Accueil Blog Page 2

Contre vents et marées, le 48e Festival Cinemed de Montpellier lancera une édition dont on se souviendra à travers les âges.

Premier dégré, la pluie en plus, un terrible épisode méditerranéen est venu fracasser le navire amiral de la culture à Montpellier, l’emblématique Corum et son délicat pelage de granit rose venu de Finlande. Alors que Montpellier s’apprêtait à vibrer en son sein du 16 au 24 octobre 2026, tout a été chamboulé par cet évènement catastrophique qui a conduit à sa fermeture administrative pour une durée indéterminée. Quelques jours plus tard, son extraordinaire directeur, Christophe Le Parc, entouré par une non moins sensationnelle équipe, dont sa géniale adjointe Géraldine Laporte, on réussit l’exploit : la quasi totalité des projections prévues auront bien lieu, ainsi que les rencontres avec les nombreux invités du Festival aussi. Le tout en restant en plein coeur de Montpellier, au Pathé Comédie, au Rabelais et au Musée Fabre, soit à quelques encablures du regretté Corum. La magie du Cinéma en somme !

L’Italie, reine de cette 48e édition.

Jasmine Trinca et Louis Garrel illumineront l’ouverture du 48e Cinemed.

Le festival s’ouvrira en fanfare avec Les Cœurs affamés de Nanni Moretti, son avant-première française après Venise. Un « bonbon » selon Christophe Leparc, entre histoire d’amour et accents de comédie musicale, porté par Louis Garrel, Jasmine Trinca et Hippolyte Girardot. Vittorio De Sica, l’un des plus grands cinéastes à l’origine du Neo-Réalisme italien aura les honneurs d’une jolie rétrospective tout azimut (Le voleur de vélo, Le jardin des Finzi-Contini, Mariage à l’Italienne …). Un nouvel hommage sera également rendu au meilleur réalisateur italien de cette décennie, le maestro Marco Bellocchio, où nous pourrons jongler entre ses pépites (L’enlèvement, le Traitre …) et sa toute nouvelle série Portobello, projetée en intégralité et en avant-première. Nous pourrons rajouter à cette jolie liste le nom de Dario Albertini, lauréat de l’Antigone d’or avec Manuel (Il Figlio) en 2017, et qui revient en compétition officielle avec son nouveau film, Armony.

Valerio Mastandrea emmènera t-il Dario Albertini à son 2e Antigone d’or ?

La colère sociale en moteur d’une édition combative.

Blerta Basholli sera aussi l’une des têtes couronnées à Montpellier, avec Hive en 2021, qui reviendra en compétition avec Dua. Dominique Cabrera, autre habituée du Festival sera aussi présente dans la sélection officielle de l’Antigone d’or avec Des femmes comme les autres. Cela promet une lutte des plus exigeantes pour la récompense suprême cette année avec d’autres titres comme Chronicles from the Siege d’Abdallah Al-Khatib, Conversation with the Sea de Muayad Alayan ou I Matter, le premier film d’une réalisatrice Rom, Alina Serban. Le réalisateur Thierry Klifa et son jury composé de Laetitia Dosch, Suzanne Jouannet, Romain Rousseau et Idir Azougli (le + méditerranéen de nous tous !) aura la délicate mission de les départager.

Alors que Christophe Leparc confirmait que la sélection officielle serait moins funky cette année, celle des avant-premières vient parfaitement coller avec l’humeur sociale actuelle.

Alba Rohrwacher sera la guerrière de Stéphane Brizé cette année.

Nous pouvons citer pêle-mêle quelques grands noms représentatifs d’un cinéma engagé qui viendront y présenter leurs nouveaux films : En haut de la pile de Louis-Julien Petit, Un bon petit soldat de Stéphane Brizé, ou encore le méditerranéen ultime, Une femme aujourd’hui de Robert Guédiguian. A noter aussi la présence des 2 pépites du cinéma international qui buzze fort dans les présélections aux grandes récompenses : La bola negra, de Javier Calvo et Javier Ambrossi, et Hope, de Na Hong-jin (dans le cadre de la succulente Nuit en Enfer, avec notamment Torso).

Camélia et Pablo, deux esthètes de la culture au maniérisme protéiforme.

Quelle merveilleuse idée que de compter l’engagée et rayonnante Camélia Jordana parmi les invités du 48e Cinemed. De musicienne accomplie à actrice de plus en plus renommée, elle traversera le festival avec ses films, ainsi que l’avant-première de Carmen, l’oiseau rebelle de Sébastien Laudenbach (où elle y prête sa voix), et, bien évidemment, l’attendu rencontre avec le public. Pablo Berger, cinéaste espagnol à la patte inclassable qui a enfanté des chef d’oeuvres Blancanieves et Mon ami robot, sera présent pour animer une masterclass et des projections. La saison du Cinemed 2026 mettra aussi le cap sur le fantastique arabe (djinns, goules, récits de genre, en partenariat avec le festival Maskoon) et le nouveau cinéma égyptien. Une génération confrontée à la censure, dont les films brillent à Berlin, Venise ou Cannes, mais peinent parfois à sortir dans leur pays. Les cinéastes seront là pour en parler.

Mi Reina, Camélia.

Enfin, à l’autre extrémité du festival, Nicole Garcia refermera le bal avec 7h40 ce matin-là, son dernier film avec Marion Cotillard, Théodore Pellerin, Artus et Laure Calamy. Un retour qui sera chargé en émotion pour une réalisatrice qui a des racines montpelliéraines.

Puis, il sera encore temps de remercier le Festival Cinemed qui a su se redéployer avec agilité et exigence pour nous offrir, à n’en pas douter, une édition que l’on gardera précieusement en mémoire avec la complicité du Pathé Comédie et son directeur Guillaume Gomez qui auront mis toutes leurs huit salles (environ 1 100 places) à disposition. Avant de retrouver son navire amiral, le Corum, solidement retapé pour entamer la dernière ligne droite avant le 50e anniversaire ? Croisons tous les doigts possible.

Cinemed 2026 ne sera pas seulement un festival de films et de rencontres : ce sera également un acte de résistance culturelle, un souffle d’air frais qui traverse les rives du sud, un rappel que le cinéma méditerranéen, même sous les tempêtes, météorologiques et sociales, continue de vibrer. Direction les salles du Pathé Comédie, du Rabelais, de l’Utopia et du Nestor Burma, le cœur ouvert. La Méditerranée n’attend que vous.

[BD] La Croisière sans faim, de Taylor Robin (Bayard Jeunesse)

Couverture La Croisière sans faim Taylor Robin Bayard Jeunesse [BD] La Croisière sans faim, de Taylor Robin (Bayard Jeunesse)

Neeta et Emery, le fils du capitaine, ont grandi à bord du SS Lark, un somptueux navire de croisière où la vie était douce. Depuis que le magnat de la finance M. Raspiat a racheté le paquebot, quelque chose cloche : les passagers disparaissent un à un, le bateau tourne en rond, la nourriture devient étrange. Emery succombe peu à peu à l’emprise du nouveau propriétaire ; Neeta, impuissante, trouve un allié inattendu chez un passager aux canines pointues. Taylor Robin signe ce premier volet d’une trilogie, traduit par Camille Cosson, publié par Bayard Jeunesse le 7 octobre 2026, 272 pages à 19,90 €, à partir de 13 ans.

La Croisière sans faim : un huis clos en pleine mer

Tout se passe sur un paquebot dont on ne peut pas sortir. Le navire est organisé en classes, avec ses ponts, ses cabines, ses cuisines et ses salles à manger. L’album se sert de ce décor pour faire monter l’inquiétude peu à peu, à partir de détails anormaux.

Neeta voit son monde changer sans pouvoir rien y faire. Emery, qui devrait être son allié, passe progressivement du côté de M. Raspiat. Ce changement est amené en douceur et rend la seconde moitié du volume tendue.

Vampires et critique sociale

Le lecteur comprend assez vite à quoi il a affaire, et le livre joue sur cette avance qu’il a sur les personnages. Le propos social est clair : un financier rachète un navire et s’en prend à ceux qui y travaillent et y voyagent. L’idée est appuyée, mais facile à comprendre pour des lecteurs de treize ans.

Avec 272 pages, le récit a des longueurs, surtout dans son premier tiers. Certaines explications sur le navire et son équipage ralentissent la lecture. La fin ouvre sur les tomes suivants et laisse l’intrigue en suspens.

Le dessin de Taylor Robin

Le dessin de Taylor Robin rappelle l’animation et la bande dessinée en ligne, avec des personnages ronds et expressifs. Les couleurs changent selon les ambiances et installent bien l’angoisse. La mise en page est dynamique et parfois un peu chargée.

Faut-il lire La Croisière sans faim ?

L’album s’adresse aux lecteurs à partir de treize ans qui aiment le fantastique, les huis clos et les enquêtes. Le décor est bien utilisé, l’évolution d’Emery est réussie et les couleurs sont très efficaces. Le début est lent et la fin reste ouverte. À 19,90 € pour 272 pages en couleurs, le rapport est bon.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture La Croisière sans faim Taylor Robin Bayard Jeunesse

Coincée sur un paquebot dont les passagers disparaissent un à un, Neeta n’a d’autre choix que d’enquêter si elle veut espérer survivre. Mais la vérité pourrait s’avérer plus macabre encore que ce qu’elle imaginait… Neeta et Emery, le fils du capitaine, ont toujours grandi sur le SS Lark, un somptueux navire de croisière. Autrefois, la vie était douce. Mais depuis que le magnat de la finance, M. Raspiat, a racheté le paquebot, quelque chose cloche. Pourquoi tout le monde disparaît ? Pourquoi le bateau tourne-t-il en rond ? Pourquoi la nourriture semble-t-elle étrange ? Alors qu’Emery succombe peu à peu à l’emprise de Raspiat, Neeta ne peut rien faire… mais c’est sans compter sur l’aide d’un passager mystère aux canines pointues.

📚 Fiche éditeur

Scénario, dessin et couleurs Taylor Robin
Traduction Camille Cosson
Éditeur Bayard Jeunesse
Date de sortie 7 octobre 2026
Prix 19,90 €
EAN 9791036382406
Pagination 272 pages
Format 180 × 242 mm, couleurs
Âge dès 13 ans

Gustave Fayet, l’œil du collectionneur et l’ivresse de la possession

Gustave Fayet, l’œil du collectionneur et l’ivresse de la possession
Vincent Van Gogh, « Autoportrait à l’oreille bandée et à la pipe », janvier 1889, huile sur toile, 49,5×44,2 cm, collection particulière. Acquis par Gustave Fayet le 21 mars 1902 auprès d’Emile Schuffenecker, resté en sa possession toute sa vie. (PETER SCHALCHLI)

Gustave Fayet, l’œil du collectionneur et l’ivresse de la possession

Collectionneur insatiable, créateur aux curiosités multiples, grand bourgeois du Languedoc et homme d’affaires aux instincts redoutables, Gustave Fayet aura poursuivi toute sa vie une même chimère : retenir la beauté, la faire sienne, lui offrir un refuge avant que le monde ne sache la reconnaître.

À la Fondation Louis Vuitton, son nom s’associe à l’ombre portée des génies qu’il a collectionnés. Van Gogh, Gauguin, Cézanne, Degas, Redon : une assemblée de solitaires, d’insoumis et de visionnaires dont Fayet avait perçu les fièvres.

Il faut imaginer cette soif de peinture, cette volonté de faire entrer le monde dans les murs, de multiplier les présences, de couvrir les surfaces jusqu’à ce que les tableaux semblent respirer les uns contre les autres.

Chez Fayet, collectionner relève moins de la constitution patiente d’un patrimoine que d’une forme d’ivresse. Il ne s’agit pas seulement d’aimer, mais d’embrasser. D’anticiper. De saisir ce qui échappe encore au regard commun, ce qui dérange, ce qui déplace les frontières du visible.

Le goût souverain de l’art 

Sa collection raconte ainsi une histoire de la modernité à hauteur d’homme, avec ses fulgurances, ses hésitations, ses fidélités et ses angles morts. Car l’intuition n’est jamais une science exacte, même lorsqu’elle dispose d’une fortune considérable pour lui donner corps.

Devant l’Autoportrait à l’oreille bandée de Vincent van Gogh, le temps semble suspendu. Le tableau ne demande plus qu’on lui raconte sa légende, cette histoire de chair mutilée et de solitude dont l’artiste a fait l’un des mythes les plus douloureux de la peinture moderne. Il impose une présence.

Un visage fermé, un regard qui ne cède rien, des couleurs qui s’affrontent comme si toute la violence du monde s’était réfugiée dans leurs rapports. Le rouge et l’orange incendient le fond, le vert profond du manteau résiste aux bleus du bonnet, tandis que les yeux demeurent d’une intensité presque insoutenable.

La blessure est là, mais elle n’est pas le sujet. Ce qui se joue est plus mystérieux : la capacité de la peinture à transformer la douleur en énergie, l’effondrement en forme, la solitude en présence. Van Gogh ne se raconte pas, il s’impose. Et le collectionneur, soudain, s’efface devant ce qui ne peut appartenir à personne.

Cézanne, lui, semble vouloir retenir le monde au bord de sa disparition. Dans Le Grand Pin, le paysage s’organise autour d’une tension silencieuse, une architecture de lignes et de masses où la nature cesse d’être un décor pour devenir une pensée.

Le peintre ne reproduit pas le réel, il en éprouve la résistance, en cherche la structure secrète.

Chez Degas, un dos, une épaule, un bras saisis dans l’intimité d’un geste composent une autre vérité, plus furtive, où le corps se dérobe au regard tout en lui offrant sa grâce. La modernité naît peut-être là, dans cette manière de faire vaciller l’évidence, de rendre au monde son étrangeté première.

Puis vient Gauguin, avec ses terres lointaines, ses figures immobiles, ses couleurs qui semblent avoir été soustraites au temps. Les aplats se juxtaposent, les silhouettes se détachent, les symboles affleurent sous la surface.

Mais l’exotisme n’est qu’un voile fragile. Derrière les jaunes assourdis, les verts éteints et les ocres, quelque chose se défait.

Un monde spirituel est menacé, des rites disparaissent, des croyances sont reléguées par la violence de l’histoire coloniale. L’image du paradis se fissure à mesure qu’elle se compose. La peinture garde la trace de ce qui se perd, sans pouvoir le sauver tout à fait.

Dans cette mélancolie des couleurs, Fayet avait reconnu l’une des voix les plus singulières de son temps. Son regard, pourtant, n’avait rien d’infaillible. Matisse entre dans sa collection sans toujours y demeurer ; Picasso et Braque ne franchissent pas le seuil de ses certitudes.

Même les amateurs les plus audacieux ont leurs zones d’ombre, leurs résistances, leurs refus. Il serait vain de transformer Fayet en prophète rétrospectif, comme si l’histoire avait déposé entre ses mains une carte dont il aurait déchiffré toutes les directions.

Son mérite est plus humain, et peut-être plus précieux : il a su reconnaître beaucoup, sans comprendre tout. Il a aimé, choisi, hésité. Il a parfois vendu ce qu’il avait acheté, abandonné ce qui l’avait séduit, préféré certaines fidélités aux ruptures qui s’annonçaient.

Son goût n’est pas un monument immobile, mais un paysage traversé de mouvements contradictoires. Il faut aussi regarder l’homme derrière les tableaux.

Héritier d’une fortune considérable, propriétaire de vignobles, investisseur et entrepreneur, Fayet possède ce privilège décisif de pouvoir donner une forme matérielle à ses intuitions.

Là où d’autres se contentent de rêver devant les vitrines, lui peut acheter. Et lorsqu’il achète, il sait négocier. La passion n’abolit pas le calcul, au contraire, elle semble même, chez lui, lui offrir un terrain de jeu supplémentaire.

Les œuvres circulent, changent de mains, se transforment en placements.

Le collectionneur se fait marchand à l’occasion, attentif à la valeur présente autant qu’à la promesse d’une valeur future. Il sait profiter de l’embarras financier de certains vendeurs, revendre lorsque le marché s’échauffe, tirer parti de la consécration qu’il a parfois contribué à provoquer.

La contradiction est là, inconfortable et féconde. Fayet a participé à la reconnaissance de Gauguin, mais il a aussi su calculer ce que cette reconnaissance pouvait lui rapporter.

Il a contribué à préserver des œuvres essentielles tout en les soumettant aux lois d’un marché dont il maîtrisait les ressorts.

Cette ligne de crête laisse apparaître ce territoire trouble où l’amour de l’art se mêle à la puissance de l’argent, où l’œil du connaisseur devient aussi celui d’un stratège. La beauté n’est jamais tout à fait à l’abri du monde qui la possède.

Mais Fayet ne fut pas seulement cet homme qui achetait les œuvres des autres. Le second versant de l’exposition révèle un créateur qui, lui aussi, éprouvait le besoin de multiplier les formes, d’explorer les matières, de déplacer les frontières entre les arts.

Peinture, aquarelle, dessin, céramique, textile, décoration : son imagination refuse de se laisser enfermer dans une discipline. Les motifs se déploient, les surfaces s’animent, les objets familiers deviennent les supports d’une recherche esthétique qui entend abolir la distance entre l’œuvre et la vie.

L’art ne doit plus seulement être contemplé dans le silence des musées ou des salons. Il peut s’inscrire dans les intérieurs, accompagner les gestes quotidiens, modifier imperceptiblement notre manière d’habiter le monde. Cette ambition d’un art total éclaire autrement le collectionneur.

Peut-être voulait-il moins posséder la beauté que l’approcher sous toutes ses formes, en éprouver les variations, en prolonger les effets jusque dans les objets les plus ordinaires.

Sa production n’a pas toujours la puissance de rupture des artistes qu’il admirait, mais elle témoigne d’une curiosité sans repos, d’un désir de création qui ne se satisfait pas de la seule contemplation.

Fayet apparaît alors comme un homme habité par une même nécessité, qu’il achète ou qu’il crée : faire surgir des formes, organiser des correspondances, donner une place à ce qui le fascine. La Fondation Louis Vuitton rassemble ces deux visages sans chercher à les réconcilier artificiellement.

Le collectionneur et le créateur se répondent, parfois se confondent, sans dissiper les ambiguïtés du personnage. Il y a chez Fayet une générosité réelle du regard, mais aussi une volonté de maîtrise ; une intuition esthétique, mais également une intelligence des rapports de force.

Il appartient à cette histoire parallèle de l’art où les collectionneurs ne sont ni de simples spectateurs ni de purs mécènes, mais des acteurs capables de peser sur la destinée des œuvres, de leur offrir une demeure ou de les remettre en circulation.

En redonnant à Fayet sa place, l’exposition rappelle que l’histoire de la modernité ne s’écrit pas seulement dans les ateliers des peintres. Elle se joue aussi dans les maisons où les tableaux s’accumulent, dans les conversations entre amateurs, dans les négociations et les choix qui déterminent ce que les générations futures pourront voir.

Les artistes inventent des mondes ; les collectionneurs contribuent à décider lesquels traverseront le temps. Fayet aura exercé ce pouvoir avec une intensité rare, sans jamais être tout à fait le héros désintéressé que l’on aimerait parfois célébrer.

Reste, au terme de cette traversée, le sentiment d’une vie dévorée par le désir de beauté.

Une vie où l’art fut tour à tour passion, langage, conquête et marchandise. Fayet avait l’œil pour reconnaître les chefs-d’œuvre, l’argent pour les acquérir, l’instinct pour comprendre qu’ils changeraient un jour de valeur.

Il avait aussi ses limites, ses erreurs, ses impatiences. Rien de tout cela n’annule son intuition ; tout cela lui donne au contraire son relief. Car c’est là que réside le véritable paradoxe de Gustave Fayet : avoir su reconnaître ce qui, dans la peinture, échappait à toute possession, tout en passant sa vie à vouloir posséder.

Devant Van Gogh, Cézanne ou Gauguin, les calculs finissent par se taire. La peinture demeure, souveraine, indifférente aux fortunes qui l’ont acquise et aux mains qui l’ont revendue. Fayet aura voulu retenir la beauté. Il n’aura pu qu’en organiser le passage. Et c’est déjà beaucoup.

 Dates : du 9 octobre 2026 au 8 mars 2027 – Lieu : Fondation Louis Vuitton (Paris)

Sakamon Castle, Tome 2 : Aventures Galactiques (Glénat Jeunesse)

Sakamon Castle, Tome 2 : Aventures Galactiques (Glénat Jeunesse)

Les éditions Glénat jeunesse nous proposent le Tome 2 de Sakamon Castle : Aventures galactiques.

Attention, attachez vos ceintures, car direction l’espace pour une aventure complètement déjantée ! Dans ce deuxième tome, Sakamon et ses compagnons embarquent pour une mission intergalactique qui risque de leur faire perdre quelques neurones en chemin ! Au programme : une sorcière transformée en grenouille, une planète pleine de dangers et une quête pour retrouver le mystérieux Toucantidote. Leur objectif ? Rendre à Bloudiradi, la sorcière, son apparence normale ! Mais entre les créatures étranges, les situations improbables et les péripéties à répétition, rien ne va se passer comme prévu ! Avec ses personnages loufoques, son univers magique et ses aventures complètement folles, cette BD promet de nous faire voyager très loin… sans même avoir besoin de quitter son canapé ! Alors, si vous aimez l’humour, la magie et les aventures qui partent dans tous les sens, embarquez avec Sakamon et sa bande, Pour leurs aventures galactiques ! Mais attention : après cette lecture, vous risquez de regarder les grenouilles d’un tout autre œil…

On attend déjà avec impatience le Tome 3 ! Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Septembre 2026

Auteur : Mathieu Lenourry

Illustrateur : Mathieu Lenourry

Editeur : Glénat Jeunesse

Prix : 11 €

[BD] Les Quatre de Baker Street T11 – Le Mystère de Southwark, de Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand & David Etien (Vents d’Ouest)

Couverture Les Quatre de Baker Street T11 Le Mystère de Southwark Djian Legrand Etien Vents d'Ouest [BD] Les Quatre de Baker Street, T11 – Le Mystère de Southwark, de Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand & David Etien (Vents d’Ouest)

Londres, 1896, et la bande est défaite. Viré par Sherlock Holmes après l’affaire du Musée Noir, Black Tom fait cavalier seul ; Charlie poursuit une carrière prometteuse sur les planches ; seul Billy reste fidèle à son poste d’auxiliaire du grand détective. Un soir, le passé vient sonner à la porte du 221b Baker Street. Holmes étant retenu par une mission confidentielle pour le gouvernement, les trois reprennent du service, sur la piste d’un assassin qui opère dans les bas-fonds de Southwark, au sud de la Tamise. Jean-Blaise Djian et Olivier Legrand au scénario, David Etien au dessin et aux couleurs signent ce onzième tome, publié par Vents d’Ouest le 7 octobre 2026, 56 pages à 15,50 €.

Les Quatre de Baker Street T11 : une bande dispersée

Le tome commence alors que la bande est séparée. Chacun a pris sa route, et c’est une affaire personnelle qui les réunit : ils connaissaient bien la dernière victime de l’assassin.

Comme toujours dans la série, Holmes est occupé ailleurs et les jeunes héros mènent l’enquête. Southwark, avec ses docks et ses logements insalubres, offre un cadre réaliste à cette intrigue policière.

Planche intérieure Les Quatre de Baker Street T11 Djian Legrand Etien Vents d'Ouest

Des héros qui grandissent

Les héros ne sont plus les gamins du premier tome. Charlie a un métier, Black Tom a été renvoyé et seul Billy est resté auprès de Holmes. La série fait vieillir ses personnages, et ce tome en tire parti.

En 56 pages, l’album doit réunir le trio, lancer l’enquête et faire avancer chaque personnage. Les retrouvailles sont rapides et le mobile de l’assassin est assez classique.

Le dessin et les couleurs de David Etien

Le dessin de David Etien est fin et expressif, et son Londres victorien est très détaillé. Les couleurs froides, avec quelques touches chaudes, donnent une ambiance d’hiver qui convient au quartier et à l’époque. Les scènes de rue sont très réussies. Les intérieurs sont plus simples.

Planche intérieure Les Quatre de Baker Street T11 Djian Legrand Etien Vents d'Ouest

Faut-il lire Les Quatre de Baker Street T11 ?

L’album s’adresse aux lecteurs de la série et aux amateurs d’enquêtes victoriennes, et le tome rappelle l’essentiel de ce qu’il faut savoir. Les personnages évoluent, le décor est bien rendu et le dessin reste de grande qualité. La résolution de l’enquête est un peu attendue. Il coûte 15,50 € pour 56 pages en grand format.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Les Quatre de Baker Street T11 Le Mystère de Southwark Djian Legrand Etien Vents d'Ouest

Une nouvelle aventure pleine de danger, de mystère et d’émotion ! Londres, 1896. Ça sent la fin pour les Quatre de Baker Street… Viré par Sherlock Holmes suite à l’affaire du Musée Noir, Black Tom fait désormais cavalier seul, tandis que Charlie poursuit une prometteuse carrière sur les planches. Seul Billy reste fidèle au poste d’auxiliaire du grand détective – mais un soir, le passé de nos héros va sonner à la porte du 221b Baker Street… Alors que Holmes est occupé par une mission hautement confidentielle pour le gouvernement de Sa Majesté, Billy, Charlie et Black Tom vont devoir reprendre du service. Avec l’aide du docteur Watson, les voilà lancés sur la piste d’un mystérieux assassin opérant dans les bas-fonds de Southwark au sud de la Tamise – un assassin dont la dernière victime leur était bien connue…

📚 Fiche éditeur

Scénario Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand
Dessin et couleurs David Etien
Éditeur Vents d’Ouest (groupe Glénat)
Collection 24 × 32
Date de sortie 7 octobre 2026
Prix 15,50 €
EAN 9782749310534
Pagination 56 pages
Format Album cartonné, 240 × 320 mm, couleurs

[BD] Lou ! Sonata T3 – Cartes sur table, de Julien Neel & Carole Neel (Glénat – Tchô !)

Couverture Lou ! Sonata T3 Cartes sur table Julien Neel Carole Neel Glénat Tchô [BD] Lou ! Sonata, T3 – Cartes sur table, de Julien Neel & Carole Neel (Glénat – Tchô !)

Lou souffle ses vingt-deux bougies au milieu du festival de musique de Mortebouse, portée par ses amitiés, ses souvenirs et son désir d’émancipation. C’est là que son père, qu’elle n’a jamais vraiment connu, réapparaît — accompagné d’une petite fille qui n’est autre que sa sœur. Jeanne lui ressemble et chamboule tout. Paul, de son côté, lui offre un jeu de cartes divinatoire dont les tirages deviennent peu à peu le miroir de sa vie intérieure. Julien Neel et Carole Neel signent ce troisième et dernier volet, publié par Glénat le 7 octobre 2026 dans la collection Tchô !, 136 pages à 18 €.

Lou ! Sonata T3 : Jeanne, le père et le retour chez la mère

Ce volume termine la trilogie Sonata. Lou doit revenir vivre chez sa mère, là où la série avait commencé. Ce retour pourrait donner l’impression que l’histoire recule, mais il est raconté avec justesse.

L’arrivée de Jeanne, la petite sœur, change le regard de Lou sur son père absent et sur sa famille. Le récit traite cette rencontre avec douceur, entre maladresses et éclats de rire. C’est la meilleure partie de l’album.

Planche intérieure Lou ! Sonata T3 Julien Neel Glénat

Le jeu de cartes de Paul

Le jeu de cartes divinatoire offert par Paul revient tout au long du livre. Les tirages rythment la lecture comme des chapitres, et le récit ne dit jamais s’il faut y croire.

Ce procédé découpe l’histoire en séquences et ralentit la seconde moitié du volume. Le festival de Mortebouse sert surtout de décor. Sur 136 pages, le livre montre bien ce moment de la vie où rien n’est encore décidé.

Le dessin de Julien Neel

Le dessin de Julien Neel reste rond, souple et expressif. Les couleurs chaudes, posées en aplats, sont très réussies et donnent beaucoup de charme à l’album. L’ensemble est doux et parfois un peu uniforme.

Planche intérieure Lou ! Sonata T3 Julien Neel Glénat

Faut-il lire Lou ! Sonata T3 ?

Ce tome s’adresse à ceux qui ont lu les deux premiers Sonata et qui ont grandi avec Lou. Il parle avec délicatesse d’une famille qui se recompose, et ses couleurs sont belles. Le récit est fragmenté et ralentit dans sa seconde moitié. À 18 € pour 136 pages, c’est une conclusion réussie.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Lou ! Sonata T3 Cartes sur table Julien Neel Carole Neel Glénat Tchô

Cartes sur table. Lou avance à tâtons, portée par ses amitiés, ses souvenirs et son désir d’émancipation. Alors que la fête bat son plein, et qu’elle souffle ses 22 bougies au milieu du festival de musique de Mortebouse, un événement va bouleverser son équilibre. Son père, qu’elle n’a jamais vraiment connu, réapparaît avec une fille qui n’est autre que sa sœur ! Cette petite Jeanne qui lui ressemble chamboule son quotidien. Entre retrouvailles maladroites et éclats de rire Lou doit apprendre à faire place à l’inattendu. À ce moment Paul lui offre un drôle d’objet, aussi étrange que fascinant : un jeu de cartes divinatoire ! Au fil des tirages, les cartes deviennent peu à peu le miroir troublant de sa vie intérieure, mêlant coïncidences et intuitions. Lou continue de chercher des réponses, même si elle doute de leur existence… Et comme si le destin se jouait d’elle, elle se voit bientôt obligée de revenir vivre chez sa mère.

📚 Fiche éditeur

Auteurs Julien Neel, Carole Neel
Éditeur Glénat
Collection Tchô !
Date de sortie 7 octobre 2026
Prix 18,00 €
EAN 9782344058817
Pagination 136 pages
Format Album cartonné, 200 × 267 mm, couleurs

[BD] La Nacha T1 – La Reine du Crime, de Philippe Richelle & Jorge Miguel (Glénat)

Couverture La Nacha T1 La Reine du Crime Philippe Richelle Jorge Miguel Glénat [BD] La Nacha, T1 – La Reine du Crime, de Philippe Richelle & Jorge Miguel (Glénat)

Mexique, milieu des années 1920. Ciudad Juárez, ville frontière avec les États-Unis, s’érige en capitale du crime et du vice : la Prohibition y envoie des milliers d’Américains venus boire et se divertir. Très loin de cet argent-là, Ignacia Gonzalez, surnommée La Nacha, tente de nourrir ses deux enfants et leur père, Pableto, petit truand charismatique, infidèle et porté sur la boisson. Philippe Richelle au scénario, Jorge Miguel au dessin et aux couleurs ouvrent cette série publiée par Glénat le 7 octobre 2026, 64 pages à 16 €.

La Nacha T1 : Ciudad Juárez et le trafic de morphine

Le récit commence par un petit trafic. Pableto et ses complices volent de la morphine dans les pharmacies pour la revendre dans la rue, notamment à des vétérans américains. Ils empiètent sur le territoire du chef de la communauté chinoise, qui contrôle alors la drogue à Juárez. La riposte détruit le réseau de Pableto et lance toute l’histoire.

Ce premier tome raconte une prise de pouvoir par la violence. Pableto en sort héros populaire, mais l’album ne le présente jamais comme un modèle.

Planche intérieure La Nacha T1 Richelle Jorge Miguel Glénat

Ignacia Gonzalez, dans l’ombre de Pableto

Le titre annonce une reine du crime, et le tome montre une femme encore en retrait. La Nacha compte, anticipe et comprend que la loyauté et la protection s’achètent. Elle pense la stratégie que son compagnon applique.

Le récit s’inspire librement de faits réels, et le contexte historique est traité avec sérieux : la Prohibition, l’économie de la frontière, les rapports entre communautés. L’ascension de Pableto prend beaucoup de place et laisse peu de pages à l’héroïne. L’album s’adresse à des adultes, avec de la violence, de la prostitution et de la drogue.

Le dessin et les couleurs de Jorge Miguel

Jorge Miguel signe un dessin réaliste, fin et bien documenté sur l’époque. Ses couleurs à l’aquarelle, dans des tons de terre et de poussière, donnent une ambiance de chaleur et de pauvreté. Le découpage est dense, avec beaucoup de petites cases et peu de grandes images.

Planche intérieure La Nacha T1 Richelle Jorge Miguel Glénat

Faut-il lire La Nacha T1 ?

L’album s’adresse aux lecteurs adultes de bande dessinée historique et de polar. Le contexte est bien rendu et les couleurs sont réussies. L’héroïne reste discrète dans ce premier tome et la lecture est dense. À 16 € pour 64 pages en grand format, c’est un bon début de série.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture La Nacha T1 La Reine du Crime Philippe Richelle Jorge Miguel Glénat

« La Nacha » ou comment une femme ordinaire est devenue la première chef de cartel de l’histoire du Mexique. Mexique, milieu des années 1920. Ciudad-Juarez, ville frontière avec les États-Unis, s’érige en capitale du crime et du vice. À la faveur de la Prohibition (1920-1933), la ville connaît un essor sans précédent. Des milliers d’Américains viennent s’y divertir et, surtout, s’enivrer dans ses innombrables bars et boîtes de nuit… Très loin de cet univers où l’argent coule à flots, Ignacia Gonzalez, surnommée « La Nacha », tente tant bien que mal de nourrir sa famille : ses deux enfants et leur père, Pableto, un petit truand charismatique, infidèle et porté sur la boisson. […] À la suite d’une tuerie nocturne savamment orchestrée, Pableto succède à ses victimes et devient un véritable héros populaire. Mais cette ascension fulgurante n’aurait pas été possible sans un personnage de l’ombre : la Nacha.

📚 Fiche éditeur

Scénario Philippe Richelle
Dessin et couleurs Jorge Miguel
Éditeur Glénat
Collection 24 × 32
Date de sortie 7 octobre 2026
Prix 16,00 €
EAN 9782344071083
Pagination 64 pages
Format Album cartonné, 241 × 320 mm, couleurs

Le pianiste Erik Berchot raconte sa vie en musique dans J’ai 3 amours au Théâtre de Passy

Un beau piano noir Steinway trône sur la scène du Théâtre de Passy, le pianiste Erik Berchot y enchaine les performances pianistiques de premier ordre pour narrer une passionnante existence faite de musiques et de rencontres. Titulaire du 6e prix lors du 10e Concours international de piano Frédéric Chopin à Varsovie en octobre 1980, il fait montre d’une virtuosité impressionnante dans ce qui ressemble souvent à un concert entre amis mélomanes. La voix de Macha Méril se fait entendre pour raconter les grandes étapes de la vie de celui qui a côtoyé les grands Michel Legrand et Charles Aznavour, et joue de manière impressionnante des œuvres de Frédéric Chopin, les fameux 3 amours du titre du spectacle. Cet amour est ravivé par des morceaux enchainés frénétiquement au piano, et pas des moindres. Les parapluies de Cherbourg et Les Moulins de mon cœur (entre autres!) pour le premier, tous les classiques du second (Emmenez moi, La Bohème, For me formidable…) et surtout certains des airs les plus exigeants du troisième. Fantaisie Impromptue, Polonaise n°6 héroïque, Nocturne n°1, les spectateurs peuvent ferme les yeux et se rêver au Théâtre des Champs Elysées pour un grand concert classique. Le pianiste avait déjà partagé la scène du Théâtre de Poche Montparnasse avec Macha Méril en mars 2026 pour la pièce Sand Chopin où il faisait déjà étalage des tous ses talents pianistiques, et il en faut pour interpréter aussi exactement et à une telle vitesse la Fantaisie impromptue. La douce voix de l’actrice enchaine les anecdotes à propos de Michel Legrand et de Charles Aznavour qu’il a très bien connus. Il était d’ailleurs depuis 2007 le pianiste soliste du second au Palais des Congrès. Un écran sur le fond de la scène fait défiler des photos pour illustrer des liens étroits et souligner la complicité entre les grands artistes. Le moment de théâtre est angélique, airs classique et de variétés ne cessent pas de s’enchainer, jusqu’au final intervenu trop tôt et le Cake d’amour de Peau d’âne qui retentit comme un clin d’œil majestueux à une longue carrière passée auprès des plus grands. Le spectacle se joue jusqu’au 29 décembre tous les mardis à 21h au Théâtre de Passy.

Synopsis: Avec « J’ai trois amours : Legrand, Chopin, Aznavour», Erik Berchot invite à vivre bien plus qu’un concert : une histoire vraie, intime, celle d’un pianiste qui a partagé la scène pendant plus de dix ans avec Charles Aznavour et travaillé au plus près de Michel Legrand, depuis ses débuts au Conservatoire. Lauréat du prestigieux Concours Chopin de Varsovie, Erik Berchot est aujourd’hui le seul pianiste à avoir côtoyé d’aussi près ces trois univers majeurs. Musique et récit s’entrelacent : il ne s’agit pas seulement d’interpréter, mais de transmettre et de faire revivre.

Détails: du 29 septembre au 29 décembre 2026
le mardi à 21h

[BD] Skara, chasseuse de monstres T3 – Asvar Brume-de-Fer, de Jérôme Le Gris & Letizia Depedri (Glénat)

Couverture Skara chasseuse de monstres T3 Asvar Brume-de-Fer Jérôme Le Gris Letizia Depedri Glénat [BD] Skara, chasseuse de monstres, T3 – Asvar Brume-de-Fer, de Jérôme Le Gris & Letizia Depedri (Glénat)

Depuis qu’elle a ouvert par mégarde les portes entre les Neuf Royaumes et libéré sur Midgard des créatures maléfiques, Skara répare sa faute. Devenue gardienne de la citadelle de Jomsborg, elle doit affronter une menace venue d’une légende oubliée : Asvar Brume-de-Fer, elfe sombre, ancien prince déchu banni par les dieux, qui n’est pas seulement venu semer la mort mais reprendre un royaume. Jomsborg étant désormais le dernier refuge de ceux qu’elle aime, Skara va devoir endosser un rôle de cheffe dont elle ne veut pas. Jérôme Le Gris au scénario et Letizia Depedri au dessin signent ce troisième tome, publié par Glénat le 7 octobre 2026, 56 pages à 12 €.

Skara T3 : Jomsborg, dernier refuge

Dans les deux premiers tomes, Skara réparait la faute qu’elle avait commise. Ici, elle doit protéger ceux qu’elle aime et accepter un rôle de cheffe dont elle ne veut pas. Ce changement fait l’intérêt du volume.

Asvar Brume-de-Fer est un adversaire réussi. C’est un prince déchu qui veut reprendre un royaume, et ses motivations se comprennent. L’album garde le mélange de combats, de sentiments et de scènes de vie quotidienne à la citadelle qui caractérise la série.

Planche intérieure Skara chasseuse de monstres T3 Le Gris Depedri Glénat

La mythologie nordique en toile de fond

La série utilise l’imaginaire viking, avec les Neuf Royaumes, Midgard et les elfes sombres, sans jamais devenir un cours de mythologie. Elle reste accessible à de jeunes lecteurs.

En 56 pages, le récit va vite et n’approfondit pas tout. Les compagnes de Skara agissent, mais on les entend peu. L’humour est très présent et atténue souvent la menace.

Le dessin de Letizia Depedri

Le dessin de Letizia Depedri est souple et expressif, avec des personnages bien différenciés. Les couleurs sont belles, avec des ciels dorés et des ombres bleutées, et les scènes d’action sont dynamiques. Certains décors de la citadelle sont un peu simples.

Planche intérieure Skara chasseuse de monstres T3 Le Gris Depedri Glénat

Faut-il lire Skara, chasseuse de monstres T3 ?

Ce tome s’adresse aux jeunes lecteurs qui suivent la série, et il vaut mieux avoir lu les deux précédents. L’héroïne évolue, l’adversaire est intéressant et les couleurs sont réussies. Le format court laisse peu de place aux personnages secondaires. À 12 € pour 56 pages, c’est un bon album jeunesse.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Skara chasseuse de monstres T3 Asvar Brume-de-Fer Jérôme Le Gris Letizia Depedri Glénat

Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour sauver ceux que vous aimez ? Depuis que Skara a ouvert par mégarde les portes entre les Neuf Royaumes et libéré sur Midgard des créatures maléfiques, elle doit réparer sa faute. Devenue la gardienne de la citadelle de Jomsborg après avoir affronté des créatures féroces, Skara doit faire face à une nouvelle menace. Celle-ci trouve ses origines dans une légende oubliée. Asvar Brume de Fer, un elfe sombre qui répand la peur… Mais il n’est pas venu seulement pour semer la mort. Cet ancien prince déchu, banni par les dieux veut reprendre le royaume qui lui a été arraché. Qu’adviendra-t-il si la forteresse tombe ? Même si Skara ne désire pas endosser le rôle de cheffe, elle devra bientôt combattre un ennemi plus puissant car Jomsborg représente désormais le dernier refuge de ceux qu’elle aime. Au cœur de la tempête, elle devra avancer contre les monstres, les traditions et les dieux eux-mêmes pour protéger les siens…

📚 Fiche éditeur

Scénario Jérôme Le Gris
Dessin Letizia Depedri
Éditeur Glénat
Collection Jeunesse
Date de sortie 7 octobre 2026
Prix 12,00 €
EAN 9782344070208
Pagination 56 pages
Format Album cartonné, 217 × 293 mm, couleurs

[BD] Obscurantis T1 – Le Réveil du citoyen, de Didier Convard & Denis Falque (Glénat)

Couverture Obscurantis T1 Didier Convard Denis Falque Martina Pignedoli Glénat [BD] Obscurantis, T1 – Le Réveil du citoyen, de Didier Convard & Denis Falque (Glénat)

Dans la mégapole oppressante de la Mère Croyante, Galad, marin désabusé, assiste impuissant à l’exécution d’Aân Ji, la femme qu’il aime. Lorsque l’âme de celle-ci réapparaît pour le guider, il mesure l’étendue du mensonge religieux qui gouverne son monde : un clergé totalitaire, une Résistance clandestine, des cargaisons secrètes et un complot millénaire. Entraîné dans une fuite par le fleuve et la jungle, il rejoint les Recueilleurs, peuple oublié qui détient de quoi abattre l’ordre théocratique. Didier Convard au scénario, Denis Falque au dessin et Martina Pignedoli aux couleurs ouvrent cette trilogie publiée par Glénat le 7 octobre 2026, 56 pages à 15,50 €.

Obscurantis T1 : Galad, Aân Ji et le Blanc Clergé

Galad est un marin usé qui croyait ce qu’on lui disait de croire. L’exécution d’Aân Ji lui ouvre les yeux, et le lecteur découvre ce monde en même temps que lui.

L’univers est celui d’une civilisation bâtie sur les restes d’une autre, dont les vestiges sont devenus des objets de culte ou des secrets d’État. Le pouvoir du clergé repose sur le contrôle de l’information. Les cargaisons secrètes, le complot et les Recueilleurs se rattachent tous à cette idée, ce qui rend l’ensemble cohérent.

Planche intérieure Obscurantis T1 Convard Falque Glénat

Une fable contre le pouvoir religieux

L’album parle de peuples asservis par un clergé qui se sert de la religion pour gouverner. Les croyants sincères y sont montrés comme des victimes de cette institution.

Le tome est très dense. En 56 pages, il présente une mégapole, une théocratie, une résistance, un peuple oublié et un complot. Certaines étapes de la fuite vont très vite, le personnage d’Aân Ji reste peu développé et la fin du volume contient beaucoup d’explications.

Le dessin de Denis Falque et les couleurs de Martina Pignedoli

Denis Falque dessine dans un style réaliste classique, fin et régulier. Les visages sont bien caractérisés et l’architecture de la mégapole est impressionnante. Les couleurs de Martina Pignedoli, chaudes et sableuses, conviennent bien à ce monde poussiéreux. Le découpage est classique, et certaines pages sont chargées en texte.

Planche intérieure Obscurantis T1 Convard Falque Glénat

Faut-il lire Obscurantis T1 ?

L’album s’adresse aux lecteurs de fantasy adulte. Son univers est cohérent et son dessin soigné, en particulier pour les décors. Ce premier tome est dense et explique beaucoup, mais il donne envie de lire la suite de la trilogie. Il coûte 15,50 € pour 56 pages en grand format.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Obscurantis T1 Didier Convard Denis Falque Martina Pignedoli Glénat

Le réveil du citoyen. Dans la mégapole oppressante de la Mère Croyante, Galad, marin désabusé, assiste impuissant à l’exécution d’Aân Ji, la femme qu’il aime. Lorsque son âme réapparaît pour le guider, il découvre l’étendue du mensonge religieux qui régit son monde : un clergé totalitaire, une Résistance clandestine, des cargaisons secrètes et un complot millénaire. Entraîné malgré lui dans une fuite à travers fleuve et jungle, Galad rejoint un peuple oublié et rebelle, les Recueilleurs, qui détiennent d’anciens secrets capables d’abattre l’ordre théocratique. Mais le Blanc Clergé lance ses inquisiteurs à leurs trousses : la guerre pour la vérité vient de commencer.

📚 Fiche éditeur

Scénario Didier Convard
Dessin Denis Falque
Couleurs Martina Pignedoli
Éditeur Glénat
Collection 24 × 32
Date de sortie 7 octobre 2026
Prix 15,50 €
EAN 9782344048962
Pagination 56 pages
Format Album cartonné, 242 × 320 mm, couleurs

[BD] Sur les traces de Billy the Kid, de Philippe Aymond (Glénat)

Couverture Sur les traces de Billy the Kid Philippe Aymond Glénat [BD] Sur les traces de Billy the Kid, de Philippe Aymond (Glénat)

En 1937, Ray Alexander, auteur de strips, se voit confier une biographie de Billy the Kid à tirer du livre de Pat Garrett, le shérif qui l’a abattu. La commande vient de William Randolph Hearst et ne se refuse pas. Ray part au Nouveau-Mexique pour se documenter et comprend très vite que le livre de Garrett est inadaptable : un portrait à charge, caricatural, truffé d’invraisemblances. Il décide alors d’interroger les derniers témoins. Philippe Aymond signe seul ce one-shot de 264 pages, publié par Glénat le 7 octobre 2026 en grand format à 29 €.

Sur les traces de Billy the Kid : l’enquête de Ray Alexander

L’album raconte comment la légende de Billy the Kid a été fabriquée. Son personnage principal est Ray Alexander, un dessinateur de 1937 à qui l’on demande d’adapter le livre de Pat Garrett, et qui refuse de reprendre cette version écrite par l’homme qui a tué Billy.

Le récit alterne entre deux époques : l’enquête de Ray au Nouveau-Mexique auprès des derniers témoins, et les événements de 1881 tels qu’il les reconstitue. Le lecteur partage les doutes du personnage jusqu’au bout.

Planche intérieure Sur les traces de Billy the Kid Philippe Aymond Glénat

Un long récit sur la naissance d’une légende

Le livre prend son temps, avec des trajets, des entretiens et des témoignages qui se contredisent. Peu à peu, l’image du tueur sanguinaire laisse place à celle d’un jeune homme fragile, pris dans un engrenage de violence. La commande passée par le magnat William Randolph Hearst montre aussi le rôle de la presse dans cette légende.

Sur 264 pages, l’enquête a quelques longueurs, et certaines scènes du passé restent proches du western classique.

Le dessin de Philippe Aymond

Philippe Aymond signe un dessin réaliste, précis et bien documenté. Les deux époques se distinguent par la couleur, avec des gris et des bruns pour 1937 et des tons chauds pour le Far West, ce qui rend la lecture très claire. Les paysages du Nouveau-Mexique sont très réussis. Les scènes d’action sont un peu sages.

Planche intérieure Sur les traces de Billy the Kid Philippe Aymond Glénat

Faut-il lire Sur les traces de Billy the Kid ?

L’album plaira aux amateurs de western, de récits documentés et de bande dessinée réaliste. Son angle est original, l’enquête est sérieuse et le dessin est beau. Il demande d’accepter sa longueur et un style très classique. À 29 € pour 264 pages en grand format, c’est un album consistant.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Sur les traces de Billy the Kid Philippe Aymond Glénat

Dans l’ombre de Billy the Kid : enquête sur la véritable identité d’un mythe. Associé à la violence et au sang, Billy the Kid est un nom gravé dans la légende de l’Ouest américain. Lorsqu’en 1937, Ray Alexander, auteur de strips, se voit confier la lourde tâche de réaliser sa biographie en adaptant le livre de Pat Garrett, il n’a pas le choix. On ne refuse pas une mission venant du plus gros patron de presse, WR Hearst ! À priori, raconter la vie de Billy the Kid semble aller de soi. À 21 ans, ce hors-la-loi semait la terreur au Nouveau-Mexique avant d’être abattu par le shérif Pat Garrett. En somme une histoire parfaite pour faire vendre ! […] Fidèle à sa méthode de travail, Ray se rend au Nouveau-Mexique pour se documenter et commencer l’adaptation du livre de Garrett. Mais très vite, il se rend compte que cette biographie du Kid est inadaptable. C’est un récit caricatural, un portrait à charge truffé d’invraisemblances. Mais alors, qui était vraiment Billy the Kid ? Qui a construit cette légende autour de lui ? Et pourquoi ?

📚 Fiche éditeur

Scénario, dessin et couleurs Philippe Aymond
Éditeur Glénat
Collection Hors Collection
Date de sortie 7 octobre 2026
Prix 29,00 €
EAN 9782344056141
Pagination 264 pages
Format Album cartonné, 240 × 320 mm, couleurs

[MANGA] Hero Organization T3, de Kei Saikawa & Akira Takahashi (Glénat Manga)

Couverture Hero Organization T3 Kei Saikawa Akira Takahashi Glénat Manga [MANGA] Hero Organization, T3, de Kei Saikawa & Akira Takahashi (Glénat Manga)

Yuri a prévenu Leo : un allié se cache parmi ses camarades de promotion. Le jeune pilote enchaîne donc les entraînements tout en sondant son entourage, jusqu’à ce que Georgy Singh lui ordonne, un jour de permission, de neutraliser un groupe armé hostile à Hero Organization en pleine opération de sabotage sur le port. Leo monte à bord de son Perseus, plein de ressentiment envers un mentor qui veut faire de lui un héros avant l’heure, et cherche au milieu des combats à entrer en contact avec Bull, le commandant ennemi. Kei Saikawa et Akira Takahashi signent ce troisième tome, traduit par Karine Rupp Stanko, paru chez Glénat Manga le 7 octobre 2026, 240 pages à 7,20 €.

Hero Organization T3 : Leo, Georgy Singh et le sabotage du port

La série suit Leo Tyler, fils d’un héros mort au combat, entré à l’académie militaire d’East Point pour infiltrer Hero Organization et comprendre comment son père est mort. Dans ce troisième tome, il doit en plus identifier un allié caché dans sa promotion et obéir à un ordre de Georgy Singh.

Avec ses 240 pages, le volume mêle la vie à l’académie, l’opération militaire sur le port et les efforts de Leo pour parler à Bull, le commandant ennemi. Cette dernière partie est la plus intéressante : le héros cherche à discuter avec celui qu’on lui demande de neutraliser.

Planche intérieure Hero Organization T3 Saikawa Takahashi Glénat Manga

Leo face à son mentor

Le tome insiste sur le ressentiment de Leo envers Georgy Singh, qui veut faire de lui un héros trop vite. On ne sait pas encore si ce mentor le protège ou l’utilise, et cette incertitude entretient l’intérêt.

Le récit passe régulièrement d’un fil à l’autre, ce qui casse un peu le rythme. L’enquête sur l’allié infiltré n’avance presque pas dans ce volume, et il faudra attendre la suite pour en savoir plus.

Le dessin d’Akira Takahashi

Le dessin d’Akira Takahashi est le point fort de la série. Les machines, le port et les décors techniques sont très détaillés, et les personnages ont un style shonen classique. L’ensemble est sombre, avec beaucoup de trames, et les scènes de combat sont parfois chargées et demandent de l’attention.

Planche intérieure Hero Organization T3 Saikawa Takahashi Glénat Manga

Faut-il lire Hero Organization T3 ?

Ce tome s’adresse aux amateurs de science-fiction militaire et aux lecteurs qui suivent déjà la série. Il offre beaucoup de pages, un dessin soigné et un héros dont les choix deviennent intéressants. L’enquête piétine et le rythme est inégal, mais la série reste prenante. À 7,20 €, le volume est bien rempli.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Hero Organization T3 Kei Saikawa Akira Takahashi Glénat Manga

Ayant appris par Yuri qu’un allié se cachait parmi ses camarades de promotion, Leo enchaîne les entraînements au quotidien tout en sondant son entourage. Georgy Singh demande soudain à le voir un jour de permission alors qu’il était sorti avec des amis. Il lui ordonne de neutraliser un groupe armé hostile à Hero Organization, en pleine opération de sabotage sur le port. Leo monte à bord de son Perseus, plein de ressentiment envers son mentor qui veut faire de lui un « héros » avant l’heure. Au milieu des combats, le jeune prodige cherche à entrer en contact avec Bull, le commandant ennemi…

📚 Fiche éditeur

Auteurs Kei Saikawa, Akira Takahashi
Traduction Karine Rupp Stanko
Éditeur Glénat Manga
Collection Shonen
Éditeur d’origine Shueisha
Date de sortie 7 octobre 2026
Prix 7,20 €
EAN 9782344073247
Pagination 240 pages
Format Souple, 115 × 180 mm, noir et blanc

[MANGA] Dragon Ball SD T12, d’Akira Toriyama & Naho Ohishi (Glénat Manga)

Couverture Dragon Ball SD T12 Akira Toriyama Naho Ohishi Glénat Manga [MANGA] Dragon Ball SD, T12, d’Akira Toriyama & Naho Ohishi (Glénat Manga)

Les cyborgs C-16, C-17 et C-18 sont réveillés et partent assassiner Goku. Pour affronter la menace, Piccolo choisit de ne plus faire qu’un avec le Tout-Puissant, lequel a déjà repéré un autre danger à la surface de la Terre. Trunks, lui, part inspecter une mystérieuse machine à remonter le temps. Naho Ohishi poursuit sa relecture de l’œuvre d’Akira Toriyama dans ce douzième tome, traduit par Fédoua Lamodière, publié chez Glénat Manga le 7 octobre 2026, 192 pages en couleurs à 7,90 €.

Dragon Ball SD T12 : l’arc des cyborgs en version Super Deformed

Dragon Ball SD reprend l’histoire du manga d’Akira Toriyama avec un scénario revu : l’humour destiné aux adultes est retiré, des rebondissements inédits et de nouveaux personnages apparaissent. Ce douzième tome aborde l’arc des cyborgs, l’un des passages les plus connus de la série d’origine.

Le récit va vite et reste facile à suivre pour un lecteur de huit ou dix ans qui découvre l’histoire : trois cyborgs arrivent, Goku est visé, Piccolo fusionne pour leur tenir tête. La machine à remonter le temps est introduite sans longues explications.

Planche intérieure Dragon Ball SD T12 Toriyama Ohishi Glénat Manga

Dragon Ball SD, une relecture pour les jeunes lecteurs

La série permet d’entrer dans l’univers de Dragon Ball sans connaître l’œuvre d’origine, dans un format tout en couleurs. Le livre se lit seul, sans note ni rappel.

En retirant la grivoiserie et les temps morts, cette version perd une partie des gags et de la lenteur du manga d’origine. Le lecteur adulte y trouvera un récit rapide et un peu lissé, avec quelques clins d’œil discrets. Ce tome sert surtout de mise en place : les cyborgs se mettent en route et le combat est remis au volume suivant.

Le dessin de Naho Ohishi : Super Deformed et couleurs d’animation

Les personnages sont dessinés en proportions Super Deformed, avec de grosses têtes et de petits corps, ce qui adoucit les affrontements. Le trait de Naho Ohishi est rond et net, sans hachures, et chaque personnage reste reconnaissable.

La couleur est l’atout de cette édition. Les teintes sont vives, avec des aplats francs et des auras lumineuses, et l’ensemble rappelle une série animée. Le découpage est simple, de trois à cinq cases par page, et les onomatopées japonaises sont conservées. C’est lisible et dynamique, bien adapté au jeune public, mais assez uniforme d’une page à l’autre.

Planche intérieure Dragon Ball SD T12 Toriyama Ohishi Glénat Manga

Faut-il lire Dragon Ball SD T12 ?

Ce tome est destiné aux enfants et aux familles, et il remplit son rôle : il est coloré, facile à lire et accessible sans rien connaître de la série. Le lecteur adulte nostalgique y verra surtout une curiosité. À 7,90 € pour 192 pages en couleurs, le prix est très raisonnable.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Dragon Ball SD T12 Akira Toriyama Naho Ohishi Glénat Manga

Les cyborgs C-16, C-17 et C-18 se sont réveillés et se mettent en route avec comme objectif d’assassiner Goku. Pour faire face à la menace, Piccolo décide de ne plus faire qu’un avec le Tout-Puissant, mais ce dernier a repéré un nouveau danger à la surface de la Terre… De son côté, Trunks va inspecter une mystérieuse machine à remonter le temps !

📚 Fiche éditeur

Auteurs Akira Toriyama, Naho Ohishi
Traduction Fédoua Lamodière
Éditeur Glénat Manga
Collection Dragon Ball
Éditeur d’origine Shueisha
Date de sortie 7 octobre 2026
Prix 7,90 €
EAN 9782344076446
Pagination 192 pages
Format Souple, 118 × 180 mm, couleurs

Tout là-haut, de Kiko (Môme, Bayard Jeunesse)

Tout là-haut, de Kiko (Môme, Bayard Jeunesse)

Les éditions Bayard jeunesse nous proposent une bien jolie aventure avec le très bel album, aux illustrations sublimes : Tout là-haut, écrit et illustré par Kiko, et publié dans la collection Môme.

Imaginez que vous puissiez grimper tout en haut d’une montagne pour regarder le monde d’en haut ! C’est ce que vont découvrir le petit garçon et son doudou. Pour voir leur maison d’en haut, ils vont gravir les montagnes. Entre les paysages magnifiques, les découvertes surprenantes et les moments de complicité, ils vont vivre une expérience unique pleine d’émerveillement. Heureusement, sur leur chemin, ils vont rencontrer un bouquetin qui va les aider à gravir les sommets. Et tout là-haut, ils vont voir leur maison… vraiment toute petite !

Publik’Art a apprécié ce livre parce qu’il nous invite à être curieux, à découvrir la nature et à regarder les choses autrement.

Tout là-haut est un album qui s’adresse à tous ceux qui aiment la nature,  les histoires douces, les belles illustrations et les aventures qui font rêver.

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 7 octobre 2026

Auteur : Kiko

Illustrateur : Kiko

Editeur : Bayard Jeunesse

Prix : 13,90 €

La huitième sorcière (Glénat jeunesse)

La huitième sorcière (Glénat jeunesse)

Les éditions Glénat jeunesse nous proposent une aventure digne d’Halloween avec le très chouette album : La huitième sorcière.

Dans cette histoire, il y a sept sorcières aux noms complètement farfelus : Zigouille, Gribouille, Tambouille, Gratouille, Bidouille, Pedzouille et Tripatouille ! Rien que leurs prénoms, ça promet une sacrée aventure ! Un jour, elles attrapent un petit garçon qui s’appelle Alban. Mais catastrophe pour les sorcières : au lieu d’avoir peur et de vouloir s’enfuir, Alban veut devenir leur ami et rejoindre leur bande ! Sauf que les sept sorcières ne sont pas du tout d’accord. Elles vont donc essayer de se débarrasser de lui… mais ce n’est pas gagné ! Que va devenir Alban ? Va-t-il être dévoré par les sorcières ou… ?

Publik’Art a trouvé cette histoire amusante parce qu’elle mélange la magie, l’humour et des personnages complètement loufoques. Avec des sorcières pareilles, on peut s’attendre à tout, sauf à une journée normale !

On conseille ce livre à ceux qui aiment les histoires drôles, les sorcières et les aventures pleines de surprises. Et vous, si vous rencontriez sept sorcières, est-ce que vous voudriez rejoindre leur bande ou est-ce que vous prendriez vos jambes à votre cou ? En attendant, n’hésitez pas à faire plaisir à vos petits en leur offrant La huitième sorcière !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 7 Octobre 2026

Auteur : Alice Turquois

Illustrateur : Bastien Quignon

Editeur : Glénat Jeunesse

Prix : 13,50 €

[MANGA] Les Noces des lucioles T9, d’Oreco Tachibana (Glénat Manga)

Couverture Les Noces des lucioles T9 Oreco Tachibana Glénat Manga [MANGA] Les Noces des lucioles T9, d’Oreco Tachibana (Glénat Manga)

Le tome 9 des Noces des lucioles sépare Satoko et Shinpei. Pour la sauver, Shinpei redevient l’assassin sans pitié qu’il était avant de la connaître. Satoko, elle, n’est plus que l’ombre d’elle-même, jusqu’à ce qu’une visite inattendue la pousse à se battre pour son amour. La série d’Oreco Tachibana paraît chez Glénat Manga, dans la collection Shojo +. Ce volume de 192 pages est en librairie depuis le 7 octobre 2026.

Les Noces des lucioles : Satoko Kirigaya et Shinpei

L’histoire se déroule pendant l’ère Meiji. Satoko Kirigaya, jeune femme de bonne famille à la santé fragile, sait que ses jours sont comptés. Elle n’a qu’un souhait : se marier pour l’honneur de sa famille. Lorsqu’un assassin est chargé de la tuer, elle lui propose de l’épouser. Ce point de départ a donné une romance sombre, où l’amour se construit au milieu des menaces, des trahisons et d’une violence très présente.

La série compte douze volumes au Japon, où elle est terminée. Avec ce tome 9, elle entre dans sa dernière partie, et les deux personnages, éloignés l’un de l’autre, prennent chacun une décision qui engage la suite de leur histoire.

Planche intérieure Les Noces des lucioles T9 Oreco Tachibana Glénat Manga

Satoko et Shinpei, séparés mais déterminés

Le volume suit les deux héros séparément. Du côté de Shinpei, le récit revient à ce qu’il était au début de la série : un tueur qui ne connaît que la violence. Ce retour en arrière volontaire donne du poids à ce qu’il a gagné auprès de Satoko et rend son choix plus douloureux. Du côté de Satoko, le tome montre une héroïne qui passe de l’abattement à l’action. Elle cesse de subir les événements et décide de tout faire pour passer le reste de sa vie aux côtés de Shinpei.

Cette construction en deux lignes parallèles fonctionne bien, car elle laisse à chacun de la place. Elle retarde aussi les retrouvailles, ce qui donne au volume un rythme plus lent que les tomes centrés sur le danger immédiat. Le motif de la luciole, qui donne son titre à la série, revient pour relier les deux trajectoires.

Le dessin d’Oreco Tachibana

Le dessin d’Oreco Tachibana reste soigné et dynamique. Les visages sont très expressifs, en particulier les regards, qui portent une grande partie des émotions. Shinpei garde ce mélange d’allure enfantine et de menace qui fait la singularité du personnage. Le découpage est efficace et passe sans rupture des moments intimes aux scènes de violence, souvent sanglantes.

Planche intérieure Les Noces des lucioles T9 Oreco Tachibana Glénat Manga

Ce que vaut Les Noces des lucioles T9

Après le tome 8 des Noces des lucioles, ce volume ralentit pour se concentrer sur ses deux héros. Il privilégie l’émotion et redonne à Satoko l’initiative qu’elle avait au début de la série. Il s’adresse aux lecteurs qui suivent la série pour son couple atypique et son ambiance sombre, avec une violence qui reste marquée.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Les Noces des lucioles T9 Oreco Tachibana Glénat Manga

Pour sauver Satoko, Shinpei redevient l’assassin cruel qu’il a toujours été. Quant à elle, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. La visite inattendue d’une certaine personne provoque toutefois en elle une prise de conscience. Satoko décide alors de se battre pour son amour et de tout faire pour passer le restant de ses jours aux côtés de Shinpei. Séparés, mais habités par une détermination inébranlable, leurs destins finissent par se recroiser, guidés par une luciole qui n’était pas censée être là…

📚 Fiche éditeur

Autrice Oreco Tachibana
Éditeur Glénat Manga
Collection Shojo +
Date de sortie 7 octobre 2026
Prix 7,90 €
EAN 9782344075647
Pagination 192 pages
Format Broché (souple), 13 × 18 cm, noir et blanc

[MANGA] Sakamoto Days T23, de Yuto Suzuki (Glénat Manga)

Couverture Sakamoto Days T23 Yuto Suzuki Glénat Manga [MANGA] Sakamoto Days T23, de Yuto Suzuki (Glénat Manga)

Le tome 23 de Sakamoto Days mène deux fils en parallèle. Le premier revient quelques années en arrière, au moment où Shin rencontre Sakamoto et retrouve son père, qui l’accueille avec une grande froideur. Le second se déroule au présent, sur un paquebot dont l’explosion est programmée, et où Sakamoto doit sauver les passagers. La série de Yuto Suzuki paraît chez Glénat Manga, dans la collection Shonen. Ce volume de 192 pages est sorti le 7 octobre 2026.

Sakamoto Days : Taro Sakamoto et Shin

Le principe de la série n’a pas changé. Taro Sakamoto était le tueur à gages le plus redouté de son milieu. Il a tout abandonné par amour, s’est marié, a eu une fille et tient désormais une petite supérette. Son passé le rattrape sans cesse, et il doit défendre sa famille et ses proches contre des tueurs envoyés à ses trousses. Shin, son employé, lit dans les pensées des autres et l’accompagne dans la plupart de ses combats.

Ce tome 23 met Shin au premier plan. Le retour en arrière sur sa rencontre avec Sakamoto éclaire sa relation avec son père et pose une question simple : que cache la distance que cet homme garde avec son fils ? Ce volet donne au volume une part d’émotion qui équilibre l’action du paquebot.

Planche intérieure Sakamoto Days T23 Yuto Suzuki Glénat Manga

Un compte à rebours sur le paquebot pour Sakamoto

L’autre moitié du tome repose sur une mécanique de compte à rebours. Le navire va exploser et Sakamoto doit protéger des passagers qui n’ont rien à voir avec ses affaires. Pour y parvenir, il emploie une série de techniques de combat peu orthodoxes, ce qui reste la marque de la série. Yuto Suzuki aime détourner les objets du quotidien et les situations les plus banales pour en faire des armes, et ce volume en offre encore plusieurs exemples.

L’alternance entre passé et présent donne du relief aux personnages. Elle partage aussi l’attention du lecteur : le compte à rebours perd une part de sa tension chaque fois que le récit revient en arrière, et le volume avance moins vite qu’un tome consacré à un seul affrontement.

Le dessin de Yuto Suzuki

Le dessin reste le point fort de Sakamoto Days. Le trait de Yuto Suzuki est net et précis, avec des personnages faciles à reconnaître. Les combats sont très lisibles malgré leur vitesse, grâce à un découpage qui guide l’œil d’un mouvement à l’autre. L’auteur passe de l’humour à la tension sans changer de style, et le niveau reste constant après vingt-trois volumes.

Planche intérieure Sakamoto Days T23 Yuto Suzuki Glénat Manga

Ce que vaut Sakamoto Days T23

Dans la continuité du tome 22 de Sakamoto Days, ce volume confirme la solidité de la série. Il apporte un éclairage utile sur Shin et garde des combats inventifs. Sa construction en deux fils le rend un peu moins nerveux. Il s’adresse d’abord aux lecteurs déjà attachés aux personnages, qui y trouvent de l’action et un peu plus d’émotion que d’habitude.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Sakamoto Days T23 Yuto Suzuki Glénat Manga

Quelques années plus tôt, à l’occasion de sa rencontre avec Sakamoto, Shin retrouve son père. Hélas, ce dernier est loin d’être enthousiaste… Cette froideur cacherait-elle quelque chose ? Le compte à rebours avant l’explosion du paquebot est lancé ! Pour sauver les passagers, Sakamoto emploie les grands moyens : un tas de techniques de combat atypiques !

📚 Fiche éditeur

Auteur Yuto Suzuki
Éditeur Glénat Manga
Collection Shonen
Date de sortie 7 octobre 2026
Prix 7,20 €
EAN 9782344068656
Pagination 192 pages
Format Broché (souple), 11,5 × 18 cm, noir et blanc

[JEUNESSE] Salami, docteur Teckel ! T5 – Le Noël de Salami, de Vanessa Rubio-Barreau & Marie Touly (Gallimard Jeunesse)

Couverture Salami docteur Teckel T5 Le Noël de Salami Rubio-Barreau Touly Gallimard Jeunesse [JEUNESSE] Salami, docteur Teckel !, T5 – Le Noël de Salami, de Vanessa Rubio-Barreau & Marie Touly (Gallimard Jeunesse)

Le Noël de Salami est le cinquième titre de la série Salami, docteur Teckel !, écrite par Vanessa Rubio-Barreau et illustrée par Marie Touly. Les fêtes approchent et le cabinet vétérinaire se couvre de boules, de guirlandes et de figurines. Salami, teckel et assistant vétérinaire, continue pourtant de recevoir des patients, et même les rennes du père Noël ont besoin de soins. Gallimard Jeunesse publie ce roman illustré de 64 pages dans sa Série Cadet le 8 octobre 2026, pour les lecteurs à partir de 7 ans.

Le Noël de Salami : les fêtes au cabinet vétérinaire

Le principe de la série reste le même : un chien soigne les animaux aux côtés de sa vétérinaire, qu’ils aient des poils, des plumes ou des écailles. Ce tome se passe pendant la période des fêtes. On décore, on prépare Noël, et les urgences continuent d’arriver. L’idée est simple et un lecteur de sept ans la comprend tout de suite.

Un texte de Vanessa Rubio-Barreau pour les lecteurs débutants

Les phrases sont courtes, le vocabulaire courant, les chapitres brefs et les dialogues nombreux. Les mots du métier de vétérinaire sont expliqués au fil du texte. Avec ses 64 pages, le livre convient à un enfant qui commence à lire seul.

Le volume se termine par les conseils du docteur Salami pour prendre soin d’un animal de compagnie et des bêtes qui vivent en ville et à la campagne. Ces pages documentaires complètent bien l’histoire. L’humour vient du sérieux avec lequel ce petit chien exerce son métier, et le procédé revient souvent.

Les illustrations de Marie Touly

Le dessin de Marie Touly est rond et expressif, avec des contours nets et des couleurs chaudes. Les animaux se reconnaissent facilement d’une page à l’autre. Les images accompagnent le texte et aèrent la lecture, comme dans les autres romans de la collection. Certaines auraient pu prendre plus de place.

Faut-il lire Le Noël de Salami ?

Le livre s’adresse aux lecteurs de sept à neuf ans et se lit sans connaître les tomes précédents. Il est facile à lire, attentif aux animaux, et ses pages de conseils sont utiles. Il ne surprend pas, car la série applique la même formule depuis ses débuts. C’est un bon choix pour une lecture de décembre.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Salami docteur Teckel T5 Le Noël de Salami Rubio-Barreau Touly Gallimard Jeunesse

Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas. Vite, il faut décorer le cabinet : boules, guirlandes lumineuses, figurines miniatures, sapin… Mais vétérinaire un jour, vétérinaire toujours ! Salami doit s’occuper de ses patients. Figurez-vous que même les rennes du père Noël ont besoin de soins. Joyeux Noël, Docteur Teckel !

📚 Fiche éditeur

Texte Vanessa Rubio-Barreau
Illustrations Marie Touly
Éditeur Gallimard Jeunesse
Collection Série Cadet
Date de sortie 8 octobre 2026
Prix 7,90 €
EAN 9782075243193
Pagination 64 pages
Format 142 × 190 mm, couleurs
Âge dès 7 ans

Pépito Petit Bateau, un bijou pour toute la famille au Lucernaire

Le Lucernaire aime proposer des spectacles poétiques et éducatifs pour les plus petits et les plus grands. Pépito petit bateau narre une histoire de prise de conscience écologique dans un monde qui marche sur la tête. Quand le petit bateau se rend compte qu’il transporte non pas des marchandises mais des déchets entre l’Europe et l’Afrique, son sang ne fait qu’un tour et il refuse de suivre la logique capitaliste immorale et inhumaine. Remplacer sa maman dont le moteur cafouille oui, mais dévaster la nature, c’est un grand non. L’auteur de la pièce Simon Bensa à l’accordéon se fait accompagner de Pauline Paris (ou Meaghan Bendraël) pour raconter une histoire qui soulève l’enthousiasme du jeune public, les petits sont invités à participer pour donner de la voix et faire avancer l’intrigue. Le duo de comédiens s’anime devant un décor minimaliste et coloré avec marionnettes artisanales et tableau magnétique pour apposer des formes géométriques rigolotes. Le dynamisme est de la partie et les chansons transportent le public dans une histoire de justice écologique nécessaire pour sauver le monde de la pollution et de l’injustice. Les parents applaudissent la démarche, les enfants s’initient avec joie à la préservation de la planète, c’est un plaisir total à découvrir tous les dimanches à 11h au Lucernaire jusqu’au 3 janvier 2027.

Synopsis:

UN SPECTACLE PAS QUE BEAU

Le jour où Pépito, un petit bateau bleu et blanc à moteur, part vers l’Afrique pour livrer des marchandises à la place de sa maman, il est fou de joie. Avec son copain Piotr le dauphin, il découvre le grand large, la liberté !
Mais au fait, que peuvent bien contenir les grosses boîtes qu’il a sur le dos ? Le seul à le savoir est Monsieur Moustache, le patron, qui les attend sur le quai en regardant sa montre.

Embarquez en famille pour un voyage poétique, écologique et musical qui donnera à tous l’espoir d’un monde meilleur !

Détails:

Du 4 octobre au 3 janvier 2027, Théâtre Rouge

Les dimanches à 11h30

[MANGA] Astro Royale T5, de Ken Wakui (Glénat Manga)

Couverture Astro Royale T5 Ken Wakui Glénat Manga [MANGA] Astro Royale T5, de Ken Wakui (Glénat Manga)

Le cinquième tome d’Astro Royale transporte Hibaru et Terasu à Yokohama, une ville passée sous l’influence de la pègre. Les deux héros s’y inscrivent à l’astro battle royale avec deux objectifs : récupérer le minerai de l’aube que détient Shikaba et libérer la sœur de Hiyohiko, retenue captive. La série de Ken Wakui paraît chez Glénat Manga, dans la collection Shonen. Ce volume de 176 pages est en librairie depuis le 7 octobre 2026.

Astro Royale : Hibaru, héritier du clan Yotsurugi

Le point de départ de la série reste simple. Kongo Yotsurugi, chef du clan Yotsurugi, une famille de yakuzas d’Asakusa, est mort. Hibaru, son seul enfant biologique, se retrouve en conflit avec ses frères et sœurs adoptifs pour la succession. Une pluie de météorites tombe ensuite sur le Japon et réveille chez certaines personnes un pouvoir appelé « astro ». La guerre de succession devient alors une guerre de super-pouvoirs, où chaque membre de la famille dispose d’une capacité propre.

Avec ce tome 5, le récit sort du cadre familial. Les enjeux ne concernent plus seulement le clan d’Asakusa : la pègre de Yokohama organise son propre tournoi, et Hibaru doit y entrer pour atteindre Shikaba. La série compte six volumes au Japon, où sa publication est terminée, et ce tome ouvre donc sa dernière partie.

Planche intérieure Astro Royale T5 Ken Wakui Glénat Manga

Une astro battle royale pour Hibaru et Terasu

Le volume s’organise autour du tournoi. La formule donne au récit une structure claire : des combattants qui s’affrontent, des pouvoirs à découvrir et un objectif connu dès le départ. Le premier adversaire de Hibaru est Hakuchi, un combattant très puissant qui manie des boules de feu. Ce combat d’ouverture pose le niveau des participants.

Ken Wakui garde ce qui fonctionne depuis le début de la série : un héros têtu et des liens de loyauté forts entre les membres de son camp. Le duo formé par Hibaru et Terasu reste le centre du récit. La contrepartie du format tournoi est connue. L’intrigue de fond, autour du minerai de l’aube et de la captive, avance moins vite que les combats, et les nouveaux venus restent encore peu développés.

Le dessin de Ken Wakui dans Astro Royale

Le dessin de Ken Wakui reste un des atouts de la série. Les personnages ont un design marqué et se reconnaissent au premier coup d’œil, ce qui aide dans un récit qui multiplie les membres de clans et les adversaires. Les combats sont rythmés et restent lisibles, avec un découpage qui laisse de la place aux coups et aux effets des pouvoirs. Les visages sont expressifs et l’ensemble garde la même énergie d’un chapitre à l’autre.

Planche intérieure Astro Royale T5 Ken Wakui Glénat Manga

Ce que vaut Astro Royale T5

Après le tome 4 d’Astro Royale, ce cinquième volume change de décor et relance l’action avec un tournoi. Il plaira aux lecteurs qui suivent la série pour ses combats et son mélange de yakuzas et de super-pouvoirs. Ceux qui attendent une intrigue plus fouillée trouveront le volume un peu linéaire. Il reste une lecture efficace, portée par un dessin solide, et une bonne entrée dans la dernière partie de la série.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Astro Royale T5 Ken Wakui Glénat Manga

Le chaos règne dans un Yokohama sous l’influence de la pègre. Hibaru et Terasu participent à l’astro battle royale dans l’espoir de récupérer à la fois le minerai de l’aube détenu par Shikaba, et la sœur de Hiyohiko, retenue captive. Le premier adversaire de Hibaru n’est autre que Hakuchi, un guerrier surpuissant manieur de boules de feu. Quelle sera l’issue de ce combat d’ouverture acharné ?

📚 Fiche éditeur

Auteur Ken Wakui
Éditeur Glénat Manga
Collection Shonen
Date de sortie 7 octobre 2026
Prix 7,20 €
EAN 9782344072981
Pagination 176 pages
Format Broché (souple), 11,5 × 18 cm, noir et blanc

[BD] Le Roman de Jésus, de Jean-Charles Kraehn (Glénat)

Couverture Le Roman de Jésus Jean-Charles Kraehn Glénat [BD] Le Roman de Jésus, de Jean-Charles Kraehn (Glénat)

Galilée, sous domination romaine. La naissance de Yeshua déshonore sa mère et le village de Nazareth, et l’enfant grandit avec un père inconnu, dans une région instable où l’on lapide encore. À l’âge où les hommes de sa condition se marient, il choisit l’errance, croise des philosophes, des astrologues et des médecins, de l’Égypte à Antioche, puis rentre en Judée pour enseigner et guérir. Jean-Charles Kraehn signe seul le scénario et le dessin de ce one-shot de 360 pages, mis en couleurs par Patricia Jambers, que Glénat publie hors collection le 30 septembre 2026. Le Roman de Jésus s’arrête au moment où Yeshua de Nazareth devient une figure publique et entre dans l’Histoire.

Planche intérieure Le Roman de Jésus Jean-Charles Kraehn Glénat

Le Roman de Jésus : une vie entière en un seul volume

Trois cent soixante pages d’une traite, sans découpage en tomes, pour couvrir une existence complète. Kraehn raconte la vie entière, en commençant par ce dont les Évangiles ne disent presque rien. L’enfance à Nazareth, les années de route vers l’Égypte et Antioche, la rencontre avec le cousin Johanan le Baptiseur : l’album investit les zones laissées vides par les textes, et réserve à la prédication, aux disciples et à la confrontation avec Rome la dernière partie du parcours. Le format donne la place de raconter tout cela sans se limiter aux scènes attendues, et Glénat le publie hors collection, classé à la fois en BD historique et en roman graphique.

Le parti pris de Jean-Charles Kraehn : l’homme derrière le mythe

Le programme est annoncé sans détour : chercher l’homme derrière le mythe, restituer une figure ancrée dans son époque plutôt que la silhouette façonnée par deux mille ans de récits. Le mot « roman », dans le titre, assume la part de fiction qui va avec. Kraehn s’appuie sur la reconstitution historique, sur ce que l’on sait de la Galilée du Ier siècle, de l’occupation romaine, des tensions entre pouvoir religieux et pouvoir politique, et il traite l’attente messianique comme un fait de société daté. L’album raconte la trajectoire d’un homme dans une province occupée, sans lecture de foi, et se lit que l’on soit croyant ou non.

Planche intérieure Le Roman de Jésus Jean-Charles Kraehn Glénat

Le dessin de Jean-Charles Kraehn et les couleurs de Patricia Jambers

Kraehn dessine dans un réalisme franco-belge classique, trait fin et encrage net, sans effet de matière ni recherche de stylisation. La mise en page est dense et régulière, avec beaucoup de cases par page, ce qui convient à un récit tenu sur la longueur et laisse peu de place aux effets d’ampleur. L’expression passe surtout par les visages, très joués. Le lettrage distingue nettement les récitatifs, en cursive penchée, des dialogues en romaine.

Patricia Jambers tient une dominante d’ocres, de sable et d’olive, peu saturée, relevée de bleus poussiéreux, et bascule vers un gris-bleu pour les séquences nocturnes. Le parti pris sert la reconstitution et donne au livre une lumière de plein soleil convaincante. Le revers est l’étroitesse de la gamme : sur 360 pages, cette sobriété expose à l’uniformité.

Faut-il lire Le Roman de Jésus ? 360 pages à 35 euros

L’objet est un album cartonné de 360 pages, 216 × 295 mm, vendu 35 euros, avec une édition numérique à 24,99 euros. Le prix est élevé pour une bande dessinée et reste cohérent rapporté à la pagination : à ce volume, on est plus près du roman graphique que de l’album de série, et l’achat se raisonne comme celui d’un livre. La proposition s’adresse d’abord aux lecteurs de BD historique documentée et à ceux qu’intéresse la période, croyants ou non. Elle demande en contrepartie un vrai engagement de lecture.

À lire aussi sur Publik’Art : Moïse – Tome 1, Le Roi David et Les Explorateurs de la Bible, trois autres albums Glénat tirés des textes bibliques.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Le Roman de Jésus Jean-Charles Kraehn Glénat

L’homme derrière le mythe, une fresque magistrale revisitant la vie d’un homme qui marqua l’Humanité. Que savons-nous de la figure de Jésus, de cette silhouette façonnée par deux mille ans de récits et de croyances ? Et si derrière le mythe, une réinterprétation historique nous dévoilait enfin la vie d’un homme ancré dans son époque ? Ce voyage commence dans la Galilée écrasée par Rome où la naissance de Yeshua déshonore sa mère et son village de Nazareth. Yeshua grandit avec un poids – celui d’avoir un père inconnu – et montre très jeune un appétit pour les Écritures Sacrés et un esprit vif. Il est vite confronté à l’injustice des hommes dans une région instable, aux lapidations et à la violence. Et à l’âge où les hommes se marient, il choisit l’errance. Sur les routes, il rencontre des philosophes, des astrologues, des médecins… De l’Égypte à Antioche, il débat, observe et découvre une autre vision du monde. Quand il rentre en Judée, il ressent l’appel qu’il redoutait tant : celui d’enseigner et de guérir. Sa rencontre avec son cousin Johanan le Baptiseur sera décisive. L’un comme l’autre savent que l’époque s’essouffle et que le peuple attend un « guide ». Grâce à sa parole, Yeshua rassemble les foules et tandis que ses disciples propagent son message certains voient en lui un prophète, un maître et peut-être davantage. Mais son influence inquiète. Des rumeurs agitent une région prête à s’embraser. Confronté à la politique romaine et aux luttes de pouvoir religieuses, Yeshua de Nazareth va bientôt embrasser son destin et entrer dans l’Histoire, sous un nom qui traversera les siècles, celui de Jésus.

De sa jeunesse, dont on sait très peu de choses, jusqu’au moment où l’histoire bascule et où naît la figure du Messie, Jean-Charles Kraehn et la coloriste Patricia Jambers nous entraînent sur les traces d’un homme qui défiait les puissants par la seule force de sa parole… Avec un souffle romanesque et une volonté de reconstitution historique, l’auteur nous dévoile une fresque documentée, accessible et immersive au dessin réaliste qui nous emporte dès les premières pages. Une œuvre sensible et humaniste qui revisite la vie d’un homme qui marqua l’Humanité.

📚 Fiche éditeur

Scénario Jean-Charles Kraehn
Dessin Jean-Charles Kraehn
Couleurs Patricia Jambers
Éditeur Glénat BD — hors collection
Date de sortie 30 septembre 2026
Prix 35,00 €
EAN 9782344046197
Pagination 360 pages
Format Album cartonné, 216 × 295 mm, couleurs

[COMICS] Le Dernier Pilote, de Sean Murphy (Astrolabe)

Couverture Le Dernier Pilote Sean Murphy Astrolabe [COMICS] Le Dernier Pilote, de Sean Murphy (Astrolabe)

Une seconde guerre civile s’est jouée en ligne, à coups d’algorithmes et d’intelligence artificielle, et l’Amérique en est ressortie avec de nouveaux rois, les barons de l’argent. Les riches vivent dans les villes, les pauvres sont repoussés dans le désert, et le GRID, réseau de transport automatisé, s’apprête à décider seul de qui circule. Clutch est le dernier à savoir conduire une voiture analogique, donc le dernier à pouvoir échapper à la surveillance. Sean Murphy écrit et dessine Le Dernier Pilote, mis en couleurs par Simon Gough : un récit complet de 136 pages qui ouvre la collection Elysium des éditions Astrolabe le 25 septembre 2026.

Le GRID, les barons de l’argent et l’Amérique du Dernier Pilote

L’album commence par le monde avant les personnages. Une guerre civile a été menée en ligne, avec peu de sang versé, et la fracture du pays a ensuite été récupérée par les plus puissants. Le GRID en est le résultat concret : un réseau qui gère toute la circulation.

Dans cette Amérique, les véhicules s’appellent des pods, la police roule elle aussi en pods et le maintien de l’ordre revient aux machines. Les agents eux-mêmes n’ont plus vraiment la main, le GRID décide à leur place.

Planche intérieure Le Dernier Pilote Sean Murphy Astrolabe

Clutch, Cuda et le marché de Kowalski

Clutch est un ancien pilote, une survivance dans un pays qui a effacé son métier. Sa petite-fille Cuda a besoin d’une greffe, et le cœur qui la sauverait est entre les mains de Kowalski, baron du crime local, qui met un prix dessus : une dernière course. Le récit tient sur ce compte à rebours et sur une voiture que personne d’autre ne sait conduire.

Le Dernier Pilote s’intéresse surtout à ce que la conduite représentait. Boîte automatique, direction assistée, guidage, puis conduite déléguée : le confort a retiré la main du volant par étapes, et l’album interroge ce qu’une liberté conditionnée par le progrès technique laisse derrière elle.

Le dessin de Sean Murphy et le format à l’italienne

L’album est à l’italienne, près de trente centimètres de large pour moins de vingt de haut, et le découpage en tient compte. Les planches sont construites en bandes horizontales qui occupent toute la largeur, avec parfois une seule image par page. Ce choix convient bien aux scènes de route et de poursuite, qui sont lisibles et rapides.

Le trait est épais et nerveux, avec des hachures qui structurent les carrosseries autant que les visages. Les couleurs de Simon Gough tiennent sur deux registres, l’ocre et le brun brûlé des villes et du désert, le noir profond des scènes de nuit, le rouge étant réservé aux mots qui comptent dans les cartouches. Les voitures sont dessinées avec un soin que les décors secondaires n’ont pas toujours.

Planche intérieure Le Dernier Pilote Sean Murphy Astrolabe

Ce que vaut Le Dernier Pilote

Le postulat n’a rien de neuf : une dystopie où la machine a pris le volant, un vieux briscard, une enfant malade, un truand qui propose un marché. Les noms ne cherchent pas davantage la finesse, Clutch et Cuda venant tous deux du vocabulaire automobile. L’album ne fait pas semblant du contraire, et il y gagne une vitesse d’exécution : en cinq pages le monde est posé, le pilote identifié, le compte à rebours lancé.

Reste que le livre repose sur son dessin plus que sur son intrigue, et qu’un lecteur indifférent aux voitures y verra surtout une course-poursuite bien découpée. Pour qui suit le trait de Sean Murphy, le format à l’italienne fait une bonne partie du travail. Récit complet, 136 pages, 25 €.

À lire aussi sur Publik’Art : [COMICS] Rick Grimes 2000, de Robert Kirkman & Ryan Ottley (Delcourt) et [COMICS] Batman Silence 2 – Intégrale, de Jeph Loeb & Jim Lee (Urban Comics).

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Le Dernier Pilote Sean Murphy Astrolabe

Il fut un temps où les routes n’étaient pas juste la distance entre deux points. Un temps où praticité, surveillance et sécurité ne faisaient pas loi. Dans un monde dominé par l’intelligence artificielle, Clutch est une relique vivante. Dernier pilote capable de conduire une voiture analogique, il est aussi le seul à pouvoir échapper aux systèmes de surveillance. Un talent qui attire l’attention de Kowalski, baron du crime local. Celui-ci lui propose un marché : une ultime course qui pourrait sauver sa petite fille Cuda d’une mort précoce.

📚 Fiche éditeur

Scénario et dessin Sean Murphy
Couleurs Simon Gough
Éditeur Astrolabe, collection Elysium
Date de sortie 25 septembre 2026
Prix 25,00 €
EAN 9782488807005
Pagination 136 pages
Format Album cartonné à l’italienne, 29,6 × 19,5 cm, couleurs

[JEUNESSE] Aux douceurs enchantées – Intégrale 1 (tomes 1 à 3), d’Aurélie Gerlach & Maud Begon (Gallimard Jeunesse)

Couverture Aux douceurs enchantées Intégrale 1 Gerlach Begon Gallimard Jeunesse [JEUNESSE] Aux douceurs enchantées – Intégrale 1 (tomes 1 à 3), d’Aurélie Gerlach & Maud Begon (Gallimard Jeunesse)

Aux douceurs enchantées, la série qu’Aurélie Gerlach et Maud Begon ont tenue pendant quatre ans dans la Série Cadet, s’est achevée cet été avec son septième tome. Gallimard Jeunesse en propose la suite logique : une intégrale reliée qui reprend les trois premiers titres — Les sablés de métamorphose, Dragées dragon et Le gâteau miroir —, avec trois recettes détaillées en fin d’ouvrage. Cent quatre-vingt-douze pages, dès 8 ans, en librairie le 1er octobre 2026.

Aux douceurs enchantées : Candy Ladouceur et Pistachio Cabosse

Le monde tient en une idée que les enfants comprennent immédiatement : il existe des pâtissiens, à la fois pâtissiers et magiciens, dont les gâteaux ensorcellent ceux qui les mangent. Deux familles se partagent ce savoir et se détestent depuis deux cent cinquante ans — les Ladouceur, à qui appartient Candy, et les Cabosse, du côté desquels se tient Pistachio.

Chaque tome tourne autour d’une préparation et de ses conséquences, ce qui donne à la série une mécanique très régulière : une recette, un effet, un dérapage, une réparation. Les trois premiers volumes installent ce fonctionnement, présentent les deux maisons et rapprochent les deux enfants malgré l’inimitié de leurs familles.

Couverture Aux douceurs enchantées 1 Les sablés de métamorphose Gerlach Begon Gallimard Jeunesse

Une écriture calibrée pour les premières lectures autonomes

Gerlach écrit court et dialogué. Les chapitres sont brefs, les phrases simples sans être pauvres, et le vocabulaire de la pâtisserie fournit une réserve de mots concrets qui fait une bonne part du charme. C’est de la lecture accompagnée qui bascule vite en lecture autonome, et le découpage du texte est pensé pour cela.

L’intégrale a un revers. Un volume de soixante-quatre pages est un objectif atteignable pour un enfant qui commence à lire seul. Cent quatre-vingt-douze pages d’un seul tenant demandent plus, et le lecteur de huit ans à qui l’on destine l’ouvrage pourra trouver l’objet intimidant. La régularité de la formule, très efficace à raison d’un tome à la fois, se voit aussi davantage quand on lit les trois à la suite.

Les illustrations de Maud Begon

Le dessin de Maud Begon occupe une vraie place dans la page. Il cerne les ouvertures de chapitre, occupe les marges, s’installe en pleine page quand la scène le demande, et sert de respiration dans le flux de lecture.

Son trait est rond, souple, avec des visages très expressifs qui fonctionnent aussi bien sur les enfants que sur les adultes de l’histoire. Les pâtisseries sont traitées avec le même soin que les personnages. La fabrication de l’intégrale — couverture cartonnée, jaspage, fer à dorer — met en valeur cet ensemble et fait de l’objet un très bon cadeau.

Couverture Aux douceurs enchantées 3 Le gâteau miroir Gerlach Begon Gallimard Jeunesse

Faut-il lire Aux douceurs enchantées – Intégrale 1 ?

Oui, pour un enfant de huit à dix ans qui ne connaît pas la série : c’est une entrée complète dans un univers cohérent, avec un objet soigné et trois recettes qui prolongent la lecture hors du livre. Oui également comme cadeau, la fabrication y invite. Non si les trois premiers volumes sont déjà à la maison : l’intégrale reprend les mêmes histoires, et chaque tome avait déjà sa recette. À 16,90 € pour trois titres vendus 7,90 € pièce, l’opération reste avantageuse.

📖 Résumé de l’éditeur

Couverture Aux douceurs enchantées Intégrale 1 Gerlach Begon Gallimard Jeunesse

Bienvenue dans le monde enchanté des pâtissiens Ladouceur et des chocolatiers maléfiques Cabosse, deux familles qui, depuis 250 ans, se vouent une haine tenace. Beaucoup de sucre, de la farine à gogo, du chocolat très noir, le tout agrémenté d’un soupçon de magie. On retrouve avec plaisir Candy Ladouceur, Pistachio Cabosse et les secrets de leurs familles ennemies dans les trois premiers volumes de la série :
– Les sablés de métamorphose
– Dragées dragon
– Le gâteau miroir

📚 Fiche éditeur

Texte Aurélie Gerlach
Illustrations Maud Begon
Éditeur Gallimard Jeunesse, Série Cadet
Date de sortie 1er octobre 2026
Prix 16,90 €
EAN 9782075244428
Pagination 192 pages
Format Relié cartonné, jaspage et fer à dorer, 150 × 195 mm
Âge Dès 8 ans
Contenu Tomes 1 à 3 de la série, avec trois recettes détaillées en fin d’ouvrage

« Remember Me », ou la photographie à l’épreuve de l’oubli

"Remember Me", ou la photographie à l’épreuve de l’oubli
Raymond Depardon, Cosne-Cours-sur-Loire, Nièvre, 2009, tirage argentico-numérique couleur, 54 × 67,5 cm (sans cadre). © Raymond Depardon / Magnum Photos. Pinault Collection.

« Remember Me », ou la photographie à l’épreuve de l’oubli

À la Bourse de Commerce, la Collection Pinault célèbre les deux siècles de la photographie à travers une vaste constellation d’images, des pionniers du XIXe siècle aux artistes contemporains.

Plus de 700 œuvres, plus de 70 artistes, une histoire sans chronologie où les visages, les corps et les paysages tentent d’arracher quelques lambeaux d’éternité à la fuite du temps.

Avec « Remember Me », la photographie ne se contente plus de témoigner du monde : elle implore de ne pas en disparaître. La mélancolie s’invite dans cet impératif emprunté à Barbara Kruger.

« Remember Me » (Souviens-toi de moi). Trois mots donc comme une injonction, une prière ou une menace. Dans les vitrines de la Bourse de Commerce et au cœur de sa Rotonde, l’artiste américaine fait résonner cette supplique avec une acuité particulière.

Se souvenir, mais de quoi ? Des êtres disparus, des beautés condamnées, des mondes engloutis ou de cette réalité fuyante que la photographie s’obstine à retenir alors même qu’elle en signe la disparition ? L’image, ici, n’est jamais tout à fait innocente. Elle est une trace, une empreinte, parfois un tombeau.

À l’heure où les images prolifèrent jusqu’à l’épuisement du regard, où les photographies se consomment à la vitesse d’un pouce glissant sur un écran, cette exposition prend le risque salutaire de ralentir le temps.

La Collection Pinault déploie un panorama foisonnant de la photographie, des expérimentations originelles aux métamorphoses contemporaines du médium.

Le parti pris est celui d’une circulation libre, affranchie de la chronologie, qui préfère les correspondances aux démonstrations savantes.

Les époques se télescopent, les styles se confrontent, les images se répondent à distance. Une histoire de la photographie qui refuse le confort du manuel pour privilégier l’incertitude du regard.

Et c’est justement dans cette confrontation des images que « Remember Me » trouve sa raison d’être : moins raconter une histoire linéaire que faire surgir, entre deux photographies séparées par un siècle, une étrange familiarité, une résonance secrète.

Irving Penn, l’art souverain de la présence

Dans l’univers d’Irving Penn, le studio devient une scène dépouillée où le moindre geste, la moindre inflexion d’un visage, la plus infime irrégularité d’une silhouette prennent une importance souveraine.

La photographie de mode, débarrassée de ses séductions superficielles, s’y élève au rang d’un art de la présence.

Les corps sont sculptés par la lumière, les visages semblent retenir leur souffle, les étoffes acquièrent la densité d’une matière presque abstraite. Rien n’est laissé au hasard, mais cette maîtrise ne condamne jamais l’image à la froideur.

Elle lui confère au contraire une intensité silencieuse, une manière de suspendre le temps avant que tout ne recommence à fuir.

Face à cette précision presque chirurgicale, Raymond Depardon oppose une autre manière de regarder. La France qu’il photographie n’est ni un décor de carte postale ni une abstraction nationale.

C’est un territoire de visages, de routes, de campagnes, de villes et de vies ordinaires. L’œil du photographe s’attarde sur ce que le spectaculaire abandonne au bord du chemin.

Avec cette patience qui n’exclut jamais l’ironie, Depardon saisit les mutations d’un pays, ses permanences, ses contradictions, ses solitudes. Là où Penn compose, Depardon arpente. L’un cisèle la présence, l’autre recueille les traces. Deux façons de résister à l’effacement.

De Man Ray à Cindy Sherman, l’image dans tous ses états

La photographie ne saurait pourtant se réduire à cette noble mission de conservation. Elle est aussi une fabrique d’illusions, un théâtre de l’identité, une machine à dérégler le réel. Man Ray le savait mieux que quiconque, lui qui n’a cessé de faire vaciller les frontières entre photographie, peinture et expérimentation surréaliste.

Son travail rappelle que l’image ne révèle pas nécessairement ce qu’elle montre. Elle peut aussi défaire les apparences, saboter les évidences, ouvrir des brèches dans la perception.

Cette liberté trouve un prolongement singulier chez Cindy Sherman, dont les métamorphoses interrogent la fabrication des identités et les rôles que la société distribue aux individus.

Le visage devient masque, le corps un territoire de fiction, le portrait une scène où se négocient les rapports entre apparence et vérité. Loin d’être un miroir docile, la photographie se fait alors instrument critique. Elle ne fixe plus seulement les êtres : elle révèle les mécanismes qui les fabriquent. D’autres présences viennent troubler cette histoire.

Richard Avedon, avec son sens aigu de la dramaturgie du portrait, transforme la confrontation entre le sujet et l’objectif en un face-à-face sans échappatoire.

Les images d’August Sander, saisissant les figures sociales dans leur diversité, entrent en résonance avec les relectures de Sherrie Levine, qui déplacent les questions d’auteur, d’originalité et de reproduction.

Le passé ne se contente plus d’être exposé : il est réinterrogé, parfois contesté, toujours susceptible de changer de sens. De Dorothea Lange à Francesca Woodman, de Lee Miller à Wolfgang Tillmans, la photographie se révèle ainsi plurielle, contradictoire, irréductible à une définition unique.

Elle documente, fantasme, archive, met en scène, dénonce ou se retourne contre ses propres conventions. Sa puissance tient précisément à cette instabilité. Une photographie n’est jamais seulement ce qu’elle donne à voir. Elle est aussi ce qu’elle soustrait, ce qu’elle laisse hors champ, ce qu’elle abandonne à l’imagination du spectateur.

Le mérite de « Remember Me » est de faire de cette diversité une expérience plutôt qu’une simple démonstration patrimoniale. La Bourse de Commerce, avec son architecture circulaire et ses espaces ouverts, offre à cette traversée un écrin où les images peuvent se répondre sans être enfermées dans une histoire trop sagement ordonnée.

La photographie y apparaît comme un art profondément contemporain, non parce qu’elle serait devenue le langage privilégié de notre époque, mais parce qu’elle concentre les contradictions de notre rapport au monde : désir de tout conserver, incapacité à tout retenir, fascination pour les apparences, peur de leur disparition.

L’exposition ne désigne pas seulement le désir des images de survivre. Elle révèle leur inquiétude fondamentale. Être photographié, c’est déjà se confronter au temps, à ce qui s’éloigne, à ce qui ne reviendra pas. Chaque image porte en elle la promesse d’une présence et la certitude d’une absence.

Deux siècles après ses premières conquêtes, la photographie continue donc de nous tendre ce miroir paradoxal : elle conserve le monde en attestant qu’il nous échappe.

Et si ces images nous demandent de nous souvenir, c’est peut-être moins pour leur assurer l’éternité que pour nous rappeler notre propre finitude. C’est la capture du temps qui passe, et notre obstination dérisoire à lui résister.

 Date : jusqu’au 18 janvier 2017 – Lieu : Bourse de Commerce Pinault Collection (Paris)

La curieuse histoire des mots (Casterman)

La curieuse histoire des mots (Casterman)

La curieuse histoire des mots est un livre écrit par Sébastien Grimaud et illustré par Joseph Falzon, publié aux éditions Casterman. Sébastien Grimaud est notamment connu grâce à son compte sur les réseaux sociaux, Étymocurieux, consacré à l’origine et à l’histoire des mots. Joseph Falzon apporte au livre ses illustrations et ses dessins humoristiques.

Cet ouvrage est une bande dessinée documentaire qui nous invite à découvrir l’histoire des mots que nous utilisons tous les jours. Son objectif est de nous montrer que les mots ne sont pas apparus par hasard : ils ont des origines, ils ont évolué au fil du temps et ils ont parfois voyagé d’une langue à une autre.

Le livre aborde différents thèmes, comme le langage, la mort, les loisirs, les animaux, la religion et l’art. Il associe des explications historiques et linguistiques à des illustrations amusantes. Cette présentation rend l’étymologie, c’est-à-dire l’étude de l’origine des mots et de leur évolution, plus facile à comprendre et plus agréable à découvrir.

Un exemple intéressant est celui du mot « thé ». En français, nous utilisons ce mot pour désigner une boisson, mais son histoire nous emmène jusqu’en Chine. Selon les régions chinoises et les routes commerciales empruntées, différentes formes du nom de cette boisson se sont diffusées dans le monde. La forme proche de « te » a notamment donné le français « thé », l’anglais « tea » et le néerlandais « thee ». Cet exemple montre que les mots voyagent avec les échanges commerciaux et les rencontres entre les peuples.

Un autre exemple est celui du mot « foyer ». Aujourd’hui, ce mot peut désigner une maison, une famille ou encore un lieu où des personnes se retrouvent. Pourtant, il est historiquement lié au feu et à l’endroit où celui-ci brûlait dans une habitation. Le mot a donc progressivement pris plusieurs sens, tout en conservant un lien avec l’idée de la maison et de la vie familiale.

Ce livre nous apprend également que les mots sont liés à l’histoire des sociétés. Certains viennent du latin ou du grec ancien, tandis que d’autres ont été empruntés à des langues étrangères. Leur évolution témoigne des échanges culturels, des inventions et des changements de la vie quotidienne.

Publik’Art a été captivé par ces découvertes de l’origine des mots car il permet d’apprendre des choses sur la langue française sans avoir l’impression de suivre un cours. Les illustrations et l’humour rendent les explications plus vivantes et peuvent aider à retenir les informations. Il donne aussi envie de s’interroger sur les mots que nous employons naturellement, sans toujours connaître leur origine.

La curieuse histoire des mots est un ouvrage à la fois instructif, ludique et accessible. Il nous montre que les mots ont une histoire aussi riche que celle des hommes et qu’un mot très courant peut cacher une origine surprenante. C’est une lecture qui permet d’enrichir sa culture générale et de porter un regard nouveau sur notre langue. Une très belle idée de cadeau de Noël, de 12 à 99 ans !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Septembre 2026

Auteur : Sébastien Grimaud

Illustrateur : Joseph Falzon

Editeur : Casterman

Prix : 19 €

A LIRE