Les éditions Milan nous proposent une série réservée aux tout-petits : Jeannette – la vie du bon côté. Cette fois-ci, il est question de : La sieste. C’est le moment de la sieste mais Sergio ne peut pas s’endormir, il a oublié son doudou. Comment faire ? Jeannette va tout faire pour que Sergio trouve un doudou à son goût… Et tous les copains aussi ! La sieste est un joli album, aux illustrations colorées, et aide à voir la vie du bon côté ! A offrir dès l’âge de 2 ans !
Sauvages est un bijou de film d’animation au propos écologique qui plaira à toute la famille par son contenu pédagogique. Le film dénonce l’exploitation alarmante des ressources naturelles de l’île de Bornéo, ce sur quoi des ONG comme WWF ne cesse d’alerter. Dans une animation rappelant le précédant film du réalisateur Ma vie de courgette, l’importance de préserver la nature et l’écosystème est rappelée avec force et intelligence contre les visées sans vergogne du grand capital.
Un film pour toute la famille
Les peuples autochtones sont mis en avant, gardiens de leur environnement et respectueux de leur habitat naturel. Face à eux, de grandes industries destructrices qui abattent les arbres et chassent les animaux sauvages. Le combat idéologique concerne tout le monde, le pot de terre tente de résister au pot de fer supporté par les autorités, avec les pots de vin que l’on imagine derrière. L’utilisation de la stop motion est idéale pour montrer ce combat à forte tonalité symbolique et a priori inégal, à l’opposée des images de synthèse des productions américaines plus normées. Le film a tout de l’œuvre artisanale, en lien avec le message communiqué avec humour et émotion.
La chanson finale de Daniel Balavoine, Tous les cris les S.O.S, résonne avec une profondeur émotionnelle pour clôturer le film avec puissance et beauté.
Synopsis: À Bornéo, en bordure de la forêt tropicale, Kéria recueille un bébé orang-outan trouvé dans la plantation de palmiers à huile où travaille son père. Au même moment Selaï, son jeune cousin, vient trouver refuge chez eux pour échapper au conflit qui oppose sa famille nomade aux compagnies forestières. Ensemble, Kéria, Selaï et le bébé singe baptisé Oshi vont braver tous les obstacles pour lutter contre la destruction de la forêt ancestrale, plus que jamais menacée.
Tout le monde aime Clara, de David Foenkinos (Gallimard)
Quand on commence à lire Tout le monde aime Clara, on ne s’arrête plus ! Encore une fois, l’auteur, David Foenkinos, sait capter notre attention ! De façon incroyable, improbable même ! C’est son vingtième roman !
Nous aussi, on aime Clara ! Qui peut ne pas aimer Clara ? L’auteur aborde de très nombreux sujets, à travers ce livre.
Clara est victime d’un très grave accident de voiture, et restera huit mois dans le coma. Ses parents, divorcés, vont veiller sur elle sans arrêt durant ces huit mois… Leurs retrouvailles n’étaient pas pensables, avant l’accident de leur fille…
En fait, si on s’intéresse un peu à l’auteur, on apprend que lui aussi a vécu au même âge que Clara, un grave traumatisme. Il a été opéré du cœur et a passé des mois à l’hôpital… Mais quand il a écrit Tout le monde aime Clara, il dit n’avoir jamais pensé à ce qu’il a lui-même vécu ! Il dit que cette maladie avait exacerbé sa sensibilité et lui avait sûrement donner le goût de la littérature, le goût de l’écriture. Son rapport à la beauté a lui aussi complètement changé.
Quant à Clara, elle se réveille au bout de ce long coma avec un don unique, celui de la voyance. Clara se découvre sous un nouveau jour, avec de nouvelles facultés… Une nouvelle Clara qu’elle va devoir apprivoiser…
Dans ce livre, le lecteur découvre les autres passions de l’auteur : son côté mystique, sa passion pour l’astrologie, la numérologie, l’ésotérisme… C’est la première fois que David Foenkinos nous partage ses connaissances dans ces domaines très particuliers.
Clara a non seulement des sensations, une sensibilité hors du commun, mais elle va comprendre les autres, les aider et va souvent bouleverser leur vie… Elle est toute jeune mais en réalité, elle n’a pas d’âge et a l’impression d’avoir déjà vécu plusieurs vies… Le père de Clara, Alexis va suivre des ateliers d’écriture, une fois que Clara sera sortie du coma. Son professeur, Eric Ruprez, est un personnage très discret et assez fantasque. Personne ne sait rien sur lui… Sauf Clara ! Et bien sûr, le lecteur est passionné par ce personnage unique, lui aussi ! Un écrivain, en plus ! Tous les ingrédients sont réunis pour passionner le lecteur ! Sans oublier les histoires d’amour qui sont au centre de leurs vies et les nombreuses références littéraires !
Encore une fois, le lecteur n’a pas envie que la fin approche… Pas envie de quitter Clara, Eric et Alexis… Car il est incontestable que Tout le monde aime Clara !
Tout le monde aime Clara nous permet d’entrer dans l’intimité de chaque personnage, avec discrétion et amour ! Soyons à l’écoute des signes de la Vie ! On ne sait jamais…
Publik’Art aime David Foenkinos ! Merci David et bravo ! Vous nous avez régalés ! Un vrai coup de coeur !
Les animaux et nous : Comment vivre ensemble en ville ? (Casterman)
Les éditions Casterman nous proposent un album illustré, très chouettes illustrations, tout à fait étonnant : Les animaux et nous : Comment vivre ensemble en ville ?
Les auteurs, Didier Baraud et Christian Demilly, sont partis à la découverte des nombreuses espèces d’animaux qui habitent en ville. En partant du Moyen-Âge où toutes sortes d’animaux vivent dans les rues et jouent un rôle souvent primordial à la survie de l’homme. Dans cet album, on découvre des détails surprenants sur les animaux. Savez-vous que les perruches, que l’on trouve si belles, envahissent les villes, en Europe. « Elles s’approprient une grande partie des espaces et de la nourriture des autres espèces ».
La nature repart toujours, la flore comme la faune ! Par exemple à Tchernobyl, des chercheurs ont constaté que la zone irradiée était envahie par la faune et que de nombreux animaux sauvages y avaient élu domicile : des sangliers, des ours, des renards, des loups, des lynx… Incroyable mais vrai !
Si on a peur de certains animaux, on ne connaît pas leur utilité ! « Quand les nuisibles nettoient les villes » !
Mais certains animaux sont vraiment nuisibles, soit envers l’homme, soit envers d’autres animaux. L’animal le plus dangereux pour l’homme serait le moustique ! Les moustiques provoquent la mort d’un million de personnes ! Et d’autres animaux nous transmettent, hélas, des maladies…
Les animaux et nous : Comment vivre ensemble en ville est un album documentaire passionnant qui met l’accent sur la fragilité de notre équilibre vital, sur nos conditions de vie et sur notre santé tout en se préoccupant du sort des animaux qui vivent près de nous… Un très beau documentaire !
Le Théâtre des Champs Elyséesmet en scène le drame lyrique en 4 actes et 5 tableaux de Jules Massenet inspiré du roman épistolaire de Goethe, Les Souffrances du jeune Werther. Le spectacle a été représenté pour la première fois en France à l’Opéra-Comique le 16 janvier 1893. L’action se déroule sur 3 saisons (été, automne, hiver) à Wetzlar, en Hesse dans les années 1780. Et cerise sur le gâteau, ce sera nuls autres que les déjà fameux Benjamin Bernheim et Marina Viotti qui interprèteront Werther et Charlotte devant une salle conquise d’avance. Le ténor et la mezzo-soprano ont déjà démontré maintes fois leur art lyrique. ils reviendront dans une mise en scène de ChristofLoy attendue par tous les aficionados. C’est le moment de réserver votre place!
Synopsis: On le sait depuis longtemps… Les histoires d’amour à l’opéra ne sont pas toujours heureuses. Lorsque Goethe publia ses Souffrances du jeune Werther, l’histoire de Charlotte et de son prétendant connut un succès tel qu’elle provoqua ce que l’on appela la « fièvre werthérienne », causant les suicides de jeunes gens prêts à tout pour imiter les héros romanesques. Plus d’un siècle plus tard, en plein romantisme français, Massenet s’inspira de l’histoire de cet amour impossible et signa avec elle son œuvre majeure. Tout en utilisant les ressources du grand orchestre symphonique, il crée une atmosphère intime et pénétrante dont la meilleure illustration est sans nul doute le magnifique air « Pourquoi me réveiller, ô souffle du printemps… »… véritable « tube » du plus sensible des opéras de Massenet. Benjamin Bernheim et Marina Viotti seront les amants malheureux de la soirée entourés d’interprètes français bien connus du public de l’avenue Montaigne (Jean-Sébastien Bou, Marc Scoffoni, Rodolphe Briand) rejoints par Sandra Hamaoui et Yuri Kissin. En fosse, Les Siècles dans un répertoire que les musiciens pratiquent avec un bonheur « historique ».
Coproduction Théâtre des Champs-Elysées | Teatro alla Scala En partenariat avec france.tv France Musique enregistre cet opéra
Petite Casbah : Sur les toits d’Alger (Bayard Jeunesse)
Les éditions Bayard Jeunesse nous proposent une nouvelle série BD qui est en fait l’adaptation de la série animée sur France TV, écrite par Alice Zeniter et Alice Carré : Petite Casbah. Le tome 1 vient de sortir : Sur les toits d’Alger.
Nous sommes en 1955, à Alger. C’est le début des conflits. L’Algérie est encore une colonie française…
Khadija vient d’arriver chez son frère, Malek, à Alger. C’est la première fois qu’elle voit Alger. Elle habite au bled… Mais très vite, rien ne se passe comme prévu. So n grand frère va être arrêté par la police, française, et emprisonné car il aidait une vieille dame qui avait été bousculée par un policier. Le policier l’ayant traité de « bicot », Malek le gifle. Du coup, il va être emprisonné. Tout va devenir très compliqué pour la petite Khadija. Heureusement, elle va être aidée par les amis de Malek, qui vivent dans la rue et se réfugient sur les toits de la Casbah…
Cette réalité historique porte sur un conflit qui est encore aujourd’hui tabou. A la fin de l’album, le lecteur trouvera un dossier documentaire qui explique le contexte et les enjeux de l’histoire.
Parallèlement à cette BD, un livre documentaire, de Laura Orban et Sylvain Pattieu, est sorti le 12 mars chez Bayard Jeunesse : Petite Casbah.
La BD, Petite Casbah, avec le tome 1 : Sur les toits d’Alger est passionnant et les illustrations sont juste superbes ! Il est à découvrir sans tarder ! On attend avec impatience la suite !
Le film britannique La tour du diable réalisé par Jim O’Connolly est sorti initialement en 1972, époque où la Hammer était quelque peu en train de passer de mode face à la nouvelle vague foisonnante du Giallo. Les titres de l’époque issus de la vénérable institution sont donc très dans l’air de leur temps et respectent tous les codes du cinéma horrifique british. Île lugubre, brouillard, phare abandonné, le contexte est posé pour une belle dose d’adrénaline. Tourné presqu’entièrement en studio, le film rappelle les us et coutumes des années 60 avec quelques plans extérieurs en sus. L’atmosphère est inévitablement un peu kitsch mais aussi assez prenante. A une époque de libération des moeurs au triple galop, les corps dévêtus pullulent et quelques scènes un peu gore visent clairement à choquer le chaland, du moins pour l’époque, les effets spéciaux ont fait quelques progrès depuis. En 1972, les slashers étaient encore nouveaux et les codes n’étaient pas encore établis, le film impose quelques motifs qui vont connaitre de nombreux suiveurs par la suite. Certains protagonistes semblent chercher à se faire sciemment trucider, au premier titre ceux qui se laissent aller à des ébats sans se soucier du contexte mortifère. Les moyens de se faire trucider sont légion, couteau, pics, défenestration, étranglement, il y en a pour tous les gouts, de quoi créer une belle liste d’héritiers du genre. Si le film est devenu assez confidentiel de nos jours, il a marqué l’évènement du genre slasher avec des thèmes devenus récurrents comme la folie ou le lieu isolé. Le scénario déroule un double fil, même si un des 2 récits prend rapidement le pas sur l’autre. Le film est aujourd’hui un témoignage de son époque, un peu vieilli, un peu kitsch, mais surtout rempli d’un charme surrané qui en fera sursauter quelques uns.
Synopsis: Deux pêcheurs accostent sur une petite île et découvrent les corps atrocement mutilés de trois adolescents. La seule survivante, Penny, est dans un état second. Internée dans un institut spécialisé, elle va livrer aux enquêteurs un étrange récit.
La petite fille blanche, de Tony Birch (Ciels australs)
Synchronique Editions est une petite maison d’édition indépendante fondée par Benoît Labayle, en 2008, à Paris. En octobre 2023, ils ont ouvert une librairie, Le rêve du papillon, à Paris, avec un rayon réservé à la littérature australienne. La collection Ciels australs est consacrée aux auteurs australiens et aborigènes.
Tony Birch a écrit, La petite fille blanche. C’est un auteur connu en Australie. A travers son récit on découvre l’histoire de ce pays, l’histoire terrible des aborigènes mais aussi leur difficultés à vivre voire à survivre. Odette Brown vit à la campagne. Sa fille part du jour au lendemain, lui laissant sa petite fille. Sissy n’a alors qu’un an. Et Odette ne recevra plus jamais de nouvelles de sa fille. Elle va élever sa petite-fille plus ou moins dans la clandestinité. Sinon, elle sait que sa petite-fille, aborigène à la peau claire, lui sera enlevée.
Et puis, un jour, un nouveau policier arrive en ville. Il va tout faire pour faire régner la loi…
Alors, Odette, elle, va tout faire pour retrouver sa fille et ne pas perdre sa petite-fille !
A travers son histoire terrible, on découvre les conditions de vie lamentables des aborigènes, entièrement privés de liberté et maltraités.
La petite fille blanche a reçu le « Prix des écrivains indigènes » au prestigieux New South Wales Premier’s Literary Awards. Assurément La petite fille blanche est un livre à lire !
Je découvre avec les autocollants : Vive Pâques ! (Père Castor)
Publik’Art est fan de cette collection : « Je découvre avec … ». Les jeunes lecteurs se sont régalés avec Les animaux !
Et aujourd’hui, les éditions du Père Castor nous proposent un cahier d’activités centré sur Pâques : Vive Pâques ! Plus de 150 autocollants pour découvrir la magie de Pâques ! Les illustrations sont très colorées, très volontairement naïves avec de multiples détails. Le jeune lecteur va aborder des notions de dénombrement, compléter des petites histoires, jouer au « cherche et trouve »… Et ainsi bien préparer Pâques ! Je découvre avec les autocollants : Vive Pâques est un cahier d’activités, qui sort aujourd’hui, et qui va plaire à nos petits bouts, assurément !
Déjà admiré à de nombreuses reprises, le groupe So Floyd est de retour pour une tournée 2025 à la hauteur des tournées triomphales 2024 et 2023. Les fans ne peuvent que se pâmer au milieu d’une salle archi comble, tous les classiques sont de sortie. Le concert débute sur un Sorrow tellurique puis un Learning to fly aérien et majestueux. Puis vient l’heure du premier classique, High Hopes, seul extrait de The Division Bell, acclamé comme il se doit. Quand le tic tac d’une horloge retentit, l’audience est en délire, c’est le moment de Time en particulier et The Dark Side of the Moon en général. Le solo de guitare est une splendeur avant que ne se fassent entendre The Great Gig in the Sky, Money, Us and Them, Brain Damage et Eclipse. Les puristes remarqueront que l’ordre des chansons de l’album n’est pas respecté mais personne ne s’en plaint, le saxophone, le piano, les choristes, tout le monde livre une prestation au diapason. Enfin vient l’heure de l’album Whish you were here avec le classique Shine on you crazy diamond et Have a cigar tandis que le morceau titre est gardé pour plus tard. Le chanteur se change pour chaque morceau emblématique, camisole de force pour Brain Damage, chapeau melon et valise sur Us en them, costume à ampoule comme un clin d’œil A Momentary lapse of reason sur Shine on, et surtout manteau de cuir fasciste et lunettes noires quand The Wall retentit avec l’intro mythique et rythmique de In the flesh? Les choristes sont en tenue paramilitaire, les drapeaux ciglés des célèbres marteaux défilent sur l’écran circulaire, l’imagerie dictatoriale fait toujours son petit effet. Le héros Pink a beau hurler que le mur est trop haut, il sombre dans un délire hyper graphique et abyssal. Hey you, Young Lust, Another Brick in the Wall part 2 et Part 3, Run like hell, c’est du délire. Le groupe connait ses partitions sur le bout des ongles et tous les interprètes donnent du cœur à l’ouvrage, basse, 2 batteries, 2 guitares, le public n’en perd pas une miette et s’abreuve à la source du Floyd. D’abord sagement assis, les spectateurs se lèvent à la moitié du concert pour participer activement aux hourras et aux ovations. Puis vient le moment des éternels rappels, l’émouvant Wish you were here à la guitare sèche devant un mur de portables allumés et la folie Comfortably Numb avec sa mise en scène flamboyante. So Floyd a fait plus que remplir le contrat, c’est un triomphe. Les dates de concert sont disponibles sur le site pour d’autres grands moments floydiens en perspective à travers toute la France.
Synopsis:
Deux heures de spectacle pour un hommage troublant qui promet un bond dans le temps et une approche originale de l’œuvre du plus grand groupe des années 70 !
Et aujourd’hui, La tendresse des autres. Ce livre parle encore d’humanité, de courage, d’amour et de tendresse.
C’est l’histoire d’une famille où un jour tout a basculé. D’une seconde à l’autre, leur vie a basculé dans l’enfer. Mais c’est surtout l’histoire d’une maman. Une maman qui ne cesse de culpabiliser car elle n’a pas accompagné son fils, ce jour-là, et l’a laissé partir seul en trottinette à son entrainement. Et justement, Thibault, dix ans, a eu un accident… Mickaël, le papa, Lucie, la maman, et Camille, la petite sœur. Tous ont été aussi des victimes de l’accident de Thibault. Tous ont réagi différemment à cette terrible épreuve. La plume de Sophie Tal Men est toujours si juste. Elle arrive à nous faire partager toute la charge mentale de Lucie, la maman de Thibault, qui le porte sans cesse à bout de bras. Elle va arrêter de travailler pour pouvoir s’occuper uniquement de son fils et faire face à toutes ces difficultés, devenir son coach, son psy, son instit, et sa maman ! Un parcours semé d’embûches, de douleurs, de pleurs et d’incompréhension. L’auteure fait parler Thibault, le premier concerné, d’une façon si humaine et touchante. Pas de mélo, juste du vrai ! Elle étudie aussi très bien la différence de réaction entre le père, qui ne dit rien, et la mère qui a besoin de mettre des mots sur des maux. Ce n’est pas parce que le père ne dit rien qu’il ne souffre pas… Le couple semble ne plus se comprendre… Tout est tellement dur à vivre ! Tout seul, on n’y arrive pas, mais à plusieurs, tout est possible ! La tendresse des autres de Sophie Tal Men est réellement un livre plein de tendresse, plein de vie. Un livre qui donne de la force pour aller de l’avant !
Le Lucernairegâte les enfants avec le spectacle Augustin Pirate des Indes. Beaucoup se souviendront du précédent spectacle Augustin Pirate du nouveau monde déjà au Lucernaire en 2024 et à l’immense succès public. Le comédien Tullio Cipriano donne de sa personne une heure durant pour raconter un voyage tout en aventures avec au programme pirates, baleines, OurangOutans et découvertes de senteurs exotiques comme la muscade, le clou de girofle et la cannelle. Le public tape dans les mains, les enfants rient, les parents applaudissent, aucune baisse de rythme dans ce spectacle total. Le comédien virevolte, chante, raconte des histoires et multiplie les personnages surprenants pour le plus grand plaisir de l’audience. Impossible de s’ennuyer devant une narration pleine de surprises et de péripéties, l’auteur Marc Wolters a ravi tout le monde avec cette histoire d’explorateurs aventuriers et de Maharadjas pleine d’inventivité et d’enseignements qu’aucun enfant n’est prêt d’oublier avec sa bonne dose d’humour et d’autodérision. L’auteur signe à la fin la BD du même nom pour un beau souvenir de ce moment tout simplement magique, enfants et parents en redemandaient! Avec ce comédien super investi, athlétique et charmeur, impossible de passer à côté!
Synopsis:
UNE AVENTURE OLFACTIVE DE SAINT-MALO À PONDICHÉRY
À partir de 3 ans
Après Augustin Pirate du nouveau monde, découvrez le nouvel épisode des aventures du facétieux pirate chasseur d’épices.
Comme plus de 100 000 moussaillons avant vous, débusquez en famille, le trésor d’épices du Maharadja de Pondichéry ! Augustin et son équipage (les enfants du public) vont traverser l’océan Indien à dos de baleine à bosse, parcourir la jungle javanaise en compagnie d’orangs outans affectueux, et entrer par effraction dans un palais de bonbons… Évitant les tigres féroces et les perroquets bavards, notre fier équipage retrouvera-t-il les épices de la Princesse Daria ? Le public pourra les sentir en direct grâce à d’ingénieux drapeaux parfumés !
Un voyage instructif, tonitruant, festif, interactif, plein d’invention et de bonne humeur.
Les petits mots du cœur, un livre animé à partager (Glénat Jeunesse)
Samantha Sweeney nous offre un magnifique album jeunesse : Les petits mots du cœur. Pour une fois, le lecteur va devenir acteur à part entière de son livre. Il va pouvoir remplir son livre, lui confier ses secrets, et ses dessins… A chaque page, des surprises seront à découvrir !
Le jeune lecteur va d’abord choisir à qui il va écrire des petits mots doux. Sans doute à une personne qu’il aime le plus au monde ! Et au fil des pages, au fil des jours, il va réaliser des chefs-d ’œuvres qu’il pourra garder toute sa vie dans son beau livre !
Les petits mots du cœur est un très chouette album à offrir à vos charmantes petites têtes blondes, brunes ou rousses… Notre coup de coeur !
« Pelléas et Mélisande » : le clair-obscur puissant de Wajdi Mouawad à l’opéra Bastille
Wajdi Mouawad, l’homme des grandes épopées théâtrales, le tisserand des silences et des fracas, s’attaque à l’opéra « Pelléas et Mélisande » de Maurice Maeterlinck, porté par la musique sensorielle de ClaudeDebussy. Un choix audacieux, presque une évidence pour celui qui a fait des non-dits et des blessures invisibles la matière première de son art.
Mais ici, dans ce chef-d’œuvre symboliste où les mots sont des ombres et les sentiments des abîmes, Mouawad se confronte à une partition scénique aussi exigeante que la partition musicale. Et le résultat est un spectacle fascinant au plus près de la dimension allégorique, onirique et ténébreuse de l’œuvre.
L’intrigue est celle d’un amour impossible qui s’inspire de la légende médiévale de Tristan et Iseult. Lors d’une partie de chasse, Golaud, prince au royaume imaginaire d’Allemonde, se perd dans la forêt et rencontre Mélisande en pleurs au bord d’une fontaine. Il décide de la prendre pour femme et rentre dans son domaine sans ne rien connaitre de son passé.
Mélisande y rencontre Pelléas, le demi-frère de Golaud et très vite ils tombent amoureux, alors que le pays s’enlise dans les conflits et s’obscurcit à mesure que la vie du père de Pelléas s’amenuise dans une chambre du château. Geneviève, mère des deux princes, et Arkel, souverain d’Allemonde, pressentent le malheur qui plane, impuissants.
Golaud, s’apercevant du lien qui réunit les deux jeunes amants, se consume peu à peu dans la jalousie tandis que son fils, Yniold, né d’un premier lit, devient le témoin et le complice de sa souffrance. Rongé par le désespoir et la rage, il tue son frère Pelléas et blesse grièvement Mélisande qui s’éteindra, emportant avec elle ses lourds secrets, sans que Golaud ne parvienne à établir la vérité des sentiments qui l’unissaient à Pelléas.
Une inquiétante et vertigineuse étrangeté
Dès les premières notes, l’univers de Mouawad s’impose : un espace épuré, presque minéral, où la lumière joue un rôle central. Les décors sobres mais puissants à partir d’un plateau ingénieux, séquencé sur plusieurs niveaux, offrent d’entrée des jeux de miroir entre l’intérieur et l’extérieur, et dessinent – entre le visible et l’invisible – un château, une nature qui n’en finissent pas de se décomposer, reflet des âmes des protagonistes et de leurs tréfonds.
Les jeux d’ombre et de clair-obscur créent une atmosphère de rêve éveillé, où chaque détail semble chargé de sens. Mouawad utilise l’espace comme un langage qui ouvre ou délimite la perspective et embrasse à merveille le conte métaphysique.
À l’abri de personnages qui sont aux prises avec les éléments naturels, opaques du Royaume d’Allemonde, où leur inconscient en est le miroir trouble et réfléchissant. Et là, où le rapport amoureux se joue dans le silence et l’interdit, Mouawad installe une captivante étrangeté, aussi poétique que troublante, qui voit les personnages aux prises entre un appel intérieur plus fort qu’eux et une réalité contrariée de leur destin qui les habite.
D’une sophistication extrême en osmose parfaite avec l’essence du conte, il orchestre une scénographie toute en fluidité où la vidéo et le théâtre se confondent, au service d’un imaginaire foisonnant de l’œuvre et de ses échos vertigineux, rappelant que le symboliste belge a toujours cherché à voir le monde par-delà les apparences.
Sur le plateau se cristallise un climat crépusculaire et envoûtant dans un environnement et un monde intérieur au bord du gouffre. De ces paysages naturels et immersifs, entre l’ici et l’ailleurs, en passant par le personnage de Mélisande dont on ne sait rien, si ce n’est qu’elle a connu des souffrances insondables, la mise en scène se charge du drame énigmatique empreint de mystères, de secrètes motivations et de passion inaccomplie.
La distribution n’est pas en reste avec des performances qui restent gravées dans la mémoire. Sabine Devieilhe, la soprano, dans le rôle de Mélisande, incarne avec une grâce éthérée cette femme-enfant à la fragilité de porcelaine. Sa voix claire et ses aigus frémissants, associés à une présence scénique lumineuse, font d’elle une apparition presque surnaturelle.
Le baryton Huw Montague Rendall, en Pelléas, incarne un amoureux candide tandis que Gordon Bintner, en Golaud, impressionne par sa puissance dramatique et sa capacité à habiter cet homme à la mélancolie fiévreuse et brisé par la jalousie.
Quant à l’orchestre, emmené par Antonello Manacorda, il sacralise avec force et subtilité la polyphonie si propre au livret tout comme l’emprise hypnotique du drame intemporel.
Dates : du 28 février au 27 mars 2025 – Lieu : Opéra Bastille (Paris) Mise en scène : Wajdi Mouawad
Les éditions Playlist Society donnent la parole avec certains des représentants les plus éclairés de l’ascension récente du cinéma de genre dans le paysage cinématographique hexagonal. Longtemps relégué dans la catégorie navets/sérié B, le cinéma horrifiant vit une période assez unique avec une Palme d’Or pour Titane en 2021 et le prix du scénario en 2024 pour The Substance. La reconnaissance critique ouvre les vannes du financement et les projets de qualité se multiplient pour une vraie exposition médiatique et des résultats impressionnants au Box Office. L’ouvrage permet de voir des acteurs clés de ce mouvement revigorant avec des interviews de producteurs, réalisateurs et artisans de films qui ont attié la lumière à eux. Les 7 lectures sont passionnantes, avec des focus sur les obsessions de chacun ou chacune, les anecdotes mal connues et surtout la passion qui les anime, dans 123 pages rondement menées!
Synopsis: Entretiens avec celles et ceux qui font le cinéma de genre français
Ils sont cinéastes, producteurs, scénaristes, chefs opérateurs ou maquilleurs. Tous ont participé au renouveau du cinéma de genre en France depuis une dizaine d’années, au travers de films tels que Grave, Teddy, Le Règne animal, Vermines, Vincent doit mourir ou The Substance.
Dans Un genre à soi, ils racontent, tour à tour, leur rapport au métier, au cinéma et à l’industrie. Les clés de fabrication confiées ici permettent de comprendre le genre, son élaboration et ses spécificités. Avec, en point d’orgue, une question : et si le nouveau cinéma de genre français était parti pour durer ?
Avec Cassandre Warnauts (productrice) Ludovic et Zoran Boukherma (réalisateurs) Olivier Afonso et Frédéric Lainé (maquillage et effets spéciaux) Manuel Dacosse (directeur de la photographie) Sébastien Vaniček (réalisateur) Marc Missonnier (producteur) Coralie Fargeat (réalisatrice)
Editeur: Playlist Society
Auteurs: Judith Beauvallet, Axel Cadieux, Quentin Mével
Les éditions FRMK aiment à laisser les auteurs raconter des histoires pleines de couleurs et de sentiments. Les pages se tournent pour découvrir d’autres pensées et d’autres couleurs dans un déroule doux amer qui fait découvrir la quête de sens d’un adolescent à la croisée des chemins. Au cœur de la campagne et de la nature, le narrateur remet en question les repères de ses ainés sans vraiment savoir par quoi les remplacer. L’auteur dessine les paysages, les bâtiments, sans rien masquer, tout est là, comme la BD qui donne à méditer sur la vanité des choses. Tout passe mais en attendant, chacun cherche sa voie (voix?). La BD se lit comme un traité de philosophie naturaliste, pleine de sincérité et de fractures, un vrai beau moment de lecture.
Synopsis:
« Dans le patelin et dans le pays, il passait bientôt plus de combis de flics que d’oiseaux sauvages. »
Après Un et demi, revoilà Valfret avec un grand livre orageux et tellurique, un livre qui crie et qui respire.
Les révoltes qui grondent dans le pays se font loin, en ville. Le narrateur oublie tout dans un mélange à base de vodka, dans un fantasme de faire brûler la Porsche du maire et le souvenir du cul de l’être aimé. La vie est dans les arbres, dans les collines, dans le soleil qui fait vibrer les champs et dans la tempête qui menace…
La Montagne raconte la quête de sens d’un adolescent dans un monde et une famille rurale qui meurent à petit feu, son manque de perspectives dans une société écocidaire et autoritaire…
Les variations de Valfret sur les champs, les vallées, les façades décrépies racontent en évitant les longs discours l’histoire intime, sociale et politique d’un personnage et des lieux qu’il voit quotidiennement. Ses pensées rentrent dans de vieux bâtiments, se posent sur les paysages silencieux d’un bled anonyme, ou semblent sourdre de l’orage, se disperser dans le vent comme la fumée d’un pétard.
Les gens s’en vont, disparaissent. La représentation des choses, des évènements, se brouille, devient un magma d’émotions et d’informations lointaines. Comme chez Alex Barbier, la voix d’un narrateur et ce qu’il a vu nous hantent, et comme chez Barbier cette voix solitaire est cernée par le vide. Une poésie épicurienne et enragée est jetée dans les paysages, qu’elle habite et met en tension.
Son récit brumeux est fait de souvenirs, de fantasmes et de rumeurs, délibérément perturbant, passant d’un sujet à l’autre et nous privant de figure humaine. De l’obscurité peuvent surgir poésie, grotesque, désir, violence, et de sombres évidences venir se télescoper dans la tête d’un adolescent.
Chaque paysage est ici une tension, un combat entre plusieurs inspirations, plusieurs techniques. Brouillés ou éclatants de couleur, les décors sont habités par une énergie grandissante, un trouble, une rage tapie prête à se déchaîner, jusqu’à la disparition du narrateur qui semble se dissoudre dans la campagne.
2025 commence sur les chapeaux de roue avec de premières dégustations (toujours avec modération) et de belles confirmations. La maison Chassenay d’Arce propose sa Cuvée Expression rosé brut et la Maison Pichon Père et Fils 2 cuvées rouge et blanc, de quoi faire frissonner les papilles.
Le vin rouge Saint Joseph Palisse 2022_ 34 euros HT
Ce vin rouge 100% cépage Syrah est très emblématique du domaine. A l’oeil, sa robe est couleur rubis, soutenue. Son nez est floral violette, fruits rouges mûrs, mûre, myrtille, avec une note minérale et poivrée, avec enfin une touche de chocolat noir. La bouche est un beau mélange de puissance et souplesse, avec des saveurs de raisin très mûr et de cerise avec pour résultat une cuvée élégante et une très belle complexité jusque dans la longueur. Le vin se déguste particulièrement bien avec un tajine de poulet aux aubergines, un magret de canard ou une Côte de bœuf.
Ce vin blanc 100% cépage Marsanne est emblématique de l’appellation Crozes Hermitage. Le nez est un véritable bouquet floral pour un voyage olfactif où les fleurs blanches se mêlent aux fruits à chair blanche, évoquant poires et pêches, avec un côté minéral, discret mais affirmé qui ajoute de la profondeur. La bouche est marquée par une belle fraicheur avec une belle acidité et des notes fruitées qui se prolongent en finale, avec une légère touche de minéralité. Le vin se déguste idéalement pour un apéritif raffiné ou avec des poissons cuisinés et un plateau de fruits de mer.
En bref : Maison Pichon Père et Fils :
Pour la Maison Pichon Père et Fils, tout commence par une histoire de famille qui partage la passion de la Syrah et du Viognier pour produire des vins haut de gamme. La production de 180 000 bouteilles est vendue au domaine et présente chez des cavistes et dans des restaurants dont de nombreux restaurants étoilés français. Les vins sont également distribués dans plus de 20 pays dans le monde. A l’image de l’esprit de perfection de la famille Pichon et celle de leurs vins toujours plus fins et élégants, la cave dernier cri est inaugurée en janvier 2023 dans le hameau du domaine familial, moderne, grande, fonctionnelle, des équipements premiums pour des terroirs prestigieux. Corentin et Christophe Pichon élargissent encore la gamme, proposant régulièrement de nouvelles cuvées.
Champagne Chassenay d’Arce rosé Cuvée Expression (prix caveau 28.60 euros et en vente chez des cavistes renommés en France comme Le Printemps du Goût et Le Repaire de Bacchus)
Cette Cuvée Rosé a été rebaptisée par la Maison qui a choisi lors des derniers embouteillages de conserver les bouteilles vertes. Le verre vert, fabriqué à partir de verre recyclé, offre une meilleure protection contre les rayons UV, ce qui préserve les arômes délicats de la Cuvée Expression. Cette cuvée est surtout marquée par une nouvelle présentation, en accord avec les engagements de la Maison pour l’environnement et la qualité. A l’oeil, la bulle semble légère, aérienne. La robe saumonée apparait brillante et très engageante. Le nez est complexe, mûr et intense, floral violette, fruité fraise des bois et framboise, pomme et pamplemousse. La bouche est souple, gourmande fraîche, minérale et longue sur les fruits rouges. Le champagne accompagne idéalement un saumon grillé, du canard aux cerises, de la viande en sauce, une charlotte aux fruits rouges, un sorbet fraise, une tarte à pâte sablée et aux fruits rouges. Un champagne parfait pour les grandes occasions.
En bref :
La Maison de Vignerons, Champagne Chassenay d’Arce, créée en 1956, rassemble 130 familles de vignerons exploitant 315 hectares de vignoble étendus sur 14 villages. Les cuvées sont présentes dans le circuit traditionnel en France et dans une trentaine de pays à l’export. Aujourd’hui 7,7 hectares de vignes sont certifiés en agriculture biologique, 71 % des exploitations sont certifiées Vignerons Engagés et 37 % HVE – Haute Valeur Environnementale – et VDC – Viticulture Durable en Champagne, les deux référentiels de certification environnementale. Chassenay d’Arce agit, de nouvelles initiatives environnementales sont appliquées depuis fin 2023 : – des coiffes plus courtes au profit d’un affinement visuel de la bouteille. – Toutes les bouteilles sont distribuées dans des cartons en kraft 100 % recyclé, marqués d’une couleur utilisant de l’encre à l’eau et constitués d’un seul intercalaire pour diminuer le volume de déchets. – La Maison annonce son choix de ne plus commercialiser ses bouteilles de champagne en étuis, à l’exception des cuvées Confidentielles qui gardent des coffrets, fabriquées en mono-matériau 100% recyclable et réutilisables pour marquer l’excellence de ces cuvées.
Tout le monde connait JB Dunckel, cofondateur du groupe AIR et personne clé du projet musical mené avec Jonathan Fitoussi. 5 ans après la sortie du premier album Mirages en 2019 suit Mirages II annoncé pour le 07 mars 2025 en vinyle et en digital. Les sessions de Mirages avaient eu lieu au Studio Venezia de Xavier Veilhan lors de la 57e Biennale de Venise et avaient été complétée dans l’atelier de JB Dunckel à Paris. La pochette est une nouvelle fois signée Xavier Veilhan et l’album reflète avec brio la complémentarité musicale des 2 musiciens. La musique de Mirages II est très aérienne, voire évanescente, avec des influences krautrock assez évidentes, voire planantes. Les 8 titres de l’album ont été enregistrés au Studio Atlas à Paris avec la participation du batteur Louis Delorme. Les morceaux de l’album semblent former une épaisse nappe de brouillard dans une ambiance quasi cinématographique et surtout minimaliste. L’atmosphère est ambiente, surannée, analogique. Les morceaux sont apaisants et apaisés, ralentis et pulsatiles, parfaits pour méditer en silence. Les couches se superposent pour former un univers sonore onirique qui transporte dans de nouvelles dimensions. L’espace temps est recréé, passe, présent et futurs sont mélangés pour une intense mélancolie rassénérante. Si la musique rappelle forcément beaucoup Air période 10 000 Hz Legend avec ses tonalités électronique et cette batterie très seventies, l’album réussit à créer sa propre galaxie, invitant au voyage dans des contrées sans oxygène mais pas sans surprises. L’écoute refait plonger dans un temps pas si lointain où les artistes français créaient des ambiances sonores qui ont conquis la planète. Ps certain que cet album réussisse à s’écouler à millions, mais l’écoute est des plus obligatoires en 2025 pour se poser et profiter d’un bon moment de musique.
Le teaser permet à JB Dunckel et Jonathan Fitoussi d’expliquer les motivations de cet album, alors qu’ils sont en studio en train d’enregistrer Iris, titre qui ouvre l’album Mirages II.
Nicole Johänntgen est une musicienne de jazz allemande, interprète de saxophone alto et soprano, elle propose un album de jazz à écoute absolument. La musicienne est au saxophone et à la voix, Jon Hansen joue du tuba et David Stauffacher s’exerce à la batterie et aux percussions. Le résultat est rythmé et dynamique.
Du jazz en majesté
La complémentarité entre les 3 musiciens est parfaite pour une balle alliance des instruments et un résultat particulièrement entêtant. La thématique principale de ce nouvel album est l’amour, avec une belle dose de liberté, les sentiments ne sont pas contraignants mais partagés en toute acceptation du don de soi. Les musiciens partagent une belle unité malgré leurs origines différentes, ils se rejoignent sur la musique et s’encouragent mutuellement. Les compositions du premier album avaient été créées dans l’urgence, le deuxième album est plus apaisé, plusieurs mois ont été disponibles pour affiner les compositions avant d’entrer en studio. Le tuba est régulier et participe au rythme, la rythmique est plus délicate et participe à l’atmosphère ambiante. Certains morceaux sont empreints d’un vrai groove et la maxime du groupe pourrait être faire beaucoup avec peu. Originaires d’Allemagne, des États-Unis et de Suisse, les 3 musiciens vivent tous près de Zurich avec leurs familles. Nicole Johänntgen a déjà enregistré près de 32 albums et 28 ont été publiés. Récipiendaire de plusieurs prix, elle est également influenceuse sur les médias sociaux et a reçu le prix Lichtenburg en mai 2023. Issue d’une famille de musiciens, elle a fréquenté dès l’âge de 5ans l’école de musique Sulzbach-Fischbachtal avant de commencer à l’âge de 6 ans à jouer du piano classique. Elle a débuté le saxophone alto à 12 ans pour une passion immédiate. Elle a depuis joué dans plusieurs combos de jazz et dans l’orchestre de jazz pour jeunes de la Sarre. Son CV est long comme le bras et démontre tout le talent de l’artiste et son implication dans son art.
Ce nouvel album est une vraie pépite jazz à découvrir, vous ne le regretterez pas!
Les éditions Glénat jeunesse nous proposent une nouvelle aventure de Ninaavec le très bel album : Nina et l’adorable petit chien .
Cet album nous raconte la rencontre incroyable de Nina avec le chiot de sa grand-mère. Elle va avoir la chance de le garder durant une journée ! Une journée pas du tout comme les autres. Elle s’imagine pouvoir tout faire avec le chiot mais très vite, elle prend conscience que ce n’est qu’un chiot. Pas un jouet ! Les illustrations sont ravissantes, féériques, avec quelques découpes qui enchantent le livre, et de la dorure à chaud : on aime les coeurs de chaque page, avec l’envie de les caresser ! Nina et l’adorable petit chien est un très bel album à découvrir et à offrir !
L’exposition Ravel Boléro à la Philharmonie de Paris permet de replonger dans l’univers de Maurice Ravel, compositeur du fameux Boléro rentré dans l’histoire de la musique. Ce morceau de 15 minutes monte en intensité avec des instruments qui se superposent petit à petit dans une lente progression hypnotique. L’exposition permet de célébrer le 150e anniversaire de la naissance du compositeur avec un parcours en forme de kaléidoscope. Photos, vidéos, objets, tout permet de toucher du doigt la personnalité complexe d’un Ravel omniprésent et fuyant en même temps. L’expérience est fascinante avec cette réunion d’objets patrimoniaux issus de colletions françaises prestigieuses, notamment de la maison musée Ravel à Montfort-l’Amaury, où fut composé le Boléro. « Mon chef-d’œuvre ? Le Boléro, bien sûr ! Malheureusement, il est vide de musique », écrivait Ravel en 1928. Connu avant tout pour ses compositions de piano impressionnistes avant que n’émerge le Boléro, Ravel est rentré dans l’histoire pour son Boléro aux influences espagnoles et ce motif inlassablement répété. Le morceau est un sommet d’économie de moyens comparé à d’autres compositions, c’est son imprévisibilité qui surprend et qui fascine. Le morceau fut une commande de la danseuse et chorégraphe Ida Rubinstein, longtemps médité et difficilement accouché. Ravel semble l’avoir pensé pour la danse, ce que les chorégraphes ont bien compris, notamment Béjart. L’exposition évoque également d’autres morceaux avec notamment un enregistrement immémorial de la Pavane pour une infante défunte joué par Ravel lui-même. Dès le départ de l’exposition, le public peut contempler une interprétation très visuelle du Boléro, avec couleurs et mise en scène au diapason, par l’Orchestre de Paris et son directeur musical Klaus Mäkelä. De quoi mettre les pieds dans le plat dès le départ et se laisser emporter à l’orée d’un beau moment de visite à la Philharmonie de Paris.
Sorti en 2024, le film Miséricorde a marqué la critique et le public pour son originalité et son intrigue sans queue ni tête. Le jeune héros Jérémie revient dans son village natal entouré de bois en plein cœur de l’Aveyron. Les rapports humains sont terriens, donc âpres mais aussi sensuels. Le réalisateur surprend avec son intrigue rocambolesque, entre amis, familles, curés et gendarmes. Et le résultat semble des plus naturels malgré l’évolution inattendue de l’intrigue. Alain Guiraudie sait brouiller les cartes. Un films devrait être obéissant, le curé dans la retenue, les amis fidèles, les gendarmes des fins limiers, mais rien de tout cela ne se produit. Le décalage est permanent, les comportements traditionnels sont battus en brèche et le résultat est assez irrésistible. Les personnages évoluent dans les bois, naviguent entre la chambre et la cuisine, l’ambiance est pesante, un ami en visite se voit offrir un verre de pastis, la convivialité est omniprésente et le spectateur se demande si le respect des convenances et plus le fuit des traditions qu’une véritable volonté de s’y conformer. Le film revêt une dimension quasi naturaliste, loin des bruits de la ville et d’éventuelles poursuites à voiture rocambolesques. Tout ici est ancré dans la terre alors que les têtes semblent plongées dans le brouillard. Il y a du Pialat dans cette volonté de multiplier les niveaux de lecture derrière des apparences tout à fait replètes, avec tout de même un soupçon de surréalisme pour corser le tableau. Acteurs et actrices sont au diapason d’un film qui ne vous laissera pas indifférent et à découvrir en DVD.
Synopsis: Jérémie revient à Saint-Martial pour l’enterrement de son ancien patron boulanger. Il s’installe quelques jours chez Martine, sa veuve. Mais entre une disparition mystérieuse, un voisin menaçant et un abbé aux intentions étranges, son court séjour au village prend une tournure inattendue…
Je découvre avec les gommettes : Vive les animaux (Flammarion Jeunesse)
Les éditions Flammarion jeunesse nous proposent un cahier d’activités, avec des gommettes (250 !), centré sur les animaux : Vive les animaux. Le jeune lecteur va non seulement découvrir différents animaux, mais également va pouvoir apprendre les couleurs, les différentes tailles, les différents thèmes, comme : Sous la mer, Le monde des dinosaures, A la plage, Dans la jungle, A la campagne, C’est l’hiver… Je découvre avec les gommettes : Vive les animaux est un très chouette cahier d’activités qui va développer les capacités de votre petit et développer sa motricité fine.
Rédigée en 1897,la pièce de théâtre Oncle Vania d’Anton Tchekhov est un classique du théâtre. Elle mélange drame et comédie et raconte la fin du séjour d’été mouvementé du vieux professeur Sérébriakov (père de Sonia) et sa jeune épouse Eléna, au domaine familial tenu par Ivan Voïnitskin le fameux oncle Vania qui donne son nom à la pièce. La BD fait plonger dans une époque lointaine avec la Russie des tsars et pas encore l’avènement du communisme. L’auteur bat en brèche l’illusion que l’amour et l’argent sont les vraies causes de bonheur. Dans des dessins classiques et oniriques, les auteurs livrent une très belle adaptation qui donnera envie de voir la pièce au théâtre pour un vrai moment d’émotion théâtral.
Synopsis: Dans une propriété isolée de la Russie, la vie morne et paisible des habitants est bouleversée par le retour au pays du professeur Sérébriakov et de sa trop belle épouse…
Dans le domaine qu’elle possède et qu’elle gère – avec l’aide de son oncle Vania – Sonia mène une existence morne et tranquille. Mais celle-ci se trouve soudain perturbée par la présence du père de Sonia, le professeur Sérébriakov, venu passer de longues vacances, accompagné de sa nouvelle épouse, la jeune et belle Eléna. La jeune femme attise les convoitises de l’Oncle Vania ainsi que d’un ami de la famille, le médecin Astrov – homme misanthrope, amoureux de la nature et inquiet pour son devenir – dont est secrètement amoureuse Sonia… Quand le professeur, monstre d’égoïsme, annonce son intention de vendre le domaine, la tension entre les différents protagonistes atteint son paroxysme et des coups de feu sont échangés. La pièce – et sa brillante adaptation – propose une galerie de personnages tout à la fois ridicules dans leur incapacité à prendre en main leur destin, à ne pas gâcher leur unique vie, et touchants par leur sincérité, leur humanité. Et aborde des thèmes aussi contemporains que le mal de vivre ou l’écologie… Phrases clés de l’œuvre : « Que faire ? Il faut vivre ! Nous vivrons une longue série de jours, de soirées interminables. Mon pauvre oncle Vania, tu pleures. Tu n’as pas connu de joie dans ta vis mais patience, oncle Vania, patience… Nous nous reposerons ! » « Ceux qui vivront après nous, dans cent ou deux cents ans, auront-ils une bonne parole pour nous ? »
L’histoire de Catmask boy n’est pas banale. Un jeune garçon se déguise avec un masque de chat et se fait dérober son diplôme avant de devoir fureter dans un quartier mal famé de Hong Kong pour le retrouver. L’auteur Linus Liu offre une plongée dans les années 70. Le jeune garçon fait fi de ses peurs pour mener sa quête à bien. La BD est pleine de surprises dans un style proche du manga, avec plein de couleurs et une ambiance furieusement pop. La BD fait penser au film récent City of Darkness qui se passait dans la redoutable Citadelle de Kowloon à Hong Kong pendant les années 80, avec moins d’action mais pas moins de péripéties. Le jeune garçon doit faire preuve de jugeotte et de persévérance et le lecteur est embarqué dans sa quête, tête baissée et avec plaisir.
Synopsis: Une plongée pop dans les bas-fonds de Hong Kong, à la croisée de Amer Béton et du cinéma hongkongais.
Dans le Hong Kong des années 1970, le jeune Tao Tigrou passe plus de temps à s’amuser qu’à réviser ses leçons. Sa seule ambition : devenir super-héros ! Pour cela, il s’est fabriqué un masque de chat. Le jour de la remise des bulletins, alors que Tao Tigrou s’est enfin hissé à la prestigieuse place d’avant-dernier, son précieux sésame est emporté par mégarde par un homme se rendant dans le sulfureux quartier de Kowloon.
Dans cet empilement de bâtiments gargantuesque, bidonville où ne s’applique aucune règle si ce n’est celle des mafias, fleurissent tous types de business illicites : salle de jeux, fumeries d’opium et commerce sous le manteau. S’il veut éviter une sévère correction de sa mère, Tao Tigou n’a pas le choix : il doit se rendre dans l’antre du vice et confronter ses peurs.