Accueil Blog Page 250

La tour 2 contrôle infernale, un film d’Eric Judor

La tour 2 contrôle infernale
La Tour 2 Contrôle Infernale : Photo Eric Judor, Ramzy Bedia © Légende Distribution

La tour 2 contrôle infernale, un film d’Eric Judor

Nous vous parlions de la vidéo de l’avant-première de La tour 2 contrôle infernale où Eric & Ramzy ont enflammé la salle, à Montpellier ; aujourd’hui on revient sur le film.

Quatorze ans après La Tour Montparnasse Infernale, le duo d’humoristes Eric & Ramzy fait son grand retour en mode « gros relous super-gogols ». Une gogole attitude revendiquée par les artistes qui ont largement participé à l’écriture du film La tour 2 contrôle infernale. Eric Judor en est d’ailleurs le réalisateur en titre. Mais s’il porte le numéro 2, le film est en fait un prequel où les vitriers de la tour Montparnasse sont remplacés par leurs pères.

[U]n film inégal qui ne trouve pas son rythme.

Ces derniers comptaient parmi l’élite des pilotes de l’air avant qu’un accident de centrifugeuse ne réduise leurs neurones à néant. C’est dans un aéroport que les deux compères sont reclassés en tant que bagagistes à Orly Ouest. Nous sommes en 1981 et des terroristes vont prendre le contrôle de l’aéroport en détournant les avions de ligne du périmètre grâce à une nouvelle technologie : l’informatique. Evidemment, les petits bagagistes écervelés vont donner du fil à retordre à l’équipe de bras cassés en faction. La tour 2 contrôle infernale prend vite des allures de course-poursuite farfelue pendant de longues minutes où les gags se succèdent avec plus ou moins de réussite mais toujours dans une grande « gogolerie ».

La tour 2 contrôle infernale est un film inégal qui ne trouve pas son rythme. Malgré de bonnes idées et quelques sketchs amusants, l’histoire ne parvient pas à décoller.Le rythme n’est malheureusement pas au rendez-vous. Le film s’attache plus à parodier les classiques du genre comme 58 minutes pour vivre où Bruce Willis se trouvait dans la même situation (comme la tour Montparnasse infernale qui était une parodie de Piège de Cristal). On s’enracine dans un schéma scénaristique très « sixième degré » qui manque d’une vraie dynamique du rire. Certains passages poussent toutefois la logique à l’extrême (notamment à grand renfort d’hémoglobine) mais ils sont trop rares.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La tour 2 contrôle infernale

Octobre 1981.
Ernest Krakenkrick et Bachir Bouzouk sont deux brillants pilotes de l’armée française. Suite à une malencontreuse erreur au cours d’un test de centrifugeuse, ils perdent une partie de leur potentiel intellectuel. L’armée voulant les garder dans l’aviation, on leur trouve un poste de bagagistes à Orly Ouest. Et là …
La genèse des aventures de nos deux laveurs de carreaux de La Tour Montparnasse Infernale.

Sortie : le 10 février 2016
Durée : 1h28
Réalisateurs : Eric Judor
Avec :  Eric Judor, Ramzy Bedia, Marina Foïs, Philippe Katerine
Genre : Comédie

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le Cabaret des ombres, tome 1 : une BD de Régis Hautière et Arnaud Poitevin (Rue de Sèvres)


Le Cabaret des ombresLe Cabaret des ombres, tome 1 : une BD de Régis Hautière et Arnaud Poitevin (Rue de Sèvres)

Le cabaret des ombres est une bande-dessinée loufoque et surréaliste au cœur du monde du cirque, des inventions et des hommes de foire. Le titre ne ment pas, vous êtes plongés dès les premières lignes dans une aventure extraordinaire. Et c’est peut-être sur ce point que l’on se perd un peu au fil des bulles. Le scénario est intéressant, mais un peu trop extravagant. Christophe Bouchard et Arnaud Poitevin, quant à eux, nous font partager leur monde merveilleux avec des dessins très réussis, à la fois très enfantins et détaillés.
L’histoire du Cabaret de Ombres est celle d’une troupe de saltimbanques qui se sont vus proposés la mission de récupérer une invention volée au Professeur Victor Pipolet par Victor Stingler, richissime homme d’affaires. Tout l’enjeu est de sauver le monde !
En conclusion, Le cabaret des ombres est une bande-dessinée surprenante par cet excès d’extravagance ! Vous serez prévenus !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Qu’ils soient hercule de foire, homme volant, lanceur de couteaux ou lycanthrope, les membres de la joyeuse troupe du Cabaret des Ombres ont tous un talent certain… pour le trucage et l’illusion. Hélas, à l’heure où le Tout-Paris ne jure plus que par le cinématographe, leurs tours de passe-passe ne suffisent plus pour émouvoir les foules. Aussi, quand l’inénarrable professeur Pipolet leur propose de sauver le monde, ils se disent que le moment est venu pour eux de se montrer vraiment… spectaculaires.

Date de parution : le 20 janvier 2016
Scénariste(s) : Régis Hautière
Dessinateur(s) : Arnaud Poitevin et Christophe Bouchard (couleurs)
Genre : Humour, loufoque
Editeur : Rue de Sèvres
Prix : 14 € (54 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

 

Deadpool, le film régressif de Tim Miller

Deadpool
Deadpool : Photo Ryan Reynolds, ©Twentieth Century Fox

Deadpool, le film régressif de Tim Miller

Deadpool débarque sur les écrans avec son costume rouge sang et ses répliques qui tuent. Il fanfaronne non stop dans une farandole de sauts périlleux et de gunfights meurtriers. Ca tire dans tous les sens, ça dézingue… pendant 2 heures. Répétitif ? Oui, un peu. Les fans de la BD retrouveront l’impertinence du héros et son langage fleuri. L’esprit super héros est quelque peu égratigné par ce lone wolf en quête de vengeance. Le sort du monde n’est pas à l’ordre du jour. La salle se gausse en continu dans un esprit de légèreté assumée. Il faut juste être prévenu. Le film est violent et vulgaire. C’est la mode…

Wade Wilson est un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Il enquille les missions et rencontre la belle Vanessa pour une existence de volupté. Quand il apprend qu’un cancer incurable se propage dans son corps, il ose l’opération de la dernière chance pour devenir un mutant indestructible. Défiguré par le responsable de sa transformation, il décide de se venger avec fracas.

Deadpool est un vrai moment de vacuité revendiquée.

Deadpool est un vrai moment de vacuité revendiquée. Les réparties fusent, les références s’accumulent, les « crampes » font la loi. Anti-héros assumé, Deadpool ne sert pas la justice mais sa propre cause. Les dégâts collatéraux sont quantité négligeable et les morts s’accumulent dans une sarabande de blagues graveleuses. Ryan Reynolds semble beaucoup s’amuser dans ce rôle inconséquent et scatologique. Les fans se plieront en 4 devant des boutades pipi caca… Séance de détente dans un univers Marvel toujours trop sérieux avec ses luttes planétaires. Les amis du Professeur Xavier débarquent, Colossus et Negasonic Teenage Warhead jouent les utilités, participant allègrement à la distribution de tatannes. Deadpool est comme une sucrerie, il apporte du réconfort mais il fait mal aux dents.

L’univers Marvel regorge de héros mythiques mais compte très peu de vilains petits canards. Loin de l’image héroïque généralement associée aux braves super héros combattant les mutants scélérats, Deadpool se positionne en lone wolf solitaire aux méthodes assez particulières. Forcément sommaires et expéditives. La BD ravit les fans amateurs de trash, le film leur en mettra plein les yeux. Le scénario pêche par une facilité confondante. Le premier degré fait la loi et la subtilité est restée au vestiaire. Et comme le héros est aussi indestructible que le méchant Francis, la distribution de coups dure aussi longtemps que le combat final de Man of Steel. Avec là aussi un dernier coup de pistolet aussi complaisant que l’étranglement de Superman sur Zod. Tout ça pour ça…

La grande différence entre Deadpool et ses amis mutants tient dans la trashitude assumée des situations et des dialogues. Les personnages multiplient les mots d’humour sous la ceinture et s’invectivent constamment à grands coups de Ass / Fuck / Butt / Bottom et j’en passe. Les 5 premières minutes sont surprenantes, le ton est aux insultes continues. A la longue, la lassitude pointe… Quant à la violence visible et exacerbée, Kick Ass est déjà passé par là, pas vraiment d’originalité dans ces images de cerveaux qui giclent et de geysers de sang. Les effets spéciaux auront du mal à aller beaucoup plus loin. Le fond vert règne sous ces images de porte-avions qui s’effondre. C’était impressionnant il y a 10 ans, un scénario plus profond fait maintenant la différence.

Pas beaucoup de profondeur dans ce moment de récréation régressive et addictive. Le contrat est rempli niveau coups dans la face. Mais ce Deadpool n’est pas vraiment la révolution attendue. Il aurait fallu payer un meilleur scénariste que ça…

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Deadpool

Deadpool, est l’anti-héros le plus atypique de l’univers Marvel. A l’origine, il s’appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d’un humour noir survolté, Deadpool va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie.

Date de sortie: le 10 février 2016
Durée : 01h49
Réalisateur : Tim Miller
Avec : Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein

 

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Je suis top ! Liberté, égalité, parité : une BD de Blandine Métayer, Véronique Grisseaux et Sandrine Revel (Delcourt)

Je suis top ! Liberté, égalité, paritéJe suis top ! Liberté, égalité, parité : une BD de Blandine Métayer, Véronique Grisseaux  et Sandrine Revel (Delcourt)

Moi qui ne connaissais pas la pièce de Blandine Métayer Je suis top, cette adaptation en bande-dessinée est un véritable coup de cœur.
La collaboration entre Blandine Métayer, Véronique Grisseaux et Sandrine Revel pour les dessins sonne très bien. J’ai souri, j’ai ri, je me suis reconnue dans la vie de cette femme carriériste, qui vit ce que beaucoup d’autres ont dû subir au cours de leur existence, car c’est un vrai problème sociétal qui est en marche. Aujourd’hui, la femme travaille, elle fait des études, elle souhaite s’épanouir et elle dirige des hommes. Elle doit tout assumer : être mère, être maîtresse de maison, être une épouse et ne surtout pas montrer tout le reste lorsqu’elle est au travail. Pas toujours évident ! Le personnage de Catherine va l’apprendre à ses dépends.
« Je suis top ! » n’est pas qu’un message féministe où seules les femmes se reconnaîtront. Je pense que cette clairvoyance s’adresse à tous, pour qu’enfin les choses avancent. A lire d’urgence !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Catherine a brillamment réussi ses études et veut mener de front vie professionnelle et vie familiale. Elle raconte ses déboires pour arriver au sommet grâce à sa force de travail et sa ténacité tout en subissant un machisme ordinaire. Du poste d’assistante aux photocopies à top manager, il lui a fallu contourner des embûches. Notamment sur les inégalités vives qui perdurent entre hommes et femmes.

Date de parution : le 10 février 2015
Scénariste(s) : Blandine Métayer, Véronique Grisseaux
Dessinateur(s) : Sandrine Revel
Genre : Humour
Editeur : Delcourt
Prix : 15,95 € (96 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Free Love, un film de Peter Sollett

Free Love
Free Love : Photo Ellen Page, Julianne Moore, © Lionsgate

Free Love, un film de Peter Sollett

Julianne Moore creuse le sillon de la fin de vie. Après un Still Alice lacrymal et implacable, elle remet le couvert dans Free Love dans un contexte de lutte pour l’égalité de droits entre hétéros et homos. Librement adapté d’une histoire vraie, Free love la met en couple avec Ellen Page. Les sentiments sont simples et directs, pas de manichéisme ou d’outrance dans ce couple confronté à l’imminence de la mort et de la séparation. Un film poignant qui touche au coeur.

Il y a des actrices invariablement impeccables à l’écran, toujours justes, toujours parfaites.Kate Winslet, Meryl Streep et Julianne Moore forment un trio d’interprètes habitées par leurs rôles et complètement impliquées dans leurs personnages. Depuis Magnolia, Boogie Nights ou The Big Lebowski, Julianne Moore est devenue une figure incontournable du cinéma contemporain, fort justement récompensée par un Oscar pour sa prestation dans Still Alice. Les persifleurs souligneront une certaine complaisance dans l’accumulation de rôles lacrymaux, mais les apparitions dansHunger Games ou Maps to the stars montrent bien que son ambition artistique est vivante et intacte. A l’instar d’un Fassbender évoluant aussi bien dans X-Men que dans Steve Jobs ou MacBeth, Julianne multiplie avec bonheur les casquettes sans perdre sa crédibilité.

En plus d’un film sur l’égalité des droits, Free Love est surtout un manifeste anti-tabac assez convainquant.

Julianne et la très rare Ellen Page forment à l’écran un couple qui s’accommode des petits désagréments de la vie à 2. Sans revendiquer quoique ce soit, elles se créent un petit cocon protecteur. Rassurant pour la flic Moore, rassérénant pour la jeune Page. Le réalisateur Peter Sollett insiste un poil trop sur la propension de Julianne à allumer une clope à tout bout de champs. En plus d’un film sur l’égalité des droits, Free Love est surtout un manifeste anti-tabac assez convainquant. Peut être un peu trop appuyé. Le cancer de stade 4 ne laisse que peu d’espoir de rémission. Et les premières 40 minutes se changent en une course contre la montre. Car le PACS local appelé « partenariat » ne permet pas la réversion de la pension de la défunte à la survivante. Un couple hétéro le peut facilement, pas un couple gay. Ce qui pose un problème quand la survivante n’a pas un revenu suffisant pour vivre.

Commence alors une lutte que la mourante peine à mener, ce sont d’autres personnes qui la soutiennent et la poussent. Et dans les rôles des soutiens, Steve Carell et Michael Shannon touchent au sublime. Le premier est un contestataire juif homo grande gueule complètement captivant. Dans un rôle similaire même si moins central que dans The Big Short, il creuse le sillon de compositions dramatiques tout aussi convaincantes que ses prestations comiques. Michael Shannon est d’une sobriété totale, il économise ses sourires et bouscule l’hypocrisie d’une population opposée à l’égalité. Sans acrimonie mais juste conservatrice. Les membres du jury ne veulent pas que les choses changent, certains comportements à la limite de l’homophobie soulignent les rancoeurs sournoises. Shannon se dresse contre la rumeur silencieuse et c’est beau.

L’issue du film est connue dès le départ. La lutte aboutit à la reconnaissance de la différence, qui n’en est pas une. Les images de fin font défiler les portraits du vrai couple et c’est avec émotion que se clôture le film. Parce que le combat de Stacie Andree et Laurel Hester n’a rien d’iconoclaste ou de choquant. Il semble juste, tout simplement.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Free Love

Années 2000. Laurel, est une brillante inspecteur du New Jersey. Sa vie bascule le jour où elle rencontre la jeune Stacie. Leur nouvelle vie s’effondre quand Laurel découvre qu’elle est atteinte d’un cancer en phase terminale. Laurel a un dernier souhait : elle veut que sa pension revienne à la femme qu’elle aime, mais la hiérarchie policière refuse catégoriquement. Laurel et Stacie vont se battre jusqu’au bout pour faire triompher leurs droits.

Date de sortie: le 10 février 2016
Durée : 01h44
Réalisateur : Peter Sollett
Avec : Julianne Moore, Ellen Page, Michael Shannon, Steve Carell

 

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Argentina, un film documentaire de Carlos Saura

©Epicentre Films
©Epicentre Films

Argentina, un film documentaire de Carlos Saura

Carlos Saura réalise, avec Argentina, un très beau documentaire sur l’Argentine, sa musique, ses chants et ses danses. On va voyager à travers ce beau pays, mais uniquement à travers sa musique. On ne verra rien du pays. On voyage par l’esprit !

C’est un peu comme si on assistait à un ballet composé lui-même de multiples ballets.

On découvre la musique des différentes régions d’Argentine, sur une seule scène dont le décor sera différent en fonction des régions.

Un film qui ressemble à tous les chefs-d’œuvre de Carlos Saura.

« L’action se situe dans les diverses régions composant l’Argentine, qui forment à leur tour une carte musicale variée comme le carnavalito, la zamba, la chacarera, la copla, le chamamé, la tonada », explique Carlos Saura sur Allociné.

Très belle musique, très belles chansons et bien sûr, excellents danseurs ! Le tout avec des costumes très gais et colorés. Mais on sent beaucoup de souffrances chez les chanteurs. Leurs paroles reflètent leur dur passé. Même la musique est mélancolique.

Argentina, un film qui ressemble à tous les chefs-d’œuvre de Carlos Saura. Un moment magique qui se vit avec tous ses sens !

A voir et à écouter sans modération !

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


Argentina, un film documentaire de Carlos SauraDe la Pampa aux Andes, de l’univers des indiens Mapuche á celui des villageois qui chantent leur nostalgie dans les cafés, du monde des Gauchos à celui des grandes villes d’aujourd’hui… ARGENTINA nous propose un voyage musical et sensoriel dans l’espace et le temps composé des chants, des danses et des couleurs qui font toute l’âme de l’Argentine. .

Sortie : le 30 décembre 2015
Durée : 1h27
Réalisateur : Carlos Saura
Avec :  Chaqueño Palavecino, Soledad Pastorutti, Jairo
Genre : Documentaire

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Ancien malade des hôpitaux de Paris, de Daniel Pennac, à Saint Gratien

Ancien malade des hôpitaux de Paris

Ancien malade des hôpitaux de Paris, de Daniel Pennac

Baptisée monologue gesticulatoire par Daniel Pennac, la nouvelle Ancien malade des hôpitaux de Paris est une pantomime verbale qui va comme un gant de chirurgien au talent protéiforme d’Olivier Saladin, ex-complice des Deschiens et des Deschamps, qui s’empare avec brio de ce conte médical délirant, le vendredi 12 février à 21h au Théâtre Jean Marais à Saint Gratien.

En attendant Bojangles, un livre de Olivier Bourdeaut (Finitude)

Olivier Bourdeaut

 

En attendant Bojangles, un livre de Olivier Bourdeaut 

Olivier Bourdeaut écrit son premier roman avec En attendant Bojangles. Et dès les premières lignes, ce premier roman devient une révélation. Il était évident que la plume de Olivier Bourdeaut devait s’exprimer. Quel délice ! Quelle finesse ! Quel talent ! Quelle envolée ! Un conte ? Une fable ? Une prouesse, assurément ! Une jolie façon d’aborder le thème de la folie.

On rit, on chante, on danse, on aime, et on pleure aussi.

Olivier Bourdeaut nous conte une histoire à la fois très banale et très originale. L’histoire d’une famille décrite par le jeune fils. On reconnaît une écriture enfantine, des réflexions d’enfant face au monde des grands, monde souvent incompréhensible pour lui. Ses parents représentent pour lui le monde adulte, ses vrais repères, même s’ils sont « décalés ». Ses parents s’aiment, vraiment beaucoup. Ils ne sont pas comme tout le monde. Surtout sa maman. Mais je ne veux rien vous dévoiler du livre qui en perdrait tout son sel.

Le père intervient régulièrement tout au long du livre, écriture en italique. Quel délicieux mélange de réflexions, d’analyses, de générations. Et toujours avec une écriture fine, légère, presque volante comme leurs danses sans fin en écoutant Bojangles, de Nina Simone. L’enfant nous décrit sa vie de tous les jours, de tous les soirs, avec ses parents, pas comme les autres. C’est la joie, la gaieté, l’Amour qui règne chez eux. Jusqu’au jour où…

Longtemps avant d’écrire ce premier roman, l’auteur, Olivier Bourdeaut, 35 ans, a fait de multiples petits boulots mais son véritable désir était d’écrire ! On ne peut que l’en remercier et l’en féliciter ! Avec lui, on rit, on chante, on danse, on aime, et on pleure aussi. C’est sûr, on va entendre parler de lui ! Déjà son livre, à peine sorti, a un succès colossal ! D’après L’Obs,  le livre a déjà été acheté par dix éditeurs étrangers ! La 4ème de couverture donne le ton : drôle, presque même hilarant, un peu fantasque et aussi beaucoup d’amour même si on apprend qu’un jour les limites seront dépassées…

Le mélange rire-amour-joie-tristesse-mélancolie-folie et peut-être drame ne peut que nous attirer. Une histoire d’amour belle et folle comme on les aime ! On ne regrette qu’une chose : que le livre ne soit pas plus long !

Alors, franchement, foncez acheter ce livre qui vous réservera de doux moments. A la dernière page, on est triste de quitter cette famille où l’amour était le sens de leur vie, même si totalement fou. Et surtout ne prêtez pas le livre d’Olivier si vous voulez qu’il vive de son art !

Nous attendons déjà avec impatience son second roman !

Extrait : P44 :

– Pauline, où sont mes espadrilles ?
Et Maman répondait :
– A la poubelle, Georges ! C’est encore là qu’elles vous vont le mieux !
Et Maman lui lançait :
– Georges, n’oubliez pas votre bêtise, on en a toujours besoin !
Et mon père répondait :
– Ne vous en faites pas, Hortense, j’ai toujours un double sur moi !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

En attendant Bojangles, un livre de Olivier Bourdeaut

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.

Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours.

Date de parution : janvier 2016
Auteur : Olivier Bourdeaut
Editeur : Finitude
Prix : 15,50 € (160 pages)
Acheter sur : Amazon

Les Vieux Fourneaux, tome 3 : une BD de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet (Dargaud)

Les Vieux Fourneaux tome 3

Les Vieux Fourneaux, tome 3 : une BD de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet (Dargaud)

Décidément, ce troisième opus des Vieux Fourneaux est encore une franche réussite. On y retrouve notre troupe de « petits vieux » toujours aussi déjantés, aux tirades acerbes dont le scénariste Wilfrid Lupano a le secret et qui donnent tout son charme aux Vieux Fourneaux.
Cette fois-ci, Pierrot fait de la résistance avec son comité de lutte contre les pesticides, en décidant de répandre du miel sur les membres d’un des plus grands groupes en produits chimiques. Manque de pot, il s’est fait arrêté avec sa copine Fanfan qui a du subir une évaluation psychiatrique.
Sophie, la petite fille, tente tant bien que mal, de démêler le vrai du faux sur une sombre affaire de tracteur et de fête du village qu’aurait provoqué Berthe. En effet, elle a pour habitude d’acheter ses œufs chez elle, mais elle n’arrive pas à comprendre pourquoi tout son entourage la déteste.
Il y a aussi Mimile qui s’est noyé dans une bassine d’eau froide un soir d’inondation, et qui a une dent plantée dans le crâne depuis des années. Cette dent, elle appartient à son copain l’australien qui s’est fait découpé par un requin et qui vient lui rendre visite pour se remémorer leurs anciennes aventures et évoquer un ancien trésor enfoui.
Enfin voilà, c’est cela Les vieux fourneaux, des histoires de villageois, des commérages de vieux qui ont tout vécu et que l’on aime écouter/lire avec le sourire aux lèvres. Tout est plus simple avec l’âge, plus de tabou, pas de crainte et on aime cela.
Les dessins de Paul Cauuet sont toujours aussi plaisants et la colorisation très réussie. On ne se demande plus qu’une chose : à quand l’adaptation au cinéma !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Après deux albums en 2014, voici le troisième tome, très attendu, des Vieux Fourneaux ! Lupano et Cauuet se penchent cette fois sur le cas de Mimile, qui a passé sa vie à bourlinguer dans le Pacifique, entre bourre-pifs, rugby et amitiés au long court. Pirate un jour, pirate toujours ! En parallèle : Pierrot et son collectif « Ni Yeux Ni Maître » jouent les abeilles tueuses, et Sophie apprend qu’à la campagne, on ne prend pas ses oeufs de poule chez les vieilles chouettes. Bref, les « vieux fourneaux » sont de retour, pétant la forme !

Date de parution : le 13 novembre 2015
Auteurs : Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet (dessin)
Editeur : Dargaud
Prix : 11,99 € (64 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Traces : un show spectaculaire et poétique

TRACES

Traces : haute voltige et belles surprises

Une des plus fameuses compagnies de cirque du monde revient à Paris avec le phénomène Traces, consacré parmi les 10 meilleurs spectacles par le TIME en 2011. En 10 ans de succès à travers le monde, Traces a visité 200 villes dans 25 pays et a été acclamé par près d’un million de spectateurs. Dans le cadre de cette tournée triomphale, Traces revient à Paris le temps de nous présenter leur cocktail vitaminé d’acrobaties, poétique. Au programme : haute voltige et belles surprises vous attendent.

Dates : Jusqu’au 23 avril
Lieu : Bobino (Paris)
Avec : les 7 doigts de la main

Traces est un spectacle acrobatique bien loin des cirques traditionnels. Ici, pas de costumes à paillettes ni de décor ostentatoire. Les 7 doigts de la main (le nom du collectif d’artistes acteurs et créateurs du spectacle) expriment avec leurs corps une multitude d’émotions et jouent de performances totalement éclectiques.

Ils sont tour à tour jongleurs, voltigeurs, chanteurs ou acrobates

Ils sont tour à tour jongleurs, voltigeurs, chanteurs ou acrobates, font de la danse écossaise et du cerceau sur les Dropkick Murphys. Les 7 doigts de la main (Kevin Beverley, Lucas Boutin, Anne-Marie Godin, Kai Johnson-Peady, Yann Leblanc, Harley Mcleish et Enmeng Song) sont multinationaux : ils viennent de Chine, du Canada, de France ou des Etats-Unis, et ce mélange des cultures leur donne de l’éclat. Au-delà de leurs performances absolument brillantes et du modernisme avéré de leur spectacle, ils offrent à leur public un vraiment moment d’humanité et de passion. Chacun des artistes va aussi raconter sa propre histoire, quelques bribes de son passé et de sa vie. Ce côté storytelling, un choix de mise en scène audacieux pour un tableau qui aurait pu être de l’ordre du déjà-vu, donne à ce spectacle une dimension singulière. Spectaculaire et poétique à la fois, c’est un beau mélange des genres qui fonctionne bien.

Traces, ce n’est pas que du cirque et de la haute voltige, c’est aussi une jolie histoire qu’on a envie d’entendre et de raconter.

Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda

Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
©Gaumont Distribution

Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda

 

Mamoru Hosoda invente pour nous deux mondes : celui des Bêtes et celui des humains. Le garçon et la Bête est l’histoire d’un jeune garçon qui va se faire « adopter » par une Bête et va ainsi entrer dans le monde des Bêtes. Mamoru Hosoda a une imagination débordante ! Cette histoire est très belle, empreinte de morale et de poésie. Elle est surtout écrite avec le cœur !

Qu’il est bon de voir un film pour enfant aussi intelligent qui emballera toute la famille !

Les dessins sont sublimes, les couleurs aussi. Le scénario est très original et petits et grands se régaleront ! Qu’il est bon de voir un film pour enfant aussi intelligent qui emballera toute la famille ! Attention, ce film n’est pas destiné aux tout petits, mais plutôt à partir d’une dizaine d’années.

L’histoire est simple mais débordante d’imagination. On dit que Mamoru Hosoda s’est inspiré de légendes japonaises. Un enfant perd sa maman et ne sait pas où est son père. Il est donc orphelin. Pour échapper au sort que lui réserve les humains, il se cache et se retrouve, par hasard, dans le monde des Bêtes. Là il deviendra le disciple de la Bête Kumatetsu, un ours géant. Kumatetsu va baptiser l’enfant Kyuta, et lui inculquer toutes les valeurs indispensables à la vie, comme un père le ferait pour son fils.

Sans donner de leçon de morale, Le garçon et la bête montre l’important dans la vie : avoir du cœur. Tout dans le film nous incite à devenir bon, fort, et en harmonie avec son prochain. Les valeurs de l’éducation sont toutes réunies : respect, obéissance, travail, partage, amitié, amour, le tout entouré de beaucoup de poésie et d’humour. Qu’il est bon de voir un beau film où les bons sentiments priment sur la violence. Mais on aura aussi de l’action, et pas toujours bienveillante, des effets spéciaux qui vont plaire aux enfants. On aura peur, et on rira ! Un savant mélange qui a plu à Publik’Art !

Un joli programme sur une belle musique et avec des dessins remarquables ! L’animation est parfaite ! C’est un film dont on peut parler en famille, avec ses enfants, pendant longtemps. Une véritable réussite !

 

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le garçon et la bête, un film de Mamoru HosodaShibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes… C’est l’histoire d’un garçon solitaire et d’une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d’une aventure qui dépasse l’imaginaire…

Sortie : le 13 janvier 2016
Durée : 1h58
Réalisateur : Mamoru Hosoda
Avec : Koji Yakusho, Aoi Miyazaki, Shôta Sometani
Genre : Animation, aventure

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Vidéos : Joséphine s’arrondit, le Latte chaud aussi et Marilou fête son anniversaire à Lyon

Vidéos : Joséphine s’arrondit, le Latte chaud aussi et Marilou fête son anniversaire à Lyon

Ce n’est un secret pour personne, on a adoré Joséphine s’arrondit, le premier film de la très talentueuse Marilou Berry. Avec une sortie nationale prévue mercredi 10 février, la tournée de l’équipe du film n’a pas cessé de s’intensifier ces derniers jours. Vous pouvez d’ailleurs gagner des places pour le film en jouant à notre concours. En parallèle, Joséphine (Marilou Berry) et sa meilleure amie (Sarah Suco) ont consulté le collectif de youtubeuses du Latte Chaud pour une sorte de brainstorming autour de l’accouchement ou plus exactement une réunion de femmes enceintes hyper-anxiogènes ! Le résultat est cette petite vidéo très amusante !

Arrivée à Lyon, la réalisatrice et actrice a fêté la fin de la tournée provinciale en fanfare, en même temps que son anniversaire. Et elle partage ce moment avec nous dans cette vidéo :

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Joséphine s'arronditDepuis deux ans, Gilles (homme-parfait-non-fumeur-bon-cuisinier-qui aime-les-chats) et Joséphine (fille-attachiante-bordélique-mais-sympathique) s’aiment. Tout est parfait. Jusqu’à une nouvelle inattendue : ils seront bientôt trois. Ne pas devenir comme sa mère, garder son mec et devenir une adulte responsable, tout un tas d’épreuves que Joséphine va devoir affronter, avec Gilles… à leur manière.

Sortie : le 10 février 2016
Durée : 1h30
Réalisateur : Marilou Berry
Avec : Marilou Berry, Mehdi Nebbou, Medi Sadoun, Sarah Suco, Vanessa Guide et Cyril Gueï.

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Départ de Benjamin Millepied ou l’impossible mission

Départ de Benjamin Millepied où l'impossible mission

Départ de Benjamin Millepied ou l’impossible mission

Avec sa culture américaine, sa jeunesse, son goût affirmé pour l’ère numérique, son élan créatif, on appréciait la volonté réformatrice démontrée par Benjamin Millepied depuis son arrivée à la tête de la direction de la danse de l’Opéra de paris. Elle faisait souffler un vent nouveau et salutaire sur cette vieille et prestigieuse institution à travers de nombreux projets initiés.

C’est donc avec tristesse et un profond sentiment d’inachevé que nous avons appris la démission surprise de son poste où la lourdeur administrative et bureaucratique ne lui permettait pas de se consacrer pleinement à la création chorégraphique et par la même à atteindre les objectifs ambitieux qu’il s’était fixés.

Il est remplacé par Aurélie Dupont, ancienne danseuse étoile, à compter du 1 août 2016, et qui a fait ses adieux officiels à la scène le lundi 18 mai 2015 à l’issue de la représentation de L’Histoire de Manon de Kenneth MacMillan dans lequel elle interprétait le rôle-titre.

Publik’Art ne manquera pas de vous faire encore partager le travail de Benjamin Millepied pour cette saison et celle déjà bouclée de 2016/2017 dont il signe deux ballets.

Pour terminer, nous vous proposons d’écouter le portrait très complet que lui a consacré Elodie Forêt sur France Culture et dont nous partageons la pertinence.

Résultats concours : 10 places de concert gagnées pour The rebels of Tijuana, ce soir, à Paris


Résultats du concours :The rebels of Tijuana

Vous avez été très nombreux à participer au concours. Merci et bravo. Les 5 heureux gagnants de 2 places de concert sont les suivants :

Marc Pittino, Anastasia Goyer, Michel Campagnole, Sophie Jacquard et Pierre Le Fol

RV ce soir, à 19h à La Flèche d’Or ! Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Retour du Tartuffe de Luc Bondy ou l’imposture finement revisitée

Retour du Tartuffe
photo de répétition, janvier 2016 © Thierry Depagne

Retour du Tartuffe de Luc Bondy ou l’imposture finement revisitée

Le Théâtre de l’Odéon reprend, aux Ateliers Berthier, Tartuffe de Molière, mis en scène par Luc Bondy, son directeur disparu en novembre dernier. Si Micha Lescot revient dans le rôle-titre, la distribution est en partie renouvelée tandis que Marie-Louise Bischofberger et Vincent Huguet, collaborateurs de Luc Bondy, assurent la supervision artistique de cette reprise.

Luc Bondy avait crée ce Tartuffe après son adaptation en allemand à Vienne, et qu’il abordait pour sa présentation française en revenant à l’original comme une histoire de famille au bord de l’explosion où l’intrus se révèle l’élément révélateur et perturbateur du malaise qui y règne. Jubilatoire.

Et nous assistons à la fissure de ce socle fragile où le patriarche, Orgon, s’en remet à un homme providentiel jusqu’à en perdre tout discernement et où chacun des membres devient alors la cible collatérale se trouvant pris dans la tourmente de ses propres obsessions : la raison, la passion, le péché, la culpabilité, le désir, la jalousie.

La mise en scène affûtée de Luc Bondy qui offre un nouveau regard sur l’oeuvre donne toute sa mesure au questionnement soulevé par ce Tartuffe transposé au XXI siècle et à cette situation d’emprise qui voit un homme profiter de la fêlure d’un autre pour en abuser et le manipuler à sa guise. Portée par des acteurs aussi inventifs que captifs jusque dans leurs corps pleinement investis, elle cristallise les ressorts intimes et familiaux qui facilitent l’imposture.

[…] un nouveau regard sur l’œuvre […]

Le plateau s’ouvre sur un vaste intérieur à la beauté glaçante et troublante de Richard Peduzzi dont la hauteur des murs laissent entrevoir un couloir à l’étage avec des chambres et où défilent les personnages dans un instant de repli. Au sol, un damier noir et blanc qui parcourt une grande pièce centrale décorée de meubles de choix, de têtes de cerf, d’un crucifix, d’une vierge en céramique, et de lourds rideaux de velours qui tantôt s’ouvrent ou se ferment pour une redistribution de l’espace.

Retour du Tartuffe
Yasmine Nadifi, Micha Lescot, photo de répétition, 2014 © Thierry Depagne

Cette représentation clinique de la maison d’Orgon, lieu assiégé par le faux dévot Tartuffe, installe avec un seul regard tout l’enjeu dramatique des protagonistes et leur déséquilibre entre étrangeté et déraison.

[…] des scènes saisissantes aux images marquantes […]

Madame Pernelle (Christiane Cohendy), chapelet en main égrené, assène ses reproches à toute la maisonnée dont elle critique sans vergogne la vie dissolue, leur opposant la sage conduite de Tartuffe, homme bienfaiteur devant l’éternel qu’Orgon a recueilli chez lui. Convoitant la fortune, les biens, ainsi que la femme de son hôte, l’hypocrite imposteur réussit si bien à le manipuler qu’il se voit proposer d’épouser Mariane (Victoire Du Bois), la propre fille d’Orgon (Samuel Labarthe). Décidée à agir afin de prouver à son mari l’imposture du malotru, Elmire (Audrey Fleurot) le piège et le confond, mais entre temps ce dernier se sera déjà emparé de tous les biens d’Orgon et aura déjà assouvi presque tous ses vices.

De cette œuvre foisonnante, monument d’intelligence, dans la sagacité et la finesse de l’analyse des comportements humains, Luc Bondy se focalise sur le processus et les enjeux de la manipulation dont il met à jour à travers aussi les non-dits, l’état de frustration, d’aveuglement et de délitement de la famille qui a contribué à l’intrusion et au déploiement du corps étranger. Elle donne lieu à des scènes saisissantes aux images marquantes où chacun se débat face au trouble et à l’envoutement du prédateur.

Toute la distribution est au diapason où Micha Lescot notamment s’empare avec une aisance diabolique et inquiétante de son personnage trouble tandis qu’Audrey Fleurot se montre intense en femme à la fois forte et déstabilisée. Quant à Orgon (Samuel Labarthe), il est d’une présence désarmante entre l’affirmation de son statut de chef de famille et son aveuglement à son gourou sans oublier Chantal Neuwirth (Dorine) drôle et touchante.

Un drôle de clan pour une grande famille d’acteurs.

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dates : du 28 janvier au 25 mars 2016 l Lieu Aux ateliers Berthier (Paris)
Metteur en scène : Luc Bondy

Je suis mort mais j’ai des amis, un film déjanté des frères Malandrin (DVD)

Je suis mort mais j'ai des amis
Je suis mort mais j’ai des amis : Photo Bouli Lanners, Lyes Salem, Wim Willaert ©Happiness Distribution

Je suis mort mais j’ai des amis, un film déjanté des frères Malandrin

Guillaume et Stéphane Malandrin réalisent un film complètement déjanté avec Je suis mort mais j’ai des amis. Un film centré sur l’amitié, le rock avec notre fabuleux Bouli Lanners accompagné de Wim Willaert. Avec eux, on ne fait pas dans la dentelle…

L’histoire est abracadabrante mais somme toute vraisemblable. C’est l’histoire d’un groupe de rockers, pas tout jeune, qui vient de perdre leur meilleur ami, chanteur dans le groupe. Subitement. Et dès les premières minutes du film, on court à toute vitesse, en même temps qu’eux. Et derrière leur ami chanteur qui vient de mourir. Et que va-t-il se passer pour leur tournée prévue à Los Angeles ?

Le film est d’une originalité qui dépasse nos frontières !

Franchement, c’est un film complètement déjanté, avec une musique extra. On rit, on pleure, on se régale ! C’est un vrai groupe où l’amitié est au centre. Tout tourne autour de cette amitié. Indéfectible. Même s’ils sont tristes d’avoir perdu leur chanteur, ils sont d’une gaieté, d’une énergie débordante. Bouli Lanners est vrai, authentique, comme toujours, comme tous ceux du groupe. Exceptionnel ! Publik’Art l’avait rencontré lors de la présentation de son dernier film : Les premiers, les derniers. Dans la réalité, comme dans ses films, il reste le même : l’Unique Bouli que tout le monde adore, avec un humour décapant ! En rocker, sa folie, sa bonne humeur nous envoutent en même temps que sa musique !

Le film est d’une originalité qui dépasse nos frontières ! On se retrouve dans des endroits perdus au milieu de nulle part, à 1400 km de Montréal. Un road-movie à la Belge ! Ils pensaient tous très bien se connaître, mais avec la mort du chanteur, ils découvrent qu’ils ne connaissent qu’une face de leur ami. L’autre leur est restée cachée durant 5 ans. Comment est-ce possible ?

Je suis mort mais j’ai des amis, est un film qui fait du bien au moral ! De la première minute à la dernière. Sans se prendre la tête ! Ce n’est pas un film qui restera longtemps dans nos esprits, mais c’est un bon moment de détente. Il vient d’être nominé pour les César 2016 pour le Meilleur film étranger. On croise les doigts pour eux !

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Je suis mort mais j’ai des amis
Quatre rockers barbus, chevelus — et belges — enterrent le chanteur de leur groupe. Par amitié et pour se prouver que rien ne peut les arrêter, ils décident de partir en tournée à Los Angeles avec ses cendres. La veille du départ, un militaire moustachu se présente comme l’amant de leur ami. Leur voyage prend un tour pour le moins inattendu…

Sortie DVD : février 2016
Durée : 1h36
Réalisateur : Guillaume et Stéphane Malandrin
Avec : Bouli Lanners, Wim Willaert, Lyes Salem
Genre : Comédie

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Kiss me Kate : kitsch et Shakespeare au Théâtre du Chatelet

kissmekateKiss me Kate, la comédie musicale par excellence

Un célèbre metteur en scène engage son ex-femme, au fort tempérament, pour le rôle-titre de La Mégère apprivoisée. S’ensuivent des chassés croisés amoureux et d’amusantes péripéties, l’un des acteurs de la pièce étant notamment poursuivi pour dettes de jeu par des gangsters jusque sur scène… Dernier succès majeur de son compositeur et premier musical à avoir obtenu un Tony Award en 1949, dotée d’un livret shakespearien hilarant et d’une partition enlevée, Kiss Me, Kate (Embrasse moi, chérie) est la comédie musicale par excellence.

Dates :  Du 4 au 12 février
Lieu : Théâtre du Chatelet (Paris)
Auteur : Cole Porter
Avec : Christine BuffleDavid PittsingerFrancesca JacksonAlan Burkitt

Kiss me Kate, c’est d’abord du théâtre dans le théâtre. C’est l’histoire d’une troupe de comédiens qui veulent faire du Shakespeare en comédie musicale. C’est à leur version chantante de La Mégère Apprivoisée qu’on assiste, et dans laquelle Lilli (Christine Buffle) incarne Kate et Fred (David Pissinger) Petruccio.

Le deuxième acte rattrape à merveilles les longueurs de la première moitié du spectacle

Un tableau dans le tableau donc : les personnages jouent tous un double jeu. Fred, qui est aussi le metteur en scène de la « pièce dans la pièce », est l’ex mari de Lilli, qui doit jouer sa femme dans La Mégère Apprivoisée. Ils sont divorcés, mais doivent jouer ensemble : le comique de situation relève du vaudeville. Ces complexités de scénario et de mise en scène alourdissent légèrement le propos, et la première partie paraît longue. Heureusement, le deuxième acte, beaucoup plus dynamique avec ses Brush up your Shakespeare et ses jeux de claquettes rattrape à merveille les longueurs de la première moitié du spectacle.

Côté décor, on est au sommet du kitsch : on passe de Vérone à Padoue en Vespa, le tout sur des tableaux de cartons aux couleurs pastels. Il y a néanmoins de vraiment jolis tableaux : Where is the life that late i led ou encore le bal de fin et ses dorures, sont splendides.

Kiss me Kate est une comédie musicale qui remplit bien son rôle : faire rire et sourire.

Anomalisa, film de Charlie Kaufman et Duke Johnson

ANOMALISA
ANOMALISA – (L-R) David Thewlis voices Michael Stone and Tom Noonan voices Bella Amorosi in the animated stop-motion film, ANOMALISA, ©Paramount Pictures France

Anomalisa, film de Charlie Kaufman et Duke Johnson

Anomalisa est un véritable OVNI cinématographique. Des personnages en mousse sont filmés en stop motion, comme pour Wallace et Gromit. Avec Charlie Kaufman et Duke Johnson à la barre, le film vogue en pleines turpitudes, avançant au rythme de l’escargot au galop et perdant bon nombre de spectateurs en route. Le film se retrouve perdu dans la tempête intérieure du héros, manque de couler et se termine sur une pirouette. Le voyage en vaut-il la peine ?

Anomalisa ou la quadrature du cercle au carré

Le héros Michael Stone semble plongé dans d’insondables tourments intérieurs. En voyage d’affaires à Cleveland, il repense à une ancienne petite amie quittée brutalement 10 ans auparavant. Il la recontacte et la vexe maladroitement. Sa rencontre avec une auditrice d’une de ses prochaines conférences semble être un très bon moyen de repartir de zéro. Mais les idées se bousculent dans sa tête, sa confusion le paralyse, il s’effondre sur lui même.

Charlie Kaufman est un mystère. Chacun de ses films laisse perplexe, interpelle, ennuie ou fait jubiler. Ce qui est certain, c’est qu’il ne fait aucun effort pour aller vers le spectateur. Ce dernier doit se débrouiller et trouver son chemin comme un grand dans le labyrinthe intérieur de l’esprit de Kaufman. Quand il scénarise un film, ce n’est déjà pas simple, mais quand il est à la barre, c’est mission suicide. Les fans de films barrés se souviendront avec émotion des totales réussites qu’étaient Dans la peau de John Malkovitch, Eternal Sunshine of the Spotless Mind ou Confessions d’un homme dangereux. Dans les mains de respectivement Spike Jonze, Michel Gondry et George Clooney, les scénarios sont devenus de vraies pépites cinématographiques, de celles que l’on regarde indéfiniment en étant certain de pouvoir y ressentir de nouvelles émotions. Sans assurance d’éviter le possible naufrage comme pour les ratés Adaptation et Human Nature.

Anomalisa manque de tout ce qui peut composer un film. De rythme, de variété, de trame.

Le scénariste tordu se change en réalisateur et… il y a de quoi être perplexe. Anomalisa manque de tout ce qui peut composer un film. De rythme, de variété, de trame. La première heure est un calvaire que le dénouement sauve en partie. Sans avoir de réponses claires. Le héros est tourmenté – on le saura – il a des difficultés pour communiquer et exprimer son empathie, il fait des cauchemars comme expression de son mal être intérieur – pourquoi pas – il cherche de l’aide chez autrui en pure perte, admettons. Les personnages en mousse semblent cruellement humains, prêts à s’effondrer à chaque instant. C’est métaphorique. Michael Stone souffre d’une dépression carabinée que le poids des responsabilités professionnelles et parentales n’aide pas. Il a l’espoir de retrouver ses moyens… avec une éternelle déception à l’arrivée.

Charlie Kaufman est-il déprimant ? On pourrait le penser. Ses scénarios suivent une même piste, paranoïaque et remplie d’insécurité. On ne lui en voudrait pas de se renouveler un peu, histoire d’éviter la perpétuelle impasse à l’arrivée… Cet Anomalisa est-il un incontournable de la semaine ? Il y a de quoi en douter…

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

ANOMALISAMichael Stone, mari, père et auteur respecté de « Comment puis-je vous aider à les aider ? » est un homme sclérosé par la banalité de sa vie. Lors d’un voyage d’affaires à Cincinnati où il doit intervenir dans un congrès de professionnels des services clients, il entrevoit la possibilité d’échapper à son désespoir quand il rencontre Lisa, représentante de pâtisseries, qui pourrait être ou pas l’amour de sa vie…

Sortie : le 3 février 2016
Durée : 1h31
Réalisateur : Charlie Kaufman, Duke Johnson
Avec les voix de : David Thewlis, Jennifer Jason Leigh, Tom Noonan
Genre : Stop motion

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Répétition publique organisée par le CCN – Malandain Ballet Biarritz : Dantzaz Konpainia, le 9 février

Dantzaz Konpainia

La Compagnie Dantzaz Konpainia :

Une répétition publique va avoir lieu à La Gare du Midi, à Biarritz le 9 février et vous pourrez découvrir la Compagnie Dantzaz Konpainia.

Dans le cadre du projet euro-régional Ballet T, Dantzaz Konpainia présentera deux pièces chorégraphiques :

  • « Total Surrender », chorégraphie de Jorge Jauregi
    Cette pièce défend le pouvoir de communication du corps en mouvement et en même temps sa capacité à nous faire réfléchir sur nous -même.
  • « Inspiración », chorégraphie de Bertha Bermudez
    La recherche d’inspiration est le plus important dans le processus de création. Son secret se trouve en chacun de nous. Ce travail chorégraphique sera recentré sur la recherche d’inspiration pour créer une pièce de danse.

Entrée libre sur réservation : Tél. 05 59 24 67 19 (entrée par le haut de la Gare du Midi, rue François Mauriac)

[vc_text_separator title= »CLIP » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Sortie de l’album Chica Vampiro issu de la série culte TV

Chica Vampiro

Chica Vampiro

[vc_text_separator title= »CLIP » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Publik’Art est super content de vous annoncer la sortie de l’album « Chica Vampiro », tiré de la série TV culte du même nom qui cartonne depuis Septembre et que tout le monde connait ! Une musique entrainante, des chansons sur lesquelles petits et grands chantent, dansent ! Bref, la joie à la maison !
Chaque jour, Gulli diffuse les histoires d’amours et d’amitiés de Daisy, jeune et jolie vampire, sur fond de musique et de danse.
Avec ses records d’audience (500 000 téléspectateurs en moyenne, 6 millions de replays par mois,…), la série Chica Vampiro est un immense phénomène et est incontestablement la série du moment des enfants.

A noter que le Vampitour sera de passage en France du 18 au 28 Février, pour une tournée passant par 10 villes : Paris, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Bordeaux,…
Et ce n’est pas tout, le DVD de la série sera disponible dès le 3 Mai !

Alors que l’album sera disponible le 12 Février, celui-ci est porté par le clip de la série qui compte plus de 2 millions de vues :

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Sortie : le 12 février 2016
Tracklist : 14 titres
Label : Agence Rise Up

10ème édition du Festival International du Film Policier de Liège avec le concours : Carrefour des comédiens

Dans le cadre de la 10ème édition du Festival International Du Film Policier de Liège qui se déroulera du 14 au 17 avril 2016, le concours « Carrefour des Comédiens » sera de nouveau en place.

Il s’agit d’un concours destiné aux comédiens en herbe avec à la clé un cursus de 3 ans aux Cours Florent à Paris ou à Bruxelles pour le gagnant.

concours : Carrefour des comédiens

La Dream Team : bande annonce du film

La Dream Team : bande annonce du film

La Dream team est une comédie réalisée par Thomas Sorriaux (La Beuze, Les 11 commandements) avec un casting plutôt sympathique. On y retrouve Medi Sadoun dans le premier rôle (il joue aussi dans Joséphine s’arrondit) : un joueur de foot, attaquant du PSG qui se retrouve en convalescence dans sa campagne natale, chez son père qu’il ne supporte pas. Il donne ainsi la réplique à Gérard Depardieu.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La dream teamMaxime Belloc (Medi Sadoun) est un grand joueur de football, le meilleur buteur du championnat. Dans un geste de colère il se brise la jambe… Son agent (Chantal Lauby) le contraint de se mettre au «vert» le temps de sa convalescence chez son père (Gérard Depardieu) à qui il ne parle plus depuis 15 ans. Là-bas, à sa grande surprise, Maxime va redécouvrir le sens des valeurs… et de la famille !

Sortie : le 23 mars 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Thomas Sorriaux
Avec : Medi Sadoun, Gérard Depardieu, Chantal Lauby, Barbara Cabrita Avec Léa Lopez et la participation de Patrick Timsit
Genre : Comédie

Regarde les filles, une BD de François Bertin (Vraoum)

Regarde les fillesRegarde les filles, une BD de François Bertin (Vraoum)

Regarde les filles est une bande-dessinée tout en noir et blanc qui traite de la construction sexuelle d’un jeune garçon tout au long de sa croissance, François Bertin caché sous les traits d’Antoine. On y découvre, de manière assez décousue ses perversions et tentations. Le récit est parfois assez maladroit. On se perd dans les personnages que l’on différencie mal tant le dessin est très signé. On ne sait parfois plus qui est qui, ne distinguant plus le réel de l’imaginaire. Les attirances se succèdent, et il manque quelques liants entre chacune. On est intéressé par quelques conseils de dessins donnés au travers du récit lorsqu’Antoine apprend son futur métier de dessinateur ; mais là-aussi on en attendrait plus. François Bertin est donc un peu passé à côté d’une intrigue digne de ce nom dans Regarde les filles, et c’est pourquoi notre avis est si mitigé.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Une histoire simple et universelle, celle de la fascination de l’homme pour la femme. On la découvre à travers le parcours d’un jeune garçon destiné à devenir dessinateur, dans l’accomplissement de ce qui fera de lui un homme qui vit avec les femmes et non pour, ou contre elles. Réservé, observateur, on découvre par ses yeux les multiples incarnations de la femme : mère, soeur, amie, petite amie, amoureuse, confidente, traîtresse, idéal… Un récit de maturité et d’initiation, servi par un dessin magnifique, dont la lumineuse simplicité du trait bénéficie du contraste de masses noires profondes et envoutantes. Un très bel album poétique, graphique et parfois érotique…

Date de parution : le 27 janvier 2016
Auteur : François Bertin (scénario et dessin)
Genre : Auto-biographie poétique
Editeur : Vraoum
Prix : 20 € (224 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Steve Jobs, film fascinant de Danny Boyle

Steve Jobs
Steve Jobs : Photo Makenzie Moss, Michael Fassbender ©François Duhamel

Steve Jobs, film fascinant de Danny Boyle

Danny Boyle ressuscite Steve Jobs sous les traits de Michael Fassbender dans un biopic grisant. Hyper pointu et ultra scénarisé, ce Steve Jobs impressionne par sa maitrise du temps et de l’espace. Et comme chaque réplique vaut son pesant d’or, les 2 heures de film sont un enchantement et passent dans un souffle (coupé). La simplicité de l’intrigue tranche avec la profondeur des situations. Pas un seul mot ne semble être exprimé au hasard, tout l’édifice du film est d’une rigueur prodigieuse. Un vrai plaisir de cinéphile à voir plusieurs fois.

Danny Boyle ressuscite le gourou d’Apple dans un biopic forcément subjectif et romancé mais complètement fascinant. La ressemblance avec un des meilleurs films des 10 dernières années, The Social Network pour ne pas le nommer, est tout sauf fortuite. Même scénariste, même musique stressante pour accompagner des discussions à batons rompues, mêmes personnages psychopathes. Jesse Eisenberg parvenait à rendre fascinant Mark Zuckerberg, Michael Fassbender ne fait pas moins avec un Steve Jobs perché sur sa montagne. Ce ne sont plus les généraux ou les héros qui fascinent les foules, mais les grands capitaines d’industrie. A quand un biopic sur un PDG de grand groupe du CAC 40 ? Les discussions tournent autour de la technologie, des résultats financiers, de la famille et du caractère de cochon de Jobs. Avec toujours un peu plus de profondeur tandis que le temps passe.

Danny Boyle plante sa caméra à 3 moments clés de l’existence de Steve Jobs. En 1984 tandis que le Macintosh est en cours de lancement, en 1988 quand Steve Jobs s’est fait éjecter d’Apple et présente un ordinateur concurrent et en 1998 lors du retour de l’enfant chéri au bercail pour le lancement du révolutionnaire Imac. Dans une fine progression scénaristique, les réactions et obsessions du personnage sont disséquées et analysées au regard de ses échanges avec les mêmes interlocuteurs. Steve Wozniack sous les traits de Seth Rogen, Joanna Hoffman sous les traits de Kate Winslet, Jeff Daniels en John Sculley et Michael Stuhlbarg en Andy Hertzfeld. Nul doute que le contenu des discussions n’est pas forcément exact, mais leur embellissement sert le scénario autant que l’étude des personnages.

[Michael Fassbender] incarne le créateur d’Apple avec une force extraterrestre

Dirigiste, intransigeant, impatient, le film brosse un portrait de Jobs sans concessions. Les grandes lignes sont brossées avec rigueur sans que les foules n’apprennent rien de nouveau. Non, tout l’intérêt du film tient dans les petits détails qui donnent de l’épaisseur. Ainsi que Steve Jobs n’était pas un ingénieur ni un marqueteur mais un visionnaire et un leader avant tout. Sa passion immodérée pour Bob Dylan, son obsession des détails, son gout pour la ponctualité, ses talents pour le design, les situations se multiplient pour montrer et démontrer. Et comme le fil rouge du film tourne autour de cette fille non reconnue qu’il rejette et attire en même temps, le film semble nous faire entrer dans son esprit. Si les réparties cinglantes s’enchainent dans une cadence hypnotique, c’est avant tout la restitution des contextes et des situations qui font le sel du film.

Les acteurs livrent une prestation de très haut niveau. Michael Fassbender fait très vite oublier qu’il ressemble moins à Steve Jobs qu’Ashton Kutcher avant lui. L’intensité de son jeu fascine, il incarne le créateur d’Apple avec une force extraterrestre. Kate Winslet démontre une fois de plus son talent inné pour le cinéma, faible et forte à la fois, toujours impeccable. Seth Rogen surprend dans sa prestation très sobre et souvent drolatique. Jeff Daniels ressort une performante rappelant son rôle dans Seul sur Mars, sérieux. Le plateau est resserré, les personnages interviennent avant les prestations publiques de Jobs. Inlassablement, il doit expliquer, se répéter mais le film se construit comme une suite de cercles concentriques qui se referment inexorablement sur lui. Son personnage est de plus en plus cerné par les sollicitations et il doit se dévoiler toujours un peu plus pour continuer d’avancer. Jusqu’aux révélations finales, réconciliations et rapprochements. Malgré tous ses efforts pour rester à distance, ses position de père, de collaborateur et de personnage public le forcent à se découvrir.

Ce Steve Jobs est un grand moment de cinéma comme seul sait en produire le cinéma américain. Théâtre filmé à coups de grands moyens, de travellings fluides et d’effets passionnants, ce cinéma n’est pas le premier du monde pour rien. Les américains savent filer une histoire dans une pelote de soie tissée d’or. Le film est une pépite qui ne demande qu’à être découverte. Plusieurs fois…

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


Steve JobsDans les coulisses, quelques instants avant le lancement de trois produits emblématiques ayant ponctué la carrière de Steve Jobs, du Macintosh en 1984 à l’iMac en 1998, le film nous entraîne dans les rouages de la révolution numérique pour dresser un portrait intime de l’homme de génie qui y a tenu une place centrale.

Sortie : le 3 février 2016
Durée : 2h02
Réalisateur : Danny Boyle
Avec : Michael Fassbender, Kate Winslet, Seth Rogen
Genre : Biopic

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

L’Apocalypse selon Magda, une BD de Chloé Vollmer–Lo et Carole Maurel (Delcourt)

L’Apocalypse selon MagdaL’Apocalypse selon Magda, une BD de Chloé Vollmer–Lo et Carole Maurel (Delcourt)

Que feriez –vous si vous connaissiez la date de la fin du monde ? C’est ce à quoi les auteurs nous font réfléchir au travers du récit d’une jeune adolescente de 13 ans, Magda. Difficile de s’imaginer ce qu’une enfant peut penser lorsqu’elle sait quand elle va mourir. Et bien Chloé Vollmer-Lo nous livre ici sa version. Son héroïne voit sa vie se dissoudre petit à petit. Elle se dit que son temps étant compté, elle n’a plus d’interdit : sexe, alcool, fugue… Plus aucune limite, puisque de toute manière après il n’y aura plus rien. Mais cette quête d’expériences a forcément un revers. Le lecteur le sentira très vite arrivé, et c’est ce qui donne beaucoup de relief au récit, et aussi une bonne leçon de morale.
Les dessins et la couleur de Carole Maurel sont très agréables. Les tons de fin du monde sont bien présents. On attend l’apocalypse, mais elle sera là où l’on ne le pensera pas.
L’Apocalypse selon Magda est donc une bonne bande-dessinée, qui se lit facilement, mais qui manque toutefois un peu d’étoffe.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

L’apocalypse annoncée il y a un an n’aura finalement pas lieu ! Tandis que l’humanité tout entière célèbre la nouvelle, Magda, 14 ans, est dévastée. Pourquoi ? Pour le comprendre, il faut revenir en arrière, à ce jour où Magda décide qu’elle mourra sans regrets. D’amours maladroites en paradis artificiels, sous le compte à rebours des saisons, la jeune fille se découvre à elle-même, dans un monde d’adultes dépassés par les événements.

Date de parution : le 27 janvier 2016
Auteurs : Chloé Vollmer–Lo (scénario) et Carole Maurel (dessin)
Genre : Drame, fiction
Editeur : Delcourt
Prix : 22,95 € (192 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

A LIRE