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« Jours de joie » : le geste enlevé de Stéphane Braunschweig aux Ateliers Berthier

"Jours de Joie" : le geste enlevé de Stéphane Braunschweig à l'Odéon
© Simon Gosselin

« Jours de joie » : le geste enlevé de Stéphane Braunschweig aux Ateliers Berthier

Né à Bergen en 1968, auteur de romans et de nouvelles, Arne Lygre écrit pour le théâtre depuis 1998. Dès ses premières pièces, il se fait connaître hors des frontières de la Scandinavie. Traduites dans une douzaine de langues, elles sont jouées au Danemark, en Estonie, en Italie, au Portugal, au Brésil, en Allemagne. En France, un premier texte dramatique est traduit en 2000 par Terje Sinding. Mais sa véritable notoriété date des mises en scène de Claude Régy (qui crée Homme sans but à l’Odéon en 2006) et de Stéphane Braunschweig, qui nourrit pour l’écriture de Lygre une véritable passion.

Lygre partage avec d’autres auteurs du nord de l’Europe du nord certains traits caractéristiques, sans doute puisés dans l’héritage ibsénien : l’intérêt pour les relations entre proches (notamment au sein d’une famille) ; le goût des silences et des secrets intimes ; l’intensité énigmatique d’un laconisme n’excluant pas un certain goût du jeu ; un sens aigu des contradictions de la psyché ; une façon très particulière, à la fois discrète et frappante, de conduire en quelques répliques faussement banales au télescopage de différents plans d’énonciation ou d’existence, parfois jusqu’aux confins du fantastique.

Son œuvre explore de façon extrêmement personnelle les formes de la solitude et de l’aliénation contemporaines. Ses figures semblent parfois chercher à fonder, à inventer, ou simplement rejoindre un ailleurs. Mais cela ne dure pas. Et si cette invention d’un monde peut être légère et ludique, elle peut aussi se charger de menace, voire de déstabilisation.

Ainsi, Arne Lygre saisit ses personnages dans un interstice entre leur monde intérieur et le monde extérieur, un no man’s land où le réel réfracté peut être perçu dans une perspective différente et distanciée.

Avec « Jours de joie », il interroge le glissement des relations familiales, conjugales, amoureuses, amicales, à travers des groupes de personnes qui, au demeurant, ne se connaissent pas et se trouvent réunis fortuitement. Dans cet opus, comme dans les autres, des gens font face aux difficultés de la vie. Mais la pièce explore ici la façon dont ils vont, les uns et les autres, pouvoir survivre à ces malheurs et les personnages sont ici plus normaux. Le théâtre ne naît plus de la folie, mais de la rencontre entre ces femmes et ces hommes, de l’humour et de l’étrangeté des liens qu’ils peuvent nouer.

Un théâtre de mots et de jeu

La mise en scène au cordeau de Stéphane Braunschweig restitue à merveille ce théâtre de mots et de jeu écrit comme une partition de musique, avec des reprises de thèmes qui instaure une rythmique où les thèmes circulent d’un personnage à l’autre, comme dans une pièce de Tchekhov.

Sur le plateau et dans un enchevêtrement existentiel, seize personnages incarnés par huit comédien(ne)s, tour à tour proches ou inconnu(e)s, vont se retrouver et se raconter. Enoncer ce qu’ils vivent, ce qu’ils ont vécu : une rupture, un deuil, une frustration, un manque.

Un univers à la fois clos et perméable où le rapport à l’autre est mouvant, propice à une dramaturgie qui instaure une part de mystère et d’incertitude sur le vécu des personnages et de leurs actions. Le tout porté par une écriture sobre, elliptique, anguleuse, concrète, composée de phrases courtes, et suggestive, qui fait sourdre une solitude et une angoisse existentielle.

On assiste à des personnages aux prises avec une difficulté à être car ce n’est pas une solitude de situation, puisque ils sont avec d’autres mais à coté, en dehors, et prisonniers de leur façon d’être au monde, incompatible avec celle de l’autre.

Des existences fragiles et incertaines

Les personnages s’expriment à la première et la troisième personne, ils pensent à haute voix, se racontent comme s’ils se regardaient de l’extérieur. On ne sait rien d’eux en dehors de ce qu’ils disent eux-mêmes. Comme suspendus entre le passé et le futur, ils se débattent avec la fragilité et l’incertitude de leur vie.

La scénographie signée Stéphane Braunschweig colle parfaitement à l’écriture singulière du dramaturge norvégien où le grand plateau offre dans une abstraction parfaite, un square avec juste un banc qui se referme le temps d’un instant, sur un appartement et un autre huit-clos.

Et dans cette odyssée, les acteurs sont époustouflants d’aisance et de vérité pour incarner cette difficulté à dire et à être au monde. Virginie Colemyn, Cécile Coustillac, Alexandre Pallu, Pierric Plathier, Lamya Regragui Muzio, Chloé Réjon, Grégoire Tachnakian, Jean-Philippe Vidal, portent de concert cette intranquillité de l’existence. Du grand art. Bravo !

Dates : du 20 avril au 5 mai 2024 – Lieu : Ateliers Berthier (Paris)
Metteur en scène : Stéphane Braunschweig

Marilu, rencontre avec une femme remarquable, un documentaire sur une artiste pas comme les autres à découvrir en salles le 24 avril

Pour ceux qui connaissent l’artiste argentine Marilu Marini, il n’y a pas de doute sur la passion qui l’anime pièce après pièce. Née le 15 juin 1945 à Buenos Aires, cette artiste est à la fois actrice, chanteuse, danseuse, chorégraphe et metteur en scène. Le documentaire fait un focus sur un vrai personnage habité par une passion peu commune. Fille d’une mère prussienne et d’un père italien, Marilú a toujours évolué dans des domaines artistiques. Le premier moment central a été l’intégration en 1975 du groupe théâtral TSE à Paris de son compatriote Alfredo Arias. Elle est alors devenue son égérie, passant indifféremment des drames de Kado Kostzer à la comédie la plus déjantée. Habituée aux rôles démesurés et déjantés, elle a été remarquée dans les pièces sulfureuses de Copi et dans l’adaptation théâtrale de ses bandes dessinées. Désireuse de multiplier les expériences, elle s’est parfois échappée de la troupe d’Arias pour tenter des nouvelles expériences, dans le drame ou dans d’autres registres. Elle a retrouvé Arias comme partenaire et metteur en scène pour jouer notamment Les Bonnes de Jean Genet en 2001) et Le Palais de la reine de Chantal Thomas en 2005. Parallèlement au théâtre, elle a joué dans des films au cinéma pour des premiers films chez Catherine Binet, Virginie Thévenet, Olivier PyCatherine Corsini et Claire Denis. Le documentaire se regarde avec intérêt pour découvrir une artiste totale et sans concessions.

Synopsis: Marilú Marini est une actrice dont la démesure et la liberté remplissent d’une stupeur joyeuse. C’est entre la France et l’Argentine que Sandrine Dumas l’a filmée de 2016 à 2022. C’est en travaillant ensemble qu’est né le désir impérieux de filmer Marilú, pour sonder au plus près cette passion du jeu qui l’anime. C’est voyage en compagnie d’une femme dont le regard sur le monde allie à la joie de vivre, la fantaisie et la volonté de ne jamais rien lâcher.

Fanny Ardant : héroïne amoureuse et magnifique

Fanny Ardant : héroïne amoureuse  et magnifique
Fanny Ardant dans « La blessure et la soif » © Emilie Brouchon

Fanny Ardant : héroïne amoureuse et magnifique

Fanny Ardant revient sur scène dans l’adaptation du roman fleuve de Laurence Plazenet, « La blessure et la soif », récit épique de près de 600 pages, dont le spectacle se concentre sur l’histoire au 17e siècle, en pleine fronde, qui lie passionnément madame de Clermont à monsieur de La Tour.

L’amour entre ces amants est aussi ardent, fulgurant que sans issue. Une nuit, face au retour impromptu de Monsieur de Clermont, La Tour se dissimule derrière un rideau et assiste, médusé, à l’étreinte forcée des époux légitimes.

Prenant conscience qu’il désire une femme qui ne lui est pas destinée, il décide alors de s’enfuir au bout du monde.

Après un long exil, il rentre en France et se retire dans l’abbaye janséniste de Port Royal, menacée par le pouvoir royal. Il y vit isolé, dans le dénuement le plus total, et, s’il accepte de rencontrer Madame de Clermont sans la voir, il refuse de lui donner son coeur, voué désormais et à jamais à Dieu.

Une héroïne suspendue toute entière à la passion

D’une écriture éblouissante, poétique, flamboyante et tranchante à la fois, elle nous livre un récit initiatique et mystique qui fait corps avec cet amour impossible et sa brûlure terrestre. Des mots qui portent une quête éperdue d’absolu et un embrasement sur la passion intranquille, la quête de sens, la religion, la mort, l’expiation et le renoncement.

Fanny Ardant s’empare de la figure de Madame de Clermont et de cette passion intense aux tonalités extrêmes dont la lecture dramaturgique et sensorielle, fera date. L’actrice convoque avec une infinie subtilité cette héroïne libre, ardente et audacieuse pour son siècle.

D’une intériorité aussi brûlante que rebelle, Fanny Ardant impressionne de maîtrise et d’incarnation. Elle transcende la parole de Madame de Clermont, suspendue toute entière à la passion et au désir, aux prises avec son destin irréductible dont le flux dramaturgique s’entrechoque dans une mise en scène sobre de Catherine Schaub, et le décor symbolique tout en clair obscur de Jean Haas. Du grand art. Bravo !

Date : A partir du 16 avril 2024 – Lieu : Studio Marigny (Paris)
Mise en scène : Catherine Schaub

Hervé Le Corre, mélancolie révolutionnaire, échanges avec un grand auteur de polar, sortie le 23 avril 2024 aux éditions Playlist Society

Après Doa, les éditions Playlist Society s’intéressent à un autre auteur de polar, Hervé le Corre. Né le 13 novembre 1955 à Bordeaux, l’auteur de La Douleur des morts, Les cœurs déchiquetés et Après la guerre, le Professeur de lettres dans un collège de Bègles est depuis toujours un lecteur passionné de littérature policière. Il a commencé à écrire sur le tard à l’âge de 30 ans des romans noirs et le succès n’a pas tardé à suivre grâce à une écriture très naturaliste, des personnages plongés dans des atmosphères sombres et poisseuses, le succès n’a pas tardé faisant de lui un des auteurs français les plus noirs et les plus primés du roman policier hexagonal. De nombreux prix ont été attribué à ses romans pour une reconnaissance publique et critique jamais démentie. L’ouvrage propose un entretien à cœur ouvert où l’auteur de livre avec sincérité, dévoilant ses sources d’aspiration et ses intentions, lui qui évite toute forme de facilité. Il privilégie plutôt les destins individuels pour révéler les questions sociales, en lisière des intrigues plongeant le lecteur dans des contextes très noirs.

Synopsis: En 2004, Hervé Le Corre marque l’Histoire du roman noir français avec la publication aux éditions Rivages/noir de son cinquième roman, L’Homme aux lèvres de saphir, lauréat du Grand Prix du roman noir français de Paris. La suite de son œuvre se scinde entre polars contemporains et fresques historiques. Dans Qui après nous vivrez (2024), il imagine la survie de quatre générations de personnages, dans un monde ravagé par les épidémies, les guerres et la précarité énergétique. Ses textes remontent à la source des violences humaines. Son style, unique, mêle l’efficacité narrative des géants du polar américain au naturalisme des auteurs classiques.

Composé d’une introduction et d’un entretien, Hervé Le Corremélancolie révolutionnaire revient sur le parcours de cet auteur majeur, ses méthodes et ses intentions, son engagement en tant que citoyen, enseignant et romancier.

Yvan Robin écrit des œuvres noires depuis une quinzaine d’années. Né en 1983, il vit à Bordeaux. Après nous le déluge, son dernier roman, vient de paraître en poche aux Éditions J’ai lu.

Le temps du voyage, plongée dans une zone grise de l’histoire de France du XXe siècle, sortie le 24 avril 2024

En 1940, le Gouvernement de Vichy a donné l’ordre d’interner administrativement toutes membres de la population nomade de France, direction une trentaine de camps répartis sur tout le territoire. La raison? Un arrêté permettait cet internement car la circulation des nomades représentait soit disant, en temps de guerre, un risque de diffusion des informations stratégiques. Des milliers de Tsiganes de nationalité française furent maintenus dans ces camps jusqu’à la fin de la guerre, y compris 700 enfants et 500 adultes au Camp de Jargeau dans le Loiret.

Un documentaire glaçant

Le cinéaste Henri-François Imbert organise son documentaire avec des rencontres dans les communautés gitanes et manouches d’Agde et de Montauban pour retisser les fils de la mémoire et questionner le présent des Tsiganes aujourd’hui. Ce furent des milliers de Tsiganes qui furent maintenus dans une trentaine de camps, répartis sur tout le territoire jusqu’à la fin de la guerre, et même un peu après. C’est 80 ans qui sont passés depuis ces évènements. C’est lors d’une visite-conférence du Camp de Jargeau dans le Loiret que le réalisateur a eu l’idée d’approcher des Tsiganes pour mieux connaitre leur histoire. Né à Narbonne en 1967, Henri-François Imbert a commencé un journal filmé en super-8 vers l’âge de 20 ans. Il est passé à des documentaires très personnels, produits et distribués de manière artisanale, avec sa propre société de production, Libre cours. La plupart de ses films ont un lien très fort avec l’Occitanie, comme notamment No Pasaran, album souvenir (2003) qui évoque l’exode des Républicains espagnols en France en 1939 ; Le Temps des amoureuses (2008) qui revient sur le tournage de Mes Petites Amoureuses de Jean Eustache, à Narbonne en 1973, ou encore Piet Moget, un matin (2012) portrait du peintre et collectionneur hollandais, installé à Sigean depuis les années cinquante. Le documentaire décrit le quotidien d’une époque trouble où des français ont été enfermés par d’autres français dans un contexte d’occupation et de collaboration.

Les stigmates sont encore visibles après cette période délicate. Le documentaire revient sur des faits qui ne laissent pas insensibles et interrogent sur la nature humaine.

Synopsis: En 1940, le Gouvernement de Vichy ordonna l’internement de tous les « Nomades » de France. 6.500 Tsiganes, pourtant de nationalité française, furent ainsi enfermés dans une trentaine de camps en France, jusqu’à la fin de la guerre. Partant de ce fait historique, ce film questionne le présent des Tsiganes aujourd’hui.

Carole et le chapeau-crapaud, un très bel album jeunesse (Casterman)

Carole et le chapeau-crapaud, un très bel album jeunesse (Casterman)

Les éditions Casterman nous proposent un très bel album illustré : Carole et le chapeau-crapaud. Un album qui délivre un très joli message sur la confiance en soi.

Carole est une petite fille qui ne quitte pas son chapeau-crapaud. En fait, elle avait toujours un crapaud sur la tête, comme d’autres portent des chapeaux. Mais le chapeau de Carole, enfin, son crapaud, parlait ! il lui donnait son avis sur tout ! Il critiquait tout ce que faisait Carole ! Et lui donnait sans cesse des ordres. Et sans son chapeau-crapaud, Carole semblait perdue. Elle n’avait plus du tout confiance en elle. Elle décide alors de changer de chapeau : un chapeau-cornichon. Parfait ce chapeau ! Jusqu’au jour où il fut volé et dévoré !

Et d’un seul coup, Carole retrouva sa voix, son envie de faire et de communiquer ! Le tout sans chapeau ! Le bonheur, tout simplement !

Carole et le chapeau-crapaud est un très bel album empli de vérités et de sagesse ! Une leçon de philosophie pour les jeunes lecteurs ! Un album très joliment écrit et merveilleusement illustré par Esmé Shapiro. Notre coup de cœur !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2024
Auteur : Esmé Shapiro
Illustrateur : Esmé Shapiro
Editeur : Casterman
Prix : 14,95 €

Mahler, un biopic inédit en Blu-Ray enfin disponible (BQHL)

L’action du film Mahler du réalisateur Ken Russell, grand adepte des biopics de compositeurs illustres (Music Lovers, Lisztomania) se situe en 1911 alors que Gustav Mahler malade ne sait pas qu’il n’a plus que quelques jours à vivre. De retour de son voyage à Vienne, le compositeur atteint d’une immense mélancolie revit les grandes étapes de son existence, enfance marquée par l’antisémitisme de son époque et la violence de son père contre sa mère, amour pour sa femme Alma, conversion au catholicisme pour obtenir la direction de l’orchestre de Vienne et disparition de son frère et de sa fille ainée. Le film grandiloquent est disponible en Blu-Ray pour une redécouverte de l’œuvre de l’illustre compositeur dont la musique accompagne tout le film.

Un biopic fastueux

Ken Russell a toujours considéré Mahler comme l’un de ses meilleurs films grâce à sa grande force onirique et fantasmagorique. La vie de Gustav Mahler ressemble à une tragédie grecque, ou plutôt une tragédie germanique, lui qui est considéré comme un pont essentiel entre le romantisme du XIXe siècle avec Beethoven, Schubert ou Brahms et la musique moderne du XXe siècle. Le grand compositeur a connu notamment Wagner, Freud et Bruckner, ce que le réalisateur évoque via des scènes oniriques fortes en références au judaïsme millénaire du compositeur, au nazisme latent de l’Autriche du début du XXe siècle et à son obsession pour la composition. Le film apprend que Mahler avait consulté Freud pour l’aider à résoudre ses problèmes conjugaux, et que Cosima Wagner (veuve de Richard) était une antisémite notoire qui respectait pourtant Mahler et lui a fait interpréter les opéras de son fils Siegfried. Le film regorge de symboliques mythologiques dans des scènes rentrées dans la légende du cinéma, comme celle où Mahler fait le rêve de sa femme avec son amant l’enterrant vivant, ou celle où Mahler est aux prises avec une Cosima Wagner déguisée en nazie adoubant Mahler lors de sa conversion au christianisme avec force références wagnériennes. Ce type de scènes se fonde sur une mise en scène tout en excès assumé, ce qui est la marque de Ken Russell. Cosima ressemble ainsi à une walkyrie infernale avec son casque de la Wehrmacht, une croix gammée sur le postérieur et des porte-jarretelles sado maso. Les plus férus de Mahler remarqueront ce mélange tout en syncrétisme religieux, entre catholicisme romain, mythologie nordique et carnaval nazi. La référence à l’utilisation de l’Adagietto de sa 5e symphonie dans le film Mort à Venise est rappelé dans une scène qui ressemble à une belle mise en abime.

Russell mettait déjà Tchaïkovski au supplice dans Music Lovers et transformait Liszt en star glam rock dans Lisztomania, ce Mahler ne dépareille pas dans cette trilogie grandiloquente. Mahler exprime son désespoir pour le genre humain dans une œuvre qui a marqué notamment le grand Léonard Bernstein. Le film est disponible en Blu Ray depuis le 27 février 2024 pour un grand moment de cinéma total.

Synopsis: En 1911, alors qu’il ne sait pas qu’il ne lui reste que quelques jours à vivre, le compositeur autrichien Gustav Mahler, très malade, se remémore les grandes étapes de sa vie.

Ca commence par un œuf, album jeunesse (Glénat jeunesse)

Ca commence par un œuf, album jeunesse (Glénat jeunesse)

Les éditions Glénat jeunesse nous proposent une aventure extraordinaire avec le très bel album : Ca commence par un œuf.

Cet album nous raconte la vie d’une sterne, un oiseau incroyable, de sa naissance à sa vie d’adulte hors normes !

La sterne arctique pond ses œufs au Pôle Nord, en juin. Après l’avoir couvé pendant 20 jours, un petit oisillon en sort. Ce sont des oiseaux qui vivent en colonie, au bord de l’Océan Arctique. Ils y restent le printemps et l’été. Là où les journées sont les plus longues. Et même durant quelques semaines, il ne fait jamais nuit ! Les sternes adorent le soleil !

Tout au long de ce très bel album, avec des illustrations superbes, le lecteur découvre la croissance du petit poussin et tout ce qu’il est capable de faire ! Ses progrès sont fulgurants !

Et en août, commence leur migration incroyable ! Cap au Sud, vers l’Antarctique ! Où la colonie va habiter jusqu’en mars !

Ça commence par un œuf est un très bel album où les enfants comme les adultes vont découvrir la vie de ces oiseaux champions du monde de migration ! A la fin de l’album, le lecteur découvrira une grande carte du monde avec les trajets incroyables effectués par ces oiseaux.

Ça commence par un œuf, un chouette album pédagogique à offrir à nos adorables petites têtes blondes, rousses ou brunes !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2024
Auteur : Mary Auld
Illustrateur : Anna Terreros-Martin
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 10,90 €

La cabane sous le cerisier, un très bel album jeunesse (Flammarion jeunesse)

La cabane sous le cerisier, un très bel album jeunesse (Flammarion jeunesse)

La cabane sous le cerisier est un album très joliment illustré et une vraie histoire à raconter.

Mia et son cousin Pablo sont en vacances chez leur grand-mère. Ils adorent aller chez elle y construire des cabanes dans le jardin. Ils décident de l’installer sous le cerisier. Ils installent tout : la toile pour faire le toit, un fauteuil, et même une cuisine !
Mais les fourmis envahissent leur cabane. Alors, ils décident de faire une muraille de sable pour les empêcher d’entrer.

Puis c’est au tour de la poule de s’inviter à l’intérieur de leur cabane. Les cousins vont encore trouver le moyen de la chasser et de lui interdire l’entrée.
Cela n’empêchera pas le chat de s’installer confortablement à l’intérieur !

Encore une fois, ils vont barricader toute la cabane pour qu’aucun animal ne puisse y entrer.

Mais qui a pris la place des animaux ici ? Leur mamie leur explique comment vivent les fourmis tout près de la cabane, comment la poule pond ses œufs au pied du cerisier et comment le chat dort sur la branche du cerisier. Qui a pris la place de l’autre ?

Alors, les cousins comprennent mieux et partagent, avec les animaux, leur cabane. C’est le bonheur pour tous !

La cabane sous le cerisier est un très joli album centré sur la notion de partage et le respect de la nature. Le jeune lecteur prend aussi conscience de la nature qui l’entoure. Il vient tout juste de sortir !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2024
Auteur : Céline Claire
Illustrateur : Annick Masson
Editeur : Père Castor
Prix : 13,90 €

Itiberê Orqestra Familia Da França dévoile son nouvel album Live in Paris, sortie le 19 avril chez Inouie Distribution

L’Orquestra Familia da França dévoile son premier disque Live in Paris début le 19 avril 2024 chez Inouïe distribution. Le projet est porteur d’une musique assez unique, portée par des cuivres et des violons dans des sonorités très free jazz, premier né du tout nouveau label associatif Tui Tui qui soutient l’orchestre Franco-Brésilien, né en 2022 dans l’imagination d’un compositeur de musique instrumentale brésilienne, Itiberê Zwarg. Ce dernier est connu pour être le bassiste et comparse depuis 45 ans de l’inventeur de la musica universal, Hermeto Pascoal.

De la musique foisonnante

L’orchestre inclut certains des meilleurs jeunes talents de la scène Jazz française et brésilienne, en lien avec l’école de musique l’Edim avec le soutien du département du Val de Marne. C’est à l’issue d’une résidence de création au Théâtre Jacques Carat que l’orchestre a pu donner 2 concerts dont un au festival Sons d’Hiver avec la participation d’Hamilton de Holanda et de Chano Domingues. Les concerts ont été enregistrés, mixés et masterisés au Brésil par Paulo Brandão et Pedro Figueiredo. Le premier EP LIVE comprend une sélection de 5 de leurs meilleurs titres pour une durée de 35 minutes de musique. L’Orquestra familia da França est la concrétisation d’un échange culturel entre France et Brésil pour une musique innovante, symbole vivant de l’amitié et des échanges culturels séculaires entre les 2 pays. L’expérience a permis de tisser des liens humains et musicaux appelés à se prolonger dans le futur lors d’une tournée au Brésil en 2024. 

Publireportage EDIM

Le projet Itiberê Zwarg – Orquestra Familia de France, fer de lance de l’EDIM pour 2022, vise à la création à Paris d’un orchestre rassemblant des musiciens français de différents horizons sous la direction du musicien brésilien Itiberê Zwarg. Vingt musiciens seront réunis, lors d’une résidence de quinze jours, pour répéter un répertoire qu’il aura composé et envoyé en amont. A l’issue de la résidence, plusieurs concerts de restitution seront donnés et un album des compositions interprétées par l’orchestre sera enregistré.

EDIM est la structure porteuse du projet, en partenariat avec l’association Anis Gras, le Théâtre Jacques Carat de Cachan, Akamu Music et le festival Sons d’Hiver. La direction artistique est assurée par Itibérê Zwarg, assisté par sa fille, la flûtiste et saxophoniste Mariana Zwarg, son fils, le batteur et percussionniste Ajurinã Zwarg, ainsi que par Benoît Crauste et Vincent Jacqz.

L’orchestre sera formé selon les méthodes déjà éprouvées avec succès par Itiberê en Finlande, où il a dirigé à Helsinki le UMO Jazz Orchestra en 2015, avec lequel il a enregistré l’album Universal Music Orchestra en 2017, et au Japon, où il a créé en 2019 l’Orchestra Familia du Japon à l’issue d’une résidence à Tokyo et enregistré un album paru en 2021, chez le label Scubidu.

Poly-instrumentiste, compositeur, pédagogue et chef d’orchestre brésilien, Itiberê Zwarg est le bassiste historique et le principal collaborateur de Hermeto Pascoal, l’une des figures les plus prolifiques de la musique brésilienne. Dès 1977, les deux artistes ont étroitement collaboré à l’émergence de la musica universal (musique universelle) : un nouveau courant revendiquant une approche naturelle et libre de la musique. Depuis plus de vingt ans, Itiberê dirige des ateliers de musica universal au Brésil et à travers le monde. Les premiers ateliers débouchent dès 1999 à la formation du premier Orquestra Familia : un orchestre composé de 29 de ses étudiants les plus talentueux.

Ainsi, Itiberê a développé une méthodologie didactique de composition en temps réel, fondée sur une transmission orale, stimulant écoute active, concentration et mémoire des apprenants. A chacun d’entre eux, Itiberê attribue des parties à jouer à la mesure de leurs capacités techniques, permettant ainsi la formation de groupes hétérogènes et stimulant l’esprit de collaboration entre musiciens de différents niveaux. En se reposant sur la mémoire de chaque musicien, qui est activée par des stimulus auditifs et non visuels, la musique est vécue avec plus d’intensité par chaque membre de l’orchestre.

Bach et bien plus que ça avec Come Bach sur la scène du Lucernaire

Le Lucernaire a déjà permis à Anne Baquet d’intervenir en solo avec Soprano en liberté en 2017 et avec ses camarades avec ABC d’airs en 2018. Elle revient avec Claude Collet, Amandine Dehant, Anne Régnier ou Ariane Baquet pour un spectacle hommage au grand compositeur et musicien allemand rempli d’humour et de chansons poétiques.

Pas de temps mort

Le spectacle débute dans le noir avec les 4 musiciennes qui prennent possession de la scène dans le noir en interprétant en ouverture et en chœur féminin à l’unisson le fameux air (suite 3 pour orchestre) à la base du Whiter Shade of Pale des Procol Harum ou présent dans d’innombrables pubs. Le contexte est donné pour une revisite de Jean-Sébastien Bach tout en fidélité ou réinterprétation. L’heure de spectacle voit les œuvres les plus célèbres (Toccata et fugue en ré mineur, Jésus que ma joie demeure, concerto italien, prélude n°1 du clavier bien tempéré) et d’autres moins connues interprétées tour à tour à la contrebasse, à la clarinette, au piano ou avec tous les instruments en même temps pour un beau moment de mélopées, surtout que l’inspiration virevolte parfois du côté des années 60 ou 80 façon Brel ou Nougaro. Les envolées sont belles malgré l’acoustique pas forcément optimale du Théâtre rouge mais pas non plus au point de gâcher ce concert insolite. Le classique règne mais le jazz et le rock ne sont pas absents pour un mélange musical plain d’esprit et d’humour. Les 4 interprètes font montre de très belles capacités musicales qui donnent envie de se remettre à son instrument.

Le concert se finit avec un pot pourri organisé de A à Z, depuis Albinoni en passant par Claude François, YMCA et I will survive pour des sourires enthousiasmés sur le visage des spectateurs. La bonne humeur est de mise et les 4 instrumentistes experts savent y faire pour capter l’attention pour un vrai plaisir collectif. L’audience était véritablement subjuguée!

Synopsis:

UN CONCERT INSOLITE AUTOUR DE J.S BACH

Come Bach réunit un quatuor de choc pour nous concocter un voyage réjouissant, inventif et surprenant où la musique est reine. Le fil rouge est une nouvelle proposition artistique et récréative autour du Dieu des musiciens : Jean-Sébastien Bach.
Ce concert regroupe aussi des auteurs-compositeurs de grand talent qui relèvent le défi : « Écrire, Composer, Arranger autour de J. S. Bach ». Le parti pris est alors de casser les codes : plus de partitions, plus de chaises, pour que le musicien soit enfin libre ! C’est ainsi que nous assistons à la naissance d’un concert « mis en scène » avec quatre interprètes aux tempéraments complémentaires.

Quatre virtuoses surprenantes pour un concert insolite autour du Dieu des musiciens, J.S. Bach.

Détails:

20 marsau 26 mai 2024 au Théâtre Rouge

Mardi < samedi 19h | Dimanche 16h

Durée1h15

Arshid Azarine présente son nouvel album de jazz Vorticity, sortie le 12 avril (Ohrwurm records)

Le pianiste et chercheur réputé Arshid Azarine est de retour en trio avec Habib Meftah à la basse et Hervé de Ratuld à la basse. Il s’inspire de son expertise médicale sur le vortex pour proposer une évolution du jazz quasi révolutionnaire, entre pulsations du cœur et sentiments personnels.

Du jazz réjouissant

Les turbulences engendrées par les flux de sanguin autour du cœur sont à la base des travaux d’Arshid Azarine et représentent des mouvements à la base de son jeu de piano. Golshifteh Farahani prête sa voix sur 2 titres, dont Vorticity avec cette phrase mystérieuse Dans tout chaos se forme un vortex d’Amour, d’où s’érige, des tourbillons de Vie. Les titres Vorticity et Helix of Live portent la signature du pianiste, avec une mélodie posée sur des rythmes complexes impairs, ici en 9/8. Arshid Azarine raconte : « En tant que chercheur, je m’intéresse tout particulièrement à la thématique de la turbulence et de flux vortical et hélicoïdale dans ces gros vaisseaux qui nous donnent la vie : l’aorte et l’artère pulmonaire. » L’explication est complexe mais la musique emporte l’auditeur dans un voyage. Arshid Azarine est né à Téhéran où il découvre la musique durant son enfance. Il commence le piano à l’âge de 9 ans sous l’enseignement de Romano der Abrahamian et d’Aghdas Pourtorab avant de débarquer en France en 1980 peu après la révolution islamique iranienne de 1979. Après une formation au piano classique, il est pris d’une folle passion pour le jazz lors de ses études de médecine à Paris. Il forme alors un groupe de jazz fusion avec ses amis étudiants, nommé Carré des Lombes. Le groupe gagne en notoriété et se produit dans plusieurs clubs jazz de la capitale, et notamment ceux de la rue des Lombards. Dans les années 1990, il retourne peu à peu en Iran et renoue avec des musiciens sur place. En octobre 2022, il co-fonde le collectif d’artistes Barâyé en soutien au mouvement Femme, Vie, Liberté et organise des concerts. L’album Vorticity lui permet de retrouver ses fidèles compagnons Habib Meftah (Trio Joubran, Titi Robin) aux percussions et au chant et Hervé de Ratuld (Toumast, Cerrone) à la basse.

Ce spécialiste en imagerie cardiaque et vasculaire à l’hôpital Saint-Joseph (Paris) s’inspire des circulations sanguines qui donnent la vie et des turbulences dans les vaisseaux pour créer une musique aux pulsations musicales réjouissantes. Il s’est également inspiré de certains évènements récents en Iran pour les titres de son album.

Date de concert:

04/05/2024: La Seine Musicale – Printemps du Jazz Persan. Le site officiel ici

NOSONIC dévoile son 3e album, La nuit et le jour (Le son des villes Records / Digitl Believe), sortie le 12 avril

Le duo électro pop Nosonic dévoile La Nuit et Le Jour avec la nouvelle venue, la chanteuse Amalia. Il présentera en live ses chansons le 18 avril au bar le Quartier Général Oberkampf pour un beau moment de communion musicale.

De l’électro pop enthousiasmante

Nosonic propose dans son nouvel album enregistré en Irlande des mélodies tourbillonnantes et des textes en français d’une belle sensibilité. Les synthés accompagnent une ambiance plutôt mélodramatique comme le montre le clip du single Encore et Encore visible sur Youtube. Les paroles évoquent des blessures mal refermées et des cicatrices mal cicatrisées dans 10 morceaux réarrangés et remixés en Irlande à Cork par Angelo Presta qui co-réalise l’album. Si les textes sont mélancoliques, la musique donne surtout envie de danser pour sortir de la routine du quotidien. La nouvelle chanteuse Amalia chante en duo avec Jean-Yves, tête pensante du projet et qui a déjà sorti 2 albums. La musique rappelle les morceaux de groupes comme Matmatah ou Feu Chatterton! pour une musique vraiment vibrionnante. Le duo a travaillé avec un home studio dans lequel un piano et une guitare ont permis d’écrire des morceaux réarrangés et mixées en Irlande. Les sonorités évoluent entre le rock et l’électro pour un ensemble très proche des sonorités anglo-saxonnes. Le duo est originaire de Paris et d’Antibes et partagent un grand intérêt pour les chansons à texte et les sonorités surprenantes. Quart d’heure de gloire, Le dialogue, parler dans le vide, debout, les titres sont remplis d’une belle énergie avec des textes qui interpellent sur le sens de la vie et les priorités de chacun.

Le clip de Encore et Encore a été réalisé par Stéphane Chassignole. Le groupe est à découvrir sur scène à partir d’avril 2024.

Dates:

18 avril: Le quartier général (Paris)

17 mai : Festival de Cannes (le posto pubblico)

28 juin: Le Cherrydon, Marseille

02 juillet: Le Duke, Antibes

25 octobre: Cork jazz festival, Irlande

En voiture Simone, une drôle histoire de poules (Glénat Jeunesse)

En voiture Simone, une drôle histoire de poules (Glénat Jeunesse)

Les éditions Glénat, dans la collection Les incontournables, nous proposent un album plein d’humour : En voiture Simone.

Simone et Josette s’ennuient dans leur poulailler. Elles décident alors d’emprunter le tuk-tuk du fermier. Ce ne sont pas des poules mouillées ! Et pourtant elles n’ont pas le permis !

Qu’importe ! Les voilà parties pour de folles aventures ! Elles filent à Perpète-les-Oies !

Elles vont aller voir la cousine de Simone pour lui faire une visite et découvrir tous les animaux dont lui parle Esther.

Mais oh surprise ! Elles découvrent tout autre chose ! Des dizaines de poules enfermées dans des cages, dont Esther !

Simone et Josette arriveront-elles à libérer toutes ces poules ?
En voiture Simone est un album aux illustrations colorées et un peu naïves, absolument charmantes.

Publik’Art aime ce côté humoristique aussi bien dans les illustrations qu’à travers le texte ! Un chouette album à offrir à nos petits dès l’âge de 3 ans !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2024
Auteur : Géraldine Collet
Illustrateur : Maurèen Poignonec
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 13 €

Les rats attaquent (Rimini éditions), quand les petites bêtes mangent les grandes, sortie le 12 avril 2024 en combo collector Blu-Ray+DVD

Les années 60 ont vu le genre des films d’animaux tueurs prendre son envol. Les Oiseaux a créé les bases avec des volatiles s’en prenant violemment aux hommes et aux femmes, Les Dents de la mer a propulsé un requin sur le toit du monde. Ont suivi Orca, Piranhas, Razorback et donc Les Rats attaquent (Night eyes en VO). Si le film a un peu vieilli avec des effets spéciaux artisanaux, le spectateur est immergé avec efficacité dans un contexte anxiogène qui secoue.

Les rats sans pitié

Les Rats attaquent est une série B avec des acteurs peu connus et un ton daté, tout sent bon les années 80, ce qui créée un charme certain. La production est canadienne, le récit prend son temps jusqu’à un dénouement qui part en feu d’artifice. Le personnage principal est un prof en plein divorce, également entraineur de basket, il est courtisé par une séduisante élève et se retrouve seul avec son fils. En parallèle, une responsable sanitaire fait détruire un stock de mais impropre à la consommation car dopé aux stéroïdes aux effets indésirables. Serait-ce lui qui est à l’origine de la mutation de rates passés de l’état de nuisibles à celui de prédateurs féroces? Leur première victime est un bébé, les autres vont suivre vite, des personnes d’abord tout à fait vulnérables, des vieillards, des enfants, et puis le carnage se propage, pour finir dans un cinéma et dans le métro. Les héros parviendront-ils à juguler la menacer et à ne pas succomber? Le film est d’une longueur tout à fait raisonnable et se regarde avec plaisir. Les rats ont des yeux exorbités et des grosses dents, ils ont la taille de gros teckels et dévastent tout sur leur passage. Le principe est simple mais diablement efficace malgré le petit budget et le poids des ans. La technique est le reflet de son époque avec des prises de vue subjectives qui mettent les spectateurs à la place de rats montant les escaliers pour un effet certain sur la psyché. Le rythme est soutenu et aucun ennui ne pointe à l’horizon.

Les rats attaquent est un sympathique divertissant qui ramène à une époque sans effets numériques ni fonds verts, une époque pas si lointaine au charme fou.

Synopsis: À Toronto, après avoir mangé du maïs contaminé, des rats se transforment en prédateurs féroces et se mettent à attaquer les humains, tout d’abord des personnes isolées, puis les spectateurs d’une salle de cinéma et les passagers d’une rame de métro. Kelly Leonard, inspectrice au département de la santé, et Paul Harris, professeur, vont tenter d’arrêter cette invasion sans précédent.

L’atlas du détective, Mène l’enquête autour du monde (Casterman)

L’atlas du détective, Mène l’enquête autour du monde (Casterman)

Comment découvrir la géographie en s’amusant ? Avec le superbe album illustré : L’atlas du détective. Non seulement le jeune lecteur doit mener une enquête passionnante, mais il va aussi voyager à travers le monde !

Il va falloir retrouver tous les masques d’Eliott qui ont disparu. Ils ont été dispersés à travers le Monde et des indices vont aider le lecteur à les retrouver ! Mais attention, ce n’est pas toujours si simple !

Le lecteur va devoir résoudre de nombreuses énigmes afin de retrouver les masques. Un véritable détective !

Tout d’abord en Europe. Quel est le masque qui s’y trouve ? Il faut procéder par élimination. Puis on partira en Afrique, ensuite en Asie, en Océanie, en Amérique du Nord, en Amérique latine, et en Antarctique. Un tour du monde, avec des photos souvenirs, des infos intéressantes sur tel ou tel pays, des découvertes originales, et toujours de l’humour ! Quoi de mieux que d’apprendre en s’amusant ?

L’atlas du détective est un album, très joliment illustré, qui permet de voyager intelligemment tout en étant interactif et en devenant savant ! Et cher lecteur, ne t’affole pas si tu n’es pas sûr de ta réponse, car quelquefois, ce n’est pas du tout évident, tu trouveras les solutions à la fin de l’album ! ouf, ouf, ouf !

Assurément, L’atlas du détective est notre coup de cœur !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2024
Auteur : Pascale Hedelin
Illustrateur : Camille Ferrari
Editeur : Casterman
Prix : 16,95 €

Cinq cœurs en sursis, un roman palpitant de Laure Manel (Michel Lafon)

Cinq cœurs en sursis, un roman palpitant de Laure Manel (Michel Lafon)

Laure Manel nous propose son onzième roman, absolument palpitant et aussi bouleversant. Avec Cinq cœurs en sursis, on oublie tout ! On est plongé dans une histoire incroyable et totalement plausible.

Catherine est mariée, avec Marc. Ils ont deux enfants : Anaïs et Florian. Tout se passe très bien à la maison. Marc travaille beaucoup, ce qui permet à Catherine d’être mère au foyer, très présente pour ses enfants. Une femme parfaite, soignée, élégante, cultivée, genre « grande dame ».

Mais un jour, elle est convoquée à la police. Chose invraisemblable !

Voilà comment commence ce roman ! Et vous voilà parti pour une aventure dingue ! ce roman choral, très bien écrit, nous révèle les sentiments que traversent toutes les personnes concernées par cette affaire « Catherine Dupuis » :

Sa mère, Josette, et son amour inconditionnelle. Jamais elle ne lâchera sa fille.

Nathalie, sa petite sœur, sa confidente depuis toujours.
Marc, son mari. Anaïs, en pleine adolescence et Florian, encore tout jeune.

Tous vont protéger Florian, le plus longtemps possible. 
Impossible d’en dévoiler davantage ! Il faut juste vous plonger dans ce roman hors norme !

L’auteure passe d’un personnage à l’autre tout au long du livre en leur laissant la parole et c’est tout simplement passionnant ! Elle analyse très finement le ressenti de chacun face à cette épreuve qui va éclabousser la vie de chaque membre de cette famille, une famille comme tout le monde… Chacun va réagir différemment en fonction de sa propre vie, et des propres fragilités psychiques. Car la mère a fait quelque chose d’inimaginable, quelque chose d’irréparable et quelque chose qui va engendrer des conséquences psychologiques et humaines, énormes sur chacun d’entre eux.

L’analyse de la crise d’adolescence d’Anaïs nous frappe vraiment. C’est la descente aux enfers pour cette jeune fille dont tous les repères s’effondrent d’un seul coup. La vraie héroïne du roman, c’est elle !

Ce roman est aussi très original car pour une fois, on ne s’intéresse pas aux victimes, mais aux coupables. Est-on coupable de ce que fait d’irréparable un membre de notre famille ?

Cinq cœurs en sursis est un roman aux multiples intrigues. Un drame à tous les niveaux. Et une très belle plume !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2024
Auteur : Laure Manel
Editeur : Michel Lafon
Prix : 20,95 €

Cyril Amourette dévoile son album très jazz funk Instant Groove (Inouie Distribution/ Black Stamp Music)

L’album Instant Groove est un exercice de jazz funk expert dévoilé par le compositeur et arrangeur Cyril Amourette et produit sur le label Black Stamp Music. L’enregistrement rassemble une belle bande d’instrumentistes tous dirigés vers le même but, enregistrer de la musique funk avec des envolées expérimentales. Le guitariste Cyril Amourette est à la baguette pour un album de jazz funk instrumental qui fera date.

De la musique pour se laisser porter

Cyril Amourette s’est fait connaitre avec ses prestations de sideman sur de nombreux autres projets. Il s’inscrit dans la voie ouverte par le mythique label CTI Records de Creed Taylor dans les années 70 et 80 avec des enregistrements soignés réalisés par des artistes comme George Benson, Grover Washington ou Wes Montgomery accompagnés par les meilleurs instrumentistes de l’époque pour des sessions historiques. L’album Instant Groove a été enregistré au studio Midilive à Villetaneuse (93) par Laurent Gatignol avec un casting de musiciens qui sont tous des as à leur instrument. Mathieu Edwards (Batterie, Chassol), Mike Clinton (Basse, De La Soul, Salif Keïta), Paul Vernheres (Guitare), Ralph Lavital (Guitare), Eric Mula (Trompette, Michel Jonasz), Mathieu Thave (Sax Alto, Lenny Kravitz), Jean Vernheres (Sax Tenor, The Soul jazz rebels), tous sont des surdoués rassemblés lors d’une session d’enregistrement à l’interplay magique. La production a été réalisée avec un matériel vintage de qualité qui fera le bonheur de mélomanes. La rythmique d’inspiration afro-caribéenne de l’album marie les sonorités des futs de Mathieu Edwards, de la basse de Mike Clinton et du duo de guitaristes afro-basques Paul Vernheres et Ralph Lavital, augmentés des ajouts cuivrés d’Eric Mula, Mathieu Thave et Jean Vernheres, et du piano de Stéphane Lenavenan (Bernard Allison, Ben l’oncle soul). L’album s’ouvre sur la pièce instrumentale Sidney’s Glasses, inspirée par la rencontre de Cyril Amourette avec Sidney Regal, véritable tête pensante du label Black Stamp Music, de quoi donner le ton d’un album enthousiasmant.

Détails:

Cyril Amourette : Compositeur/ Réalisateur/ Lead Guitare
Mike Clinton : Basse
Mathieu Edwards : Batterie
Ralph Lavital : Guitare
Paul Vernheres : Guitare
Stephane Lenavelan : Claviers
Mathieu Thave : Sax Alto
Jean Vernheres : Sax Tenor
Eric Mula : Trompette
Bruno Bassan : Percussions
Producteur Executif : Sidney Regal pour Black Stamp Music

Le pianiste Simon Denizart dévoile son nouvel album Piece of Mind (Justin Time Records)

Le pianiste français originaire de Créteil Simon Denizart est de retour avec son 5e album sur le label canadien Justin Time Records. Installé au Québec depuis 2011, il emprunte des sonorités au jazz, au classique et à la musique électronique pour un résultat très personnel à base de jeu mélodique et rythmique.

Un album solaire

Simon Denizart est soutenu dans son nouvel album par par les virtuoses Elli Miller Maboungou aux percussions et Michel Medrano Brindis à la batterie. Jonathan Arseneau apporte son groove à la basse électrique avec aussi quelques effets de guitare électrique. Porté par le single In My Head, Simon Denizart fait entrer dans son esprit fécond pour des mélodies qui emportent très haut. Lui qui est arrivé en 2011 à Montréal s’est fait connaitre très vite. Il a reçu le prix du public lors du FestiJazz de Rimouski en 2014 et il a alors pu rejoindre le label canadien The 270 Sessions pour produire 3 disques. Between Two Worlds en 2015, Beautiful People en 2016) et Darkside en 2017. Pendant cette période fertile, il a reçu le prix de Révélation Radio-Canada en 2016 et 2 nominations à l’ADISQ en 2017 et 2018. Mondialement connu, il a pu notamment se produire en France, au Canada, en République Tchèque et à Cuba. Sa musique se veut sensible et énergisante, portée par des mélodies subtiles et accessibles. A l’occasion, il accompagne également d’autres musiciens comme Dominique Fils-Aimé, Fred Wesley ou la chanteuse berlinoise KIDBEKID. Les albums NOMAD sorti en 2021 sur Laborie Jazz et Arte Boréal ont été portés par l’alliance du piano et de la calebasse pour des avancées importantes dans sa carrière

Ce 5e album Piece of Mind est à découvrir depuis le 29 mars pour un beau moment de musique.

Détails:
Simon Denizart: piano
Jonathan Arseneau: bass
Michel Medrano: batterie
Elli Miller Maboungou: percussions

Dates de concert:

4 mai: JazzÔChâteau – Tréneneuc

7 mai: Studio de l’Ermitage – Paris

9 mai: Club 27 – Marseille

10 mai: Dame D4 Café – Saint Etienne

11 mai: Caves de l’Abbaye – Beaune

A quoi servent les symptômes, un livre du Docteur Patrick Lemoine (Odile Jacob)

A quoi servent les symptômes, un livre du Docteur Patrick Lemoine (Odile Jacob)

Docteur Patrick Lemoine est psychiatre. A travers son livre, A quoi servent les symptômes, il nous révèle tout ce que nous dit notre corps. Des mots sur nos maux !

Si on arrive à prendre un peu de distance par rapport à nos symptômes, on peut, à chaque fois, leur trouver un sens. Et du coup, cela peut nous aider à mieux supporter la douleur qu’ils engendrent.

Adopter la théorie de l’évolution de Darwin, dans le sens positif, nous permet d’avancer différemment.

Le lecteur sera très surpris, tout au long de ce livre, de découvrir un autre point de vue sur différents symptômes. L’insomnie est analysée de façon positive et du coup, n’est plus un problème. C’est juste une réalité qui veut dire de multiples choses ! Une réalité que l’on peut exploiter différemment !

« Et que les insomniaques se consolent, sans leur vigilance nocturne, notre espèce aurait disparu depuis des millénaires. » P77.

Quant à l’anxiété, elle est partout :
« Sans anxiété, il n’y aurait aucune raison d’être créatif, de trouver des solutions pour échapper aux dangers… » P55

Il est évident que le Docteur Patrick Lemoine est de nature très optimiste. Il aborde différents domaines, tous alarmants et douloureux pour l’homme, que ce soit son évolution, son anxiété, ses problèmes de sommeil, ses problèmes alimentaires, ses états dépressifs, ses psychoses, ses différences, chaque domaine est abordé différemment et centré sur son côté positif. Il ne devient plus un problème mais une réalité à qui l’on donne un sens !

A quoi servent les symptômes est un livre qui redonne le moral et qui donne du sens à nos vies ! Un livre utile à tous !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Février 2024
Auteur : Docteur Patrick Lemoine
Editeur : Odile Jacob
Prix :22,90€

Mes deux chez-moi, un chouette album illustré (Casterman)

Mes deux chez-moi, un chouette album illustré (Casterman)

Les éditions Casterman nous proposent un album avec deux histoires :
La semaine chez maman
La semaine chez papa

C’est l’histoire d’une petite fille dont les parents sont divorcés. Elle raconte d’abord sa semaine chez maman. Elle nous montre sa chambre et raconte ce qu’elle fait avec sa maman. Le soir, elle téléphone à son papa, comme ça, il est un peu là. Quand sa maman lui demande de ranger sa chambre, elle assure que son papa, lui, ne lui demande rien ! Le mercredi soir, le câlin de son papa lui manque horriblement. Mais le jeudi, ça va mieux car elle a droit à presque tout car c’est son dernier soir chez maman ! Alors, ça, c’est chouette !
Et le vendredi soir, elle retrouve son papa, avec bonheur !
« Se séparer, ça permet aussi de mieux se retrouver ! »

Ensuite, elle raconte ce qu’elle fait avec son papa. Elle appelle aussi sa maman au téléphone ! Et le mercredi soir son câlin lui manque terriblement. Mais le jeudi, c’est trop top ! Et le vendredi soir, elle retrouve sa maman.

Cet album est très bien écrit et les illustrations sont colorées et rigolotes. Le jeune lecteur pourra facilement s’identifier et se sentira tellement compris, lui, qui vit entre deux maisons ! Pas toujours facile d’avoir des parents divorcés.

Mes deux chez-moi est un album à lire avec papa et aussi avec maman ! Pour se sentir aimé !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2024
Auteur : Amélie Antoine
Illustrateur : Edith Chambon
Editeur : Casterman
Prix : 13,90 €

Thérèse dévoile son premier album L’attente (X-Ray Productions), sortie le 22 mars 2024

L’Attente est le premier de Thérèse et les sonorités électro-pop ravissent. Les mélodies sont pop avec des vraies belles mélodies et les sonorités touchent à l’électro pour un mélange qui fonctionne.

Un album sucré et acide

L’album compte 10 titres qui varient les influences avec bonheur, quelques touches de hip-hop par ci, de la bass music (M’auto-saboter) par là, sans oublier les influences techno et reggaeton. La voix de la chanteuse est parfois naturelle sans ajout d’effets (No right time) ou produite à l’extrême (Le temps), les paroles passent du français à l’anglais, de paroles saccadés à des mélopées mélodiques, pour de belles émotions. L’Attente se veut un album intime et politique où l’artiste livre ses sentiments et ses aspirations. Le thème central de l’album est tourné vers le temps qui passe, impossible à freiner et pour lequel chacun veut profiter au maximum de chaque instant. L’artiste a vécu une expérience intense en 2022 avec une transplantation qui l’a marquée à jamais, elle a alors compris que la vie ne tient qu’à un fil. Elle livre ses réflexions personnelles et philosophique dans des textes pleins de sens, Elle se rappelle ses rêves d’enfant (Industrie BB égrené avec la chanteuse Coeur) et évoque son expérience personnelle si troublante (Jealous). Elle n’oublie pas que le présent est fugace et ne doit pas être sacrifié pour un avenir incertain. Les titres ne sont pas des copies de titres existants, tout est original et varie de thèmes en thèmes. Industrie BB ressemble à un titre formaté pour les jeunes auditrices mais les paroles multiplient les niveaux de signification. Jealous ressemble à du hip hop américanisé pourtant il y a quelque chose de plus, comme une dimension supplémentaire qui densifie le message. Tout l’album est ainsi, à tiroirs, pour une vraie expérience d’écoute.

L’artiste sera en concert le 12 juin à la Maroquinerie à Paris pour la découvrir en live et profiter de ses chansons en vrai.

La valise de Monsieur Li, un superbe album illustré (Glénat Jeunesse)

La valise de Monsieur Li, un superbe album illustré (Glénat Jeunesse)

Les éditions Glénat Jeunesse nous proposent un très bel album centré sur le thème de l’exil : La valise de Monsieur Li.

Ce très bel album illustré s’ouvre comme une valise. A chaque double page, un secret sur Monsieur Li.

Monsieur Li est un monsieur, toujours assis sur le même banc. On ne sait rien de lui. Il garde précieusement sa valise sur ses genoux.

Il fait de l’origami en créant de très beaux oiseaux en papier… Il est seul, très seul.

Il raconte merveilleusement bien des histoires aux enfants. A travers ses histoires, il raconte en fait l’histoire de son pays, la Chine et critique ses dirigeants qui suppriment les droits et les libertés au peuple. C’est pour cela qu’un beau jour, Monsieur Li dut vite s’enfuir de son pays avant d’être arrêté.

Il a traversé les mers, passager clandestin, en risquant sa vie. Il a rêvé de liberté.

Un beau jour, Monsieur Li n’est plus sur son banc. Mais où est-il passé ? Pourquoi des policiers sont venus le chercher ?

La valise de Monsieur Li va permettre aux enfants de découvrir ce qu’est un exilé et pourquoi on devient exilé. Un très bel album centré sur l’homme, l’égalité, la fraternité, la liberté. Et la solidarité !

Les illustrations au crayons de couleur de Bérangère Mariller-Gobber sont pleines de tendresse.

La valise de Monsieur Li, un très bel album engagé à offrir dès l’âge de 5 ans !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2024
Auteur : Bernard Villiot
Illustrateur : Bérangère Mariller-Gobber
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 13,50 €

Live in Lecce de Peyman Yazdanian, un album live virtuose à découvrir, sortie le 29 mars (Melmax Music)

Le pianiste et compositeur iranien Peyman Yazdanian a sorti un album live le 29 mars 2024 en format physique CD et vinyle. L’album Live In Lecce a été enregistré en 2021 dans les Pouilles en Italie dans le cadre du festival Conversazione Sul futuro. L’album du pianiste est déjà disponible en digital sur le label de jazz Melmax Music. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est le moment de jeter une oreille attentive sur une musique comme un pont entre Moyen-Orient et occident. Musique répétitive, sonorités orientales, musique de Ravel ou Debussy, les influences sont nombreuses et ensorcelantes. Le moment de concert à Lecce capture un moment d’improvisation touchée par la grâce. Peyman Yazdanian utilisait pour l’occasion un piano préparé par ses soins et il a livré pendant près de 40 minutes des mélopées qui tiennent en haleine et rappellent la virtuosité d’un autre génie du clavier, Keith Jarrett. Les variations de son inspiration sont à la base de morceaux tout droits sortis de son cerveau pour le constat que l’artiste est juste prodigieux. L’Improvisation as in Lecce Part 2 peut être écoutée en boucle, encore et encore pour une redécouverte constante qui éblouit. Le jeu de piano varie les tons avec toujours la même grâce, des mélodies se détachent et font apparaitre le soleil ou la lune, se rapprochant d’un orchestre par sa belle densité. La soirée italienne fut magique, cette captation donne une idée de l’ambiance pleine de charme dans laquelle les spectateurs ont été plongés. L’écoute de l’album est un enchantement à tenter absolument.

Publireportage:

Peyman Yazdanian est un pianiste et compositeur iranien, né en 1968 à Téhéran. Après avoir été formé localement par le pianiste Farman Behboud, il va suivre les cours de Gerhard Geretschlaeger à Vienne et Ginette Gaubert à Marseille. En direction d’orchestre, il a également été l’élève d’Iradj Sahbai à Strasbourg. En tant que pianiste-interprète, il décroche en 2000 le premier prix du concours d’excellence à la Confédération musicale de France ; il est reconnu pour ses interprétations des œuvres de Rachmaninov, Liszt, Beethoven ou Chopin. À partir de 1998, il se lance dans l’écriture de musiques de films, avec Le vent nous emportera du réalisateur iranien Abbas Kiarostami. Reconnu à l’étranger, Peyman Yazdanian réalise la musique de Summer Palace du cinéaste chinois Lou Ye, long-métrage qui sera sélectionné pour le festival de Cannes en 2006. Il compose toujours pour des réalisateurs iraniens, comme Une nuit pour Niki Karimi (2005) ou La Fête du feu pour Asghar Farhadi (2006), mais apporte également son concours à des productions franco-italiennes (The Forbidden Chapter en 2006), allemandes (Full Metal Village, meilleur documentaire à la Guild of German Art House Cinemas en 2007) ou américaines comme Man Push Cart (sélectionnée au Sundance Film Festival). Peyman Yazdanian écrit également des musiques pour le théâtre ainsi que des œuvres de piano solo.

[BD] Délivrance : roman graphique post-apocalyptique horrifique et glaçant (Glénat)

[BD] Délivrance : roman graphique post-apocalyptique horrifique et glaçant (Glénat)

Dans Délivrance, deux frères et une femme errent dans un grand néant où tout semble mort autour d’eux, excepté eux-mêmes. Car dans ce monde postapocalyptique, impossible de mourir. Seule solution : céder aux sirènes de l’oubli et accepter de devenir de véritables zombies. Un récit sans fioriture ni plus d’explications, où ce petit groupe va chercher la rédemption, en quête d’une oasis de vie dont ils ont entendu parlé, comme une légende.

Violent et souvent perturbant, Délivrance marque par sa singularité. On est rapidement happé dans cette fuite en avant contre l’oubli de soi qui oblige à un combat de chaque instant. Grâce à un dessin maîtrisé, le résultat est donc très efficace. Une expérience de lecture plutôt rude qui ne laisse pas indifférent.

Bravo donc à Kim Gerard pour ce roman graphique au style très original !

Extrait de la BD :


Résumé de l’éditeur :

Au bout du chemin, la rédemption ?

Dans un monde post-apocalyptique où tout n’est que désespoir et désolation, deux frères ont entrepris de traverser les terres meurtries pour mettre fin à leurs tourments. Car dans ce monde où la souffrance est omniprésente, les hommes, bien que condamnés ne peuvent mourir. Ils errent jusqu’à sombrer dans la folie et perdre leur humanité. Ceux-là deviennent des « oubliés », des créatures terrifiantes… Ikar et Graham n’ont pas encore atteint ce stade critique. Ils savent qu’au-delà du désert, il existe une oasis où l’herbe pousse encore et que là-bas la mort est douce et accessible. Quand ils s’approchent enfin de cette oasis, ils découvrent stupéfaits, qu’elle prend la forme d’un enfant providentiel ! Cette petite fille perdue possède à elle seule le pouvoir de régénérer la nature et d’apaiser tous les tourments. Elle incarne l’espoir après l’effondrement, mais un espoir fragile. Pour lui donner une chance de déployer ce don salvateur, Ikar et Graham vont l’aider à avancer coûte que coûte au milieu de l’enfer. Mais leur esprit se trouble par moments et le danger peut venir de partout. Ikar, rongé par le mal, fait des crises de plus en plus violentes, tandis que « Les fils de Sad », une tribu cannibale, s’est lancée à leurs trousses dans le but de capturer l’enfant… L’Humanité pourra-t-elle vraiment renaître du chaos ?
Premier album d’un auteur prometteur, Délivrance est une pépite graphique à mi-chemin entre l’univers poétique de Frederik Peeters et la noirceur du seinen japonais qui nous tient en haleine et nous transporte dans un monde horrifique plus vrai que nature. Une lecture intense et viscérale.

aines.

Date de parution : le 13 mars 2024
Auteurs
: Kim Gerard (scénario et dessin)
Genre : SF
Editeur : Glénat
Prix : 25 €
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