
Life aux croisées de 2001, Gravity et Alien
Ne nous voilons pas la face. Ce Life rappelle énormément de précédents films ayant préparé le terrain et beaucoup le taxeront de copiteur sans vergogne. Pourtant ce film de science fiction, certes pas novateur pour un sou, peut se prévaloir d’une réalisation impeccable, d’un casting de prestige et d’une intrigue dénuée de ce qui constitue depuis trop longtemps les blockbusters hollywoodiens. Ici, pas de scènes d’action superfétatoires ni d’effets spéciaux phagocytant l’intrigue jusqu’à la rendre secondaire, le film insiste sur la tension psychologique de personnages confrontés à une situation inédite. Et c’est plutôt bien fichu.
Dans l’espace, personne ne vous entendra hurler…
Oui, le pitch du film rappelle fortement Alien. Une entité extraterrestre dépèce les membres d’équipage les uns après les autres pour survivre et reprendre le contrôle de son environnement. Extrêmement véloce et intelligente, la bébête est très peu bavarde et préfère l’éviscération aux longs palabres inutiles. Pourtant, le film tente tout d’abord d’apporter un semblant de poésie avec quelques premiers plans rappelant fortement 2001, l’odyssée de l’espace. Musique, photographie, de nombreux éléments du début du film plongent l’ISS en orbite autour de la terre dans un univers onirique et glacé où aucune menace ne pointe à l’horizon. Puis le module revient de Mars et tout se bouscule. L’organisme microscopique d’abord amical croit jusqu’à mettre en péril le fragile équilibre de la station internationale et menacer l’humanité entière. L’action prend le pas sur la réflexion, l’effroi tiraillera certains spectateurs pour un survivor movie qui louche du côté de Gravity.
Un casting 3 étoiles
Life ne marquera pas l’histoire du cinéma et pourtant un trio de têtes d’affiches hante le film. Certains se demanderont si un cachet mirifique n’a pas convaincu Ryan Reynolds pour ses 20 minutes d’apparition. Jake Gyllenhaal et Rebecca Ferguson ont la chance d’apparaitre plus longtemps avec leurs questionnements incessants. Comme souvent dans ce genre de film, l’équipage semble toujours et immanquablement choisir la mauvaise solution. D’où dégats collatéraux et tension permanente. Surtout que Jake se met volontairement en retrait, faisant preuve d’une sobriété surprenante eu égard à ses prestations récentes et marquantes (au hasard La Rage au Ventre, Nightcall ou Enemy). Il la joue collectif et pourquoi pas. Depuis son apparition remarquée avec sa belle robe jaune dans Mission: Impossible Rogue Nation, Rebecca Ferguson est réapparue dans La fille du train (en blonde!) et devient une tête d’affiche récurrente. Et tant mieux diront certains. Au final, peu de dialogues à partir du deuxième tiers du film et une action prédominante avant une fin de film digne des habituels twists hollywoodiens.
Life ne casse pas trois pattes à un canard mais ravira les fans de films moins abracadabrantesques que beaucoup d’opus actuels. Le ton se veut hyper réaliste et très crédible. Pas de super héros à l’horizon, ouf, ça fait du bien…

À bord de la Station Spatiale Internationale, les six membres d’équipage font l’une des plus importantes découvertes de l’histoire de l’humanité : la toute première preuve d’une vie extraterrestre sur Mars. Alors qu’ils approfondissent leurs recherches, leurs expériences vont avoir des conséquences inattendues, et la forme de vie révélée va s’avérer bien plus intelligente que ce qu’ils pensaient…
Sortie : le 19 avril 201è
Durée : 1h44
Réalisateur : Daniel Espinosa
Avec : Jake Gyllenhaal, Ryan Reynolds, Rebecca Ferguson
Genre : Science fiction, Thriller








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