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Les Saisons, un film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud

Les Saisons, un film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud
©Galatée Films/Eric Travers

Jacques Perrin et Jacques Cluzaud ont voulu à travers le film Les saisons, nous conter l’histoire de notre Nature depuis l’ère glacière jusqu’à aujourd’hui. Cela se passe en Europe et nous allons surtout observer les animaux sauvages, principalement les loups. D’ailleurs le film aurait pu s’intituler Nos loups plutôt que Les saisons.

Les photos sont sublimes, les animaux, approchés de très près, sont extraordinaires !

Les saisons est naturellement un très beau film, comme l’étaient Le peuple migrateur et Océans, deux films de Jacques Cluzaud. Les photos sont sublimes, les animaux, approchés de très près, sont extraordinaires ! Certaines scènes d’animaux nous font sourire, et même rire ! Car les animaux ont de l’humour ! Bien sûr, on a affaire à des animaux sauvages, donc attention aux âmes sensibles. Les bêtes se battent pour vivre, pour se nourrir. Ils tuent d’autres bêtes et de l’infiniment petit insecte au gigantesque ours brun, on découvre le monde sauvage animal dans toute sa splendeur. Et bien sûr, la chaine alimentaire… L’homme y a une très petite place jusqu’au jour, où il décide de se servir de la forêt pour ses propres besoins. Et les réalisateurs montrent les dégâts alors occasionnés par l’homme non seulement sur la flore, mais aussi sur la faune. On peut regretter ce ton moralisateur qu’emploie la voix off.

Je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de faire passer un message à nos jeunes générations. A force de ne montrer que les dégâts faits par l’homme, les jeunes vont porter un regard totalement critique à l’égard de l’homme qui est pourtant capable de très grandes choses ! Les chasseurs ne vont pas du tout aimer ce film !

Les saisons, un film à voir en famille mais pas avec de petits enfants, des images violentes de combat pouvant les choquer.

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Les Saisons, un film de Jacques Perrin et Jacques CluzaudAprès avoir parcouru le globe à tire d’ailes avec les oiseaux migrateurs et surfé dans tous les océans en compagnie des baleines et des raies mantas, Jacques Perrin et Jacques Cluzaud reviennent pour ce nouvel opus sur des terres plus familières. Ils nous convient à un formidable voyage à travers le temps pour redécouvrir ces territoires européens que nous partageons avec les animaux sauvages depuis la dernière ère glaciaire jusqu’à nos jours.L’hiver durait depuis 80 000 ans lorsque, en un temps très bref, une forêt immense recouvre tout le continent. Une nouvelle configuration planétaire et tout est bouleversé. Le cycle des saisons se met en place, le paysage se métamorphose, la faune et la flore évoluent. L’histoire commence… À un interminable âge de glace succède une forêt profonde et riche puis, sous l’impulsion d’hommes nouveaux, une campagne riante.Les Saisons est une épopée sensible et inédite qui relate la longue et tumultueuse histoire commune qui lie l’homme aux animaux.

Sortie : le 27 janvier 2016
Durée : 1h37
Réalisateur :  Jacques Perrin, Jacques Cluzaud
Genre : Documentaire

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Star Wars 8 : déjà un premier teaser de production !

Star wars 8

Star Wars 8 : déjà un premier teaser de production !

Le Septième volet de la saga Star Wars est encore à l’affiche que déjà le huitième épisode lance sa campagne de communication ! Star Wars 8 propose déjà un teaser de production, réalisé directement sur les lieux du tournage. Il faut dire que la franchise de Disney maîtrise à la perfection l’art du teasing et chaque vidéo, aussi infime soit-elle, est un événement ! On ne sait pas vous mais nous, rien qu’avec ça on est déjà tout excités (ce qui ne nous évitera pas une possible déception, hein, entendons-nous bien). Le film réalisé par Rian Johnson est attendu en salle en décembre 2017. On peut être certains que d’ici là, la force ne faiblira pas. On n’est pas prêt d’oublier ces grandes lettres jaunes sur fond noir. « Allo Star Wars 8 ? A vous les studios » :

La Vache, film irrésistible de Mohamed Hamidi

La Vache
La Vache : Photo Fatsah Bouyahmed – © Jean-Claude Lother

La Vache, film irrésistible de Mohamed Hamidi

La Vache sera le succès populaire du début de l’année 2016, c’est écrit et prévisible. La comédie de Mohamed Hamidi touche au coeur et déclenche d’immanquables crises de rire. L’histoire du petit paysan algérien monté à la capitale française avec sa vache Jacqueline brasse les thèmes contemporains avec bonheur et générosité. Il y a du Bourvil chez l’acteur Fatsah Bouyahmed. Sa candeur et son humilité aident le film à atteindre des sommets de drôlerie.

A force d’insistance, Fatah reçoit enfin une accréditation pour participer au Salon de l’Agriculture à Paris avec sa vache Jacqueline. Seul problème, il vit dans un petit village perdu au fin fond de l’Algérie. Tout le village se cotise pour lui payer le voyage en bateau pour traverser la Méditerranée, charge à lui de relier Paris à pied. Son voyage sera l’occasion de surprenantes rencontres qui le feront devenir une star des réseaux sociaux.

Cette vache vous fera fondre de plaisir.

Le précédent film de Mohamed Hamidi Né quelque part abordait avec délicatesse la question du fossé entre la France et l’Algérie. Les plus attentifs se souviendront de cette scène où un mouton est plaqué au sol par un personnage algérien. Les plus incollables n’ont pas oublié que ce personnage s’appelait Fatah et était déjà interprété par Fatsah Bouyahmed. Veste en jean, écharpe jaune, le personnage appelé à devenir un héros récurrent gagne sa place au premier rang et troque le mouton contre une vache Tarentaise brun clair. Objet de l’affection du paysan algérien, elle suit sans rechigner son maitre lunaire sur les routes de France. Fan de chansons françaises des années 80, il entonne du François Feldman et des chansons d’Images avec passion. il connait ses classiques sur le bout des doigts, faisant hurler de rire le public par son interprétation très bledar, l’accent en prime.

L’anonyme éleveur algérien gagne une notoriété inattendue tandis que des autochtones sympathisent avec cet hurluberlu sorti de nulle part. Ingénu et chaleureux, il aimante l’attention des gens qu’il rencontre. Un orchestre de bal, un comte désargenté et dépressif interprété par Lambert Wilson, un beau-frère aigri sous les traits de Jamel Debbouze, tous fondent devant ce personnage plus truculent qu’il n’y parait. Apparition de Jamel pas si fortuite que ça quand l’on sait que Fatsah et Jamel ont interprété d’irrésistibles duos comiques dans le Jamel Comedy Club. Une fraternité naturelle s’installe tout au long du périple, provoquant d’irrésistibles fous rires. Oubliez toute retenue, ce film choisit le ton du feel good movie pour divertir autant que toucher. Le naturel du paysan algérien désarme toutes les situations potentiellement compliquées dans une ode à la chaleur humaine.

Sortie le 17 février pour un film sans clinquant ni artifices au delà d’un casting de haut vol, réussi et enthousiasmant. Cette vache vous fera fondre de plaisir.

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La Vache Fatah, petit paysan Algérien n’a d’yeux que pour sa vache Jacqueline, qu’il rêve d’emmener à Paris, au salon de l’Agriculture. Lorsqu’il reçoit la précieuse invitation devant tout son village ébahi, lui qui n’a jamais quitté sa campagne, prend le bateau direction Marseille pour traverser toute la France à pied, direction Porte de Versailles. L’occasion pour Fatah et Jacqueline d’aller de rencontres en surprises et de vivre une aventure humaine faite de grands moments d’entraide et de fous rires. Un voyage inattendu et plein de tendresse dans la France d’aujourd’hui.

Sortie : le 17 février 2016
Durée : 1h31
Réalisateur : Mohamed Hamidi
Avec : Fatsah Bouyahmed, Lambert Wilson et Jamel Debbouze
Genre : Comédie

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Batman Vs Superman : la bande annonce finale dévoilée

Batman Vs Superman

Batman Vs Superman : la bande annonce finale dévoilée !

Nouvelle bande annonce pour Batman VS Superman qui se dévoile un peu plus encore dans des plans toujours aussi sombres. Le film réalisé par Zack Snyder (300, Watchmen, Sucker Punch, Man of steel) sortira le 23 mars 2016. Il porte à l’écran l’acteur Ben Affleck qui inaugure son costume de Batman et Henry Cavill (Man Of Steel) dans son rôle habituel de Superman (sans compter d’autres super-héros comme Wonder Woman interprétée par Gal Gadot).

Cette nouvelle bande annonce intervient alors qu’une rumeur court sur l’inquiétude de DC Comics à propos de l’accueil réservé au film. Les tout premiers spectateurs de Batman Vs Superman n’auraient pas réagi aussi bien que pouvaient l’espérer les studios de la Warner Bros ou de DC Comics. A suivre…

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Batman VS Superman : l'Aube de la JusticeEnfin, voir Batman et Superman s’affronter dans ‘Batman v Superman: l’Aube de la Justice’, une bataille épique qui changera leurs vies à tous les deux. Clark Kent ne fait pas confiance au mystérieux justicier masqué de Gotham. Bruce Wayne ne fait pas confiance à l’extraterrestre qui a presque détruit Metropolis. Et Lex Luthor, qui déteste Superman plus que n’importe qui, manipule les deux pour arriver à ses propres fins malhonnêtes. Choisissez votre camp : Man of Steel ou Dark Knight? Découvrez la réponse à l’éternelle question – qui gagnerait ? – dans ‘Batman v Superman: l’Aube de la Justice’.

Sortie : le 23 mars 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Zack Snyder
Avec : Ben Affleck, Henry Cavill, Amy Adams…

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From Hell, le monument de Alan Moore et Eddie Campbell (Delcourt)


From HellFrom Hell, le monument de Alan Moore et Eddie Campbell (Delcourt)

From Hell est un monument de la bande-dessinée. Publié en 10 volumes entre 1991 et 1996, From Hell est maintenant compilé dans un énorme volume de plus de 570 pages, annexes comprises. Monstrueux, impressionnant, érudit, l’ouvrage impressionne par sa foisonnante somme documentaire. Le mythe de Jack L’Eventreur est disséqué, examiné, analysé sous l’aune d’une thèse mélangeant conspiration maçonnique et instructions royales. Un grand moment de lecture savante entre thriller et peinture d’époque. L’acuité scénaristique d’Alan Moore est au diapason des dessins à l’encre de Chine d’Eddie Campbell, le mot d’ordre est à la précision et au réalisme. Une BD à déguster comme un plat 3 étoiles.

Le grand public connait surtout l’adaptation cinématographique des frères Hugues avec Johnny Depp dans le rôle de l’inspecteur Fred Abberline. Les réalisateurs prennent des libertés avec un Abberline opiomane et intuitif sur les traces du tueur de Whitechapel. Le film se plie aux contraintes du film grand public en s’expurgeant des détails savants qui font le sel de la BD. Les annexes de l’ouvrage ouvrent une large lucarne sur le prodigieux travail d’investigation d’Alan Moore. Architecture dionysiaque, rites maçonniques, histoire de Londres, récits mythologiques, Alan Moore accumule les détails fascinants dans une prodigieuse abondance. Plutôt que le mystère d’un tueur anonyme, le scénariste le désigne nommément et décrit ses manies par le détail, s’affranchissant de toute contrainte conventionnelle.

Loin de se rapprocher du roman policier à la Agatha Christie, Alan Moore se base sur la théorie du journaliste contemporain Stephen Knight présentée dans l’ouvrage Jack the Ripper : The Final Solution. Thèse à laquelle peu d’historiens souscrivent, Alan Moore lui-même mettant en doute la thèse de la conspiration maçonnique avec le soutien de la famille royale. Il y puise pourtant la trame de sa bande-dessinée avec deux héros qui gravitent indépendamment. D’un côté le médecin royal William Gull, obsédé par les signes mystiques que la société moderne tend à de plus en plus ignorer. Il n’applique les instructions royales que dans un dessein éminemment personnel. Car s’il faut dissimuler la naissance d’un enfant illégitime de la famille royale dont le père serait le prince Albert Victor, Gull agit avec une visée purement mystique. Son mode opératoire suit une doctrine ambitieuse et illuminée bien loin du concept de meurtres en série qui passionne les journaux et les foules.

[U]n ouvrage à déguster soir après soir pendant une durée indéfinie pour en saisir toutes les arcanes.

De l’autre côté, l’inspecteur Abberline réunit les indices le menant à un meurtrier consciencieux et connaisseur de l’anatomie humaine. Les prostituées sont soigneusement fractionnées, oeuvre impossible pour un simple tueur manique et sanguinaire. Les 2 personnages évoluent dans deux sphères autonomes qui se rencontreront lors du dénouement. Car Gull fait partie de la haute société victorienne ignorante de la misère du pauvre peuple tandis qu’Abberline bat tous les jours le pavé aux côtés de la lie de la société. Les points de vue opposés forment une critique à peine voilée par l’auteur de la société du XIXe siècle. La majorité des habitants devaient chaque jour trouver de quoi subvenir à leurs besoins immédiats, quitte à se prostituer. Le quartier le plus misérable était Whitechapel, terrain de jeu des gangs et scélérats sans vergogne. Un tableau peu ragoûtant d’une ville monde aux strates soigneusement cloisonnées.

Une des 10 BD les plus envoutantes de tous les temps ? Certains la trouveront trop complexe et fouillée. C’est un ouvrage à déguster soir après soir pendant une durée indéfinie pour en saisir toutes les arcanes.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Pour faire face à un chantage concernant la naissance d’un enfant né de l’union inavouable d’un petit-fils de la famille royale et d’une prostituée, la Reine Victoria dépèche son médecin, William Gull, afin de régler ce problème. Celui-ci, tout en suivant les ordres de la Reine, va néanmoins poursuivre ses propres plans. Les meurtres atroces qu’il va commettre à Whitechapel durant l’automne 1888 défrayeront la chronique? Le mystérieux assassin, surnommé Jack l’éventreur, ne sera jamais identifié par la police. Les crimes qu’il commet auront pour Gull/Jack l’éventreur une portée telle qu’ils provoqueront chez lui des visions terrifiantes d’un XXe siècle froid et inhumain?

Date de parution : le 10 octobre 2000
Scénariste(s) : Alan Moore
Dessinateur(s) : Eddie Campbell
Genre : Trhiller
Editeur : Delcourt
Prix : 49,95 €
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Ne bouge pas, un album jeunesse de Komako Sakaï et Hatsue Nakawaki (L’Ecole des loisirs)

Ne bouge pas

Ne bouge pas, un album jeunesse de Komako Sakaï et Hatsue Nakawaki

Komako Sakaï est née au japon et a, cette année, 50 ans. Elle illustre depuis des années des livres pour enfant. Et Ne bouge pas fait partie de sa collection, depuis 2006. Le texte a été écrit par Hatsue Nakawaki qui écrit depuis qu’elle est toute jeune et a remporté de nombreux prix, au Japon !

Ne bouge pas raconte l’histoire d’un enfant, qui peut aussi bien être une fille qu’un garçon, tout jeune, mais qui sait marcher. Il pourrait avoir 18 ou 24 mois. Il se promène dans un parc et rencontre différents petits animaux qu’il essaie d’attraper. Mais le papillon, comme le lézard ne se laisse pas attraper… Le texte est très court et très simple.

Les dessins sont très beaux, très proches de la réalité et tout petit enfant qui lira ce livre se reconnaitra ! Belles rencontres avec différents animaux et belle notion de liberté et d’autonomie ! Pas forcément besoin qu’un adulte lise le livre car les dessins sont suffisamment éloquents pour que l’enfant comprenne tout seul l’histoire qui se répète. La première édition cartonnée de ce livre vient de paraitre, en janvier 2016, à L’Ecole des loisirs adapté du japonais par Florence Seyvos.

Ne bouge pas, un livre à mettre entre les mains de nos tout petits, dès l’âge de un an ! Avec bonheur !

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Bonjour, joli papillon jaune. Mais où vas-tu ? Ne t’en va pas ! Viens pigeon ! Viens jouer avec moi… Attends! Ne bouge pas…
Bébé veut dire bonjour au papillon, au lézard, au pigeon, au chat, mais ils prennent tous la poudre d’escampette… Le miracle que réalise Komako Sakaï, c’est de montrer avec une grande simplicité les situations de la vie des tout-petits en laissant affleurer toute l’émotion qu’elles contiennent pour eux. Grâce à un dessin intimiste, d’une justesse sidérante, elle saisit l’instant : l’élan du désir, et le pincement de la déception aussitôt chassé par un nouveau désir.

Thèmes : Animaux et des hommes – Apprentissage de l’autonomie

Date de parution, édition cartonnée : janvier 2016
Scénariste : Hatsue Nakawaki
Dessinatrice : Komako Sakaï
Genre : Jeunesse (2 ans à 4 ans)
Editeur : L’Ecole des loisirs
Prix : 7 €
Acheter sur : Amazon 

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Downton Abbey saison 6 : les derniers instants d’une série indétronable (dispo en DVD)

Downton Abbey Saison 6
Downton Abbey Saison 6 – Photo Allen Leech, Elizabeth McGovern, Hugh Bonneville, Laura Carmichael, Matthew Goode – © Nick Briggs

Downton Abbey saison 6 : les derniers instants d’une série indétronable (dispo en DVD)

Downton Abbey Saison 6 est l’ultime saison de la très célèbre série tv britannique, dont nous vous avions déjà parlé (lire notre chronique des saisons 1 à 3). Toute bonne chose à une fin, mais c’est avec un intense regret que nous visionnons ce dernier opus. Le pitch, que tout le monde connaît sans doute tant cette série a connu le succès, est assez simple : une famille de la noblesse anglaise et les domestiques qui l’entourent font face aux évènements heureux et malheureux de la vie.

Dowton Abbey saison 6 se tient en 1925 : année où le monde se transforme sous la révolution industrielle. Les « majors d’hommes » (ou majordomes) , servantes et autres valets de pied ont de moins en moins de raison d’être, même dans de grandes demeures familiales. Leur émancipation sociale est en marche, et les épisodes de la saison 6 l’illustrent très bien. On y retrouve Robert Crawley, dont l’âge et l’état de santé le mettent de plus en plus en retrait. Cette diminution le rend un peu acerbe, surtout depuis que sa femme Cora Crawley s’est vue nommée à la tête de l’hôpital réformée. Cette décision n’enchante pas Violet Crawley, qui est elle aussi mise à l’écart, mais dont les répliques cinglantes sont toujours un pur régal.

Pas besoin ni de sexe, ni de violence pour nous captiver, et cela est si rare de nos jours.

Mary Crawley quant à elle est de plus en plus sombre et méchante. Cette dernière saison ne l’épargne pas tandis que Edith Crawley, sa sœur, fait toujours office de vilain petit canard. Sans tout vous révéler, cette dernière deviendra pourtant bientôt un cygne.
Du côté des domestiques, John et Anna Bates tentent tant bien que mal d’avoir un enfant, Charles Carson est toujours aussi vieux jeu et Thomas Barrow détesté. Mme Patmore et Daisy Robinson nous offrent par ailleurs de belles répliques et prennent une part importante dans cette saison.

Alors que dire au final de cette saison. Dowton Abbey saison 6 est comme toutes les précédentes : une belle réussite. On ne se lasse pas des péripéties au sein de cette grande famille. Les répliques sont belles et les décors somptueux. Pas besoin ni de sexe, ni de violence pour nous captiver, et cela est si rare de nos jours. On regrette la happy end, mais en aurait-il pu être autrement, sachant que le spectateur quitterait cette série sur ce dernier opus ? Courrez-vite la découvrir !

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Downton Abbey Saison 6

Alors que notre aventure aux côtés des Crawley touche à sa fin, et que nous devinons ce que l’avenir leur réserve, la famille et ses domestiques se retrouvent plus que jamais liés face à un monde en pleine mutation sociale et aux challenges qui en découlent… Secrets et ruptures menacent l’unité de la famille, tandis qu’à l’étage du dessous, on essaye tant bien que mal de s’adapter aux changements sociaux qui rendent l’avenir incertain.

 

Sortie DVD : le 30 janvier 2016
Durée : 9 épisodes
Réalisateurs : Minkie Spiro, Philip John, Michael Engler, David Evans
Avec : Hugh Bonneville, Laura Carmichael, Jim Carter, Brendan Coyle, Michelle Dockery
Genre : Drame, historique
Prix : 21,99 € (DVD) / 25,49 (BR)
Acheter : sur Amazon

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Le Postello, une BD de Hervé Richez et Winoc (Grand Angle)

Le PostelloLe Postello, une BD de Hervé Richez et Winoc (Grand Angle)

Le Postello nous raconte l’histoire vraie et incroyable de Stéphane K, jeune homme un peu perdu aux prémices de sa vie d’adulte qui se découvrira au fil de ses rencontres une passion viscérale pour l’art. Nous sommes plongés dès les premières bulles de cette bande-dessinée dans le monde fabuleux des antiquaires, collectionneurs et passionnés de sculptures et de peintures. Sans que nous soyons initiés ou même sensibles à ce monde, Hervé Richez nous invite ici à découvrir un élément marquant et exceptionnel de sa vie.
Stéphane K, alors jeune courtier en art, fait la découverte d’un tableau non signé, ressemblant étrangement à un Degas. Pensant d’abord qu’il a affaire a un Modello (une oeuvre préparatoire en vue de la réalisation du tableau final), ses différentes investigations l’amènent à dire que c’est un Postello (terme inventé qui découle de « postérieur »).
Il ne lui reste alors plus qu’à prouver que c’est bien un Edgard Degas. La tâche est rude et semée de désillusions. Mais il comprend qu’il a là une œuvre inestimable.
Ecrit comme une véritable enquête policière, Le Postello nous tient en haleine sans grande difficulté. On aime découvrir cette histoire, d’autant plus qu’elle est réelle. Hervé Richez nous fait un véritable cadeau, en nous livrant ici la vie de cet homme.
Les dessins de Winoc sont en totale adéquation avec l’univers et très bien réalisés. Il dit lui-même s’être replongé avec plaisir dans les toiles de Degas pour en prendre toute la dimension.
Le Postello est une belle découverte, qui ne manque ni de piquant ni de consistance. A lire !

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Difficile de prouver l’authenticité d’une toile de maître. Surtout quand celle-ci prend plaisir à brouiller les pistes… Passionné d’art pictural, Stéphane K. acquiert un tableau qui ressemble trait pour trait à une célèbre toile de Degas. Il croit d’abord détenir un « modello », oeuvre préparatoire en vue de la réalisation du tableau final. Mais sa toile semble postérieure au chef d’oeuvre du grand maître… Stéphane n’aura alors de cesse que de prouver l’authenticité de son « postello ». C’est le début d’une enquête passionnante dans le monde impitoyable de l’Art et de l’expertise…

Date de parution : le 6 janvier 2016
Scénariste(s) : Hervé Richez
Dessinateur(s) : Winoc
Editeur : Grand Angle
Prix : 18,90 € (113 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Maïa Zeidan vous propose des créations graphiques rien que pour vous chaque mois !

Maïa Zeidan

Maïa Zeidan vous propose des créations graphiques rien que pour vous chaque mois !

C’est une idée originale qu’a trouvé Maïa Zeidan, illustratrice de talent. L’artiste s’est lancée dans une campagne de financement participatif sur PATREON dans laquelle elle propose d’envoyer à ses contributeurs des créations graphiques et des tutoriels chaque mois, en fonction de leur participation. Lisez plutôt son communiqué de presse et découvrez son très bel univers :

« Je m’appelle Maïa Zeidan. Je travaille aujourd’hui dans le domaine du cinéma d’animation,
et en tant qu’illustratrice freelance. Bref… je dessine à toute heure du jour et de la nuit !
Je fus tout d’abord artiste de coeur, toute petite déjà, puis tout au long de ma vie d’étudiante. Aujourd’hui je suis artiste de profession, et ce, depuis le jour où j’ai décidé d’abandonner mes études de dentaire pour reprendre des études dans le dessin animé.

La petite idée de me lancer sur la plateforme de financement participatif PATREON m’a longtemps trottée dans la tête. J’ai enfin franchi ce pas ! Et me voilà sur le web, avec ma propre page, pour partager mon univers avec ceux qui le souhaitent!
Le but ? Créer pour les autres! Dessiner leurs rêves et leurs envies. Et continuer à rappeler aux gens qu’on a beau grandir, sentir peser chaque jour le poids des responsabilités de la vie d’adulte, on peut tout de même prendre soin de l’enfant qui est toujours là en nous. Et trouver du beau dans des choses simples, grâce à des couleurs, des idées et de la poésie.

Il suffit parfois de peu.
Je propose donc d’offrir, aux personnes qui le souhaitent, du contenu digital en fonction de leur participation. Celle ci peut aller de 1 euros par mois, en passant par 3, 5, 10, 20 ou 50 euros. Car, en effet il s’agit de financement participatif sur le long terme, pour soutenir les artistes que l’on aime, tout en se voyant offrir des cadeaux originaux et personnalisés chaque mois.

En fonction de ce que la personne décide d’investir, elle a accès à diverses illustrations en HD et signées, des tutoriaux pour apprendre la mise en couleur, ou même des illustrations complètement exclusives et individuelles.

Mon but est de continuer à faire rêver les gens qui aiment cet univers,et en retour, ces personnes contribuent grandement à ce que cela soit possible. Et à ce que tout ce travail, et toutes ces nuits blanches amènent à une belle expérience.
Et plus de personnes seront là pour me soutenir, plus je pourrai leur offrir de contenus, de cadeaux, et m’investir à 100 % pour eux.Je pense que c’est une opportunité magnifique que Patreon offre pour faire interagir des artistes avec leur public, c’est un peu un retour au mécénat et au partage, sans pour autant avoir à se ruiner.

J’aimerais donc vous inviter à découvrir ma page PATREON. »

Les trop petits cochons, un livre de Christian Oster (L’école des loisirs)

Les trop petits cochonsLes trop petits cochons, un livre de Christian Oster (L’école des loisirs)

Les trop petits cochons et non « les trois petits cochons », attention ! , s’adresse aux enfants de 7 à 10 ans qui commencent à lire seuls. L’histoire est intéressante car elle détourne habilement le conte pour petits bien connus à la sauce moderne.
Mox, Mix et Max sont trois frères : le premier est grand et fort car il est obéissant et mange bien sa soupe, les deux autres sont petits et rondouillards car ils n’en font qu’à leur tête et préfèrent se nourrir de frites. Le méchant, c’est le loup qui n’arrive pas à manger les petits cochons, car ces derniers sont très rusés et passent devant le loup en se mettant en boule (facile lorsque l’on est dodu !). Le loup décide donc de créer une baraque à frites pour attirer les deux gourmands. La suite de l’histoire est à découvrir dans Les trop petits cochons.
Ce roman pour enfants est à mon sens un peu compliqué à lire pour le jeune lecteur car la redondance de l’expression les trop petits cochons donne de la lourdeur au récit. Les dessins sont trop rares à mon goût, mais très bien réalisés.
Un livre à faire découvrir à tous les enfants difficiles au moment du dîner !

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Il était une fois non pas trois mais deux trop petits cochons qui, pour grandir, ne mangeaient pas assez de soupe. Ils n’obéissaient pas à leur mère et prétendaient que, pour grandir, on peut aussi bien manger des frites. Le loup, évidemment, guettait ces deux trop petits cochons bien gras et désobéissants. Mais comme ils étaient aussi très malins, ils avaient trouvé le moyen de se camoufler pour aller acheter leurs frites, ce qui les mettait hors de danger. Jusqu’au jour où le loup, lui aussi, décida de se camoufler… et d’ouvrir une baraque à frites.

Date de parution : le 13 janvier 2016
Scénariste(s) : Christian Oster
Dessinateur(s) : Frédéric Stehr
Genre : Jeunesse
Editeur : L’école des loisirs
Prix : 6,50 €
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Maligne : le one woman show qui fait du bien

Maligne

Une histoire débordante d’émotion 

Noémie a 27 ans. Noémie est débordante. Débordante de tout : d’énergie, d’humour, de gentillesse, d’enthousiasme. Noémie est belle comme un coeur. C’est justement tout près du coeur, en son sein, que Noémie couve une méchante tumeur. Une tumeur maligne. Mais qui est la plus maligne des deux ? Cette tumeur hors de saison, presque hors de propos, chez une si jeune femme ? Ou Noémie qui rit, qui pleure et qui rit à nouveau ? Noémie qui se moque de cet envahisseur agressif, de ses médecins, du destin, d’elle-même ? Noémie qui est passionnément vivante.

Dates :  A partir du 29 janvier 2016
Lieu : La Pépinière Théâtre
Metteur en scène : Morgan Pérez
Avec : Noémie Caillault

Maligne, c’est l’histoire autobiographique de Noémie, jeune comédienne de 27 ans à qui on annonce qu’elle a « une petite boule dans le sein ». Loin d’être larmoyante, cette histoire dont Noémie Caillault a fait un spectacle, raconte avec humour et légèreté le combat d’une jeune femme contre le cancer du sein.

 Un récit plein de finesse

Débordante de bonne humeur, Noémie Caillault parvient avec finesse et exactitude à décrire ce que toutes les « malades » ont pu vivre : les bons comme les mauvais moments, les remarques déplacées ou les discours préparés des médecins. Elle décrit aussi avec justesse l’inquiétude harassante d’une mère qui « aurait préféré que ce soit elle, la malade ». Maligne, c’est une histoire pleine d’émotions, qui peut déranger par son sujet, mais qui reste un indéniable message d’espoir. Au gré d’une mise en scène intelligente et dynamique, Noémie Caillault emporte ses spectateurs au plus profond de son histoire, depuis la découverte de sa tumeur jusqu’aux indénombrables rendez-vous dans les hôpitaux de Paris. Des hôpitaux auxquels elle s’amuse, tel un guide Michelin, à donner des étoiles. Ce n’est pas une simple histoire de cancer qu’elle nous raconte, mais un combat pour la vie et pour une jeunesse qu’elle n’a pas laissé s’envoler pour autant.

Une belle histoire merveilleusement bien racontée, émouvante et pleine d’humour.

Berlin 2.0, une BD de Mathilde Ramadier et Alberto Madrigal (Futuropolis)

Berlin 2.0Berlin 2.0, une BD de Alberto Madrigal et Mathilde Ramadier (Futuropolis)

« Berlin est pauvre mais sexy » (Klaus Wowereit, ex-maire de Berlin) ! Il faut le vivre pour le croire. Dans Berlin 2.0, on le vit et on commence à comprendre. Quand on est passionnée de culture et d’arts, que l’on a la vingtaine et plein d’idéaux en tête, partir s’installer à Berlin pour y réaliser tous ces rêves peut-être une bonne idée. Voilà le choix qu’a fait Margaux, 23 ans, future doctorante en philo, suffoquant dans la capitale française et sans travail. Elle décide d’emménager à Berlin, ville « décomplexée et attractive », qui « ne dévoile sous son irrésistible appel à la liberté, que le vertige encouru par ceux qui refusent le cruel principe de réalité ». Surmotivée par l’émulation qui s’y tient, elle recherche activement un travail dans le monde de la communication, de l’art. De déconvenue en déconvenue, elle comprend vite que si l’attrait est grand, le revers peut s’avérer violent. Les embauches sont faciles, mais le travail difficile. Le stage est monnaie courante, et les start-up en abusent volontiers. Les dernières lois en Allemagne ont pourtant enfin introduit un salaire minimum, mais il est encore difficile de le faire respecter. Mathilde Ramadier (Sartre) nous entraîne avec un bel entrain dans cette aventure, et les dessins d’Alberto Madrigal très réalistes donnent une belle dimension au récit. Berlin 2.0 est une BD à faire découvrir à tous ceux qui seraient tentés par cette même aventure humaine !

[EDIT] : il arrive parfois que deux chroniqueurs s’intéressent au même sujet (fort heureusement, me direz-vous). Stanislas Claude a écrit un petit papier au sujet de Berlin 2.0. Le voici donc :

Berlin 2.0 conte les aventures d’une jeune française à Berlin. Les idées reçues sur l’eldorado allemand sont vite renversées par le parpaing de la réalité. L’auteure Mathilde Ramadier s’inspire de son expérience personnelle pour multiplier les warnings sur un fantasme berlinois finalement assez piégeux. Les idées reçues font long feu face à un quotidien bien moins commode qu’espéré. Le récit hyper réaliste se transforme rapidement en guide de survie et en peinture sociale d’un monde où la douceur de vivre n’est pas aussi accessible qu’imaginé…

Absence de Smic, existence de stages gracieux ou très mal rémunérés, les perspectives […] sont rapidement revues à la baisse.

Si les années 2000 ont vu Internet s’immiscer dans tous les pores de notre existence, il a également changé la donne sur le marché de l’emploi. Modifié en profondeurs, il attire la jeunesse avec des rêves de réussites éblouissantes type Facebook… Et comme l’industrie est encore somme toute naissante, elle vise un développement effréné avec de multiples petites mains… pas toujours grassement rémunérées. Créant des comportements d’embauche qui se déploient dans de nombreux autres secteurs. La jeune Margot débarque d’une France grisâtre et déprimante vers un Berlin en plein essor. Sa réputation de dynamisme effréné a traversé le Rhin depuis longtemps, l’imagination de l’héroïne fait le reste. Mais si la réalité des loyers bas se révèle assez vite exacte, le reste ne suit pas…

Mathilde Ramadier sait de quoi elle parle, elle-même confrontée à la réalité d’un marché de l’emploi berlinois assez surprenant pour nous français. Confrontés à un chômage galopant et à une situation économique précaire, les français n’imaginent pas le degré de déréglementation du marché de l’emploi allemand, dans le but avoué de lutter contre le chômage. Absence de Smic, existence de stages gracieux ou très mal rémunérés, les perspectives de dolce vita de l’héroïne sont rapidement revues à la baisse. Les employeurs proposent benoitement un salaire de 400 euros mensuels, sans garantie d’embauches ni perspectives d’évolution. Margot garde la tête froide et un bon sens salvateur pour ne pas accepter naïvement les règles locales à n’importe quel prix.

Le récit de Mathilde Ramadier prend des allures d’exutoire face à une situation personnelle mal vécue. La catharsis n’élude aucun épisode douloureux de son expérience. Elle insiste néanmoins sur les rencontres salutaires et des rapports humains chaleureux pour conserver une nécessaire joie de vivre. La vie à Berlin n’est pas que calvaire perpétuel, seulement… mieux vaut bien s’y préparer en avance. Le tableau démêle les faux semblants et vise la sincérité la plus crue. Comme rappelé à la fin de l’ouvrage, la règlementation allemande du marché de l’emploi a depuis évolué pour ne plus motiver les comportements biaisés d’employeur indélicats. Une BD témoignage ludique, au dessin délicat et à la narration directe. A lire avant votre prochain séjour berlinois pour pouvoir lire entre les lignes !

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Septembre 2011. Margot, 23 ans, décide de quitter Paris pour Berlin et débuter sa vie professionnelle dans le milieu de la culture. Berlin est une des villes parmi les moins chères d’Europe de l’ouest et bénéficie surtout d’une image tellement plus débonnaire, créative, plus vivante, moins affolante que Paris où elle étouffe. Là-bas, le marché du travail semble plus prometteur. Une fois installée, alors qu’elle prend des cours d’allemand avec des jeunes venus du monde entier, Margot sent qu’elle a fait le bon choix. Tout lui semble possible : la vie est plus douce et les premières rencontres lui permettent de s’intégrer rapidement. Vernissages d’expos, sorties au parc ou en club techno, le temps passe vite… il lui faut maintenant une activité rémunérée. Ici, les boulots se trouvent via les réseaux sociaux, sur le net ou par Facebook. Plusieurs opportunités s’offrent à elle assez vite dans des start-up. L’ambiance y est jeune et décontractée. Mais, comme le lui conseille une amie : « Après, le salaire… ce sera à toi de juger. Mais c’est toujours une histoire de compromis. » De simples stages non rémunérés aux contrats précaires payés 400 € par mois pour des horaires à rallonges avec licenciement sans préavis, Margot va alors découvrir la face cachée de ce « modèle allemand ». L’optimisme et la motivation de cette émigrée diplômée sont mis à l’épreuve lorsque la réalité de la ville et de la crise européenne finissent par se confronter à ses attentes.

Date de parution : le 11 février 2016
Scénariste(s) : Mathilde Ramadier
Dessinateur(s) : Alberto Madrigal
Genre : Documentaire
Editeur : Futuropolis
Prix : 18 € (96 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Maris et Femmes : ambiance new-yorkaise au Théâtre de Paris

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Une autre manière d’apprécier Woody Allen

A New-York, l’horloge des femmes s’emballe aussi vite qu’ailleurs et chez les hommes le démon de midi est tout aussi ponctuel. Sous nos yeux, deux couples vont traverser en un temps record tout le spectre de la remise en question, nous offrant une chronique conjugale à la sauce New-Yorkaise où tout devient savoureusement extravagant grâce à l’esprit inimitable de Woody Allen.
Une autre manière de découvrir et apprécier Woody Allen dans une salle de théâtre !

Dates :  Jusqu’au 29 mai 2016
Lieu : Théâtre de Paris
Metteur en scène : Stéphane Hillel
Avec : Florence Pernel, José Paul, Hélène Médigue, Marc Fayet, Astrid Roos, Emmanuel Patron, Alka Balbir

Peu courant de voir du Woody Allen au théâtre, et c’est une réussite. Maris et Femmes est un film sorti dans les années 90, du pur Woody Allen par son scénario mêlant affaires de couples et cynisme poétique sur fond d’analyse psychanalytique.

L’ambiance Woody Allen est parfaitement retranscrite par le metteur en scène

Jack et Sally ont décidé de se séparer, car leur couple ne fonctionne plus. Elle est frigide au possible et lui rencontre une femme plus jeune, professeur d’aérobic un peu déglinguée et qui croit au pouvoir de l’astrologie. Quand ils annoncent leur rupture à leurs deux meilleurs amis, Judy et Gabe, c’est le début d’un drame. Judy rêve de caser sa meilleure amie avec Michael, son collègue de bureau dont elle-même est en fait secrètement amoureuse. Car Judy n’est pas non plus heureuse dans son couple, son mari Gabe (le rôle tenu par Woody Allen dans son propre film) étant plus intéressé par les remarques de ses étudiantes fanatiques sur ses romans littéraires.

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Dans un décor sublime à la new-yorkaise, les saynètes s’enchaînent et on est très vite imprégné par l’ambiance à la sauce Woody Allen, parfaitement retranscrite par le metteur en scène Stéphane Hillel. Fidèle aux écrits de son auteur, cette pièce mêle l’humour noir à la poésie et à une profonde réflexion sur la vie de couple.

Une pièce extrêmement drôle durant laquelle on passe un délicieux moment avec des comédiens qui excellent dans leurs rôles de conjoints torturés.

La Cité de l’Océan à Biarritz ou comment mieux comprendre l’océan

La cité de l’Océan à Biarritz

La Cité de l’Océan à Biarritz

Pendant les vacances de février, La Cité de l’Océan vous propose une nouvelle exposition : «  Océan et climat : chaud devant ! ». Ainsi chacun, petits et grands, pourront comprendre pourquoi le réchauffement climatique a un effet néfaste sur les océans et sur toute la faune et la flore des océans.

Dates : Ouvert toute l’année
Lieu : Cité de l’Océan à Biarritz
Entrée : 11,50 €/adulte et 7,50 €/enfant (de 6 à 16 ans)

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La Cité de l’Océan

De nombreuses animations sont prévues, que ce soit au Bathyscaphe avec la plongée dans le Gouf de Capbreton et des images hallucinantes en 3D, ou les films à l’Auditorium, également en 3D : Littoral, sentinelle du climat et une websérie : Climax. Le capitaine vous embarquera à bord de son navire qui s’est échoué sur la grande plage de Biarritz et qui va subir une tempête… Tempête tout à fait d’actualité ! Vous ferez également connaissance d’Archi, le calamar, ou calmar, géant qui ne cesse de grandir durant toute sa vie et qui peut mesurer jusqu’à 20 m de long ! Et qui aime dévorer… des calamars !
Ce musée est superbe avec beaucoup d’activités interactives. De gros moyens électroniques sont à la portée des visiteurs. Vraiment une prouesse technologique et aussi architecturale. On peut regretter que le surf ait totalement disparu de ce musée qui, il n’y a pas si longtemps s’appelait La Cité de l’Océan et du surf… Au pays du surf, on ne peut qu’être dépité de cette absence.
Pour compléter la visite, vous pourrez faire un tour à l’Aquarium de Biarritz mais ne vous attendez pas à voir des merveilles. C’est un tout petit aquarium sans beaucoup d’intérêt, si ce n’est les phoques sur le toit du musée ! Mais les enfants apprécieront davantage que la Cité de l’Océan beaucoup plus « intellectuel ». Et de l’Aquarium, la vue est très belle, sur l’océan !
Chacun aura compris le message alarmant concernant la mauvaise santé de nos océans. On espère que, du coup, les visiteurs prendront conscience de l’importance de bien traiter notre planète et de ne pas considérer la mer comme une poubelle…

Aquarium

Mè keskeussé keu sa ?, album jeunesse de Michel Van Zeveren

Mè keskeussé keu sa ?Mè keskeussé keu sa ?, album jeunesse de Michel Van Zeveren

Mèkeskeussé keu sa ? est un livre pour enfant de 0 à 3 ans que les parents auront un grand plaisir à faire découvrir à leurs enfants. En effet, l’utilisation de toutes ces onomatopées à la place des mots donne beaucoup de vie à la narration. L’enfant ne peut que rire en écoutant sa mère ou son père lui raconter cette histoire. Michel Van Zeveren aborde avec humour l’arrivée d’un bébé, qu’il appelle sa « crasse » au milieu d’une grotte chez un couple d’Hommes préhistoriques. Ses derniers sont très surpris par cette petite chose qui leur ressemble étrangement. Cela peut donc tout à fait convenir à de futurs grand-frère ou grande-sœur, pour dédramatiser l’arrivée d’un nouveau-né. Les dessins sont très gais et très amusants. Une belle découverte !

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C’est apparu comme ça, un jour, il y a fort, fort longtemps, dans la grotte de Koko et Kiki.
«Oh! Keskeussè keu sa ?» a dit Koko.
«Sè bizarre, regarde, bras, doigts…» a répondu Kiki.
«Bon, trouvé par terre ? Donk sè crasse. Ééé… crasse dehors !» a dit Koko en voulant jeter la crasse.
«Oh mè, crasse rigole !» s’est attendrie Kiki.

Date de parution : le 3 février 2016
Scénariste(s) : Michel Van Zeveren
Dessinateur(s) : Michel Van Zeveren
Genre : Jeunesse (de 5 à 7ans)
Editeur : L’école des loisirs
Prix : 13,20 €
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Starfighter, le film de Miguel Alexandre en DVD

StarfighterStarfighter, le film de Miguel Alexandre en DVD

Miguel Alexandre réalise un bon film avec Starfighter. L’action est omniprésente et le stress aussi ! Starfighter est un avion de chasse, américain, des plus performants dans le Monde. Mais les ennuis s’enchainent avec cet avion et leurs pilotes. Sans explication, soit le pilote s’endort alors qu’il est en commande de son appareil, par manque d’oxygène ou il explose en plein vol. Les jeunes et toujours beaux pilotes essaient de comprendre pourquoi il y a tant de problèmes sur ces avions. Jusqu’au jour où un accident arrive avec le jeune chef d’escadrille. Son avion part en chute libre. L’armée conclut à une faute de pilotage et le gouvernement allemand couvre les accidents. C’est sans compter sur sa veuve qui va tout faire pour découvrir la vérité, entourée d’un avocat très connu.

Une histoire invraisemblable et pourtant bien réelle.

Starfighter fut un véritable drame qui fut la cause de plus d’une centaine de morts et près de 300 blessés parmi les pilotes de la Luftwaffe, armée de l’air de la République fédérale d’Allemagne. C’était dans les années 1960.

Le film Starfighter de Miguel Alexandre est inspiré de cette histoire vraie qui fut un des plus grands scandales de l’après-guerre. C’est presque un documentaire. En tout, 116 pilotes ont perdu la vie à bord de cet avion. On a tous en tête ce véritable drame et du coup, le film perd un peu de son intérêt et de son suspens. Mais il vaut quand même le coup d’être vu ! Une histoire invraisemblable et pourtant bien réelle.

DVD en vente chez Zylo Distributeur indépendant

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Starfighter

Années 1960
L’Allemagne de l’Ouest se reconstruit peu à peu et doit se constituer une nouvelle flotte aérienne. L’enjeu est de taille. Harry fait partie des meilleurs pilotes de son pays. Voler est vital pour lui ; et apprivoiser le Starfighter F-104, l’avion de chasse le plus performant au monde, son but ultime. Mais voler avec cet avion ne s’avère pas sans danger, les crashs se multipliant lors de vols d’essai. Quand Harry est à son tour victime d’un accident et meurt, sa femme Betti, est déterminée à lever le voile sur ce qui se passe avec cet avion. Avec l’aide d’une journaliste et d’un avocat mondialement reconnu, elle va tenter de découvrir la vérité sur ce qui se révélera être un scandale majeur.

Date de sortie DVD : le 2 février 2016
Durée : 2h00
Réalisateur : Miguel ALEXANDRE
Prix unitaire: 14,99 € le DVD / 16,99 € le Blu Ray
Acheter sur : Amazon

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Sur deux roues, une BD de Olivier Milano (L’école des loisirs)

Deux rouesSur deux roues, une BD de Olivier Milano (L’école des loisirs)

Sur deux roues nous emmène dans le monde fabuleux de l’invention du vélo. On y découvre avec de nombreuses références historiques comment ont vu le jour les premières draisiennes, puis l’évolution de ces dernières en vélocipède à leviers, puis l’apparition des pédales en passant par le grand-bi jusqu’à la bicyclette de sécurité. C’est une bande-dessinée très bien documentée, qui permet aux enfants d’enrichir leur culture générale et aussi d’aborder des sujets plus polémiques tels que l’émancipation des femmes ou la première guerre mondiale. Des planches explicatives documentées permettent à la fin d’étayer le sujet. Les dessins ne sont pas désagréables, bien qu’un peu simplistes. Olivier Milano nous offre ici un livre qui peut tout à fait servir de support pédagogique ou être la base d’un exposé pour des enfants jusqu’au collège.

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L’histoire de la famille de Léa et Théo est liée de près à celle du vélo, et c’est à l’occasion d’une promenade au parc en compagnie de leur grand-père qu’ils vont le découvrir. L’arrière-grand-père des enfants, marchand de cycles et mécanicien, a aussi été un grand champion, mais ce n’est pas tout. D’autres ancêtres ont joué un rôle crucial dans l’évolution des « deux roues ». Comment le pédalier a-t-il été inventé ? En quoi consistait ce sport oublié, le cycle-balle ? Les « manèges à bicyclettes » ont-ils vraiment existé ? Au fil du récit de leur grand-père, les deux enfants traversent toute l’histoire du vélo, de la draisienne au Vélib’ en passant par le grand bi et la « bicyclette de sécurité » !

Date de parution : le 27 janvier 2016
Scénariste(s) : Olivier Milano
Dessinateur(s) : Olivier Milano
Genre : Histoire, Jeunesse
Editeur : L’école des loisirs
Prix : 12,70 €
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Bel/Millepied/Robbins : trois regards sur la danse

Bel/Millepied/Robbins ou la danse émancipée

Bel/Millepied/Robbins ou la danse émancipée

La soirée réunit sous les ors de l’opéra Garnier trois chorégraphes emblématiques : Jérôme Bel, Benjamin Millepied et Jerome Robbins. Trois regards donc sur la danse avec respectivement en ouverture « Tombe », nouvelle création, puis « La nuit s’achève », nouveau ballet, et « Les variations Goldberg », qui font leur entrée au répertoire de l’Opéra de Paris.

Jérôme Bel occupe une place à part sur la scène de la danse internationale. Artiste, concepteur, il bouscule les codes du théâtre et cherche à dépasser les conventions à travers la performance et le travail avec les non-professionnels.

Pour Tombe, Jérôme Bel a voulu travailler sur des duos qui « réuniraient un danseur du Ballet et une personne avec qu’il n’aurait jamais pu partager la scène de l’Opéra ». Il s’agit de sa deuxième commande pour l’Opéra de Paris, après Véronique Doisneau en 2005.

A partir du décor de l’acte II du ballet Giselle, et donc autour de la tombe de la jeune fille devenue folle par amour, il propose trois duos qui mêle le geste à la parole et où chaque danseur est accompagné d’une personne qui ne l’est pas : une baby-sitter, une unijambiste, une vieille dame.

La pièce est un hommage aux coulisses de l’institution et une invitation à ouvrir le plateau à d’autres corps, à d’autres sensations, en résonance avec une autre forme de représentation et une liberté assumée.

Bel/Millepied/Robbins ou la danse émancipée

Avec La Nuit s’achève, Benjamin Millepied exaltent les harmonies sombres et impétueuses de la sonate Appassionnata de Beethoven, interprétée par le pianiste virtuose Alain Planès, et met en scène trois couples aux prises avec les tourments de la passion, qui traversent la nuit jusqu’au lever du jour.

Sur la partition à l’architecture inflexible, la danse aérienne, déliée, convoque les corps attisés sur fond de sauts et grands écarts en l’air qui ouvrent l’espace puis s’électrise avec des portés et battements de jambes en suspension, le tout dans un mouvement chorégraphique et cinématographique. Où l’art des contrepoint et des résonances  gestuelles font merveille.

[…] la danse aérienne, déliée […]

Enfin, Les Variations Goldberg de Jerome Robbins viennent clore le programme. Elles sont un sommet de l’écriture contrapuntique composée par Bach et qu’interprète Simone Dinnerstein, avec une succession de solos, duos, trios, quartets, quintets et sextets où la troupe se montre parfaite dans cet entrelacs aux lignes strictes et épurées mais non dénué de fantaisie.

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Dates : du 5 au 20 février 2016 l Lieu Opéra Garnier (Paris)
Chorégraphes  : Jérôme Bel / Benjamin Millepied / Jerome Robbins

Rencontre avec le chanteur Benoit Dorémus pour son nouvel album « En tachycardie »

Benoît DorémusRencontre avec le chanteur Benoit Dorémus pour son nouvel album « En tachycardie »

Le 5e album de Benoît Doremus En tachycardie est l’occasion d’une rencontre avec l’artiste. Dans ce qui ressemble à un entrepôt de guitares de légende, le chanteur français répond aux questions de l’interviewer débutant avec une simplicité confondante. Une discussion toute en convivialité s’instaure pour décrypter les influences et les coups de coeur. Ne manque qu’une pinte de bière pour refaire le monde entre une référence à House of Cards et une évocation de Bob Dylan.

Première constatation, le coeur de Benoît Dorémus semble aller plutôt bien. Et s’il bat la chamade, ce n’est que le reflet de son excitation actuelle. Enregistrer un album 5 ans après le précédent 2020 le met en joie et les premiers retours positifs le ravissent. Le monde de la production musicale est beaucoup plus frileux que celui des années 70 et c’est le financement participatif qui a permis l’enregistrement du nouvel opus. Si les contraintes budgétaires des maisons de production ont pesé, cela n’a pas douché l’enthousiasme du chanteur. Loin d’avoir couper les ponts avec son public, Benoît Dorémus enchaine les concerts depuis 5 ans avec en point d’orgue la première partie de la récente tournée de Francis Cabrel. Seul sur scène, Benoît Dorémus s’est mis à rêver de s’entourer d’un groupe d’envergure. C’est maintenant chose faite. Il retrouve des musiciens accompagnateurs pour une tournée qui passera par les Trois Baudets à Paris et de grandes villes de province. Les dates sont disponibles sur le site Internet du chanteur.

« Marque ton stop que j’t’embrasse » ou « Brassens en pleine poire » résultent de ces pioches magiques qui marquent l’avènement de nouvelles chansons.

Le monde de la chanson française a adopté Benoit Dorémus et les parrains illustres n’ont cessé d’accompagner les étapes de son encore jeune carrière. Débutée sous le patronage amical de Renaud, ce n’est que pure coïncidence si En Tachycardie sort en même temps que le sursaut salvateur de Mister Renard. Maxime le Forestier et Alain Souchon marquent également la carrière du chanteur compositeur dans cette démarche de pont entre les générations. La transmission est une valeur ardemment défendue par des parrains soucieux de perpétuer et d’accompagner. Après la période faste des chanteurs à texte au début des années 2000, la mode est plus aux sonorités électroniques qu’aux scènes de vie réalistes. Mais la chanson française est inscrite dans les gênes du chanteur et rien ne l’éloignera de son micro et de sa guitare. Depuis ses débuts dans les cafés concerts enfumés, Benoît Dorémus a fait son petit bonhomme de chemin jusqu’à susciter l’engouement d’un public fidèle.

Benoit Dorémus farfouille dans ses influences pour composer des saynètes musicales. Les chansons d’amour douces amères font revivre des pensées gribouillées au fil de l’eau dans ses innombrables cahiers de notes. Marque ton stop que j’t’embrasse ou Brassens en pleine poire résultent de ces pioches magiques qui marquent l’avènement de nouvelles chansons. Si le rythme des paroles peut se faire plus énergique, la faute en incombe à l’influence surprenante d’Eminem. Fasciné par l’énergie déployée par le Slim Shady dans ses compositions pleines de rage et d’autodérision, Benoît Dorémus s’inspire de son flow soutenu. Et si les artistes sont des Bêtes à chagrin, c’est autant pour souligner leur sensibilité à fleur de peau que pour les comparer à ces petites bêtes fragiles que sont nos amis domestiques.

La discussion file sur le choix de Kiss Kiss Bank Bank pour le financement participatif, moyen de financement très dans l’air du temps et reflet de l’affection constante des fans. Assez peu d’organismes vraiment visibles, le choix fut autant pragmatique que bénéfique. Et si la tachycardie est la marque des périodes d’angoisses passées, elle résulte aussi de l’excitation de ce nouvel album salutaire. Preuve en est ce cadeau d’Alain Souchon sur Dernièrement (Acte V) dans une apparition discrète mais marquante. L’évocation des débuts ingrats mais formateurs et enrichissants fait briller les prunelles d’un Benoît Dorémus conscient du chemin parcouru. Sont-ce les ondes provenant des photos de John Lennon ou Johnny Cash accrochées aux murs que les noms d’illustres ainés tombent dans la discussion ? Gainsbourg, Dylan, la filiation est illustre et de bon augure.

Reste à écouter le dernier album de Benoît Dorémus pour vous laisser enchanter par cette musique chantante et entêtante. L’album est disponible, de quoi vous donner envie d’aller l’écouter sur scène !

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Clôture du 5ème Festival des droits de l’Homme en Pays Basque : Days of Hope

Days of Hope
Days of Hope

5ème Festival des droits de l’Homme en Pays Basque : Days of Hope

Le 5ème Festival des droits de l’Homme en Pays Basque a eu lieu cette semaine à Biarritz avec en clôture le film Days of Hope de Ditte Harrløv Johnsen projeté à Bayonne, hier soir. Ce Festival est organisé par le Secours Catholique en partenariat avec Alliance Ciné, Amnesty International, La Fondation Abbé Pierre, le CCFD-Terre solidaire et l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT).

Neufs films et trois courts métrages ont été projetés toute la semaine, avec des débats à la suite des séances, à la fois sur Biarritz et sur Bayonne.

Leur route va être longue et dangereuse…

Days of Hope, le film de Ditte Harrløv Johnsen a clôturé ce Festival. C’est un film qui va s’attacher à différentes personnes migrantes. Des personnes africaines, qui quittent le Mali dans l’espoir d’arriver en Europe, un jeune homme de Mauritanie, artiste, qui espère gagner de l’argent pour en envoyer à sa femme et ses enfants restés au pays. En Italie, on découvre aussi un centre d’immigrés, soit disant centre d’accueil, en attente de régularisations. Et on voit également un groupe d’immigrés à Copenhague où la vie n’est pas si facile que ça…

Rien n’est simple pour les migrants, si ce n’est leur rêve : arriver coûte que coûte en Europe, leur Terre Promise. Mais leur route va être longue et dangereuse… Le film révèle des atrocités quasi insoutenables. La réalité, hélas, quotidienne des centaines de milliers de migrants qui traversent, soit le désert, soit la mer…

Days of Hope est un beau film quoique un peu décousu. On passe d’un migrant à un autre et beaucoup de temps au téléphone avec leur famille restée au pays… On n’apprend pas grand chose puisqu’on sait leurs conditions de vie insupportables et bien souvent inhumaines. Avec toujours une extrême solitude. Mais il faut voir ce film pour comprendre et soutenir ces personnes et surtout les accueillir avec dignité.

Ce Festival a le mérite de donner sa place à toutes ces associations de bénévoles qui œuvrent, dans l’ombre, pour le mieux-être des migrants, personnes qui fuient les violences de leur pays. Ils n’ont pas le choix. Et ça, on ne doit pas l’oublier.

Un sujet brûlant d’actualité avec les milliers de migrants qui débarquent chaque jour sur les îles grecques.

Le Festival International du Film des Droits de l’Homme à Paris aura lieu du 5 au 19 avril, à Paris, avec la 14ème édition.

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Days of Hope
© Minka Jakersson

Depuis trois lieux différents, des immigrants Africains partagent le rêve d’une vie meilleure et se lancent dans un périlleux voyage pour atteindre l’Europe. Harouna, un jeune artiste de la ville côtière de Nouadhibou en Mauritanie, a quitté femme et enfant dans l’espoir de leur bâtir un avenir meilleur. En Italie, un groupe de demandeurs d’asile attend dans un centre d’accueil aux allures de prison, incertain de leur futur en Europe. A Copenhague, un groupe de personnes ayant atteint la « terre promise » travaille sans cesse pour subvenir aux besoins de leurs familles restées au pays. Ditte Haarløv Jensen évite avec subtilité la vision conventionnelle de ces migrants qui témoignent, ainsi, du prix qu’ils doivent payer pour vivre leurs rêves.

 

Durée : 1h14
Réalisateur : Ditte Harrløv Johnsen
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45 ans, un film de Andrew Haigh

45 ans, un film de Andrew Haigh
©Ad Vitam

45 ans, un film de Andrew Haigh

Andrew Haigh a fait une adaptation de la nouvelle de David Constantine, In another Country. Même s’il a modifié quelque peu le scénario, il en a gardé l’essentiel, à savoir, l’histoire, actualisée, d’un couple de septuagénaires qui fête ses 45 ans de mariage.

Bien sûr, 45 ans repose sur les épaules de deux acteurs formidables, Charlotte Rampling et Tom Courtenay. Dans le film, ils ont tous les deux 70 ans alors qu’en réalité Tom va avoir, à la fin du mois, 79 ans ! Charlotte a réellement 70 ans. Un grand bravo à Tom pour sa performance ! Et Charlotte Rampling est toujours aussi belle et élégante.

Un film sans intérêt, en-dehors du jeu des acteurs, et encore…

45 ans est un film qui m’a déçue. Vraiment. Je m’attendais à quelque chose de plus fort, de plus intime, de plus intense, dans tous les sens du terme. C’est un film plutôt lent car il ne se passe pas grand chose. On voit ce vieux couple vivre, tristement, durant toute une semaine, du lundi au samedi. Elle, Kate, prépare la fête du samedi, pour fêter leur 45 ans de mariage, et lui se replonge dans le passé car il vient d’apprendre une nouvelle incroyable. Geoff, plutôt laconique et mou, en est totalement bouleversé et comprend bien qu’il ne peut rien partager avec sa femme puisque cette nouvelle ne la concerne pas. Elle porte sur une personne qu’il a connue avant sa femme, Katia. Et Katia a été son grand amour, comme le dévoile le synopsis…

Ce qui reste intéressant est de constater que même après 45 ans de vie commune, l’intimité de l’autre peut échapper au conjoint. Peut-on vraiment connaître sa moitié ? Mais bon, ça c’est une surprise pour personne ! Dans le film, 45 ans on a souvent l’impression que Kate espionne son mari, qu’elle l’empêche de vivre en-dehors d’elle. Kate est jalouse d’une femme morte depuis 50 ans. C’en est assez absurde. Je trouve que la scène de sexe entre Kate et Geoff est aussi assez ridicule. C’est montrer les vieux couples sous un jour totalement faux et caricatural ! On ne fait pas l’amour à 80 ans de la même façon qu’à 20 ! Mais ça n’empêche pas d’être heureux et de faire l’amour quand même ! Alors que dans le film, leur relation se dégrade encore davantage après cette scène nuptiale…

Le film est long, d’une lenteur appropriée aux personnes âgées (?), mais la fin du film est brutale, comme une bombe. Comme si le réalisateur n’avait plus de pellicule pour continuer son film… Une queue de poisson… Donc, dans sa globalité, ce film ne vaut vraiment pas le coup ! Et pourtant il a été nominé plusieurs fois et a reçu l’Ours d’Argent du Meilleur acteur, et aussi de la Meilleure actrice à la Berlinale 2015. Et Charlotte Rampling est encore nominée pour les Oscars 2016. Ca fait tout de même beaucoup pour un film sans intérêt, en-dehors du jeu des acteurs, et encore, mais avec des très bonnes critiques de la presse !

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Kate et Geoff Mercer sont sur le point d’organiser une grande fête pour leur 45e anniversaire de mariage. Pendant ces préparatifs, Geoff reçoit une nouvelle : le corps de Katya, son premier grand amour, disparu 50 ans auparavant dans les glaces des Alpes, vient d’être retrouvé. Cette nouvelle va alors bouleverser le couple et modifier doucement le regard que Kate porte sur son mari…

Sortie : le 20 janvier 2016
Durée : 1h47
Réalisateur : Joachim Lafosse
Avec :  Vincent Lindon et Louise Bourgoin
Genre : Drame

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Lolo, le film de Julie Delpy en DVD le 2 mars 2016

Lolo
Lolo : Photo Dany Boon, Vincent Lacoste, Julie Delpy – ©Mars Distribution

Lolo, le film de Julie Delpy en DVD le 2 mars 2016

Julie Delpy réalise avec Lolo son sixième film, après Looking for Jimmy, Two days in paris, La Comtesse, Le Skylab et 2 days in New York. C’est encore une comédie mais qu’elle aurait écrite pour l’acteur Dany Boon. Il est vrai que son rôle lui colle à la peau. Quant à Julie Delpy, elle s’est octroyée le rôle principal, celui de Violette, une femme de la quarantaine qui a réussi sa vie professionnelle merveilleusement mais pas du tout sa vie sentimentale. Violette a un fils, un grand ado, Lolo, Vincent Lacoste, et elle passe son temps à s’occuper de lui. Mais Lolo n’est pas celui qu’elle croit… C’est l’ado, le pire que l’on connaisse. La véritable tête à claques.

Violette élève seule son fils. C’est un peu son bébé, son roi. Le jour où elle lui présente son nouvel ami, il est évident que Lolo ne va pas l’accepter aussi facilement qu’elle le croit. Violette est conseillée par sa meilleure amie, l’excellente Karin Viard qui est une femme complètement libérée. Avec elle, Violette se lâche et ensemble, les tabous tombent. Elles parlent de sexe, de façon très crue et vulgaire. Donc, bien entendu, on rit ! Mais c’est clair que ce n’est pas un film pour les enfants !

Quelques blagues vont être drôles, mais cela va devenir de plus en plus lourd et même complètement stupide

Le film démarre très fort sur une thalasso à Saint Jean de Luz ! Puis balade à Biarritz. Joli Pays Basque ! Dommage que ce ne soit que le début du film et que le soleil n’était pas de la partie… Sinon tout le film se passe à Paris. Jean-René va peu à peu faire partie de la vie de Violette qui découvre le bonheur d’être en couple. Mais c’est sans compter sur Lolo qui va tout faire pour chasser l’intrus. Quelques blagues vont être drôles, mais cela va devenir de plus en plus lourd et même complètement stupide. Du coup, le film perd tout son attrait. Lolo est bête et méchant et nous, on s’ennuie.

Même si Dany Boon est toujours parfait dans son rôle, toujours le même genre de rôle, on ne s’amuse plus. Lolo n’est pas crédible et manque de naturel. Quant à Julie Delpy, elle nous énerve aussi un peu. Elle surjoue. Ce qui n’est pas le cas de Karin Viard, complètement naturelle.

Bref, ce film aurait pu être drôle tout en traitant d’un sujet grave, mais ce n’est pas le cas. On s’y ennuie et la fin est à l’opposé du début du film. Les répliques cinglantes ont été ensevelies sous les tonnes de répliques sans intérêt et sans punch. Bref, un film qui ne mérite pas le détour.

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LoloEn thalasso à Biarritz avec sa meilleure amie, Violette, quadra parisienne travaillant dans la mode, rencontre Jean-René, un modeste informaticien fraîchement divorcé. Après des années de solitude, elle se laisse séduire. Il la rejoint à Paris, tentant de s’adapter au microcosme parisien dans lequel elle évolue. Mais c’est sans compter sur la présence de Lolo, le fils chéri de Violette, prêt à tout pour détruire le couple naissant et conserver sa place de favori.

Sortie DVD : le 2 mars 2016
Durée : 1h39
Réalisateur : Julie Delpy
Avec : Julie Delpy, Dany Boon, Vincent Lacoste, Karin Viard, Antoine Lounguine
Genre : Comédie
Acheter sur : Amazon

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Duel Opus 2 au Théâtre Palais Royal de Agnès Boury

Duel Opus 2

Duel Opus 2 au Théâtre Palais Royal de Agnès Boury

Duel Opus 2 est une oasis de fraicheur musicale et comique. Deux musiciens accueillent les spectateurs pour un concert pas comme les autres. Tandis que Paul Staicu commence à égrener cérémonieusement une mélodie au piano, Laurent Cirade s’apprête à l’accompagner au violoncelle. Lorsqu’il commence à se débattre avec son instrument récalcitrant, le ton est donné.

Dates :  A partir du 5 février 2016
Lieu : Théâtre Palais Royal (Paris)
Metteur en scène : Agnès Boury
Avec : Paul Staicu, Laurent Cirade

Le spectacle sera truculent et décalé. Les airs connus servent de prétexte à une mise en scène burlesque d’Agnès Boury. Les deux compères animent des saynètes de 5/10 minutes aux rebondissements truculents. Et instaurent une connivence rafraichissante avec des spectateurs conquis par les trouvailles des deux musiciens.

Une sarabande comique enchante le Théâtre Palais Royal

Complicité et confrontation feinte rythment le spectacle et déclenchent une bonne humeur revigorante autant que communicative.

Paul Staicu et Laurent Cirade rivalisent d’ingéniosité pour surprendre l’audience en continu. Concertiste internationalement reconnu, Paul Staicu enchaine les airs classiques à des compositions plus contemporaines, édifiant des ponts entre les époques et les modes. Touche à tout aventureux et curieux de tout, Laurent Cirade accumule les performances sur des instruments inattendus qui n’en sont parfois pas. Complicité et confrontation feinte rythment le spectacle et déclenchent une bonne humeur revigorante autant que communicative. Les deux musiciens sont des acteurs nés et accumulent mimiques bouffonnes et comique de situation. Pas de dialogues construits, le pianiste baragouine des sons dans un italien fantasmé et le violoncelliste émet des grognements drolatiques. Le public est ravi.

Les spectateurs reconnaissent des airs universellement connus. Le Beau Danube bleu de Strauss ou un air de Tchaikovsky s’insèrent dans des mini sketchs surprenants. Et quand Laurent Cirade empoigne son violoncelle comme une guitare pour interpréter Smoke on the Water, c’est la folie. Airs de jazz ou de country accompagnent des morceaux plus modernes dans des performances ahurissantes. Les deux compères jouent de tout, même d’instruments plus originaux à découvrir par vous même. Devant la salve d’applaudissement finale, deux rappels finissent de séduire un public fasciné. L’impression d’assister à un concert live mâtiné de théâtre de boulevard emporte l’adhésion.

Duel Opus 2 propose un pur moment de divertissement ludique et enchanteur. A découvrir d’urgence.

Joséphine s’arrondit, film déjanté de Marilou Berry

Joséphine s'arrondit
Joséphine s’arrondit : Photo Cyril Gueï, Marilou Berry, Sarah Suco – ©Arnaud Borrel – Les Films du 24 – TF1 Films Production

Joséphine s’arrondit, film déjanté de Marilou Berry

Quel pur moment de bonheur hier soir à l’avant-première de Joséphine s’arrondit à Montpellier ! Pour le second opus de notre Bridget Jones à la française, Marilou Berry a choisi de passer derrière la caméra. Et c’est avec habileté et finesse que s’enchainent les blagues souvent extrêmes et les comiques de situation. Le résultat est une comédie rondement menée, particulièrement efficace.

Le fond de l’histoire, on ne s’en cache pas, n’a rien d’extraordinaire. On peut même se dire en voyant l’affiche que cela ne mérite peut être pas d’être vu tant le sujet a déjà été épuisé. En quelques mots, Marilou Berry interprète brillamment Joséphine, une jeune femme amoureuse de Gilles, joué par Mehdi Nebbou, qui a tout de l’homme parfait. Tout est bousculé par une nouvelle inattendue : l’arrivée future d’un bébé.

Le monde s’écroule autour de Joséphine. Elle ne sait pas si elle va être capable d’être une bonne mère. Mais, épaulée par un compagnon idéal, elle va nous faire découvrir avec liesse (ou pas : les déboires de la grossesse ; chut : ne parlons pas des laxatifs !) ces neuf mois de transformation. Entourée d’une famille décalée et d’amis loufoques, Joséphine doit jongler avec ses propres émotions et celles de son entourage.

[A]vec Joséphine s’arrondit, on rit à l’excès de tout, sans tabou.

Marilou Berry a la chance de pouvoir jouer au côté de sa mère, Josiane Balasko, qui joue son propre rôle dans Joséphine s’arrondit ; et cela n’enlève en rien le pouvoir de ce film où chacun de nous peut s’identifier. C’est cela le plus étonnant. Joséphine s’arrondit sonne clairement comme le film de filles que les hommes vont regarder honteusement avec leur femme. Mais détrompez-vous, tout le monde a ri dans la salle, surtout les hommes d’ailleurs. Parce qu’avec Joséphine s’arrondit, on rit à l’excès de tout, sans tabou. On n’est pas toujours très simples, nous les femmes !

On y découvre également Mehdi Nebbou qui joue pour la première fois dans une comédie aussi extrême ; il avoue d’ailleurs avoir dû beaucoup se documenter sur le sujet, notamment sur les effets possibles des drogues… Quant à Sarah Suco, elle devrait refaire parler d’elle : elle excelle en effet dans la peau de Sophie, la meilleure amie de Joséphine.

La réalisation est très adroite. On ne s’ennuie pas un instant dans cette comédie déjantée à l’américaine, croisement savant entre Very Bad Trip et En cloque mode d’emploi. Le défi est relevé pour Marilou Berri qui a dû jongler entre son premier rôle et la direction de ce film. Deux ans ont été nécessaires à ce projet, ce qui est relativement peu ; d’où le mérite de cette réussite. La bande originale est aussi très agréable. Riche de tubes très connus, elle rythme à merveille les différentes séquences.

Vous l’aurez compris : on a aimé, j’ai aimé ; tout le monde a adoré autour de nous dans la salle. Alors, juste un petit conseil : courrez vite dans les salles visionner Joséphine s’arrondit !

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Joséphine s'arronditDepuis deux ans, Gilles (homme-parfait-non-fumeur-bon-cuisinier-qui aime-les-chats) et Joséphine (fille-attachiante-bordélique-mais-sympathique) s’aiment. Tout est parfait. Jusqu’à une nouvelle inattendue : ils seront bientôt trois. Ne pas devenir comme sa mère, garder son mec et devenir une adulte responsable, tout un tas d’épreuves que Joséphine va devoir affronter, avec Gilles… à leur manière.

Sortie : le 10 février 2016
Durée : 1h30
Réalisateur : Marilou Berry
Avec : Marilou Berry, Mehdi Nebbou, Medi Sadoun, Sarah Suco, Vanessa Guide et Cyril Gueï.

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Célestin Gobe-la-Lune, l’intégrale BD de Wilfrid Lupano et Yannick Gorboz (Delcourt)

Célestin Gobe-la-LuneCélestin Gobe-la-Lune, l’intégrale BD de Wilfrid Lupano et Yannick Gorboz (Delcourt)

Très belle édition pour Célestin Gobe-la-Lune. C’est une bande-dessinée que l’on a envie de parcourir dès la page de couverture. Les couleurs de Gorboz et Ohazar sont avenantes et collent très bien avec l’univers qui nous est proposé.
L’histoire, c’est celle de Célestin, un jeune abandonné à la naissance par sa mère, qu’il croit être d’une très grande et riche famille. Ce jeune marginal a un goût prononcé pour les femmes et la dilettante. Son vœu le plus cher : épouser une noble, mieux, une princesse, pour retrouver la place qui lui est due. On retrouve alors avec plaisir toutes les aventures qu’il traverse pour arriver à ses fins.
Si les femmes n’étaient pas aussi suggestives, Célestin Gobe-la-Lune pourrait très bien s’adresser aux jeunes tant l’inégalable narration de Wilfrid Lupano nous porte dans l’univers féérique d’un conte.
Les tirades sont poétiques et parfois fortement inspirées par de grands auteurs (Ronsard, Théophile Gautier, Musset, Brassens…).
C’est donc une très agréable bande-dessinée, qui se dévore d’une traite. A conseiller !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Abandonné à la naissance, Célestin, gueux et doux rêveur, est persuadé qu’il est issu d’une haute lignée. Il entend bien retrouver son rang. Pour cela, un seul moyen : épouser une digne héritière. Après de multiples aventures sans lendemain avec les meilleurs partis du royaume et lassé de n’être traité qu’en amant et jamais en mari potentiel, il jette son dévolu sur Pimprinule, la fille du roi.

Date de parution : le 4 novembre 2015
Scénariste(s) : Wilfrid Lupano
Dessinateur(s) : Yannick Gorboz et Ohazar (couleurs)
Genre : Fable
Editeur : Delcourt
Prix : 24,95 € (54 pages)
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