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Charlotte Henry

Théâtrophile, je prends un malin plaisir à dénicher de petites merveilles dans les salles parisiennes. J'aime aussi la politique et les chats, mais ça, c'est une autre histoire...

Christophe Alévêque revient avec son nouveau spectacle au Café de la Gare

Christophe Alévêque est de retour avec son spectacle Vieux Con ? dès le 04 octobre à Paris. Après le Théâtre du Rond-Point, nous pourrons le retrouver tous les mardis à...

Avignon le off 2021 : les spectacles à ne pas louper

Quel plaisir de retrouver les ruelles d’Avignon parsemées d’affiches, d’admirer le majestueux Palais des Papes et de se perdre dans les centaines de lieux...

Les canons de l’élégance : fastes militaires au Musée de l’Armée

Plus de 200 objets rythment l'exposition Les canons de l'élégance au dernier étage du Musée de l'Armée. Cadeaux diplomatiques, décorations militaires, symboles d'autorité ou...

Répétitions : dans l’intimité d’une pièce de Michalik

Répétitions est un documentaire signé Lucie Créchet. Pendant des mois, elle a suivi la troupe d'Alexis Michalik dans la conception et la création d'Intra...

Plongeon au coeur de l’Océanie au musée du Quai Branly

De la Nouvelle-Zélande à Hawaï en passant par les îles Marshall, le musée du Quai Branly présente une exposition aussi riche que dépaysante. 250...

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« La Jalousie » : le vertige bourgeois selon Michel Fau (succès, prolongations !)

Il y a chez Michel Fau un goût rare, presque aristocratique, pour la cruauté polie. Avec "La Jalousie" de Sacha Guitry, qu’il met en scène et interprète à la Michodière, il ne ressuscite pas le boulevard — il le transfigure. Là où d’autres n’auraient vu qu’un vaudeville poudré, Fau découvre une tragédie miniature, sertie dans un écrin d’or et de satin, où chaque sourire cache un gouffre.

La tragédie sans alibi par Eddy d’arango au théâtre de l’Odéon

Il faut d’abord accepter d’être déplacé. Non pas spécialement ému – l’émotion est trop simple, trop disponible –, mais déplacé, désaxé, presque délogé de sa place confortable de spectateur venu se replonger dans un classique. Car l’Œdipe Roi d’Eddy D’aranjo, présenté à l’Odéon, ne cherche pas à revisiter Sophocle. Il l’utilise comme une faille. Un point de rupture dans l’histoire du théâtre occidental, par lequel remonte, comme une eau noire, ce que la tragédie a toujours montré sans jamais vraiment le regarder : l’inceste, non comme mythe, mais comme système.