soit vu confier la tâche de remettre une valise à leur idole Courtney Balconi, Spoon et White lui jouent un mauvais tour et l’envoient involontairement au cimetière. Entretemps, la valise disparaît. S’engage alors une course-poursuite à travers la ville de New York pour la retrouver.

Date de parution : le 10 janvier 2024
Auteurs
: Jean Léturgie, Yann (Scénario), Simon Léturgie, Franck Isard (Dessin), Squad (Couleurs)
Genre : BD humour, policier
Editeur : Bamboo
Prix : 12,90 €
Acheter sur : BDFugue

A l’Opéra Garnier, Gil Roman en haute fidélité à Béjart

A l'Opéra Garnier, Gil Roman en toute fidélité à Béjart
Crédits photographiques : © Laurent Philippe / Opéra national de Paris

A l’Opéra Garnier, Gil Roman en haute fidélité à Béjart

Le Béjart Ballet Lausanne est l’invité en ce début d’année de l’Opéra Garnier avec au programme « Tous les hommes presque toujours s’imaginent », une création de Gil Roman, son directeur, et quatre pièces emblématiques de Maurice Béjart, son fondateur. La compagnie, fidèle à sa vocation, fait vivre l’œuvre de Béjart tout en demeurant un espace de création.

Comme en témoigne la pièce d’ouverture « Tous les hommes presque toujours s’imaginent » sur une partition du compositeur new-yorkais expérimental John Zorn, qui abolit toute temporalité et met en scène une traversée musicale dans un geste autant dansé que spirituel.

Avec ce ballet, Gil Roman explore les relations humaines, les illusions et les fantasmes qui nous habitent tous et dont la résonance se déploie entre rêve et réalité, l’ici et l’ailleurs. Fantasmés ou réels, les protagonistes sont en quête et se cherchent, se désirent et se rejettent portant en eux toute la complexité de l’âme humaine.

La gestuelle limpide et ciselée imprime une part d’onirisme et de songe poétique où l’expressivité des corps – entre pas de deux, solos, danses de groupe – s’accorde à ce rêve éveillé.

La danse sans frontières 

Avec « Bhakti III » et la suite du programme, on revient à Béjart chorégraphe et à son imprégnation à toutes les cultures. Et à sa grammaire chorégraphique toujours lisible et fluide qui consacre avec cette marque si particulière, l’expressivité du geste à l’exaltation de la musique, surfant sur les bases de la danse classique et académique tout en impulsant une modernité emprunte des courants néo-classiques et modernes.

Sur une musique traditionnelle indienne, il met en scène un duo autour de deux variations : Shiva Dieu de la Destruction (et de la Danse) et Shakti, son épouse, qui n’est autre que son énergie vitale qui émane de lui et retourne en lui, immobile et pourtant éternellement en mouvement. Un pas de deux qui s’orchestre dans un rite aussi géométrique qu’acrobatique.

Pour le Duo extrait du ballet Pyramide – El Nour crée en 1990 sur une musique islamique, Valerija Frank et Julien Favreau compose un duo solaire et habité d’une transcendance spirituelle.

Dans Dibouk, Béjart convoque les traditions musicales juives et la thématique de l’attirance. Kathleen Thielhelm et Dorian Browne donnent chair à ce couple promis l’un à l’autre et captifs à tous les emportements.

Enfin, pour clore la soirée en majesté, « 7 Danses grecques », un des chefs-d’œuvre de Béjart où le charme opère d’entrée avec cette chorégraphie enlevée à la rigueur mathématique sur une musique de Mikis Theodorakis. La danse en groupe exalte les racines d’un peuple où la Grèce est d’autant plus présente que les emprunts à son folklore sont minimes et où Béjart lui insuffle son vocabulaire inimitable. Bravo !

Dates : du 5 au 7 janvier 2024 – Lieu : Palais Garnier (Paris)
chorégraphie : Gil Roman / Maurice Béjart

[Albums jeunesse] Tim Hopgood : Les toiles d’Ariane et toutes les couleurs du ciel (Glénat jeunesse)

[Livre jeunesse] Tim Hopgood : Les toiles d’Ariane et toutes les couleurs du ciel (Glénat)

Tim Hopgood nous propose deux albums originaux pour nos plus petits avec Les toiles d’Ariane et Toutes les couleurs du ciel. Le premier est l’occasion d’explorer et de découvrir différentes formes à travers le récit d’une araignée qui cherche à tisser la toile la plus solide possible. Pour cela, il faut sans cesse essayer de nouvelles formes ! Quant au second, c’est un voyage à travers les couleurs du jour et de la nuit que découvre une chouette qui décide de ne pas fermer l’oeil tout le jour durant. 

Deux jolis livres tout en carton qui sauront émerveiller les plus jeunes tout en apprenant. A découvrir en librairie !

Extrait de l’album :

Résumé de l’éditeur :

Une nouvelle collection toute douce pour appréhender les premières notions !

Dans la nuit, une petite chouette dort. Ça alors ! Elle décide de se réveiller aux aurores pour découvrir les teintes du jour. Accompagne-la dans son aventure multicolore…
Une charmante histoire pour apprendre les couleurs, illustrée par Tim Hopgood.

Une nouvelle collection toute douce pour appréhender les premières notions !

Ariane veut tisser la plus géniale des toiles d’araignée. Mais quelle forme lui donner ? À toi de deviner…
Une charmante histoire pour apprendre les premiers concepts de géométrie, illustrée par Tim Hopgood.

Date de parution : le 3 janvier 2024
Auteurs
: Tim Hopgood (Scénario et Dessin)
Genre : Jeunesse, tout carton
Editeur : Glénat jeunesse
Prix : 12,50 €

Une pièce historique pleine d’humour avec L’incroyable épopée de François 1er au Théâtre de la Contrescarpe

Le Théâtre de la Contrescarpe sait proposer des pièces à guichet fermé pour le plus grand plaisir des spectateurs. Rémi Mazuel et Alain Péron (déjà à l’origine de la pièce à succès Charles VII J’ai sauvé la France) sont de retour pour une nouvelle évocation historique pleine de charme et de pertinence. Ils se concentrent sur la période 1514 (1 an avant son arrivée au trône) jusque peu avant sa mort. 2 comédiens et 2 comédiennes livrent un beau numéro de théâtre avec un vrai talent pour endosser rôles multiples et une pièce qui subjugue tout du long.

L’histoire est belle

Mis à part la date devenue mythique à l’école de 1515 (quelle bataille???) et les châteaux de la Loire avec en premier lieu le magnifique Chambord (à visiter absolument!), peu connaissent les détails du règne du roi François 1er. Roi emblématique de la période de la Renaissance française, il a notamment fait venir Léonard de Vinci en France et permis un développement important des arts et des lettres. On sait moins qu’il a été en guerre quasi permanente contre l’empereur Charles Quint avec le soutien plus ou moins constant du roi Henri VIII d’Angleterre avant de faciliter la diffusion de la Réforme naissante et de s’allier à Soliman le magnifique. Celui qui est d’abord François d’Angoulême est  l’héritier présomptif de la couronne quand Louis XII disparait. Sa mère Louise de Savoie a œuvré pour le préparer à sa haute fonction et l’appelle mon César, lui qui aime rien de moins que la chasse à courre. La pièce accumule des focus sur les moments importants de son règne pour brosser le portrait d’un homme humaniste obligé de multiplier les joutes diplomatiques pour ne pas dépérir face au puissant empereur du Saint Empire Romain germanique. La pièce voit le très ressemblant (et très grand autant que très convaincant) Rémi Mazuel interpréter François 1er aux côtés d’interprètes multipliant les rôles avec grâce et humour. Les accents italiens, germaniques et anglais sont maniés avec humour par les 3 compères qui l’accompagnent pour un effet bœuf sur le public. La mise en scène utilise un écran dans le fond de la scène pour illustrer les moments joués, dans une prison de Madrid, dans le château de Chambord ou dans toutes les localisations de la pièce. Le voyage dans le temps est somptueux!

Pas de pause dans une scène où les comédiens font revivre avec talent la grand Histoire de la France, un pays qui ne manque pas de scénarios pour abreuver le cinéma en intrigues. L’humour est omniprésent dans une pièce qui attire un public nombreux pour 1h20 de spectacle mené tambour battant!

Synopsis:

On lui doit le français, Chambord, la Joconde… François 1er a marqué l’Histoire. Découvrez sa fabuleuse destinée, dans une comédie incroyable, vraie… et drôle ! Pour raconter un personnage aussi coloré, truculent et moderne, il fallait une comédie historique audacieuse et burlesque. Avec «L’incroyable épopée de François 1er», vivez en vous amusant l’incroyable histoire de François 1er : son enfance, l’ascension vers le trône, ses amours, ses batailles et ses rencontres avec Louise de Savoie, Marguerite de Navarre, Marie Tudor, Léonard de Vinci, Henri VIII, Charles Quint… Tout est incroyable mais bien réel… parfois cocasse et souvent amusant ! « L’incroyable épopée de François 1er » est la suite des pièces à succès d’Alain Péron « J’ai sauvé la France, l’incroyable destin de Charles VII » et « Vous n’aurez pas la Bretagne – Anne de Bretagne, Anne de France, l’affrontement ».

Informations

DÉBUT JANVIER (VACANCES SCOLAIRES) :
LUNDI 1ER à 17h
MARDI 2, JEUDI 4, VENDREDI 5 :  à 19h
SAMEDI 6 : à 17h

DU 8 JANVIER À FIN FÉVRIER :
• SAMEDIS À 17h
• DIMANCHES à 16h30
• LUNDIS à 19h

Les pompiers, un livre marionnette (Casterman)

Les pompiers, un livre marionnette (Casterman)

Les éditions Casterman nous proposent une nouvelle collection pour tout-petits : Mes docu marionnettes.

Ce sont des livres marionnettes pour les enfants de 1 à 3 ans, entièrement cartonnés, et joliment illustrés.

L’album, Les pompiers, présente Adam l’éléphant qui aide les pompiers à éteindre le feu avec sa grande trompe. L’enfant pourra réellement jouer avec le doudou marionnette tout doux !

Il va aussi tout nous expliquer : la découverte de la caserne, l’uniforme des pompiers, leurs véhicules… Mais aussi comment les pompiers interviennent en cas d’incendie, ou de feux de forêt, ou d’accidents…

Le tout-petit va tout savoir sur le monde des pompiers grâce à Adam ! On peut également découvrir les nouveaux albums de la même collection, sur des thèmes variés : les dinosaures, l’espace et la danse.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2024
Auteur : Hélène Chetaud
Illustrateur : Hélène Chetaud
Editeur : Casterman
Prix : 10,50 €

Top 12 expositions 2023: de beaux évènements qui ont jalonné l’année

L’année 2023 a vu quelques grands évènements culturels attirer les visiteurs. Habitant la capitale, je vais donc me concentrer sur les lieux parisiens, mais je n’oublie pas qu’il n’y a pas que Paris dans la vie. Seulement, c’est beaucoup plus pratique pour moi. Les musées et lieux d’exposition y sont tellement nombreux qu’il faut bien organiser son planning pour assurer ses sorties exposition, la foule y est souvent nombreuse, les files d’attente se succèdent, c’est un mal pour un bien. L’important est accroché aux murs, le reste n’est que de l’ordre du détail, c’est parti pour un tour d’horizon organisé de manière chronologique.

Encore de beaux évènements

L’année 2023 a débuté au Musée d’Orsay avec l’exposition Pastels de Millet à Redon. Plus de 100 œuvres pour mettre en évidence les maitres du pastel avec notamment des œuvres de MilletDegasManetCassattRedonLévy-Dhurmer. Puis le Musée du Luxembourg a laissé le champ libre à Léon Monet, industriel rouennais et collectionneur d’art mais surtout frère aîné du célèbre peintre porte étendard de l’impressionnismeClaude Monet. Le Musée de l’Orangerie a exhumé les Cahiers d’art de Matisse et les œuvres marquantes de Modigliani dans 2 évènements marquants de la saison culturelle. Le Grand Palais a proposé des évènements dans des lieux surprenants, Eternel Mucha au Grand Palais immersif et Juergen Teller au Grand Palais éphémère. Avant de fermer pour un an de travaux, le Musée Jacquemart André a proposé une exposition Bellini pour marquer le coup. Le Musée d’Orsay a enchainé les grands moments après Pastels avec Manet/Degas et Van Gogh à Auvers sur Oise. Autre grand moment au Musée du Luxembourg, Gertrude Stein et Picasso pour un voyage dans le temps éblouissant. Pour beaucoup, l’exposition de l’année s’est déroulée à la Fondation Louis Vuitton avec Rothko exposé dans toute sa densité. Les amateurs de mode ont aussi pu découvrir l’artiste néerlandaise Iris van Herpen au Musée des Arts Décoratifs.

L’année 2024 sera elle-aussi à la hauteur, voici les évènements à marquer absolument dans votre agenda: VIVA LA VIDA !, Frida Kahlo au Grand Palais Immersif du 18 septembre 2024 au 2 mars 2025, Match. Design & sport – une histoire tournée vers le futur au musée du Luxembourg du 13 mars au 11 août 2024, Paolo Roversi au Palais Galliera du 16 mars au 14 juillet 2024, Brancusi au Centre Pompidou du 27 mars au 1er juillet 2024, Paris 1874. Inventer l’impressionnisme au Musée d’Orsay du 26 mars au 14 juillet 2024, Matisse, L’Atelier rouge à la Fondation Louis Vuitton du 7 mai au 9 septembre 2024. Une belle année en perspective!

Alina Khalitova : Exploration des Frontières de l’Art et de la Perception

Alina Khalitova. Série "Crise de l'Évidence", "Deux Soleils". Crédit photo : Courtoisie de la Galerie Atticus Arts.
Alina Khalitova. Série « Crise de l’Évidence », « Deux Soleils ». Crédit photo : Courtoisie de la Galerie Atticus Arts.

Récipient de la Spéciales Jeune Vague 2022

Alina Khalitova, un nom désormais gravé dans les annales de l’art contemporain, fait sensation avec son exceptionnel corpus artistique. Originaire d’Orléan, en France, le parcours de Khalitova dans le domaine de l’art n’a rien de moins que remarquable. Sa récente récompense en tant que récipiendaire de la Spéciale Jeune Vague 2022 témoigne de sa dévotion inébranlable et de son talent artistique.

Le prix Jeune Vague, décerné annuellement depuis 2017, est devenu l’un des honneurs les plus prestigieux dans le domaine de l’art contemporain. Avec plus de 500 candidats du monde entier qui y participent, il sert de phare pour les talents émergents dans le monde de l’art. La mission du prix est claire : favoriser la transformation des idées des artistes en une réalité tangible, créant ainsi une synergie entre artistes, entreprises et la communauté.

Le parcours de Khalitova dans le monde de l’art est profondément enraciné dans son expérience en tant qu’historienne de l’art. Ses œuvres sont intrinsèquement liées à leur site, souvent trouvées dans des endroits inattendus, transcendant les limites traditionnelles des espaces d’exposition. Elle croit en la déconstruction de l’élitisme au sein du monde de l’art et vise à rendre son art accessible à tous.

Alina Khalitova
Alina Khalitova

Tout au long de sa carrière, Khalitova a été captivée par la lumière, explorant sa nature et les effets qu’elle produit sur la perception humaine. Ses premières expériences en photographie analogique l’ont conduite à explorer la perception visuelle, remettant en question les notions conventionnelles d’espace, de composition et de perspective. La série « Crisis of Evidence », l’une de ses œuvres phares, explore des expériences visuelles humaines impossibles, repoussant les limites de ce que nous considérons comme la réalité.

L’une des installations les plus marquantes de Khalitova, la photo-installation de 80 m² « 1 x 1 = 1 », illustre son engagement à explorer les intersections entre la lumière, la réflexion, la perception visuelle et le contexte. Son travail brouille les frontières entre le physique et le métaphysique, invitant les spectateurs à remettre en question leur propre perception.

Le Prix Spécial qu’elle a reçu en 2022 pour sa série photographique « Crisis of Evidence » témoigne de sa capacité à remettre en question les paradigmes et à redéfinir les normes artistiques. Cette série explore la projection de la psyché humaine et invite les spectateurs à voir le monde à travers un prisme nihiliste et critique. Avec un jury composé de personnalités éminentes du monde de l’art telles que Baff Anouilh, Antawan Bardot, Lawrence Van Tremblay, Sohrab Martin et Catherine Pierraux, le prix Jeune Vague est un témoignage du talent exceptionnel de Khalitova.

Alina Khalitova. Série "Lueurs". Crédit photo : Courtoisie de la Galerie Atticus Arts.
Alina Khalitova. Série « Lueurs ». Crédit photo : Courtoisie de la Galerie Atticus Arts.

Alors qu’Alina Khalitova continue de repousser les limites de l’art et de la perception, son travail sert d’inspiration pour les artistes en herbe et témoigne de la puissance de l’imagination dans l’art contemporain. Sa capacité à transformer les idées en réalisations époustouflantes est un témoignage de la mission du prix Jeune Vague, qui comble le fossé entre les artistes, les entreprises et la communauté.

Dans un monde où les frontières sont faites pour être franchies, Alina Khalitova se dresse comme un phare de créativité, remettant en question le statu quo et redessinant le paysage de l’art contemporain.

Veuillez noter : L’article ci-joint offre un aperçu du parcours artistique d’Alina Khalitova et de ses récentes récompenses. Pour plus d’informations détaillées, d’images et d’aperçus de son travail, veuillez vous référer au site officiel de Jeune Vague (www.jeune-vague.com) et au site officiel d’Alina (www.alinakhalitova.net).

Alina Khalitova. Série "O (0, 0, 0)", "Asynchronisation". Crédit photo : Courtoisie de la Galerie Atticus Arts.
Alina Khalitova. Série « O (0, 0, 0) », « Asynchronisation ». Crédit photo : Courtoisie de la Galerie Atticus Arts.

Top 9 cinéma 2023: une année de transition

L’année 2023 s’est clôturée avec plusieurs succès cinématographiques soulignant le retour en grâce des salles obscures. Alors que la folie des plateformes a tendance à se calmer un tantinet, les chiffres du cinéma sont bons, pas encore au niveau de l’avant Covid, mais en forte progression par rapport à 2022. Barbie et Oppenheimer ont animé l’été, Super Mario Bros est en haut du classement, suivi par Barbie et Avatar 2, les grosses machines américaines sont de retour tel un signe fondateur d’rune résurrection du secteur mis à mal par plusieurs années de crise. Le cinéma français n’a pas démérité non plus avec 40% de part de marché, de quoi garder espoir pour l’avenir. Si les chiffres sont bons, qu’en est-il de la qualité des films?

L’année Caravage

Avec 95 films vus en salle, l’année cinéma reste dans les standards des années précédentes (94 films vus en salle en 2022, 98 en 2021). Mais si la volumétrie est satisfaisante, la qualité n’est pas forcément au rendez-vous. Seulement 9 films notés 5/5 contre 18 en 2022 et 14 en 2021. Le premier film du classement, Caravage, est en fait sorti à la toute fin 2022 pour un visionnage début 2023. Avec ces plans beaux comme des tableaux et sa beauté graphique inégalée, il m’a marqué toute l’année. Rien à voir avec les effets visuels en carton pâte de Barbenheimer… Le 2e est un documentaire, Promenade à Cracovie, rendu bouleversant par son évocation du ghetto de Cracovie, un moment fort et touchant de l’année cinéma. Emily est un biopic évoquant avec délicatesse le destin des sœurs Brontë, avec la même Emma MacKey qui apparait dans Barbie mais dans un film au féminisme beaucoup moins artificiel et marketé. Dogman marque le retour d’un Besson pas abattu par le règlement de comptes orchestré depuis toujours par la critique française. Bernadette est une comédie française franchement drôle, c’est assez rare pour le souligner, cette satire sur le monde politique français fait mouche et l’ancien président Jacques Chirac ainsi que tout le landernau politique hexagonal en prend pour son grade. Ce mini-classement ne comporte ni pub géante pour Barbie, ni Oppenheimer certes très bon mais d’une longueur qui le disqualifie pour un second visionnage. Quant au téléfilm porté aux nues de manière incompréhensible Anatomie d’une chute, il sera vite oublié après la prochaine palme.

  1. Caravage
  2. Promenade à Cracovie
  3. Emily
  4. Dogman
  5. Bernadette
  6. Tar
  7. Le capitaine Volkonogov s’est échappé
  8. Second tour
  9. The old oak

[Album jeunesse] Ce qui te rend unique : un bel album qui donne confiance en soi (Gautier-Languereau)

[Album jeunesse] Ce qui te rend unique : un bel album qui donne confiance en soi (Gautier-Languereau)

Ce qui te rend Unique est un bel album, signé Chris Saunders, qui met en scène un jeune paresseux qui se cherche un talent, quelque chose qui le rendrait unique. En effet, un spectacle a bientôt lieu et tous les animaux environnants vont pouvoir participer et faire la démonstration de ce qui les rend uniques.

Notre jeune héros va donc faire lui aussi le tour des animaux pour les interroger sur cette fameuse question et tenter de se comparer à eux. Mais, à chaque fois, rien n’y fait, il n’est pas aussi doué que son interlocuteur. Alors forcément, inutile de vouloir faire comme les autres, il suffit d’être soi même et tout ira bien ! Une jolie petite fable accompagnée de superbes dessin. 

A lire et à relire en famille !

 

Extrait de l’album :

Résumé de l’éditeur : 

Il n’est pas rapide comme le jaguar, acrobate comme la grenouille ou magicien comme le serpent. Ce qu’il l’aime lui c’est la pâtisserie. Léon ne manque pas de talent, juste un peu de confiance en lui. Et si Léon réussissait à accomplir de grandes choses, en restant lui-même, tout simplement  ?

Date de parution : le 4 octobre 2023
Auteur(s)
: Chris Saunders (scénario et dessin)
Genre : album jeunesse
Editeur : Gautier-Languereau
Prix : 14,95 €

Le plongeur, un beau destin de victime d’addiction au jeu, sortie en salles le 3 janvier

Le film canadien Le plongeur est l’adaptation d’un roman québécois qui se déroule à Montréal en 2002. Le protagoniste principal est Stéphane, sorti de l’adolescence, décidé à faire des études mais il souffre d’une addiction sévère aux jeux, il perd tout son argent aux machines à sous, le forçant à travailler comme plongeur dans un restaurant alors que son niveau de dettes s’envole. Il cohabite avec une équipe de cuistots retors, il sympathise avec certains d’entre eux et se frotte au milieu du crime sans vraiment le savoir. Si le film décrit par le menu le vice consumant le jeune homme, il montre aussi ses effets délétères. Mensonge, duplicité, hypocrisie, il jure de pouvoir arrêter sans jamais y parvenir. Le rythme du film alterne plages de calme et moments plus musclés avec une bande son entre rap, metal et chansons pop. Si le sujet n’est pas nouveau, le résultat est très convaincant, avec un héros pris dans l’étau, pris au piège, et sa rédemption viendra d’un coup de pouce du destin. Le cinéma canadien aime à présenter des tranches de vie où désirs d’avenir et difficultés se télescopent, comme dans C.R.A.Z.Y ou Mommy. Le héros est touchant malgré sa capacité à faire des mauvais choix. A ses côtés, il côtoie d’autres destins cabossés, des cuisiniers au bord du gouffre, des jeunes sans avenir, mais c’est lui que les spectateurs suivent, pas sans maladresse mais toujours avec émotion. Les sous-titres ne sont pas de trop pour mieux comprendre des dialogues perclus d’accent canadien difficile à comprendre, ce qui n’empêche pas de suivre le film et d’y trouver des tas de qualités.

Synopsis: Stéphane, 19 ans, rêve de devenir illustrateur. Accro aux jeux d’argent, il s’engouffre dans une spirale infernale. Endetté, sans appartement, fuyant ses amis à qui il doit de l’oseille, il trouve un job de plongeur au restaurant La Trattoria pour s’en sortir.

[BD] Au coeur de la terre, tome 1 : un album signé Jean-David Morvan et Rafael Ortiz (Glénat)

[BD] Au coeur de la terre, tome 1 : un album signé Jean-David Morvan et Rafael Ortiz (Glénat)

Adaptation du chef d’oeuvre d’Edgar Rice Burroughs écrit en 1914, Au Coeur de la terre est revisité par le scénariste à succès Jean-David Morvan, accompagné par le dessinateur argentin Rafael Ortiz. Un récit qui nous fait voyager au centre de la terre pour nous plonger dans une sorte de jurassic en compagnie de deux explorateurs venus tout droit de la fin du XVIIIe siècle. 

Si l’univers graphique peut charmer, surtout par son foisonnement permanent tout au long de l’album (les plans et découpages imaginés par Ortiz sont souvent très bien trouvés !), on est souvent déçus par le trait aléatoire des visages de personnages qui paraissent souvent insipides. C’est aussi ce que l’on ressent par la narration extrêmement maladroite, qui souffre d’une absence relative de fluidité. On est gêné par son côté saccadé, qui n’introduit jamais vraiment ni l’histoire générale ni les protagonistes. Les interactions entre eux sont stériles et on éprouve des difficultés à comprendre où les auteurs veulent nous emmener.

Au Coeur de la terre sonne un peu comme une impasse malgré tout l’intérêt que peut présenter cet univers original. Peut-être ne serez-vous pas de cet avis !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Une incroyable aventure au centre de la Terre !

Quand le prospecteur David Innes et son compagnon, l’inventeur Abner Perry, sortent de leur excavateur de minerai, la Taupe d’acier, après avoir creusé en profondeur dans les entrailles de la Terre, ils ne savent pas encore qu’ils viennent de découvrir un nouveau continent, Pellucidar ! De toute évidence, la Terre est creuse, puisqu’ils ont pénétré dans un monde intérieur… Cet univers luxuriant s’avère peuplé de bêtes féroces, semblables aux animaux préhistoriques, et d’êtres primitifs, humains et non humains. Quant au soleil, il ne bouge pas… la nuit ne tombera jamais sur Pellucidar. La rencontre avec les autochtones est surprenante et pleine d’espoir, mais très vite les deux aventuriers vont déchanter. Car sur Terre ou en son sein, il existe une hiérarchie, et celle de Pellucidar est basée sur la force et l’oppression. Les Mahars, sorte de reptiles, dominent les primates, les primates dominent l’homme, et au bout de la chaîne, nous retrouvons nos deux savants ! Vont-ils survivre aux conditions archaïques de cet Âge de pierre brutal ? Tout un écosystème inconnu se révèle devant eux… Bien décidés à triompher de cet obscurantisme, nos deux héros vont vivre la plus extraordinaire des aventures.
Oubliez tout ce que vous avez appris en histoire-géographie en plongeant dans cette adaptation haute en couleur du chef-d’œuvre mythique de l’écrivain américain Edgar Rice Burroughs. Et qui mieux que Jean-David Morvan pour remettre au goût du jour ce récit insolite et fondateur de la science-fiction moderne, publié initialement en 1914 ? À ses côtés, le dessinateur argentin Rafael Ortiz lui redonne un souffle nouveau à travers son trait solide et riche de multiples détails. Cette adaptation du premier roman de la saga, Au cœur de la Terre, se présentera en deux tomes.

 

Date de parution : le 3 janvier 2024
Auteurs
: Jean-David Morvan (Scénario) et Rafael Ortiz (Dessin, Couleurs)
Genre : S.-F.
Editeur : Glénat
Prix : 15,50 €
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Top 12 Théâtre 2023: Une année théâtre fastueuse

Grande réussite pour cette belle année théâtre 2023 avec 52 pièces vues pendant l’année, soit une par semaine en moyenne, je ne l’aurais jamais imaginé. Beaucoup de pièces pour enfants (il faut bien initier au plus tôt les plus jeunes à la magie du théâtre!), beaucoup de musique, beaucoup de Lucernaire, j’ai sélectionné 12 pièces dans l’ordre chronologique, rien que de l’éblouissant, preuve que le théâtre garde toute sa vigueur dans la capitale! Les metteurs en scène font preuve d’imagination pour des pièces difficiles à imaginer comme Roméo et Juliette au Lucernaire avec le public qui choisit qui interprète qui chaque soir, la pièce Les Producteurs qui offre un spectacle total tout droit venu d’Hollywood, La folle histoire du Petit chaperon rouge qui multiplie les numéros de danse et de chant, Laetitia Casta qui joue avec rigueur une pianiste émérite dans Clara Heskil, c’est la partie émergée d’un iceberg théâtral qui a fait remuer Paris toute l’année. Vivement 2024!

Les Producteurs, Théâtre de Paris: un spectacle à l’américaine pétaradant et jouissif!

Glenn, naissance d’un prodige, Le Splendid: Glenn Gould évoqué avec grâce et émotion

Les parents terribles, Théâtre Hebertot: Cocteau revisité avec intensité

Gaby Deslys, Théâtre de Passy: Une performeuse oubliée rendue à la vie

Clara Heskil, Théâtre du Rond Point: Laetitia Casta en majesté

Bach is Back, Théâtre de l’atelier: Bach raconté aux plus jeunes avec humour

Roméo et Juliette, Lucernaire: 2 comédiens et 5 comédiennes qui échangent leurs rôles tous les soirs, éblouissant!

Théorème, Théâtre du Vieux Colombier: Pasolini mis en scène avec talent

La folle histoire du Petit Chaperon Rouge, Théâtre de la Tour Eiffel: un beau délire pour toute la famille

Un soir chez Renoir, Lucernaire: Les impressionnistes se chamaillent au Lucernaire

Tout Dostoïevski, Lucernaire: Non Fédor n’est pas que tragique, la preuve

Le malade imaginaire, Théâtre des Champs Elysées: La troupe du Français sur la scène du TCE, magique

[BD] Sangre tome 4 : un nouvel illustrateur pour Donnadion le béat (Soleil)

[BD] Sangre tome 4 : un nouvel illustrateur pour Donnadion le béat (Soleil)

Christophe Arleston s’entoure pour ce quatrième album de Sangre de l’illustrateur Stefano Vergani, avec un pari risqué : celui de modifier totalement l’identité visuelle de son héroïne. Un univers graphique assez marqué, dans lequel la jeune femme organise une vengeance à travers des mondes multiples, après avoir assisté à l’assassinat de sa propre famille par sept criminels appelés les Écumeurs. Et c’est cette fois Donnadio le béat qui va en faire les frais.

Du point de vue du scénario, c’est toujours avec la même efficacité que la narration se développe, dans un récit fleuve qui manoeuvre habilement l’intrigue principale en cultivant le suspens avec brio. Malheureusement côté dessin, la magie peine à agir tant on peut ressentir la différence avec les tomes précédents. C’est surtout le personnage de Sangre qui s’en trouve modifié. On a du mal à la reconnaître et c’est dommage.

Ce quatrième tome souffre évidemment de ces changements mais le propos demeure captivant malgré tout. Aussi nous faudra-t-il lui donner un peu de temps pour nous habituer à ce nouvel univers. 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Après plusieurs semaines d’enquête dans la cité de Thériasme, Sangre trouve un marin qui la guide jusqu’à un archipel perdu au coeur de la mangrove, un repaire d’esclaves évadés. Donnadion y vit en ermite, prêchant la non-violence. Mais comment imaginer ce terrible écumeur en saint homme, héros d’une libération pacifique des esclaves ? La vengeance aurait-elle un sens face à un homme en pleine rédemption ?

Date de parution : le 15 novembre 2023
Auteurs
: Christophe Arleston (Scénario), Stefano Vergani (Dessin, Couleurs)
Genre : Heroic Fantasy
Editeur : Soleil
Prix : 15,50 € (56 pages)
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[Comics] Clémentine, tome 1 : trilogie spin off de Walking Dead, notre madeleine de Proust préférée (Delcourt)

[Comics] Clémentine, tome 1 : trilogie spin off de Walking Dead, notre madeleine de Proust préférée (Delcourt)

Adapté du jeu vidéo Walking Dead développé et édité par Telltale Games depuis 2012, Clémentine une trilogie ambitieuse signée Tillie Walden. On retrouve donc le personnage éponyme partir dans le Vermont, au coeur d’une station de ski pour tenter de trouver refuge loin des zombies, avec son nouvel ami Amos. Bon, forcément, rien ne va sa passer comme on pouvait l’imaginer et c’est le propre de toute série de l’univers de Walking Dead.

On retrouve avec plaisir la même rythmique imposée à tout lecteur des récits de Robert Kirkman. Le suspens ne fait jamais relâche, et l’horreur va crescendo. Tillie Walden exploite avec brio l’adage selon lequel l’homme est un loup pour l’homme. La narrative est toujours relativement semblable mais si efficace qu’on lit ce premier tome de bout en bout sans en manquer la moindre parcelle. Le dessin de Clémentine demeure néanmoins un petit peu en deçà de ce que l’on aurait aimé retrouver. Le trait manque de précision et nous perd un peu par moment entre les personnages secondaires qui peuvent être difficiles à différencier.

Ce premier tome de Clémentine signe un excellent retour de Walking Dead et fait vraiment office de madeleine de Proust ! On adore cette sensation.

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

ROBERT KIRKMAN confie les rênes de Walking Dead à l’autrice plébiscitée TILLIE WALDEN pour le grand retour de sa série phénomène ! Cette trilogie met en scène Clémentine, l’héroïne du jeu vidéo édité par TellTale.
Clémentine – une ado de 17 ans qui a dû apprendre à survivre dans un monde post-apocalyptique – cherche à mettre son passé et ses traumatismes derrière elle. Elle tombe sur un adolescent Amish nommé Amos, et ce duo improbable entame un voyage jusqu’à une station de ski abandonnée du Vermont, où ils rencontrent un petit groupe d’adolescentes tentant de construire une nouvelle colonie loin des rôdeurs.

Date de parution : le 2 novembre 2023
Auteurs
: Tillie Walden (scénario, dessin)
Genre : Horreur
Editeur : Delcourt
Prix : 18,95 €
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[BD] Armelle et Mirko, tome 2 : Le voyage (Delcourt)

[BD] Armelle et Mirko, tome 2 : Le voyage (Delcourt)

Après un premier tome très réussi, Armelle et Mirko reviennent dans ce second récit qui annonce un voyage. Mais un voyage chacun de son côt. Car Mirko a besoin d’ailleurs. La pauvre Armelle va devoir se faire une raison. Et même si elle va avoir du mal à accepter cette situation, en broyant quelque peu du noir, de nouvelles rencontres vont lui permettre d’avancer sur elle-même :  Pépin, le lapin poète, et Fabienne, la renarde végétarienne.

Un album bien différent du premier, qui peut d’ailleurs se lire indépendamment. La lecture est aussi plaisante que fluide tout comme le dessin qu’on apprécie tout particulièrement. A lire et à relire ! 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Armelle est une charmante tortue qui a rencontré Mirko, une joyeuse luciole. Ils sont devenus les meilleurs amis. Ensemble ils font face aux petits tracas de la vie. Mais l’appel de la route retentit aux oreilles de Mirko.
Mirko est un voyageur et il est temps pour lui de repartir sur les routes. Séparée de sa lumière, Armelle broie du noir, mais même si son ami lui manque, elle sait désormais se réfugier dans sa carapace et apprend même à en sortir. Elle rencontre ainsi Pépin, le lapin poète, et Fabienne, la renarde végétarienne. Ces deux nouvelles rencontres vont encore un peu plus éclaircir l’avenir de la tortue.
Date de parution : le 15 novembre 2023
Auteurs
: Loïc Clément, Anne Montel (Scénario), Julien Arnal (Dessin,Couleurs)
Genre : Fantastique, jeunesse
Editeur : Delcourt
Prix : 15,95 €
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